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 Feuer und Wasser

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Jeu 7 Jan 2016 - 13:17


Feuer Und Wasser
PV : Rosaleen A. Glanmor
Ils ont trop vite oublié qu’ils ont à faire à des civils. Cette phrase résonnait dans la tête de Ian comme si quelqu’un essayait de lui faire rentrer à coup de point sur le crâne. Il avait beau passer beaucoup de temps à réfléchir, il n’avait pas pensé à cette extrémité-là. Elle avait certainement raison et c’est ce qui faisait encore plus de mal à Ian. Non pas qu’il ne voulait pas admettre qu’il s’était trompé, mais plutôt parce qu’il n’avait pas envie que cette affirmation soit vraie. Chaque personne était des êtres vivants tout similaires, alors qu’il y avait cette hiérarchie plutôt improbable dont il ne comprenait pas la logique.

Il souriait à la rousse de la façon la plus naturelle possible avant de lui répondre. « Malheureusement, tu as certainement raison. Oui, nous sommes en sécurité, mais nos geôliers sont horribles avec nous. » Comparer cet endroit à une vraie prison n’était pas une folie de l’urgentiste, c’était simplement une réalité. Il n’avait pas vraiment envie d’y croire, mais lorsque les faits étaient aussi présents, le choix n’était plus et il fallait bien se l’avouer. Il avait le cœur lourd un instant, mais heureusement, la conversation dévia sur un sujet bien plus intéressant.

Parler de leurs travaux semblait une motivation commune qu’ils avaient tous deux. Ian se reconnaissait tellement dans ce qu’elle était en train de lui raconter. Il y avait une certaine ferveur dans ses propos, un sourire plus franc qu’avant. Elle rayonnait de mille feux alors qu’elle expliquait ce qu’on pouvait trouver dans sa boutique. Tant de produit miracle… C’est comme ça que Ian voyait les choses. Sur certains points, il était un peu cartésien et n’aimait pas trop ce qui changeait ses habitudes. Cependant, il était ouvert et prêt à écouter ce que la rousse avait à dire concernant son activité.

Ian ne voulait pas l’interrompre alors qu’elle continuait à lui donner des informations. Alors qu’elle marquait un temps d’arrêt, il la regarda un instant dans les yeux avant de lui répondre. « Je t’avoue que pour moi, tout ça, c’est un peu comme de la sorcellerie. Je ne dis pas que ce n’est pas ou peu efficace, juste que je n’y connais rien et que je ne comprends pas comment cela peut fonctionner du coup ça me rebute un peu. » En toute circonstance, il restait poli et courtois, il n’était pas du genre à s’emporter et il était curieux de comprendre.

Il avait bien compris que son métier n’était pas une obligation pécuniaire, mais vraiment quelques choses qui lui plaisaient. C’était assez intrigant de voir la même véhémence chez elle que chez lui alors que leur métier était si semblable et différent en même temps. « Je peux comprendre ton ressenti. Mon métier me manque tout autant, même si moi j’avais  la chance d’être reconnue comme médecins quand ils auront besoin de toi. Cependant, je pense vraiment que des compétences peuvent être utiles. J’ai déjà entendu des cas d’allergie à la médecine traditionnelle et de patient qui se tourne vers des personnes comme toi. » Il ne précisait pas que pour lui c’était des sornettes. Il n’avait pas besoin d’être vexant.

