Partagez | .
 

 /!\ The road we take

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
Michaela Lewis
Bras Droit | Seven Sins
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 18/09/2013
Messages : 2413
Age IRL : 28

MessageSujet: /! The road we take   Lun 8 Fév 2016 - 11:30


« MERDE ! » Pour la seconde fois, Michaela s’était engouffrée dans une rue bloquée par les infectés. Comme si, s’enfuir du stade sans aucune connaissance de la ville n’était pas assez compliqué. Il fallait que des hordes entières de morts vivants viennent leur compliquer la tâche. Où devaient-ils aller ? La brune n’en savait rien. Il fallait s’éloigner des camions le plus possible. Hors de question de suivre cette belle bande d’abrutis vers la mort. Ils l’avaient bien vu pendant la fuite du CenturyLink, ils ne pouvaient compter que sur eux même.

Mais voilà, sans doute que dans ces camions certains connaissaient la ville et ses artères. Pour le duo, c’était un voyage à l’aveugle avec la mort qui guettait à chaque tournant. D’un geste rapide, l’analyste enclencha la marche arrière et enfonça l’accélérateur jusqu’à ce qu’un bruit sourd lui ordonne d’écraser le frein. Elle venait de percuter quelqu’un, ou plutôt, quelque chose. D’un coup d’œil dans le rétroviseur, elle put voir la carcasse de l’infecté qu’elle venait de percuter, tandis que plusieurs autres avançaient dangereusement vers le véhicule. Celui qui s’était jeté sur le capot du Humvee fit basculer la brune dans une colère noire. Non, elle ne mourrait pas ici et non, elle ne se laisserait pas impressionner par ces choses. « Va te faire foutre. » Siffla elle entre ses dents, le menton baissé et le regard noir dirigé vers l’infecté.

Sans aucune compassion, elle réenclencha la première et rattrapa l’axe principal,  zigzagant au rythme de ses coups de volant destinés à faire chuter le pourri qui restait bloqué contre le pare choc. Une fois débarrassée, elle tenta par deux fois de s’engouffrer dans de nouvelles rues. Même résultat. Ils étaient perdus et s’élancer bêtement dans chaque rue qu’ils croisaient n’était pas la solution. Après avoir ralenti l’allure jusqu’à ce que le véhicule s’arrête totalement, elle tourna la tête vers Adam. « JE FAIS QUOI ? ». Oui, elle commençait à paniquer. Depuis le début, Michaela avait réussi à rester parfaitement calme mais la situation durait depuis trop longtemps. Tout comme elle, Adam ne savait absolument pas quelle destination ils devaient prendre. Pourtant, sûrement guidé par son instinct, son ancien patron lui désigna un panneau de signalisation. Ils n’étaient pas loin du Space Needle et c’était aussi l’un des seuls points de repère qu’ils avaient dans la ville. Ils avaient enfin un but, même si une fois arrivés là bas, il ne serait pas plus avancé.

Sans trop d’encombre, la brune réussit à parcourir la route jusqu’à la tour à l’allure de soucoupe volante. Et le calme leur permit de réfléchir un peu plus à ce qu’ils devaient faire. Trouver un endroit, s’arrêter, se cacher. Ils n’avaient pas le choix, ils devaient chercher un endroit où se cacher dès maintenant pour ne pas se retrouver bloqué une fois le soleil couché. Et de toute façon, Michaela savait qu’elle était incapable de continuer ce manège pendant des heures. Ils devaient faire le point, au calme, en sécurité. Ils devaient dormir pour mieux prévoir leur avenir dans cette jungle. Un quartier résidentiel, voilà leur destination.

Après une bonne heure de recherche, c’est Adam qui pointa la maison du doigt. Elle était en hauteur mais surtout, une petite allée entre deux garages permettait de cacher le véhicule et de les laisser décharger les sacs à l’abri des regards. En deux manœuvres, le véhicule fut rangé entre les deux murs de béton tandis qu’Adam progressait déjà vers la porte d’entrée. Ils ne restaient que quelques efforts à fournir pour pouvoir respirer un peu. L’arme à la main, la brune suivait Adam dans les moindres mouvements. Il fallait vérifier si quelqu'un vivait dans la maison à travers les fenêtres. Elle secoua la tête, signe qu’elle n’avait rien vu à l’intérieur et une once d’espoir s’installa en elle.

Malheureusement, la porte d’entrée était verrouillée. Ils devaient passer par l'arrière. Et pour ce qui était de la chance, elle semblait enfin leur sourire. La porte déverrouillée leur permit d’entrer discrètement à l’intérieur et de se retrouver dans la cuisine. Tout était intact, parfaitement rangé et calme. Il ne restait plus qu’à vérifier que la maison était bien vide. En véritable travail d’équipe, le duo vérifia chaque pièce une par une avant de se retrouver dans le salon et d’aller récupérer leurs sacs, enfermés dans le véhicule. Une fois toutes leurs affaires rapatriées, les portes verrouillées et tous les volets fermés, Michaela eut un instant de flottement. Ils avaient survécu, ils étaient en sécurité. Toute la pression retombait en même temps qu’elle se laissait tomber dans l’ignoble canapé en cuir vert qui trônait au milieu du salon. Puis elle se mit à rire doucement, la tête renversée, les yeux fixés sur le plafond. Un rire nerveux alors qu’elle commençait à sentir la douleur des courbatures dans chacun de ses muscles. Ils étaient en vie.



