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 The man may be worse than the monsters

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MessageSujet: The man may be worse than the monsters   Ven 26 Fév 2016 - 14:28

L'orientation n'était pas du tout mon truc et cela était encore pire dans une ville aussi grande et mystérieuse que Seattle. Je ne savais pas pour quelles raisons, mais depuis que je me trouvais en ville, j'avais souvent la sensation de tourner en rond ou encore de me retrouver en danger dans des ruelles qui se terminaient en cul-de-sac. Actuellement, je venais de mettre les pieds dans une rue qui ne me donnais pas confiance. Les immeubles qui se trouvaient de chaque côtés étaient tellement vieux que les façades tombaient en lambeaux et les couleurs prenaient une teinte des plus sales. Je ne savais pas si cela était ou non leur couleur de base alors je sentais une sorte de dégout m'envahir. Je ne savais pas vraiment pour quel raison je me sentais de la sorte, mais cela était présent et je devais apprendre à composer avec. De plus, la route centrale recouverte d'un épaisse couche de neige semblait inégale, car j'avais l'impression de voir des vagues lorsque le vent caressaient la couche blanche.

J'avais rarement vue la mer en vingt-cinq ans et si je comptais bien cela s'élevait seulement à trois fois. La première fois fut deux jours après l'arrivée des Jumeaux à la maison. J'étais petite et j'avais eus peur de l'immensité de la surface aquatique. Je n'osais pas mettre un pied dans le liquide. La seconde fois fut pendant une soirée organisée par des amis du lycée. Un feu avait été fait au beau milieu de la plage. La soirée avait été magnifique et ce fut à ce moment là, qu'avec Aori, nous sommes passée à l'acte. La troisième fois, ce fut un mois après que nous nous sommes réconciliées. Nous avons mangées sur la plage de sable fin et tiède avant de nous endormir sur place.

Je savais bien que je pouvais voir le liquide salé dans le port de Seattle, mais j'hésitais fortement à m'y rendre, car j'avais peur de gâcher tout mes bons souvenirs liés à cet endroit. J'étais en train de penser à tout cela, lorsque je fus attirée par un petit détail. L'une des portes en verres qui donnait sur le hall d'un immeuble était recouvert par de large morceaux de carton. J'avais remarqué des vitres brisées et des portes défoncées, mais aucune n'avait ce genre de protection. Je devins rapidement curieuse et je décidais d'entrer dans la place.

La porte était ouverte alors je ne pris pas garde à ce qui pouvait se trouver de l'autre côté. Ce fut une erreur de ma part, car un bruit puissant se fit entendre et mon regard se posa sur une échelle de bois sur qui il manquait un grand nombre de barreau. Je ne comprenais pas vraiment le pourquoi de la présence de cette objet contre la porte que je venais d'ouvrir, mais je ne pris pas vraiment le temps d'y réfléchir plus en profondeur. Je préférais refermer la porte avant que les Malades qui m'avaient entendus m'aperçoivent.

Je poussais l'échelle avec mon pied avant d'avancer dans le couloir du bas. J'avais envie de prendre mon temps pour voir ce que cachait cette endroit, car je trouverais dommage de passer à côté d'un trésor dans ce monde de sauvage.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Sam 27 Fév 2016 - 11:05

L’hiver était dur. Avant, Selene n’avait jamais fait attention. La neige avait longtemps été son amie. Elle annonçait les fêtes de fin d’année, les batailles de boule de neige, les chocolats chauds lovés dans un canapé, et l’école fermée parce que les routes étaient impraticables. Aujourd’hui, elle glaçait ses pieds, frigorifiait jusqu’à ses os, et trahissait ses traces. C’était sans doute idiot de venir ici seule. L’arme dans sa ceinture n’apportait qu’une illusion de sécurité. Au fond, elle n’était qu’une jeune fille pâle larguée dans l’immensité d’une ville fantôme.

La musicienne s’arrêta. Elle abordait une ruelle aux immeubles sales, vieux, qui n’avaient pas attendu l’apocalypse pour commencer à décrépir. Presque aucune vitre n’était intacte, les portes étaient enfoncées, les voitures brûlées, les poubelles éventrées. Si ça n’était pas un ghetto avant, ça y ressemblait désormais. Ce n’était pas ça pourtant qui l’avait fait s’arrêter, c’était les empreintes encore visibles dans la neige. Intactes, récentes, seules. Selene compara ses pieds à côtés : le même ordre de pointure. Ça devait être une femme.