Il était curieux plus que retissant. Il était assez grand pour savoir que chacun avait une opinion différente sur le sujet et il comprenait facilement qu’il n’a pas dû être facile tous les jours de parler de ça autour d’elle. Il y avait certainement beaucoup de personnes plus réfractaires que lui. «  Ton affaire marchait bien ? Ce n’est pas trop dur de gérer une petite boutique toute seule ? » Il sortait alors du sujet principal de la médecine pour lui poser des questions qui concernaient plus le sujet global. Il avait toujours voulu être son propre patron, mais gérer une boutique devait vraiment être très compliqué.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Sam 9 Jan 2016 - 18:39


Feuer und Wasser
ft. Ian




Un léger rire cristallin s'était élevé dans les airs quand Ian avait mentionné le terme ''sorcellerie''. Elle avait appris à ne pas prendre pour elle les à priori des gens et comprenait parfaitement que ça ne parlait pas à tout le monde ; elle avait par ailleurs plusieurs fois été associée à une sorcière mais ça ne l'atteignait plus désormais. Elle se rappela rapidement de cette fois où, alors qu'elle n'avait repris la boutique que depuis peu de temps, des petits malins avaient décidé d'en taguer la vitrine avec des symboles offensant à son égard, elle avait été blessée au plus profond d'elle même, jusqu'à ce qu'elle comprenne que c'était la peur qui poussait les gens à de tels marques de haine. Elle ne démentait d'ailleurs que rarement ce terme qui lui était associé, les gens avaient leurs propres visions des choses et il était inutile d'essayer de leur bourrer le crâne avec ses bonnes paroles. Cependant, elle avait le sentiment que Ian n'avait pas un esprit aussi obtus que ces gens qui la regardaient d'un mauvais œil et elle avait envie de rendre ses pratiques un peu plus légitimes à ses yeux.

« Ce n'est pas réellement de la sorcellerie, en tous cas je ne faisais pas de rituel étranges avec je ne sais quel sacrifice. »

Elle avait gardé son sourire et il était tout aussi sincère. La plupart des gens pensaient à cela quand on leur disait ''sorcellerie'', mais Rosaleen se rapprochant plus de la culture Wicca, elle n'avait jamais allié les deux mots ; c'était comme mettre magie noire et magie blanche dans le même sac, ça n'avait pas de sens ni lieu d'être. Elle ne perdit pas son sourire quand le brun reparla de sa profession et du manque qu'il ressentait ; au moins là dessus ils étaient sur la même longueur d'onde et il fallait dire que ce n'était pas donné à tout le monde d'apprécier ainsi sa profession. Elle répondit d'ailleurs à ses derniers mots.

« Le seul soucis de la médecine ''alternative'', c'est que le psychologique est toujours si présent que si la personne ne croit pas que nous pouvons l'aider, ça n'a que rarement un effet. Les placebo en médecine traditionnelle en sont également un exemple. »

La rousse avait toujours été impressionnée par cette capacité de l'être humain à douter de beaucoup de chose et par conséquent se retrouver apaisé par rien ; l'esprit était vraiment quelque chose de difficilement maniable, même si certains n'avaient aucun scrupule à le manipuler au dépend de la personne concernée. Cependant, la jeune femme n'était pas dupe et remarquait bien que Ian était plus que réticent à ses pratiques, rien que le fait d'y croire semblait au delà de ses moyens ; tout comme le verbe ''rebuter'' qu'il avait employé n'était pas anodin. Mais il était inutile d'en tenir compte, elle même avait des réticences quant à certaines pratiques et il était délicat de la faire changer d'avis.

Lorsqu'il embraya sur la question plus générale de la boutique, la rousse se mit à réfléchir. Est-ce que c'était dur ? Au début énormément. Mais une fois que l'on apprend à passer outre les critiques et que l'on sait se contenter de ce que nous avons, tout devient plus simple. Elle ne regrettait pas une seconde d'avoir accepter la proposition de sa grand-mère il y a quelques années ; cet endroit était devenu son antre et elle avait accompli la plus belle chose de sa vie, ce à quoi elle avait toujours aspiré. Alors les quelques difficultés qu'elles avaient eut à traverser n'était pas grand chose comparé au bonheur qu'elle avait éprouvé et à la fierté qu'elle ressentait. Faisant tourner son verre à moitié plein entre ses mains, elle répondit en regardant les vaguelettes dans l'eau.