Revenir en haut Aller en bas
Adam Shepherd
leader | Seven Sins
Administrateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 30/11/2014
Messages : 455
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Mar 8 Mar 2016 - 18:09


Depuis combien de temps avaient-ils quitté le stade ? Depuis combien de temps erraient-ils en ville ? Une heure ? Peut-être deux ? Adam n'en savait rien. Pas suffisamment longtemps pour que son cœur se calme. Malgré les secondes, minutes, heures qui s'étaient écoulées depuis leurs fuite, il le sentait encore tambouriner dans sa poitrine, frapper contre se cage thoracique, et s'il avait pu retrouver son souffle, l'adrénaline, elle, battait encore dans ses veines. Ses yeux non plus ne connaissaient pas de répit. Ils passaient sans cesse de la vitre au pare-brise, du pare-brise au compteur, du compteur à la jauge d'essence, de la jauge d'essence au rétroviseur. Ce qu'ils voyaient était... Il n'y avait pas de mots. Le financier avait beau avoir compris que le monde était bel et bien perdu depuis un moment, son imagination n'avait fait qu'égratigner la surface de la réalité. Chaos, mort, destruction, désolation. Le Seattle qu'il contemplait à présent n'avait rien à voir avec celui qu'il avait pu connaître au cours de ses déplacements d'affaires avec, ou sans, Michaela. Tandis qu'elle effectuait une énième marche arrière pour les sortir d'une ruelle un peu trop fréquentée par les infectés, ses pensées allèrent à New-York, à l'état pathétique dans laquelle la Grosse Pomme devait se trouver et à tout ce qu'il avait laissé là-bas. Une femme qu'il n'aimait pas, des parents dont il avait fait la fierté, une affaire incroyablement prospère. C'était sans doute ça le pire dans toute cette histoire. Oh ils pouvaient bien pleurer, eux, toutes ces petites personnes qu'il y avait au stade. Pleurer pour la perte de leur famille, de leurs amis. Mais ils n'avaient pas perdu ce que Michaela et Adam avaient perdu. Avant tout ça, ils faisaient partie des grands, des puissants. Ils avaient le monde à leur pieds. Et voilà ce qu'il en restait. Plus rien.

Leur arrêt sous la soucoupe du Space Needle fut plus que bienvenu. Adam put mettre ses sombres pensées de côté, retrouver un semblant de calme et même jeter un œil au cadran de sa montre. Une fois la tension baissée, le duo put faire ce pour quoi ils étaient parmi les meilleurs dans le domaine de la finance : analyser, anticiper et agir en conséquence. Analyser la situation, même un enfant de cinq ans l'aurait fait sans soucis : ils étaient dans la merde, seuls, perdus dans une ville qu'aucun des deux ne connaissaient vraiment. Si d'ordinaire, il préférait penser sur le long terme, ils n'avaient pas d'autres choix que de se focaliser sur le court terme pour l'instant. À voir tout ceux ayant perdu la vie au cours de la matinée, passer la nuit serait déjà un accomplissement en soi. Pour cela, il leur fallait trouver un abri. Cela sous-entendait un endroit discret, où ils pourraient se planquer, eux le humvee et ce qu'ils avaient récupéré au stade. Ne restait plus qu'à agir. Le problème c'était où se rendre ? Le Space Needle était plus au nord que le stade, ça il le savait. Pas question de revenir sur leur pas et de partir au sud, toute leur fuite n'aurait servi qu'à gâcher de l'essence autrement. Non s'ils voulaient profiter au maximum du véhicule militaire, ils devaient continuer dans la direction qu'ils avaient suivi jusqu'à présent. Comme c'était le cas partout, plus ils s'éloigneraient du centre-ville, plus ils auraient de chance de tomber sur des quartiers résidentiels et donc d'un endroit où se reposer. Plus facile à dire qu'à faire.

- STOP ! cria Adam après une heure de recherches. L'arrêt fut brutal mais ils avaient trouvé ce qu'il pensait être leur bonheur. Là, fit l'homme en pointant une maison du doigt.

