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 Two souls adrift ... (p.v. Selene)

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Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Two souls adrift ... (p.v. Selene)   Lun 25 Jan 2016 - 10:58

Le colosse soupira de soulagement devant le plan que lui proposa Harry et Sélène. Les deux dames n’avaient pas l’intention de convaincre le malabar difforme de laisser l’ange à la chevelure dorée seule devant son destin. Il accepta alors sans brocher les attaques on ne plus clair de la courageuse dame à la batte de baseball. Si l’esprit lent et au combien limité du monstre de foire avait bien suivi, elle croyait que l’homme déformé serait trop gentil pour attaquer des méchants qui mordent. Les épaules massives du simple d’esprit se soulevèrent alors, laissant couler l’affirmation douteuse d’Harriet. Un peu comme l’eau qui coule sur le duvet d’un canard. Bobby s’était battu depuis les premiers jours de cet époque sanguinaire qui était maintenant la leur. Au début Robert se voulait de lever sa hache couverte de sang noirâtre vers d’autres personnes, mais même son esprit lent et ayant des carences intellectuelles avait compris que les infectés n’étaient plus vivants. Comme un humain pouvait vivre avec les tripes à l’air, les bras arrachés ou bien le cou cassé dans une position bizarre? La puanteur de la mort et de la décomposition accompagnait les pas trainants et chancelants de ces êtres dotés d’un appétit douteux en quête de chair fraiche. Chaque coup de hache était maintenant rendu mécanique et tristement mortel. Et même si morts-vivants les plus « frais » représentaient des différences avec les goules plus anciennes, Robert pouvait comprendre qu’un individu ensanglanté qui court vers lui en criant et les yeux blancs comme l’écume d’une rage incontrôlable ne voulaient pas lui faire un câlin. Mais comme un vieux proverbe que la mère de l’erreur de la nature aimait dire : « Même le plus idiot peut paraître sage si aucune parole ne franchit ses lèvres. » Dans un sens il aurait pu, avec sa voix rocailleuse et intimidante qu’il avait apprise de son travail guère reluisant, rétorqué à la grande blonde. Mais il ne voulait aucune chicane ni de remord. Donc comme à son habitude, il ne dit rien et le colosse sembla rapetisser devant les mots durs, mais surtout véridiques dans un sens, d’Harriet.

Sélène, l’ange à la peau d’ivoire, s’avança et comme par une  empathie surprenante, rassura le géant par des mots simples et doux. Un peu comme Juliane avait pris comme habitude de le faire. Dans son for intérieur, Robert savait qu’il ne méritait aucunement des amitiés comme il voyait se développer sous ses yeux. Dans un sens, sa raison un peu confuse lui murmurait que les dames ne voulaient que profiter de sa force herculéenne pour les défendre en cas de besoin. Mais l’humanité et la gentillesse encore intactes de l’homme atrocement déformé penchaient vers de la camaraderie. Cette entraide qui devenait nécessaire pour affronter  cet avenir incertain qui leur tendait les bras.  Tant de questions se bousculaient dans le cerveau réduit de l’homme que son visage se referma totalement sous l’effet de l’incertitude. Les traits atypiques du faciès monstrueux se transmutèrent en une sorte de granite qui pouvait être des plus inspirés des gargouilles de Notre-Dame. Mais une caresse presque angélique, légère et si tendre, fit fendiller le masque austère du géant. Les lèvres exsangues de la chose  formèrent un petit sourire sincère et reconnaissant quand l’ange à la peau semblable à de la porcelaine hors de prix ralluma l’espoir vacillant qu’était de revoir Ziggy et Juliane vivantes. La musicienne aux doigts graciles semblait d’instinct quoi dire pour rassurer le cœur tourmenter du mastodonte. Le trio improbable sortit de leur refuge provisoire et marcha vers celle qui faisait battre un peu plus vite le cœur rapiécé de l’homme à l’armure si répugnante.  Même si dans le fond il savait qu’Abigail ne voyait que le lien fraternel de ce lien si pur. Une pensée vint alors percuter le subconscient de Robert, laissant la tâche de surveiller les environs et les deux dames à son instinct de protection si aiguisé. Souvent c’était les réflexes du géant qui parlaient avant même que ses pensées, si souvent éparpillées aux quatre vents, ne prennent pleinement conscience du danger.

