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 Dead To The World

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MessageSujet: Dead To The World    Lun 18 Jan 2016 - 0:43


Dead To The World.
PV : Breann Yates

Doucement mes yeux étaient en train de se fermer. J’étais allongé à l’intérieur de ma camionnette noire, mes yeux fixaient le plafond. J’aurais aimé voir les étoiles, j’avais passé quelques nuits en compagnie de Han à les regarder, on aimait beaucoup Cassiopée et Pégase. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi c’est deux là. Cependant, aujourd’hui j’étais seul, il n’était plus à mes côtés. J’étais seule emmitouflée dans mon duvet. J’aurais bien aimé avoir la présence d’un homme à mes côtés pour me réchauffer. J’admets que dormir dans une camionnette n’était certainement pas la meilleure solution pour éviter de mourir de froid, mais je préférais pouvoir bouger rapidement. Je ne m’en servais pas souvent, pour éviter de gaspiller mon essence.

Finalement, la nuit m’emportait doucement, j’étais presque heureuse de pouvoir oublier mes problèmes en quelques secondes. Depuis quelque temps, mes rêves avaient déserté et j’en étais plutôt contente. Je n’avais pas envie d’avoir à supporter une énième fois la mort de mon père dans mes cauchemars. Han, il m’avait élevé seul, il avait fait tout son possible pour me rendre heureuse. Cependant, aujourd’hui, il m’a abandonné et je devais faire de mon mieux pour survivre seule dans cette jungle qu’était Seattle.

Je me réveillais alors que mon estomac commençait à grogner, j’ouvrais les yeux doucement, le soleil était déjà levé depuis quelques heures et il éclairait parfaitement mon véhicule. Je fouillais doucement autour de moi dans l’espoir de trouver de quoi manger. Mes réserves étaient à sec, je n’avais pas le choix, je devais sortir. Il y avait une petite épicerie dans le quartier. Elle se trouvait à quelques pâtés de maison de la. Je commençais doucement à me réveiller et me lever de ma couchette. La journée promettait d’être longue comme toujours, mais il fallait se lever tout de même…

Finalement, je sortais de mon véhicule après avoir passé quelques minutes à m’emmitoufler dans mon manteau et mon écharpe. Je n’avais pas encore mis la main sur un bonnet ou un couvre-chef. Il faudrait que j’y songe, mais ma priorité c’était d’abord de me remplir l’estomac. J’avais pensé à prendre mon sac à dos et j’avais mon Beretta avec moi. L’hiver était bien présent et j’avais l’impression qu’il faisait encore plus froid que la veille. Je me frotte doucement les mains en enfilant mes mitaines. Avoir les doigts libres c’était très important pour pouvoir saisir des objets ou le couteau que j’avais à ma ceinture.

Doucement, je pris la route en direction de l’immeuble. J’avançais accroupie en longeant les murs. Je n’avais pas envie de me faire repérer par un de ses abruties. Je faisais de mon mieux pour ne pas faire de bruit tout en avançant rapidement, à chaque intersection, je regardais discrètement dans les différentes directions pour ne pas me faire surprendre. Finalement, j’arrivais sans trop de problèmes dans l’échoppe que je visais, il fallait tout de même trouver quelques choses de mangeables. En fouillant bien je finis par trouver un paquet de céréales. Je m’empressais de m’en saisir et de l’ouvrir. La faim me terrassait doucement l’estomac. Je saisissais de grosses poignées que je m’enfournais dans la bouche. Pour la sensualité et la délicatesse, il faudra repasser quand je ne serais pas en train de mourir de faim.

Une fois rassasié, je pris le temps de remplir le sac que j’avais avec moi. J’aurais de quoi boire et manger pendant quelques jours. Je ressortis alors en direction de ma fourgonnette. Visiblement, la chance n’était pas de mon côté et il fallait que je me réfugie et vite. Un groupe de zombie venait de me tomber dessus. Il y avait une voiture sur ma droite, je tentais d’ouvrir la portière, elle était ouverte tant mieux ! Je montais à l’intérieur, quel fut mon malheur quand je me rendais compte qu’il n’y avait pas les clés. Il ne me restait plus qu’une chose à faire, hurler.

- S’il vous plait !!! Aidez-moi !


