Partagez | .
 

 Letdown.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Auteur
Message
Noah A. Thompson
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/12/2015
Messages : 69
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Letdown.   Jeu 18 Fév 2016 - 22:02


En la voyant au bord de l'hystérie à la simple idée de retourner à l'extérieur, il ne put s'empêcher d'hausser les sourcils avec un air presque étonné. C'était quoi son problème franchement ? Est-ce qu'elle avait seulement vu les rues de Seattle pour comprendre que tout personne sensée ne voudrait pas rester dans les parages ? Que des malades mentaux erraient dans les rues pour se jeter sur le premier venu, et que seul l'extérieur pouvait leur permettre de ne pas se retrouver coincée dans un endroit à sortie unique avec une bandes de malades qui s'agglutine de l'autre côté ?

Elle devait rester dans le coin pour attendre quelqu'un, de ce qu'il avait cru comprendre dans son bordel verbal, alors qu'il fronçait les sourcils. Les rencontres surprises, très peu pour lui tiens.

Tu fais un peu c'que tu veux tu sais ?

Comme si elle avait un quelconque compte à lui rendre en lui racontant sa vie, sans déconner. Avisant la commode de l'entrée, il ressortit du tiroir un jean et un pull propre que Serena avait pour habitude de mettre de côté au cas ou il se pointerait, les posant à plat à côté de son sac pour ne pas les oublier en partant, et répondre enfin aux questions de la brune concernant l'extérieur.

C'est la merde en ville, pas besoin d'avoir fait math-sup' pour comprendre qu'il vaut mieux ne pas rester dans les parages. J'sais pas qui tu attends et pourquoi, et à la limite je m'en cogne, mais je te conseille vivement de pas trop traîner en ville. J'sais pas ce qui m'attends sur la route, mais ce sera toujours une meilleure chance de survie que d'attendre sagement ici qu'ils viennent taper à ma porte pour s'inviter à une surprise party tu vois le genre ?

C'était bien une des phrases les plus longues qu'il ait prononcé depuis son départ du site ed fouille tiens. Il s'en serait presque applaudi pour le coup, mais préféra éviter de passer pour un psychopathe au lieu de la brune qui semblait elle-même déjà bien attaquée.
Serena n'avait pas fait les courses avant de partir, fit-elle remarquer. Répondant par un vague grognement, il fouilla rapidement dans le placard de l'évier pour en ressortir un pack de bouteille d'eau, en lançant une à la jeune femme avant de vider la moitié de sa propre bouteille d'une traite, ce qui eu le don de soulager sa gorge encore irritée, alors que la brune ne s'arrêtait pas de parler. Discrètement, il leva les yeux au ciel, buvant une nouvelle gorgée d'eau en espérant que la douche soit encore d'usage, tandis qu'elle demandait si il venait de loin. Non, en fait elle AFFIRMAIT clairement, qu'il venait de loin. Pourquoi ? Parce que sa chemise à carreau ne cachait pas son t-shirt impregné de sueur, parce que son jean était déchiré par endroit, parce qu'il ressemblait plus à un sans domicile fixe qu'à un spécialiste du Crétacé ?

Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

Est-ce qu'il lui avait seulement demandé son prénom ? Non. Il la considèrerait à jamais comme une sorte de Roocky Balboa au féminin qui avait manqué de le rendre muet à vie et ce serait tout. Il ne s'intéressait pas à sa vie, alors pourquoi posait-elle des questions sur la sienne ? Puis, il culpabilisa un court instant. Parce que tout cinglée qu'elle semblait être, elle avait surtout l'air complètement paumée.

Je sors d'un chantier de fouille, t'es la première personne à qui je "parle" vraiment depuis le début. J'ai pas de plan, j'y vais à l'instinct. Toi par contre, on dirait que tu sors d'un hôpital psychiatrique. Fit-il remarquer avec politesse en retirant sa chemise qu'il jeta dans un coin, avant de poursuivre. Vu comme t'as l'air paniquée à l'idée de sortir, j'imagine même pas le temps qu'ils t'ont gardé enfermée...

C'était gratuit, ça faisait toujours plaisir. Il ne pensait pas forcément à mal en disant cela, ce n'était qu'une simple constatation. Se penchant un instant vers la fenêtre du salon, il constata avec soulagement que personne ne déambulait dans les rues. Au moins, il aurait un peu de répit jusqu'au lendemain matin.

