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 Minnen av en ny värld

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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Mer 2 Mar 2016 - 23:51

- Ne t'en fais pas, c'est important pour moi aussi... Mais je ne vous force pas la main, je tenais juste à ce que vous sachiez que je suis là si vous avez besoin de quelqu'un et qu'il ne faut pas hésiter.

C'est sur ces mots qu'elle laissa sa proposition en suspend, elle ne voulait pas paraître envahissante, elle pouvait très bien comprendre qu'il s'agissait là d'une affaire de famille et qu'ils préfèreraient surement faire ça ensemble, mais elle connaissait également les danger dehors, la difficulté à survivre aux Odöda, à Dame Nature qui avait décidé d'être capricieuse, à la faim... Rebecca était compétente survivre à ça... Seulement une question restait en suspens, survivre aux autres survivants... Si par chance ils avaient réussi à construire un groupe solide et majoritairement altruiste plus ou moins, la connerie humaine n'avait très certainement pas disparue et la Biologiste n'en avait certainement pas assez chez elle pour y survivre, même si elle avait appris à avoir moins d'état d'âme qu'avant et être plus pragmatique elle ne savait pas si elle était capable d'abattre un homme avant que celui ci s'en prenne à elle...

- Je comprends...

Rebecca ne savait pas trop comment réagir et se sentait gênée d'être la première à être au courant de leur souhait, l'égo un peu flattée malgré tout cela ne suffisait pas malgré tout à caché sa légère culpabilité, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs, n'ayant pour le coup pas fait grand chose pour mériter un tel "honneur".

- Je ne sais pas, si il y a urgence, je pense que le temps manquera... Mais sinon je suis sur qu'il y aura quelque chose, en tout cas si je reste et qu'il ne m'arrive rien, j'y penserais !

Rebecca était plutôt pessimiste dans ses propos même si elle essayait d'ajouter un peu "d'espoir"... Il était vrai que dans des situations délicates, la réflexion n'était pas vraiment mise en avant, à part pour se sortir de la situation désastreuse en elle même, et si un problème venait à les faire déguerpir d'ici, ils n'auraient surement pas le temps de faire quoique ce soit... Mais elle ne voulait malgré tout pas l'inquiéter ou lui faire changer d'avis, même si ce dernier point était très peu probable, ils étaient très décidés...

Après un léger silence, Alan lui demanda ce qu'elle pensait sur la situation sur les autres continents... Et la jeune femme avait un avis bien tranché sur la question:

- Je pense que c'est pareil malheureusement... Si ce n'avait pas été le cas on aurait au mieux des soutiens, des aides, des missions d'extradition... Mais ça ça aurait été dans un monde idéaliste... Ou alors on serait probablement mort atomisé par un missile nucléaire pour enrayer définitivement l'infection de la carte... On ne sait pas d'où la maladie proviens, elle a peut être été apporté par les trafics aériens... Puis on l'a tous en nous à ce qu'on a pu voir... J'ai pas mal d'hypothèse sur les causes et pourquoi rejoigne mon idée...

Rebecca se sentit presque mal d'avoir un avis aussi tranché qui ne rassurait peut être pas le scandinave... Elle sentit encore un sentiment coupable d'être aussi sèche sur la question... Peut être qu'il avait de la famille là bas, en Suède... Rebecca avait également la sienne aussi...

- Tu as de la famille en Suède ?demanda-t-elle d'un ton beaucoup plus doux avant de répondre elle même à sa question, j'ai toute la mienne là bas aussi, mais tu dois le savoir... Mais ça me laisse totalement indifférente, limite je pense parfois à eux en les imaginant à ma place me réjouissant presque qu'il n'arriveraient même pas à survivre comme on a pu le faire ensemble... C'est horrible ce que je dis non ?

Ils l'avaient tellement reniée toutes ces années, se moquant de ses choix et de ses valeurs, qu'elle en arrivait à penser que si ils n'avaient pas survécu là bas, ce serait le juste retour du Karma.
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Alan S. Karlson
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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Mar 8 Mar 2016 - 23:07



❝Minnen av en ny värld❞
Rebecca & Alan

    J'étais très touché par l'attention que nous portait Rebecca, elle s'inquiétait de notre départ et était même prête à tirer un trait sur ce confort qu'elle avait ici, ce n'était pas rien. Mais je ne pouvais m'empêcher de craindre qu'elle finisse par regretter sa décision ; qui avait encore envie d'affronter le monde extérieur après ce que nous avions affronté au stade ? Qui avait envie de se frotter une nouvelle fois à l'agitation des grandes villes ? C'était de la pure folie. Et personne ne ferait cela par plaisir, à moins d'avoir une réelle raison de le faire ; et c'était précisément ce que nous avions. Adressant un sourire des plus sincères à la suédoise, je lui fis comprendre que sa proposition n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd et que j'en parlerais avec Christina dès que le moment se présenterait.