De sombres pensées envahirent l’esprit hagard du monstre de foire. Pourquoi aucune femme ne semblait vouloir de lui comme petit ami? Pourquoi qu’il était au mieux un ami, un protecteur? Même avec la fin du monde qui semblait être aux portes de la déchéance humaine, le colosse aux corps non désirables savait d’instinct qu’il allait mourir sans connaître la douceur d’une femme. Ni pouvoir laisser courir ses mains grossières sur les courbes merveilleuses d’un ange qui serait charitable. Ni connaître ce sentiment fou qu’était l’amour et le désir. La seule  certitude c’est qu’il allait mourir à la place d’un des êtres divins qui avaient accepté sa présence écœurante. Que Sélène, Juliane, Abigail, Ziggy et Harriet pouvait apporter quelques choses aux gens autour d’eux. Robert savait qu’il ne servait qu’à absorber les coups et au besoin faire un rempart de son corps rebutant. Tel était sa contribution pour le groupe. Mourir pour que ceux qui le méritent vivent. Qu’un monstre meurt et un ange vit c’est un marché honnête.

Arrivé au carrefour qui ressemblait plus à une cour de ferrailles qu’une voie au centre-ville, Bobby couvrit de son mieux l’ange d’ivoire et la dame courageuse. Mais la tristesse pesait lourd sur les épaules massives de la lie de l’humanité. Son regard bleuté, pur comme les profondeurs d’un lac calme, détaillait chaque tragédie humaine qui s’était passée dernièrement. Un drap avec les mots « Helps Us » flottant à une fenêtre donc les carreaux était givré.  Cette fenêtre qu’on voyait facilement les marques de mains ensanglantées.  Des carcasses carbonisées qui semblaient essayer de se mouvoir, emprisonnées dans des linceuls d’acier. Des corps étendus sur le bitume, commençant à se recouvrir de givre et dont le sang se cristallisait du au froid. Un nuage de vapeur soulignait l’écart de température entre le corps massif et chaud de l’être  repoussant et la température ambiante. Quand la fouille de l’ange fut finalisée, l’esprit vagabond du colosse réintégra son enveloppe charnelle si démesurée.  Ils continuèrent juste au moment que leurs ouïes décelèrent les râles de faims des abominations.  Ils virent un regroupement d’une trentaine de personnes trépassées, d’un stade plus ou moins avancé de décompositions, les bras en l’air autour d’un magasin d’armes.

Un air inquisiteur passa sur le visage de l’homme à la musculation si développé. Pourquoi  les morts-vivants semblaient si fascinés par ce lieu qui semblait fortifié? Regardant en hauteur, il vit une silhouette solitaire, un peu comme le dernier combattant du fort d’Alamo.  Levant une main démesurée en guise de salut et de compassion, car l’individu semblait en triste posture, le regard de l’homme devint alors fixe.  Un point rouge semblait se balader un peu sur son torse et ensuite descendit pour rejoindre la tête d’une ses compagnes. Associant la position du tireur, qui semblait viser le trio mal assorti, et le point rouge baladeur, le visage austère de la brute au cœur d’or perdit quelques couleurs. Bobby se souvenait d’un film ou le méchant avec un fusil avec un genre de rayon rouge qui l’aidait à mieux viser. Une foule de questions se propulsa dans l’esprit encombré de l’erreur de la nature, mais les réflexes parlèrent avant  les neurones du mastodonte.  Repoussant les deux êtres divins à l’abri d’un camion à proximité, le point annonciateur de morts enveloppa le flanc vulnérable de la chose presque humaine. Une détonation étouffée, grâce à un silencieux fixé à l’arme, se perdit dans l’immensité du cantabile collectif du groupement macabre. Une cuisante douleur se propageant dans le côté de Robert, lorsque le projectile pénétra dans la chair et le gras présent à ce niveau. Pour prouver qu’un ange gardien semblait surveiller le simple d’esprit,  aucun organe vital ne fut touché et le projectile létal ressorti à l’extérieur, frappant le bitume d’un coup sec et sonore. Le côté de l’homme s’engourdit quand il se jeta tout près des dames à l’abri. Grimaçant sous la brulure, semblable à de la lave en fusion, qui se propageait par le trou fait par la balle de plomb. Un masque livide s’était déposé sur le visage toutefois résolu de l’homme. Il ne voulait aucunement que Sélène ni Harriet ne se préoccupe de lui. Il devait serrer les dents et ignorer la douleur cuisante. Accomplissant un prodige d’endurance, il parla alors, laissant l’inquiétude coulée dans sa voix rocailleuse.