Ses yeux bleus suivirent les traces. Celles-ci filaient jusqu’à la porte de ce qui devait être un hôtel bas de gamme auparavant. L’enseigne rétro-éclairée avait déclaré forfait depuis longtemps, éteinte et brisée, de telle sorte qu’il était impossible de lire le nom de l’établissement. L’avantage d’un tel endroit, c’était que s’il n’était pas infesté de cadavres, alors il garantissait d’avoir une literie à disposition, une porte qui ferme, peut-être même une salle de bain. Au moins pour la nuit. C’était le bâtiment le mieux conservé dans le coin, alors autant essayer.

Elle s’approcha à pas lents, respirant le plus doucement possible. Le bruit de la neige qui craquait et de son cœur qui battait dans sa poitrine frêle lui paraissaient assourdissant. Avant d’entrer, la jeune fille tira son arme de sa ceinture et ôta la sécurité. Elle commençait à savoir comment faire désormais, l’expérience, même si elle n’avait jamais tiré sur quelqu’un de vivant encore. Enfin… en quelque sorte.

La porte en verre ne lui résista pas quand elle la poussa. Selene s’attarda dans l’entrée, le temps que ses yeux s’adaptent à la semi-obscurité. La lumière filtrait légèrement entre les cartons qui avaient été installés pour barricader l’entrer… ou en boucher la vue, va savoir. Il y avait une échelle abîmée sur le sol et des traces de pas humides. Que faire désormais ? Si c’était vraiment une femme seule, était-elle plutôt destinée à être une alliée ou une proie ? La musicienne n’avait jamais fait ça jusqu’à maintenant, mais elle supposait bien que certaines personnes subsistaient en agressant les autres.

Avant de s’aventurer dans les couloirs, l’étudiante avisa l’accueil. Parmi les clefs accrochées sous des numéros à moitié effacés, il en manquait plusieurs. Ça pouvait signifier beaucoup de choses bien sûr : que l’établissement fonctionnait encore quand il a été touché par l’épidémie, que d’autres étaient déjà venus ici et n’avaient pas jugé bon de remettre les clefs en place… ou bien que l’hôtel était actuellement occupé. Un sale sentiment commençait à grossir au creux de son ventre : finalement, un endroit pareil, c’était beaucoup trop de cachettes, beaucoup trop d’issus. Selene contourna le comptoir et attrapa deux clefs : 007 et 011. On ne savait jamais.

Après avoir fourré ses trouvailles dans sa poche, elle s’avança vers le couloir que semblaient avoir emprunté les traces de pas évanescentes. Sans avoir reçu de formation, la vie à la dure lui avait appris les bases : toujours être précédée par le canon de son flingue, pour pouvoir tirer le plus vite possible en cas de besoin, inspecter tous les endroits où un Homme pourrait se cacher et, surtout, faire dos aux murs, pour ne pas se faire surprendre par derrière. Le reste… c’était de l’improvisation.

Il faisait sombre dans le couloir. Une demi-obscurité étouffante qui sentait le sang et la mort. Il y avait des auréoles brunes sur les murs, des traînées séchées au sol. Il y avait dû avoir des charognes ici, mais quelqu’un de vivant avait fait le ménage. Soudain, une évidence glaçante figea la musicienne : et si la mystérieuse personne qu’elle suivait n’était pas seule ? Qu’est-ce qui indiquait qu’elle n’était pas membre d’un groupe qui habitait ici ? Un groupe qui ne verrouille pas ses portes et ne veille pas son entrée, certes, mais… un groupe quand même.

