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 Up is down

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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Up is down    Jeu 7 Jan 2016 - 23:22


Si Ana n'avait pas été sa soeur, sans doute qu'elle l'aurait tuée de ses propres mains.
Certes, l'ambiance du motel était glaciale, et l'hiver n'y était pour rien du tout. Ils avaient bien tenté de s'entendre tous les trois, et si le courant passait plutôt bien entre Ana et Jasper, Carmen ne pouvait s'empêcher de rester à l'écart, se méfiant malgré elle, allant jusqu'à écouter à la porte de sa chambre la nuit pour s'assurer qu'il ne préparait pas un mauvais coup. Ce qui avait sans doute dû finir par exaspérer l'infirmière, qui prit la décision de ne plus leur laisser le choix. Alors qu'ils marchaient en silence, elle revoyait Ana décréter qu'ils manquaient de vivres, et qu'ils n'avaient qu'à y aller tous les deux tandis qu'elle s'occupait de rendre le motel plus viable. Plus viable, bah voyons. Mais ils n'avaient pas forcément eu le choix, alors qu'Ana l'avait poussée dans l'entrée en lui collant la batte dans les mains, déblatérant qu'elle avait besoin de désinfectant, conserves, et quelques vêtements pour tenir chaud la nuit. Alors, ils avaient pris la route tous les deux.

Dans un silence de mort.

Carmen bouillonnait, sans vraiment savoir si elle était en colère de s'être faite jetée comme une malpropre par sa soeur, ou le fait que Jasper à ses côtés restait silencieux. Peut-être que c'aurait été pire si il faisait des remarques à tout va, elle ne savait pas trop. Dans tous les cas, elle aurait largement préféré se retrouver seule, même si l'autoroute avait des airs de crypte. A défaut d'être vide, certaines voitures étaient arrêtés, portières ouvertes, sans âme qui vive aux alentours. Un léger frisson courut le long de sa colonne alors qu'elle observait une des voitures encastrée dans une autre.

On dirait un charnier. Ne put-elle s'empêcher de souffler, observant les véhicules alors qu'elle zippait sa veste jusqu'au col. Mais avec un peu de chance, on pourrait trouver des trucs. Certaines voitures sont encore ouvertes, on peut avoir accès au coffre...

Etait-ce bien ou mal, de fouiller la voiture d'une personne sans doute décédée ? Sans doute mal mais pour le coup... Depuis combien de temps n'avaient-ils pas eu l'occasion de manger à leur faim, ou passer une nuit complète sans se réveiller gelé par la température éxterieure qui filtrait dans les murs du motel ? Elle avait arrêté de compter depuis un moment déjà. Jetant enfin un regard à Jasper depuis leur départ du motel, elle se tourna vers lui en conservant sa batte en main.

Ecoute. J'propose qu'on fouille rapidement, en silence. Le premier qui voit le moindre truc bouger le signale à l'autre, et on se partage les tâches. Tu prends les médicaments, je m'occupe des fringues et de ce que je peux trouver à manger.

L'idéal aurait été des armes. Ils n'iraient pas bien loin avec une foutue batte de base ball, qui commençait à faire son temps depuis le début d'Octobre, mais elle doutait fortement de trouver une mitraillette surprise dans un des coffres. Si seulement... Ca, ce serait parfait. Mais mieux valait ne pas trop rêver, et se concentrer sur la marche à suivre. Et prier pour que Jasper ne la laisse pas en plan si jamais ils venaient à tomber sur des infectés. Ou Wendigo, comme Ana se plaisait à les appeler depuis l'accident mortel de Mary...

Est-ce que c'est bon pour toi, ou il y à un risque que tu ne tente à nouveau de faire démarrer une voiture en marche arrière ?

D'accord, c'était bas. Mais pour le coup, elle n'avait pas pu de rire légèrement en se rappelant l'accident contre le mur du motel. Et puis, mieux valait rire que continuer cette ambiance infernale non ? Lui tournant le dos un instant, elle s'approcha d'un des véhicules, actionnant la poignée interne pour ouvrir le coffre.


