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 Snow globe P.V. Flann

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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Mar 12 Avr 2016 - 23:57

Le géant de fer était en train de fredonner un air que je ne connaissais pas. Il avait une voix rocailleuse il est vrai, mais cela avait un côté chaleureux qui pouvait très facilement rivaliser avec la voix douce de Aori lorsque cette dernière ce mettait à pousser la chansonnette. Je ne l'avait jamais entendu chanter en dehors de notre salle de bain, mais je savais qu'elle était douée pour cela. Je ne sais pas pour quoi, mais en entendant la chansonnette du géant, je sentis mon corps se remplir de quelque chose d'agréable que je n'avais plus ressentis depuis bien longtemps.

Lorsqu'il remarqua enfin ma présence, le géant de fer vira au rouge encore plus rapidement que le faisait les feux de signalisation. Cela avait un petit quelque chose de mignon, bien que ce terme ne convenait pas réellement à la situation. Une chose était certaine, la colère que j'avais ressenti contre lui à la boutique avait totalement disparu, emportée par la chanson. Je lui souris timidement avant de prendre la parole :


- Ne sois pas honteux. Tu as une voix hors du commun. Tu ne devrais pas rougir parce qu'une personne l'entend.

Aori était pareille, voir même pire lorsque cela venait à se savoir, mais j'avais du mal à comprendre comment des gens qui avait un talent pour quelque chose d'aussi universelle que la musique pouvait en avoir honte au point de ne pas vouloir être entendu. Il me regarda un instant avant de prendre la parole pour me demander s'il pouvait me poser une question, mais je ne pus lui répondre, vu qu'il avait déjà reprit la parole. Je l'écoutais en silence me parler d'Aori. Bien entendu, il avait écorché son nom comme il l'avait fait avec le mien. Je le regardais une seconde avant de lui répondre :

- Aori. Oui, je la cherche dans la ville. Je sais qu'elle se trouve dans le coin et je ferais tout pour la trouver tant que je reste vivante pour cela. Je ne sais pas quand, ni comment, mais je sais que nous finirons par tout retrouver.

J'avais par moment la sensation que tout ce que j'avais vécu avec Aori était bien loin et que tenter de la trouver était une idiotie, mais je savais qu'elle était toujours vivante. Je le ressentais au fond de moi et je n'avais pas du tout l'intention de mettre ce ressenti de côté. Je savais bien que la ville était dangereuse, mais est ce que cela suffisait à la laisser tomber? Je n'étais pas certaine de la réponse à apporter par à cela alors je ne répondis pas à cette partie de sa phrase.

Bobby reprit assez vite la parole pour dire qu'il ne tenait pas à me mettre mal à l'aise, mais je ne voyais pas de raison pour que ce soit le cas. En tout cas pas en ce qui concernait Aori. Il m'informa également que le repas était prêt avant de servir ce qui devait être du ragout dans deux bols. Il m'en tendit un que je saisie avec joie avant d'aller m'adosser contre la fenêtre.

Il est vrai que j'aurais été plus à l'aise assise, mais je devais rester prudente pour rester en vie et pour ce faire, il ne fallait pas quitter la rue des yeux pour garder le temps de s'enfuir en cas de besoin.


- Merci pour le repas. Et toi, qu'est ce que tu es venu chercher en ville?

Je ne sais pourquoi, mais j'avais très envie d'apprendre à le connaitre, bien que je savais que je ne resterais pas en sa compagnie bien longtemps. Demain matin, je reprendrais ma route pour aller voir ailleurs si je trouvais Aori ou une trace de son passage. Je savais que ce dernier point était pratiquement impossible, mais je voulais et devais garder la foi.

Le géant de fer semblait être assez bavard et je ne savais pas si cela me plaisais ou si cela m'exaspérait au contraire. Pourtant, je devais bien admettre qu'il semblait d'assez bonne compagnie. Je finis par reprendre la parole pour lui donner une petite réponse qui je l'espérais, allait combler sa curiosité sur mon prénom :


- Mon prénom n'est pas courant je te l'accorde. Il est originaire d'Irlande. Le père de ma mère venait de là bas.

Cela faisait un moment que je n'avais aborder ma famille et cela me rendais assez triste. J'avais vue ma mère mourir sur la route qui nous conduisaient à Seattle et je ne voulais pas me souvenir de ce genre de chose. Je voulais garder en tête toute les fois où nous avions été complice toutes les deux et non pas la manière dont elle à perdu la vie.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Mer 13 Avr 2016 - 14:41