Coincée entre deux bâtiments de plus grande taille, la maison qui avait attirée son attention ne l'avait fait pas tant à cause de ses dimensions qu'à cause de son architecture et de la typographie du terrain. Le garage au niveau de la rue, la maison le surplombant, un accès uniquement par escalier, la petite ruelle qui grimpait sur le côté... Adam ne savait pas pourquoi mais quelque chose lui murmurait que c'était ici qu'ils devaient faire halte. L'instinct peut-être, allez savoir. Le petit panneau indiquait qu'ils se trouvaient sur Ward Street, au 609, puisque c'était le numéro que portait la maison. Il n'avait pas la moindre idée d'où ça se trouvait mais en supposant qu'elle soit vide, ça irait très bien. Se faufiler dans la maison ne lui procura pas le moindre sentiment de culpabilité. Il n'y avait plus de lois, plus de règles et ses occupants étaient soit partis depuis longtemps, soit morts. Dans un cas comme dans l'autre, la famille qui habitait ici avait laissé son logement à l'abandon, alors pourquoi ne pourraient-ils pas, eux, en disposer comme bon leur semble ?

Fouiller la bâtisse ne leur prit pas plus de dix minutes. Pièce après pièce, ils inspectèrent chaque recoin de la baraque. L'image que lui renvoya le miroir de la salle de bain ne lui fit même pas haussé un sourcil tant il s'était habitué à la voir dans les vestiaires du stade. Des traits quelque peu tirés, les cheveux mi-longs en bataille, la barbe naissante... Le temps où il était toujours sur son trente-et-un semblait définitivement relégué au passé, comme tout le reste. La seule chose qui lui restait, c'était elle. Michaela. Le humvee déchargé, il s'affala sur le canapé, à quelques centimètres d'elle. L'éclat de son rire avait quelque chose de réconfortant. C'était le signe que malgré tout ce qu'ils avaient enduré, tout ce qu'ils avaient fait, ils étaient encore là, bien vivants. Dieu que c'était bon de l'entendre rire. Si bon qu'il ne put lui-même retenir le sien. Rire. Un exercice auquel il se pliait avec une aisance certaine dès que les convenances l'exigeaient mais auquel il ne se livrait pas facilement le reste du temps. Miss Lewis était l'une des seules à pouvoir se targuer de le faire rire réellement. Leur hilarité finit par s'épuiser d'elle-même, laissant le silence s'installer dans le même temps. Adam tourna le regard vers Michaela, un sourire aux lèvres. Doucement il prit le visage de la brune entre ses mains et l'attira à lui. Il l'embrassa comme jamais il ne l'avait embrassé auparavant.
Revenir en haut Aller en bas
Michaela Lewis
Bras Droit | Seven Sins
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 18/09/2013
Messages : 2413
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Sam 19 Mar 2016 - 21:11



Combien de temps resteraient ils ici ? Michaela préféra repousser cette question en se contentant d'observer le plafond, alors que son rire s'éteignait peu à peu. Ce n'était pas le moment de penser à ça, ils venaient à peine de trouver un refuge et qu'il soit pour une nuit ou pour la vie, cela n'avait pas d'importance à ce moment précis. Le silence s'installa dans la pièce tandis qu'elle redressait lentement la tête en réalisant tout ce qu'ils avaient fait pour arriver jusque là. Puis, son esprit divagua jusqu'aux autres survivants, ceux partis dans les camions. Ils devaient être mort à l'heure qu'il était. Et cette idée la fit sourire doucement. Coupée dans ses pensées par la sensation chaude des mains d'Adam sur ses joues, elle n'eut presque pas le temps de froncer les sourcils en le voyant approcher. Son ancien amant s'était activé plus vite que les méninges de la brune, si bien qu'elle n'eut pas le temps de réaliser ce qui était en train de se passer.

Mais c'était bien ses lèvres qu'elle sentait plaquées contre les siennes. Et cette façon d'embrasser. Elle ne l'avait pas oublié, même si tout cela remontait à longtemps. Cette manière remplie d'un mélange d'envie et d'assurance qui l'avait fait flanché dès les premiers secondes, dans cet Hôtel luxueux de Shanghai, lorsqu'ils avaient dérapé pour la première fois. Mais cette fois-ci, le baiser comportait quelque chose de nouveau, quelque chose que Michaela avait du mal à identifier. Sans doute parce que ce baiser n'en était pas seulement un, que derrière cet acte se cachait plusieurs décisions fatalistes. Elle connaissait assez Adam pour savoir que ce contact n'était pas irréfléchi. En posant ses lèvres sur celle de l'analyste, il signait définitivement la fin de leur vie d'avant. Les affaires n'existant plus, le monde étant devenu ce qu'il était, Amanda étant très certainement décédée, plus rien ne les retenait.

Elle ne ressentait aucune gêne, aucune retenue. Elle savait exactement ce qui lui plaisait ou non, ils avaient bien assez testé la chose. Alors, comme si elle avait attendu cela depuis des années (ce qui était le cas mais qu'elle n'oserait jamais avouer), Michaela se joignit à l'échange, cherchant la langue de son partenaire pour lui montrer combien elle en avait envie. Si ses jambes étaient engourdies quelques secondes plus tôt, elles étaient maintenant incroyablement légères. Les courbatures, la douleur, la fatigue avait disparu ne laissait place qu'à l'envie brûlante de sentir à nouveau les mains d'Adam sur sa peau. Mais l'excitation et l'impatience perturbait ses gestes, à tel point qu'elle fut incapable de choisir par quoi commencer. Elle laissa ses mains s'aventurer sous le pull d'Adam dans un premier temps, puis finalement, elle remonta jusqu'aux cheveux pour y glisser les doigts, lui offrant une nouvelle preuve de son envie. Et puis, même si ce contact semblait l'anesthésier toute entière, Michaela se rendit à l'évidence. Ce n'était que le premier d'une longue, très longue série. Elle n'avait pas à se précipiter, Adam ne reviendrait pas sur ce qu'il venait de faire. Alors, ils avaient tout leur temps.