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Jasper McCarthy
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MessageSujet: Re: Up is down    Dim 10 Jan 2016 - 22:27

Les lèvres pincées, il n'avait rien eu envie de dire et encore moins de refuser cette petite balade avec la jeune femme qui était certainement encore sceptique à son sujet. Pourquoi en avait-il strictement rien à faire de ce qu'elle pouvait penser de lui ? Il était vil et encore moins de confiance, mais ce n'était jamais bon de trouver des excuses : car cela voulait dire qu'il était en tord. Or... Chercher le pardon chez la brune aux cheveux ondulés, c'était d'une certaine façon accepter... Qu'il avait réellement cherché à s'enfuir avec le véhicule de ces filles.

Ana avait été plus discrète à ce sujet. Il avait plusieurs fois légèrement froncé les sourcils lorsqu'elle était venue panser ses plaies sous le regard soupçonneux de sa grande soeur. Elle n'était pas prête à le lâcher, mais l'ignorer était une technique qui l'aidait pas forcément à calmer les remous de son esprit. Alors il soupirait simplement, et recherchait plutôt la compagnie de l'autre brune qui lui parlait plutôt normalement. Au début, il avait vu dans cette manière d'être comme une technique d'approche pour en savoir plus sur ses véritables objectifs, mais elle n'avait jamais abordé le sujet. Comme la grande d'ailleurs, qui ne lui avait plus reparlé de ça non plus. C'était un silence froid, qui lui glaçait les eaux. Il n'était plus désirable maintenant, c'était affreux. Mais ces regards acérés et cette tension avait eu le don de le soigner, de lui faire sensiblement oublier les horreurs récentes et la perte de sa petite amie. Ses nuits restaient agités, il dormait affreusement mal, et des cernes se creusaient déjà sous son regard, mais il devait surmonter ça. Il n'était pas mort, il était encore en vie.

Le voyage avait été long, affreusement long. Jasper n'avait pas ouvert la bouche, et elle non plus. Parfois il se prenait à l'observer du coin de l'oeil, les bras croiser sur sa poitrine pendant qu'elle faisait tournée le volant de la voiture qu'ils avaient récupéré près de Georgetown. Là où aurait dû se trouver sa voiture. Ils n'y avaient été que le lendemain, et elle n'était plus là. Disparu, avec toutes les prévisions. Pas étonnant qu'avec le baluchon des deux soeurs et les trois pauvres conserves qui se baladaient dans leur maigre sac ... qu'ils n'aient plus grand chose à se mettre sous la dent. C'était navrant. Ça l'exaspérait profondément ce destin qui en avait après lui. Depuis combien d'heures la voiture avait-elle disparu ? Pourquoi la sienne et pas une autre ? S'il y avait été le matin même où il avait laissé en plan les donzelles, elle aurait peut être été toujours là. Il l'avait bien fait comprendre à Carmen d'ailleurs qui ne s'était pas gênée pour lui renvoyer des remarques acerbes dans la gueule. Mais c'était fini, ils en étaient au stade de qui ignorera le mieux l'autre pendant tout le trajet. Ça avait plutôt bien réussi pour les deux d'ailleurs.
Puis ils avaient fini par arriver sur un morceau d'autoroute totalement bloqué. Les voitures avaient été laissé là, à l'abandon. Entre les portières ouvertes et les tâches de sang qui venaient de repérer sur une vitre brisée, cela ne l'encouragea pas à sortir rapidement du véhicule malgré les conseils de Carmen.

« C'est bon pour moi. Mais si j'trouve de la nourriture, je prend aussi. On va pas fouiller dix fois chaque voiture, t'auras peut être des médocs dans ceux que tu veux fouiller... Et moi pas.

Et... Toi. Évite de défoncer une vitre et d'activer l'alarme d'une bagnole avec ta batte de baseball.
»