Le colosse regarda s’adosser Flann sur le mur près de la fenêtre. Il essaya de tout capter les paroles de la jeune femme. Quand elle parle de l’Irlande, le visage du monstre devint triste comme les pierres. Le regard océanique de l’homme se perdit sur la mer houleuse de ses souvenirs. Des visages que lui seul pouvait voir et des voix que Robert pouvait discerner dans son esprit. Il s’ennuyait du sourire enjôleur d’Abigail. De sa manière qu’elle avait de faire sentir le monstre de foire comme un humain et non une curiosité. Son cœur débordant de dévotion regrettait l’absence de Selene et de son courage immense. La pianiste semblait avoir placé le géant sous son aile depuis la journée catastrophique du marché d’alimentation. Et l’âme déchiquetée du mastodonte réclamait l’amitié si intense de Juliane. Il espérait qu’aucun des anges qui avaient accepté la présence du sosie de Frankenstein ne soit blessé ou pire. Quand il s’était réveillé de son inconscience seul, le colosse avait pleuré toutes les larmes de son corps. Pas de rage d’être abandonné par tous, mais de peur qu’il n’a pas été là pour les aider si un problème était survenu. Dans les priorités de l’homme, sa santé et son bien-être était loin derrière. Il ne songeait qu’aux autres personnes et un jour ça allait lui causer sa perte.


Un bruit sourd ramena l’esprit naufragé du golem de chair dans la sécurité relative de son crâne. Secouant sa tête dans une tentative pathétique de reprendre ses sens, son regard tomba sur le visage neutre de la rousse. Souriant instinctivement, expression un peu forcé certes, mais sincère, Robert prit son bol et rejoignit la dame dans le salon. S’asseyant dans le fauteuil, il s’excusa platement.


Robert- Euh… Désolé… Je connais quelqu’un qui vient d’Irlande et je m’ennuie d’elle. On mange pendant que c’est chaud?


Hochant la tête doucement, les lueurs du foyer faisant jouer des ombres sinistres sur le visage atypique de l’homme difforme, Robert plongeant sa cuillère dans le ragoût. Stoppant l’ustensile de cuisine à quelques centimètres de ses lèvres, le mastodonte eut un petit sourire tendre. Une lueur d’honnête et de sincérité traversa son regard océanique. La voix rauque s’éleva dans les airs pour perturber le silence.


Robert- Bon appétit Flann… Euh... J’allais l’oublier…



Le géant savoura chaque bouché de sa pitance chaude comme si c’était un mets de la haute gastronomie. Les survivants de cette époque troublée devaient faire des pieds et des mains pour essayer de trouver de quoi se remplir la panse. Finissant son bol, il se leva et alla chercher celui de la douce dame.


Robert- Euh… T’as fini? Tu veux un verre d’eau?



Le mastodonte alla à la cuisine et ramena un ou deux verres selon la demande. S’arrêtant près de Flann, il sortit de sa poche de chemise le chocolat entamé plus tôt et sépara la tablette pour en offrir à la rousse. Se grattant la tête et après avoir bu une gorgée d’eau, le mastodonte prit la parole.


Robert- Euh… Mon amie est partie du chalet dans le nord d’ici pour regarder un truc à Seattle. Je me suis inquiéter après qu’elle soit partie depuis 5 jours… Euh… J’ai vu voir l’endroit où elle doit aller. Rien.


Le visage du géant au cœur torturé de cicatrice se referma davantage. Un peu plus à la lueur du foyer à proximité les spectateurs de la scène auraient pu croire voir une gargouille de granit affreuse et difforme.


Robert- J’espère juste qu’elle va bien… Euh… Avant qu’elle arrive, j’étais tout seul…



Écrasant une larme salée qui venait de naitre à l’embrasure de sa paupière avec un index ayant la circonférence d’une saucisse, l’homme se ressaisit.


Robert- Euh… Il faut pas aller sur la rue Clakson… Un méchant tire sur les gens.



Portant sa main à son flanc encore douloureux par moment, la grimace du chainon manquant fut sans équivoque. Mais un éclair de pur génie, un peu comme Archimède criant eurêka dans sa baignoire, traversa le regard bleuté si pur de l’homme. Il claqua son pouce et son index de sa main droite, son ressemblant à deux pierres qui s’entrechoquent.


Robert- Euh… Quand ma nièce Sandra et moi on allait en ville, on avait deux endroits favoris… Euh…



Réfléchissant fortement, les paroles de l’homme semblèrent surgir d’un passé lointain, de souvenirs enfouis.


Robert- La confiserie sur la principale et le bowling sur Adam… Euh… Si on était séparé, on se retrouvait là… Euh… Aori est peut-être dans un endroit où toi et elle vous allez avant? Un réflexe comme disait ma nièce… Elle était si intelligente…


Refoulant à grand-peine un torrent de larmes qui menaçait de briser les digues, comme c’était le cas à chaque fois que Robert parlait de son ange arraché de manière sordide à son cœur, une résolution s’inscrivit sur son visage. Une détermination qui fit renforcer sa mine patibulaire.


Robert- Euh… Si t’as besoin d’aide, je peux t’aider, tu sais…





Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Sam 16 Avr 2016 - 1:26

Je restais silencieuse en regardant Bobby qui venait de partir je ne sais où. Il se trouvait, certes, devant moi, mais il ne faisait aucun doute qu'il était dans ses pensées. Je n'en étais pas certaine, mais je pense que cela avait pour cause l'origine de mon prénom.

