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 Retrouvailles inespérées

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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Retrouvailles inespérées   Mer 13 Jan 2016 - 19:27

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A quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ?
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RPG avec Juliane Lyndey & Charlie Bushbury


Hayden m’avait surtout dit de rester là. En fait, il ne m’avait rien dit, j’avais juste été trop froussarde pour le suivre. Il m’avait promis qu’il allait revenir très vite, il pensait tellement que ce serait mieux pour ma mère et ma sœur, celle-ci était devenu hystérique avec les évènements, elles ne se sentaient pas protégé. Gary près de moi, il m’aidait à me calmer, à ne pas devenir folle, mais aussi à avoir chaud. Je n’osais plus rien faire chez moi, je m’étais barricadée, me rationnais en voyant mes provisions mincir de fur et à mesure. Je ne savais pas du tout combien de temps je tiendrais ainsi, mais j’avais peur, tellement peur et j’étais obligée de survivre. Je devais revoir Hayden. Ma misérable vie ne pouvait pas se terminer ainsi. Je me flagellais de ne pas l’avoir suivi. Au moins, nous aurions été tous les deux, jusqu’à la fin. C’était tout ce que j’avais désiré de ma vie : être avec lui à chaque instant de ma vie. C’était l’homme de cette dernière et je n’avais pas été fichu de le suivre.

« Tu penses que papa va revenir bientôt ? Demandais-je souvent à Gary, tout en sachant parfaitement que jamais mon chien ne me répondrait. »

Il se contentait de poser sa tête sur mes genoux et d’attendre inlassablement avec moi. Le plus souvent, j’étais roulée en boule dans le canapé, enroulée dans ma vieille couverture, à contempler le mur et en frissonnant de peur. J’avais honte de moi et je n’avais aucune idée de ce qui était en train d’arriver à notre monde, à part qu’il devenait fou. Tous les gens de ma connaissance l’étaient probablement devenus et je le deviendrais peut-être aussi. Une vois dans ma tête me cria et m’intima que ce ne devait pas être là mon destin. Je me ramollissais, j’étais forte et je pouvais le retrouver. J’ouvrais les placards pour la nième fois, tout se vidait trop vite, pourtant, je devais me nourrir, si je ne voulais pas bêtement mourir de faim.

Je prévoyais de faire une course rapidement au supermarché du coin. J’avais toujours de quoi tenir un petit peu, mais cela n’allait pas durer indéfiniment. Heureusement que j’avais une arme, je savais m’en utiliser et je visais à peu près bien. Je ne sais pas, par contre, si je serais capable de viser un autre être humain. Je courrais vite, cela me servirait probablement plus. Je pensais déjà stratégie afin de pouvoir faire ma mission le plus rapidement possible. Je ne voulais pas trop m’absenter de chez moi, je ne savais pas du tout quand mon homme reviendrait et s’il revenait, je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie sans lui. Il reviendrait, j’avais confiance en lui. Il ne pouvait pas mourir, je le refusais. Au fond de moi, je pressentais qu’il ne lui était rien arrivé de mal, je pense que je l’aurais su dans le cas contraire.

« Il ne lui ait rien arrivé, Gary, je le sens, lui parlais-je en lui grattant la tête. »

Je tournais en rond dans la maison, heureusement qu’elle était grande, emprisonnée dans mes pensées, sans qui à parler mis à part mon chien. Je devais paraitre bien folle. Etais-je déjà transformée en ces choses qui étaient dehors ? Me demandais-je toujours en regardant le plus discrètement possible dehors. Il n’y en avait pas beaucoup qui trainait dehors, le pire avait été la veille. J’avais eu même très peur lorsqu’ils avaient essayé de s’attaquer à la maison pour entrer chez moi. J’aurais été mangé à coup sûr, je décidais alors que je n’en étais pas encore une, j’étais capable de penser, c’était déjà un signe. Lorsque je ne tournais pas en rond, j’essayais de maintenir le plus possible ma vie le plus normalement possible. Je me levais le matin et allais prendre ma douche. L’électricité s’épuisait et je commençais maintenant à devoir prendre de courtes douches froides. J’avais horreur de cela, mais je continuais à prendre soin de moi, pendant que je le pouvais.