Elle avait souri aussi, même si lui ça n'avait rien d'un sourire franc et honnête. Il ne le cacha pas d'ailleurs, ce sourire large qui voulait dire aussi qu'il n'appréciait pas ce genre de critique. S'il avait enclenché cette fichue marche arrière pour percuter le mur, c'était peut être à cause d'elle aussi. C'était toujours la faute de l'autre, surtout dans ce genre de situation précipitée. Sur ces mots, il avait déjà été à reculons en direction d'une voiture. Il n'avait absolument rien pour se protéger, il fallait dire qu'ils avaient un peu tout laisser là bas... Dans cet immeuble... Il fut secouer d'un tremblement qu'il étouffa en se frictionnant le bras comme s'il avait froid. Comme elle l'avait dit, c'était un véritable charnier. Toutes ces voitures arrêtés donnaient une impression de cimetière, et il avait peur de ce qu'il pourrait voir dans les voitures. Et si l'un de ces trucs s'y trouvaient et se jetaient sur lui. Avant d'ouvrir une seule portière, il préféra faire le tour du véhicule avant de le juger accessible. La vitre était brisée, comme si on avait donné un coup de coude à l'intérieur. La portière était mal fermée, il n'eut aucun mal à la fouiller tout en s'installant d'abord du coté du passager pour fouiller la boite un gant. Il serait intéressant de ne pas y trouver que des cartes de route... Un flingue ou une trousse de secours ? Il venait de jeter la boîte d'ampoule pour les fusibles sur la banquette arrière. Il farfouilla dans les portières puis quitta le véhicule pour aller dans le coffre sans vraiment regarder autour de lui. Un petit regard  à droite puis à gauche, il n'y avait aucun bruit suspect, et il n'y avait pas âme qui vive sur ce bout de route. Personne. Le désert. Sa première recherche n'était pas fructueuse, c'était comme si la voiture avait été vidé de tout. Pas de sac de voyage... Les gens avaient peut être fuit le véhicule... Il passa nerveusement une main dans son cou en refermant prestement la portière de la voiture pour se tourner vers une autre, mais quelque chose d'autre attira son attention alors qu'il tirait une portière après vérification globale du véhicule.


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Up is down    Dim 10 Jan 2016 - 23:35


    Décidément le centre c'est plus du tout ça. Trop de monde, pas assez de réserves ; rien qui me pousse à rester en tous cas. Si ce n'est que ma famille n'est toujours pas arrivée à Seattle et que dans les derniers mots que nous avons pu échanger ils m'ont dit de les attendre à l'appartement... Si seulement on avait su que tout tournerait si mal, je serai aller moi-même les rejoindre, ç'aurait sûrement été plus simple et sécurisant pour tout le monde. Quoi qu'il en soit, bien que je sois revenu dans le centre depuis un peu plus d'une semaine, j'avais ce besoin constant de m'en éloigner régulièrement ; en fait, ça devenait de plus en plus régulier. J'étais donc partis la veille de la maison dans laquelle j'avais passé ces quelques jours et m'étais retrouver à dormir à même le sol dans des broussailles. Par chance, rien ne m'était tombé dessus et c'est avec une satisfaction non dissimulé que je marquais une nouvelle croix dans mon agenda en mangeant des petits gâteaux presque périmés. Nous sommes le 7 Janvier, le temps est toujours aussi brumeux et les températures relativement froides mais qu'importe, cette liberté n'a pas de prix.

    Après avoir terminé mon petit déjeuné improvisé, je reprend ma route toujours en direction du Sud. Je sais que je ne risque pas de croiser mes parents ou mes frères en descendant ainsi mais il faut dire que sortir de la ville par le Nord m'aurait prit relativement plus de temps. De toute façon je retournerai au centre, peut-être dans une semaine. Le principale maintenant était de trouver des provisions et de faire le vide ; se retrouver enfin dans le calme que pouvait prodiguer la nature. Mon sac était un peu plus lourd que d'habitude dû aux quelques conserves que j'avais trouvé sur la route et au pull supplémentaire que j'y avais ajouté. Par chance, je n'avais encore croisé personne sur ma route, mis à part quelques macchabées qui erraient ci et là.

