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 Far Horizons

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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Mer 3 Fév 2016 - 22:15


    Plus je l'observais, et plus je me disais qu'il était probablement pas si dangereux que ça, il avait plutôt l'air d'être un type complètement paumé, malgré son agacement certain ; on remarquait bien qu'il faisait son possible pour ne pas s'énerver et se casser voir ailleurs. Mais c'est quoi l'expression déjà ? ''Se méfier de l'eau qui dort'', alors même s'il a pas l'air d'être un tueur né, mieux ne pas se fier aux apparences et rester sur ses gardes, tout en étant un peu plus leste. Tapotant des doigts sur l'accoudoir du fauteuil, j'écoutais sans rien dire ses explication, haussant les sourcils à certains moment, les fronçant à d'autres. Son amie avait en effet l'air vraiment bien atteinte, c'était con de se retrouver avec une ''grosse grippe'' alors qu'il y avait là-dehors des moyens beaucoup plus simple de mourir ; simple et rapide. Une morsure, un peu de fièvre, et une nouvelle vie. C'était aussi simple que ça, et il avait apparemment fallu que l'amie de ce mec se choppe une manière bien plus terre à terre de finir ses jours. Il pourrait trouver un médecin, quelqu'un pour l'aider, mais si ça faisait réellement ''quelques semaines'' qu'elle était comme ça, se nourrissant à peine, il espérait vraiment que quelqu'un pourrait faire des miracles et la sauver de cette destinée qui lui avait apparemment été accordée ? Foutaises. C'était pas possible, le corps humain se fatiguait bien trop vite et ne pouvait pas supporter une ''grippe'' pendant autant de temps, pas avec les moyens médicaux dont nous disposions actuellement. Je décidais cependant de ne pas relever, j'avais presque envie de dire que c'était con pour elle qu'elle se mette à délirer maintenant que le monde était enfin comme il devait être, mais je m'abstins, me disant que le brun en face serait pas forcément de mon avis et que sa batte risquait de fendre l'air rapidement.

« Je vois... Vraiment le dernier truc à chopper dans la situation actuelle. »

    Parce que c'était une évidence, j'avais beau adorer notre nouveau monde, les maladies qui étaient pourtant bénignes avant pouvaient s'avérer être un réel danger actuellement ; je touchais du bois, je n'avais même pas eu un simple rhume jusqu'à présent. Quand l'homme repris la paroles, je me mit à réfléchir quelques secondes. J'avais beau ne pas avoir d'estimation pour mes semblables, je ne pouvais pas me permettre de prendre ce type pour un con pendant des heures, à quoi ça m'avançait hein ? J'imagine que si un membre de ma famille avait été dans ce cas je serais content qu'on me dise clairement si on pouvait m'aider ou non. Soupirant légèrement, je repris la paroles.

« Je suis pas médecin non, à part regarder si y a des anti-douleurs ou ce genre de trucs dans l'armoire à pharmacie je pourrais pas faire grand chose. »

    C'était dit, il pouvait bien en faire ce qu'il voulait maintenant, se casser pour chercher quelqu'un qui pourrait vraiment aider sa nana, ou continuer à taper la discute sur son état. Au fond, la seconde option m'intéressait presque plus ; je n'étais pas du genre à m'intéresser aux histoires des gens, mais il y avait quelque chose dans ses propos qui ne collait pas, sa voix un peu hésitante en était la preuve. Il y avait quelque chose qui clochait et j'avais envie d'en savoir plus ; quoi que même s'il ne m'en disait pas plus, ma vie n'en serait pas plus perturbée que ça pour autant. Me redressant un peu dans le fauteuil, je dévisageais cet homme qui me faisait face puis pris une voix calme, sans émotion.

« J'imagine que pour venir ici vous avez dû la laisser seule. Vous n'avez pas peur que des macchabées ou des hommes la trouve ? »

    Je haussais un sourcil, intéressé par la réponse à ma propre question. Elle était d'ailleurs toute légitime ; il était certain que d'après ses mots, l'état de la femme était vraiment catastrophique et il lui fallait rapidement trouver un médecin. Mais au vu de tous les risques qui couraient, qu'est-ce qui lui garantissait que personne ne tomberait sur son amie ?