La brunette se sentit soudainement stupide, piégée. Les murs se rapprochaient pour la broyer et lui faire regretter son imprudence. Ses yeux bleus s’usaient dans les ténèbres, essayant de deviner une silhouette, un indice, une réponse. Ici, elle était exposée. Heureusement, elle avait pris des clefs de chambre du rez-de-chaussée : elle enjamba la distance qui la séparait de la 007 et l’ouvrit fébrilement. L’odeur de renfermé agressa ses narines, lui ceintura la gorge ; c’était presque rassurant : ça n’empestait pas le cadavre. Selene en fit rapidement le tour pour s’assurer que rien ne s’y trouvait, éclairée par la lumière cru et laiteuse d’une journée glaciale. La fenêtre n’était pas barricadée. Elle revint alors vers l’embrasure de la porter et se plaqua contre le mur, à gauche de l’ouverture, le glock17 relevé mais fermement serré dans ses mains de pianistes. Il y a un instant, elle avait cru entendre quelque chose.

- Je ne vous veux pas de mal, lança-t-elle brusquement sans savoir à qui elle s’adressait, je… si jamais c’est chez vous, je suis désolée d’être rentrée, je peux m’en aller tout de suite.


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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mar 1 Mar 2016 - 15:16

Je me sentais nerveuse et je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Je veux bien admettre que l'immeuble qui servait de petit hôtel était assez lugubre à souhait, mais je n'entendais pas le moindre râlement appartenant à un Malade, ni de signe permettant de croire que des gens vivaient dans cet endroit. Pourtant, je concevais clairement que l'échelle, que j'avais fait chuter sur le sol au moment où j'ai pousser la porte d'entrée de cet endroit, ne s'était pas calée contre la porte d'elle même. Sur cette pensée, je sentis la crainte augmenter de plus belle. J'avais envie de sortir de cet endroit au plus vite, mais je ne voulais pas le faire avant d'avoir farfouiller un peu.

Je savais au plus profond de mon être que cela n'était vraiment pas une bonne idée, mais par les temps qui courrait il fallait ce qu'il fallait pour parvenir à mettre le doigt sur ce qui pouvait améliorer notre quotidien. J'avais tournée sur la gauche lorsque je m'étais retrouver devant le comptoir d'accueil de l'hôtel. Je n'avais pas pris de clef, car il en manquait tellement que j'étais certaine que des portes étaient ouvertes. Je fis attention de ne pas faire de bruit pour ne pas faire sortir les gens de leur cachette. Je passais devant trois porte close que je ne pouvais pas ouvrir. Je n'étais pas assez puissante pour les forcer d'un coup d'épaule alors je ne voyais pas du tout l'intérêt de me blesser inutilement.

Le quatrième panneau de bois qui croisa mon chemin était entre ouverte et ce que je vis étais sans nom. Deux hommes vêtu de manière disparate. Le premier qui passa devant mon champs de vision était un homme assez distingué qui portant un costume trois pièces bleu foncé. Le second avait un pantalon rouge assez large et un pull orange vif, voir fluo. Je n'avais jamais vue un homme avec ce genre de vêtement sur le dos, mais je pouvais comprendre qu'actuellement, il n'était pas correcte de faire la fine bouche puisqu'il n'y avait plus grand chose à se mettre sur le dos.

Au début, j'entendis seulement des chuchotements alors je m'approchais de la porte entre ouverte pour tenter d'attraper un brin de la conversation qui avait lieu entre eux. Je finis par entendre quelques mots.


- Doug, deux filles sont entrée. Dois-je fermer?

- Oui.


Deux? Je ne comprenais pas vraiment ce que cela signifiait surtout que j'étais entrée seule dans cet endroit. Je ne savais pas non plus ce qu'ils avaient l'intention de fermer, bien que mon subconscient me poussais vers la porte d'entrer. Je vis le jeune homme habillé étrangement prendre une sorte de télécommande et appuyer dessus. Un bruit sourd se fit entendre et cela ne laissais rien présager de bon. J'avalais ma salive avec une gêne incontestée avant de me diriger de nouveau vers la porte d'entrée. Je voulais sortir de là et peu m'importais si je ne trouvais pas de trésor.

La porte était verrouillé et cela n'avais aucun sens. Comment il avait fait pour fermer la porte alors que les deux hommes se trouvaient toujours dans la pièce. Je devais trouver une solution et vite, car j'avais vraiment peur maintenant. Je posais mon front contre l'un des cartons recouvrant une partie de la porte d'entrée en tout cas cela était suffisant pour ne pas voir ce qui se passait dehors et cela fonctionnait aussi pour ce qui se déroulait à l'intérieur.