    Plus j'avançais et plus les habitation se faisaient rares. Trouvant une petite ferme non loin de l'autoroute j'y suis entré afin de voir ce que je pouvais y trouver. Au premier abord elle semblait vide, mais je me rendit rapidement compte que ce n'était pas le cas. Alors que j'entrais dans la salle à manger, j'aperçus un cadavre qui traînait autour de la table ; c'était une petite fille qui, malgré son visage marqué par la mort, ne devait pas avoir plus de dix ans. Elle ne mit pas longtemps à remarquer mon absence et se dirigea vers moi aussi rapidement que ses membres en décomposition le permettaient. Comme à mon habitude, je me contentais de fermer la porte et de laisser cet humain qui n'en était désormais plus un de l'autre côté. Bon nombre de personnes auraient mit fin aux second souffle de l'enfant, ou auraient totalement pétrifiés devant ce spectacle désolant ; ce n'était pas mon cas. Je ne trouvais juste aucune utilité à les tuer si ma vie n'en dépendait pas ; et s'il y avait toujours une quelconque once de vie au fond d'eux, et bien peut-être était-ce tout ce qu'ils méritaient.

    J'étais ressorti de l'habitat en faisant un crochet par la cuisine afin de trouver quelques provisions mais à part des biscottes et un sachet de café soluble il n'y avait plus grand chose ; j'emportais évidement les deux. A mon arrivée, je n'avais pas remarqué la vieille bicyclette qui était calée contre l'arbre. Je pourrais sûrement aller plus loin avec ce deux-roues et donc trouver plus de trucs... Et en plus il y avait encore un petit panier à l'avant ! L'idée semblait vraiment bonne et j'étais monté sur le vélo après en avoir dépoussiéré la selle mais après avoir fait une dizaine de mètres, la pédale abîmée ne cessait de couiner de manière agaçante et... pas du tout discrète, à vrai dire. Mais qu'importe, je n'en avais rien à faire de toute façon et elle me permettrait de rejoindre plus rapidement l'autoroute qui serait le chemin le plus rapide pour un village plus loin. Je n'étais toutefois pas totalement sûr que prendre ce chemin était la meilleure chose à faire ; toutes ces voitures qui y seraient certainement abandonnées renfermaient probablement des cadavres.

    Pour atteindre la route, je devais grimper le talus relativement vertical qui y menait mais, avec les pluies récentes et la brume, la terre était devenue boueuse. Malgré mes bonnes chaussures, j'avais glissé, me rattrapant sur ma paume en pestant, tirant la bicyclette de l'autre main. Arrivé en haut, je passais mon poignet sur mon front, ne me rendant pas compte que je n'en avais pas ôté la boue. Jetant un œil à droite, je me décidais d'aller plutôt à gauche malgré la masse de véhicules importante.

    J'avançais et tout me semblait trop calme, d'autant plus que la brume fine qui flottait ne permettait une vision aussi claire que nécessaire. Alors que j'approchais des premiers véhicules, je vis deux silhouettes, ils n'avaient pas l'air d'être morts ; un homme et une femme apparemment. Plissant les yeux pour mieux voir, je tendis le bras vers l'arrière pour prendre mon fusil, toujours à une main. Je fis encore quelques pas puis stoppa net. La femme... c'était pas possible, je devais rêver, mais elle ressemblait étrangement à Carmen, elle avait la même manière de se déplacer, la même silhouette. Mais si ce n'était pas le cas ? Comment serait-ce possible qu'elle soit ici ? Et avec ce mec ? C'était qui d'ailleurs ? Je me devais de rester sur mes gardes mais je sentais mon esprit qui était sérieusement entrain de flancher. Laissant tomber la bicyclette en m'approchant encore un peu, je m'arrêtais net lorsque l'homme tourna son visage vers moi, tenant toujours la carabine de mes deux mains. Je ne pouvais croire ce que je voyais, comme si tout cela n'était qu'une vengeance à ma haine envers les miens...

    Ça y est je crois que le sort s’abat sur moi. J'ai bien vécu ces derniers mois, et maintenant j'ai des visions... c'est finit. Adieu beau monde.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Up is down    Lun 11 Jan 2016 - 12:29


Carmen inspira profondément, priant tous les dieux de la création possible pour ne pas faire volte face et étrangler Jasper sur le capot de la voiture la plus proche. Il ne pouvait pas s'empêcher de toujours la ramener, c'était une horreur sans nom. Elle se tourna lentement vers lui, le regard noir, avant de lui offrir un sourire presque mutin en répliquant.

Hé. A la base, c'était pas la vitre que je comptais défoncer, mais ton crâne. Ne me tente pas trop...