Robert- Vous allez bien? Euh… Moi j’ai mal un peu à la main. Tomber dessus. On doit aller par là non?

Comme pour détourner l’attention des femmes sur la blessure douloureuse, mais heureusement bénigne, Bobby pointa les véhicules stationnés sur le bas côté. Une couverture décente et surtout une voie de sortie pour esquiver ce champ de tir mener par un fou furieux. Encore quelques centaines de mètres et le monstre pourront revoir le sourire qui le charme autant.  Appuyant sa main immense sur son flanc pour faire une pression formidable, le monstre de foire allait demander un arrêt numéro un pour désinfecté avec du moonshine et du ruban gris en guise de pansement de fortune. Rendu près de son amie, Juliane pourra regarder sa blessure et mettre un pansement propre. Mais à cet instant, toute la volonté du géant était tournée vers les anges qu’ils devaient ramener en sécurité. Alors là si la mort voulait cueillir son âme, le mastodonte se laisserait faire avec joie.



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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MessageSujet: Re: Two souls adrift ... (p.v. Selene)   Lun 25 Jan 2016 - 11:59

« Vous allez bien ? J’ai eu si peur pour toi et je suis venu te chercher Abigail. Je suis à Seattle. Où vous êtes ? » demanda la voix grave dans le talkie-walkie.

Abigail lui indiqua l'endroit où elles se trouvaient et Kathelyn se blottit contre sa petite sœur en attendant les secours. Son cœur palpitait. Elle mourrait de peur mais elle ne voulait rien montrer à Abi. Pourtant, la jeune femme innocente qu'elle avait laissé quelques temps auparavant avait disparue et laissé place à une femme plus endurcie déjà. Elle le voyait à son regard et à sa mine fermée. Elles restèrent silencieuses quelques secondes pendant qu'à leurs oreilles les grognements se faisaient de plus en plus présents. Cachées derrière une poubelle, serrées l'une contre l'autre dans cette petite ruelle, elles priaient pour que Bobby arrive le plus vite possible et les emmène loin d'ici. La respiration de Kathelyn était de plus en plus rapide à mesure que le temps passait. Abi serra sa main, comme pour la rassurer. Soudain, un son guttural résonna dans la ruelle. Kate tressaillit pendant qu'Abi se décollait d'elle pour mieux voir où se trouvait l'ennemi. L'homme s'approchait dangereusement de leur cachette, suivi de près par d'autres personnes. Abigail plissa les yeux. La nuit tombait et la noirceur commençait à les envahir. Elle ne voyait plus assez distinctement qu'elle le voudrait. Ils étaient une dizaine qui rapidement s'avançait en leur direction. Le bruit du talkie-walkie et de leurs voix qui résonnaient dans cette ville déserte avaient certainement dû les attirer.

« Il faut qu'on parte. » chuchota Abi à sa sœur dont les yeux s'écarquillèrent. Elle ne posa cependant pas de questions. « Surtout tu ne te retournes pas, tu cours, tu me suis. Ne regarde jamais derrière. » ajouta la jeune Irlandaise. Elle avait déjà traversé la ville une fois, elle pourrait encore le faire. Mais sa sœur n'était jamais sortie. Du moins jusqu'à présent et elle ne se doutait pas une seule seconde de l'horreur de l'extérieur.

