Partagez | .
 

 Retrouvailles inespérées

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Auteur
Message
Juliane Lyndey
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 01/11/2015
Messages : 614
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 24 Jan 2016 - 15:47




Retrouvailles inespérées




Rectification : c’était vraiment très très con d’avoir réagit ainsi ! Juliane eut l’impression que tous venait de se dérouler à une vitesse de fou. Elle avait constaté qu’il s’agissait bien de Charlie. Elle s’était sentit comme plus légère, comme si un poids venait de s’envoler de son cœur. Elle avait alors prononcé deux mots, fait trois pas, les deux mains levées prête à prendre celle qu’elle considérait comme une amie dans ses bras.

Et puis ce fut comme des actions au ralentit, comme on voit dans les films d’actions…
La lame de l’arme blanche que tenait Charlie brilla l’espace d’une seconde devant les yeux de Juliane qui eut à peine le temps de reculer. Pas assez pour éviter le coup… La douleur lui coupa le souffle, mais elle trouva la force de saisir les deux mains de celle qui avait été son amie, afin d’éviter qu’elle ne la poignarde cette fois-ci. La photographe n’était pas venue jusqu’ici pour prendre un coup de couteau en plein bide. Seulement pour venir au secours de celle qui venait de la blesser. Avec force, Juliane resserra son emprise sur poignet de la jeune femme, tentant de la forcer à lâcher son arme, la faisant reculer d’un pas. Elles étaient sans doute dans le même rapport de force, mais Juliane avait une meilleure façon de se défendre à force vivre dehors. « -Charlie, c’est moi ! Juliane !! » Cria-t-elle en articulant du mieux qu’elle pouvait, tentant de mettre la douleur de côté.

Fallait bien le reconnaitre, elle avait méga merdé sur son entrer ! Elle aurait poussé un TADA magistrale c’était le même effet ! Peut-être que la sonnette avec un grand sourire lui aurait évité d’être blessée et de devoir contenir la peur panique que semblait éveiller sa présence chez Charlie. Est-ce que l’évocation de son prénom venait de lui monter jusqu’au cerveau ? Jill n’en savait rien, mais Charlie semblait capter peu à peu… Soudainement, la jeune photographe sentit son amie faiblir, ses jambes se dérobant sous son poids. Elle accompagna l’action, tentant de la soutenir afin que l’atterrissage ne se fasse pas avec violence. A nouveau elle serra les dents, la douleur de son bras se faisant plus vive. Elle suivit du regard le couteau qui tomba sur le sol, et elle le poussa rapidement d’un coup de pieds avant d’atteindre le parquet, tenant toujours les poignets de Charlie entre ses mains avec force.

« -Oui… Oui, c’est moi… » Articula la jeune femme en hochant la tête. Wahou… Stop plus de hochement de tête parce que cela lui faisait venir des étoiles devant les yeux. Lorsque Charlie fut capable de l’appeler par son prénom, s’excusant au passage, Jill sut que c’était bon. Qu’elle pouvait la lâcher. Ce qu’elle fit sans attendre avant de grimacer en calant son dos contre le lit. Heureusement qu’elle avait une veste sur le dos…

Avec rapidité elle fit glisser la fermeture éclaire, et elle retira sa veste en prenant soin de ne pas trop se précipité cette fois-ci. « -c’est rien… T’en fais pas… » Souffla-t-elle avant de pousser un grognement. Enfin, elle espérait surtout que c’était rien ! Pff… D’un coup, elle avait super chaud… Son regard aperçue la manche de sa chemise prendre peu à peu une belle couleur rouge… Pourvu que y’es pas besoin de points ! Tout sauf ça ! Toujours avec lenteur, Jill fit glisser la manche de chemise, grimaçant en retenant sa respiration. Elle fixa son attention quelques secondes sur Charlie, lui adressant un sourire forcé censé la rassurer. « -c’est rien je te dis… » Enfin, c’était peut-être pas grand-chose, pour le moment, elle avait pas regardé les dégâts… Mais ça lui faisait prendre une belle suée quand même.