Puis, je guettais les moindres bruits, lisais pour passer le temps et me relevant toutes les cinq minutes. Je priais aussi, beaucoup, pour qu’Hayden me revienne, en pleine santé. Parfois, quand mes pensées n’étaient pas tournées vers Hayden, j’accordais une grande part d’importance à ma famille. J’espérais malgré leur hystérie et leur grande peur que ma sœur et ma mère allaient bien. J’étais sans doute comme elle maintenant, j’avais trop peur pour bouger de ma cage et trop peureuse pour avoir suivi Hayden. Je pensais également à la moindre personne qui avait croisé ma route et j’espérais de tout cœur que tout le monde allait bien, même si cette pensée était probablement qu’une utopie. Dans ce monde devenu fou, personne ne pouvait allait bien.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Jeu 14 Jan 2016 - 21:35




Retrouvailles inespérées




Le petit bruit aigue des freins, celui du moteur qu’on laisse tourner quelques secondes avant de couper le contact.
Assise au volent d’une voiture qui n’aurait pu être la sienne un jour, si elle était devenue célèbre, Juliane scrutait la rue dans laquelle elle venait de garer le véhicule. Bon c’était certain que le sang séché sur les sièges en cuir ça le faisait pas trop… Mais bon, elle avait trouvé la voiture sur le bas côté, les restes des passagers ça et là… D’abord elle avait passé son chemin, puis elle avait juré, - oui l’apocalypse ça rend vulgaire – et elle avait tourné la clé pour voir si par miracle la voiture était en état de rouler. La chance s’était rangée de son côté de matin là…

Juliane avait alors prit la route direction Ravensdale. Ça faisait déjà un bon moment qu’elle y pensait. Elle avait exposé son idée à Robert avant de partir. Il savait où elle se rendait, et si jamais elle n’était pas revenue dans quatre jours, il partait à sa recherche. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait trouver là-bas, mais son cœur espérait vraiment que Charlie soit encore en vie. C’était peut-être absurde de penser que la jeune institutrice soit restée dans sa maison depuis que l’épidémie s’était déclarée. Mais elle voulait en avoir le cœur net. Dans le secteur proche, Juliane ne connaissait pas grand monde. Mais la jeune femme qui vivait là, dans cette petite ville, elle la considérait un peu comme une amie. Alors s’il y avait une chance… Il fallait la tenter.

Prenant une grande inspiration, la jeune femme était descendue de la voiture, ouvrant la porte avec lenteur. Les rodeurs n’étaient pas nombreux visiblement. Mais la ville ressemblait à l’une de ces villes fantômes qu’on voyait avant des les films d’horreur. Ça faisait froid dans le dos. Restant sur ses gardes, Jill prit l’arme à feu que lui avait donné Robert, la glissa à l’arrière de son pantalon. Elle n’avait pas l’intention d’utiliser ça. Si jamais rodeurs il y avait, pour le moment ils faisaient dodos ! Alors qu’ils restent bien sage et la laisse tranquille. Un coup de feu, et le petit silence trop pesant qui régnait ici allait se rompre. No Way !

Bon… Ba quand faut y aller… Faut y aller…

Si elle tombait sur une maison complètement vide, ou sur pire… Sur le cadavre en décomposition de son amie, cette fois-ci pas de Robert et ses épaules solides pour lui éviter de tomber. Elle avait voulu y venir seule, alors elle allait devoir assumer. D’un pas lent, Juliane avança dans la rue où elle s’était garée, soufflant dans ses mains jointes, car la température ne dépassait surement pas les 2 ou 3. Par prudence si son amie était encore chez elle, elle avait préféré stationner la voiture une rue plus haut. Pff… Elle avait l’impression d’être dans un putain de jeu vidéo ! Et que d’une seconde à l’autre des monstres allaient surgir de partout ! Et elle aimait pas ça du tout !

Passant devant l’enseigne d’une pharmacie, elle ne résista pas bien longtemps à l’envie d’aller chercher deux ou trois trucs utiles. Mode survit oblige, ils faisaient du stock. Lorsqu’elle poussa la porte, un carillon fit gliinng gliinng et elle se maudit pour sa super idée. Levant les yeux pour fusiller du regard le truc qui venait de signaler sa position à la population putride environnante, elle serra les dents et se décida à entrer tout de même.

Elle bourra dans son sac des compresses stériles, de l’antiseptique, des trucs pour les filles, du sirop pour la toux, mais aussi des seringues, un thermomètre et une montagne de pansements. Tout en faisant son shopping, elle prêtait attention aux bruits qui l’entouraient. Malgré cela, elle étouffa un petit cri lorsqu’un rodeur en blouse plus très blanche frappa contre les vitres du bureau dans l’arrière boutique. La jeune femme préféra le laisser là. Cela en ferait un de moins qui pesait sur son âme. Chargeant à nouveau son sac sur son dos, elle sortie du magasin laissant pour seule trace de son passage des marques de pas dans la poussière et ce petit son aigue de carillon qui s’estompa très vite. Remontant son écharpe sur son nez pour se protéger du froid mordant, elle reprit sa marche.