Peut être que le géant de fer connaissait du monde vivant là-bas, à moins que se soit lui qui en venait. Je ne savais pas trop ce que cela voulait dire, mais je ne voulais pas poser la question, car cela était personnel. Il finit par prendre la parole pour me répondre comme s'il avait été capable de lire dans mes pensées. Je le regardais un instant tandis qu'un sourire se dessinait sur mon visage avant que je prenne la parole pour lui répondre :


- J'ai perdu des gens qui comptaient beaucoup moi aussi. L'important est de ne pas les oublier et de lutter pour survivre afin de leur rendre hommage.

Le sourire s'envola de mon visage, remplacer par quelques larmes. Mes parents, mon frère, ma soeur et tout les amis que j'avais perdu me manquaient. Pourtant, je ne voulais pas les oublier bien que cela pouvait être douloureux. Ils avaient été important dans ma vie d'avant et ils l'étaient tout autant actuellement. Je finis par reprendre la parole :

- Oui, mangeons.

Je ne voulais pas devenir nostalgique alors je fis rapidement partir les larmes qui glissaient lentement le long de mon visage. Je fixais le géant de fer et je me demandais s'il ne souffrait pas d'un dédoublement de personnalité, car il pouvait être sérieux un temps et enfantin la seconde suivante.

Malgré tout, je me sentais bien en sa compagnie tant qu'il ne recommençait pas à me mettre en danger. Je sentais mon être s'apaisé alors qu'il était tendu la plus grande partie du temps.

Lorsque le géant de fer reprit la parole, un rire s'échappa de ma bouche et cela sonna étrangement. Peut être que j'avais oublié à quoi cela ressemblait vue que cela faisait des mois que je n'avais pas ris à quelque chose. Je restais ainsi une petite minute avant de lui répondre :


- Bon appétit à toi aussi.

Il faut bien admettre que les temps actuels avaient fait disparaitre une bonne partie de la politesse et le bon appétit en faisait partie bien malheureusement. J'avais la sensation qu'un petit quelque chose dérangeait le jeune homme puisqu'il me donnait la sensation de passer d'un sujet à un autre, mais je le suivis :

- Oui, j'ai terminée. Merci pour la proposition, mais je n'ai pas soif pour le moment. J'irais me servir plus tard.

J'avais appris à boire seulement lorsque j'en avais besoin sans pour autant attendre que la soif s'installe, car je savais que lorsque cela était le cas, il était généralement trop tard. Je le suivis du regard tandis qu'il alla dans la cuisine se servir un verre d'eau.

Lorsqu'il revint, il me parla de la raison qui l'avait poussé à se promener en ville. Je crois qu'il cherchait une personne tout comme moi. Je restais attentive pendant qu'il parlait avant de reprendre :


- Peut être à t-elle trouvée un abris quelque part tout comme Aori.

Je savais que Aori avait trouvée un endroit sécurisé et qu'elle devait attendre en espérant que j'arrive le plus vite possible. J'espérais qu'elle n'avait pas renoncé en croyant que je n'étais plus. Je ne pouvais pas adhérer à cette idée, car elle était douloureuse.

Je connaissais bien la solitude puisque cela faisait des mois que je marchais seule et cela durerait le temps qu'il faudra pour que je retrouve la compagnie de Aori. Je fixais les yeux du géant de fer avant de reprendre :


- Nous ne sommes plus assez nombreux pour être toujours accompagné. Tu finira par la revoir.

Ne sachant pas trop si la demoiselle recherchée par le géant était toujours en vie, je ne perdais pas grand chose en disant cela. Je ne savais pas quoi dire de plus alors je restais silencieuse, même après la mise en garde du géant. Il faut dire que même si un tireur faisait des siennes lorsqu'il était passé, rien de garantissait qu'il y était toujours. Il avait très bien pu se faire manger par un Malade ou tout simplement changer de rue. Je me contentais donc d'un simple mouvement de tête. Se fut seulement à sa phrase suivant que je répondis :

- Nous ne sommes jamais venues ä Seattle avant tout cela. Nous avions parler de la ville pendant que nous nous étions mises à l'abris. Nous avons été séparé et je sais qu'elle est venue ici. Peut être que je devrais voir dans les endroits qu'elle aurait aimée voir. J'en sais rien, mais après tout qui ne tente rien n'à rien.

Je savais que Aori aimait les animaux alors peut être que je devais aller voir les animaleries ou encore le zoo. Je savais qu'il y en avait un dans la ville. Je pris le temps de faire une petite liste des lieux à chercher avant de me décaler de la fenêtre pour aller fouiller dans le bureau de l'entrée dans l'espoir de trouver un annuaire.

- Tu peux m'aider si tu connais la ville en me donnant des adresses en rapport avec les animaux.