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
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Kaidan E. Hunter
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Lun 15 Fév 2016 - 23:50

Kaidan se sentait beaucoup moins oppressé sans être sous la menace du canon d'un fusil. Mais cela ne l'empêchait pas de ressentir ces fourmillements d'impatience dans tous ses membres. Ce sentiment d'urgence ne le quittait pas, et se faisait de plus en plus fort à mesure que le temps passait. Chaque nouvelle journée qui prenait la place d'une autre semblait faire diminuer les chances de trouver une personne compétente pour s'occuper de Claire. Il brûlait d'entendre une réponse à sa question, ayant presque du mal à tenir en place, gigotant sur le siège où il était assis. Il aurait presque secoué son interlocuteur pour obtenir sa réponse, se moquant plus ou moins des banalités telles que l'opinion que le type pouvait avoir sur la maladie.
Il ne cacha pas sa déception lorsqu'il apprit enfin que le brun n'était pas médecin. Encore un de plus... Dire que depuis le temps qu'il tournait dans Seattle, il n'avait même pas croisé une dizaine de personnes à qui poser la question ! La ville était grande, et c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. À moins, bien sûr, de se rapprocher des camps de réfugiés... ce qu'il se refusait à faire. La plupart des gens sains qu'il avait aperçus étaient des pillards... Autant dire qu'il les avait évités avec soin. Ce fut avec une petite moue dépitée qu'il eut du mal à cacher qu'il répondit.


« C'est toujours bon à prendre, je suppose... Tant pis.

Si cet homme pouvait se passer de quelques anti-douleurs, cela pourrait toujours lui être utile, pour lui-même ou pour Claire, si tant est qu'il puisse lui en faire avaler... L'archéologue n'arrivait même pas à savoir si elle souffrait ou non. C'était indéfinissable. La seule chose qui était certaine, c'était cette rage atroce qu'elle manifestait à son encontre. Cette rage qui lui glaçait les sangs et qui le mettait face à son impuissance.
Le jeune homme haussa les sourcils lorsque son vis-à-vis le questionna sur la possibilité qu'un éventuel ennemi ne vienne à trouver la malade. À vrai dire, il ne pensait pas risquer grand-chose. Il avait pris suffisamment de précautions pour ne pas risquer une visite importune. Il préférait même ne pas trop s'en inquiéter... Car il avait déjà suffisamment de sujets de préoccupation en tête sans en rajouter d'autres. D'autant que s'imaginer avec un renard dans le poulailler aurait bien pu le rendre paranoïaque...


- Non... Elle est cachée, en sécurité. C'est bien la seule chose dont je sois à peu près sûr. Pour le reste... Enfin, si je ne sors pas chercher de l'aide, elle sera condamnée de toute façon. Son état ne s'améliore pas tout seul, depuis le temps, alors j'ai pas vraiment le choix.

Kaidan était sur le point de demander s'il était possible de recevoir quelques médicaments avant de poursuivre ses recherches, ne songeant même plus à demander si une connaissance du brun était médecin, lorsque des pas se firent entendre. Traînants, irréguliers. Cette constatation fit dresser les cheveux sur la nuque de l'archéologue. La porte. Elle était restée entrouverte, et de toute évidence un des infectés en avait profité pour entrer. Il plongea son regard bleu dans celui de son interlocuteur, comme pour voir s'il avait compris la même chose que lui. Il tourna alors son attention sur sa batte de baseball, posée sur la table. Il allait falloir l'attraper. Les pas se firent à nouveau entendre, bientôt suivis par un râle caractéristique.

- Reuaaaaar ! (Ce qu'on pouvait probablement traduire par : « Salut ! J'ai vu de la lumière, alors je suis entré ! »)

Un infecté fit irruption dans la pièce, son regard voilé sans une étincelle d'intelligence avisant vite les deux hommes. Mâchoire béante, la créature s'avança aussitôt vers eux, les bras tendus pour les attraper. Kaidan laissa tomber tout projet de discrétion, puisqu'il était déjà trop tard. Il bondit plutôt sur ses pieds pour aller attraper sa batte, seul moyen efficace de se défendre face aux infectés tout en gardant une distance respectable et sûre pour lui. Par ailleurs, il répugnait à utiliser sa hache, ne voulant pas les blesser mortellement. Dans son esprit, ce n'étaient que des malades qu'il était encore possible de sauver ! Il parvint à mettre la main sur son arme, mais manqua de peu de se faire attraper par le col. La main glacée de la créature griffa l'air près de sa nuque, et il sentit même les doigts lui effleurer les cheveux. Il n'eut de chance que grâce à un bond en arrière calculé pile au moment opportun.