« Au début ç'a été relativement compliqué de m'implanter, mais avec le temps tout allait pour le mieux et les clients se faisaient réguliers. Le plus dur dans tout ça ç'a été de quitter ma famille pour vivre dans un endroit totalement inconnu. »

Elle avait sourit malgré cette nostalgie qui enserrait son cœur quand elle pensait à sa famille. Elle avait fait des efforts pour s'adapter à cette vie, se disant qu'elle les retrouvait bien assez tôt, mais l'absence de nouvelles depuis qu'elle était ici la rongeait plus qu'elle ne le laissait voir. Relevant la tête, elle regarda une nouvelle fois l'homme qui lui faisait face et lui demanda avec intérêt :

« Tu as toujours vécu ici toi ? »

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Dim 10 Jan 2016 - 16:06


Feuer Und Wasser
PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian faisait de son mieux pour garder son sang-froid. Il n’avait jamais été doué en relation humaine. C’est d’ailleurs ce qui lui avait valu pas mal de problèmes avec les femmes. Il n’en avait jamais eu avec ses supérieurs ou professeurs simplement parce qu’il passait son temps à se taire. « Je l’espère bien ! Je n’arrive pas à m’exprimer correctement. Excuse-moi, si je t’ai offensé. Je ne veux vraiment pas paraitre impolie. J’ai eu une éducation assez cartésienne, j’ai appris à douter tout ce que je vois. » Ce n’était certainement pas aussi rassurant que ce qu’il aurait voulu, mais il faisait de son mieux pour exprimer son ressenti. Il n’était vraiment pas doué pour exprimer les choses. Il aurait voulu se taper la tête contre la table en criant méchant Ian.

Il regardait alors le contenu de son assiette en essayant de penser à autre chose. Au fond de lui, il savait que cela avait été stupide de comparer son métier à la sorcellerie. Son but était bien différent en réalité. Sauf qu’il y a un monde entre ce qu’il arrive à dire et ce qu’il pense réellement. Maintenant, il passerait pour un méchant homme obtus alors que son but était simplement d’expliquer qu’il n’y connaissait rien. Il était tout de même curieux et prêt à écoute ce qu’elle avait à dire. Voir même apprendre, si elle voulait partager ses connaissances.

C’est le regard lourd qu’il leva les yeux vers la rousse. Il trouvait son exemple plutôt compréhensible, mais surtout très réducteur envers ce qu’elle faisait. Il avait envie de lui signaler, mais était-il vraiment légitime ? Tant pis. Au pire, elle pourrait toujours partir. « Je comprends parfaitement ton exemple et l’endroit où tu veux m’emmener avec, mais ne serait-il pas un peu trop simpliste ? Je m’explique. Un placebo n’a vraiment aucune vertu thérapeutique. Je suis quasiment sur que ce n’est pas la même chose de ton côté. Tu m’as l’air de quelqu’un de droite et tu ne ferais certainement pas payer les gens pour du vent. J’en conclus que c’est certainement bien plus compliqué que ça à expliquer. » Voilà, encore qu’il parlait comme un scientifique. Il prenait les affirmations qu’on lui donnait, il analysait les propos, recoupait ensuite avec ce qu’il savait déjà sur le sujet. Une fois cette étape finie, il pouvait enfin en tirer des conclusions et les exposer. Il était le plus souvent impartial et détaché.

Quitter sa famille, c’est vrai que cela était dur. Ian se rappelait les premiers moments seuls dans son appartement de Seattle à manger des plats surgeler loin de l’ambiance qu’il y avait dans sa maison. Les blagues de son père et la tendresse de sa mère avaient laissé longtemps un vide que personne ne pouvait combler. Petit à petit il apprit à vivre avec, mais il était toujours bien content de pouvoir remettre les pieds chez eux de temps à autre. Il ne savait pas ce que ses parents étaient devenus, et il espérait silencieusement pouvoir les revoir. Connaissant son père, il n’avait pas voulu sortir de son bar et l’avait aménagé en forteresse imprenable.

