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 “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 18:18


Aimee Sarah Childs
26 ans • Canadienne • Ecrivain • Travelers

i've got a war in my mind

Aimee, elle n'est pas faite pour ce monde. Douce et calme, elle est celle vers qui l'on se tourne lorsque l'on cherche du réconfort. Elle n'essayera pas de vous consoler, non. Aimee, elle, elle préfère écouter. Et surtout parce que, contrairement à ce que l'on pourrait croire de part son métier, elle ne trouve jamais les mots justes pour s'exprimer. Certains la pensent timide et réservée de par ce fait, bien qu'en réalité, elle se contente la plupart du temps de dire ce qu'elle a à dire quand d'autres préfèrent tourner autour du pot. Ceux qui la connaissent particulièrement bien savent qu'elle peut s'entretenir durant des heures sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. Et ce ne sont pas les sujets qui manquent.

Curieuse, elle aime passer des journées entières à dévorer des livres où flâner dans des musées. Oh, il y a pleins de choses qu'elle aimerait voir et faire, ça oui. Seulement voila, même si l'envie est là, la motivation n'est pas toujours de la partie. Elle préfère laisser le temps filer en attendant l'inspiration. Aimee, c'est une vraie godiche aussi. « Plus facile à dire qu'à faire » est une expression qui lui va comme un gant. Elle en sait des choses, personne ne peut le nier, mais les pratiquer est une tout autre histoire. Ce n'est pas forcément un manque de volonté de sa part, disons plutôt que certaines personnes sont naturellement douées de leur mains, et d'autres non. Inutile donc de vous préciser dans quelle catégorie la situer. Pourtant elle aimerait bien, elle, posséder des talents particuliers. Elle aimerait bien être grande, athlétique, téméraire et autonome.  

Mais voila, Aimee, c'est la fille qui pleure quand quelqu'un se blesse, qui ne supporte pas la vue du sang et qui refuse d'écraser un insecte parce qu'elle trouve ça dégoûtant. Alors non, ne vous attendez pas à un accès d'héroïsme de sa part, elle a très bien conscience de ce qu'elle peut et ne peut pas faire. Cela ne veut pas dire qu'elle vous tournera le dos en vous laissant dans la mouise. S'il y a bien quelque chose qu'Aimee n'est pas, c'est d'être défaitiste. Elle voit toujours le vers à moitié plein, et même si c'est une dégonflée qui ne court pas au devant des dangers, pour elle y a toujours une solution aux problèmes. Ce n'est qu'une question de réflexion.


and blood on my hands

Aimee, elle est à l'image même de son caractère. Des yeux chocolats qui vous regardent avec délicatesse et un sourire éternel sur les lèvres. On ne peut pas dire qu'elle soit très impressionnante du haut de ses 1m55, elle ressemble presque à une enfant. Bien que n'ayant jamais été très porté sur le sport durant sa jeunesse, les marches forcées et les fuites à répétition depuis l'épidémie lui ont toutefois permis de développer et raffermir des parties de sont corps dont elle ne soupçonnait pas l'existence jusqu'à présent. Elle n'en reste pas moins bien trop maigre à son goût, à peine 50 kilos à tout cassé. L'avantage d'être aussi menue c'est qu'elle peut détaler comme un lapin aux moindres signes de rôdeurs. Une vraie flèche quand elle s'y met. Elle pourrait être endurante aussi, si elle n'avait pas l'estomac constamment vide et si elle ne trébuchait pas aux moindres obstacles.

Du coup, pour palier à son manque de force, Aimee préfère faire preuve d'ingéniosité. Eviter les contaminés et se glisser dans des endroits étroits sont devenus ses spécialités. Elle est discrète, observatrice et prends toujours le temps de de réfléchir à toutes les options qui s'offrent à elle avant de prendre une décision. Si cela ne tenait qu'à elle, elle ne posséderait pas d'armes, parce qu'elle se considère comme un danger public pour les autres et pour elle même, mais son entourage à insisté pour qu'elle garde un marteau sous la main. Même si la plupart du temps elle se contente de l'agiter devant elle en criant. Au niveau vestimentaire, elle porte tout ce qu'elle a pu trouver au cours de ses pérégrinations. Une veste treillis, un vieux chandail trop grand, un leggins qui a fait son temps et des bottes trop grande pour elle qui l'oblige à porter plusieurs paires de chaussettes pour qu'elles lui tiennent aux pieds.   