- Rhaaargl ! (Merde !*)

L'infecté poussa un grognement de frustration. Une bave opaque et épaisse dégoulinait de ses mâchoires, venant se coller sur un t-shirt noir à l'effigie d'un groupe de métal. On pouvait parier, à la tenue du malade, qu'il s'agissait d'un fan du genre. Ses longs cheveux noirs pendaient autour d'un visage crispé par la fureur, salis par toutes sortes de débris. À force d'errer dans les rues, l'état des infectés s'en ressentait clairement. L'archéologue recula tout en réfléchissant au meilleur moyen de se débarrasser de la créature sans lui faire de mal. Il remarqua le sol mouillé que la chose laissait derrière elle : détrempée par l'averse du dehors, elle formait des petites flaques dans son sillage. Il allait falloir faire attention de ne pas glisser malencontreusement... Claire comptait sur lui, il ne pouvait pas se laisser avoir ! Les choses semblèrent toutefois bien parties pour se corser et lui compliquer la vie. D'autres râles se firent bientôt entendre dans l'entrée de la maison.

- Gueaaaaaargl ! (C'est bien ici le happy-hour ?*)

Le jeune homme serra les dents, interrogeant du regard le type au fusil. Il connaissait sans doute mieux les lieux que lui, s'il y avait passé un peu de temps... Sans doute y aurait-il une autre issue ? Une porte donnant sur une seconde rue ? Un escalier de secours ? La plupart des bâtiments en étaient dotés, après tout... Mais plus le temps passait, plus les choses allaient devenir compliquées.

- Rheuuuuuuu ! (Quelqu'un me passe les chips ?*) »

Deux nouveaux infectés apparurent dans la pièce, attirés par les râles rauques de leur congénère qui était arrivé là le premier. Il s'agissait d'un vieil homme à moustache grisonnante, un dentier pendant de travers à sa mâchoire ouverte. L'autre était une femme d'âge mûr, un peu replète, anciennement permanentée, se déplaçant maladroitement sur des escarpins souillés aux talons brisés par ses incessantes pérégrinations. Oui, la partie allait être très serrée... mais l'échec n'était pas envisageable.



_________________
* En zombie dans le texte, NDT.


Alea jacta est
On verra bientôt que d'oser vivre, ce n'est pas la fin du monde. Juste d'un monde.  by lizzou.
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Mar 23 Fév 2016 - 14:41


    Je m'apprêtais à lancer une remarque désobligeante quand au fait qu'il ait si bien ''caché'' son amie ; comment pouvait-il en être si certain ? Les temps n'étaient plus si sûrs qu'avant et les gens n'hésitaient pas à entrer n'importe ou pour s'abriter ou piller. Dans le premier cas il aurait peut-être une chance de la retrouver, dans l'autre... c'était sûrement peine perdue ; restait à voir à quel point elle était malade et j'étais du genre à me méfier de tout, maintenant encore plus qu'avant.

    Je me rendis alors compte que j'avais fait une erreur en laissant la machette à l'étage ; n'ayant que cette arme depuis quelques jours et ne m'en servant que très périodiquement, je n'avais pas encore prit l'habitude de l'emporter partout où j'allais. Surtout pas à travers la maison en fait. Il était cependant évident à ce moment précis qu'une arme blanche serait bien plus pratique et discrète que mon fusil, d'autant plus que les munitions de ce dernier n'étaient pas illimitées. Quitter cette maison dans l'immédiat n'était pas dans mes plans et il était hors de question que je laisse ces macchabées l'envahir. Tout en pestant, je remarquais que l'homme semblait prendre des pincettes avec ces morts ; c'était quoi ces petits coups de batte ? Il espérait vraiment s'en sortir comme ça ? M'avançant jusqu'à lui d'un pas rapide, j'assenais un coup de crosse au cadavre qui lui faisait face et attrapait le bras de mon visiteur.