Il se promit de retourner là-bas un jour. « Je te comprends, démarrer une affaire n’est pas toujours chose facile. Il faut du courage pour tout laisser derrière sois. » Il laissait sous-entendre qu’il en aurait été incapable. Laissant à la femme le soin de le penser ou non. Elle semblait vouloir en savoir un peu plus sur sa propre existence. Il n’y avait rien de vraiment emballant dans son passé, mais il se prêta tout de même au jeu plutôt gentiment.

Il commençait avec un sourire plutôt détendu. « Je suis né à Seattle, mais mes parents habitent à l’extérieur de la ville, ils tiennent un petit bar. J’ai eu un appartement dans la ville quand j’ai commencé mes études de médecine parce que sinon je perdais beaucoup trop de temps dans les transports. C’était dur au début de vivre seul, mais on finit par s’y faire. » Il aurait voulu dire que ses parents lui manquaient ou des choses de ce genre-là. Cependant, il trouvait cela irrespectueux vis-à-vis de Rosaleen qui n’avait certainement aucune chance de les revoir.

Il était persuadé qu’elle n’avait pas d’inquiétude à se faire pour ses parents et que l’infection n’était que sur le sol américain. Cependant, il ne voulait pas lui donner de faux espoir alors il ne dit rien. Il préférait continuer d’aborder des sujets de la vie de tous les jours. « Tu as réussi à te faire un peu d’amis ici tout même ? Personnellement, je n’avais pratiquement pas le temps de me faire à manger alors à part quelque collègue et des amis de plus ou moins longue date je n’ai pas grand monde sur qui compter. » Il espérait que la vie de la rousse soit plus intéressante que la sienne, mais il avait du mal à y croire.



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Lun 11 Jan 2016 - 15:49


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ft. Ian




La jeune rousse fut à la fois surprise et touchée que Ian s'excuse de ses paroles, elle n'avait pas l'habitude que les gens reviennent sur leurs mots lorsqu'ils comparaient ses pratiques à de la sorcellerie et était restée un instant interdite en le regardant. Il avait l'air vraiment gêné de la façon dont il avait abordé les choses, comme s'il avait peur que Rosaleen ait pu être froissée en son fort intérieur par de telles comparaisons. Mais au contraire, elle comprenait parfaitement que ça ne parle pas à tout le monde et malheureusement, c'était les pratiques négatives de sorcelleries qui arrivaient le plus souvent aux oreilles des gens, et non les aspects positifs. Voulant lui montrer qu'elle n'en était en rien offensée, elle posa une main légère sur le poignet du brun et lui dit avec un sourire :

« Tu n'as pas à t'excuser, nous avons tous nos à priori sur certains sujets et je comprend parfaitement ce besoin que tu as de te les justifier. »

Elle retira sa main après quelques secondes, ne voulant pas installer une gêne supplémentaire chez l'homme ; tout le monde n'était pas aussi à l'aise qu'elle en ce qui concernait les contacts avec les autres. Mais elle avait besoin de tout ça, sentir les énergies des gens, partager ces ondes qu'elles soient positives ou négatives ; et surtout, peut-être dû à sa profession, elle avait ce besoin de toujours apaiser les personnes qui l'entouraient. Elle fut également surprise lorsque Ian apporta une légitimité à ses pratiques quand elle compara le tout à un placebo ; évidemment elle ne dénigrait pas son métier en disant cela, mais c'était la comparaison la plus simple qu'elle avait trouvé à ce moment précis.