Bon… Fallait bien qu’elle regarde quand même… Qu’elle se rende compte du truc… Même si elle avait pas vraiment envie de voir. Mais bon, c’était pas vraiment le moment de jouer les petites filles fragiles. Charlie semblait en état de choc total, alors Juliane savait que c’était à elle de gérer la crise. En prenant une grande inspiration, et elle tourna la tête sur son bras, au niveau du biceps. Elle serra les dents et essuya quelque peu le sang avec sa chemise pour mieux voir la plaie. Un soupire en posant la tête contre le lit. Ça va… C’était pas trop profond. Heureusement qu’elle était bien vêtue par-dessus. Respirant un grand coup, elle finit par sourire à Charlie, avant de lui dire : « -putain t’es vivante… J’avais peur de… Je suis désolée… J’aurais pas dut rentrer comme ça, c’est ma faute. »

Le chien de l’institutrice qui jusqu’à présent était resté en retrait s’approcha des deux jeunes femmes, et Jill lui caressa la tête. « -je vais avoir besoin de toi pour faire un bandage… ça va aller ? » demanda-t-elle en regardant Charlie dans le blanc des yeux. Etrange sensation pour une fois de devoir être la plus forte, celle sur qui on se reposait.  


AVENGEDINCHAINS



Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
Revenir en haut Aller en bas
Charlie Bushbury
bras Droit | Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 189
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Mar 26 Jan 2016 - 19:17

Je n’arrivais pas à croire que j’avais été capable de faire cela, surtout à cette chère Julianne. Que faisait-elle ici ? Je la croyais au Texas, transformée en zombie ou se battant contre eux, je n’imaginais pas qu’elle pouvait être revenue dans la région. Je m’expliquais qu’elle était peut-être de retour dans la région – quelle lucidité et quelle perspicacité ! – afin de voir, peut-être, si j’étais encore vivante ou si l’herbe était plus verte ici plutôt qu’au Texas. Elle avait dû être déçue, il y avait toujours le même nombre de mordeurs ici que dans sa région, c’était partout pareil. Voilà la façon dont je l’accueillais, j’étais une personne indigne, réellement, le couteau à la main et la blessant. J’espérais toutefois ne pas lui avoir infligé une douleur trop intense et trop grave, rien que le fait de l’avoir fait me dégoutait de moi-même. Dans ce monde devenu fou, la moindre blessure était probablement signe de faiblesse, grand malheur à moi de l’avoir autant fragilisé. N’étais-je donc pas capable de réfléchir avant d’agir aussi bestialement que les morts rôdant dehors ? Pourquoi avais-je agi ainsi, au dam de mon ancienne amie ?

J’essayais de reprendre mes esprits, pour devenir plus forte et que Julianne ne prenne pas sur elle, c’était à moi de prendre sur moi, pas l’inverse. J’étais l’unique fautive de cette faute grave. Décidemment, sans Hayden, je n’étais plus capable de rien, une véritable loque. Je me faisais pitié. J’aurais voulu me confondre une fois encore en excuse, mais j’avais peur d’être bien trop énervante pour la jeune femme se trouvant devant moi. Mon cerveau réfléchissait à toute allure. J’avais quelques petites notions en premiers secours. Même si elles n’étaient pas très importantes, cela suffirait peut-être à soigner la jeune femme. Comme avant d’entrer dans une classe, je me vidais de tous mes sentiments – non pas pour ne plus être humaine, mais pour rester calme en toute circonstance. Mon bref exercice de respiration fonctionna à merveille et je me calmais, reprenant le dessus très rapidement. J’avais l’habitude de me reconcentrer rapidement, surtout quand la situation était en péril, gravement si on regardait l’état dans lequel j’avais mis mon amie – et quelle pitoyable amie étais-je.

J’aidais la jeune femme à se libérer de ses quelques couches de vêtements. Je me fis la constatation que c’était une excellente chose qu’elle en porte autant, cela avait limité probablement très fortement l’impact du couteau, même si du sang commençait à gouter, laissant présager une très mauvaise blessure. La jeune fille n’arrêtait pas de dire que ce n’était rien, renforçant davantage ma culpabilité. Je me détestais et j’étais horrible. Je me lamentais encore alors que la jeune femme devait avoir mal. Malgré tout, elle arrivait quand même à lancer des phrases entières. Elle semblait contente de me voir, elle avait peur que je sois devenue une mordeuse. Je m’en voulus davantage de ne pas avoir pensé à partir à sa recherche. Nous ne nous connaissions pas beaucoup, je l’avais recueilli chez moi alors qu’elle était de passage dans la région et sa rencontre avait été une excellente chose. Alors qu’enfin la blessure apparaissait, nous pouvions constater qu’elle n’était pas trop profonde, même si elle devrait probablement nécessiter un nettoyage ainsi qu’un bandage pour éviter une infection, qui serait bien trop mauvaise. Je n’avais rien pour soigner une infection. Alors que je me faisais cette réflexion, Gary entra dans la pièce et vint se placer du côté de Julianne. Cette dernière me demanda alors de l’aider à lui mettre un bandage.