Après avoir dit cela, je me mis à tourner les pages du livre qui se trouvait devant moi pour trouver quelque chose.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Dim 17 Avr 2016 - 13:59

Comprenant l’importance de la question de la jeune femme, la possibilité qu’il puisse aider Flann à retrouver son amour, le colosse pensa intensément. Portant sa main immense à son menton, l’homme réfléchit intensément. Des rides songeuses se creusèrent sur le front du géant et ses yeux se plissèrent. Sortant un bout de langue rosé pour l’assister dans sa concentration, Robert se souvient alors de sa nièce. De ses éclats de rire quand il prenait la pose ainsi. Regardant l’ange aux yeux de saphir, Robert pouffa légèrement. Ses épaules massives tressautèrent un peu et il dit tout bas.

Robert- Désolé Flann… Euh… Ma nièce riait toujours quand je réfléchissais trop. Mon visage devint encore plus croche que d’habitude…. Euh… Je pense très fort, vous savez, mais j’ai pas le cerveau pour ça.…

Une aura apaisante de et sincérité s’échappa tout doucement de l’homme. Une sorte de béatitude qu’il ne pouvait que produire quand il se sentait bien avec une personne. Un peu comme quand il était avec ses anges. Relevant son regard bleuté vers le salon poussiéreux, la bête se reprit et commença à réciter deux lieux, deux adresses qui venaient de surgir du néant de sa mémoire. Mais dans l’esprit lent de la chose, c’était la douce voix de son ange disparu qui soufflait les réponses. Sandra était si intelligente et lui si stupide…

Robert- Ben il y a le zoo à Seattle… Euh… C’est au 5500 Phinney avenue nord. J’y allais des fois avec Sandra quand elle pouvait sortir de l’hôpital. Elle adorait les animaux Flann… Euh… Mais elle adorait surtout que je sois là même si j’avais honte de lui imposer ma présentation… Non présence.

Une tristesse sans nom se propulsa sur son visage et les traits atypiques et menaçants de la bête s’adoucirent. Comme si la peine laissait entrevoir une autre facette de cet homme si simple en apparence et si complexe en réalité. Fouillant dans sa poche, il sortit son vieux portefeuille de cuir. Un instant son regard s’attarda le sur cuir usé et patiné par tant d’années d’usage. Son esprit s’évada vers un anniversaire lointain, une goutte de bonheur dans l’océan des misères. Un gâteau de fête, des sourires si sincères et une petite main, qui avaient capturé le cœur lézardé de cicatrices de la bête depuis sa naissance, qui donnait un présent enveloppé mal habilement. Une carte avec un homme gigantisme souriant pour une des rares fois de sa vie tout près d’un petit ange. C’était le portefeuille qui était dans la boite et l’homme à la musculation disproportionné ne voulait plus s’en séparer. Fouillant d’une main sûre dans le coffret de souvenirs, Robert tria les feuilles de partitions et les billets de banque qui n’avaient plus aucune valeur marchande. C’était les souvenirs qui primaient maintenant. Sortant une petite carte d'affaires, il en caressa les coins avec douceur. Une voix douce s’éleva dans la pièce, vibrante d’émotion et qui fit oublier le ton rauque des syllabes projetées.

Robert- Tiens il y a un refuge de la SPCA au 2061 15 avenues ouest… Euh… En revenant du camping, moi et ma nièce on devait y aller pour adopter un petit chat… Euh… J’y aurai pas été campé, j’aurai pu les aider…

Soulevant ses épaules massives, l’homme s’assit donc dans un immense fauteuil et plaça sa hache sur ses genoux. Il venait de prendre une décision. Il attendit patiemment que la superbe apparition ait fini de faire ses recherches. Relevant son regard bleuté si débordant d’humanité et de bonté, Bobby dit alors avec une conviction nouvelle dans la voix.

Robert- Euh… Je crois que demain matin je vais retourner au chalet… Euh… Au cas que mon amie, ou bien d’autres personnes arrivent. Si vous voulez, je vous accompagne où vous voulez… Euh… Vous aider. Mais pour ce soir, je vais surveiller la porte… Euh… Vous avez l’air fatigué et dormir dais du bien.


Il écouta religieusement Flan et hocha la tête avec un petit sourire niais sur ses lèvres exsangues. Quand la dame au charisme certain déclara qu’elle allait rejoindre l’amante commune de tous, Morphée, pour la nuit, Bobby dit avec affection et une douceur certaine.