Et si il y avait quelque chose que Michaela aimait, c'était bien de se faire désirer.

Consciente qu'elle même ne tiendrait pas longtemps sans que les choses sérieuses ne commencent, elle repoussa rapidement son ancien associé, le laissant seul dans l'horrible canapé où elle était également installée quelques secondes auparavant. Le regard braqué dans celui d'Adam, Michaela se mordait les lèvres pour contenir son impatience. Mais après tout, cette fois-ci ne serait pas différente des précédentes. Leurs parties de jambe en l'air se résumait souvent à un combat. Une lutte féroce pour rendre l'autre totalement fou mais aussi pour prendre le dessus. Le fait qu'elle se lève pour se tenir debout face à lui n'avait qu'un seul but, lui rappeler qu'elle n'avait pas abandonné la lutte et qu'elle commençait les hostilités dès maintenant. Adam avait allumé la mèche, impossible de faire marche arrière.

Elle retira son pull, son t-shirt trois fois trop grand et le débardeur qu'elle portait en dessous avant de s'attaquer en vitesse à la boucle de sa ceinture. Elle savait très bien que la distance, l'absence de contact devait consumer Adam. Mais elle savait aussi que, plus elle tenait, plus il viendrait férocement à la charge. Mais c'était également son cas, elle aussi brûlait de l'intérieur. Et elle était incapable d'y mettre la lenteur nécessaire tellement son corps tout entier n'attendait qu'une seule chose. Qu'Adam la possède à nouveau. Ses vêtements avaient rejoint le sol quasiment tous en même temps. Depuis combien de temps ne l'avait il pas vu aussi simplement vêtue ? Des années. Cinq au total. Une éternité. Roulant des hanches pour faire descendre son pantalon le long de ses jambes, elle quitta le regard d'Adam pour scruter la pièce, faisant comme si elle avait tout son temps, histoire de le faire mariner quelques secondes de plus. Ici ou là bas ? Sur le canapé ou dans une chambre ? Elle prit elle même la décision lorsqu'elle avança de manière féline en se penchant vers Adam. Ça serait ici. Et maintenant.



Revenir en haut Aller en bas
Adam Shepherd
leader | Seven Sins
Administrateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 30/11/2014
Messages : 455
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Lun 21 Mar 2016 - 18:05


À tout bien réfléchir, c'était ce qu'il avait toujours voulu. Ce baiser. Michaela. Au fond, peut-être même qu'il avait désiré cette apocalypse sans le savoir. Amanda, son épouse, cette femme qu'il n'avait jamais réellement aimée, était à des milliers de kilomètres de là. Si elle n'était pas déjà morte, c'était tout comme. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'Adam considérait que sa femme avait passé l'arme à gauche. Ça ne l'avait pas empêché de dormir pour autant. Il n'y avait plus de marchés financiers. Plus d'investisseurs. Plus de fonds de pension. Plus de Shepherd Lewis Capital Management. Tout ce qui, pendant cinq ans, s'était mis en travers de leur relation. Il n'y avait plus de règles, plus rien. Plus rien, si ce n'est eux. Mais n'avait-ce pas toujours été ainsi au final ? Eux contre le monde ? D'une certaine manière, si. Maintenant... Ce n'était que d'autant plus vrai. L'idée qu'il n'avait plus besoin de réfréner ses envies le travaillait depuis un bon moment déjà. Était-ce aussi son cas ? Le doute raisonnable était permis. La connaissant, Michaela y avait certainement pensé elle aussi, pourtant leur comportement au stade n'avait pas réellement changé. Peut-être attendait-elle qu'il fasse le premier pas ? C'était dorénavant chose faite, ne restait plus qu'à attendre sa réaction.

Elle ne tarda pas. Michaela répondit au baiser. Le doute n'était plus permis désormais. Le chemin sur lequel ils s'engageaient, excluait tout retour en arrière. La rencontre de leur langues scella le pacte. Ils affronteraient ce nouveau monde ensemble. Uni. Les lèvres d'Adam se firent rapidement plus pressantes, trahissant par la-même l'envie qui le rongeait de l'intérieur. Et, s'aventurant sous son pull, les doigts de son amante vinrent le délivrer. Le délivrer, oui. De chaque caresse, de chaque baiser, de chaque ruade. De tout ces instants qu'ils avaient partagé. De tout ce qui, chaque jour, n'était devenu que des visions le hantant dès lors qu'ils avaient décidé, d'un commun accord, de mettre fin à leur relation. Être privé de ce contact avait été une véritable torture. Ce ne fut qu'à cet instant précis qu'il s'en rendit réellement compte. Tout ses sacrifices en valait-il la peine ? Il comptait bien faire en sorte que oui. Les retrouvailles n'en seraient que plus délicieuses.