- Et oui, je suis encore vivante, je suis contente de te voir également vivante… Dis-je en hochant la tête, j’avais envie de la prendre dans mes bras. Le contact humain ne m’avait pas été possible depuis qu’Hayden était parti. Viens, j’ai des bandages dans la salle de bain, je vais te nettoyer cette sale blessure. Je tiens à te dire que tu pourras rester autant de temps que tu veux, jusqu’à ce que la blessure ne soit plus. J’ai encore du mal à croire que j’ai pu faire cela, je pense que j’ai paniqué. Tu m’imagines dehors ?

Je lui lançais un faible sourire. Si je paniquais ainsi pour une malheureuse intrusion, qu’en serait-il si je venais à sortir de la maison ? Et d’ailleurs, si je sortais vraiment, si je partais de la maison, comment ferais-je pour retrouver Hayden ? Mon homme me manquait tellement et je ne rêvais qu’à l’instant où je le reverrais enfin, j’y croyais dur comme fer, je n’imaginais pas ma vie sans l’homme de la mienne. C’était inconcevable. Autant devenir directement un rôdeur, cela serait moins douloureux. Mais penser à lui me rendait forte. Il serait là, il me tiendrait la main, m’entourerait de ses bras et il m’embrasserait. Il me dirait que je suis forte et je le croirais. Nous affronterions ce monde ensemble, ce serait mieux. Nous trouverions peut-être même un endroit sûr dans lequel nous pourrions nous refugier. Perdue à nouveau dans mes pensées, j’oubliais que Julianne était là. J’ouvrais la porte de la salle de bain pour chercher tout ce qu’il me fallait pour nettoyer et bander sa blessure. Par certains côtés, la dure vie de Julianne l’avait « préparée » à cette vie encore plus difficile, elle vivait pratiquement déjà sur les routes et avaient plus voyagé que n’importe qui de ma connaissance. Elle affrontait ce monde avec une grande dextérité et si elle était encore vivante, cela prouvait bien mes pensées.
Revenir en haut Aller en bas
Juliane Lyndey
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 01/11/2015
Messages : 614
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Mar 26 Jan 2016 - 21:37




Retrouvailles inespérées




Bon, c’était pas bien grand-chose. Enfin ça faisait mal quand même… Bien mal même, mais Jill essayait de pas trop le faire voir afin que Charlie ne s’inquiète pas plus encore, et surtout ne se blâme pas plus. Elle s’en voulait, ça se voyait. Enfin si les rôles avaient été échangés, la photographe s’en serait voulu aussi à mort. Le truc c’était que si ça avait été elle qui avait porté le coup, elle n’aurait sans doute pas visé le bras…

Bref, elle serrait les dents, pour ne pas faire la fillette, préférant parler quelque peu, histoire de rassurer la jeune institutrice. Juliane était vraiment soulagée de la voir là, bien vivante en face d’elle. Et elle fut également ravie de voir Gary. Peu à peu, Juliane avait l’impression que Charlie parvenait à retrouver son calme. C’était un bon point. La blessure n’était pas profonde, pas besoin de points et tant mieux ! Parce que s’il avait fallu qu’elle se passe une aiguille dans la peau, là comme ça… Nope ! Impossible ! Alors elle avait de la chance au milieu de tout ça. Enfin, il fallait tout de même nettoyer la plaie, et mettre un bandage par-dessus.

La jeune femme demanda son aide à Charlie, cela permettrait de lui occuper l’esprit mais aussi de faire en sorte qu’elle se rachète un peu, juste pour que sa consciente soit apaisée. Prenant une bonne inspiration, Juliane se releva, entrainant avec elle son sac et sa veste qui trainait par terre. Elle cligna des paupières pour chasser les quelques étoiles qui venaient danser devant ses yeux. Plus de peur que de mal, c’était ce qu’il fallait se dire.

