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 Feuer und Wasser

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Rosaleen A. Glanmor
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Mar 19 Jan 2016 - 22:50


Feuer und Wasser
ft. Ian




Quand on y pensait, les paroles de Ian pouvaient sembler étranges ; le fait qu'il ait pu rencontrer toutes ces personnes et s'en être fait des amis était arrivé uniquement ''grâce'' à un accident qui aurait pu coûter la vie à cette personne. Ça n'avait rien de joyeux dit comme ça, mais en réfléchissant un peu, c'était beau ; ils avait vécu quelque chose de traumatisant, et Ian était là, près d'eux, les soutenant dans ce qu'ils avaient à traverser. Rosaleen trouvait que le métier du brun était vraiment beau, même s'il n'était jamais simple de vivre dans ce gens d'environnement où la douleur est souvent bien trop présente, c'était vraiment quelque chose de magnifique d'aider ainsi les autres. C'est également pour cette raison que la jeune femme était aussi bien dans sa profession, elle pouvait elle aussi apporter aux autres une certaine tranquillité et les aider à avancer ; mais quelle expérience ô combien désolante de retrouver face à quelqu'un pour qui on ne pouvait rien faire. Tout comme en médecine classique, parfois ce n'était pas faute d'essayer, mais il semblait que la finalité ne pouvait être autre que celle qui avait été écrite au départ. Elle avait hoché la tête sérieusement eux mots de l'homme qui lui faisait face ; elle comprenait que dans ce genre de métiers, où la vie personnelle doit malheureusement passer en second, il valait mieux éviter de tisser des liens trop rapidement.

Ses yeux s'agrandirent lorsque Ian la relança sur ses origines et les endroits qu'elle avait eut l'occasion de visiter. Elle parlait beaucoup et sentait bien que parfois ça pouvait être trop, surtout quand il s'agissait de son pays, des siens, ou de sa passion ; évidemment la plupart des gens n'osaient pas l’interrompre, probablement plus par respect que par réel intérêt. Mais elle ne s'attendait pas vraiment à ce que le brun s'intéresse à ce genre de broutille et qu'il en demande d'avantage. Heureuse de ne pas ennuyer son compagnon de table, elle lança dans un sourire presque enfantin :

« Quand on sera sorti d'ici, tu n'auras qu'à venir avec moi, je te montrerais tout. »

Elle était sincère, même si la proposition pouvait avoir l'air de paroles en l'air. Elle appréciait Ian, mais s'ils n'avaient que peu discuté jusqu'à ce jour, elle sentait quelque chose de spécial, comme s'ils avaient déjà été proches dans une autres vie. Et elle avait envie d'en savoir plus, de lui faire découvrir la beauté que cachait le monde et tout ce qui était possible. Mais elle se disait que quand il sortiraient d'ici, l'homme aurait sûrement mieux à faire que de la suivre à l'autre bout du monde ; sa famille était ici, ou du moins pas trop loin, celle de Rosaleen non. C'était cependant un point positif pour la jeune femme, puisque l'épidémie avait pris les Amériques, il n'était pas exclus qu'elle se soit arrêtée aux côtes et que le continent Européen y ait échappé ; c'est du moins à cet espoir qu'elle se rattachait de toute ses forces.

La rousse réfléchissait aux mots qu'elle venait d'entendre et ne pouvait qu'acquiescer ; malgré la similitude qui existait entre les États-Unis et les pays Européens, les modes de vies n'étaient pas tout à fait les même et la culture était bien plus prononcée de l'autre côté de l'Atlantique. Quand Ian lui demanda si elle avait eut l'occasion de voir d'autres endroits, elle avait hoché la tête, puis posé son doigt près de la commissure de ses lèvres en fronçant légèrement les sourcils pour réfléchir.

« J'ai visité de nombreux pays d'Europe, au Nord comme au Sud, et quelques pays de l'Est aussi. Je suis consciente d'avoir eut la chance de visiter tout ça, et à chaque fois j'en garde de magnifiques souvenirs, mais rien n'est mieux qu'être chez soi. »

Elle s'était remémoré le voyage à Saint Petersbourg qu'ils avaient fait quand elle était plus jeune, ç'avait été magique ; principalement parce-qu'elle n'était encore qu'une enfant que les images du film d'animation Anastasia hantaient ses rêves, mais elle en gardait un souvenir magnifique. C'était cependant plus fort qu'elle, elle avait eut beau découvrir de nombreux endroits, apprendre à connaître les différentes cultures, son pays avait toujours été celui qu'elle préférait ; probablement parce que les racines de sa cultures s'y trouvent et que les légendes qui y sont partagées ne ressemblent à aucunes autres. Regardant un peu dans le vague, elle ajouta :

« Je n'ai encore jamais eut l'occasion d'aller en Asie, mais j'espère pouvoir découvrir ces pays un jour ! »

Bien qu'elle n'ait en effet jamais eut la chance d'y aller, elle appréciait tout particulièrement la culture Bouddhiste et leurs croyances. Reportant son attention sur le brun en face d'elle, elle lui sourit en lançant gaiement :

« Même si tu n'as pas voyagé, il y a sûrement quelques endroits où tu étais dans ta vie et où tu te sens bien non ? »

La rousse ne savait pas vraiment jusqu'où elle pouvait discuter avec Ian, elle n'avait pas envie de le froisser en abordant tel sujet, ni de prendre le risque de l'ennuyer en discutant sans cesse de tout ce qu'elle avait vu. Elle espérait néanmoins pouvoir lui en dire plus, et également en savoir un peu plus sur lui.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Mer 20 Jan 2016 - 17:16