Puis, aussi soudainement qu'il l'avait embrassé, elle s'écarta. Shepherd inspira un grand coup, n'expirant qu'avec difficulté. Écartant les bras le long du dossier, ses doigts se tendirent avant de se crisper jusqu'à ce que les jointures de ses phalanges blanchissent. Elle le dardait d'un regard plein d'audace. Viens me chercher, semblait-elle dire alors qu'elle enlevait ses vêtements sans le quitter des yeux. Leur jeu avait repris là où il s'était arrêté, comme si les cinq dernières années n'avaient jamais eu lieu. Adam se redressa, posant ses coudes sur ses cuisses pour profiter du spectacle qu'elle lui offrait. Oh non, même si le désir lui tiraillait les entrailles, même si résister était une lutte de chaque instant, il ne céderait pas. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Pas maintenant, en tout cas. Cela avait toujours été ainsi entre eux. C'était toujours à celui qui rendrait fou d'envie l'autre en premier et pour l'instant, son associée avait l'avantage. Mais la donne n'allait pas tarder à changer.

Ce ne fut que lorsqu'elle roula des hanches pour s'avancer vers lui qu'il laissa cours à ses pulsions. L'attrapant aux hanches, Adam ramena brusquement sa partenaire vers lui alors qu'il s'avançait sur le canapé dans le même temps. Elles étaient avides, ses lèvres, avides de goûter de nouveau à  Michaela. Et ses mains se baladant sur le corps de la brune l'était tout autant. Elles glissaient le long de ses courbes avec une certaine fermeté, comme pour imprégner le derme de sa compagne des traces de leurs passages. Joueuse, la langue de l'analyste venait effleurer sa peau telle une plume cherchant à lui tirer quelques frissons. À chaque seconde qui s'écoulait, les lèvres de Shepherd descendait un peu plus. Encore un peu plus. Toujours un peu plus. Jusqu'à atteindre l'unique pièce de tissu qui la couvrait encore. Ses dents accrochèrent la culotte, la tirant quelque peu vers le bas avant de finalement relâcher leur prise. À l'opposé, sa main droite s'était frayée un chemin sous le voile, agrippant ses fesses, tandis que la gauche, elle, rampait le long de ses cuisses. Pressant sa maîtresse un peu contre sa bouche, il embrassa son intimité. Sa langue se fit plus insistante, à croire qu'elle cherchait à percer le textile.

Et tout s'arrêta lorsqu'il fit chavirer Michaela, l'étendant sur le canapé tandis que lui-même se relevait. Si le geste avait été vif, Adam n'en avait pas été moins délicat, d'une certaine manière. Debout face à elle, un fin sourire orna son visage alors qu'il s'attelait à défaire sa propre ceinture. C'était presque cruel de faire ça, il le savait, et malgré tout, il ne pouvait s'empêcher de s'amuser de la situation. Le maudissait-elle intérieurement d'avoir arrêté ? Peut-être. Lui l'aurait certainement fait à sa place. Mais n'était-ce pas le meilleur moyen de changer la donne ? De la faire rager, tout en lui en faisant demander plus ? La boucle de la ceinture tomba au sol dans un tintement métallique et bientôt, le reste de ses vêtements suivirent. Seul le boxer qu'il portait masquait encore sa virilité dressée. Comme un prédateur fondant sur sa proie, Adam revint à la charge. Ses lèvres ne restèrent que peu de temps appuyées contre celles de la brune, préférant plutôt suivre le même chemin qu'elles avaient parcouru quelques secondes plus tôt. La seule différence était que la culotte de Michaela ne resta pas bien longtemps à sa place.
Revenir en haut Aller en bas
Michaela Lewis
Bras Droit | Seven Sins
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 18/09/2013
Messages : 2413
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Sam 9 Avr 2016 - 0:00



Ici et maintenant. C'était, en tout cas, ce qu'elle espérait. Mais elle se doutait bien qu'Adam lui ferait payer son petit jeu. En s'avançant vers lui, elle priait secrètement pour qu'il ne s'amuse pas à lui rendre la pareille et que, rapidement ils passeraient aux choses sérieuses. Mais les années qui s'étaient écoulées depuis leur dernière partie de jambe en l'air avait vraisemblablement altérer ses souvenirs. Évidemment qu'Adam lui rendrait la pareille. Et en pire. Elle n'eut pas longtemps à attendre pour le voir faire. Le sourire de l'analyste s'étira progressivement, au fur et à mesure que les lèvres de son ancien associé s'aventuraient vers son tout dernier vêtement. Elle aurait aimé pouvoir répliquer quelque chose. Pouvoir lui dire qu'il perdait du temps. Mais en réalité, ce n'était absolument pas du temps perdu. Chaque seconde qu'il laissait s'écouler faisait grandir un peu plus son plaisir et elle ressentait déjà cette folle envie de le sentir en elle, pour assouvir cette souffrance délicieuse.