Au creux de son ventre, alors qu’elle se rapprochait de la maison de celle qui l’avait accueillie quelques mois plus tôt, Juliane sentait une boule se former. Elle avait peur de ce qu’elle allait trouver. Mais elle voulait être fixée. Ne pas savoir était une torture bien pire encore. Les deux jeunes femmes n’étaient pas de grande amies. Seulement des connaissances, mais Charlie avait été super pour elle. Si jamais elle pouvait l’aider en retour…

Lorsque la jeune femme arriva devant la maison qui était celle de l’institutrice, elle décida de passer par l’arrière. Sautant par-dessus la barrière avec habilité, la jeune femme regarda à travers l’une des fenêtres, plissant les yeux pour percevoir quelque chose… Elle testa la poignée de la porte arrière, verrouillée…        

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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Sam 16 Jan 2016 - 10:23

Un bruit provenant de l’arrière de la maison me fit sursauter et fit tomber le livre que je tenais entre les mains. Sûrement un mort-vivant, encore. J’en avais déjà vu un ce matin, il avait essayé – sans résultat pour ma plus grande chance – d’entrer dans la maison. Je n’avais aucune idée de la façon qu’il faisait pour « sentir » ou « percevoir » qu’un vivant se trouvait à l’intérieur, mais ils étaient des plus douées pour ces affaires. Des cannibales, des êtres abominables mués seulement par le désir de manger de la chair fraiche, ma chair fraiche. Je ne voulais pas leur faire ce plaisir. Je voulais d’abord revoir Hayden, il était inconcevable, pour moi, de mourir sans revoir mon fiancé. Je le refusais car dans mon esprit, ma vie n’allait pas sans la sienne. Gary eut la bonne idée de ne pas faire de bruit, heureusement pour moi, mon chien n’avait jamais été très bruyant et il n’aboyait que peu souvent. Cela aurait été un lourd problème pour moi si ses aboiements répétés avaient attirés les mordeurs à la ronde. J’avais peur d’eux, je ne souhaitais pas mourir de suite.

Le bruit provenait toujours de l’arrière de la maison, cela voulait donc dire que le mordeur – ou les mordeurs, peut-être étaient-ils plus qu’un – devait avoir cassé les barrières du jardin. Je devrais quand même essayer de les réparer demain, pour éviter qu’ils passent, cela me faisait une précaution et une sureté de plus. Presque rien, mais c’était juste un peu rassurant. Rassuré de quoi ? Cela ne servait à rien, comme je pouvais l’entendre maintenant, un mordeur se trouvait là, je n’avais pas à douter de cela. Que pouvais-je faire ? J’avais deux solutions : la première solution consistait à attendre que le mordeur ou les mordeurs se lassent, cela arrivant toujours, et qu’ils repartent vers je-ne-sais-quel-autre-endroit de la Terre ; la deuxième solution consistait à abattre le mordeur. Même si la deuxième solution ne me plaisait pas, je n’avais jamais tué de mordeur, même lorsque j’avais été obligé de faire une course au supermarché, après que l’épidémie soit réellement lancée, j’avais juste fuie pour ne pas être attrapée – et mangée, accessoirement.

Même si cette idée ne me plaisait pas beaucoup, je risquais ma vie à ce moment-là, c’était certain, je ne souhaitais pas laisser un mordeur aussi près de moi. S’il se lassait, ce dernier pourrait également s’en prendre à quelqu’un d’autre… s’il restait quelqu’un d’autre de vivants dans les parages. Je me le demandais souvent : qui était restée vivant parmi mon entourage proche ? Des parents d’élève que je connaissais bien, mes élèves directement, mes amis, toutes les personnes que je connaissais et côtoyais avant étaient-elles toutes mortes ? Je ne le souhaitais pas et laisser ce mordeur seul et capable de tuer et de manger une autre personne était une idée qui me rebutait encore plus que de ne pas le tuer. Je n’avais plus alors qu’une seule solution : celle de l’abattre. Je devais me dire qu’il ne s’agissait plus vraiment d’une personne, celle-ci n’avait plus de conscience de soi. Comment en étais-je sûre toutefois ? Peut-être leur « âme » était enfermée à l’intérieur de leur corps ? Peut-être voulait-il encore avoir une conscience de soi, mais cela était impossible. Non, je refusais de croire que des humains morts puissent avoir une conscience de soi, surtout quand ils essayaient de manger les autres humains, bien vivant eux.

