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 Isla

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 11:23


Isla Solus
24 ans • Américaine • Etudiante/Serveuse • Travelers

i've got a war in my mind

Je suis très discrète, peut-être même que si j'essayais je pourrais devenir invisible !
Certains appellent ça un défaut, moi je me plais bien comme ça. Au moins on me voit, au mieux je me porte. Je ne suis pas très à l'aise avec les gens, je suis maladroite, je sors un peu tout ce qui me passe par la tête et j'agrémente ça de beaucoup d'ironie. Je suis aussi une grande mordue d'humeur noir et, ce genre de cocktails, ça peut poser problème.
Alors je préfère me taire, je n'aime pas vraiment me retrouver en conflit, à moins que j'ai l'impression d'avoir le dessus rapidement. Oui oui je sais, courageuse mais pas téméraire, hein ?
En fait, je préfère plutôt évoluer dans mon coin. J'aime apprendre, progresser. Quelque soit le domaine, je ne suis satisfaite que si je peux frôler la perfection. Après tout, j'ai beau être un peu repliée sur moi même, j'ai toujours envie de mettre la main a la pâte. Mais seulement à condition que je maîtrise la chose. Je n'aime pas partir a l'aveuglette.
Pour faire court je dirais que je suis perfectionniste et réfléchie. Je ne donne pas vraiment dans le : foncer tête baissée. Garder son sang-froid, calculer la meilleure approche, ça, ça me parle plus.

S'il y a autre chose de sympa chez moi, je dirais que c'est ma capacité à m'adapter. Pour beaucoup, je suis influençable. Bah voyons ! Le fait est que je suis un peu comme le roseau, qui plie pour résister. Je m'adapte à ce(ux) qui m'entourent. C'est juste que je cache bien mon jeu. Que je le veuille ou non d'ailleurs.
J'ai toujours eu du mal à m'exprimer dès qu'on me sort de ma zone de confort. Je ne suis pas très douée pour laisser paraître mes émotions, mais j'y travaille. Ne serait-ce que pour avoir un peu moins l'air d'être celle dont il faut se méfier alors que c'est tout le contraire. Je suis honnête et digne de confiance, promis !

Pour terminer, je n'aime pas trop en parler mais, il faut bien le dire, si je reste impassible en surface, je crois que je n'en suis que plus sensible au fond. Je ne supporte pas l'échec et m'accuse de tout au moindre couac. Je gère mal la colère, le stress, tout ça... Et pour en remettre une couche mes humeurs sont, disons, changeantes.
Je n'ai pas pour habitude de me confier alors évidemment dans ce genre de situation je garde tout bien enfoui à l'intérieur. Parfois ça ne suffit pas et ça pète. Fini alors de prendre des pincettes.
Après tout il faut bien vider son sac de temps en temps. C'est le genre d'épisode qui m'épuise. Mais je m'en remets toujours.

Après la pluie vient le beau temps (c'est un de mes dictons favoris !).



and blood on my hands

Que dire, que dire... Je suis un petit bout de femme d'un peu moins d'1m60. J'ai toujours préféré lire un bon livre à un match de foot alors on ne peut pas vraiment dire que je sois athlétique. Je suis juste mince. J'ai de long cheveux bruns dont je suis plutôt fière, d'où le fait que je rechignais souvent à les attacher.
Mes yeux sont bruns et tout ce qu'il y a de plus commun, maman m'a en revanche toujours dit que j'avais un joli sourire - et que je devrais le montrer plus souvent - et un petit nez mignon. Ça me faisait râler.
Quand j'habitais à la maison, j'avais tendance à m'habiller avec ce que je trouvais, je choisissais des couleurs sobres histoire de pas ressembler à un sapin de Noël. Du coup je suis pas vraiment dépaysée en ce moment, je fais toujours avec ce qui passe.
Je me balade avec un sac à dos tout ce qu'il y a de plus classique, gris et surtout très résistant. J'y range quelques affaires et surtout nos butins quand on en ramasse. Pas d'arsenal dedans, j'ai tendance à faire avec ce que je trouve sur place.

a storm is coming

J'ai vu le jour un premier septembre, ça fait de moi une Vierge. Mais rigole pas ! Y'a vraiment rien de marrant.
Ma mère est de Seattle, elle est auteure. Pas aussi connue que Tolkien ou Rowling, elle a eu sa petite heure de gloire, a gagné de quoi vivre très convenablement. Celui qui lui a donné sa chance, c'est mon père, un éditeur donc. Leur histoire est plutôt banale. Ils ont été amenés à bosser ensemble et le temps a fait son œuvre voilà tout.
Deux ans plus tard, ils s'installent ensemble et après un moment, la star arrive ! Oui oui je parle bien de moi, mais j'plaisante, hein. Mon enfance, elle est très simple, je suis aimée et chouchoutée. Maman me transmet très vite sa passion pour les livres et j'apprends à en déchiffrer un peu aux alentours de 7 ans. Et petit à petit, je me suis transformée en un vrai rat de bibliothèque ! Ceux qui y traînent sans arrêts et passent l'après midi à dévorer une pile de bouquins.
L'école se passe bien, je suis curieuse et assez douée.

