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 Snow globe P.V. Flann

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Bobby Smith
Messiah
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Ven 22 Avr 2016 - 22:26

Quelque chose de doux, de gracile tenait la main du mastodonte tourmenter. Le géant, dans son songe, saisit cet appendice descendu des cieux et l’agrippa de toutes ses forces. Un peu comme un naufragé d’une mer décharné qui saisit la bouée salvatrice qui va le maintenir à flot. Ne pas couler directement dans les abîmes de la folie. Lentement, comme une promesse tenue, Robert émergea enfin du chaos de ses rêves. Son regard océanique si pur papillonnât en essayant de se situer dans le temps et l’espace. Il se redressa tout doucement, le sac de couchage tomba au niveau de sa ceinture. C’est au moment qu’il voulut se frotter les yeux, essayer de faire ce geste rassurant pour se remettre de ses cauchemars, que le mineur remarqua la main de Flann dans la sienne. Rencontrant le regard cuivré et reconnaissant la chevelure de feu de la jeune femme, les traits atypiques du golem de chair devinrent inquisiteurs. Il ouvrit la bouche pour demander ce qui se passait, pourquoi elle était dans la petite pièce et surtout pourquoi elle avait commis la folie de le toucher. Juste au moment où les lèvres exsangues allaient formuler la série de questions, il se rendit compte de sa quasi-nudité. Une lueur d’effroi se propageait dans le regard de la bête, comme une trainée de poudre qui tétanisa ses muscles. Chaque tendon, chaque os, chaque muscle se figèrent sauf deux. Le mastodonte resta sa prise douce et tendre sur la main de la rousse, ne voulant aucunement lui faire mal. Son autre main saisit sa vieille chemise pour en camoufler sa honte et préserver le dégout du regard de Flann.

Alors, la douce voix de la jeune femme berça l’inquiétude de Robert. Un peu comme une mère parlait à son enfant. Elle avait déjà accompli un grand pas en venant prendre la main de l’homme tourmenté. La rouquine au regard ensorcelant avait surement entendu les mouvements brusques de l’homme en plein cauchemar. Elle était venue lui apporter un peu de chaleur humaine. Une parfaite étrangère avait fait le pas pour une monstruosité comme lui. Son amie Juliane n’avait pas eu la force de rester quand il était à deux doigts de la mort. Elle avait quitté la chambre des douleurs pour aller voir du pays. Alors que lui il était resté à son chevet lorsque la fièvre l’avait saisi à bras le corps.

Il vit la main de la douce dame qui avait été ravagée par le feu, il l’écouta parler et quand tous fut dit il hocha la tête avec gravité. De son état de frayeur initiale, Robert avait subi une transformation. Ne petite parcelle de joie et de compréhension. Il ouvrit sa paume pour libérer la rouquine au corps svelte, un peu comme un père laissant partir sa fille explorée la vie. Son ton doux, trainant et lent jumelé au son rauque s’éleva dans les airs.

Robert- Euh… Ça te dérange de sortir un peu? Je n’ai qu’un caleçon bonhomme sourire tu sais…


Un sourire embarrassé, ou la gêne et l’espièglerie se mélangeaient dans le regard de l’homme difforme. Quand la femme fut sortie, le monstre de foire s’habilla en vitesse. Il ne voulait plus que ce moment embarrassant se reproduise. Il dormirait tout habillé à l’avenir. Saisit son équipement, l’homme descendit rejoindre la jeune femme tolérante. L’approchant tout doucement, il prit la main blessée de Flann. Son geste trahissait une nervosité latente, mais aussi une détermination nouvelle. Faisant rouler son pouce immense sur les cicatrices de la honte de la jeune femme, Bobby fit un petit sourire d’excuse.

Robert- Euh… Ta main est jolie, tu sais… Elle apporte de la joie et aussi du confort… non réconfort. Tu es une bonne personne… Euh… Les gens qui ne voient que ta main et non tout l’ensemble sont juste des cons.

Laissant l’opportunité à la belle de se libérer de l’agression de la bête, celui-ci continua avec un apaisement renouvelé. Une humanité aveuglante qui semblait se lover dans le corps ingrat de l’homme.

Robert- Moi c’est l’ensemble qui déplait aux gens tu sais… Euh… Rien vraiment à offrir. Tu sais que tu es la première dame qui me voit me réveiller?


Un sourire triste comme les pierres s’apposa sur son visage aux traits irrégulier. Il baissa son regard océanique lourd de chagrin et ajouta tout doucement.

Robert- Vous serez bien les seules personnes qui auraient osé… Euh… Personne ne l’a fait avant, tu sais. Mais j’aurais aimé ça vous connaître avant tout ça.

Une sincérité touchante et une conviction se glissèrent dans les mots suivant de l’homme à la silhouette disproportionné.

Robert- Aori à l’air super comme personne tu sais… Euh… Moi aussi si j’avais quelqu’un qui tient à moi comme ça je fouillerais partout pour la retrouver… Euh… Je crois que plus personne ne tient vraiment à moi alors je crois que je vais retourner à la maison… Euh… Mais je peux rester et t’aider aussi?