Je maintenais Gary à l’écart, pire que tout, je ne souhaitais pas que mon chien meure et j’avançais très lentement jusqu’à la cuisine, où la porte de derrière se trouvait. Un rideau cachait l’intérieur de la maison et laissait filtrer la lumière. Toutefois, ce même rideau pouvait laisser apercevoir des ombres. Je tâchais de me faire discrète. L’arme n’était pas la meilleure idée pour tuer le mordeur, je ne souhaitais pas faire apparaitre de nouvelles personnes. Je prenais un couteau, manipulant cet outil relativement bien, du moins, pour ce qui était de la cuisine. Cela reviendrait à la même chose. Instinctivement, je savais que je devrais viser la tête. Je me trouvais maintenant à droite de la porte et prenais une grande inspiration, la plus silencieuse possible. Je ne savais pas comment agir. Devrais-je laisser le mordeur pénétrait un peu dans la pièce puis le tuer à ce moment-là ? Devrais-je ouvrir que peu la porte et le tuer à ce moment-là ? Je crois surtout que je ne devais pas avoir de stratégie, cela empirerait la chose. Je tournais le verrou délicatement, mais cela n’empêcha pas le bruit de la clé qui tourne dans la serrure de ne pas se faire. J’eus l’impression que le bruit en était des plus bruyants. La main sur la poignée, je la tirais alors, tout doucement, le couteau dans la main…
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 17 Jan 2016 - 11:33




Retrouvailles inespérées




Connerie or not connerie ? Plus ses pas l’avaient rapproché de la maison de Charlie, plus Juliane se demandait si elle avait vraiment bien fait de revenir ici. Elle tentait de se persuader que celle qui était devenue comme une amie sur la route de son voyage, n’était pas morte. Ou devenue comme les autres… Le nombre de rodeur dans cette petite ville ne semblait pas immense, alors peut-être que… Pff… Elle qui d’ordinaire était toujours positive, il fallait bien reconnaitre qu’elle avait changé depuis… Depuis qu’elle était tombée la première fois sur un rodeur… Depuis qu’elle avait tué pour la première fois l’une de ces créatures. Depuis qu’elle avait vu de ses yeux ce que l’homme était capable de faire pour survivre. La loi du plus fort… C’était plutôt la loi du plus con et du plus sanguinaire qui gagnait oui ! C’était à se demander si les « gentils » avaient une chance encore de pouvoir avoir une place sur cette terre. Peut-être que c’était en faite comme dans n’importe quel film, que les gens gentils étaient les premiers à se faire niquer bien comme il faut. Et qu’au grand final, il n’allait rester que des trous du cul… Et que ça serait la fin de l’espèce humaine.

Bref… Charlie était peut-être encore en vie, alors il fallait qu’elle tente le coup.
La porte arrière était verrouillée… Bon ou mauvais signe ? Juliane n’en savait rien. D’une façon ou d’une autre elle allait entrer dans cette maison. Ça c’était une certitude ! Fallait juste qu’elle trouve le moyen d’éviter de faire trop de bruit. Le problème c’était qu’elle n’était pas une pro du cambriolage, et que crocheter une serrure c’était pas dans ses cordes… Casser la vitre ? Dans le genre pas bruyant c’était pas le top… Aller savoir pourquoi, Juliane tenta à nouveau de tourner la poignée, insistant. Comme si par miracle la porte allait décider d’elle-même de s’ouvrir : oh mais c’est Juliane hop je t’en pris entre. Nope… ça ne risquait pas d’arriver. Jill essaya de passer la lame de couteau entre le montant et la porte, mais bon… C’était beau de rêver.

La jeune femme était prête à renoncer quand elle cru distinguer une ombre bouger de l’autre côté du rideau. S’il y avait quelqu’un de l’autre côté de la porte, il fallait encore pouvoir savoir si c’était une personne vivante ou une morte-vivante. Enfin que ce soit l’un ou l’autre, cela ne voulait pas dire qu’elle était en sécurité. Loin de la même. Ses yeux jonglaient entre le verrou de la porte et la fenêtre masquée. Etrangement son cœur se mit à battre un peu plus vite. Magie ou délire de sa tête en état de fatigue ? Le verrou venait de tourner avec lenteur sur lui-même… Juliane recula d’un pas. Merde…  

Ça pouvait pas être un rodeur. Où alors ils avaient muté et avaient retrouvé une partie de leur cerveau. Ce fut avec une grande difficulté que Juliane avala sa salive, son regard ne cessait de fixer la poignée de la porte. C’était peut-être Charlie. Ou alors Hayden, son mari. Où alors quelqu’un d’autre ! Que faire ? Juliane ne savait pas comment agir. Si elle restait là en vue, au beau milieu du palier, elle était une cible bien trop facile si la personne qui se cachait là, avait une arme à feu.  Et elle se doutait bien qu’un beau sourire n’allait pas suffire ! Elle décida de se planquer de l’autre côté du mur de la maison, histoire de voir si quelqu’un sortait de là.