« Faut monter. »

    Ni une ni deux, je me mit en route à travers la pièce pour rejoindre le hall, repoussant deux morts au passage puis me dirigea vers les escaliers menant à l'étage ; je ne fis pas spécialement attention de savoir si mon visiteur me suivait ou non, j'avais ouvert la marche il pouvait bien en faire ce qu'il voulait. Arrivé sur le palier, je remarquais que l'homme à la batte était juste derrière mais qu'il n'était pas seul ; un vieillard dégarni qui semblait encore porter sa tenue du dimanche nous avait suivit de près. Ses râles incessants me tapèrent rapidement sur les nerfs et je le poussais sans ménagement dans les escaliers où il dégringola en emportant quelques un de ses petits camarades. D'un signe de la tête je lui intimais de m'aider à décaler la commode pour bloquer momentanément l'accès au palier. Cela fait je me tournais vers lui en fronçant les sourcils.

« Tu joues à quoi ? Tu crois vraiment que tu vas sauver ta peau en les repoussant gentillement avec ta batte ? »

    Soupirant d'agacement, j'entrais dans la chambre, ouvris la fenêtre de quelques centimètres au cas où je n'aurais d'autre choix par la suite que d'y revenir par l'extérieur pour chercher mes affaires, pris ma machette, puis en ressortis en fermant la porte.  J'avais bien l'intention de revenir, mais aussi de faire mon possible pour garder cet endroit sûr et y rester encore quelques jours ; quoi que maintenant que cet homme m'avait trouvé, qui sait s'il n'allait pas revenir avec d'autres ? Lui jetant un regard las, ma machette bien en main, je repris la parole.

« Bon faut qu'on vire tout ça, plus vite on fermera la porte et moins y en aura. »

    Je savais même pas à quoi ça rimait tout ça, ni combien de cadavres nous attendaient là en bas, mais j'avais laissé un mot avant d'arriver ici à ma famille, dans mon ancienne planque, et je leur avais bien dit que je resterais ici jusqu'au milieu de la semaine prochaine alors j'allais faire mon possible pour tenir mes dires.

    Mon visiteur m'avait l'air mal assuré tout d'un coup et relativement moins dangereux, je n'étais pas certain qu'il allait m'être d'une grande aide et puis de toute façon, il ne me devait rien alors pourquoi se prendrait-il la peine de tuer ces macchabées ? Et pourquoi je me bornais moi aussi ? Il me suffirait simplement de retourner à mon ancienne planque et d'écrire un nouveau mot. Ma tête un peu chamboulée par la rapidité de la situation et j'étais surtout excédé qu'un de mes semblables se soit à nouveau placé sur ma route en apportant avec lui ses propres problèmes. Me passant une main agacée sur le front, je pris le chemin de la salle de bain tout en reprenant la parole.

« Je vais te filer quelques anti-douleurs, y en a encore assez et j'imagine que ça te seras suffisant. »

    Je n'avais évidemment aucune obligation de les lui donner, mais une parole était une parole et je n'avais pas l'intention de passer pour l'enfoiré de service qui gardait son stock de médoc comme un toxico.





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Kaidan E. Hunter
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Lun 7 Mar 2016 - 19:50