Elle se laissa presque tomber sur le rebord de la baignoire, tenant sa chemise contre la plaie pour ne pas que ça saigne trop. Une fois posé, elle répondit : « -c’est gentil… » De toute façon, elle n’avait pas vraiment prévu de repartir directement là, dans les cinq minutes à venir. « -comment tu vas ? » demanda-t-elle de but en blanc une pointe d’inquiétude dans la voix. D’après ce qu’elle venait de lui dire, Juliane comprenait que Charlie n’avait pas bougé d’ici. C’était peut-être Hayden, son homme qui faisait le ravitaillement. C’était assez compliqué de poser des questions, de demander un résumé de sa situation. Et en même temps, Jill voulait savoir ! Qu’est ce qui s’était passé pour elle…

Avant que Charlie ne sorte quoi que ce soit de l’armoire à pharmacie, la jeune photographe lança : « -attends, j’ai ce qu’il faut dans mon sac… » Elle ne savait pas si Charlie avait des réserves, et elle n’avait pas envie qu’elle les épuise pour elle. C’était sa faute tout ça. Si elle s’était manifestée comme il le fallait, au lieu de flipper, Charlie n’aurait pas eu peur. Et elle n’en serait pas là. D’une main, elle ouvrit son sac avec difficulté, le retenant avec un genou pour qu’il ne glisse pas. Elle avait récupéré pas mal de truc à la pharmacie tout à l’heure, elle n’avait pas pensé que ça allait lui servir si vite.

Juliane finit par donner à Charlie du désinfectant, ainsi que deux compresses stériles, et un bandage. Elle grimaça sous la morsure du produit, avant de maintenir en place les compresses pour que Charlie puisse lui faire le pansement. Voilà, c’était fait. « -parfait… » souffla Juliane en souriant à son amie. Ça c’était bon, l’affaire était classée. Elles pouvaient donc passer à autre chose.

« -c’est gentil de me proposer de rester, mais je pourrais pas. Faut que je sois rentée avant quatre jours. » Sinon Bob allait se faire un sang d’encre et écumer tout le pays pour venir à sa recherche. Une fois dit, ça sonnait un peu comme une permission à la cendrillon. Mais c’était le seul moyen qu’ils avaient trouvé pour éviter que l’un ou l’autre ne s’inquiète pour rien. Donc dans quatre jours, elle serait de retour au chalet. Peut-être avant, suivant comment cela allait se passer avec Charlie. « -et puis je veux pas être un poids pour vous. » Oui, c’était bien assez compliqué de faire des réserves, alors hors de question qu’elle soit une bouche de plus à nourrir.

Elle se releva, enfilant sa chemise avec douceur pour éviter de se faire plus mal et surtout pour ne pas que le pansement bouge. « -Hayden n’est pas là ? » finit-elle pas demandé, curieuse de savoir pourquoi elle était tombée seulement sur la jeune femme.      


AVENGEDINCHAINS



Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
Revenir en haut Aller en bas
Charlie Bushbury
bras Droit | Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 189
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 7 Fév 2016 - 0:41

Tout en nettoyant sa blessure, je regardais le visage de mon ancienne amie. Ses traits semblaient creuser, quelques heures de sommeil ne lui auraient pas fait de mal sans doute. Vivre dans la rue, ou dehors, je ne savais pas où elle avait dormi durant tout ce temps, ne devait pas être de tout repos surtout quand on devait aussi être à l’affut du moindre mouvement afin de ne pas mourir dans l’estomac d’un carnassier mordeur. Le bandage fut posé rapidement. Une fois la tâche terminée, le bras de la jeune fille paraissait plus propre.

- Ça peut aller, éludais-je à la question de mon amie, mais et toi ? Si tu le souhaites, je dois avoir encore quelques dolipranes pour faire passer la douleur de ton bras, lui proposais-je.