Prudence… Prudence… Elle avait promis à Robert de ne pas jouer les guerrières solitaires. C’était d’ailleurs pour cela qu’il avait capitulé, la laissant partir seule. Il se faisait trop de soucis pour elle. La porte grinça quelque peu sur elle-même lorsqu’elle s’ouvrit, et Juliane retint sa respiration. Truc complètement débile puisque ce n’était pas cela qui allait la faire repérer. Elle jeta un rapide coup d’œil… Puis décida qu’il était peut-être plus sage, enfin du moins plus sur pour elle de trouver une autre entrer. Il y avait quelqu’un dans cette maison, c’était certain… Il fallait juste savoir qui… La photographe ne pouvait pas se pointer la bouche en cœur en criant : « - Charlie c’est toi ?! » Parce que si c’était pas elle mais un fou furieux, elle allait se retrouver dans les emmerdes une nouvelle fois… Et sincèrement elle n’en mourrait pas d’envie.

Juliane longea alors le mur de la maison, assez rapidement, et surtout en silence. Son regard se porta alors sur l’arbre juste à côté… L’idée ne fit qu’un tour dans sa tête. En deux trois mouvement, elle avait grimpé dans les bras les plus hautes, et un sourire en coin se dessina sur ses lèvres en voyant le verrou de la fenêtre.  Même système que chez ses parents. Trop facile à faire sauter. Elle l’avait fait tellement de fois lorsqu’elle était ados… Forcement un peu, elle réussit à ouvrir cette dernière, et ainsi elle put pénétrer dans la chambre d’ami. Juste un petit repérage vite fait pour savoir à qui elle avait affaire. Si elle constatait qu’il ne s’agissait pas de Charlie, elle ferait demi-tour.

Avec la plus grande prudence, elle regarda dans le couloir. La personne devait toujours être en bas… Mais discrétion ça avait du mal à rimer avec Juliane. Son pied se posa sur un des jouets du chien, et un petit pouette aigue se fit entendre. « -chiotte » souffla-t-elle entre ses dents avant de revenir se planquer dans la chambre d’amie. Peut-être que par chance personne n’aurait entendu cela. Le jouet du chien… L’évidence frappa Juliane alors qu'elle s'était planquée derrière la porte. Le Chien !      


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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 17 Jan 2016 - 17:08

Ce qui se trouvait la porte était étrangement silencieux, c’en était inquiétant et terrifiant. La poignée dans la main, je ne me sentais tellement pas prête, je n’avais jamais eu en face de moi un rôdeur, du moins, pas aussi près qu’il allait l’être dans quelques secondes. Je n’en avais jamais tué un non plus, en serais-je capable ? Une mauvaise pensée vint à pourrir mon esprit. Et si c’était Hayden qui revenait en rodeur ? Il avait peut-être été amené par les souvenirs qui hantaient son cerveau et son nouvel esprit de morts-vivants l’avait amené ici. Je n’osais plus y penser, cela serait tellement affreux pour moi. Le retrouver sous cette forme m’était inconcevable, impensable, je le refusais, purement et simplement. Je devais être fixée et ouvrir cette fichue porte. Je devais être forte. Pour Hayden. Pour ma famille. Pour mes amis. Je ne serais jamais fixée si je ne regardais pas quelle chose se trouvait dehors. Alors que la porte venait de s’ouvrir à quelques centimètres, mon couteau en l’air, prêt à frapper pour tuer, je fus surprise de ne voir aucune chose tenter d’entrer.