J’avais peur, je ne savais pas si j’avais une chance de m’en sortir. Est-ce que cette voiture allait survivre à la pression des zombies sur les carreaux ? Je ne savais pas, j’avais l’espoir qu’Erik vienne me sauver, mais qu’était-il devenu depuis notre dernière rencontre ? J’étais là, inutile, et j’avais qu’une chose à faire attendre, que les rodeurs se calment ou que quelqu’un vienne à mon secours.
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Breann Yates
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MessageSujet: Re: Dead To The World    Lun 18 Jan 2016 - 18:05

D'un pas méfiant, je m'approchais de la sortie de secours du magasin, prête à décamper à toute vitesse au moindre bruit. Vivre avec Justin m'avait grandement aidée quant à devenir une meilleure survivante. Pas seulement en boostant un peu ma forme physique (quatorze jours d'entraînement comme je n'en avais jamais eu. Mes muscles me détestent encore, je le sens bien ), mais aussi en me donnant nombre d'astuces concernant ces rôdeurs. Comment éviter d'attirer leur attention, comment les semer et comment, en dernier ressort, s'en débarrasser efficacement. Il n'y avait pas quatre façons de faire : il fallait détruire la tête. Quelque part, c'était logique. J'en avais vu prendre une balle en plein cœur sans ciller, il ne restait plus que cette possibilité. La précision était de mise avec ces choses immondes. Heureusement qu'elles n'étaient pas immortelles, l'humanité ne s'en serait jamais remise.

Arrivée devant la porte, je serrais mon couteau de bouchère dans ma main et jetais un coup d’œil à travers la vitre. La lumière vacillante des néons éclairait à peu près bien l'intérieur, je n'y vis rien de préoccupant. En même temps, dans une boutique de vêtements... Ce n'est pas franchement ce qui intéresse des survivants en partance. Ou alors peut-être pour en sécuriser les lieux et en faire une place forte ? Non, pas avec cette boutique, il y a trop de vitrines. J'ouvris doucement la porte et me glissais à l'intérieur sans un bruit, les sens en alerte. On ne sait jamais, si un vendeur y est resté coincé... Je ne sais pas encore vraiment comment le virus se transmet, et franchement, je ne tiens pas particulièrement à servir de sujet-test.

Pressée par la prudence la plus élémentaire, je me saisis du strict nécessaire pour finalement remplacer mes vêtements inadaptés à la chute de température, l'hiver s'étant désormais bien installé. Ce serait trop bête de geler sur place alors qu'on a réussi à éviter les choses. Je sortis tout aussi rapidement, heureuse de ne plus être enfermée dans un lieu aussi indéfendable, et allais reprendre le chemin de la maison lorsque des gémissements reconnaissables entre mille s'élevèrent dans l'air. Je frissonnais, détestant toujours autant ce son macabre. Je raffermis ma prise sur le couteau : Justin m'a dit de fuir si j'entendais ces gémissements et très franchement, c'est mon premier choix. Mais quand ils font du bruit, c'est qu'ils ont repéré quelque chose. Alors... Si c'est un autre être humain ? Je ne peux pas lui tourner le dos comme ça quand même... Ah, foutue compassion ! Je tournais résolument le dos à mon chemin de retour et suivis le son dérangeant des choses jusqu'à tomber sur plusieurs voitures embouchées. Les choses tapaient sur l'une d'entre elles, dont émanaient des cris, avec rage. Je pense que ça veut tout dire...

Je jugeais rapidement la situation : elles étaient trop nombreuses pour moi toute seule, il fallait trouver un moyen de les attirer ailleurs, sans me retrouver ensuite moi aussi coincée. Il me fallait quelque chose faisant du bruit... Un klaxon peut-être ? Il y a tellement de voitures, il y en a forcément encore une d'ouverte... Si je klaxonne et cours me cacher plus loin, ça devrait marcher, non ? Je pris une grande inspiration, resserrais d'une main ferme mon chignon, et me lançais dans ma mission de sauvetage. C'est Tim qui serait fier de moi.

Je me glissais silencieusement jusqu'à une voiture dont la portière était toujours ouverte et trouvais sur le siège passager un sac suffisamment grand pour tenir sur le klaxon sans aide de ma part. Par réflexe, je fouillais rapidement dans son contenu et tombais sur une bouteille d'eau, en plus d'autres choses malheureusement inutiles désormais. Je l'empochais, puis posais le sac là où il fallait avant de m'enfuir rapidement. Le bruit résonna dans la rue, attirant les rôdeurs qui s'en prenaient à la voiture. Mais d'autres curieux nous rejoindront bientôt. Accroupie, je me faufilais entre les autres automobiles pour rejoindre la pauvre personne acculée et toquais contre la vitre conducteur avant de lever doucement mon visage pour qu'elle puisse me voir. Une petite jeune femme brune s'y trouvait.