Quand j'ai 13 ans, je passe dans le secondaire. La première année, R.A.S, la routine s'installe vite, j'ai quelques amis, je ne suis pas particulièrement appréciée ou détesté. Je me contente d'exister. C'est déjà pas mal.
Plus tard, les choses se gâtent. Je ne sais pas vraiment d'où c'est parti... C'est peut-être mon manque flagrant de tact qui a agacé, ou ma tête qui revenait soudain plus à Brittany Lewis. Toujours est-il qu'elle et ses copines ont commencé à m'avoir dans le nez. C'était rien de bien méchant au début, des petites piques auxquelles je trouvais toujours quoi répondre. 
À la maison, papa et maman ne s'entendaient plus vraiment alors je voulais éviter de faire des histoires pour pas grand chose, j'ai serré les dents. Ça finirait bien par s'arranger tôt ou tard...
Sauf que ça a plutôt empiré. La fréquence des insultes est allée crescendo, et puis ça a été les assiettes renversées sur moi « par hasard », les bousculades dans les couloirs... Ce genre de trucs qui arrivent à être anodins et à vous blesser tout à la fois.
Il n'y avait que Jake pour me comprendre au milieu de tout ça. Il était génial Jake, tellement gentil... Et puis Jake a fini par se lasser de moi et je me suis retrouvée toute seule, comme ça, du jour au lendemain. 
C'était un peu la goutte d'eau. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à évacuer ma frustration à la maison. Je piquais des colères, je manquais de respect, et mes parents eux se rejetaient la faute l'un sur l'autre sans vraiment comprendre de quoi il en retournait.
Au bout de six mois, ils ont cessé d'espérer qu'ils pourraient recoller les morceaux. Maman a déménagé et je suis partie avec elle. Après tout, comme elle pouvait bosser à la maison, c'était elle qui pourrait passer le plus de temps avec moi, ils sont tombés d'accord là dessus. L'année suivante j'ai fait ma rentrée dans un nouveau lycée plus près de la nouvelle maison et tout est rentré dans l'ordre. 
Je n'ai jamais réussi à aborder mon problème avec mes parents. Au début c'était pour éviter les déranger, ensuite parce que je m'étais résignée et, longtemps après, l'affaire était classée, inutile qu'ils se sentent coupables d'avoir été trop occupés à se taper dessus à ce moment là. Après tout j'avais raison, ça a fini par s'arranger. Autant en rester là. 

Malgré la pension et les extra payés par papa, on a du revoir notre petit confort un peu à la baisse avec maman mais ça n'avait pas d'importance. J'avais une vie tranquille avec elle, je voyais souvent mon père et j'ai pu terminer ma scolarité comme n'importe quelle autre étudiante. En bossant un peu mais pas trop, histoire de m’économiser pour les soirées du samedi avec mes nouvelles copines.
Quand j'ai eu dix-sept ans, maman a rencontré quelqu'un, Franz, un prof de guitare. Le courant est bien passé entre nous, il m'a transmis un peu sa passion. Il lui arrivait de m'accompagner faire les magasins, surtout si on faisait un détour par la boutique vieille boutique de vinyles sur Village Street.
Papa est resté seul. Lui il se sentait mieux comme ça. C'est peut-être un peu égoïste mais j'étais plutôt contente, au moins je l'avais pour moi toute seule quand je lui rendais visite. 

Plus tard, j'ai du choisir ma future voie, et aussi surprenant que ça puisse paraître, je crois que j'ai un peu décidé sur un coup de tête. Ça avait rien d'une vocation présente depuis des années, ni même d'un hobby, j'ai juste décidé que je voudrais étudier l'astrophysique. On peut peut-être appeler ça une intuition, je sais pas... C'est juste ce que j'ai voulu à ce moment précis, alors j'ai obtenu ma graduation avec physique, chimie et un paquet de maths pour matières principales.
La prochaine étape, c'était l'Université et, avec le coût des études, j'ai pensé que me chercher un job serait pas du luxe, histoire de participer aux frais. Les écrits de maman étaient à nouveau en vogue, mais même avec ça, je me voyais mal me laisser entretenir jusqu'à trente ans.