Légèrement plus confiante, j’ouvrais en plus grand. Plus rien ne se trouvait derrière la porte. Pourtant, j’étais persuadée que quelqu’un ou que quelque chose s’étaient trouvé là, il y a quelques secondes. C’était sûr. Mon cerveau bouillonnait réfléchissant à triple allure. Si la chose pouvait être partie alors que j’étais persuadée qu’on avait parfaitement entendu la serrure cliqueter, j’étais maintenant persuadée qu’il ne s’agissait pas d’un rodeur. Sinon, il serait déjà soit en train de me manger soit à mes pieds, morts. L’intrus ne pouvait pas être Hayden, il me serait resté visible… Peut-être à distance raisonnable, s’il avait peur que je ne le tue, en le prenant pour un rodeur, mais il ne se serait pas enfui. Je refermais délicatement la porte et refermais à clé. Si cela pouvait me protéger un petit peu, cela ne resterait pas non plus une grande barrière entre le monde et moi-même. Plusieurs rodeurs pourraient rentrer avec une grande facilité, il aurait fallu que je cloue la porte. Le truc est que je ne voulais pas non plus rester complètement bloquer. J’avais déjà cloué la porte d’entrée avec le bois que j’avais pu trouver dans la maison, des étagères qui se trouvaient sur le mur, qui soutenaient jadis mes livres trônaient maintenant contre la porte, maintenant une barrière un peu plus certaine qu’une maudite clé dans la serrure.

Chose étrange, maintenant que le danger semblait loin était que Gary semblait toujours alerte. Son museau reniflait et il faisait les cent pas à mes côtés. J’étais inquiète de son comportement, ne comprenant pas d’où pouvait venir son « désarroi ». Je décidais de garder mon couteau et discrètement, j’allais jusqu’à la fenêtre donnant à l’entrée de devant, il n’y avait strictement personne.

« Gros bêta, dis-je à mon chien en lui caressant la tête, il n’y a rien ! »

Jusqu’à ce que j’entende quelque chose provenant de l’étage du dessus, un couinement qui semblait provenir d’un jouet de Gary. Je ne me souvenais même pas en avoir laissé à l’étage, je pensais avoir enlevé toutes les sources potentielles de bruits dans la maison. Me maudissant pour cet oubli, cela semblait être une bonne chose dans cette situation. Je savais maintenant que quelqu’un était entré dans la maison et qu’il se trouvait à l’étage supérieur. Que devais-je faire à présent ? Dans une lutte, je ne serais sans doute pas la plus forte, devrais-je prendre mon arme à feu ? Je n’étais toujours pas persuadée que c’était la meilleure chose à faire, le bruit qui proviendrait de l’arme serait trop puissante, je craignais l’arrivée de rodeur. L’idéal serait de faire fuir l’intrus le plus silencieusement possible. Morte de trouille, Gary passa devant moi, même si je tentais de le retenir pour le mettre le plus derrière moi possible. Je ne souhaitais pas qu’il meure à cause d’un autre humain. Les gens étaient bien trop cruels.

Prudemment, je montais les marches, bien entendu, celles-ci grinçaient légèrement lorsque je m’appuyais dessus alors que je m’évertuais de faire le moins de bruit possible. Peut-être que la personne n’avait pas entendu le bruit de la clé dans la serrure et du coup, cette personne avait peut-être cherché une entrée. Cette maison semblait propre, de l’extérieur, elle devait sembler un refuge bien agréable pour la gente humaine. Mon couteau dans la main, je montais toujours. Il n’y avait que trois pièces sur le palier du haut : la chambre d’Hayden et moi, la salle de bain et la chambre d’ami. J’ouvrais la première porte, celle d’Hayden et moi, mais elle semblait vide. Je poussais un premier soupir de soulagement. Ce moment était des plus stressants et savoir que j’allais peut-être mourir d’un instant à l’autre me faisait encore plus peur. Qui donc allait s’occuper de Gary si je mourais ? Je ne voulais pas qu’il soit dépendant de moi pour se nourrir, mais malheureusement, c’était le cas. Je poussais la porte de la salle de bain, tout semblait vide également. Je me dirigeais alors vers la dernière porte, le moment de vérité approchait doucement. La poignée dans la main, je poussais la porte doucement.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 17 Jan 2016 - 19:01




Retrouvailles inespérées




Le dos contre le mur de la chambre d’ami, dans laquelle elle avait dormi les quelques jours où Charlie et Hayden l’avait accueilli chez eux, Juliane ne savait pas quoi faire. Elle avait réussit à entrer dans la maison, mais il avait fallu qu’elle signale sa présence. Et ce n’était qu’une fois dedans qu’elle avait pensé à Gary… Pourtant ce chien elle l’avait trouvé adorable lorsqu’elle était arrivée ici par le plus grand des hasards. Elle avait passé pas mal de temps à jouer avec lui dans le jardin… Comment avait-elle pu zapper ça ?! Enfin en même temps, elle n’était pas certaine que la maison soit encore habitée par Charlie. Elle l’espérait de tout cœur, mais le seul moyen qu’elle avait de le vérifier c’était de montrer le bout de son nez… Mais bon… Si ce n’était pas son amie qui était en train de grimper les marches de l’escalier… Oui parce qu’elle percevait les grincements des marches, et cela formait une petite musique bien étrange mélanger aux battements de son cœur.