Surprise, j'ouvris grand les yeux en la reconnaissant. Qui aurait crû que j'aurai un jour l'occasion de lui adresser la parole ! Bon, bien sûr, ç'aurait été bien mieux dans d'autres circonstances, mais tout de même. Depuis le temps que je la croisais en ville sans qu'elle ne me voit, ça tombe plutôt bien ! D'autant que je sais qu'elle a une fourgonnette, ça va nous être sacrément utile sur ce coup-là. Je ne m'attardais pas plus, nous aurions le temps de discuter plus tard : je lui fis signe de sortir.

Dès qu'elle fut dehors, je chuchotais : « Hey, si on veut vivre, il faut partir tout de suite, les copains vont pas tarder. Tu me suis ou on prend ta voiture ? »




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MessageSujet: Re: Dead To The World    Lun 18 Jan 2016 - 22:25


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PV : Breann Yates

Les rodeurs tapaient contre la vitre de plus en plus fort, j’étais persuadé que mes heures étaient comptées. J’avais l’impression que les vitres de la voiture étaient en train de vibrer. Les coups sur la voiture étaient horribles, j’avais l’impression d’entendre le galop de la mort qui venait me chercher. Les grognements des monstres étaient en train de se transformer en murmure qui m’appelait. Comme si ses cadavres savaient qu’il était venu pour me manger. Mon cerveau était déjà en train d’inventer le genre d’aventure qu’il m’arriverait si une des fenêtres cédait. J’imaginais les mains des rodeurs me saisir par mes cheveux et mes vêtements. J’aurais dû les couper tant que j’en avais encore la possibilité. Cependant, c’était mon identité et je n’avais pas envie de m’en débarrasser.

Je fermais les yeux un instant espérant que tout irait mieux, visiblement j’avais beau espérait, cela ne changeait pas grand-chose. Je n’aurais pas de prince charmant qui viendrait me sauver. Il n’avait jamais existé, je ne sais pas pourquoi j’avais eu l’espoir de voir un homme me sauver. Le mec, le vrai, c’était juste un conte de fée qu’on raconte aux petites filles pour s’endormir. Il n’avait jamais existé, je devais me rendre à l’évidence. J’avais cru au début qu’Erik était différent, mais il était comme les autres mecs, un gros con. C’est peut-être l’optique de la mort qui me fait penser des choses pareilles.

Finalement, j’entendais un bruit de klaxon plus loin sur ma gauche. Je décidais en toute logique de me faire la plus silencieuse possible. Avec un peu de chance, les rodeurs qui m’entouraient allé finir par être curieux et ils iront voir ailleurs si j’y suis. J’étais en train de comprendre toute la saveur de cette expression. Les plus éloignés qui ne pouvaient pas me voir directement étaient en train de partir. Je ne savais pas vraiment si les plus proches feraient la même chose. J’avais bon espoir, mais je ne connaissais pas leur logique étant donné que je n’avais pas fait une thèse sur les morts qui sont en fait vivant et qui pousse des grognements horribles.

Petit à petit ils partirent en direction du bruit. Le second puis le troisième. Je pouvais enfin souffler une seconde, je rassemblais alors mes esprits doucement, je reprenais un peu de contenance. J’avais cru voir ma vie défiler devant mes yeux, il me fallait bien quelques instants de répit si je voulais espérer redevenir moi-même. Tout d’un coup, j’entendis un truc cogner contre la portière. Le bruit était bien plus franc et assuré que celui des rodeurs. J’aperçus alors une fille, elle devait avoir une dizaine de moins que moi. J’étais presque sûr qu’elle devait être lumineuse avant l’apocalypse. J’ouvris rapidement la portière, c’était donc elle ma sauveuse.

- Suis-moi, ma camionnette est juste à côté. Je pense qu’on peut l’atteindre sans trop de problèmes.

