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 Snow globe P.V. Flann

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Dim 20 Mar 2016 - 16:24

Bobby trouva la jeune femme un peu glaciale, comme si la froideur du désespoir s’était installée dans son cœur. Chaque mot semblait être dépourvu d’âme et même de chaleur humaine. Un peu comme un automate. Le mastodonte ne pouvait s’imaginer à cet instant qu’il était la cause directe des malheurs de la dame. Le regard triste à fendre des pierres, la voix rauque du géant difforme s’éleva avec douceur.

Robert- Je n’ai jamais été fort avec les noms Flann. Pas bon cerveau. MERDE… FLANN SORT!


Au travers de la petite fenêtre de la porte menant vers l’avant du magasin, le monstre de foire vit une image singulière. Un visage strié de veines bleutées dont le sourire ensanglanté ne laissait présager rien de bon. La terreur noua alors les tripes de Bobby. Alors, le gentil monstre se transforma soudainement en un être de colère et de peur. Les traits atypiques du faciès monstrueux de l’homme difforme se consumèrent pour former un masque de rage à peine contenu. Bobby entreprit de rejoindre la porte de l’entrepôt. Il ne pouvait s’empêcher alors de penser à cet instant que c’était l’hémoglobine d’une personne innocente. Que la bête était arrivée trop tard pour aider une autre personne à s’échapper des mâchoires carnassières de la mort ambulante. Poussant un hurlement de rage pur, le mastodonte s’élança avec une résolution imparable. Robert savait qu’il était rendu le dernier rempart pour Flann. Car la goule allait pousser un râle d’alarme pour prévenir ses compagnons d’outre-tombe que le la chair fraiche.Que les protes étaient entrebâiller et qu'une légère pression sera suffisante pour permettre aux zombies de permettre dans la cachette. Robert devait devenir la cible, le mets exquis pour les abominations cannibales.

Partit l’être gêné, parti l’humain en quelque sorte. Le protecteur était aux commandes de cette machine phénoménale et il l’utiliserait au maximum de sa capacité. Tout ceci pour ne protéger qu’une personne projetée dans cet enfer à cause de lui. D’un puissant coup de talon, le géant ouvrit à la volée les deux portes battantes de l’entrepôt. La créature semi-vivante fut alors projetée, comme un fétu de paille emporté par une tornade, sur le mur et glissa pathétiquement au sol. Le regard bleuté inquiet de la bête se posa sur la scène macabre devant lui. Quatre silhouettes, telle une bande de vautours décharnés, firent leurs apparitions telles des spectres des légendes oubliées. Des yeux recouverts d’un voile blanchâtre semblèrent détailler l’amas de muscles disproportionné comme des amateurs de bonnes chaires devant un festin gargantua. La haute silhouette et imposante du colosse continua d’avancer à grands pas au milieu des tourbillons presque opaques, de poussières soulever par son entrée fracassante. Le manteau de cuir de l’homme difforme flottant comme une cape autour de ses larges épaules. Deux zombies étaient dans une rangée et elles commencèrent à s’avancer pour intercepter l’erreur de la nature. Ses yeux luisants se rétrécirent, son visage monstrueux se fit encore plus intransigeant. Prenant appui sur la lourde étagère, se labourant par le fait même la paume de sa main, le colosse utilisa une partie de sa force monumentale pour faire levier. Dans une protestation de crissement métallique, le lourd meuble bascula pour choir avec fracas sur les corps animés dégoulinant la putréfaction. Voyant le sac à dos, l’objet des inquiétudes de la jeune femme, au sol devant lui, Robert fit un pas de géant pour se rapprocher de ce bonus inespéré. Une goule, un jeune homme ayant la corpulence d’un footballeur américain, s’avançant en titubant comme un ivrogne vers le mastodonte. Sans aucune hésitation, saisissant la hache de bucheron à deux mains, Bobby fit un arc dévastateur latéral vers la tête aux traits figés par un masque mortuaire. Un objet volant identifié, sous la forme d’une tête sectionnée à la base du coup, s’envola vers le dernier congénère dépravé qui était sur ses jambes flageolantes. Quelques secondes furent nécessaires à la créature revenue d’entre les morts pour suivre ce drôle de projectile. Mais ce fut amplement suffisant au géant de saisir le sac et de faire une retraite toute sauf discrète vers l’arrière-boutique.