« C'est vrai, mais pour la plupart des gens c'est la comparaison la plus logique à faire. »

Elle craint un instant que Ian pense qu'elle le mettait dans cette case qu'elle avait nommé ''la plupart des gens'' ; elle ne pouvait qu'espérer que ce n'était pas le cas. Mais si toutefois il s'en sentait offensé, il se rendrait bien compte avec le temps que pour Rosaleen tout le monde est au même niveau ; il n'y a pas de gens plus idiots que les autres, certains avaient simplement parcourus plus de chemin et vu plus de choses au cours de leurs vies. Ils se mirent d'ailleurs à parler de leurs quotidien respectif, et la rousse écoutait attentivement l'homme qui se trouvait en face d'elle. Elle jeta un œil à son assiette qui était presque vide et avait cette impression de ne pas être rassasiée ; ou simplement pas satisfaite du contenu ? Relevant la tête, elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille puis répondit d'une voix compatissante :

« J'imagine que ça n'a pas dû être simple en effet mais si je peux me permettre c'était un mal pour un bien étant donné que tu as pu accéder à ce beau métier qui était le tiens. »

S'en était de même pour elle, malgré tout l'amour qu'elle pouvait porter à sa famille, elle devait rejoindre cet endroit et y faire un bout de chemin ; c'était comme si cet endroit l'avait appelé, comme si elle avait quelque chose de précis à y faire. Alors elle était venue et avait surmonté ce manque familial, mis de côté son beau pays, et elle avait fait ce don pour quoi elle était née. Elle ne pu s'empêcher de rire légèrement à l'explication de Ian et repensa à ses propos concernant ses capacités culinaires. Il avait vraiment dû avoir un grand courage pour ne rien faire d'autre que travailler, car même en aimant son emploi, l'être humain avait besoin d'apports plus variés pour réellement être bien. Elle réfléchit un instant à la question que le brun venait de lui poser avant de répondre :

« J'avais quelques amis oui, mais tout comme toi mon travail me prenait pas mal de temps. Elle sourit légèrement. Quelque part ce n'est pas si mal d'être ici, c'est comme des vacances forcées et ça permet des rencontres qui ne seraient peut-être pas arrivées avant. »

C'était peut-être idiot dit comme ça mais c'était vrai ; Rosaleen appréciait ce mélange de culture et d'horizons différents. Ce n'était peut-être pas le cas de tout le monde, tout le monde n'était pas aussi optimiste qu'elle, mais mieux valait être ici que seul dehors.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Mar 12 Jan 2016 - 14:50


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PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian avait compris que leurs métiers respectifs étaient plutôt un sujet de discorde et préféra donc pour des raisons évidentes ne pas continuer ce sujet trop longtemps et passer à autre chose. C’est comme s’il avait mis sa main sur une gazinière et au lieu de la retirer parce que c’était trop chaud, il se serait contenté de la lever pour s’éloigner de la chaleur. La rousse était vraiment d’une compagnie agréable, elle ne cherchait ni le mal entendu ni les soucis. Elle voulait simplement que tout se passe le mieux possible. Ian commençait même à se détendre, et ce même si elle posait sa main sur son poignet.

Son regard se posait doucement sur ce contact qui ne dura qu’une poignée de seconde. Il n’avait pas l’habitude qu’on le touche. Le dernier contact physique c’était avec Lilou, cette fille qu’il avait rencontrée sur internet. Rosaleen semblait comprendre bien plus que lui le monde qui les entoure et comment parler avec leurs congénères. « Tu as raison, il faut vraiment que j’arrête de chipoter avec les mots et les idées. » C’était comme ça lorsqu’il était nerveux. Toujours à trouver des explications, des raisonnements et tout un tas de trucs pour comprendre pourquoi on lui parle à lui et pas un autre mec.

Son teint commençait à rosir lorsqu’elle lui dit qu’il avait un métier plutôt chouette. C’est vrai que pour atteindre son but, il faut faire des sacrifices et que ce n’est pas toujours facile de faire un choix. « Tu peux te permettre, j’ai toujours préféré les personnes franches. Ensuite, j’ai toujours appris que pour atteindre son but dans la vie, il faut savoir faire des sacrifices et des choix. » Il n’a pas toujours appris ce genre de chose de la bonne manière, souvent il a dû en payer le prix fort. Il a dû s’améliorer et ne jamais laisser tomber. Il n’a cependant jamais craqué en public, il a toujours su se montrer fort pour que les autres puissent compter sur lui. Enfin, le peu de personnes qu’il comptait parmi ses amis.