Je me suis donc proposée ça et là et j'ai fini par décrocher un job de serveuse pas mal payé dans un petit bar. C'est lors de mon premier soir que j'ai rencontré Stewart. Il m'a tout de suite plu. En tant que collègue, j'entends. On bossait ensemble. On était sur la même longueur d'ondes, avec le même humour douteux et on est rapidement devenus complices tous les deux. Son petit défaut en revanche, c'est d'avoir le sang chaud, bouillant même.
Il est arrivé quelques fois que le ton monte avec certains clients, parfois parce qu'ils étaient ingérables et qu'il fallait les mettre dehors. D'autres fois, c'était juste une tête qui ne revenait pas à mon binôme et il ne se gênait pas pour le faire remarquer. L'alcool aidant, le gars avait vite fait de s'emporter et Stew était trop heureux de faire de même une ou deux fois par mois.
Je ne compte plus les fois où je l'ai surpris en train de se battre après le service, de «régler des comptes». Je me suis déjà interposée, à quelques rares moments, quand j'ai eu peur qu'il en massacre un pour de bon. Il avait tendance à vite s'emporter, le genre à ne lâcher le morceau qu'une fois celui d'en face réduit en charpie. 
Quand il avait reprenait ses esprits ensuite, il avait tendance à faire comme si de rien n'était. Moi, je passais la semaine à flipper en regardant la porte, de peur que ce soit les flics qui viennent le récupérer suite à une plainte. Mais non, c'est jamais arrivé. 

Je me demande pourquoi le vieux Bill, notre patron, ne l'a jamais renvoyé... Les bagarres c'était pour après le service, mais il était quand même au courant. Ma seule hypothèse à ce jour, c'était qu'il permettait de garder les perturbateurs à distance. Ceux qui avaient affaire à lui avaient tendance à déserter par la suite. 
J'ai donc travaillé avec lui quelques temps, conciliant mon petit job avec les études à grands renforts de vitamines et cafés. Et puis les annonces louches ont commencé...

on the highway to hell

Les premières nouvelles, on les a lu sur le net, comme beaucoup. C'est Stew qui m'a montré ça un soir, il avait l'air de prendre la chose au sérieux et je me suis gentiment moqué de lui. Pour moi c'était un mauvais canular.
Pourtant, à peine quelques jours plus tard, ça s'est répandu dans les médias sans pour autant être alarmant. La police enquête, tout est sous contrôle. On s'est pas inquiété plus que ça.
Et puis un soir, maman a reçu un appel de Franz, il y avait eu un incident. Toutes ces histoires avaient provoqué des mécontentements et plusieurs perturbateurs se promenaient déjà dans les rues. Au cours d'un mouvement de foule, il avait été agressé. Il a dit que c'était rien de grave, mais que ça saignait quand même pas mal et qu'il ferait un petit tour aux urgences histoire qu'on lui fasse quelques points sur la main blessée. Et depuis plus de nouvelles de lui, tandis que celles qu'on captait à la télé s'avéraient de plus en plus inquiétantes.

On a essayé de se rendre à l'hôpital pour Franz trois jours d'affilé, sans succès. Et quand les militaires ont été déployés, maman a continué à y aller en insistant pour que je reste à l'abri à la maison, revenant toujours bredouille. Finalement, quand ils ont annoncé l'installation de nouveaux barrage à mi-octobre, on a fini par se résigner. Maman irait tenter une dernière fois de trouver Franz et, sans nouvelles de lui, on partirait le lendemain pour un des camps de réfugiés.
Je croyait pas trop en ces structures là... Si l'armée était réellement capable de nous protéger alors le calme serait déjà revenu. Mais je n'ai pas jugé nécessaire d'inquiéter maman plus que ça. Elle se rongeait suffisamment les sangs avec la disparition de Franz.
Ce matin là, le dernier avant le départ, elle a donc quitté la maison avec le maigre espoir que le résultat serait différent cette fois-ci.
« Je reviendrai à treize heures, avec ou sans Franz, puis on partira. »

Une semaine plus tard, je l'attends toujours. Le dos appuyé contre la porte d'entrée, ayant peiné à avaler un semblant de repas, j'ai les nerfs à vif et mes mains tremblent en tenant le téléphone contre  mon oreille. J'ai le fol espoir qu'au bout de la trois cent-unième fois je tomberais sur autre chose que son répondeur. Du côté de papa, le résultat était le même : un vieux message préenregistré après lequel j'avais déjà craqué de nombreuses fois en suppliant qu'il me rappelle dès qu'il entendrait.
Finalement, c'est Stew que j'ai appelé. Et là, après cinq minutes de conversation, j'ai fondu en larmes au milieu des sacs de voyages que j'avais rempli en attendant le retour de ma mère.