Au moins, la rapidité était un des derniers atouts que les vivants avaient sur les zombies. Ne sachant aucunement si Flan était bien sorti de ce traquenard, le monstre de foire annonça la bonne et la mauvaise nouvelle.

Robert- J’ai ton sac, mais les méchants qui mordent vont arriver bientôt… Euh… On sort et on bloque la porte et on se cache OK?



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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Lun 28 Mar 2016 - 18:23

J'étais tellement concentré sur mes gestes que je bondis lorsque j'entendis Robert crier. Je ne savais pas trop ce qui était en train de ce passer pour que le comportement du géant de fer change du tout au tout. Je regardais autour de moi en essayant de trouver la cause du fait que je devais sortir de là. Je finis par me contenter de suivre le regard du géant ce qui n'était pas évident puisqu'il était plus grand que ma petite personne.

Je vis rapidement un Malade se positionner devant la porte menant à la réserve. Cela signifiait qu'une seule chose, ils étaient entrés dans la boutique et cela allait compliquer les choses pour la récupération des sacs qui se trouvaient au même endroit qu'eux.

En tout cas, malgré le danger, il était hors de question que je laisse tomber, mais il aurait tout de même été préférable de les éloigner de la petite boutique pendant que les Malades se trouvaient de l'autre côtés de la vitrine. Je soupirais légèrement avant de me tourner de nouveau vers mes petites voitures. Cela était inutile maintenant, mais je voulais tout de même prendre deux minuteurs de cuisine avec moi au cas où.

Je ne voulais pas m'encombrer inutilement de trop de chose puisque je n'avais pas mon sac avec moi donc j'allais me contenter de deux. J'avais le dos tournée lorsque j'entendis la porte s'ouvrir et se refermer avec force. Lorsque je fis de nouveau face à la porte conduisant sur la boutique, Robert ne se trouvait plus sur place.

Il était retourner à l'intérieur et cela était véritablement stupide de sa part et même totalement suicidaire et cela me remplissait de colère. Nous avions commencés à nous apprivoisé comme dirait Antoine de Saint-Exupéry, avec la relation entre le renard et le petit prince, et maintenant il prenait des risques inconsidérés.

J'eus un moment d'hésitation pour savoir si je devais ou non y aller à mon tour, mais le géant de fer revint avant que j'eus le temps de faire un choix. Je le fixais d'un regard emplit de colère avant de prendre la parole :


- Ne compte pas sur moi pour te remercier. Agir comme tu viens de le faire est purement égoïste.

J'étais en colère contre lui et cela était sans doute du au fait que je le trouvais d'assez bonne compagnie maintenant que je le connaissais et je n'aimais pas voir les gens mourir et j'avais assez vue ce spectacle des plus désagréable jusque là et je n'étais pas pressé que cela se reproduise de nouveau. Je restais en face de lui sans pouvoir faire partir la colère qui se trouvait en moi.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Mer 30 Mar 2016 - 2:33

Le mastodonte avait le visage rougeaud de par l’effort qu’il avait dû déployer pour empêcher les goules de pénétrer dans leur refuge dérisoire. Abri provisoire que l’étrange duo devrait quitter avec la célérité d’un homme poursuivi par les quatre cavaliers de l’apocalypse. Tendant le sac à dos à la jeune femme avec un sourire à la dentions inégale, le géant fut accueilli par une onde de colère des plus déstabilisantes. Une leur de fureur fit littéralement fondre le cuivre des iris du regard de la jeune femme et le mineur eut un instant de stupeur et d’incompréhension la plus totale. Un venin paralysant s’écoula des lèvres charnues et tendres de Flann.

Flann- Ne compte pas sur moi pour te remercier. Agir comme tu viens de le faire est purement égoïste.