    Je savais par ailleurs que si la blonde restait ici et qu'il se passait quoi que ce soit en notre absence elle ne manquerait pas de trouver un moyen de nous laisser un signe. J'espérais cependant que rien de grave ne se passe au chalet. Il ne fallait pas se leurrer, même si nous tentions tous de nous reconstruire petit à petit, reprenant nos marques à notre rythme, ce que nous avions tous vécu au stade était encore bien trop frais pour espérer passer une nuit sereine, pour ne pas craindre de voir une horde sortir de l'orée de la forêt. Nous ne savions toujours pas réellement comment ces infectés avaient pu entrer dans le stade, alors qu'est-ce qui nous garantissait que ça n'allait pas se passer de la même manière ici ? J'osais espérer que chacun d'entre eux aurait le repos qu'il méritait, mais comment en être totalement certain ?

    Le sujet que j'abordais ensuite était relativement moins glorieux, et l'avis de Rebecca m'intéressait tout particulièrement quant au fait qu'elle venait elle aussi d'ailleurs ; la plupart des gens à qui j'avais posé cette question avait tenté de se rassurer eux-même en se disant qu'il y avait sûrement encore de l'espoir quelque part, un gouvernement ou quoi que ce soit d'autre. Avoir le point de vue de la suédoise pouvait s'avérer totalement différent et c'est bien ce qu'il était. Contrairement aux autres, elle ne s'encombrait pas fioriture quand à la situation de l'autre côté de l'Atlantique, ses arguments étaient d'ailleurs relativement réfléchis et, fronçant un peu les sourcils tout en réfléchissant, je reposais une nouvelle fois mon regard dans l'âtre qui chauffait le bâtiment.

« Tu as sans doute raison. Je pensais au début que ce fléau s'était limité à ce continent, mais après avoir vu l'immensité de tout ça, c'est délicat de se dire qu'il y a quelque chose encore ailleurs. Et comme tu dis, s'il y avait ce quelque chose, nous serions sûrement déjà au courant. »

    Ses mots m'avaient fait moins de peine que ce à quoi je m'attendais, peut-être parce-qu'au fond j'avais besoin qu'on me le dise, besoin de comprendre une nouvelle fois que je ne verrais sûrement plus mon pays et que tout l'amour que je lui portais resterait désormais dans les souvenirs ; mais les souvenirs étaient là pour être chéris, et je ne comptais pas oublier une seule parcelle de terre que mes pieds avaient frôlé là-bas. La question de la jeune femme me fit cependant arquer un sourcil, j'étais étonné également par ce qu'elle m'annonça ensuite, n'ayant pas pensé qu'elle pouvait avoir de telles pensées envers sa famille. Mais pouvais-je seulement la juger ? Je n'avais moi-même eu aucune considération pour mon père après avoir enfin pu quitter le domicile, et le sort qui avait pu lui être réservé depuis le début de tout ce bordel ne m'avait que rarement effleuré l'esprit. M'enfonçant un peu plus dans le fauteuil confortable en m'y adossant, croisant un pied sur mon genoux, je répondis calmement à la jeune femme.

« Ne t'en fais pas, j'imagine bien que tu n'as pas cette réaction envers eux pour rien. Je n'ai moi-même pas eut de relation très simple avec mon père qui vit encore en Suède, et pour tout te dire, je n'ai qu'à peine pensé à lui depuis le début. »

    C'était un sentiment étrange de discuter ainsi de cela, je n'avais pas vraiment abordé ce sujet avec qui que ce soit, ne parlant en général que de mon pays et de ce que sa culture représentait pour moi, mais mon père était resté jusqu'à présent une part de flou que j'avais soigneusement évité. J'avais cependant le sentiment que Rebecca ne serait pas le genre de personne à juger de quoi que ce soit, et qu'elle pouvait parfaitement comprendre certaines situations.