« Je comptais quitter le coin à la fin de la semaine. Je passerai devant chez toi. T'as deux jours pour décider de m'accompagner. » Rien de plus et rien de moins.

Et à ce moment là, le doute. Et si je partais et que maman rentrait ? Et s'il arrivait quelques chose en chemin ? Et si, et si... J'en ai à peine dormi durant les quelques jours qui ont suivi.
Mais quand je l'ai vu sur le pas de la porte, et que j'ai réalisé que c'était rester avec lui ou rester seule entre quatre murs, j'ai fait mon choix.


26 novembre, un mois plus tard

Je cours. Aussi vite que mes jambes veulent bien me porter, mon cœur bat dans ma poitrine, le sang tambourine de mes temps jusqu'au bout de mes doigts. Je file sur le bitume.
En face de moi, la porte apparaît de plus en plus large, un dernier effort et je vais me jeter contre elle, haletante. Je remarque que toute la façade en plexiglas est recouverte de tissus en tous genre Pour se faire discret sans doute ? C'est un choix. Ça empêche de voir l'intérieur mais ça empêche justement aussi de voir ce qu'il se passe dehors.
Enfin, je ne suis pas là pour parler stratégie, tout ce que je veux, c'est entrer. Entrer vite.

« Pitié ouvrez moi ! S'il vous plaît »
Pas de réponse.

Je sais pourtant que la petite station essence n'est pas vide, c'est d'ailleurs la seule portion du coin dans laquelle on trouvera âme qui vive. À ce stade, ceux qui devaient trouver un abri l'ont déjà fait. Dehors, ne restent que les nomades, les casseurs en ville et... Les goules.
De mes petits poings, je continue de tambouriner contre la vitre, suppliant.
« Je vous en supplie ! Il est fou ! Il va me tuer ! Pitié laissez-moi entrer ! »
Je crois entendre des pas, à moins que ce ne soit que mon imagination.
Frappant une dernière fois contre cette maudite porte, je pose mon front contre celle-ci avant de répéter, inlassablement, comme possédée : « Pitié. Pitié. Pitié. Pitié... »

J'entends finalement un cliquetis et, après quelques secondes d'hésitation, un second. Soulagée, je laisse échapper un long soupir, les yeux humides alors que l'entrée s'ouvre finalement sur une blonde un peu rondouillarde. Balbutiant des remerciements, je tombe à travers l'ouverture. Haletante, au sol, je jette un coup d’œil autour de moi. La plupart des rayons ont été vidés et les réserves sont donc entassées dans un coin de la pièce.
« Mon mari et mon fils reviendront bientôt, m'annonce-t-elle. Ils pourront vous protéger. Vous voulez boire ? »

Je suis touchée par tant de générosité, trop essoufflée pour parler, je lui fait oui de la tête. Et elle disparaît un instant derrière le comptoir, pour revenir, une bouteille en plastique a la main. Je la remercie chaleureusement. Et puis, après m'être désaltéré, ce sont des excuses que je lui présente, pour avoir débarqué si soudainement, l'avoir sans doute effrayée. Un sourire rassurant, elle me dit que ce n'est rien, qu'il faut bien se serrer les coudes.  
« Non, vraiment je suis désolée...

Lui balançant le récipient vide à la figure, je lui envoie mon poing droit dans les côtes. Désarçonnée, elle titube. J'en profite pour attraper une gerbe de cheveux dorés dans chaque main avant de l'envoyer faire connaissance avec mon genou. Elle tombe en arrière, K.O.

...Pour ça
»

Je la regarde un instant. En combat loyal, je ne sais pas ce que ça aurait donné. Mais là, prise au dépourvu, elle n'a pas eu la moindre chance de répliquer. Je m'en veux. C'est mal, lâche et elle m'avait pourtant offert de ses provisions sans même que j'en demande...
Un coup me tire de ma contemplation. On tape à la porte. Déjà ? Pas possible, je les ai observé ces trois là, tous les deux jours les deux hommes partent en milieu de matinée et on ne les revois pas jusqu'au soir. J'ai la poisse à ce point ?
Non. Un deuxième coup résonne, puis une pause, puis deux autres. Stewart !