Elle fut obligée de subir le petit jeu auquel s'adonna Adam avec sa culotte, se contentant simplement de glisser les doigts dans sa chevelure pour l'encourager à continuer, ou à se dépêcher. Sans doute un peu des deux. La brune laissa sa tête ployer en arrière, étouffant un rire rauque, lorsque son amant lui procura son premier frisson en lui faisant voir, au travers du tissu, ce qu'il l'attendait. Et puis, aussi vite qu'elle s'était écartée de lui, Adam l'installa à nouveau sur le canapé. Il n'avait toujours pas fini de jouer. Des yeux, Michaela suivit chaque geste de son amant et en le voyant défaire lentement ses vêtements elle fût tenter de le prendre à son propre jeu. Mais là, elle était bien trop pressée pour le faire. Quelques années auparavant, elle ne se serait pas gênée pour laisser glisser ses doigts sous le tissu de sa culotte et lui montrer qu'elle pouvait se satisfaire sans lui. Ce qui n'était, évidemment, pas vrai, mais qui avait le don de fonctionner à chaque fois. Elle n'avait pas la patience pour ça. D'ailleurs, elle n'en avait quasi plus, de la patience. Prête à râler et à lui ordonner de venir à elle immédiatement, elle fut prise de court lorsqu'il fondit sur elle pour venir l'embrasser avec force. Ses hanches se mirent automatiquement à onduler pour l'inciter à la rejoindre. Mais ce n'était pas encore le plan de Mr Shepherd. Sauf que cette fois, sa culotte alla rejoindre ses autres vêtements sur le sol. Le moment de flottement qui suivit eut le don de la rendre folle. La torture avait bien assez duré et Adam, qui restait en suspens, laissant seulement son souffle chaud caresser son intimité, reçut le plus profond regard noir dont disposait Michaela. Elle lui avouait, silencieusement, qu'il avait gagné.

Adam avait gagné une bataille,non pas la guerre. Mais lorsqu'il posa enfin ses lèvres au creux de ses cuisses, Michaela eut le sentiment que tout était perdu d'avance. La bouche en O, les sourcils froncés de redécouvrir les sensations qu'une langue experte pouvait apporter, elle fut obligée de se redresser sur les coudes et chercha presque à s'extirper de l'emprise d'Adam. L'instant était insupportable tellement les premiers instants, leurs retrouvailles, étaient délicieux. L'étreinte d'Adam se fit plus féroce et comme pour la punir d'avoir voulu fuir, il s'appliqua encore plus vigoureusement à la tâche, arrachant un gémissement plaintif à sa proie, dont le ventre se creusait pour chercher à reprendre un souffle régulier. Les dents plantées dans sa lèvres inférieure, Michaela luttait pour ne plus gémir ce qui montrerait bien trop tôt à Adam, tout l'effet qu'il lui faisait. Elle reprenait partie au jeu mais avec les moyens du bord et plus l'excitation montait en elle, plus l'envie de lui faire payer à son tour prenait le dessus. Elle le repoussa à la force des bras, fonçant rapidement en direction de ses lèvres pour ne pas lui laisser l'occasion (oui, j'ai corrigé ce mot automatiquement.) de reprendre le dessus. L'embrasser avec une telle férocité lui rappela ces moments où ils se retrouvaient après s'être trop cherché durant des rendez vous ou des réunions. Lorsqu'ils étaient à bout et que l'excitation était trop puissante pour leur laisser des gestes tendres. Là, elle n'avait même plus envie de se venger et pourtant, elle aurait pu. Elle aussi savait y faire avec sa langue. Mais à cet instant, Il fallait juste qu'il vienne en elle, maintenant, tout de suite.

Les doigts cramponnés dans la tignasse de son bourreau, elle ne lui laissa pas d'autre choix que celui de la suivre tandis qu'elle s'allongeait sur le canapé. Elle abandonna ses lèvres pour pousser quelques gémissements plaintifs, destinés à lui faire comprendre qu'elle n'en pouvait plus d'attendre et qu'elle ne supporterait pas un autre jeu tant qu'ils ne seraient pas unis. Est ce qu'il cédait à la demande de Michaela ou est-ce que lui même n'en pouvait plus de jouer ? Impossible de le savoir, mais lorsqu'il se glissa en elle, Michaela eut le souffle coupé. Le regard rivé dans celui d'Adam, tout prenait forme. Ils étaient ensemble désormais. Plus rien ni personne n'existait.