Véritablement, je n’en savais rien, mais nous n’avions pas vraiment le choix. Il fallait partir loin de cette voiture qui hurlait dans la rue. Je savais qu’une fois à bord de mon véhicule, on pourrait aller plus loin. Je n’avais plus beaucoup d’essence dedans, mais je pourrais justement tâcher de siphonner une voiture. Je l’attrapais par le bras et l’enAtrainais dans ma course folle. Il fallait se mettre en sécurité. En à peine deux minutes, on était arrivé. J’avais laissé les portières ouvertes.

Les rodeurs ne nous avaient pas suivi ce qui était une bonne chose. Je pouvais reprendre mon souffle et bazarder mon sac dans le coffre en le passant pas la petite fenêtre qui reliait les deux. Je la regardais alors. Avant d’ouvrir ma bouche pour lui donner quelque information.

- Je m’appelle Melina, j’avoue que je suis plutôt heureuse de t’avoir rencontré.

J’observais alors la brune qui m’avait sauvé la vie. Je ne savais pas si elle avait une planque ou un endroit dans le genre. J’avais toujours préféré me promener de façon aléatoire dans les rues de Seattle, mais peux être qu’elle pouvait compter sur un endroit plus sûr que de mon véhicule. Je replaçais mes cheveux doucement avant de lui dire avec un petit sourire amical.

- Tu veux que je te dépose quelque part.

J’aurais été un peu triste de la laisser derrière moi sans avoir eu la chance de faire un minimum connaissant avec la fille. Je ne connaissais pas encore son prénom. J’avais beaucoup de questions à lui poser surtout concernant sa survie en terrain hostile. J’avais eu uniquement un peu d’aide de mon père et j’avais encore du mal à m’en sortir seule.
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Breann Yates
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MessageSujet: Re: Dead To The World    Mar 19 Jan 2016 - 9:30

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle avait de très bons nerfs, très différents des miens. Si j'avais été à sa place, j'aurais eu du mal à tout simplement articuler une réponse. J'aurais détesté être dans cette voiture prise d'assaut par les choses. Je crois que ce cauchemar là tient une place de choix dans mon top-dix personnel. Fort heureusement, ce n'était pas le cas et la femme avait de la ressource. J'acquiesçai et la suivis jusqu'à sa camionnette, ne me formalisant pas de sa prise sur mon bras. Au contraire, j'étais plutôt rassurée de sentir sa poigne, car elle m'empêchait de trop rester en arrière et donc de finir par la perdre. C'est qu'elle était rapide ! Je comprenais parfaitement : moi aussi, j'étais pressée de quitter cet endroit. Je n'aime pas particulièrement les surprises-parties avec des rôdeurs, ils nous confondent trop souvent avec un plat du buffet. Je n'imagine pas ce que j'aurai fait si j'étais restée toute seule dans ce qui promettait de devenir un véritable enfer à mesure que le son strident du klaxon attirait tous les morts-vivants à la ronde.

On arriva finalement à son véhicule et je lâchais un soupir de soulagement. Sauvée ! Ou presque, il faut encore qu'on démarre. Ce serait bête de crier trop tôt victoire. On s'engouffra à l'intérieur et elle démarra discrètement, nous permettant de nous enfuir sans attirer l'attention. Je me laisser aller contre le dossier du siège passager alors qu'elle envoyait son sac à l'arrière, heureuse d'être toujours en vie. Et d'avoir pu aider quelqu'un à mon tour ! Pfiou, quel stress ! Je n'étais pas prête d'oublier ce sauvetage impromptu, c'est sûr. Enfin, tout s'était bien passé, nous étions toutes les deux bien vivantes et en sécurité dans l'habitacle. Je me tournais vers elle en souriant en sentant son regard se poser sur moi. Je suis contente de finalement pouvoir mettre un nom sur son visage ! Enjouée, je lui répondis : « Mais de même Mélina ! Je m'appelle Breann. Je veux bien, oui, ça serait sympa, la maison est un peu loin à pieds et j'avoue qu'après ce coup de frousse... Comment est-ce que tu as fait ton compte en fait ? Normalement, tu t'en sors mieux. » Je me rendis compte que je sonnais légèrement comme une stalkeuse. Oups, ce n'était peut-être pas la bonne phrase à dire. Je lui adressais un sourire contrit avant de m'expliquer rapidement : « Je dis ça parce que j'ai souvent vu ta camionnette dans mon quartier en fait. Je n'osais pas vraiment m'approcher en revanche, tu sais ce que c'est, la méfiance qui est de mise maintenant... »