Je lui ouvre, dévoilant mon méfait d'un signe de la main en m'exclamant : « Tadaaaaam ! »
Il sourit avant de pénétrer dans la petite salle, enjambant le cors inerte, il se dirige droit vers la pile de provisions et s'affaire à remplir nos deux sacs.
« - Tu l'as tuée ? Il me demande après un silence.
- Non, elle est juste dans les vapes »
Il hausse les épaules, toujours occupé à emporter un maximum de réserves. Moi, je surveille l'entrée, c'est toujours mon rôle. J'ai encore un pincement au cœur quand je remarque un cheveux blond resté accroché à ma main.

« Dis... On est obligé de faire comme ça ? Elle m'avait offert à boire... Tu pense vraiment qu'elle méritait ? »

Achevant sa besogne, il revient vers moi, me regarde dans les yeux, sans colère mais sans sourire non plus.
« Tu t'souviens des derniers tarés qui t'ont offert à boire ? »
Oui, je m'en souviens... C'est d'ailleurs grâce à l'homme qui se tient en face de moi que je n'ai pas fini battue à mort ou en morceaux dans un sous-sol. Je hoche a tête, baisse les yeux. Il a sûrement raison, c'est moins risqué comme ça... On les prend par surprise avant qu'eux ne le fasse. Ça fait déjà des semaines qu'on le fait...

Des semaines... C'est à la fois très long et très court. Trop long pour qu'on ait vraiment eu le temps de se poser où que ce soit, mais suffisamment pour qu'on se soit rendu compte que c'était plus rentable de récolter le fruit du travail des autres. Les commerces sont dangereux, les groupes isolés sont dangereux, et on n'a pas confiance en l'armée.
Alors puisque le danger nous guettait à chaque instant, on a décidé de devenir le danger. C'est pas exactement ce que je voulais au début mais au fond... Mieux vaut eux que Stew, ou moi.
Si j'ai été un peu septique, mon compagnon de route lui était déjà prêt à passer du côté obscur, depuis le début, même bien avant qu'on commence à voler.

Un coup dans le dos me sort de ma torpeur. C'est justement lui qui vient de me donner une claque amicale entre les épaules. Il ne se rend pas bien compte de la force qu'il a parfois. J'ai manqué de me casser la gueule.
« Allez on bouge ! Tu finiras par t'y faire t'inquiète, et puis j'te vois quand tu cours comme un lapin pour être crédible en demoiselle en détresse. Essaie pas de me faire croire que tu t'amuse pas. »

Il me lâche ça avec un petit clin d'œil et je le pousse de l'épaule en réponse. Je jette un dernier regard à notre hôtesse avant d’emboîter le pas à Stewart, déjà prêt à partir. J'ai toujours cette culpabilité en bruit de fond, mais c'est vrai qu'il y a une sorte de fierté aussi. Je suis venu, j'ai vaincu et on aura de quoi manger ce soir. J'esquisse un semblant de sourire. Peut-être bien que ça me plait un peu.

time to meet the devil

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• comment as-tu découvert le forum ? › Un petit coup de Google... Y'a 3 ans ? :MisterGreen:
• Ton ancien personnage ?  ›  :107:
• et tu le trouves comment ? › ça va ça passe !
• présence › Bah j'suis jamais là !

• code du règlement › Fear cuts deeper than swords
• crédit › tumblr woooh  
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fiche (c) elephant song.
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Maxine Preston
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MessageSujet: Re: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 11:29

Mais quel bon choix d'avatar :125: :111:

Bienvenue avec ce nouveau compte nenette d'amour



- But I can't compete with the she-wolf,
What do you see in those yellow eyes ? -
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MessageSujet: Re: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 11:38

Merci merci ! On m'a un peu aidé à trouver :MisterGreen:
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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 12:40

Rebienvenue Very Happy



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

Mes AnnexesDwight écrit en #6699cc
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Jasper McCarthy
Sanctuary Hills
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MessageSujet: Re: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 12:52

Re'Bienvenue avec cette bouille :smile17:


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Maxine Preston
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MessageSujet: Re: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 13:24

Isla Solus a écrit:
Merci merci ! On m'a un peu aidé à trouver :MisterGreen:

Me demande bien qui ça peut être :111:

Viiiiiiiiiiiite que je liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise !

C'MOUA QUI M'OCCUPE DE TA FICHE

*Pousse le vilain Jaden*



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Leroy M. Hooker
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MessageSujet: Re: Isla    Dim 13 Déc 2015 - 14:45

Toooooi te vouala !
Roooouh ! Allez on veut lire ta ficheuh



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MessageSujet: Re: Isla    Aujourd'hui à 2:52

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