Le tout, agrémenté d'un clin d'oeil avant de se diriger vers son propre site de fouille. Si Lex et Ana lui avaient appris la patience et les répliques au cours de sa vie, Jasper avait le don de manquer de la faire sortir de ses gonds à chaque instant ou ses lèvres s'entrouvraient pour la contredire. Et son regard moqueur, elle n'en parlait même pas... Rien que d'y penser eut le don de la renfrogner, alors qu'elle ouvrait sèchement le coffre d'une voiture pour jeter à même le sol un sac de voyage, fouillant ce dernier dans l'espoir de trouver des armes. Sans succès. En revanche, elle découvrit quelques vêtements féminins qui devraient sans doute aller à Ana, ainsi que quelques conserves. Au moins, le proprio de la voiture avait eu une bonne idée de choses à emporter. Une rapide fouille de la boîte à gants lui permit de trouver un briquet à essence ainsi qu'un paquet de cigarette à moitié entamé. Pour le coup, elle était tentée de s'en griller une, mais se ravisa, préférant ranger ledit paquet dans sa poche tandis qu'elle embarquait les provisions dans son sac. Si seulement ils parvenaient à trouver une arme.. Au moins un revolver, ou même une machette. Mais un truc suffisamment utile en cas de danger. Seuls, sur cette autoroute, elle doutait fortement que sa batte de base ball fasse l'affaire longtemps.
Elle releva un instant les yeux en cherchant Jasper qui semblait occupé aussi de son côté, tandis qu'elle s'attaquait au coffre d'une seconde voiture. Ou du moins, allait. Parce que pile en face d'elle, une silhouette les fixaient alors que son sang ne faisait qu'un tour. Un wendigo ? Non, il aurait déjà avancé vers eux, comme ils avaient su faire pour Mary...

Plissant un instant les yeux en restant immobile, elle sentit son coeur manquer un battement en reconnaissant la silhouette. Elle connaissait cet homme, elle en était persuadée.

Axel ?

Le murmure avait traversé ses lèvres, alors qu'elle oubliait toute notion de prudence en s'avançant d'un pas pressé vers le jeune homme, alors que sa vision devenait plus nette, lui assurant qu'elle ne s'était pas trompée. Comment avait-il pu arriver ici ? Elle resta un instant face à lui sans mots dire, submergée par l'émotion, jusqu'à ce qu'elle ne relâche enfin la pression, se jetant sur lui pour le serrer dans ses bras sans mots dire. Les questions viendraient plus tard. Mais pour le coup, le soulagement de revoir son meilleur ami l'avait rendue muette, alors qu'elle sentait un poids quitter sa poitrine.

J't'ai cherché partout... Souffla t-elle enfin, la gorge serrée par l'émotion alors qu'elle se contrôlait pour empêcher des larmes de perler au coin de ses yeux.

Relevant le regard, elle parvint à croiser celui de Jasper, lui faisant signe d'avancer. Sans doute qu'il ne devait pas comprendre grand chose, et que des explications s'imposaient.

Tu vas bien ? Comment tu t'es retrouvé ici ? Et ta famille ? Indiquant Jasper d'un signe de tête, elle lui fit signe de les rejoindre alors qu'elle tirait Axel par la manche. En fait non, attends. J'ai tout un tas de questions à te poser, mais avant, quelques explications s'imposent. Indiquant Jasper d'un signe de tête, elle commença donc les présentations.

Lui, c'est Jasper. Un... Un ami. On s'est rencontrés au début, et depuis on survit tous les trois avec Ana. N'est-ce pas ?

Passer sous silence le sale coup que Jasper avait fait, et jouer les bonnes ententes pour éviter que tout parte à veau l'eau au bout . Plus tard, se promit-elle. Mais pas maintenant. Et voici Axel. Mon meilleur ami. Qui du coup, va devoir m'expliquer comment il se retrouve en plein milieu de nulle part...

Avec un fusil. Enfin une arme digne de ce nom. Peut-être que la chance leur souriait enfin finalement...