Quant à ma proposition, la jeune femme la refusa. Elle devait être rentrée avant quatre jours. Je me demandais pourquoi elle avait ce délai, étonnamment court ou si c’était une personne qui lui imposait. Quoi qu’il arrive, imposer à Julianne une sorte « d’horaires » n’était pas une chose très intelligente à faire selon moi. J’étais réellement surprise que l’ancienne personne que je connaissais avant l’épidémie puisse réagir de cette façon. J’étais tellement persuadée qu’elle était du genre « indépendante ». Mais bon, plus rien ne devait m’étonner à ce moment-là. Seul, on était faible et impuissant. L’union faisait la force, disait-on. Ce devait être vrai pour ce qu’on vivait dehors. Plus de yeux pour surveiller les rôdeurs, plus de mains pour nous protéger quand on voulait dormir, moins de stress, avoir un groupe de personne devait être rassurant, même si cela impliquait de devoir se « soumettre » à des règles. Elle ajouta qu’elle ne voulait pas être un poids pour nous. L’usage du « nous » me fit tiquer et je grimaçais, un réflexe au vu de ma situation.

- Tu sais bien que tu n’es pas du tout un fardeau, Julianne. Tu es la bienvenue ici et tu restes autant de temps que tu le souhaites, lui dis-je en posant ma main sur son épaule.

Puis, elle me demanda si Hayden n’était pas là. Ouille. Penser à lui était bien trop fréquent, mais également douloureux. Hayden n’était pas là, la constatation venant de la bouche de Julianne me fit mal. Non, Hayden n’était pas là et je ne savais pas où il était.

- Non… commençais-je en m’étranglant.

Je ne voulais pas pleurer devant Julianne, elle n’était pas venue pour se prendre un coup de couteau et subir mes larmes et ma sensibilité à fleur de peau depuis qu’il n’était plus là.
Revenir en haut Aller en bas
Juliane Lyndey
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 01/11/2015
Messages : 614
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 7 Fév 2016 - 12:46




Retrouvailles inespérées




  « -non non t’en fais pas, ça va le faire… » Juliane n’avait jamais aimé prendre des médicaments, et aujourd’hui les petits comprimés magique devenaient rares. Alors non, elle allait serrer les dents, prendre sur elle et la douleur passerait toute seule. A force, elle n’y penserait même plus. Juliane avait éludé la question. Oui, elle ça allait. Mais ce n’était pas pour parler d’elle que la jeune femme était venue jusqu’ici. Elle était tout de même rassuré de voir que Charlie était debout sur ses deux jambes et qu’elle semblait en bonne santé. La présence de son chien était elle aussi rassurante. Elle ne l’avait pas retrouvé morte, ou pire encore transformé en l’un de ces trucs…

« -merci c’est gentil… » souffla la photographe en réponse aux gentilles paroles de son amie. De toute façon, elle ne partirait pas dans une heure. Le chemin était long entre ici et le chalet, et elle ne tenait pas à voyager de nuit. Sans compter le froid. Pour le moment, elle voulait se poser un peu, décompresser du petit coup de stress qu’elles venaient de créer toutes les deux. Sa main vint se poser sur celle de Charlie, alors qu’elle lui souriait. La question posée ensuite sembla créer un malaise chez son amie. Et sans même qu’elle ne lui réponde, Juliane avait déjà eu sa réponse. Il n’était pas là.

Un flot de question commencèrent à agresser l’esprit de Jill au sujet du compagnon de l’institutrice. La première c’était pourquoi ?! Est-ce qu’il était parti ? Est-ce qu’il y avait eu un problème ? Un accident ? Il ne fallait pas qu’elle panique, les choses étaient ainsi. Et la voix de Charlie ne présageait rien de bon. Juliane demanda alors : « -Charlie ? où est-il ? » Elle ne demanda pas ce qui s’était passé. Après tout il n’était peut-être pas mort. Même si actuellement on avait la fâcheuse tendance à penser directement à ça. Il pouvait très bien être sortie pour ravitailler la maison. Mais quelque chose disait déjà à Juliane que ce n’était pas ça la réponse.

Juliane posa ses mains sur les bras de Charlie, ignorant la douleur dans le sien, pour se concentrer sur son amie. Elle cherchait son regard, comme si la lueur de ses yeux pouvait lui donner les réponses qu’elle voulait. Elle redoutait vraiment que Charlie s’effondre. Mais en même temps, elle était son amie et si jamais ça arrivait, elle serait là pour la soutenir et l’aider. « -Charlie parle-moi… » Juliane était inquiète. Mais la salle de bain n’était peut-être pas le meilleur endroit pour parler de tout ça. « -viens… Viens avec moi… » Elle connaissait la maison, et avec douceur elle entraina Charlie avec elle jusqu’au salon.
 