Oui, c'est pour ça que je suis montée aussi facilement sur une moto puis dans la voiture de parfaits inconnus d'ailleurs... me reprochais-je intérieurement. Pour la méfiance envers mes semblables, on repassera. Enfin, tout s'était toujours très bien passé, il n'y avait pas de raison que ça change. Je toussotais pour masquer ma gêne et préférais me concentrer sur la route, pour reconnaître un peu les alentours. Ah voilà : « Si tu tournes à gauche à la prochaine, on y sera en un rien de temps ! » J'espère que Justin est finalement rentré, je commence à m'inquiéter sérieusement pour lui. Enfin... Il sait se débrouiller. Espérons que la chance soit toujours de son côté.




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MessageSujet: Re: Dead To The World    Mar 19 Jan 2016 - 11:54


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PV : Breann Yates

Cette fille semblait plutôt agréable, même si je n’avais pour l’instant qu’un aperçu sommaire de son comportement. La plupart du temps j’étais très méfiante, mais elle venait de me sauver la vie alors je devais bien faire une exception. Sans elle, je serais encore dans cette voiture. Rien que d’y penser, j’avais froid dans le dos. J’aurais enfin pu rejoindre mon père, c’est pour lui que j’étais forte depuis un bon mois. J’étais persuadé que de là-haut il veillait sur moi, on va dire qu’aujourd’hui il a envoyé Breann pour venir me sauver. Je l’en remercierais plus tard, pas besoin de devenir une fille complètement bizarre dès le début de notre  rencontre.

- Sympa ton prénom. Il vient d’où ?

Je ne savais pas si je devais réagir lorsqu’elle me disait être meilleure que ça d’habitude, une partie de moi était flattée. De l’autre côté, cela impliquait simplement qu’elle m’avait déjà remarqué. Je supposais qu’il y avait beaucoup de survivants solitaires dans Seattle, mais qu’ils faisaient de leur mieux pour masquer leur présence aux autres. Il vaut mieux rester caché plutôt que de se faire piller. Je ne pouvais pas lui en vouloir de m’avoir observé. Je souriais amicalement pendant quelques secondes avant de me concentrer sur la route à nouveau. Je ne voulais pas l’embarrasser avec ça, je lui poserais des questions plus tard si vraiment c’était nécessaire.

- Ne t’en fait pas, j’aime bien vagabonder dans Seattle. Je n’arrive pas à rester au même endroit trop longtemps. Pas de problème, on est parti indique moi juste le chemin de ta maison.

Je savais que me dire où elle habitait était aussi une marque de confiance, dans la mesure du possible, on évite d’embarquer des inconnues chez soi. D’un côté, elle était actuellement assise dans ma maison. Enfin, moi j’avais un avantage, elle était plutôt mobile. J’aurais peut-être dû avoir une planque de secours, mais avec personne pour la protéger en mon absence, c’était loin d’être une bonne idée. Je réalisais alors que je n’avais pas répondu à sa question concernant la merde qui venait de m’arriver. J’avais beau retourner la situation dans ma tête, je n’arrivais pas à trouver où avait été la faille et pourquoi ces trucs m’étaient tombés dessus.

- Bah j’étais parti me trouver à manger et quand je suis sorti du bâtiment, un tas de trucs m’est tombé dessus. Il a fallu que je me réfugie et cette voiture semblait la meilleure des options.

Je n’avais vraiment pas été maline sur le coup, je l’avais appris un peu au péril de ma vie. Une chose est sûre, il n’y aura pas de prochaine fois. Sauf si je suis sûre que la voiture soi apte à démarrer. Visiblement on était bientôt arrivé d’après l’indication qu’elle me donnait. Je me demandais bien à quoi ressemblerait cette maison. Elle m’indiqua que nous étions arrivés. Je me garais alors en marche arrière pour être prête à partir en cas de gros pépin. Je sortit alors de ma fourgonnette, avant de me tourner vers une maison, elle semblait plutôt grande pour une fille seule.

- C’est une belle maison que tu as là, c’était la tienne avant tout ça ?