Alors qu'il repoussait les infectés de sa batte à mesure qu'ils arrivaient, Kaidan tâchait de ne pas être mordu. Il n'osait imaginer ce qui se passerait si lui aussi finissait dans cet état. Sans doute serait-il condamné à errer sans but comme un animal enragé, en attendant que quelqu'un trouve un remède à ce truc... Ce qu'il tentait de faire était compliqué. Les créatures tentaient de l'attraper, leurs mâchoires claquaient près de lui dans l'espoir d'attraper un morceau de chair. Le jeune homme tentait de les cogner le moins violemment possible, gardant gravé dans son esprit qu'il s'agissait d'humains, seulement malades. Il aurait menti en disant qu'il n'avait pas envie d'écrabouiller un crâne de sa batte pour être tranquille une fois pour toutes. Face au danger, la réaction aurait été on ne peut plus naturelle. Mais ces gens avaient le droit d'être aidés, et il n'était pas un meurtrier. Il n'aurait pas voulu que quelqu'un fasse du mal à Claire sous prétexte qu'elle était souffrante. Alors, il tâchait de faire de son mieux.
Une main blafarde crocheta son manteau, et il dut abattre son arme d'un geste vif pour lui faire lâcher prise. Il y parvint, au prix d'un craquement écoeurant, qui semblait indiquer que des os avaient été brisés. Il grimaça, s'en voulant presque d'avoir été trop brusque. Pourtant, une part de lui se laissait envahir par l'adrénaline et l'excitation du combat. Il avait l'impression que des flammes parcouraient ses veines. Finalement, l'action faisait partie de lui, mais il n'osait s'y abandonner. Il avait bien trop peur de ce qu'il pourrait commettre, notamment avec son impulsivité naturelle. En se retournant, il vit l'autre type asséner un coup de crosse à un infecté, avant de l'attraper par le bras et lui indiquer qu'il fallait monter. L'archéologue opina, sachant que faire confiance à un habitué des lieux était la meilleure option.

Sans l'attendre, l'autre se fraya un chemin jusqu'aux escaliers, alors que les créatures semblaient avoir convenu de se masser ici. Kaidan se demanda, le temps d'un battement de cœur, si ces choses étaient encore capables de communiquer entre elles, de s'organiser. Mais puisque ce n'était pas le moment pour une leçon de sciences ou de sociologie, il laissa tomber et se dirigea de même vers l'escalier qui menait à l'étage, décourageant les infectés qui l'entouraient à l'aide de quelques coups de batte, qui n'avaient pourtant pas l'air de beaucoup les affecter.
Le jeune homme monta les marches, s'arrêtant derrière le brun lorsque celui-ci lui adressa un signe. Il voulait bloquer l'accès avec un meuble. Bonne idée, et autant faire vite, car les infectés ne tarderaient pas à les rejoindre. Il s'approcha d'une commode qu'il aida à soulever pour la placer en haut des marches, bloquant l'accès. Le manque de coordination des créatures ferait le reste, pour un temps. Jusqu'à ce que le poids combiné de tous ces corps pressés contre le meuble finisse par le pousser suffisamment pour libérer le passage... Ceci fait, l'archéologue se tourna vers le maître des lieux, qui lui avait lancé une remarque sur sa méthode de combat.


« Je me suis débrouillé jusque là. Pas besoin de les blesser pour les repousser.

Il faillit dire que ce n'étaient que des malades, et qu'ils ne méritaient pas la mort, mais il se retint. De toute évidence, au vu de sa remarque, le type ne partageait pas son point de vue, et ce n'était pas le moment pour se lancer dans un débat. Il avait déjà vu des survivants, pillards souvent, tuer des infectés. Aussi loucha-t-il légèrement sur la machette que l'autre lui sortit. De toute évidence, il n'avait pas l'intention de faire dans la dentelle. Une sonnette d'alarme se mit à résonner dans sa tête. Il ne fallait pas que ce mec s'approche de Claire, s'il était prêt à tuer les malades. Il avait bien fait de ne pas trop en dire.

- Qu'est-ce que... vous comptez faire ?

Virer tout ça, fermer la porte... c'était bien beau, mais le jeune homme avait peur de comprendre ce que ça impliquait. C'était sans doute un miracle qu'il parvienne à voir autre chose que des monstres dans ces choses cannibales et agressives... et pourtant. Peut-être qu'un jour, il comprendrait la réalité, dans toute sa cruelle étendue. Il était clairement moins assuré, alors qu'il jetait un coup d'oeil en direction des cohortes titubantes qui gravissaient les marches pour se retrouver bloquées par la commode. Il vit ensuite que le type allait jusqu'à la salle de bains, en lui proposant quelques anti-douleurs, puisqu'il ne pouvait pas faire mieux pour l'aider.

- Ca ira très bien, merci. »

Prochaine étape : se tirer d'ici. Kaidan ne voulait pas traîner dans les parages trop longtemps, et il ne devrait pas être suivi. Toutefois, il tâcherait d'apporter son aide pour régler le problème des infectés dans la maison, avant de partir. Après tout, il n'était pas tout à fait étranger à tout ce qui se passait, et à l'irruption des créatures à l'intérieur...