La vie était ainsi faite. Personne ne va volontairement parler à quelqu’un de façon totalement aléatoire parce qu’il l’a croisé dans la rue. Surtout que la rue est simplement un endroit de transition entre un endroit de départ et une destination. La plupart du temps, les gens sont également pressés parce qu’ils rejoignent un point de rendez-vous. Il peut s’agir simplement de son lieu de travail tout comme une réservation de restaurant ou une séance de cinéma. Rencontrer quelqu’un de façon naturelle est spontanée n’était valable plus que dans les films. « C’est vrai, je pense qu’on ne serait certainement jamais rencontré. Enfin plus tôt, peut-être qu’un jour au détour d’un couloir nos chemins se sont croisés, mais nous ne nous en sommes pas rendu compte. Simplement parce que tu as ma vie et toi la tienne. » Surtout qu’aborder un étranger n’est pas toujours facile et lui faire un grand sourire en lui disant « Je m’appelle Ian, veux-tu être mon ami ! » n’est certainement pas la meilleure idée au monde.

Des vacances, c’était une jolie mélodie dans les oreilles de Ian, qui au finale n’en prenait que très peu et au final n’était absolument pas reposante. « C’est vrai que c’est bien d’avoir pratiquement des vraies vacances. J’ai pu en profiter quelques rares fois et aller voir des concerts non loin de Seattle. Mais le plus souvent quand je prenais des jours pour ne pas travailler, c’était pour garder Jared pendant que sa mère se mettait à écumer les bars à la recherche d’un nouvel homme à mettre dans sa vie pour les six prochains mois. » Il réalisait alors qu’elle n’était certainement pas intéressée par ses histoires de famille et s’en voulait presque d’en avoir parlé.

Il essayait de cacher sa réflexion tout en reprenant son histoire. « Ou sinon, il arrivait aussi que l’hôpital m’appeler, car il était en manque d’effectif et qu’il avait besoin de remplaçant. Je ne t’explique pas le nombre de jours fériés que j’ai passé là-bas. » Il était d’ailleurs arrivé à la conclusion que les gens se faisaient plus facilement mal durant ses périodes de fête. « Tu avais des vacances un peu quand même non ? Tu en faisais quoi ? » Ian était un peu curieux de connaître les passe-temps de son amie. Il pourrait certainement apprendre des choses intéressantes…



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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Mer 13 Jan 2016 - 18:53


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"Chipoter'', c'était le mot qu'avait employé Ian concernant son attitude et le malaise qu'on pouvait ressentir dans certains de ses mots, c'était peut-être comme ça qu'il voyait les choses, mais Rosaleen n'était pas de cet avis ; s'il était comme cela c'était forcément pour une bonne raison et elle n'allait certainement pas entrer dans son jeu de rabaissement de soi en validant ses propos. Elle avait par ailleurs envie qu'il se sente plus à l'aise avec elle et n'ait pas ce besoin de se camoufler derrière un stress inconscient, mais cela ne pouvait se faire qu'avec le temps. Elle s'était donc contenté de rire légèrement en secouant la tête. Malgré leurs différences, elle appréciait le côté terre à terre et conscient des choses de Ian, il n'était pas le genre de personnes à penser que tout nous est dû et gagné d'avance ; c'était cette lucidité qui permettait aux gens d'avancer, et si le brun en était arrivé à ce stade professionnel c'était bien grâce à cela. Se battre pour avoir ce que l'on veut, c'était ça le plus important ; la vie n'avait-elle pas souvent été représentée comme un immense champ de bataille ?