Mon regard se posa sur des traces de pas se trouvait à côté de celle que j'avais produit en entrant. Elles se dirigeaient vers la direction dont j'arrivais. Une personne était entrée dans cet endroit ce qui montait le nombre à deux. Je commençais à mieux comprendre ce qu'avait dit l'homme de la chambre du fond. Je savais que la peine ombre de l'endroit avait dû empêcher le nouveau venu de me voir et que la vision que j'avais eus m'avais empêchée de me rendre compte de ce qui se passait autour de moi.

Il fallait que je retrouve cette personne, car nous avions plus de chance de trouver une solution à deux plutôt que chacun de son côté. En tout cas, je devais être prudente alors je sortie mon arme à feu de sous mon haut pour le prendre à pleine main et le pointer devant moi. Je finis par trouver une porte fermé entre ouverte alors je m'en approcha avant de me retrouver étalée sur le sol. Je ne savais pas ce qui s'était passé, mais j'avais senti quelque chose contre mon pied. J'avais beau regarder, je ne voyais rien et pourtant, j'étais certaine de moi.

Je finis par entendre une voix féminine provenir de la nouvelle pièce entre ouverte. J'allais me précipité dans la chambre préférant sans doute faire face à une femme plutôt qu'aux deux hommes, mais je me stoppais brutalement en voyant qu'elle me pointais avec une arme. Je le regardais avant de prendre la parole :


- Moi non plus alors si tu pouvais ...

Je ne terminais pas ma phrase, car j'entendis des bruits de pas en accord parfait se diriger vers nous. Je poussais la femme dans la chambre de l'hôtel avant de fermer la porte et de me caler contre cette dernière. Je regardais la femme qui me faisais face avec un regard terrifié sans prendre la parole, car je ne voulais pas que les deux hommes nous entendent.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Jeu 3 Mar 2016 - 23:51

La jeune femme qui se précipita vers sa cachette apparut si brusquement que Selene faillit appuyer sur la gâchette. Sans gêne : elle avait également un flingue dans les mains, mais ce serait à elle de baisser son canon en premier ? Non. De toute façon, pas le temps de s’étendre sur le débat ; l’inconnue se rua à l’intérieur en la poussant et referma la porte. La musicienne, qui n’avait pas encore entendu les hommes, se demanda si elle avait affaire à une cinglée, jusqu’à ce que les bruits de pas résonnent dans le couloir. Elle se figea, attentive, ses yeux clairs communiquant avec ceux de son aînée.

A l’air ouvertement paniquée de la jeune femme aux cheveux cuivrés, l’étudiante ferma ses traits d’ivoire. Trop longtemps qu’elle survivait dans ce monde sans âme pour qu’elle se laisse dominer par les émotions. Oh oui elle avait peur, son cœur le faisait savoir à ses cotes fragiles, mais elle gardait la tête froide. Pour l’instant. Visiblement, l’inconnue était comme elle : rentrée ici par hasard. Ça ne pouvait pas être un piège : pourquoi tant de mise en scène pour une intruse de 20 ans ? Il aurait suffit de lui pointer quelques armes sur la tête pour la faire obtempérer.

- C’est qui ? formèrent silencieusement les lèvres pâles de Selene mais apparemment, son acolyte ne savait pas.

Par précaution, elle remit la clef dans la serrure et la fit tourner. Une foule de question venaient se bousculer dans son encéphale : les types qui étaient ici étaient-ils dangereux ? Étaient-ils beaucoup ? Combien de chambre avait cet hôtel ? Étaient-ils capables de savoir quelles clefs avaient disparu ? Était-il raisonnable d’essayer de négocier une sortie à l’amiable ? Après tout, elle n’avait rien volé, rien cassé, rien tué.

De l’autre côté de la porte, plus un bruit. C’était encore plus inquiétant, car cela signifiait qu’il pouvait se tramer n’importe quoi au-delà du panneau de bois qu’elles n’en sauraient rien. Silencieusement, elle s’éloigna de quelques pas, sans renoncer à tenir son arme à feu dans une main. De l’autre, elle fit signe à sa complice de se décoller de la porte : prudence élémentaire. Si on tirait à travers, ou qu’on y passait une lame, mieux valait ne pas être sur la trajectoire.