Le temps sembla s’être arrêté pour le golem de chair. Reprenant son souffle laborieux, les yeux de l’homme devinrent larmoyants. Non de peine, mais d’une colère sourde. Il ne comprenait pas l’attaque verbale qu’il venait de recevoir de la part de la brunette. Il avait encore était se battre pour protéger une personne qu’il croyait gentille. Comme il l’avait fait avec Abigail et plusieurs autres gens rencontrer au gré de ses pérégrinations.  Son faciès à peine sculpté dans le granit se fissura sous l’assaut d’une tristesse insupportable. Engouffrant le sac à dos dans les bras de sa propriétaire furibonde, le mastodonte sentit de nouveau son cœur se faire griffer.  Une attaque sournoise qui lui fit serrer les poings sous la douleur qu’il ressentit même au plus profond de son âme. Pointa la porte où un concert de lamentations frustrées s’éleva telle un crescendo agonissant, la voix rauque du géant se fit entendre avec une clarté limpide.

Robert- Les méchants qui mordent allaient entrer et je suis sorti pour les ralentir… Euh… Sinon on était fait comme des souris. Personne ne me remercie habituellement alors ça ne me dérange pas… Euh… Je pensais juste que ça te ferait plaisirs de ravoir tes choses quand j’ai vu ton sac.

Des larmes coulèrent sur le visage de l’homme blessé au plus profond de son cœur. Il savait qu’il ne valait rien aux yeux des gens. Qu’il n’était d’un outil au mieux ou bien un monstre au pire. Mais c’était plus fort de lui. La générosité et l’instinct de protection coulaient dans ses veines. L’ancien mineur était bonasse et il a été trompé plus qu’une fois dans sa vie pour le profit personnel des autres. Un cognement sourd contre la porte fit redresser l’oreille du golem de chair. Le regard bleuté de l’homme se remplit alors d’une sollicitude et d’une douceur. Son visage se façonna pour laisser paraitre une résolution nouvelle.

Robert- Flann on doit partir… Euh… Je ne veux pas que les méchants t’aillent mal. Moi ça ne me dérange pas, mais pas toi… Euh… On doit se trouver une cachette ça te dérange de me suivre ?

De cette simple phrase, le géant démontrait encore qu’il était prêt à tout pour aider une étrangère, même si cette dernière était maintenant hostile en son endroit.  Se plaçant entre la future menace et la dame, le mastodonte allait encore une fois servir de bouclier démesuré pour protéger une personne qui mérite de vivre. Plus qu’un monstre de son envergure…

Poussant légèrement la dame vers la sortie de secours, une partie de la porte vola en éclat sous l’assaut des goules. Bobby vit le premier masque mortuaire se présenter dans le trou et les yeux blanchâtres de la chose morte se focalisèrent sur la silhouette difforme du mineur.  L’abomination fut prise d’une frénésie destructive, voyant ses proies s’échapper de ses ergots tranchants comme un rasoir.  Voyant une piètre lumière s’engouffrer dans l’entrepôt envahi de  pénombre, l’esprit lent de l’homme compris de la jeune dame avait ouvert la porte de leur délivrance. Sortant à son tour, le regard bleuté de l’homme trouva un objet pour leur laisser tout le loisir de s’échapper. Une benne à ordures sur roulettes Il s’arcbouta les deux mains sur la paroi métallique de la benne à ordure sur roulette. Grognant sous l’effort qu’il devait déployer, Robert lançant toutes ses forces dans la bataille qu’il livrait contre l’inertie du contenant plein à rebord de détritus. Les veines de son cou de taureau se gonflèrent sous l’effort. Les muscles de ses bras et de ses jambes se transformèrent en pistons vivants. Le cœur immense, transformé en une sorte de moteur, pompait le fluide vital pour augmenter la puissance déjà phénoménale de l’homme. Dans un grincement rouillé, la berne se plaignit de ce traitement et les roues commencèrent à rouler péniblement. Un pas après l’autre, un petit miracle d’obstination et de résilience humain, Robert accomplit alors l’exploit de placer la berne pour en faire une barricade solide et totalement improvisée. Quand la tâche fut accomplie, le monstre de foire posant son dos sur le mur et se laissa glisser au sol pour reprendre son souffle. D’une main tremblante, il bloqua les roues pour solidifier le tous. Pointa les maisons devant lui, Bobby parla en soufflant bruyamment.