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Jasper McCarthy
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MessageSujet: Re: Up is down    Lun 11 Jan 2016 - 21:54

Elle n'avait pas déjà essayé, de lui défoncer le crâne une semaine plus tôt ? Il haussa simplement les sourcils lorsqu'ils se séparèrent pour fouiller. Mais cette silhouette qui s'était dessinée après qu'il eut fini d'examiner le contenu du deuxième véhicule l'avait surpris. Cela avait également le cas de la brune qui s'était redressé à son tour, les yeux certainement plissés, alors qu'un nom s'échappait de sa gorge. Elle le connaissait ? Sérieusement ? Avec ce qui restait des gens, c'était possible de trouver quelqu'un ici, sur une autoroute ? C'était plus du hasard à ce stade, c'était une chance, énorme même, pour elle. Il ne la voyait même pas de profil, elle était totalement dos à lui, mais il ressentait clairement sa surprise et préféra observer la scène de loin. Il était presque tenter de retourner dans le véhicule pour continuer sa besogne mais ce serait impoli de se détourner de cette scène au combien joyeuse. Pourquoi ça l'énervait à ce point ? Il n'avait réellement pas envie de s'avancer et d'aborder l'homme avec des semblants de sourire.

C'est quand on ne cherche plus qu'on trouve. Elle l'avait réellement cherché partout ? Parce que c'était assez compliqué avec ce qu'ils avaient vu récemment du centre ville... Il retira sa main du coffre de la voiture tout en continuant de les observer de loin. C'était quoi, son meilleur ami, un ami, un frère ? Il était facile de deviner tout de même qu'on ne cherchait pas juste un ami dans tous les coins de la baraque, même de dos elle tremblait, pleurait presque. Ça devait certainement être une personne très proche, et des problèmes par la même occasion. S'il avait du mal à supporter les reproches perpétuelles de la dame, il était persuadé qu'il aurait assez tôt affaire au regard sombre du brun. Pas grave, il allait s'en remettre, et il finirait peut être par se barrer un jour aussi.

Puis lorsqu'elle se tourna un peu dans sa direction, se souvenant sûrement de sa présence. Même s'il aurait préféré le contraire... Il eut un micro sourire lorsqu'elle hacha sur ... Un... un ami ? Il sentait son hésitation, elle n'avança pas l'incident toutefois ce qu'il lui permit de détendre légèrement ses épaules. Certes, il restait quand même sur la défensive, déjà parce qu'il avait remarqué le fusil, mais aussi que le regard protecteur du mec avait cette étincelle désagréable qui intimait d'éviter tout écart. Il allait se gêner tient. C'était le genre à se le jouer gros dur lui. Et s'il était ami avec Carmen, c'était sûrement qu'il partageait quelques traits de caractère, et pas forcément ceux qu'il préférait. Enfin... Il la connaissait pas encore suffisamment pour décrypter chaque traits de la jeune femme, il n'avait l'impression d'en avoir vu que les mauvais. Si on oublie qu'elle faisait une confiance aveugle en sa soeur, qu'elle savait être plus ou moins reconnaissante, et était habille de ses dix doigts. C'était pour le positif.

Il s'avança dans leur direction, le pas lent et lourd, puis il levait la main dans la direction de l'homme sans laisser de mots sortir de sa gorge. Il préféra répondre plus ou moins par l'affirmative au propos de la fille : « Enfin on s'est croisé que très récemment. » Il y avait encore un long chemin à faire, même si sa main était déjà quasiment réparer. Il ne pouvait que remercier sa soeur d'ailleurs. « En attendant que vous vous retrouvez... » Embrassades, du comment il était arrivé ici comme elle le disait... « Faudrait qu'on avance, on sait jamais. » Technique de défilement activé.


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MessageSujet: Re: Up is down    Lun 11 Jan 2016 - 22:26