La musicienne avait atteint la fenêtre, dont les rideaux blancs rendaient encore plus triste la lumière fade du jour. Elles étaient au rez-de-chaussée, ça aurait été facile de s’enfuir si les mécanismes d’ouverture n’étaient pas bridés. Ce n’était pas rare dans les petits hôtels : les fenêtres basses étaient bloquées de manières à ce qu’elles ne puissent que s’entrouvrir. Suffisant pour aérer, mais aucun être humain – même particulièrement svelte – ne saurait passer.

- On ne peut pas sortir par là, sauf en cassant la vitre, murmura Selene en revenant vers l’inconnue, tu crois qu’on ne peut pas simplement leur dire qu’on a fait une erreur et partir ? Ajouta-t-elle de même après un silence.

Demande candide, sans doute. Celle d’une personne qui avait eu la chance de ne pas être confrontée aux vrais dangers de ce nouveau monde. Car l’épidémie avait beau être fatale, on se faisait aux cadavres. Ils déambulaient, ils étaient attirés par le bruit, ils mordaient… une fois la leçon apprise, on pouvait s’en défaire. Ce n’était pas plus « facile », ni plus agréable, ni moins traumatisant. C’était une routine, morbide et sinistre. Les vivants eux… c’était autre chose.

Dans l’esprit déchiré de la musicienne s’imposa son ancien voisin ; un flash sanglant. C’était étonnant comme malgré toutes les années passées sur le même pallier, elle ne se souvenait de rien à son sujet, si ce n’était qu’elle l’avait tué dans son salon… mêmes les débuts de l'affrontement étaient flous. C'était sa vie ou la sienne, elle l'avait senti au plus profond de ses entrailles ; un instinct animal, félin, dément. Une force qui l'avait sauvée. Ses bribes se souvenirs s’étiolèrent. Les bruits de pas revenaient. Il y avait des murmures aussi, des ricanements, mais impossible de saisir ce qu’ils disaient…


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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Ven 11 Mar 2016 - 15:52

J'avais peur de tout ce qui se passait autour de moi. Je ne savais pas si je pouvais faire confiance à la jeune femme qui se trouvait en face de moi ou si elle faisait équipe avec les deux hommes se trouvant de l'autre côté de la porte. J'avais une seule question en tête. Est ce que je venais de tomber dans un piège? Si cela était le cas, j'étais mal barré. Je ne savais pas vraiment ce que je devais faire à ce moment précis, mais il allait falloir que j'agisse, cela ne faisait pas le moindre doute. Je regardais la demoiselle avant de baisser mon arme, mais je la gardais en main. Peut être qu'elle n'était en rien dangereuse, mais les hommes dans le couloir l'était belle et bien.

J'avais peur de ce qui pouvais advenir de moi. Ne sachant pas vraiment dans quel quand se trouvait la jeune femme qui se trouvait enfermée avec moi dans cette chambre, car en effet, la demoiselle venait de fermer la porte à clef. Je commençais lentement à penser que nous étions dans le même bateau à moins que chacun de ses gestes étaient préparées et avaient pour but de me faire baisser la garde. Je devais rester prudente et s'était exactement ce que j'avais l'intention de faire.

Je vis les lèvres de la demoiselle bouger pour me demander qui se trouvait de l'autre côté de la porte. J'avais du mal à croire qu'elle ne le savait pas surtout que son visage ne montrait pas la moindre émotion. Je ne savais vraiment pas comment je devais agir avec la demoiselle. Je soupirais légèrement en essayant de faire le moins de bruit possible avant d'entendre les deux hommes se mettre à glousser de l'autre côté de la porte. Je fis, à mon tour bouger mes lèvres pour prononcer un seul mot :


- Danger !