Je ne savais pas vraiment comment qualifier le monde qui nous entourait. Une chose était sûre, c’était la merde. Je savais que ma question un peu personnelle, en aucun cas je n’allais la forcer à y répondre, c’était juste un peu de curiosité. Non, je ne voulais pas savoir si elle était pétée de thune avant, cela n’avait plus aucune importance maintenant de toute façon. Je n’avais pas mis les pieds dans un endroit sécurisé depuis un moment maintenant. J’étais contente de pouvoir baisser un peu ma garde.
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Breann Yates
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MessageSujet: Re: Dead To The World    Mar 19 Jan 2016 - 14:46

Ah, j'avais oublié à quel point j'aimais les balades en voiture... La chaleur et le confort du siège me réconfortaient étrangement, tout comme la présence humaine accueillante près de moi. Je me renfonçais un peu plus contre le dossier tout en répondant à sa question sur mon prénom. Oui, pas très américain n'est-ce pas ? « Merci ! Alors ça vient de loin, de mon arrière-arrière grand-mère irlandaise. Oui, ma mère aime bien les prénoms un peu... vieux ? » C'est le moins qu'on puisse dire. Enfin, dans mon malheur j'ai eu de la chance, si j'avais été un garçon, mon nom aurait été encore pire. Alors je me tais et j'assume mon prénom. Et comme ça, le jour où j'irai en Irlande, je pourrais presque me fondre parmi ses habitants. Enfin, encore faut-il que je puisse y aller. Si un jour, on parvient à se remettre de cette invasion de morts-vivants, j'ai déjà ma petite liste de choses à faire toute prête.

Je grimaçais en l'écoutant me raconter la manière dont elle s'était fait avoir. C'est quand même bête, ces choses vous sautent toujours dessus au mauvais moment. Bon, en même temps, il y a rarement de bons moments pour se faire attaquer, c'est vrai. Et puis elles viennent rarement seules... C'est terrible comme implication tout de même : si elles sont si nombreuses, c'est qu'énormément des nôtres sont morts. C'est une soustraction continuelle pour l'espèce humaine. On ne peut pas espérer être plus nombreux qu'elles, puisqu'elles naissent de nos propres morts... J'espère malgré tout que la plupart des habitants de Seattle aient réussi à quitter la ville avant la grande vague. Et que les autres Américains soient sains et saufs, en train de réfléchir à un plan de sauvetage digne de ce nom. Le gouvernement à vraiment tout intérêt à plancher dessus. « Je compatis... Heureusement qu'elle était ouverte et qu'il n'y avait pas de choses coincées à l'intérieur. Tu dois avoir quelqu'un qui t'aimes là-haut. » Qui n'en a pas désormais ?

Le trajet fut court. Je lui dis de s'arrêter un peu avant la maison, histoire de ne pas attirer de possibles rôdeurs trop près d'elle. Maintenant qu'elle savait l'emplacement de mon abri, je n'avais plus qu'à espérer qu'elle soit digne de confiance et que Justin ne m'en veuille pas trop d'inviter ainsi des inconnus dans sa base. Cette maison n'était pas la mienne après tout. Ce fut précisément la question que me posa Melina. J'hésitais un instant à mentir, comme si ça pouvait la décourager de tenter quelque chose si elle le planifiait, mais je préférais la franchise. Ce n'est pas parce que c'est la fin du monde qu'il faut pour autant jeter les valeurs avec lesquelles on a été élevés. « Malheureusement non, mais disons que j'en suis un peu la gardienne en ce moment. » Je ne voyais pas de meilleure manière de définir ma fonction. « Merci pour le compliment en revanche, je ferai passer au proprio ! » Je m'effaçais devant la grille pour la laisser rentrer et refermais rapidement derrière nous. Je fis de même avec la porte d'entrée, puis laissais tomber mon sac par terre et retirais mon manteau, lui faisant signe d'en faire de même.

« Bienvenue dans cette place-forte ! Le propriétaire m'a assuré qu'on ne craignait rien ici des rôdeurs, tu peux donc te détendre Mel'. Est-ce que tu as faim ou soif ? Oh, et assieds-toi surtout ! » J'allais me diriger vers la cuisine pour agir de la même façon que l'avait fait Justin avec moi, lorsque je me rendis compte que j'avais peut-être été un peu trop familière avec Melina. Je demandais « Tu ne vois pas d'objection à ce que je t'appelle Mel', pas vrai ? » J'attendis sa réponse, acquiesçais, puis partis récupérer les petits gâteaux et de l'eau. Je posais le tout sur la table basse du salon en face de Melina, puis m'asseyais tranquillement. « C'est drôle, j'ai l'impression d'accueillir une copine à la maison, comme avant... Quelle drôle de vie, hein ? »