« Je ne penses pas qu'il s'en soit sorti, il devait être seul et vu son âge... mais c'est peut-être mieux comme ça, son esprit est sûrement libéré de tous ces poids qui ont été les siens. »

    C'était relativement cynique comme vision, et en réalité je n'étais même pas certain qu'il ait un jour ressentit le poids de la culpabilité, mais j'aimais à penser parfois qu'il regrettait ce qu'il s'était passé, qu'il aurait aimé se faire pardonner ses fautes. Je ne le saurais jamais.


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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Dim 20 Mar 2016 - 16:48

Finalement, elle n'était pas la seule à avoir eu des rapports compliqués avec sa famille, ça la rassurait peut être un peu dans un sens, au moins le deuil avait été plus facile à faire pour lui. Étonnement, Alan avait plutôt bien pris tout ce qu'elle lui avait dit depuis, le début, ayant toujours été persuadé qu'elle ne serait jamais comprise et qu'elle était constamment jugée par son comportement, cela lui faisait beaucoup de bien de pouvoir parler librement.

- J'imagine, tu avais sans doute mieux à pense probablement...

Rebecca faisait surtout référence au bien être de sa famille et à James. Ils n'avaient eu aucun répits, en famille, alors les pensées se concentraient sur les choses les plus importantes, ce qui n'était pas le cas de Rebecca qui avait bien eu le temps de penser à tout... Elle se demandait si ces moments de calme ne pouvait pas être également difficile psychologiquement pour certaine personnes. C'était dans ce genre de moment qu'on prenait véritablement conscience de ce qu'il se passait, des personnes qui nous manquait, des choses qu'on ne vivra probablement plus. Le retour à la nouvelle réalité, s'adapter pouvait paraître difficile. Mais peut être que si le groupe en était là, c'était parce qu'ils en étaient tous plus ou moins capables au fond.

- Je comprends..., avant de reprendre d'un air un peu gêné, qu'est ce qui s'est passé avec lui ?

Rebecca aimait bien comprendre les problèmes familiaux des gens, ça permettait de relativisait avec les siens, de se sentir comprise, comme avec Tamara, qui avaient vécu la même enfance plus ou moins et qui étaient pourtant toutes les deux très différentes l'une de l'autre. Comme quoi, ça ne fait pas forcément qui on est, ça les renforce où ça les endort... Mais ça ne les crée pas forcément... Du moins, elle en est persuadé, à travers les rencontre qu'elle a faite ici, elle commence à mieux comprendre l'humain.

- Je me demande si on va vivre comme ça longtemps, de toute manière, ça s'arrêtera forcément, toute chose à une fin...

Après tout la population n'était pas illimitée, et forcément à force de tuer, tuer encore et toujours, il y aura bien un moment où il n y aura plus rien. Même si ça paraît impensable et impossible... Est ce que les nouveaux nés seront aussi porteurs ? Peut être les premiers... Mais si la théorie de la biologiste était exacte, ça ne le sera probablement pas pour longtemps, vu tout ce qui s'était passé...
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Alan S. Karlson
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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Lun 21 Mar 2016 - 21:43



❝Minnen av en ny värld❞
Rebecca & Alan

    J'avais hoché la tête à la réponse de la blonde ; j'avais eut tellement de chose à penser que j'en avais oublié beaucoup de choses en effet, pouvais-je seulement être blâmé pour tout cela ? Le monde s'était effondré et j'étais à l'autre bout de l'océan, je ne voyais plus mon père depuis des années, alors à quoi bon laisser la culpabilité me prendre ? Il y avait de ces choses qui rendaient le cœur des Hommes plus froid, et ces choses devenaient insignifiantes avec le temps, mais jamais ne pourraient être oubliées.

    Rebecca m'en demanda d'avantage sur ce qui m'a poussé à ne plus me soucier de mon père, n'ayant pas pour habitude d'en parler aisément, je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils, réfléchissant aux mots adéquat pour aborder ce sujet. Qu'y avait-il à dire ? Je n'avais pas envie de passer pour un enfant abandonné qui a dû s'élever seul, mais c'était sensiblement proche de la réalité. Posant mes yeux dans ceux de la suédoise, je ne me rappelais pas avoir vu une quelconque pitié ridicule à mon égard, ce n'est pas qu'elle ne se faisait pas de soucis, simplement qu'elle n'était pas le genre de personne à s'apitoyer sur le sort des autres ; une raison de plus de lui faire confiance, elle comprendrait.