Fais un peu ta vie, mais moi j'vais rester ici au moins le temps de prendre une vraie douche et dormir ailleurs que par terre. J'reprendrais la route demain matin.

Peut-être que ça lui donnerait envie de se barrer de là, et qu'il aurait la paix pour la soirée après tout ?

Revenir en haut Aller en bas
Levia T. Isaakovitch
Sanctuary Hills
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 04/03/2014
Messages : 1178
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: Letdown.   Jeu 18 Fév 2016 - 22:45

Je suis pas la seule à être désagréable visiblement... Fit-elle en arabe en le regardant de haut en bas avec mépris et dédain.

Ce type, avec ses manières et ses phrases piquées sur le vif, avait au moins eu le mérite de la sortir de sa torpeur. Il n'avait eu besoin que d'une remarque, un bon « qu'est-ce que ça peut te foutre ? » des familles qui lui indiquèrent que le respect s'était fait la malle en suisse et qu'il n'y avait aucun avis d'extradition pour le ramener en Amérique. Levia écarquilla les yeux sur le moment. C'était lui qui posait des questions à la con la minute d'avant et voilà qu'il lui renvoyait ça sur les dents ? Douche chaude, douche froide ? Non mais elle avait assez enduré comme ça pour se permettre là de supporter un pisse-froid mal luné qui n'arrivait pas à attraper le bout du balai qu'il s'était profondément enfoncé dans le cul.

Monsieur se vantait avec son formidable instinct qui l'avait maintenu en vie jusqu'ici. Si Levia ne connaissait pas grand chose aux créatures du dehors, elle savait au moins qu'elles étaient dangereuses et que ne pas être protégés par quatre murs solides avec au moins deux issus, c'était craignos et puis c'était tout. Elle ne voyait peut-être pas plus loin que le bout de son nez pour l'instant, mais là, repartir dans la rue et craindre pour sa vie, très peu pour elle, s'était se tirer une balle dans le pied dans son état de fatigue et avec juste ses frusques sur elle.

C'est clair que sur la route, ils viendront pas cogner à ta porte, hein, lança-t-elle avec une petite moue en levant les yeux au plafond. Surtout parce qu'une porte pour le protéger, il n'en aurait pas. Mais fallait pas avoir fait maths sup pour comprendre ça à priori. Elle lui fit un sourire forcé, mesquin, cynique à souhait. Un de ceux qu'elle adressait à ses frères et sœurs lorsqu'ils venaient lui chercher des poux dans la tête. Et puisqu'il voulait jouer à ça : Ça se sent. Tu t'es roulé dans la boue avant de quitter ton chantier de fouille, Indiana Jones ? Fit-elle avec un petit accent prononcé sur le nom. Au moins dans mon hôpital psychiatrique, ils avaient des douches, mentit-elle honteusement.

Elle se redressa de sur son siège, s'avançant d'un pas vers la commode qu'il avait précédemment fouillée. Elle l'avait pas vu, celle là. Faut dire que son présent rechange lui suffisait, c'était plus par curiosité qu'autre chose qu'elle y jetait un coup d'oeil sous le nez du frère de la locataire du lieu. Sans gêne donc :

Vu comment je t'ai botté les fesses, tu vas te faire manger tout cru. Et j'ai vu assez du dehors pour savoir que si tu y retournes sans un plan ou un objectif, tu n'as plus qu'à te coller une pomme dans le cul et aller t'allonger tout nu sur la route. Elle haussa les épaules devant cette image, comme pour lui dire qu'elle aussi pouvait faire la grande qui s'y connaissait trop bien en survie en étalant sa science. Mais fais ta vie, ça me fout pas grand chose, c'est vrai.

Oui bon. Elle était persuadée que ça n'était pas du tout comme ça que ça se disait, mais ça restait plutôt bien senti. Elle retomba sur son fauteuil, une mine suffisante sur le visage, retenant un petit rire amusé.

Le mot de la fin ?

L'eau coule à peine. Et elle est froide.

Et toc.