« Pourquoi ? Qu'est-ce que c'est ? » craqua Kate. Ses yeux se remplissaient de larmes et d'effroi. Elle avait bien sur entendu parlé de ces monstres dehors, mais elle pensait qu'ils exagéraient, qu'ils avaient amplifié ce qu'ils avaient vu.

Mais Abigail ne répondit pas, elle se leva d'un bond, attrapa la main de sa sœur et se mit à courir. Derrière elles, les voix des créatures se firent plus fortes et elles pouvaient entendre leurs pas s'accélérer. Elles sortirent de la ruelle et elles découvrirent avec horreur que la nuit avaient fait sortir les bêtes féroces. Les lumières du stade les attiraient de plus belle le soir et ils sortaient plus facilement.

« PAR ICI ! » cria Abi à l'intention de sa sœur. Elles reprirent leur course effrénée dans les rues de Seattle. Et puis soudain, un cri. Effroyable. Strident. Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour  et pour la première fois elle ne respecta pas sa propre règle. Elle regarda derrière elle. Kate la percuta de plein fouet dans sa course et elle tombèrent sur le sol humide et dur. Les corps abîmés et les visages blafards étaient encore à leurs trousses. « Relève toi ! RELEVE TOI PUTAIN ! » hurla la plus jeune des sœurs à son aînée. Elles devaient partir. Tout de suite. Maintenant. Se cacher. Ou elles allaient mourir. Elle remarqua le sang sur le genoux de Kate qui grimaçait de douleur. C'était exactement le pire moment pour se blesser. Abi serra les poings. Elle remarqua une porte entr'ouverte plus loin et s'y précipita, soutenant avec difficultés sa sœur. Elle ferma la porte derrière elle, priant pour qu'aucun de ces monstres ne se trouvent à l'intérieur. Mais le hall de l'immeuble semblait vide. Dehors, les morts vivants frappaient contre la porte vitrée. Abi traîna Kate à l'autre bout du bâtiment. Elles devaient sortir pour que Bobby puisse les voir et les retrouver.

« Attends moi ici. » dit-elle dans un chuchotement. Elle se dirigea vers la porte qui donnait sur l'extérieur dans la rue derrière le bâtiment. Délicatement, elle ouvrit la porte et regarda les alentours. Pas de monstres aux alentours. La rue était déserte. Elle alla récupérer Kate qui avait de plus en plus de mal à se déplacer.

Elles marchèrent lentement, s'appliquant à être les plus silencieuses et invisibles possible. Les minutes leur semblaient être des heures et puis soudain, au loin, Abi reconnue cette silhouette. Elle l'aurait reconnu entre mille. Il faut dire qu'elle n'était pas banale. Au loin se dessinait le corps imposant de Bobby. Elles étaient sauvées. Il allait veiller sur elle. A sa suite, elle remarqua deux autres personnes. Des femmes, apparemment. Elle fronça légèrement les sourcils, se méfiant légèrement des inconnues. Mais elle était trop perdue sans lui et s'en faisait trop pour lui pour rester éloignée du groupe.

Les retrouvailles furent surprenantes. D'abord parce que revoir Bobby lui procurait un sentiment de joie et de soulagement qu'elle n'avait jamais ressentie avant. Le voir vivant avait été une euphorie pour elle autant que lorsqu'elle avait retrouvé Kate. Ensuite parce qu'une des personnes qui accompagnaient son ami était une de ses connaissances. Revoir Harriet était pour elle une bribe de sa vie d'avant qui subsistait et elle se sentait si heureuse de voir que tout n'était pas terminé. Ils lui annoncèrent qu'il se rendait chez un certain Ziggy et elle accepta de les suivre, n'ayant nul part d'autre où aller. Bobby, voyant la blessure de Kathelyn, se proposa de la porter afin de faciliter la progression du petit groupe. Personne ne s'y opposa mais Abi nota la blessure de son ami. Ils reprirent la route presque immédiatement, les retrouvailles ne s'éternisant pas dans ce contexte dangereux.
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