Revenir en haut Aller en bas
Adam Shepherd
leader | Seven Sins
Administrateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 30/11/2014
Messages : 455
Age IRL : 29

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Mer 20 Avr 2016 - 16:21


Dans son texte sur l'amour Le Banquet, Platon, à travers les paroles d'Aristophane, avançait qu'autrefois, les Hommes avaient quatre bras, quatre jambes, deux visages, etc... Craignant leur puissance sans pour autant vouloir les anéantir, Zeus les sépara en deux. Divisés, hommes et femmes n'avaient alors de cesse de chercher leur autre moitié pour se libérer de leur nature incomplète. De cette volonté viendrait l'amour. C'était de ces écrits qu'avait découlé le mythe de l'âme sœur dont la culture New Age avait fini par s'emparer dans les années 70. Deux êtres destinés à se retrouver, à ne former qu'un tout unique, peu importe ce qui se mettait en travers de leur route. Adam n'avait jamais crû à toutes ces conneries. Il laissait cela aux rêveurs et philosophes en herbes. Lui était beaucoup trop cartésien, beaucoup trop rationnel pour ça et son simulacre de mariage en était bien la preuve. Mais sa relation avec Michaela, elle, n'avait rien de rationnel, rien de raisonnable. Elle était... Autre chose. Différente. Fusionnelle, auraient dit certains sans vraiment se tromper. Elle était en tout cas trop dangereuse pour la vie qu'ils avaient choisi de mener. Pourtant, à sentir les mains de son amante plaquées dans son dos, ses cuisses enserrant sa taille, Shepherd ne pouvait que penser que le philosophe grec avait raison.

Penser oui, mais l'espace d'un instant seulement. L'idée avait fusé dans son esprit, repartant aussi vite qu'elle était arrivée. Emporté par l'ivresse du moment, le magnat de la finance ne réfléchissait pas, ne réfléchissait plus. Ses gestes, bien que précis, étaient instinctifs. Chaque caresse, chaque baiser, chaque ruade n'était guidé que par un unique but : s'enivrer plus encore. Leur ébat était tel un oasis. Après leur traversée du désert, la seule envie d'Adam était d'étancher sa soif. D'elle, de sa peau, de son contact, de son odeur. Et si ses mouvements ne suffisait pas, chaque gémissement de la brune le grisait davantage de plaisir. Il était sur un petit nuage, flottant, que le souffle chaud de Michaela dans son cou poussait petit à petit vers une félicité des plus totales. Le sien de souffle s'était fait haché et profond à mesure que la puissance des assauts qu'il menait entre les cuisses de  son amante s’intensifiaient. Glissant une main au bas de ses reins, il la souleva légèrement, la plaquant contre son corps encore un peu plus, tandis que les va-et-vient de son bassin gagnait en amplitude. C'était comme s'il cherchait à ce qu'elle s'imprègne de lui autant qu'il s'imprégnait d'elle.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ressenti un tel plaisir. Bien trop longtemps. Ce plaisir-là, ce n'était pas le simple fait de coucher avec une femme non. C'était celui de coucher avec elle. Que ça soit son épouse ou les autres femmes qui avaient partagé ses nuits, en matière de sexe, aucune n'arrivait à la cheville de son ancienne assistante. Que ce soit dans les affaires ou au lit, Adam avait avec elle une alchimie qu'il n'avait retrouvé chez personne d'autres. Il ne se l'expliquait pas. C'était juste ainsi. Il y avait elle et les autres. À vrai dire, à cet instant précis, il n'y avait qu'elle. Son monde se limitait à Michaela. Et le canapé, même si une table, un lit, un tapis aurait tout à fait pu prendre sa place. Il n'y avait plus de fatigue et la seule tension qu'il y avait dans son corps était celle de ses muscles se contractant dans leur échange. L'épidémie n'avait plus d'importance, pas plus que les deux personnes qu'ils avaient tué de sang-froid pour s'en sortir. Ils avaient semé la mort dans leur fuite et voilà qu'ils célébraient la vie, leur vie, de la manière la plus primaire qui soit.

Suivant la courbe décrite par sa mâchoire, les lèvres du financier quittèrent leurs semblables pour s'aventurer dans le cou de la femme, le visage de l'homme allant se perdre dans la crinière brune de son amante. La mordillant légèrement à chaque baiser pour marquer une trace de son passage, Adam plaqua finalement sa bouche contre son derme pour retenir quelques grognements rauques de plaisir. Là, son souffle haletant allant s'écraser contre sa peau, il se laissa emporter par la douce musique de ses geignements plaintifs. Galvanisé, la cadence du mouvement avait progressivement gagné en vitesse, comme si le morceau qu'ils jouaient de concert était monté crescendo d'adagio à andante, d'andante à moderato, passant ainsi par tout les stades de tempo jusqu'à finalement atteindre l'allegro.