Who, who are you really? And where, where are you going? I've got nothing left to prove cause I've got nothing left to lose. See me bare my teeth for you... Who, who are you?
Revenir en haut Aller en bas
Noah A. Thompson
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/12/2015
Messages : 69
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Letdown.   Jeu 18 Fév 2016 - 23:16


Pourquoi avait-il fallu, sur les milliers de personnes vivant dans ce bled, qu'il tombe sur la reine des emmerdeuses ? Il avait fait quoi dans sa vie antérieure, soldat nazi ? C'était pas possible d'en avoir chié autant pour se taper une casse couille comme ça sur le dos dans la foulée, merde. Il l'observa de haut en bas alors qu'elle sous-entendait qu'il s'était roulé dans la boue, avant de lâcher un léger rire mesquin, passant une main sur sa barbe mal rasée.

Ah bon, y'avait des douches ? Bah dis-le à ta gueule, elle à pas vraiment l'air au courant...

Noah Thompson, Don juan de ces dames. Il ne put s'empêcher de froncer les sourcils en a voyant fouiller dans les affaires de Serena, et l'idée de lui refermer le tiroir sur les doigts lui traversa bien l'esprit, mais le rappel du coup dans la gorge l'intima sagement à rester de marbre face à cette violation de domicile en bonne et dû forme, alors qu'il effleurait du bout des doigts le haut de la commode pour jauger la poussière qui y traînait. Serena, en grande maniaque végétalienne et addict de tout ce qui touchait à la "zen attitude", n'aurait jamais laissé son appart' dans un tel état. Sans doute qu'elle avait plié bagage bien avant qu'il n'arrive à Seattle, malgré ce qu'il lui avait demandé de faire...

Et l'autre qui s'arrêtait plus de jacter commençait à lui filer la migraine, avec ses images presque dégradantes de lui sur une autoroute à attendre la mort. Poussant un long soupir qui en disait long sur son état d'esprit, il la laissa finir son petit speech sur l'eau froide qui daignait à peine sortir de la douche.

On t'as déjà dit que t'étais une connasse ? Non ? Bah t'en es une. Pour commencer, je sais comment me débrouiller en extérieur, j'y ai passé mes 5 dernières années. Alors malades mentaux ou pas, il en faudra plus pour m'inciter à rester ici comme un con, à attendre que des cinglés se pointent à la porte pour un pique nique surprise.

Encore quelques phrases, et il allait exploser son record de discussion annuelle en une journée, merde à la fin.

Ah, et on dit "ça me fait pas grand chose". C'est bien beau de faire la grande, mais commence par aligner deux phrases correctes.

Le tout suivi d'un beau sourire. S'étirant un instant en lui tournant le dos, il finit par attraper le linge propre et une bouteille d'eau neuve avant de se diriger vers la salle de bain en embarquant le reste de son paquetage. L'eau froide ne l'avait jamais dérangé. C'était pas aujourd'hui que ça changerait.

J'peux aller me laver ou t'as encore un putain de discours à sortir ?

Revenir en haut Aller en bas
Levia T. Isaakovitch
Sanctuary Hills
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 04/03/2014
Messages : 1178
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: Letdown.   Ven 19 Fév 2016 - 9:51

Alors là, elle ne s'était pas attendue à lui. Vraiment pas.

Fallait dire qu'il en tenait une sacrée couche et c'était bien la toute première fois de sa vie qu'elle ressentait autant d'animosité envers une personne dont elle ne connaissait même pas le nom. Cet infâme trou du cul ou peut importe comment il s'appelait (infâme trou du cul, ça lui allait plutôt bien) se comportait vraiment comme une belle raclure, et éveillait en elle bien des sentiments. Dont un très puissant : l'envie. De lui en coller une dans le nez.

Bizarrement, pour faire face à son agressivité, Levia s'était remise sur ses jambes. C'était un réflexe, mais elle ne pouvait pas rester assise, en position d'infériorité, et lui répondre sur le même ton. Son père aurait été déçu et furieux de la voir mettre le doigt dans l'engrenage comme ça et de se laisser aller à des sentiments négatifs. Mais Indiana Jones était une véritable tête à claques et elle défiait quiconque de garder son calme face à lui ! Ça relevait de l'exploit plus qu'autre chose... Allons bon, elle était une connasse, c'était une nouveauté, elle lui laissa cracher ses idioties avant de reprendre à la suite :

T'es vraiment un sale con, on te l'a jamais dit ça ?