a storm is coming

Aimee, c'est une fille sans histoire. Elle n'a pas eu d'enfance malheureuse, et n'a pas vécu non plus de pertes désastreuses. Née à Ottawa, cadette de la famille, elle n'a jamais manqué de rien. Ces parents n'étaient pas riches, loin de la, c'étaient de ces gens simples comme on en croise tous les jours dans les rues. Respectueux et honnêtes. Bien qu'étant la plus jeune et la seule fille de la fratrie, elle n'avait subit aucun traitement de faveur de la part durant ses jeunes années.  

on the highway to hell

« Aimee, ne te retourne pas. Il faut qu'on parte d'ici. »

Malgré l'avertissement de son frère, elle n'avait pas pu s'empêcher de le faire. Juste pour voir ce qui l'effrayait tant. Elle le regretta presque aussitôt. Elle sentit ses jambes se dérober, trébucha et serait sans doute tombée sur le sol s'il ne l'avait pas rattrapé de sa poigne de fer. Il serrait son bras si fermement qu'elle grimaça mais il y avait quelque chose de rassurant dans ce contact. Son frère était là. Que pouvait-il lui arriver ? Malgré la panique général, les cris et les bousculades, il restait imperturbable. Elle même était à deux doigts de céder à l'affolement. S'il n'avait pas insisté pour l'accompagné à Seattle, elle serait sans doute restée cloîtrée dans sa chambre d'hôtel. C'était lui aussi qui avait insisté pour qu'ils rejoignent CenturyLink Field malgré ses protestations. Pour elle, l'idée d'entasser tout une foule de personne au même endroit, alors qu'une mystérieuse épidémie frappait la ville, ce n'était pas une si bonne idée que ça. Mais son frère avait jugé qu'ils étaient plus en sécurité avec les forces armées. Surtout depuis que la panique s'était installée en ville. Les autorités étaient trop occupées à gérer la contamination pour maintenir un semblant d'ordre.

Puis CenturyLink était tombé. Son frère avait été assigné à un des postes de surveillances ce jour là, et avait été l'un des premiers à les voir arriver. Elle l'avait vu courir vers elle, le visage grave. Il s'était penché, avait posé une main lourde et pesante sur son épaule avant de lui murmurer des ordres brefs. Les mains moites, les genoux tremblants, le cœur aux bords des lèvres, elle s'était levée avec lenteur et avait rassemblé ses affaires dans le calme tout en sachant que la tempête était sur le point d'éclater. Elle avait jeté un regard autour d'elle et croisé les visages de ces inconnus devenus si familiers en se mordant la lèvre pour ne pas leur crier de fuir, avant de se diriger avec raideur sous les tribunes. Puis l'alerte avait été donné. Malgré la légère avance que son frère leur avait fait gagné, ils furent très vite engloutie par le mouvement de la foule en panique. Elle peinait à avancer, ballottée de tous les côtés dans une véritable marée humaine. Son frère lui jetait de fréquent coup d’œil pour s'assurer qu'elle suivait toujours la cadence, l'invectivant d’accélérer le pas. Des coups de feu résonnèrent dans leur dos, ce qui la fit sursauter.

« Aimee, ne te retourne pas. Il faut qu'on parte d'ici. »

***

Elle sentit enfin le froid mordant lui picoter le visage. Par elle ne savait qu'elle miracle, elle était de nouveau à l'air libre, après ce qui lui avait paru une éternité à jouer des bras et des coudes pour sortir du stade. Elle se retourna pour chercher son frangin des yeux et son pouls s'affola lorsqu'elle ne le vit pas. Elle cria son nom mais elle n'entendit même pas sa propre voix tant elle réprimait les sanglots qu'elle sentaient monter dans sa gorge. C'était stupide de réagir ainsi. Son frère allait finir par remarquer son absence, et il allait la retrouver. Elle se fraya un chemin hors de la foule mais quelqu'un l'aggripa  par la main pour l'entraîner plus loin. Elle essaya de se dégager mais la prise était ferme et elle n'eut d'autre choix que de suivre le mouvement, impuissante. Elle ne cessait de leur répéter qu'elle devait attendre son frère, mais l'inconnu balaya ses objections d'une main. Bien que la plus grande majorité des rôdeurs était concentré vers l'entrée nord du grand Stade, elle en repéra quelqu'uns parmi l'attroupement qui avait fini par se dispersé un peu partout comme des moutons égarés. C'était courir ou mourir. Elle se résigna donc à suivre le petit groupe. Son frère pouvait s'en sortir seul, ce qui n'était pas son cas.