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MessageSujet: Re: Dead To The World    Mer 20 Jan 2016 - 12:03


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PV : Breann Yates

Je n’aurais jamais pensé que son prénom était vieux. Pour moi, il était juste original. J’ai toujours apprécié les gens qui avaient des origines différentes peut-être parce que moi j’étais une Américaine pure souche. Melina, c’est un prénom commun, mon père ne s’était pas vraiment foulé quand il l’avait choisi. Ma mère je n’en parle même pas. Enfin, ça ne sert à rien de repenser à ça si ce n’est réaliser une fois de plus que je suis seule et que je n’ai plus aucune famille.

- Pour les oreilles d’un américain, ton prénom n’a rien de vieux. Il est juste sympa.

Malheureusement, on ne peut pas résonner les groupies. Ils sont là à vouloir nous bouffer et on ne peut rien y faire. Je sais très bien que j’aurais pu y penser et que c’était un gros manque d’attention de ma part. Je ferai bien plus attention la prochaine fois et que cela me servirait de leçon. J’étais en train de penser à mon père il y a quelques secondes, l’avait-elle remarqué ? Une sorte de sixième sens un peu étrange. Je baissais les yeux sur mes mains, regardant avec intention les deux uniques bagues que j’avais conservées.

- Mon père est là-haut. Je suis sûre qu’il veille sur moi.

Je regardais la maison dans tous les sens, j’étais vraiment intrigué par l’endroit qui m’entourait. Elle n’était pas la propriétaire, mais vu la décoration, ça ne faisait que confirmer mes dires. Une fille comme ça, n’auraient certainement pas fait certains de ses choix d’ameublement. Ce n’était pas moche, loin de là. Juste pas adapter à sa personnalité. J’étais tout de même bien contente d’être à l’intérieur et de pouvoir avoir un peu plus chaud qu’à l’extérieur. Mine de rien, une maison isole bien mieux qu’une camionnette. C’est avec un petit sourire entendu que je retirais mon écharpe doucement.

- J’aurais certainement pu me payer une maison comme ça, il y a quelques années. Mais j’ai préféré gaspiller mon argent autrement. Je ne serais pas contre un peu d’eau, les émotions m’ont donné soif.

Au pire, j’avais de quoi boire dans mon sac, que j’avais pris avec moi. J’avais laissé ma guitare dans le fourgon et je le regrettais presque, je n’aime pas être séparé de mon instrument de musique. J’aurais bien joué un peu. Je ne savais du tout son point de vue sur la musique, mais peut-être qu’on pouvait jouer à un volume raisonnable ici sans pour autant attirer les groupies des quatre coins du quartier.

- Bien sûr que tu peux. J’ai l’habitude qu’on m’appelle comme ça de toute façon. Bon par contre, je vais avoir du mal à te trouver un surnom.

J’affichais un sourire détendu, un peu d’humour c’est toujours un petit plus dans ce genre de situation. J’étais contente d’être là avec elle. Ma première impression ne m’avait pas trompé, c’est une fille très accueillante et pleine de bonne volonté. Je m’installais alors dans le fauteille qui était plutôt très confortable et m’étirait les membres quand elle avait le dos tourné. Rien de très polie, mais j’en avais vraiment besoin. J’avais l’impression que chaque parcelle de mon corps était en train de se remettre en place. Des copines à la maison, c’est un truc que je n’ai pas fait depuis bien longtemps. En même temps, j’étais plus entouré de mec et j’étais certainement plus solitaire.

- Ce n’est pas une mauvaise chose alors, si tu veux je vais chercher mon pyjama et ma guitare pour se faire une soirée dans les règles de l’art.

J’avais participé une fois à une soirée pyjama, c’était devenu un fiasco et plus personne n’avait voulu m’inviter après ça. J’ai fait des conneries et je l’assume totalement, mais je ne m’en rendais pas compte à l’époque. J’ai longtemps regretté, Papa m’avait consolé de longs soirs alors que j’étais en boule sous ma couette terrorisait par le film que les filles avaient mis. C’était un souvenir plutôt marrant en y repensant. J’avais un père en or et je le regrettais chaque jour un peu plus. Vivre seule c’est un fardeau bien lourd à porter.
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