AVENGEDINCHAINS



Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
Revenir en haut Aller en bas
Charlie Bushbury
bras Droit | Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 189
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 21 Fév 2016 - 19:21

La jeune fille refusa de prendre des médicaments pour limiter la douleur. Je ne pouvais l’y forcer, j’espérais qu’elle ne faisait pas semblant de ne pas avoir trop mal. Je ne pouvais pas imaginer ce genre de douleur, mais je m’en voulais de l’avoir provoquée. Si seulement je pouvais remonter le temps, je n’aurais pas réagi d’une façon aussi bête. J’essayais de me reprendre, je ne devais pas pleurer, pas maintenant, pas dans cette situation. Parler de moi alors qu’elle venait de subir une dure épreuve me semblait égoïste au plus haut point. Ainsi, je réfléchissais à ce que je pouvais lui offrir, mes placards étaient presque vide maintenant, je n’avais même plus de quoi faire chauffer. J’avais toutefois encore des réserves d’eau, mais tout cela s’amenuisait bien trop vite. Il devait me rester un gâteau emballé dans un de mes placards. On ne pouvait pas dire non à une petite gourmandise, surtout qu’à en croire la situation de la photographe, celle-ci n’avait peut-être pas eu l’occasion de manger du sucre depuis longtemps. Après ce qu’elles venaient de vivre, cela leur remonterait le moral. Ne pensant plus à Hayden, je lui proposais alors qu’elle m’entrainait déjà vers le salon :

- Puis-je te proposer un morceau de gâteau ? Il doit encore être bon, dis-je avec une moue désolée. Je te raconterais tout en bas, dis-je en rejoignant la cuisine d’un pas assez lent, je voulais prendre mon temps pour réfléchir à la situation et à ce que je pouvais dire.

J’étais triste de ne pouvoir lui proposer tout ce que j’avais pu lui proposer à l’époque, les temps avaient bien changé. La qualité n’était pas forcément au rendez-vous. Je fouillais dans les placards à la recherche des délices. Je trouvais le paquet de gâteau, un brownie qui était encore enfermé. Pour l’occasion, j’ouvrais une bouteille de lait. Je ne pouvais, seule, d’ouvrir des bouteilles de lait, puisque je ne les finissais jamais très rapidement et cela provoquait de trop grand gâchis. Je pensais à tout ce que nous pouvions faire avant. Les crêpes me manquaient, nos partys crêpes que nous faisions avec Hayden et notre couple de meilleur ami. Qu’étaient-ils devenus tous ? Je ne pouvais m’empêcher d’être inquiète. Je pris des assiettes et déposais le brownie dessus avec un verre de lait. J’amenais le tout dans la Salle à Manger et déposais les effets sur la table.

- Et voilà, ce n’est pas grand-chose, mais du chocolat fait toujours du bien au moral, dis-je en souriant faiblement. A ton arrivée chez moi, trinquais-je avec le verre de lait.

Je ne savais pas par où commencer l’histoire. Il y avait tellement de choses à savoir. Julianne ne me regarderait probablement plus jamais de la même façon. En effet, j’avais laissé mon homme partir, sans moi. J’avais laissé ma famille s’éloigner parce que j’avais eu trop la trouille à ce moment-là pour les suivre. Je n’avais pas eu assez de force pour les garder auprès de moi, pour les y contraindre. Je n’avais pas été assez forte. Je ne l’étais toujours pas, comment le pourrais-je.

- Ma… Ma mère et ma sœur ne souhaitaient pas rester à Ravensdale, commençais-je, d’une voix faible, elles pensaient la ville trop dangereuse. Mon cœur se pinça à ce souvenir, j’aurais tellement aimé l’oublier, mais cela était impossible. Levant les yeux au ciel pour éviter le regard de la jeune femme sur moi, je poursuivais. Elles avaient dans l’idée que Seattle était une ville plus sécurisante où elles pourraient survivre. Je leur ai dit que… que ce n’était pas une bonne idée… Non, ce n’était pas une bonne idée, les villes sont dangereuses, j’ai eu un mauvais pressentiment, Julianne. Très mauvais. Ma mère devenait hystérique, alors… Hayden a décidé de l’emmener à Seattle avec ma sœur… Il n’est toujours pas revenu depuis.