Ne connaissant pratiquement rien de la ville, elle se laissa guider par ses nouveaux compagnons de voyage sans discuter. Ils étaient six en tout. La plupart d'entre eux étaient des hommes âgés de 30 à 50 ans environ. Maggie était le seul visage amical parmi le groupe. C'était une vielle femme robuste, à la voix forte, qui n'hésitait pas à afficher ouvertement son mécontentement malgré la carrure impressionnante de leurs camarades. Très vite, elle avait prit Aimee sous son aile. Elle n'avait pratiquement plus décroché un seul mot depuis leur fuite de CenturyLink. Ses pensées allaient sans cesse de son frère à sa famille restée à Ottawa. Elle ne se sentait pas à l'aise dans le groupe. Elle avait l'impression d'être un agneau perdu parmi une meute de loup. Maggie était la bergère, agitant son fusil sous leur nez chaque fois que l'un d'eux montrait les crocs. Elle était un bien faible rempart. Heureusement, ils étaient bien trop occupés part leur lutte de pouvoir pour vraiment s'intéresser à eux.

***

On la secoua doucement par l'épaule. Quand elle ouvrit les yeux, le visage de Maggie était au dessus du sien. Quelque chose dans son regard l'alerta et les voix qui s'élevaient par dessus son épaule acheva de la réveiller complètement. Cela faisait plusieurs jours maintenant que les disputes étaient devenues menue courante mais elle ne s'y habituait toujours pas. La tension était palpable jusque dans la pièce où elle s'était installée, le plus loin possible d'eux. La vieille femme replaça une mèche de cheveux derrière ses oreilles en un geste maternel qui se voulait rassurant, mais Aimee voyait bien que quelque chose la tracassait. Son sac était posée à côté d'elle. Le sien aussi. Elles n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre, cela faisait longtemps maintenant que l'idée de partir leur trottait dans la tête. Elles n'étaient pas dupe quand à leur position dans le groupe. Et c'était toujours les faibles que l'on sacrifiaient en premier. Au fond d'elle, l'idée de les quitter ne la rassurait pas plus que cela. Certes, ces gens n'étaient pas prêt à tout sacrifier pour leur venir en aide, et peut être les auraient-ils abandonné à la première difficulté, mais ils savaient se battre. Et ils étaient armés. Cela ne l'empêcha pas de descendre les escaliers à pas de loups en compagnie de son amie.

time to meet the devil

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Norman T. Owens
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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 18:22

Hello you ! Welcome :103:


I am just a man
It's just another war Just another family torn Falling from my faith today Just a step from the edge Just another day in the world we live
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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 18:48

Super choix d'avatar!
Bienvenue !
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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 18:54

Bienvenue ! :MisterGreen:
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Dwight A. Momsen
Leader | Northern Creek
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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 19:26

Bienvenue chez nous Very Happy



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

Mes AnnexesDwight écrit en #6699cc
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http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 20:20

Merci tout le monde
Au passage, si une des factions veut bien accueillir une pacifiste, j'dis pas non. Je me ferais toute petite et toute discrète, promis
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Jasper McCarthy
Sanctuary Hills
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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Jeu 25 Fév 2016 - 20:52

Bienvenue sur WD, bonne rédaction pour la suite de ta fiche. J'aime beaucoup les défauts que tu as attribué à ton personnage :MisterGreen: Va zieuté les fiches factions dans la zone vie de groupe, ça te donnera peut être des idées


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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MessageSujet: Re: “La plume de l’écrivain est aux pensées ce que le filet du chasseur est aux papillons.”   Aujourd'hui à 3:24

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