    J'étais toujours figé, incapable de bouger, je ne sais même pas si j'aurais été capable d'ôter la sécurité de la carabine en cas de besoin. Des tas de pensées fusaient dans mon cerveau ; c'était elle ou pas ? Je divaguais complètement ? J'étais pourtant passé chez elle et avait laissé quelques mots à son égard mais impossible de trouver un signe de vie et là, à je ne sais combien de temps de la ville, il était possible que ce soit elle ? Je ne pouvais y croire. Même quand elle se mit à courir vers moi, quand son visage ne s'était retrouvé qu'à un mètre de moi, je ne pouvais toujours pas réagir ; mes lèvres étaient restées bêtement ouvertes et ma gorge était nouée. Ce n'est que lorsqu'elle s'approcha encore plus pour me serrer contre elle que je compris. Baissant instantanément mon arme, je la laissais pendre à mon bras par la sangle, serrant à mon tour mon amie dans mes bras ; peut-être un peu trop fort mais qu'importe, elle était là, bel et bien là, ce n'était ni une illusion ni un mauvais coup du destin. Je sentais les larmes monter et la serra un peu plus fort comme pour être sûr qu'elle ne partirais plus désormais. Voilà, c'était ça mon monde, c'était ce à quoi j'avais toujours aspiré : avoir accès à l'avenir incertain dont je rêvais, en ayant à mes côté l'une des personnes les plus chères à mes yeux. Quelques mots franchirent mes lèvres, sans vraiment de suite.

« Tu es là. »

    M'éloignant à contre cœur de Carmen, je pris son visage dans mes mains encore boueuses pour la regarder plus en détail ; elle avait perdu du poids, ça se voyait. Ses yeux étaient cerclé de cernes et ses traits étaient tirés, mais derrière tout ça, son regard pétillaient d'une joie sans nom. J'avais envie de la serrer encore contre moi, j'avais tellement de questions, et tellement de choses à lui dire, mais ses yeux se posèrent sur l'homme en arrière plan et je ne pus empêcher mes muscles de se tendre. Carmy me tira légèrement vers lui tout en me posant des questions.

« Tout va bien maintenant... »

    Je n'eus le temps de répondre qu'à la première qu'elle embrayait déjà sur autre chose. Elle fit les présentations et j'appris que le brun qui l'accompagnait s'appelait Jasper ; il ne me disait rien qui vaille, mais vraiment rien. Je ne pouvais m'empêcher de le toiser d'un œil mauvais, et au vu de l'hésitation de la brune quand au terme attribué au brun, il semblait que j'avais de bonnes raisons de rester sceptique ; c'était qui ce mec au juste ? ''Un ami'', mais depuis quand ? Elle était sûre qu'il était pas complètement entrain de l'entuber ? Et s'il voulait juste profiter de la situation ? Il a pas intérêt à s'approcher d'elle sinon... Je fus coupé dans mes pensées quand Carmen parla d'Ana ; reportant mon attention sur elle, j'ouvris la bouche pour parler mais aucun son n'en sorti en premier lieu, ce n'est qu'après quelques secondes que je retrouvais la capacité de parole.

« Ana est avec vous ? »

    C'était plus une affirmation qu'une question malgré l'air interrogatif que j'avais employé. Je n'avais pas vraiment repassé du temps avec elle depuis notre rupture et, même si la pilule avait été difficile à avaler à l'époque, j'étais tout de même heureux de savoir qu'elle était en vie ; il m'était cependant impossible de définir si j'étais heureux pour elle ou pour Carmen. Gardant toujours la carabine en main, je répondis à la brune, regardant toujours l'homme d'un œil relativement sceptique.

« J'étais en ville, mais les vivres commencent à manquer alors je me suis éloigné un peu. Je me demande encore si je suis pas entrain de rêver... »

    J'avais pressé le poignet de Carmen, une nouvelle fois pour m'assurer qu'elle n'était pas faite de mousse ou je ne sais quoi. Inutile par ailleurs de lui dire que je ne supportais plus de croiser tous ces gens en ville. Et que j'allais garder son ''ami'' dans ma ligne de mire pendant un bon moment ; toujours s'il le fallait. Si elle était du genre à donner sa confiance rapidement, ce n'était pas mon cas, et j'avais bien l'intention d'avoir une petite discussion avec le bonhomme. Je ne répondis pas à sa suggestion de se dépêcher et, me passant une main dans la nuque, je demandais d'une voix qui se voulait contrôlée pour ne pas laisser mes émotions me submerger :

« Vous faites quoi vous ici ? »

    J'évitais les phrases trop longues, j'évitais aussi de tout laisser sortir. Parce que là, si je ne me contrôlais pas, je me serais déjà mis à sauter partout avec la brune dans les bras, remerciant le monde de m'avoir donné une nouvelle fois de plus une chance. Mais je ne le fis pas, principalement parce-que je préférais rester sur mes gardes avec cet inconnu qui ne semblait être avec elle que depuis ''récemment'' ; j'avais ma carabine dans la main, mais même une fois remise dans mon dos, la machette ne serait pas bien loin.