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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Jeu 17 Mar 2016 - 9:13


    Après avoir fouillé dans l'armoire à pharmacie pour récupérer une des deux boîtes d'anti-douleur, je vérifiais la date par réflexe d'un air légèrement absent avant de revenir vers l'homme. Les macchabées commençaient à sérieusement s'agiter de l'autre côté du meuble que nous avions placé devant l'escalier et je commençais à douter du fait que nous arrivions à ressortir par la porte principale. Tendant la boîte de comprimés à mon visiteur, je me demandais un instant si je n'allais pas le faire sortir par la fenêtre et lui demander de faire l'appât à mort en partant ; ça m'en libérerait pas mal et me permettrait de rendre cet endroit aussi vide qu'avant. Si on omettait les cadavres à dégager. Et puis je repensais aux mots de l'homme auxquels je n'avais pas immédiatement répondu, pas besoin de les blesser pour les repousser ? Il croyait quoi au juste ? Ce n'était pas comme des humains que l'on pouvait menacer et qui préféraient fuir le conflit plutôt que de se jeter dedans. C'était bien là la force de ces êtres, ils ne pouvaient ressentir ni la peur ni la douleur, contrairement à nous.

    Je réfléchis ensuite à sa question suivante ; qu'est-ce que j'avais l'intention de faire ? Je n'en savais foutre rien. Avais-je seulement le choix ? Plus nous traînions et plus il en entrait, commençant à former une masse considérable dans l'escalier. Depuis le début de cette apocalypse j'avais eut cette politique de ne pas prendre la peine de ''libérer'' ceux qui étaient auparavant des humains en les tuant tant que ma vie n'était pas engagée, alors pourquoi je me bornais là à vouloir rester dans cette baraque alors que je pouvais simplement prendre mes affaires sur le dos et m'installer un peu plus loin ? Cette option était parfaitement possible et bien plus rapide ; j'avais cette habitude de laisser mes affaires empaquetées, n'en sortant que le minimum quand je m'installais quelque part, précisément au cas où je devais prendre la poudre d’escampette en un temps record. Il fallait probablement que je me rende à l'évidence que le moment était arrivé. Soupirant légèrement, je reporte mon attention sur le brun.

« Je partirais bien du principe qu'il faut nettoyer tout ça, mais je doute sérieusement qu'on ait le dessus sur toute cette masse. »

    Les sourcils froncés, je me rendis compte que je n'avais même pas pris la peine de vider complètement les placards ; je n'avais que monté quelques réserves mais une partie était encore en bas, devant servir à m'alimenter les jours qui venaient. Mais non, alors que la journée avait si bien commencé, je me retrouvais maintenant à devoir quitter cette baraque à cause de cet inconnu qui avait attiré des cadavres avec lui ; aucune discrétion. Je me disais par ailleurs que cet homme n'avait aucunement l'envie d'avoir à affronter ces morts, certainement pas alors que son amie était malade et l'attendait. Alors si je décidais de nettoyer la maison il y aurait deux solutions : soit il partirait et me laisserait seul avec ces cadavres, soit il m'aiderait par ''politesse'' et les repousserait bêtement comme il l'avait fait en bas. En soit ça revenait au même : il s'avérerait quand même être inutile. Mais si nous sortions d'ici, j'avais quand même cette envie d'avoir une réponse à ma question. Pourquoi il gaspillait son énergie à les repousser, éviter de les blesser, alors qu'il gaspillerait beaucoup moins d'énergie à les tuer, et surtout qu'il serait bien plus en sécurité ? Plus personne ne pouvait rien pour eux alors à quoi bon ? Est-ce qu'il était complètement sadique, pire que moi, ou est-ce qu'il croyait simplement qu'un quelconque dieu allait venir en aide à tous ces malheureux ?