Venait-elle vraiment de sortir une grossièreté comme celle-ci ? Ça ne lui parut même pas bizarre sur le moment, même si ensuite, sa langue sembla lui brûler. Comme si elle venait d'avaler ou de mettre en bouche un gros morceau de charbon encore chaud. Mais c'était plus fort qu'elle, elle avait le désir profond de lui faire ravaler son poing, quand bien même elle était fatiguée, quand bien même ça n'était pas bien. Jamais pour agresser. Toujours pour se défendre. Aimer et tolérer son prochain. Des lignes de conduite qu'elle n'arrivait bizarrement pas à appliquer avec cette tête de poireau constipée.

Si t'es un enfoiré comme ça tout le temps, m'étonne pas que ta sœur se soit barrée avant que tu arrives. Tu y as réfléchi, à ça, monsieur je-sais-tout-et-qu'est-ce-que-ça-peut-te-foutre ?

A part si sa frangine était comme lui. Auquel cas, elle se refusait de rester une seconde de plus dans le coin des fois que son double féminin déboule pour venir lui faire la misère. Levia guetta la sortie, enfin, l'entrée, par laquelle elle était arrivée. Il n'y avait plus personne depuis qu'elle était là en bas de la rue, personne pour l'embêter. Tant mieux ! Enfin, pas de quoi s'en faire non plus. La poussière indiquait qu'elle s'était tirée y'a bien longtemps, lui était venu la chercher sans le savoir, les retrouvailles n'allaient pas être pour ce soir et tant mieux encore...

Elle n'avait bizarrement pas envie de partir tout de suite. Enfin... Pas comme ça. Pas alors que la nuit allait pointer le bout de son nez, pas alors qu'elle n'y connaissait rien au dehors... Bref, pas comme ça. Et puis, elle ne pouvait pas fuir tant qu'elle ne lui aurait pas dit clairement :

J'aurais du cogner plus fort.

Ouais. C'était un regret clairement exprimé. Ses poings serrés témoignaient de surcroît de son état de colère avancée. Elle n'allait pas devenir violente...
Mais elle pouvait toujours le virer.

Casse-toi, tu pues.




Who, who are you really? And where, where are you going? I've got nothing left to prove cause I've got nothing left to lose. See me bare my teeth for you... Who, who are you?
Revenir en haut Aller en bas
Noah A. Thompson
Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/12/2015
Messages : 69
Age IRL : 25

MessageSujet: Re: Letdown.   Ven 19 Fév 2016 - 16:44


Il avait dû être Hitler dans une autre vie, autrement on ne lui aurait jamais fait subir autant de merdes en une seule vie, voilà.
SI encore elle était du genre associale, peut-être qu'ils auraient pu s'entendre, mais là... LA. Il allait la tuer de ses propres mains si elle ne se reprenait pas pour Jackie Chan.

Dis moi Madame-je-suis-une-connasse-donneuse-de-leçons, jamais tu la ferme ta grande gueule ? Sérieusement ?

La simple idée de hurler le fatiguait. Ce n'était pas son genre. Non, son truc à lui c'était plutôt de rester calme, de donner un coup de pelle et de cacher le corps. Les effusions de sentiments très peu pour lui, encore moins avec une cinglée pareil dans son sillage bordel de merde.
Et gnagnagna, j'aurais dû coller plus fort, et tu sens mauvais... Il avait l'impression que Serena était morte et ressuscitée en pleine crise d'adolescence, dans le corps de cette femme. Il n'aurait pas pu mieux rêver pour un enfer personnel tiens.
En revanche, si elle avait raison sur le fait qu'il était un odieux con qui n'avait pas pris de douche depuis un certain temps, faute d'avoir un jacuzzi dans sa bagnole, il ne put s'empêcher de lui faire remarquer;

Aux dernières nouvelles ici, c'est chez ma soeur. Donc, plus chez moi, que chez toi. Mais si tu veux t'casser parce que l'odeur t'incommode je t'en prie gamine, la porte est LA. Indiqua t-il en montrant la porte d'entrée de l'index, avant de rajouter. Puis tu passera le bonjour à tes potes aussi, parce que vu comme tu gueule, ils vont pas tarder à se rameuter. Alors j'vais être clair. Soit tu veux rester ici un temps, ce que je peux accepter, et tu la fermes, soit tu décide de l'ouvrir à nouveau, et tu dégage. Moi, j'te retiens pas, j'te connais pas et je m'en fous de ta vie. Tu prends tes clics, tes clacs, et tu t'barre. Est-ce que j'ai été assez clair comme ça ?