Lorsque la discussion s'axa sur le fait que certaines circonstances favorisaient les rencontres, la rousse opina positivement de la tête à la réponse de Ian, un petit sourire flottait toujours sur son visage. Ils avaient en effet pu se rencontrer quelques temps auparavant, même dans une autre vie, mais l'homme n'avait jamais su voir ce qu'il y avait juste devant lui, et le fait d'être ici, coincés et à se retrouver avec des personnes totalement différentes les unes des autres, des liens se créaient ; des liens qui n'avaient pourtant pas une once de chance de voir le jour dans leur vie d'avant. Posant ses yeux clairs sur le brun et calant son menton dans le creux de ses mains, elle répondit calmement en faisant une moue presque enfantine :

« C'est vrai, peut-être que tu es déjà venu à mon secours qui sait ? Puis, prenant un air légèrement plus sérieux, elle reprit : C'est là toute la beauté de ce qu'on vit, des chemins qui n'auraient jamais dû se croiser se rejoignent, et des destins se lient. »

Elle s'était mise à employer ses propos d'autres vies et de fil rouge conducteur de chaque destin sans même s'en rendre compte ; bien qu'elle ne voulait pas s'opposer à Ian avec de telles paroles, il lui était difficile d'en faire autrement, certaines pensées sortant naturellement. Détournant le regard, elle le reposa tout de même sur l'homme qui lui faisait face quand il reprit la parole, parlant de sa vie. La rousse en buvait chaque mot, s'intéressant à tout ce qu'il acceptait de lui raconter ; elle eut un petit pincement au cœur en pensant à ce que Ian et son fils avaient dû vivre quant au caractère de son ex-femme qu'il venait de décrire, et elle sourit un peu quand il parla des jours fériés qui au final n'en étaient pas. Elle répondit d'un air léger à ses mots avant d'embrayer sur la question qui lui était posée.

« Des vacances assez mouvementées donc. Pour ma part je prenais des vacances aussi, étant mon propre patron je pouvais fermer à peu près quand bon me semblait, ou quand le besoin s'en faisait ressentir. A chaque fois je rentrais au Pays de Galles, voir mes parents et ma grand-mère, retrouver mes sources aussi, je crois que je ne me ferais jamais vraiment à ces blocs de bétons. »

Elle rit, se disant que ses paroles pouvaient peut-être sonner futile aux oreilles de quelqu'un qui ne se voyait pas vivre ailleurs qu'en ville ; elle n'était pas sûre que ça soit précisément le cas de Ian mais il n'avait pas non plus affirmé le contraire. Et comme on dit souvent ''c'est dans les grandes villes, entouré de tous ces gens, qu'on se sent le plus seul'' ; ce n'était pas totalement vrai car Rosaleen avait des amis et ne restait pas enfermée dans sa bulle, mais elle n'avait jamais réussit à passer outre le manque des siens et de ses racines. Laissant son esprit vagabonder un instant, elle poursuivit d'une voix rêveuse :

« Si tu voyais les côtes galloises, c'est si beau, et les prairies. L'odeur des arbres en automne, et toutes ces fleurs au printemps qui arrivent à pousser n'importe où. N'importe qui se sentirait bien là-bas. Se rendant compte qu'elle s'emballait peut-être un peu, elle fit un petit sourire gêné. Désolée, j'ai tendance à partir loin parfois. »

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Jeu 14 Jan 2016 - 15:10


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Visiblement, la conversation était en train de changer de point central. Ian ne pouvait qu’apprécier le changement. Il préférait mille fois parler d’un sujet qu’il était capable de mieux maitriser, quoique ces vacances ont toujours été plutôt délicates. Au moins, il ne risquait plus une grosse divergence d’opinions avec la belle rousse qui lui faisait face. Il n’aimait pas les affrontements directs ou indirects d’ailleurs. S’effacer et laisser les autres avoir raison c’était son crédo. Peut-être qu’un jour, il prendrait des décisions et assumerait ses volontés, mais ce jour n’était toujours pas arrivé et il mettrait certainement longtemps avant d’être réellement présent.