Il fallait qu’elle réfléchisse vite, et surtout bien ! Si elle sortait de sa cachette en lançant un : « -hey Charlie c’est moi ! » et que c’était un étranger qui se trouvait devant elle… Elle risquait de s’attirer des ennuis. Oui, au jour d’aujourd’hui, la jeune femme état méfiante de n’importe qui. Si elle sortait ainsi, et qu’il s’agissait de Charlie, le problème était réglé. La photographe n’arrivait pas à se décider…

Elle finit tout de même par se décaler, ne restant pas derrière la porte d’entrer de la chambre. Si jamais elle était ouverte avec empressement, elle allait se la manger en pleine tronche. Et un nez cassé, ça serait vraiment dommage. Reculant de deux pas, la jeune femme retint sa respiration tout en tendant l’oreille. Le pas semblait léger. Mais elle ne pouvait pas se fier à ça pour dire si c’était Charlie ou non. Elle jeta un coup d’œil à la fenêtre. Oh non maintenant qu’elle était entrée, ce n’était pas le moment de faire demi -tour. Au  moins elle en aurait le cœur net.

La jeune femme vint se coller contre le mur. Elle avait rangé son couteau. Tant pis, c’était risqué mais bon… Oui d’accord c’était surement très très con comme idée. Mais ce n’était pas un rodeur qui allait bientôt apparaitre. Alors tuer des infectés ça, elle était capable de le faire, et encore parfois il lui fallait plus que du courage. Mais s’attaquer à un être humain, quelqu’un encore capable de penser… ça non, ce n’était pas ses cordes. Impossible.

La porte s’ouvrit avec lenteur, et elle ne distingua rien au début. La personne ne pénétra pas tout de suite dans la chambre, cherchant certainement à distinguer, tout comme elle, une présence. La personne fit un pas en avant, et là : elle vit enfin le visage qu’elle attendait. Charlie ! C’était bien Charlie ! Une Charlie vivante ! Un sourire étira les lèvres de la photographe alors qu’une magnifique sensation de soulagement l’envahit, faisant s’envoler un poids énorme de ses fines épaules.

Aller savoir pourquoi Juliane fut si heureuse de voir le visage de cette jeune femme qu’elle ne connaissait pourtant pas tant que ça. Elles s’étaient rencontrées par hasard. Jill était à la recherche d’un endroit où elle pouvait passer la nuit. On lui avait indiqué l’école. Charlie, elle lui avait proposé sa chambre d’ami, avec un bon repas. Au final, Jill était restée quelques jours, et avait même fait une intervention dans la classe de la jeune institutrice. Elle avait apprécié passer du temps avec cette femme, et c’était sans doute la seule personne dans les environs qu’elle connaissait. Le Texas c’était trop loin d’ici. Alors elle se raccrochait à sa manière à une petite lueur d’espoir.

Poussée par son soulagement, Juliane fut un pas de côté et ouvrant les bras elle lança : « -oh mon Dieu… » Oui encore une fois c’était peut-être une façon d’agir plutôt débile. Mais Jill avait une nette tendance à réfléchir après avoir agit. Pas une seule seconde elle n’avait prit en compte que son amie avait peut-être, tout comme elle d’ailleurs, changé à cause des récents événements.  Désarmée, complètement à découvert, son regard croisa celui de Charlie l’espace d’une micro seconde avant que…


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Charlie Bushbury
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Dim 24 Jan 2016 - 12:55

Je ne devais pas me faire gagner par la terreur que me provoquait la situation, j’étais plus forte que ça, je le sentais et je me sentais capable d’y faire face. Si Hayden avait été là, il me l’aurait répété, avec son sourire en coin que j’aimais tellement. Il m’aurait regardé et m’aurait dit : « Oui, Charlie, tu es forte, tu es la meilleure, tu vaincras cette situation. » Je me devais maintenant de le croire, sa voix résonnait encore dans ma tête, comme s’il me l’avait chuchoté au creux de mon oreille. Les effluves de ses inflexions et de son intonation commençaient malheureusement à disparaitre, mais j’arrivais à mobiliser mes souvenirs pour « entendre » encore un peu sa voix. Bientôt, il ne me resterait de lui qu’un vague souvenir et le poids de tout l’amour que je portais pour lui. La main sur la poignée de la porte, je songeais que ma vie était devenue terrifiante. Enfant, je ne me l’étais pas du tout imaginer ainsi, je me voyais dans une telle maison, mais accompagnée de mon mari, avec des enfants, une famille. Pas en train d’essayer de sauver ma peau de mordeurs avides de chair fraiche.