Robert- Des bonnes cachettes… Euh… Des maisons avec du propane… Euh… Pour avoir de la chaleur.



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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Lun 4 Avr 2016 - 13:33

En voyant le visage du géant de fer se décomposer à cause de ce que je venais de lui dire, je me sentais assez mal, mais il devait comprendre que l'on entrait pas dans la vie d'une personne et ensuite prendre des risques inutiles. J'étais convaincu qu'il y avait une solutions autre que de mourir. Heureusement, il était revenue sans le moindre soucis, mais cela n'empêchait rien.

Bobby avait une manière de décrire les choses qui était identique à celle d'un enfant et cela était vraiment attendrissant. Je savais qu'il allait devenir important dans ma survie, mais pour le moment je devais faire tout pour trouver Aori. Je le regardais, silencieuse avant de soupirer. Je ne savais pas trop comment lui dire ce que j'avais ressenti, mais avant que je puisse lui dire quoi que se soit, il avant reprit la parole pour me dire qu'il était tant de partir et bien que j'avais peur de ce qui pouvait lui arriver, je n'avais pas le moindre soucis avec le fait de le suivre alors je pris la parole :


- Cela ne me dérange aucunement, mais arrête de faire des choses inconsidérés.

Je suivis donc le géant de fer dans la rue se trouvant de l'autre côté de la sortie de secours juste après que les Malades entrèrent dans la pièce où nous avions trouvé refuge. Je regardais le géant lorsqu'il poussa la benne à ordure contre la porte que nous venions d'emprunter. Je savais que ceux là allait nous laisser tranquille, mais le monde était entre leurs mains et tout ce que nous pouvions faire était de tout faire pour rester debout le plus longtemps possible. Tandis qu'il effectuait la dernière poussée, je me dirigeais vers l'entrer de la ruelle.

Une maison était une bonne idée, mais que ce lieu soit chauffer ou nom m'importait peu. Tout ce que je voulais était un endroit solide qui mettent une barrière sécurisante entre les Malade et nous. De toute manière il était impossible de savoir si le propane était présent avant d'y être. Je le fixa avec toujours un peu de colère avant de prendre la parole :


- Entrons dans la première que nous voyons et nous verrons bien pour le confort.

Je me mis à courir dans la direction opposé à la boutique en espérant être suivi par le géant de fer. Je dû parcourir un bon demi kilomètre avant de tomber sur une maison à l'apparence moderne et solide. La porte était ouverte alors il ne fut pas difficile d'y entrer.

Je fis le tour de deux ou trois pièce avant d'aller m'installer dans le salon en me mettant assise sur le sol juste à gauche de la porte d'entrer de la pièce. Il y avait des fauteuils, mais je n'avais pas envie de me sentir à l'aise, car je ne voulais pas prendre le risque de me sentir bien et de tout perdre. Je posa mon sac devant moi avant de fouiller dedans pour en sortir la photo. Avec mon index, je caressais les visages de toute ma famille avant de rester planter sur Aori qui se trouvait dessus.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Mar 5 Avr 2016 - 15:27

Le colosse hocha vigoureusement la tête. Ayant une constitution des plus adaptée, Robert ressentait moins la morsure des éléments que la plupart des gens. Un des rares avantages d’avoir un corps disproportionné et affreux comme le sien. Lorsque Flan commença à courir pour s’éloigner de la boutique des horreurs, Bobby lui emboita le pas. Les grandes enjambées du colosse lui auraient permis de distancer aisément la jeune femme, mais l’homme calqua sa vitesse pour rester en arrière d’elle. Comme un gardien silencieux, essayant de garder son équilibre sur la chaussée enneigée et glissante, le golem de chair bifurqua quand une maison accueillante leur tendit les bras. La porte d’entrée était ouverte, signe évident que des pillards devaient avoir mis les lieux à sac. Mais les fenêtres hautes du sol et l’absence dans les environs de goules étaient un incitatif des plus précieux. La dame entra dans la maison et Bobby, après dégagé un peu de neige du portique, put fermer la porte de leur nouveau refuge du jour.