« Ma mère et lui se sont séparés quand j'avais 7 ans. J'ai été amené à vivre chez lui mais on peut dire qu'il n'a fait aucun effort pour m'élever. Quand... Quand ma mère est décédée il a pas changé de comportement, comme si de rien n'était, même quand j'ai quitté le domicile à la majorité il n'a pas cherché à garder de contact approfondi. »

    J'avais ponctué ma phrase d'un sourire presque désolé, parce-que j'avais beau être fier de ce que j'étais devenu, il y avait toujours cette peine que l'enfant que j'étais avait ressenti sans rien pouvoir y faire. J'avais cependant fait mon possible pour ne pas reproduire la même erreur idiote avec mes enfants et avait été un père relativement présent dans leur vie, peut-être un peu trop. La voix de la jeune femme me sorti de mes pensées, remettant mon esprit en marche.

« Qui sait ? Peut-être que ça durera longtemps, peut-être que dans une semaine il n'y aurait plus personne sur terre... J'essaye d'apprivoiser l'expression ''vivre au jour le jour'' mais ce n'est pas forcément simple. »

    J'avais ris légèrement en terminant ma phrase, comme un petit rire nerveux, parce-que même si j'essayais de me persuader que le jour J était le plus important, je peinais à ne pas voir le côté négatif des choses. Après une courte réflexion, je me permis de retourner la question précédente à Rebecca.

« Et toi ? Pourquoi ça semble si compliqué avec ta famille ? »

    Je n'étais pas sûr qu'elle accepte de répondre mais je ne m'en formaliserais pas, elle n'avait aucun compte à me rendre et j'imagine qu'elle était parfaitement consciente que je ne n'étais pas du genre à lui reprocher de garder ces choses pour elle.


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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Ven 25 Mar 2016 - 15:00

Rebecca en apprenait un peu plus sur Alan au fil de la conversation, elle comprenait mieux pourquoi leur famille avait l'air si solide...  N'ayant pas vraiment l'aise avec le sujet, elle pouvait ressentir que ça le touchait d'une manière ou d'une autre, suffisamment  pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que lui, et finalement ça l'a plutôt bien réussi au final, même si être délaissé par ses parents n'est en lui même, loin d'être quelque chose de positif.

- Oui c'est vrai, ce n'est pas simple...J'y arrive ça va paraître étrange, mais j'ai l'impression de commencer à vivre seulement maintenant...

Rebecca n'avait jamais vraiment pu vivre comme elle l'entendait, même quand elle avait fini ses études, il y avait toujours une pression familiale qui rodait autour d'elle...Et fraichement arrivée à Seattle, elle n'avait pas encore eu le temps de rencontrer des gens, se faire des amis, prendre le temps de profiter... C'est seulement maintenant que tout ça prenait forme, arrivée au chalet... Un environnement qu'elle aimait, des gens avec qui elle se sentait proche... Alors que la plupart des personnes avaient tout perdu, on pourrait presque dire qu'elle avait tout gagné... Comme on dit, "rien ne se perd, tout se transforme" ou encore "le malheur des uns fait le bonheur des autres"... Elle trouvait ça injuste malgré tout, même si malheureusement tout cela était bien vrai... Mais c'était surtout qu'à part elle, elle ne voyait pas vraiment grand monde à qui la situation aurait pu profiter, ce qui démontrait que le bonheur était beaucoup plus difficile à "produire", tous les mystères de la vie, la mort, l'âme, le karma, les sentiments... C'était quelques choses de complexe, et son esprit scientifique avait un peu de mal a assimilé toutes ces choses, elle ne les comprenait pas vraiment mais malgré tout, elle restait plutôt ouverte sur le sujet et réfléchissait beaucoup depuis l'épidémie, était-t-elle en train de devenir une fine philosophe ? elle en était probablement loin...

- Ma famille est réputée pour être tous dans le monde juridique, la police, le droit, les juges, les avocats... C'était un peu une sorte de "tradition", et mes parents avait cette obstination, ils voulaient vraiment formé leur "dynastie", si je peux appeler ça comme ça, du moins c'était tel que je le voyais... Donc quand ils ont su ma passion pour les science et l'écologie, c'était un peu un coup de poignard pour eux, ils n'ont pas cessé de me mettre la pression de me dévaloriser devant tout le monde, ils avaient honte. J'ai du me débrouiller pour me payer toutes mes études, puis je me suis réfugié dans la randonnée, la course à pied, le marathon pour être le moins possible avec eux et pouvoir me défouler sur quelque chose, c'est pour ça que j'étais très réservée et que je le suis toujours un peu d'ailleurs.