Une détermination et une résolution nouvelle s’étaient affichées sur l’horrible faciès du géant. Flann devait comprendre que l’homme serait prêt à tout pour l’aider à revoir Aori. Il avait bien sauté à pieds joints dans un groupe de goules pour récupérer une photo, alors il fera quoi pour aider la jeune femme?



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Sam 23 Avr 2016 - 19:06

La gène que montrait le géant de fer en se rendant compte de la vision que je pouvais avoir de son anatomie me fis sourire tandis que je sortie de la pièce pour lui laisser le temps de passer ses vêtements. Je ne comprenais pas l'intérêt de retirer les fringues avant de se coucher alors qu'il y avait pas mal de chance que la fuite en urgence devait avoir lieu lorsque nous étions en train de se reposer.

Au début, je faisais comme lui surtout parce que je ne comprenais pas ce qui se passait autour de nous, mais rapidement, nous apprîmes à jouer la prudence. Nous gardions la tête à moitié froide afin de comprendre comment nous pouvions tenir le coup dans l'univers qui devenait, de plus en plus, la propriété des Malades.

Je redescendis au rez-de-chaussée lorsque j'eus refermer la porte afin de préparer un petit quelque chose pour le petit déjeuner. En fouillant la cuisine, je mis la main sur des sachets de café adaptés pour les machines à la mode. Je savais bien que la machine ne fonctionnerais pas, mais cela n'avait pas la moindre important puisque je savais comment m'y prendre pour faire le café.

Je commencais par mettre de l'eau à chauffer sur le gaz avant de chercher un torchon dans les tiroirs de la cuisine. J'en trouvais un assez facilement et le bout de tissus était tout à fait propre. Je mis le café contenu dans les sachets au centre du torchon placé au dessus d'une autre casserole. Une fois que l'eau fut bouillonnante, je versais le liquide sur le café. Un liquide noir se créa en passant à travers le torchons. Il n'y avait pas beaucoup de liquide au final, mais pour deux cela était suffisant.

Je venais tout juste de terminer la préparation et de poser deux tasses sur la table lorsque le géant de fer me rejoignis. Il s'empara de ma main recouverte de brulures et fit glisser son doigt dessus tout en prenant la parole. Je l'écoutais attentivement alors que je sentais un frison parcourir mon bras entier. J'attendis qu'il lâche prise avant de lui répondre :


- Oui, ils le sont et ceux qui préfère te traiter comme un moins que rien sans te découvrir le sont tout autant. Tu es un être intriguant, Bobby, et cela ne devrait pas faire peur au gens. Maintenant, tu ne devrais plus craindre la personne que tu es.

J'aurais aimé voir l'une des personnes qui avaient osé lui faire du mal au point qu'il se voit uniquement comme un monstre de foire alors que ce n'était pas du tout le cas pour lui dire tout ce qu'il méritait d'entendre, mais cela était impossible puisque beaucoup de mon étaient devenus des Malades alors pour les réprimander tout n'était pas simple. Il finit par reprendre la parole pour me dire qu'il aurait aimé faire notre connaissance avant et cela me fis sourire de tendresse avant que je reprenne la parole :

- Il ne faut pas perdre espoir. Je suis certaine que nous nous reverrons un jour et peut être que j'aurais retrouver Aori d'ici là. Elle t'appréciera beaucoup je le sais.

Je connaissais bien Aori et je savais que cela serait le cas lorsque nous reverrons le géant de fer, enfin si tout se passait bien pour lui et pour moi. Je doutais fort que Bobby puisse savoir qui est Aori s'il la croissait et que je ne me trouvais pas avec elle. Il l'avait vue en photo une fois et d'une manière pas très net puisque je promenais mon doigt dessus alors cela me faisais douter.

Le soleil se levais de plus en plus et je vis la fumée des tasses commencer à disparaitre et je savais que le moment était venu de les boire alors je pris ma tasse pour la porter à ma bouche pour en boire une petite gorgée avant de reprendre la parole :


- N'attends pas trop pour boire ton café sinon il risque d'être froid.

Le liquide tiède était vraiment agréable et bien que cela n'était pas solide, il calmait un peu la faim qui frappait mon estomac. Je mis un petit moment pour boire ma tasse de café dans un silence de plomb, car j'avais envie de prendre le temps d'en profiter, car ce met était assez rare par les temps actuels. Boby reprit de nouveau la parole pour me proposer un coup de main, mais je n'étais pas certaine que cela soit une bonne idée. Je le regardais un instant avant de prendre la parole :

- Ta proposition me touche, mais je vais la décliner. Je sais que tu as envie de tout faire pour m'aider, mais je suis sur qu'une personne quelque part à besoin de toi. Je vais trouver Aori et un jour nous nous reverrons. Je compte sur toi pour rester en vie jusque là. Maintenant, il est temps de nous dire au revoir et à bientôt.

Je pris bobby dans les bras et je posa ma tête contre son torse recouvert de tissu pour lui dire au revoir et aussi pour le remercier pour tout. Je restais en contact quelques minutes avant de lâcher prise et de me diriger vers la sortie pour reprendre la route. Il était temps que je retrouve Aori et la carte que j'avais dans le sac allait m'y aider.
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Snow globe P.V. Flann

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