« Bon, vaudrait mieux partir j'imagine. Mais quand on sera dehors, j'aurais deux-trois questions. »

    Ce n'était pas mon genre de discuter, et j'étais la plupart du temps totalement indifférent aux pensées et vies des personnes qui me faisaient face, mais son attitude me paraissait étrange et semblait avoir activé la sonnette d'alarme dans mon cerveau. Je devais savoir, comprendre. Mais tout ne pouvait pas être aussi simple, et le temps que je termine ma phrase, la masse de macchabées avait finit par décaler un peu le meuble qui bloquait sa route, fragilisant son appui et leur permettant de pouvoir se rapprocher encore un peu. Un premier mort réussit tant bien que mal à faufiler son buste et ce n'était qu'une question de seconde avant qu'il parvienne jusqu'à nous, suivit de ses camarades de galère. Nous devions foutre le camp, et vite.





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Kaidan E. Hunter
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Mer 23 Mar 2016 - 23:12

Le type tint parole. Il alla chercher les médicaments dans l'armoire à pharmacie pour les donner ensuite à Kaidan, qui se tenait quelques pas en retrait. Celui-ci les récupéra avec un remerciement sincère, les glissant dans son sac sans tarder. Se retrouver coincé à l'intérieur d'une maison avec une bonne dizaine d'infectés qui envahissaient les lieux le mettait sous pression. Jusque là, il avait toujours tâché de garder de la distance avec eux, les fuyant le plus souvent, les affrontant sans les tuer lorsqu'il y était contraint. Mais jamais encore il n'en avait vu un tel nombre dans un espace aussi restreint. Il avait encore beaucoup à apprendre. Une sorte de frisson lui hérissa les cheveux sur la nuque, comme un avertissement instinctif et muet. Les coups sourds qu'on entendait contre le meuble placé en barricade et les râles de ces choses ponctuaient le silence ambiant de notes menaçantes. Le jeune homme songea à Claire, attachée au lit dans la chambre d'hôtel, et qui devait attendre son retour. Du moins l'espérait-il, car cette coquille vide et agressive qu'elle était devenue lui fendait le cœur un peu plus chaque jour. Il ne s'autorisait toutefois pas à perdre espoir. Sinon, il ne lui resterait plus grand chose...
Maintenant qu'il avait au moins quelques médicaments, il pouvait mettre les voiles. Et son instinct lui dictait de ne pas trop tarder, de vite retrouver la liberté. Pourtant, il ne se sentait pas capable de laisser cet homme dans cette situation. Pas après qu'il l'ait aidé, et sachant qu'il avait une part de responsabilité dans les événements. Il ne pensait pas que les choses allaient tourner ainsi, lorsqu'il était entré. Mais le mal était fait... L'autre type sembla se rendre aussi à l'évidence, et avouer qu'il était temps de quitter le navire.


« Je doute aussi qu'on arrive à quelque chose contre eux seulement à deux.

L'archéologue avait tout ce qu'il lui fallait sur lui, et il avait hâte de sortir pour mettre de la distance entre les infectés et lui. Il arrivait à gérer la proximité et l'agressivité de Claire, mais elle était seule. Eux, c'était une autre paire de manches. Et puisque apparemment son aide n'était pas requise... Il ne traînerait pas trop dans les parages une fois qu'ils en auraient fini. En rentrant, il ferait toutefois attention à ne pas être suivi. On n'était jamais trop prudent... D'ailleurs, entendre l'autre parler de quelques questions tendit légèrement Kaidan... plus qu'il ne l'était déjà, en tout cas. Mais le fait qu'un des infectés réussisse à passer le barrage coupa court à toute volonté de réponse. Ce ne serait que le premier d'une longue liste. Il fallait détaler, maintenant !
Le feu de l'adrénaline coulant dans les veines du jeune homme, il s'en remit à l'inconnu pour les sortir de là, puisqu'il connaissait les lieux. Pour sa part, il aurait sans doute cherché une sortie rapide depuis belle lurette. Son regard nerveux observa un instant la créature qui se tortillait pour dégager le reste de son corps de l'arrière du meuble, ce qui ne tarderait plus. Puis, il se contenta de suivre le mouvement jusqu'à la sortie. À vrai dire, il ne retint même pas le chemin qu'ils empruntèrent, toujours était-il qu'il se concentra tout entier à ne pas perdre la trace du brun et à lui coller au train. En sentant l'air frais de l'extérieur effleurer son visage, il se sentit un peu mieux, même si son cœur qui battait à tout rompre semblait comme enfermé dans une poigne d'acier. Ils étaient dehors... mais ils devaient encore s'éloigner pour se mettre en sécurité, sans quoi les infectés auraient tôt fait de sortir de la maison, guidés par le son. Au moins, dans la rue, il avait l'illusion de pouvoir aller se mettre en sécurité plus facilement que piégé entre quatre murs...