Robert- Dors bien Flann… Euh… Je vais veiller sur ton sommeil…


Assis dans le fauteuil du salon, le géant pigea un livre de son sac et ouvrit le roman. Il sortit ses lunettes de lecture de la poche de sa chemise, un autre défaut qui provoquait l’hilarité des gens autour de lui. Le titre était le Magicien D'Oz. Trouvant le signet, la bête articula silencieusement les mots qu’il déchiffra à peine. C’était le roman de sa nièce adorée et il s’était mis en tête d’essayer de le lire. Au but d’une heure, des gémissements s’exfiltrèrent de la porte entrebâillée. Robert connaissait bien ces mots à peine chuchotés. Juliane et Selene avaient fait des cauchemars. Avant les deux anges qui avaient accepté de partager un bout de chemin avec le golem de chair, Sandra aussi avait eu son lot de songes immondes. Ne voulant pas imposer sa présence immonde à la douce dame, la bête au physique disgracieux s'abstenant d'entrée dans la chambre. Mais les paroles de son ange adoré qui avait quitté ce monde cruel revinrent alors en mémoire.

Sandra- Oncle Bob. Tu sais qu’à chaque fois que j’avais un cauchemar, tu te souviens que tu me chantais des airs joyeux et reposants? Les paroles arrivaient à s’infiltrer dans mes cauchemars et je pouvais me réfugier dans tes bras. Tu venais combattre les méchants…

Aussitôt la voix pure, rassurante et réconfortante de l’homme tant diminué s’éleva pour englober la dormeuse tourmentée par des rêves impies. Un doux chant qui pouvait être une bouée de sauvetage pour l’âme si belle de Flann, un don magnifique que le géant proposait au compte-goutte de peur de déranger. Une voix merveilleuse, rauque et si juste s’échappa alors du cœur et de l’âme de la bête. Une voix digne des chanteurs disparus à ce jour résonna entre les murs du refuge. Robert chanta et chanta plus qu’un air pour rassurer dans son sommeil la perle d’humanité.



Quand le sommeil venait prendre son dû, le mastodonte ne pouvait s’empêcher de rêver de ses anges passés et présents. Des êtres merveilleux qui semblaient tant tenir à l’erreur de la nature. À la consternation du géant, il vit apparaître aussi Flann qui discutait avec Abigail, Juliane, Selene et sa défunte famille. Dès qu’un bruit troublait le repos de l’amas de muscles, la main du monstre se tendait vers le manche de la hache. Quand l’esprit lent identifiait la cause du bruit, un craquement qui déchirait le silence de la nuit ou bien la voix haletante de la beauté à la chevelure de feu, le mastodonte recommença chanté. Comme pour rassurer la douce dame qu’il soit toujours là pour elle.

Le matin trouva l’homme endormi dans le fauteuil, les cendres rougeoyantes du foyer s’éteignant peu à peu. Un sourire était apposé sur l’horrible relief de l’être, le transformant quelque peu. D’un être impie à la race humaine, maintenant Robert semblait presque serein…



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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Lun 18 Avr 2016 - 16:41

Le géant de fer semblait vouloir me donner un coup de main pour trouver la planque de Aori, mais il ne semblait pas arrivé à grand chose. Il sortit le bout de sa langue et je pris cela comme un signe de concentration extrême, mais d'après les paroles qui suivirent ce petit geste, il ne trouvait pas grand chose. J'avais beaucoup commencer à apprécier le géant, j'avais la sensation que lorsqu'il faisait son maximum pour quelque chose qui lui posait soucis, il n'était pas forcément utile.

Je ne voulais pas le blesser et de toute manière, j'étais assez enchanté de son soutien et de sa piètre tentative de coup de main. Je le regardais après qu'il eut terminé sa prise de parole pendant un petit instant avant de lui sourire de manière à le remercier. Quoi que sa recherche mentale allait donner, j'étais ravi de ne pas être seule et de plus s'était lui qui venait de me donner le début de piste sur la cachette de ma bien aimée. J'attendis encore une petite seconde avant de lui répondre :


- Comment s'appelait elle? Et ne cela n'est pas grave, tu as déjà fait beaucoup.

Je le regardais d'une manière douce et attendrit comme si j'avais bel et bien un enfant de grande taille devant moi. Il avait véritablement quelque chose d'attachant au point que j'avais envie de fermer le livre d'adresse qui se trouvait posé sur la table avant de faire le tour du meuble pour le prendre dans mes bras, mais cela devait attendre. Je ne devait pas perdre de temps, car je voulais retrouver la jeune femme avant qu'il ne soit trop tard afin de la protéger comme j'aurais du le faire depuis bien trop longtemps.

J'avais envie de prendre la demoiselle dans mes bras et ne plus la lâcher. J'avais envie de lui dire et lui montrer à quel point elle m'avait manquée. Je voulais faire tellement de chose que cela risquait de me prendre pas mal de temps pour parvenir à tout faire. En pensant à cela, j'avais la sensation qu'elle se trouvait en face de moi et qu'elle me souriait comme si elle tenait à me dire que je ne devais pas m'en faire pour elle et que je devais veiller sur moi tout en avançant vers l'endroit où elle était.

Le seul soucis, dans cette vision de bonheur, était que je ne savais pas où chercher exactement et le livre d'adresse ne m'aidait pas une seconde, car il y avait une multitude de magasin animalier, de centre vétérinaire et bien entendu des lieux touristiques touchant aux créatures animaliers. Je comptais trois Aquarium, autant de centre de dressage canin, le zoo et bien d'autre encore.