Ce simple mot résumait la situation de manière parfaite et je ne voyais pas pourquoi je devais ajouter quoi que se soit. Je regardais toujours la demoiselle en suivant chacun de ses mouvements pour ne pas être prise entre deux feu. Je savais qui cela devenait nécessaire, je ne devais pas hésiter à faire ce qu'il fallait, mais tuer un Humain était loin d'être aussi simple que pour les malades.

la demoiselle qui me tenais compagnie se dirigea vers la fenêtre donnant sur l'arrière avant de prendre la parole de nouveau. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je me doutais que la fenêtre ne serait pas notre salue pour nous sortir de cette situation. Je la regardais un instant avant de fermer les yeux une seconde avant de hausser les épaules. Je ne savais pas si le fait de s'adresser à eux était une bonne chose, mais il fallait bien tenter un petit quelque chose si nous voulions reprendre la situation en main alors je lui murmura :


- Si tu veux tenter, libre à toi, mais je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

De l'autre côté de la porte, les rires redoublèrent d'intensités et cela me fis sursauter. La crainte augmentait de plus en plus en mon fort intérieur et je craignais fortement ce qui allait nous arriver.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Mer 16 Mar 2016 - 19:16

Selene haussa un sourcil quand son alliée du jour lui signifiait sa réticence à passer par la fenêtre. Quoi alors, elles allaient attendre que ces types viennent les cueillir ? S’ils représentaient vraiment un danger, alors mieux valait ne pas tarder à mettre des kilomètres entre elle et cet endroit. La musicienne regagnerait son refuge les entrailles nouées, se blâmant de sa sortie solitaire et inutile, et tout irait pour le mieux. Pourtant, l’hésitation de la jeune femme était contagieuse. Que pouvait-il attendre dehors ? Ses yeux bleus se posaient sur l’issue présumée : il n’y avait que le gris du ciel glacé et les silhouettes délabrées des immeubles. Même en s’approchant, elle ne voyait rien. L’étudiante allait ouvrir la bouche quand une voix s’éleva, depuis l’autre côté de la porte. Doucereuse, un brin amusée, comme si ce n’était qu’un jeu.

- Mesdemoiselles… pourquoi vous cacher ? Vous êtes chez nous… on pourrait au moins… faire connaissance.

L’ambiance se gorgea de plomb. Une alarme s’alluma quelque part dans la caboche échevelée de Selene. Son instinct, celui d’une proie à cet instant, qui lui ordonnait de courir. Figée, elle observa la poignée bouger tandis que la porte restait boquée par le verrou. Ces inconnus voulaient entrer si elles ne sortaient pas et pas la peine de chercher loin pour savoir ce qu’elles risquaient. Les pensées de la musicienne s’accélérèrent soudain : elles étaient prises au piège de toute façon. Il ne resta qu’une issue : la fenêtre, si celle-ci n’était pas encore encerclée.

A bout portant, elle dressa son canon et tira trois fois. Trois impacts pour faire exploser la vitre dans une cascade de verre. Au diable le bruit, adieu la discrétion, son cœur affolé lui dictait une unique chose : cours. En vitesse, elle attrapa les draps poussiéreux posés sur le lit depuis des mois et les déroula sur le cadre de la fenêtre, pour diminuer le risque des débris tranchants. Avant de bondir souplement à l’extérieur, elle se retourna vers l’autre jeune femme pour lui dire :

- Fais comme tu veux. Moi je m’en vais.

Le froid qui griffa son visage et la neige qui crissa sous ses pieds lui firent l’effet d’une libération. Pas le temps de regarder autour d’elle, elle se mit à courir, aveuglement, sans but. Fuir tout simplement, le plus loin possible, le plus vite possible. Selene n’avait pas fait dix mètres que quelque chose la heurta au flanc et l’envoya à terre. Le souffle coupée, le nez dans la neige, son arme lui avait échappé des mains. Sa vision était flou, elle ne vit qu’une ombre quand on la redressa de force. Elle se débattait violemment, férocement, sans doute plus que ne l’attendait son adversaire. Une main cherchait à se plaquer sur sa bouche pour n’éviter qu’elle ne crie, une main qui empestait le vieux tabac, l’alcool et la mort.

Sans réfléchir, la musicienne mordit de toutes ses forces. Jusqu’à ce qu’elle sente les chairs se déchirer, que les veines se fendent sous ses dents, que sa hargne de femme en détresse ne fasse plier un métatarse. L’homme ne put retenir un hurlement rauque de prédateur blessé. Un coup de poing dans le ventre fit lâcher prise à l’étudiante. Elle mordit la poussière, encore, trente-six chandelles devant ses yeux bleus, le goût ferreux du sang dans sa bouche.