Sans un mot, l’étrange duo se sépara pour sécuriser les lieux. Robert descendit dans les entrailles du sous-sol. Le mastodonte avait laissé le rez-de-chaussée, et la luminosité naturelle du jour, à la femme à l’allure sévère. Ayant passé une partie de sa vie dans sous la surface de la Terre, comme la lie de l’humanité qu’il croyait être, le mineur n’était pas sujet à la claustrophobie ou bien à la peur de la noirceur. Dans son cas c’était un allié pour atténuer son apparence grotesque aux yeux dégoutés des gens. Allumant tout de même sa lampe de poche accrochée à sa veste, le géant inspecta chaque recoin. Il vérifia si les robinets coulaient encore dans la petite salle d’eau. L’eau limpide s’étira juste au fond de l’évier. Robert prit sa main et forma un petit creux dans sa paume. Il se rinça le visage d’eau froide et vivifiante. Le mineur en put quelques lampés pour étancher sa soif et soulager sa gorge sèche. Comme de raison chaque pièce était dans un état lamentable. Les visiteurs n’y avaient pas été de main morte. Dans une petite chambre, une aberration en pyjama souffrait en gémissante étendue sur le sol. Ses membres semblaient être tous cassés, résultants d’une rage aveugle de l’agresseur. Ensuite il avait laissé sa victime là. Comme si l’achever avait été au-dessus de ses forces. La voix caverneuse, mais douce du géant sorti de sa gorge monstrueuse.

Robert- La personne n’a pas voulu vous libérer… Euh… Maintenant c’est le temps de partir au pays imaginaire…

Le mastodonte leva sa hache comme l’aurait fait un bourreau et le coup dévastateur mit fin à la lente agonie de la créature réanimée. Essuyant arme improvisée sur le couvre-lit, Bobby fini son exploration. Découvrant la salle de maintenance de la maison, le golem de chaire trouvez une valve indiquant l’arrivée du gaz. Ouvrant la poignée, le colosse fit le cadran indiquer la pression s’affoler. Se stabilisant, Robert eut un sourire sincère. Il y avait du gaz dans la maison. Donc il pourrait surement faire à manger. Regardant le chauffe-eau, il fit que la veilleuse était éteinte. Ravivant la petite flamme, le sourire de l’homme s’agrandit davantage. Même de l’eau chaude. Un petit coin de paradis pour le duo, même la terre promise pour les deux survivants. Remontant en vitesse, le colosse découvrit la jeune femme assise sur le sol. Elle caressait une photographie du bout de ses doigts effilés et gracieux. Flann avait le regard prisonnier dans des visions du passé pas si lointain et d’un présent surement douloureux. Le géant connaissait cette expression de mélancolie et de douleur, car il l’affichait à chaque fois qu’il songeait à ses anges trépassés.

Essayant de faire le moins de bruit possible, autant dire que le géant difforme avait la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, Bobby alluma le foyer pour combattre le froid ambiant. Souriant timidement, il fit le tour pour solidifier les portes et s’assurer d’une certaine tranquillité d’esprit. Revenant dans le salon, le colosse enleva son sac à dos et farfouilla à l’intérieur sortant deux conserves qu’il avait prises dans l’entrepôt maintenant envahi par les morts qui marche, il les présenta à la jeune femme. Pour essayer de faire sourire Flann, il essaya de faire son maître d’hôtel un peu déphasé. Comme le monstre de Frankenstein de la Famille Adam. Souriant grandement, oubliant un peu pour cette fois ses dents mal alignées, le monstre de foire demanda avec une sollicitude et une douceur certaine.

Robert- Euh… T’as faim? J’ai autre chose dans mon sac. On peut manger chaud la cuisinière est au gaz… euh.. Aussi il y a de l’eau et le chauffe-eau commence à se réchauffer… Euh… Je peux te poser une question?

Rougissant sous l’assaut de la gêne, le géant se jeta à l’eau pour une des rares fois de sa vie.

Robert- Euh… Pourquoi tu m’as aidée tout à l’heure? Personne à part trois de mes amies l’ont fait… Euh… Les autres sont partis en me laissant me débrouiller. Aussi pourquoi tu es ici en ville ou il y a plein de méchants?

Respirant un bon coup, Bobby ajouta avec une petite voix.