Je soupirais en regardant tout cela, car je savais que tout voir me prendrais pas mal de temps surtout si j'étais sujette à la malchance et de plus rien ne pouvais me promettre que s'était dans l'un de ces endroits qu'elle avait trouver refuge. Je devais continuer à y croire si je ne voulais pas sombrer dans l'ombre. Le géant fini par reprendre la parole et une fois de plus, je lui répondis assez vite :


- Pourquoi est ce qu'elle aurait du avoir honte? Je ne comprend pas pourquoi tu n'as pas confiance en toi. Je ne te connais pas depuis bien longtemps et je peux t'assurer que je ne ressens aucune honte ou gène de me trouver en ta compagnie.

Je ne savais pas ce qu'était sa vie avant que tout cet enfer débarque, mais je comprenais assez bien que cela l'avait pousser à douter de lui. Je savais bien que je me sentais déranger ma l'apparence de ma main depuis qu'elle avait brûlée, mais je m'étais adapter et bien que je n'aimais pas ce membre, je ne laissais pas cela prendre le dessus sur moi. Peut être que lui aussi avait du mal avec son apparence physique. Je le regardais droit dans les yeux, car je ne voulais qu'il croit que je fuyais son regard tandis qu'il parla de nouveau.

Je restais silencieuse sur ce point, car je ne savais pas vraiment quoi dire sur ce qu'il venait de dire. Un simple petit sourire fit office de réponse de ma part. Je devais rapidement prendre le temps de mettre un plan de recherche en place alors je déchira la carte de la ville se trouvant dans les premières pages du livre que je lisais. Je me rendis de nouveau vers le bureau pour y trouver un stylo de couleur rouge. Je le pris avant de revenir à ma position de départ en face du géant de fer.

Je fis des croix rouge sur les endroits où se trouvait les lieux en question en allant jusqu'au parc de la ville. Je savais que ces derniers ne seraient sans doute pas le refuge de Aori, mais je devais vérifier. Je finis quelques minutes plus tard et la fatigue commença à se montrer. Je me frotta les yeux comme une petite fille avant d'entendre une nouvelle fois Bobby. Je lui répondis :


- Je ne serais pas contre un peu de sommeil, mais seulement une moitié de la nuit. Je refuse tout net que vous fassiez le guet toute la nuit durant. Je dors la première partie et toi la seconde partie et je refuse la conversation.

De toute manière, je savais bien que sans la présence rassurante de Aori à mes côtés, je n'allais pas rester endormi bien longtemps à cause des cauchemars et de la minuterie interne qui s'était créée en moi. Je le regardais avant d'entrer dans la pièce adjacente pour aller me coucher sur le canapé. Je savais que des lits se trouvaient à l'étage, mais je ne voulais pas y dormir tant que je ne pourrais pas en partager un avec ma bien aimée.

Je pris mon sac pour en sortir de nouveau la photo. Je regardais le visage souriant de Aori avant de lui sourire à mon tour. Je soupira avant de prendre la parole de manière basse pour lui parler comme si elle pouvait facilement m'entendre :


- Courage Aori. Je ne suis pas loin de toi et j'arrive le plus rapidement possible alors en attendant reste à l'intérieur pour prendre soin de toi.

Je déposa mes lèvres sur la glace recouvrant la photographie que je chérissais énormément pour lui souhaiter une bonne nuit avant de la remettre dans mon sac. Je fini par fermer les yeux et quelques petites minutes plus tard je dormais. Ce n'était pas un sommeil agréable et réparateur, mais je savais que c'était le mieux que je pouvais avoir dans le monde de maintenant.

Je fini par me réveiller en sursaut et en sueur à cause d'un cauchemar dans lequel je voyais Aori se faire dévorer alors qu'elle me reprochais de ne pas être arrivée avant les Malades. Je sentis les larmes couler de nouveau, mais cette fois, je les laissaient couler, car je savais que j'en avais besoin. De l'autre côté de la porte, j'entendis le géant de fer se remettre à chanter.

Je ne savais pas s'il m'avait entendu? S'il chantait pour lui ou pour tenter de me détendre, mais le son était tout à fait agréable et rendait mes larmes moins amer. Les larmes se trouvaient toujours là, mais la peur que je ressentais était moins forte. Je ne me rendormi pas, mais je restais étendu tendis que Bobby chantait, car je n'avais pas envie qu'il s'arrête si j'allais le rejoindre.

Je restais là le temps que le temps de mon repos soit terminé avant de passer la porte pour retrouver le géant. Il se trouvait là et je lui souris avant de reprendre :


- A toi d'aller te reposer et pas de bavardage.