Peut-être que Platon ne se trompait pas après tout. Peut-être que chaque homme et chaque femme n'était que les deux moitiés d'un Être plus grand, plus parfait. Allez savoir. Une chose était certaine cependant. Adam ne s'était jamais senti aussi complet qu'avec Michaela. Il n'avait jamais été aussi vivant qu'à cet instant. Et la félicité n'avait jamais été plus proche.
Revenir en haut Aller en bas
Michaela Lewis
Bras Droit | Seven Sins
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 18/09/2013
Messages : 2413
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Ven 6 Mai 2016 - 13:15



A l'instant même où Adam s'était glissé en elle, Michaela avait ressenti cette drôle de sensation qui ne lui était pourtant pas inconnue. Elle avait ressenti exactement la même chose lorsqu'ils avaient franchi le pas, pour la toute première fois, dans cet hôtel de Shanghai. Ce jour là, tous leurs préliminaires n'étaient pas grand chose et si au pire, l'un des deux décidaient de tout stopper, il n'y aurait pas eu de malaise entre eux. Quelques baisers et mains baladeuses n'étaient pas « franchir véritablement la limite. » Mais dès le moment où ils s'étaient unis, la situation avait changé. Dans cette chambre d'hôtel, Michaela avait réalisé qu'elle n'avait attendu que cela. Qu'il la possède et que par cet acte, elle lui laisse un souvenir indélébile d'elle. Cette fois, la situation était différente mais pas si éloignée de la première. Ils auraient bien pu fricoter sur ce canapé sans que cela soit grave ou ne les engage à quoi que ce soit. Mais non, ils étaient allés jusqu'au bout. Et sentir les muscles de ses épaules se contracter un peu plus à chaque ruade lui procura un sentiment de possession et de puissance. Il était à elle, rien qu'à elle désormais. Elle avait gagné. Et rien ni personne ne pouvait les empêcher d'être tous les deux. Alors, même si coucher ensemble n'était pas chose inconnue pour eux deux, elle avait une toute autre saveur à ce moment.

La main qu'il glissa dans son dos la poussa à creuser encore un peu plus les reins, l'invitant à ne pas s'arrêter. Elle aurait voulu que cela dure des heures, qu'il rattrape le temps perdu et qu'elle puisse assouvir tous les fantasmes qu'elle s'était créée depuis qu'ils avaient cessé leur relation. Ses ongles s'étaient plantés dans la peau de son amant lorsqu'il la mordillait. Ses morsures lui faisait toujours le même effet et rendait l'orgasme un peu plus proche. Et lorsque le rythme de ses coups de reins s'intensifia, Michaela lassa échapper un rire. Il n'était pas moqueur, ni même heureux. Il était victorieux et gourmand. Férocement, elle plaqua ses lèvres contre celle de son ancien patron pour l'inviter à réduire la cadence. Non, ça n'allait pas se terminer aussi rapidement. Même si elle en mourrait d'envie. Elle se redressa sur les coudes, sans pour autant arrêter leur baiser, laissant leurs lèvres et leurs langues s'accoupler frénétiquement afin de ne pas perdre une miette de leur excitation. D'un coup de hanche, elle fit comprendre à son partenaire son intention d'échanger les rôles. Ça serait elle au dessus. Et si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, Adam se souviendrait qu'il s'agissait là de la position préférée de son assistante.

Michaela n'aurait jamais su réellement dire pourquoi elle préférait être au dessus. Sans aucun doute parce que cela comblait son petit côté dominatrice. Ou peut-être parce qu'il offrait une meilleure vue. Ou très certainement parce qu'elle se sentait bien plus désirable comme ça. C'était sans aucun doute un mélange de tout ça. En s'installant à califourchon sur lui, Michaela prit le temps. Elle savait pertinemment que ce changement de plan serait le dernier de ce premier round, elle ne voulait pas que cela arrive trop vite. Mais rapidement, après seulement quelques ondulations, elle sentit l'orgasme pulser au creux de son ventre. Alors elle prit le temps, elle se pencha vers Adam, le même sourire victorieux et amusé accroché sur les lèvres, pour venir l'embrasser avec force. Michaela jouait avec le temps en jonglant entre les moments plus calmes où elle s'efforçait de maintenir tout de même la tension et les moments plus rapides, sans se laisser submerger par l'orgasme,. Un véritable sport, destiné à faire durer le plaisir et profiter comme il se devait de leur retrouvailles. Mais, malgré ses efforts, son corps lui réclama l'assouvissement. Elle se redressa, balayant ses longues mèches derrière ses épaules pour que rien ne puisse empêcher Adam d'apprécier le spectacle.

Car il fallait qu'il en profite. Ses ondulations s'étaient accélérées, ses gémissements se faisaient de plus en plus forts, de plus en plus rapprochés. Elle ne tiendrait plus très longtemps.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: /!\ The road we take   Aujourd'hui à 23:20

Revenir en haut Aller en bas
 

/!\ The road we take

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Road accident leaves at least 32 dead in Haiti. ANMWE!!!!!!!!!!
» Mellindra Road, à votre service !
» TNA Victory Road 2004 [MU] :
» Monday Night Raw # 32 - ROAD TO WRESTLEMANIA
» Aden | Your kiss it could put creases in the road

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-