Robert- Si tu ne veux pas me le dire, c’est ok pour moi… Euh… Je vais aller cuisiner…



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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Mer 6 Avr 2016 - 0:52

Regarder la photographie était pour moi un moyen de ne pas oublier tout ceux qui n'était plus et tout ceux qui étaient actuellement disparus. Il y avait ma petite soeur qui se trouvait quelque part, sans doute morte si je me référais au cri que j'avais entendu sortir de sa bouche au moment où elle s'est envolée, et Aori que j'espérais dans les environ en compagnie de ses parents. Je voulais qu'elle soit en sécurité loin des Malades qui ne m'aidais pas à effectuer des recherches rapides.

J'étais en train de lui parler silencieusement comme si mes pensées pouvaient l'atteindre, alors que de mon côté j'en était actuellement incapable, lorsque j'entendis le géant de fer entrer dans la pièce. Je me demandais comment il s'y était pris pour tenir toujours debout alors qu'il était loin d'être la discrétion incarnée. Je gardais mon regard sur la photographie jusqu'au moment où il prit la parole :


- Un peu. Manger chaud sera agréable par le temps extérieur. Bien, j'irais prendre une douche pendant que tu cuisine.

Le fait de manger était devenue un luxe que par moment il était, par moment, impossible à atteindre. Aujourd'hui, cela était à notre porté et je ne voulais pas m'en priver surtout que s'était le géant de fer qui invitait si j'avais comprit. Je pris la photo dans ma main avant de me relevé et de m'avancer vers mon camarade et passer à côté de ce dernier pour aller voir ce qui se passait de l'autre côté de la fenêtre.

La rue était calme et cela changeait de l'agitation qui s'était déroulé dans la boutique où j'ai rencontré Bobby. Je regardais la rue lorsque le géant reprit la parole pour me demander pourquoi je l'avais aider. Je me retourna vers lui un instant avant de prendre la parole :


- L'eau doit être chaude maintenant ou tout du moins assez agréable. Je te rejoins ensuite dans la cuisine.

Je savais pourquoi je l'avais aidé lorsqu'il avait fait sortir les Malades de la réserve croyant que s'était moi qui y était coincé. Je passa de nouveau devant lui pour récupérer mon sac avant de me rendre dans la salle de bain. Il y avait une baignoire et une douche dans la pièce. J'eus envie d'en prendre un, mais cela n'était pas raisonnable alors avec un soupir je me déshabilla pour entrer dans la douche après avoir pris soin de fermer la porte de la pièce.

Ne connaissant pas vraiment le géant qui devait être en train de cuisiner, je préférais rester sur mes gardes. Je laissais glisser l'eau le long de ma chevelure et de mon corps avant de me mettre à sangloter. Cela me fis du bien, j'en avait besoin, car cela n'était pas un luxe que je pouvais me permettre. Le fait de pleurer me faisais perdre mes moyens, mais par moment cela était utile.

Je me lava les cheveux avec le savon qui se trouvait sur le bord du lavabo avant de les rincer et de sortir de là. Je pris soin de me changer en mettant la seconde tenue que j'avais en ma possession tandis que je fis tremper la première dans le lavabo dans une haut chaude et savonneuse. Cela ne serait pas parfait, mais cela serait tout de même un peu plus propre.

Je finis par arriver dans la cuisine où se trouvait le géant de fer. Je toussa légèrement pour montrer que je me trouvais dans la pièce. J'attendis une petite seconde avant de prendre la parole de nouveau :


- Pour répondre à ta question de tout à l'heure, je suis intervenue sans vraiment de raison. Je ne peux pas laisser une personne face au danger, même si elle est de taille à l'affronter seule. De plus Aori m'aurais réprimandée si elle savait que j'avais agis de la sorte.