Il devait se reposer lui aussi, car la journée avait été longue pour chacun d'entre nous et je savais que les jours à venir serait aussi intense.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Mar 19 Avr 2016 - 14:02

Le colosse se releva du fauteuil et s’étira à s’en faire craquer les os de son corps immense. Faisant jouer sa musculature impressionnante, le mastodonte eut un petit sourire sincère à la dame à la chevelure de feu. Les yeux bleutés, presque océaniques, de la bête étaient chargés de fatigue. Il avait combattu le sommeil pour procurer quelques instants de douceurs aux cauchemars de Flann, d’être un vigile solitaire entre la dure réalité et les abysses des songes. Se dirigeant vers l’étage, le regard bienveillant de l’homme se posa sur le visage sévère et austère de la dame. Le ton rocailleux, franc et honnête de Bobby s’éleva tout doucement dans la quiétude de la maison abandonnée.


Robert- Euh… Les gens d’avant n’aimaient pas trop mon appurence… euh… apparence. À la longue j’ai essayé de me cacher pour ne pas déranger les gens… Euh… Mais ma nièce et ma sœur m’obligeaient à sortir de la mine ou du bois. Entendre ce que les personnes disaient dans mon dos leur faisait mal à elles.


Baissant un peu son regard, retenant à grand-peine quelques larmes qui essayaient de défaire le blocus de ses paupières, le géant continua. Sa voix vibrait d’une tristesse incommensurable et une résignation, une acceptation difficile, de sa vie misérable.


Robert- Je n’aime pas que les gens souffrent près de moi… Euh… Un monstre doit endurer la douleur des humains… Euh… Avant tout ça, tu serais venu me parler quand tu aurais vu tout le monde m’éviter? Être tout seul à essayer de faire sourire un enfant perdu dans une foule et que les policiers te menacent avec leurs armes, car ils croient que tu veux enlever le petit… Euh… Désolé je parle trop des fois… Euh… Demain si tu as besoin de moi pour fouiller la ville je vais t’aider… Euh… Il faut s’entre-aider comme le disait mon amie.



Le monstre de foire gravit alors les quelques marches pour rejoindre une petite pièce isolée, un refuge provisoire à sa tristesse et sa détresse. Enlevant ses vêtements pour se retrouver en boxer orné de monsieur sourire, un être de sa taille ne peut pas réellement choisir ses tenues il prend ce qui a de disponible, il déplia son vieux sac de couchage. Se glissant à l’intérieur, le sommeil vient le saisir sournoisement. Robert chuta alors dans le pays des cauchemars comme une Alice surdimensionné dans le terrier d’un lapin sadique. Il revit les cadavres de sa famille, déchiquetés et profanés par des mains griffues pestilentielles. Alors qu’il pleurait tout près d’elles, leurs yeux s’ouvrir en grand, le voile blanchâtre caractéristique de la non-vie déformant leur regard. Au lieu de se débattre, se sauver, le mastodonte recevait leurs baisers mortels et laissa ses anges l’emmener avec elles dans l’au-delà. Sinon c’était sa douce amie Juliane qui se débattait au milieu d’une marée de goules affamée. Elle hurlait le nom du colosse en vain, le suppliait de venir l’aider avant de se faire engloutir par la multitude de membres putréfiés. Et quand ce n’était pas elle, c’était d’autres personnes qui avaient marqué sa vie. Abigail, Selene, Charlie. Tous des anges qui n’avaient apparu qu’après l’arrivée des quatre cavaliers de l’apocalypse. Des êtres divins que le monstre de foire devait protéger et périr pour elles…


Dans les mouvements erratiques et les gestes incontrôlés de ses songes accusateurs, Robert était sorti à demi de son sac de couchage. La peau luisante de sueur froide, les gouttelettes roulaient allégrement dans les vallons de ses muscles difformes. Musculation impassible pour le commun des mortels et dont mère Nature lui avait donné comme cadeau empoisonné. Ses multiples cicatrices blanchâtres qui serpentaient son torse et ses bras étaient un hommage sordide à toutes ses batailles passées. Des combats où les instigateurs ne voulaient que prouver à leurs semblables leurs forces pour terrasser l’erreur de la nature. Deux blessures qui auraient pu être fatales décoraient sa poitrine comme des médailles grotesques. Une ancienne, un peu en haut de son pectoral gauche, fut la cause directe d’un projectile d’un pistolet lors d’une confrontation entre le géant et un ivrogne. Bobby s’était interposé entre l’homme complètement bourré qui battait une dame dans la rue. Pour son civisme, le colosse s’était retrouvé seul au sol, perdant son sang. L’autre blessure fut cette fois très récente. Une balle d’une carabine de précision qui lui avait perforé le flanc. Mais pour une fois la cible, ce n’était pas lui, mais l’ange à la peau d’ivoire. Il avait poussé Selene hors de la trajectoire, évitant une mort atroce et un réveil lugubre pour la pianiste. Il avait perdu beaucoup de sang et la conscience dans le même souffle. Et au réveil de la bête, plus personne des six spectateurs de la souffrance de l’homme n’était présent. Donc à la plus grande honte de celui-ci, Flann pourrait le découvrir dans toute sa laideur…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Jeu 21 Avr 2016 - 13:11

Le craquement osseux retentissant au moment où le géant de fer choisi de s'étirer me fis grincer des dents. Je n'avais jamais appréciée ce genre de son sans que je sache véritable pourquoi cela avait cet effet sur moi. Cependant, je gardais contenance et rendit au géant de fer le sourire qu'il m'avais lancé avant de se mettre en mouvement pour monter à l'étage. Il prit la parole à deux reprises, mais ce qu'il prononça sembla mettre pas mal de temps à atteindre mon cerveau.