Mon cœur battait étrangement fort, je craignais qu’il n’atteignait la créature – probablement encore vivante et bien humaine qui se trouvait peut-être à l’étage – et qu’elle se rende compte d’une autre présence. Je me demandais vaguement pourquoi, s’il y avait quelqu’un à l’étage, cette personne n’était pas sortie pour prévenir de sa présence, c’était la moindre des politesses. Je pensais que je ne connaissais plus trop le monde qui m’entourait dorénavant. Les gens devaient être méfiants et prudents, je ne pouvais que les comprendre, même si je ne partageais pas encore ce point de vu, n’ayant pas eu le « loisir » d’affronter la vie extérieure. Le couteau toujours à la main, mon cœur cognant rageusement contre ma poitrine, je pris une dernière inspiration avant de pousser la lourde porte – du moins, elle me paraissait lourde à présent. Je fis un pas dans la chambre d’ami, je ne distinguais rien au premier abord. Alors que j’allais faire demi-tour, une présence humaine – je m’y attendais fortement – se trouvait là. Une femme méconnaissable se tenait tapis contre le mur, comme si elle souhaitait se fondre avec le papier peint derrière elle.

Un sourire – probablement du sadisme en voyant qu’elle n’avait devant elle qu’une pauvre femme maigrelette armé d’un couteau – étira le visage osseux de la jeune femme qui se tenait devant elle. Levant les bras, la femme s’élança vers moi, muée sans doute par un sentiment de haine qui ne me surprenait pas, mais qui me fit lever mon couteau. Ses mains semblaient des choses immondes qui voulaient enserrer mon cou entre leur paume. Je me sentais immensément menacée par cette présence, je n’eus le choix alors de frapper. Mon couteau écorcha la peau blême de l’intruse au niveau du bras. Je tempêtais alors :

« Que faites-vous dans ma maison ? »

J’essayais d’empêcher le cri de sortir de ma gorge, ne voulait pas paraitre encore plus minable que je ne l’étais, mes lèvres étaient fermement serrées, j’essayais de me protéger comme je pouvais, puisque Hayden n’était pas là pour tenir ce rôle dorénavant. Je ne pouvais compter plus que sur moi-même, c’était là un exercice bien trop compliqué pour moi. Je ne voulais pas me protéger toute seule, c’était bien trop effrayant de vivre de cette façon. Qu’aurais-je donné pour avoir Hayden à mes côtés ? Mon irlandais de fiancé me manquait horriblement, nous avions prévu de nous marier en été, cela n’était plus possible. Mon couteau toujours en place, j’étais concentrée et j’essayais de prévoir le mouvement de la jeune femme. Quelque chose dans son regard me disait vaguement quelque chose et je me pris alors à la regarder mieux.

« Que… Qui… bégayais-je, incapable de retrouver les mots que je voulais dire. »

J’étais persuadée d’avoir déjà vu la femme quelque part, pourquoi quelqu’un serait venu ici sans savoir qui vivait dans cette maison ? Il y avait des tonnes de maison à Ravensdale, cela aurait relevé du pur hasard si la jeune femme se trouvant devant moi avait pénétré dans cette maison dans l’espoir d’avoir un endroit où dormir voire un endroit où vivre un bout de temps. Je ne croyais pas trop en la coïncidence. Cette jeune femme, je la connaissais. Je l’avais côtoyé, dans une autre vie, il y avait bien longtemps.

« Oh mon dieu… Dis-je en me laissant tomber au sol, le couteau glissa de mes mains. Je venais d’attaquer… Julianne, oh mon dieu. »

Mon cœur se serra et la culpabilité me rongea. J’espérais que je ne lui avais rien causé de mal.

« Oh mon dieu, Julianne, je suis tellement désolée, viens vite, je vais nettoyer tout cela, qu’ai-je fait ? »

J’étais ignoble, par ma faute, une ancienne amie se trouvait blesser. Heureusement que j’avais quelque petites choses dans la salle de bain qui pourrait nous être utile pour la soigner, si elle souhaitait mon « aide » pour réparer ce que je venais de provoquer. Elle allait me détester et devait tellement souffrir.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inespérées   Aujourd'hui à 21:36

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Retrouvailles inespérées

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