Ian n’appréhendait pas les choses de la même façon que Rosaleen, mais il arrivait à saisir ce qu’elle voulait dire. Il aurait voulu lui demander de faire de lui son disciple, comprendre comment son univers (si différent de celui dans lequel il avait grandi) fonctionnait. Comment demander à quelqu’un de lui enseigner sa différence sans passer pour un fou ? Il n’y avait aucune façon de le faire. Alors il préféra se taire, pour lui le destin n’existait pas. On traçait chaque jour un passage de notre vie. « J’ai vécu sa avec certaine personne que j’ai soignée. Certaines ont voulu rentrer en contact avec moi pour me remercier. La plupart comprenaient bien que si je m’attachais à elle, je ne pourrais plus faire mon métier correctement. Du coup, quelques-uns on voulut rester amis avec moi. Je pense que pour la plupart, je ne les aurais pas rencontrés s’il n’avait pas eu d’accident de la route ou qu’un immeuble n’aurait pas brulé. » C’était certainement assez étrange, mais j’avais appris à vivre avec, on c’était mis d’accord pour ne pas en parler et tourner la page pour qu’on puisse vraiment rester proche. N’importe qui d’autre aurait pu faire mon job aussi bien ou même mieux.

Rosaleen parlait alors de son pays et de ses origines. L’homme pouvait sentir l’amour qui se dégageait de la rousse. C’était clairement une fierté pour elle, il avait presque envie d’aimer aussi cet endroit qu’il n’avait jamais vu tellement les émotions qu’elle transmettait été fort. En fermant les yeux, il avait presque l’impression de ressentir, voir et sentir le magnifique paysage qu’elle décrivait. « C’est vraiment beau ce que tu dis. J’aimerais tellement avoir eu la chance de voyager et de voir des magnifiques décors. Ici, tout est démesurément grand. » Ian serait resté volontiers avec papa et maman s’il avait eu le choix.

Il avait une sorte de nostalgie envers le vieux bar que tenait son père. Il y avait eu des rocks star avant même qu’il s’agisse de star. L’établissement avait ce style old shool qui lui allait si bien. On pouvait y voir des poutres apparentes, des fenêtres en bois plutôt que de grande baie vitrée. Il était presque amoureux de cet endroit, il sentait le plus souvent l’alcool et le tabac, mais il préférait la simplicité de ce lieu plutôt que les immeubles de Seattle.

Il écoutait toujours Rosaleen parler des cotes galloises. Il ne comprenait pas grand-chose de son ressenti, mais il était ému et triste de ne pas avoir été vérifier par lui-même. « Ne t’excuse pas, surtout que c’est très beau ce que tu racontes. Tu sais, je trouve que tu as beaucoup de chance d’avoir cette culture. J’aimerais beaucoup connaitre autre chose que cette ville et c’est alentour. Malheureusement, je n’en ai jamais eu l’occasion. »  Il aimerait en savoir plus encore, mais cela aurait certainement été un peu de curiosité mal placée. Tant pis, il tenterait le coup, au pire, elle lui dirait gentiment qu’elle ne veut pas

Il n’avait rien à raconter en retour à la rousse, alors il décidait de continuer à la faire parler. « Dis-moi, la vie est vraiment très différente là-bas par rapport à ici. » Il savait qu’aux USA tout était démesurément grand par rapport au pays d’Europe bien plus ancien. Cependant, c’était ce qu’il avait eu l’occasion d’entendre à droit à gauche sans pour autant le vérifier lui-même. Il aurait pu partir en voyage et parcourir le monde, mais il n’en avait jamais eu le courage. « Tu as eu l’occasion d’aller dans d’autre pays ou endroit ? » Le monde l’avait toujours fasciné, surtout ce que certains êtres humains avaient fait. Rien qu’à voir la hauteur et la complexité des pyramides. L’esprit humain n’était plus capable de ça à l’heure actuelle. C’est comme pour les églises en y réfléchissant. Les lieux de cultes ont toujours été ultra travaillé.



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Feuer und Wasser

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