Enfin s'était de cette manière qu'elle aurait fait avant que je la perde de vue. Je savais que beaucoup de gens avant changer depuis que tout cela avait commencer et je ne savais pas vraiment de quoi il en retournait concernant ma bien aimée.
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MessageSujet: Re: Snow globe P.V. Flann   Dim 10 Avr 2016 - 23:30

Le colosse resta seul dans la cuisine pour cuisiner le plat mis en conserves à une époque que c’était encore des industries qui le faisaient. Maintenant les chaines de montage, les industries s’étaient tues à cause du manque de main-d’œuvre. La majorité des employés qui préparaient ces plats étaient occupés maintenant à savourer de la chaire frémissante de leurs pauvres victimes agonisantes. La créature empathique, qui brassait la pitance dans la marmite doucement, avait compris l’attitude un peu glaciale de Flann. Juste à voir la nostalgie dans son regard, la lueur de tristesse qui semblait être inscrite dans ses yeux, Robert comprenait parfaitement les pensées de la jolie dame. Elle s’ennuyait des gens sur la photo. Comme lui s’ennuyait de ses anges et de ses amis que le hasard avait placés sur sa route. Juliane, Selene et surtout Abigail. Repenser à elle fit naitre des papillons dans son estomac et les mains immenses et rugueuses du colosse deviennent moites. Il ne comprenait aucunement cette réaction, la parodie d’homme n’ayant jamais connu les bienfaits d’être aimé tendrement par une femme. De gouter à ses lèvres comme le plus doux des nectars que la vie pourrait permettre à un homme de savourer. Mais comme le savait pertinemment le monstre de foire, c’était un rêve hors de sa portée. Une illusion des plus délicieuses pour le grand sentimentale qui se cachait sous cette armure de répugnance. Mais maintenant il était dans un cauchemar éveillé. Mais comme à chaque fois que le doute saisissait le cœur de Robert, le fantôme de Sandra venait le réconforter.


Sandra- Oncle Bob. Tu sais qu’à chaque fois que j’avais un cauchemar, tu te souviens que tu me chantais des airs joyeux et reposants? Les paroles arrivaient à s’infiltrer dans mes cauchemars et je pouvais me réfugier dans tes bras. Tu venais combattre les méchants…




Pour combattre son malaise passager, le géant au cœur d’or suivit le conseil de sa chère nièce. Une voix merveilleuse, rauque et si juste s’échappa alors du cœur et de l’âme de la bête. Une voix digne des chanteurs disparus à ce jour résonna dans la petite cuisine silencieuse. Chanter fit naître un apaisement pour l’être au cœur chaviré, mais aussi à la dame qui s’approchait de lui. Souriant grandement de la joie et de l’allégresse tout à coup rendues à son cœur mis en charpie, la beauté intérieure du monstre se manifesta alors de la plus belle manière qui soit. Un chant pur à la sonorité presque parfaite se produisit alors. Le don caché par la montagne de muscles déformés se dévoila au grand jour. Perdues dans des notes magnifiques rattachées à des souvenirs tristes et heureux à la fois, les paupières de l’être affreux se refermèrent quelque peu. Les paroles poussées avec une justesse incroyable caressèrent les âmes endeuillées. Il laissa entrevoir une lueur d’humanité dans ce monde de déchéance. Quand les dernières notes moururent doucement sur la langue de Robert, sursauta en tendant la petite quinte de toux derrière lui.

Se retournant, le poing fermé en s’en faire blanchir les jointures, le colosse sourit timidement à Flann. Celle-ci devait avoir surpris le chant joyeux du mastodonte. Rougissant d’une telle lueur que l’homme aurait pu servir de guide pour le trafique aérien, Bobby écouta la jeune femme. Hochant la tête, il pointa le ragout en train de cuire tout doucement.

Robert- Moi aussi j’essaie d’aider tout le monde… Euh… Je peux te poser une question? Aeri… C’est ça? Ben la personne à l’air gentille. C’est pour elle que tu fouilles la ville qui est dangereuse?

Baissant ses yeux de honte devant sa curiosité, Bobby rajouta en vitesse.

Robert- Je ne veux pas te mettre mal à l’aise… Euh… Tu veux manger? C’est prêt.

En distribuant la nourriture dans les bols, Robert posa innocemment deux petites questions.

Robert- Flann c’est très jolie… Euh… Jamais entendu avant. Ça vient d’où? Aussi tu es très intelligente, t’es une scientifique ou un truc du genre? Pour faire les trucs avec les petites voitures et les alarmes de tout à l’heure…



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