Tout ce que je savais était qu'il était assez fatigué puisque ses yeux étaient assez rouge. Je le regardais monter les marches avant d'entrer dans la pièce se trouvant juste en eau de l'escalier. Mon regard resta rivé sur la porte quelques seconde avant de sourire de nouveau et d'aller me replacer à la fenêtre pour surveiller les environs.

Un enfant transformé en malade semblait tourner en rond comme s'il cherchait quelque chose et cette vision me fit de la peine, car voir un adulte dans cet état était moins dérangeant qu'un enfant. Je me demandais ce qui était advenu de sa famille et ce que les adultes qui avaient la charge de le protéger devaient ressentir s'ils se trouvaient toujours parmi les survivants. Cette pensée me fis soupirer assez fortement avant que je détourne mon attention de cette vision pour retourner à la table.

Je venais tout juste de terminé de mettre des croix sur les nouvelles adresses que je venais de trouver lorsque j'entendis du bruit venant de l'étage. Cela n'avait à première vue rien à voir avec des déplacement du géant et il ne me fallut pas très longtemps pour me rendre compte que le géant de fer était lui aussi sujet aux cauchemars, mais je n'étais pas surprise, car je me doutais que tout les survivants devaient en faire. Je ne savais pas si cela était une bonne idée de me rendre dans la pièce où Bobby se trouvait, mais je fis le choix de m'y rendre tout de même.

Lorsque j'entrais dans la pièce, il était en train de se débattre contre un ou plusieurs fantômes et cela ne devait pas être agréable pour lui. Je m'avançais en silence avant de m'asseoir à ses côtés en me collant contre la porte. Je ne réfléchis pas une seconde pour glisser ma main dans celle rugeuse du géant de fer qui semblait se détendre un minimum. Mon membre semblait ridiculement petit comparé à l'immensité offerte par celle de Bobby, mais je ne la retira pas.

Considérant le géant comme un grand enfant, j'avais presque envi de le prendre dans mes bras afin de l'appaisser totalement, mais je n'avais pas les bras assez long pour parvenir à entourer globale. Le géant fini par ouvrir les yeux avant de se redresser faisant chuter le tissu de son sac de couchage découvrant son torse nu recouvert de plusieurs cicatrice. Je laissais ma main dans la sienne sans la moindre géne tout en gardant le silence pendant quelques instants pour lui laisser le temps de reprendre ses esprits.

Je le regardais sans le détailler, car je n'aimais pas que les gens le fassent avec ma main alors je ne le faisais pas nom plus. Une petite minute de silence se déroula avant que je prenne la parole :


- Je ne te considère pas comme un monstre et je ne le ferais pas alors tu ne devrais pas te voir ainsi.

Je levais ma main libre qui se trouvait être celle qui avait brûlé lorsque j'étais toute petite assez haute pour que le géant puisse la voir avant que je reprenne la parole :

- Tu vois ça? Je déteste l'apparence qu'elle me donne, mais je ne me considère pas pour autant comme un monstre. Je suis juste différente des autres et c'est la différence qui fait peur aux autres au point que beaucoup devienne plus que stupide.

La question que Bobby avait posé avant de monter se coucher me revint en tête et je savais bien qu'elle aurait été la réponse avant et quel est celle actuelle. Je le regardais un instant avant de lui sourire légèrement comme pour tenter de le rassurer alors que je finis par reprendre la parole pour lui donner la réponse qu'il était en droit de recevoir.

- Pour répondre à ta question de tout à l'heure, oui se serait venue vers toi et Aori aussi. Tu es une personne qu'il faut connaitre et je suis contente de l'avoir fait. Si j'aurais eus peur de toi, je ne serais sans doute pas venue t'aider dans la boutique et cela malgré Aori.

Je savais bien que Aori aurait été le voir en premier si nous l'aurions croisées avant l'épidémie, mais je l'aurais suivi sans trop d'hésitation alors je ne lui avait pas réellement menti, mais je voulais lui donner un coup de main pour qu'il reprenne confiance en lui et cela n'allait vraiment pas être simple, car je savais en le regardant dans les yeux qu'il avait vécu beaucoup.
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Aujourd'hui à 3:23

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Snow globe P.V. Flann

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