Et c'était pas la peine de le relancer avec ses salamalek dont il ne comprenait absolument rien, et n'avait absolument aucune envie de comprendre. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'on lui foute la paix. Pouvoir réussir à se doucher et nettoyer chaque centimètre carré de sa peau à l'eau froide si il le fallait, enfiler des vêtements propre, et dormir dans un vrai lit au moins une nuit avant de reprendre la routine. Et non, il avait fallût qu'on lui colle la chieuse qui avait survécu à tout ça entre les jambes, et qu'il devait gérer alors qu'il n'en avait pas la force.

Tu parlais d'ma soeur tout à l'heure ? Parce que j'ai pas l'impression que le mec que tu attends se ramènera si tu lui hurles autant dans les tympans qu'à moi. Peut-être... Qu'il à juste décidé de se casser sans toi, ça peut se comprendre. Pas très cool de sa part en revanche.

Être un gros con, ça lui allait très bien. C'était pas elle qui allait le changer à la trentaine passée oh. Fallait pas déconner non plus. Enfin, il se décida à lui tourner le dos. Les bouteilles d'eau pourraient toujours dépanner si l'eau ne coulait vraiment pas. Mais il fallait absolument qu'il ait la paix au moins 10 minutes.

T'as le temps de te décider pendant que j'suis à la douche. C'est tout.


Revenir en haut Aller en bas
Levia T. Isaakovitch
Sanctuary Hills
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 04/03/2014
Messages : 1178
Age IRL : 23

MessageSujet: Re: Letdown.   Sam 20 Fév 2016 - 12:08

Tire-toi.

Alors, c'était elle la donneuse de leçons, et lui le connard fini à la pisse. Au moins, comme ça, c'était réglé. Et elle n'avait plus aucune envie de le voir, surtout pas en peinture. Est-ce que c'était vraiment possible de se comporter comme le pire des plus mal élevés du monde ? Levia n'était peut-être pas la petite fille idéale, elle avait bien des défauts, mais au moins, elle n'agressait pas tout de suite tous les gens qu'elle croisait. Surtout qu'elle risquait de ne plus en croiser des très vivants dans les mois à venir. Alors pourquoi fallait-il que le PREMIER qu'elle rencontre soit juste une immonde raclure ?

Il prit la tangente, laissant la jeune femme dans le salon avec sa frustration et ses affaires. Et sur le moment, qu'importait qu'elle ait une trouille monstrueuse de l'extérieur, qu'elle soit fatiguée ou quoi, tout ce qu'elle voulait, c'était lui infliger une formidable leçon de savoir vivre. Pour lui donner une très bonne raison de l'appeler « donneuse de leçons », d'ailleurs. Ou « connasse ».

Elle se releva une fois qu'il ferma la porte, et attendit une bonne minute en silence d'être sûr qu'il était bien occupé. Et une fois certaine, elle se pressa de rassembler TOUTES les affaires qu'il avait amené ici. Refermant son sac, elle fourra quelques vivres à l'intérieur, et le hissa sur son dos. Et elle jeta un coup d'oeil vers la fenêtre par laquelle elle était rentrée. Il avait joué au chiant, il s'était frotté à plus fort que lui, et c'était bien fait pour sa gueule. En attendant, elle espérait qu'il comprendrait que la prochaine fois, faudrait être aimable, au risque de tomber sur plus con. Parce qu'en matière de connerie, elle pouvait en tenir une bonne couche elle aussi !

Du coup, elle fit sortir le sac, puis elle, se pliant en deux pour s'extirper d'ici. Et elle fit le chemin qu'elle avait fait dans un sens, dans l'autre. Bordel. Elle aurait bien envie de voir la tête de cette enflure à la sortie de la douche en se rendant compte que d'ABORD elle n'était plus là, et SURTOUT qu'elle s'était tirée avec SES affaires.

Est-ce que dieu allait lui en vouloir ? Non. S'il la retrouvait et faisait son méa culpa, elle lui rendrait. Sans broncher. Mais les probabilités pour que ça arrive été proche de zéro alors très franchement... Dieu allait comprendre que c'était une nécessité plus qu'autre chose.

Et puis, sérieusement...

Que ce connard de merde aille bien se faire foutre.

FIN




Who, who are you really? And where, where are you going? I've got nothing left to prove cause I've got nothing left to lose. See me bare my teeth for you... Who, who are you?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Letdown.   Aujourd'hui à 1:24

Revenir en haut Aller en bas
 

Letdown.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Rapunzel, Rapunzel, let down your hair.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-