- Désolé pour leur présence... J'avais pas eu l'impression d'être suivi. Et merci pour le reste. »


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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Far Horizons   Lun 28 Mar 2016 - 17:29


    Maintenant que la décision était prise de sortir de la maison, il ne servait plus à rien de perdre du temps à trouver une quelconque solution différente de celle-ci. Faisant signe à mon visiteur de me suivre, je me dirigeais à nouveau vers la chambre, fermant la porte quand il fut entré. Après avoir enfilé ma veste, je hissais ma guitare puis mon sac sur le dos, y calais la carabine et la machette ; quoi qu'une légère hésitation pour cette dernière, et s'il profitait du fait que je n'ai pas d'arme en main pour prendre le dessus et me bloquer là avec ces cadavres ? Mais je me rendis rapidement à l'évidence que s'il n'était même pas foutu de tuer un macchabées, il ne s'en prendra sûrement pas à moi de la sorte. Me dirigeant vers la fenêtre, je lui jetais un regard rapide.

« On va passer par la fenêtre. »

    J'avais dit cela d'un ton sans appel, parce-qu'il n'y avait pas d'autre choix, et de toute façon nous risquions beaucoup plus en restant ici qu'en sautant du premier étage ; d'autant plus qu'il y avait un petit toit couvrant la terrasse du dessous nous permettant de bien nous orienter dans l'herbe. Avant de sauter je m'assurais qu'il n'y avait pas des morts juste en dessous et fit comprendre à l'homme qu'il nous faudrait courir vers l'autre bout de la rue. Et ce fut le moment d'y aller et de détaler sans se retourner, parce-que notre course allait forcément en attirer quelques uns, et que notre seul avantage face au nombre sera de courir vite pour pouvoir les semer. Alors c'est ce que je fis, sans vraiment le soucier de savoir si l'homme me suivait ou non ; après tout, il n'avait pas obligation de répondre à mes questions ni même de me suivre, il avait eut ce qu'il voulait. Mais au bout de la rue, alors que je m'arrêtais derrière une palissade pour me cacher en vérifiant toutefois qu'aucun mort n'était là, l'inconnu arriva à ma hauteur quelques secondes après. Je m'adossais un peu contre le bois pour tenter de reprendre mon souffle quand il prit la parole. Partagé entre la colère d'avoir eut à quitter l'endroit où je m'étais établi, et la lassitude de n'avoir rien pu faire d'autre, je répondis d'un air presque rieur et nerveux à la fois.

« C'est les risques du métier, ils m'auraient sûrement repérés à un moment ou à un autre. »

    Faire tampon, faire comme si de rien n'était que je n'avais rien à lui reprocher, peut-être qu'il répondrait plus facilement à la question qui me taraudait l'esprit depuis que nous avions eut à faire à ces morts ? Je ne perdais rien à essayer, même si je doutais de sa bonne foi ; n'avait-il pas éludé la plupart de mes interrogations quant à son amie en tournant bêtement autour du pot ? M'éclaircissant la gorge je repris la parole, conscient toutefois que nous allions devoir nous séparer sous peu si nous ne voulions pas rameuter une nouvelle fois tout ce petit monde.

« Pourquoi est-ce que vous vous bornez à simplement repousser ces morts ? C'est dans un but sadique ou juste de l'idiotie ? »

    Malgré mes paroles crues, j'avais prononcé mes mots sur un ton calme et réellement intéressé. Cet homme était-il comme moi, à ne pas juger utile de ''libérer'' ce qui enfermé au fond de ces corps sans vie et les laisser dans une souffrance infinie qu'ils méritaient, ou était-il simplement le genre d'idiot à ne pas supporter l'idée de ''prendre une vie'' ?





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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MessageSujet: Re: Far Horizons   Aujourd'hui à 23:07

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