Cette fois, elle roula sur le côté et se releva toute seule. Bourré d’adrénaline et glacé, son corps ne sentait presque pas la douleur. Il n’y avait que cet instinct bestial qui l’animait, ce besoin de survie. L’inconnu tenait encore sa main blessée, la droite, une plaie béante entre le pouce et l’index. Son sang ruisselait, gouttant sur la neige mêlée aux crasses de la rue, le même qui barbouillait le visage ivoirin de Selene.

Elle se sentait si petite face à son agresseur, si frêle. C’était un latino-américain d’une trentaine d’année, le visage masqué par une barbe drue et des yeux noirs pétillants de colère. A son tour il oublia sa douleur, il chargea comme un buffle prête à l’écraser. Il voulait lui faire mal, ça se voyait. La pianiste se jeta se sur côté, le choc du trottoir résonna sur tous ses os. Dans sa chute, elle avait retrouvé son glock17. Elle pivota pour faire face à la silhouette qui la dominait déjà et appuya sur la détente.

Malheureusement, elle était bien moins bonne tireuse que ce qu’elle aurait souhaité. La balle avait simplement écorché le bord de l’oreille de son assaillant. Un coup qui ne l’arrêterait pas…


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MessageSujet: Re: The man may be worse than the monsters   Sam 26 Mar 2016 - 12:33

Lorsque les mots résonnèrent à travers la porte, j'avais peur de ce qui allait advenir. Je ne connaissais pas la jeune femme qui se trouvait avec moi et j'avais, pendant une toute petite seconde, l'envie de la laisser se débrouiller toute seule. Pourtant, je ne pouvais pas agir de la sorte, cela ne me ressemblais pas, et je n'avais pas envie de changer ma manière d'agir plus que nécessaire.

Je n'aimais déjà pas tuer les Malades qui se mettaient sur mon chemin et pourtant, je le faisais sans la moindre hésitation, car je sais que cela est une simple question de survie. Maintenant, les hommes se mettaient dans la case danger alors lorsque nous étions dans le même bateau qu'une autre personne, il fallait faire face ensemble.

Lorsque je vis la jeune femme prendre son arme à pleine main, je n'eus pas le temps d'intervenir qu'elle avait déjà réduit la vitre en un tas de poussière coupante. J'aurais préférée qu'elle n'en fasse rien, car j'étais convaincu que les deux hommes ne pouvaient pas être certain que nous étions dans cette pièce, mais avec tout le bruit qu'elle venait de faire, ils ne devaient plus avoir le moindre doute.

Je regardais la demoiselle sortir par la fenêtre et je la suivit assez rapidement. Je me trouvais à moins de deux mètres d'elle lorsque je vis l'un des deux hommes se saisir d'elle pour la relever avec brutalité. Je ne savais pas ce qui convenait de faire, mais je m'empara de mon arme à feu. Je voulais lui tirer dessus, mais à peine eus je le temps de le viser qu'une main s'en empara au moment même où j'allais presser la détente.

Le coup partie, mais bien plus haut que l'homme qui s'en prenait à la jeune femme. Je serrais ma main avec force sur la crosse de mon arme, car je savais que lorsque je l'aurais lâcher, je serais perdu. L'homme qui s'occupait de moi avait de la puissance dans ces gestes et il parvint à me la prendre des mains. J'avais entendu mon poignet faire un bruit qui ne laissait rien présager de bon et une douleur immense s'en emparer l'instant d'après.

Je savais que cet homme venait de me casser le poignet et cela était un vrai cauchemar, car j'allais avoir beaucoup de mal pour aider dans ce cas de figure. Le bras de mon bourreau enserra mon coup avec puissance me coupant la respiration. L'air entrait difficilement et je tournais rapidement de l'oeil sans avoir pus me défendre plus en profondeur.

Lorsque je revins à moi, je me trouvais dans une pièce totalement plonger dans le noir et je ne parvenais pas à voir quoi que se soit et ma main continuais à me faire un mal de chien. Je n'aimais pas la douleur, mais je parvenais à garder contenance assez facilement. Je ne savais pas trop où je me trouvais, mais je pensais que s'était quelque part dans le bâtiment que nous avions quitter en passant par la fenêtre.


- Y a quelqu'un ?

J'espérais que la jeune femme se trouvait là avec moi. Je ne voulais pas faire face à ce cauchemar réel en mode solitaire.
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