Sans lui, je n’étais plus rien et je ne savais que faire sans sa présence rassurante et protectrice.
Revenir en haut Aller en bas
Juliane Lyndey
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 01/11/2015
Messages : 614
Age IRL : 28

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Mar 23 Fév 2016 - 11:04




Retrouvailles inespérées




La politesse et les bonnes manières… Charlie n’avait pas changé. Elle restait fidèle à elle-même de ce côté-là. Jill se souvenait à la perfection de l’accueil que la jeune institutrice lui avait réservé. Elle avait été touché à l’époque. Elle s’était un peu sentit sale et sauvage également. Mais cela avait été rétablit lorsqu’elle était sortie de la salle de bain lavée et vêtus de vêtement propres. Le monde avait pourtant changé depuis leur première rencontre. Et pourtant… Charlie voulait que Juliane se sente bien, lui proposant quelque chose à manger. La photographe sourit à son amie. Ok d’accord… Si ça pouvait lui faire plaisir et faire disparaitre ce sentiment de culpabilité. Alors oui, Juliane hocha la tête, avant de prendre la direction de salon en grimaçant. Charlie partait dans la cuisine, elle n’avait pas pu la voir. Elle avait tout de même bien mal… Mais c’était pas le moment de faire voir ses faiblesses.

La jeune femme prit place dans le canapé, les fesses juste posé sur le bord, comme si elle était déjà prête à repartir, sur ses gardes. Elle jeta un coup d’œil au chien. Au moins lui il était là pour aider Charlie. Vu que le mari de son amie semblait s’être volatilisé… Juliane prit une grande inspiration, serrant les dents pour contrer la douleur, avant d’adresser un sourire à Charlie, comme si tout allait bien. Elle avait toujours été bonne comédienne pour ce genre de chose. Et elle ne comptait pas inquiéter l’institutrice plus que ça. « -merci… » souffla-t-elle. Ouais, le chocolat était un bon médicament. Elle saisit le verre de lait, et sourit à nouveau à Charlie. Ouais à son arrivé bien merdique !

Jill prit sur elle pour boire deux gorgées de lait, boisson dont elle ne raffolait pas vraiment… Mais elle n’allait pas faire sa difficile. Se pinçant les lèvres, elle regarda à nouveau Charlie avec insistance. Elle voulait savoir, elle devait savoir. Son amie commença alors son récit. Juliane craignait d’entendre tout ça. Et elle savait que ça allait être douloureux pour son amie. Elle le sentait simplement dans son attitude, dans cette façon de repousser le moment de parler. En voyant Charlie lever les yeux vers le plafond, Juliane détourna son propre regard. Si cela pouvait aider la jeune femme à parler…

A mesure que les mots passaient les lèvres de la jeune femme, Juliane réalisa qu’elle retenait son propre souffle. Elle ferma les yeux avec force. Et merde… En même temps elle n’était pas là mieux placé pour juger qui que ce soit. Elle aussi avait cru pouvoir trouver de l’aide au début en ville. Posant ses coudes sur ses genoux, elle se passa une main dans les cheveux, avant de prendre la main de Charlie dans la sienne et de dire : « -ça fait combien de temps ? » Non parce que si ça faisait quelques jours seulement, il y avait peut-être encore de l’espoir. Après, la ville était immense… Alors s’il fallait partir à la recherche à la recherche du mari de Charlie… ça allait sans doute se transformer en mission impossible. « -pourquoi t’es… » Non ça s’était une question vraiment très conne. Surtout que Charlie lui avait donné la réponse. Elle avait trouvé l’idée folle et trop dangereuse.

Pour le coup, Jill ne savait pas comment réagir. Elle ne voulait pas faire la fataliste, et encore moins s’apitoyer sur le sort de son amie. Son mari était quelqu’un de fort. Il s’en était peut-être sortie. « -tu sais, en ville y’a des lieux sécurisés. Ils sont peut-être là-bas. Et c’est pour ça qu’ils n’ont pas pu revenir… » Est-ce que c’était la solution de lui faire croire qu’elle pouvait encore y croire ?


AVENGEDINCHAINS



Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Aujourd'hui à 10:03

Revenir en haut Aller en bas
 

Retrouvailles inespérées

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Des retrouvailles tragiques...
» Retrouvailles percutantes...[London]
» Fin du rp: Retrouvailles {OK}
» [TERMINE] Retrouvailles inattendues [Chase]
» Retrouvailles opportunes... [PV Eimerek/ Privé] [POST CLOS]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-