Auparavant, la suédoise n'aurait jamais parlé de tout ça, mais maintenant ce n'était plus vraiment un secret, elle avait déjà parlé de ça avec Tamara, qui avait subi un peu le même parcours qu'elle alors elle n'en avait plus vraiment honte, surtout que tout le monde avait l'air d'avoir des problèmes avec ses parents. Cependant quelque chose qu'elle n'avait jamais vraiment avoué à personne et qu'elle s’apprêtait à faire, elle reprit:

- C'est pour ça à la base que je suis venu à Seattle, seulement je ne devais venir que courant décembre... Cependant quelque chose m'a poussé à partir plus vite, de toute manière je le pouvais tout était déjà prêt. Elle prit une seconde inspiration avant de reprendre. J'ai eu une violente altercation avec ma sœur, je ne pouvais plus me contenir et j'ai explosé, je l'ai frappé... très violemment... j'ai eu la lucidité de me reprendre et elle n'a eu que quelques blessures superficielles, rien de grave... mais je suis persuadée que j'aurais pu aller plus loin,  voir peut être la tuer... c'est pour ça que je suis partie plus tôt, j'avais peur de ce que je pouvais faire. J'en ai toujours honte même maintenant.

Bizarrement après ce long dévoilement, Rebecca se sentait un peu mieux, un poids en moins à porter, elle comprenait mieux pourquoi les gens allaient à l’Église se confesser, ayant toujours eu une aversion pour la religion, finalement elle avait ses bon côtés aussi...



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Alan S. Karlson
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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Lun 28 Mar 2016 - 20:06



❝Minnen av en ny värld❞
Rebecca & Alan

    Rebecca était très compréhensive et réceptive à mes paroles, et malgré la difficulté que je pouvais avoir à parler de tout ça, ça me semblait moins difficile d'en discuter avec elle ; peut-être que cet endroit apaisant aidait beaucoup, probablement aussi que la confiance que j'avais en la jeune femme n'avait fait que s'accentuer après tout ce que nous avions eut à vivre. Je hochais la tête en souriant légèrement à sa phrase, il n'était jamais trop tard pour commencer à vivre et apprécier cela, et malgré le fait que la situation n'était pas la plus adéquat pour tous et qu'elle ressemblait plutôt à un enfer pour la plupart, la blonde ne devait rien se reprocher d'y découvrir des côtés positifs.

    Je posais mon regard sur elle quand elle se mit à répondre à ma question, elle semblait n'omettre aucun détail et on pouvait ressentir, mélangé à la colère, une peine profonde de tout ce qu'elle avait dû endurer à cause de sa famille. J'eus un pincement au cœur en imaginant à quel point elle avait dû être perdue et comme elle avait dû faire preuve de volonté pour arriver à son but ; mais elle s'était battue et y était arrivée, ce qui éleva en moi une pointe d'admiration à son égard.

« Tu as du mérite de ne pas avoir quitté des yeux ton but, avec une telle famille... Je comprend parfaitement que tu ne t'en fasse pas pour ce qui a pu leur arriver. »

    Peut-être que d'autres auraient trouvé ses paroles et son impassibilité envers les siens horribles, mais qui pouvait juger cela ? Qui avait seulement ressenti ce qu'elle avait dû à endurer pendant toutes ces années ? Comme on disait, on ne choisit pas sa famille ; j'imaginais que c'était exactement adapté à la situation. Comment ses parents avaient-ils seulement pu se regarder dans une glace en obligeant ainsi leur fille à suivre les traces qui étaient les leurs et qui ne faisaient en aucun cas échos à ses propres aspirations ? Mais cela ne faisait d'elle qu'une personne meilleure, au moins elle ne reproduirait pas une telle pression avec qui que ce soit et serait plus compréhensive aux décisions de chacun. Rebecca avait par ailleurs l'opportunité de reconstruire tout ce qu'elle avait perdu et de prendre vraiment sa place dans une nouvelle famille qui l'acceptait enfin telle qu'elle était. Je m'en voulu presque de partir du chalet, ne pouvant qu'espérer trouver une femme encore plus forte à notre retour si toutefois elle restait.