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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Up is down    Mar 12 Jan 2016 - 18:18


Tout irait mieux maintenant, elle en était persuadée. Elle ne relâcha la pression qu'elle exercait sur Axel qu'à contre coeur, le laissant regarder à quoi elle ressemblait depuis son escapade d'Octobre. Lui même n'avait pas tellement changé, en dehors de ses traits tirés et du soulagement dans son regard. Alors qu'elle faisait les présentations, elle nota avec quel discrétion Jasper voulait esquiver les retrouvailles en proposant qu'ils continuent les recherches. Elle hocha la tête sans pour autant répondre, se tournant vers son meilleur ami alors qu'il demandait si Ana était avec eux. Riant légèrement, l'ex gérante de bar passa une main dans ses cheveux ébouriffés, avant de répondre en levant les yeux au ciel.

Tu croyais quand même pas que je quitterais Seattle sans elle ? Ana est en pleine forme. Du moins, je fais en sorte qu'elle le reste.

Parce qu'avec toutes ces histoires de malade qu'elle appelait Wendigo, elle avait la sensation que sa soeur gardait pour elle le fond de ses pensées terrorisée pour ne pas l'inquiéter. Mais elle l'avait déjà entendu pleurer en pleine nuit sans oser la voir dans sa chambre, préférant tenter de discuter avec elle quand le besoin s'en faisait sentir.
Elle avait noté que le courant semblait ne pas passer entre Axel et Jasper. Pourtant, ils ne se connaissaient pas et elle avait passé sous silence l'épisode de la voiture... Elle fronça légèrement les sourcils avant que son meilleur ami ne reprenne la parole, expliquant sa présence hors de la ville.

On t'a laissé des messages avec Ana, on à même essayé de venir te récupérer, mais on t'a jamais trouvé... Tu étais avec ta famille ? Se risqua t-elle, ne voyant aucune trace de la famille Kennedy dans les parages. Elle même avait cette étrange sensation d'être dans un rêve, mais le caractère insupportable de Jasper lui confirma qu'ils étaient bien dans la réalité. Attrapant Axel par le bras pour l'inciter à la suivre parmi les voitures abandonnées, elle entendit sa dernière question à laquelle elle répondit en montrant d'un signe de tête le dernier véhicule qu'elle avait fouillé.

En ville... On à faillit se faire tuer la dernière fois. Et comme nos provisions sont à sec et ma voiture... en milles morceaux -elle ne put s'empêcher de jeter un regard en coin à Jasper, sans pour autant rappeler cet épisode tendu de leur relation à Axel - Ana nous envoyé dans le secteur pour trouver de quoi survivre. Armes, médicaments, nourriture... Tout ce qui peut nous être utiles. On à élu domicile chez Jasper, il à trouvé un motel pas loin d'ici, mais on pense partir ailleurs. Pas assez sécurisé.

Ouvrant le coffre d'une fiat noire, elle commença à se pencher pour fouiller son contenu en ressortant deux conserves de raviolis en boîte, et une boîte d'antibiotiques qu'elel glissa dans son sac.

Ce coin est désert depuis un moment. A défaut de retourner en ville, on se sert ici, on se fait discrets et on rentre au motel. Tu te joins à nous ? Ca fera du bien de t'avoir dans le groupe...

Sans doute que Jasper pouvait lui répliquer à tout moment que lui n'était pas d'accord, rien que pour la contredire. Dardant son regard en amande sur le psychologue, elle le fixa un instant en silence avant de demander plus une affirmation qu'une réelle question.

Ca te va hein ?

Restait plus qu'à espérer qu'il accepte, et que les deux hommes finissent par s'entendre en apprenant à se connaître. Sinon, Ana allait sérieusement les assassiner un par un dans leur sommeil, si l'ambiance continuait à être aussi glacée...


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Hard to be soft, Tough to be tender. If we're still alive, My regrets are few If my life is mine, What shouldn't I do? Come take my pulse the pace is on a runaway train (⚡) june.
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Up is down

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