    La suédoise poursuivit ses explications, abordant l'une des raisons de son arrivée à Seattle, et malgré que ce qu'elle avança me surpris un peu je ne fis mine de rien, gardant toujours cet air compréhensif. Je n'avais pas imaginé en cet instant que la jeune femme puisse être aussi sanguine, mais il me suffisait de me souvenir du stade, de la façon dont nous avons tous sans exception réagit, pour me rendre à l'évidence que chaque humain était prêt à tout pour sauver ce qui devait l'être. C'était ce besoin de survie qui primait dans beaucoup de cas, et le bien être de Rebecca faisait parti de ce qui était important et de ce pour quoi elle devait se battre. C'est pourquoi, même si cela semblait être une réaction excessive de sa part, je ne pouvais me permettre de la juger. Me penchant en avant pour poser un instant ma main sur son avant-bras, je la regardais d'un air sérieux.

« Tu n'as pas à avoir honte de ce que tu as fait, tu as voulu te préserver et faire ce qui était le mieux pour toi, il n'y a rien de blâmable dans tout cela. Exerçant une légère pression sur son bras avant de me redresser, je poursuivis. Et tu as su t'arrêter avant de commettre l’irréparable, c'est ce qui compte, ce que tu aurais pu potentiellement faire importe peu. »

    Mes mots n'apaiseraient peut-être pas sa culpabilité et sa honte, mais je ne pouvais rien lui offrir d'autre à part cela et une oreille attentive. Me calant à nouveau dans le fauteuil en terminant ma tasse de thé, je lui adressais un sourire sincère.

« C'est peut-être cynique, mais profite de cette nouvelle vie qui t'ai offerte pour repartir de zéro, avoir cette vraie famille que tu n'as pas eut, et te donner une chance. »

    Parce-que c'était bien de cela qu'il était question, commencer à vivre de la manière qui lui convenait, même s'il avait fallu pour cela oublier le monde qui était le notre avant et se retrouver entourés de Coyotes. Je pouvais me consoler du manque de ma vie d'avant en sachant qu'au moins quelques personnes avaient la chance de vivre la vie à laquelle ils aspiraient, sans la pression du quotidien d'avant et tout ce que cela engendrait.


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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Lun 4 Avr 2016 - 22:23

Rebecca fut soulagée qu'on lui reconnaissait de la détermination, elle n'avait pas encore l'habitude qu'on la compliment sur quelque chose, entendre ce genre de chose lui faisait du bien, même si elle avait appris avec le temps à ne pas tenir compte des avis autres. Alan la comprenait et ne la jugeait pas, même lorsqu'elle lui avait raconté sa seule perte de contrôle dont elle avait toujours eu honte. Elle se sentait d'autant mieux. Après tout chacun faisait des erreurs et cette expérience lui avait bien appris une chose.

- Je ne sais pas... Mais ce que je sais par contre, c'est qu'on pense souvent qu'il faut se méfier des personnes naturellement impulsive et qu'il ne faut pas les pousser à bout... Je pense que ce genre de personne est au contraire prévisible, on peut les gérer... En revanche on ne se méfie pas des personne de sang-froid, un peu comme moi... Quand on les pousse un jour à bout, toutes les fois où on canaliser cette énergie pour ne pas craquer ressort à ce moment, on ne s'y attend pas et dans ces moments là, elles sont très dangereuses...

A travers cette longue phrase, elle essayait inconsciemment encore une fois, de se justifier sur ce qu'elle avait faillit faire, mais une part de vérité y était malgré tout. Il fallait se méfier de tout le monde et encore plus là où on ne l'attend pas, car c'est justement dans ces cas là que le risque est très gros.

- C'est gentil ce que tu me dis... Je suis persuadée que tu reconstitueras la tienne...

Peut être lui donnait-elle de faux espoirs mais elle ne voulait pas vraiment lui dire que les chances qu'ils le retrouvent étaient minces... Il y avait de fortes chances qu'il survivent vu la famille avec qui il avait vécu et la description que Sven lui en avait un peut fait quant il lui avait un peu parlé de lui... Mais comme eux, il avait certainement trouvé un groupe, il avait peut être voyagé loin... Ou peut être que c'était leur destin de partir et de le retrouver, après tout, comme elle l'avait évoqué dans ses pensées avant, le malheur des uns fait le bonheur des autres... Seul Rebecca en avait profité... il y avait de fortes chances que ça leur arrive aussi... Après tout ils étaient toujours ensemble, c'était peut être eux les autres bénéficiaires ? Finalement elle se mit à croire ce qu'elle venait de dire, elle était plutôt optimiste.

- Ça m'a fait plaisir de parler... c'est pas souvent que ça m'arrive comme ça...

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MessageSujet: Re: Minnen av en ny värld   Aujourd'hui à 4:10

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