Feuer Und Wasser
PV : Rosaleen A. Glanmor
Le brin écoutait attentivement les paroles de Rosaleen, ses paroles étaient douces et fruitées. Il ne pouvait s’empêcher de se rêver en sa compagnie sur les côtes du Pays de Galles qu’il avait uniquement vu dans des reportages télé bidon en zappant d’une chaîne à une autre. Il ne savait même pas si c’était réellement un pays indépendant ou si c’était comme le Québec et le Canada. Il n’avait que très peu de connaissance en géographie surtout lorsqu’il s’agit d’un autre continent que le sien. Il n’allait certainement demander confirmation à la rousse, il ne voulait pas passer pour un ignorant. Il ferait de son mieux pour mettre la main sur une encyclopédie et chercher une réponse.

Il ne put s’empêcher d’avoir les joues rosies lorsqu’elle l’invitait pour visiter son beau pays natal. Il s’était imaginé avec elle, mais le pas était grand entre l’imagination et la réalité. Personne ne l’avait jamais invité à voir sa famille ou visiter un endroit aussi personnel alors il était plutôt flatté et ému. « C’est vraiment très gentil de ta part, mais je ne sais pas si je peux accepter. Ce doit être très personnel. » Il aurait bien fait une analogie ou donner un exemple, mais rien ne lui venait en tête excepter sa chambre d’enfant et il n’avait pas envie d’en parler la maintenant tout de suite, surtout vu comment il en avait honte lors de son adolescence.

Rosaleen reprit la parole pour parler de tout ce qu’elle avait visité, les yeux de Ian étaient grands ouverts, il n’aurait jamais pensé que la liste était aussi longue. Il savait depuis longtemps qu’il n’avait pas eu le temps d’apprécier sa vie à sa juste valeur contrairement à lui. Rien que s’il avait pu visiter d’autres états ou même le Canada ou le Mexique, il aurait été heureux. Ce n’était pas le cas, il était né à Seattle, puis il avait grandi à Bellevue avant de retourner à Seattle. Il n’avait pas eu le loisir de voyager beaucoup, mais avait pu faire beaucoup d’autre chose en contre partie.

Elle voulait aller en Asie, pourquoi pas, ça avait l’air sympa. Il réfléchit un instant ou est-ce que lui voulait voyager ? Il ne savait pas vraiment, il n’y avait jamais songé. Ou prendre des vacances ? Dans un pays chaud peut-être ?  L’Égypte et ces pyramides, la grande muraille de Chine ? Enfin, il n’en avait pas vraiment d’idée pour l’instant. « L’Asie ? Oui je peux comprendre, je t’avoue que personnellement je ne sais même pas par où je commencerais si j’avais l’occasion de partir en voyage. » C’est vrai que la première destination est souvent le tournant d’une vie, si elle fait vibrer le touriste dans ce cas-là, il retentera l’expérience, sinon, il ne recommencera pas cette folie.

Il écoutait la question de la rousse. Il la trouvait plutôt intéressante. Comment savoir si on se sent bien quelques parts si on n’a pas l’habitude d’aller ailleurs ? C’était une question vraiment très délicate. Peut-être le bar de ses parents était une réponse acceptable. Il pensait également aux salles de concert où il avait déjà été. L’ambiance lui plaisait, mais c’était loin d’être un endroit vraiment important pour lui. Comment répondre à cette question, un endroit qui lui plaisait dans son adolescente serait certainement une bonne chose. Il souriait bêtement un instant, dans sa tête, il avait quinze ans à cet instant précis.

Il avait finalement fini par trouver un endroit il était bien. Il n’avait pas vraiment un paysage qui lui parlait plus qu’autre chose. « Je pense que le grenier du bar de mes parents répond parfaitement aux critères. J’y ai passé bon nombre de mes après-midi à écouter de la musique et me prendre pour une rock star. » Dans sa tête, il avait l’air ridicule, il s’imaginait difficilement avec  une veste en cuir et une barbe d’un mois. Il n’avait pas le truc et il le savait bien, c’est bien pour ça, qu’il avait vite abandonné cette idée.

Il souriait un instant, si Rosaleen lui présentait une partie de sa vie, il devait certainement en faire de même. Une idée qui semblait être géniale sur le papier était en train de germer dans son esprit. « Si tu me présentes ton chez-toi, il faudra que je fasse la même chose de mon côté. J’espère que tu n’as rien contre le rock ? » Toute sa vie avait tourné autour de la médecine et de la musique. Il s’imaginait déjà retrouver ses vieilles affaires dans lequel il rentrait toujours parce que cela faisait des années qu’il n’avait plus grandi.

Il observait la rousse, il n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle pensait de sa proposition qui n’avait rien de très commun. Il ajouta alors quelques mots. « Tu ne te moqueras pas de moi, j'espère. » Il réalisait l’instant d’après qu’il devrait justifier à ses parents qu’il emmène une fille à la maison. Ils auraient certainement du mal à le comprendre. Enfin, nous étions dans le monde du rêve et il ne savait même pas si cela aurait lieu un jour alors il préférait ne pas trop se poser des questions pour le moment.




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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Jeu 21 Jan 2016 - 19:20


Feuer und Wasser
ft. Ian




La rousse ne pu s'empêcher de sourire devant l'air gêné de Ian suite à sa proposition de lui faire découvrir son chez elle. Elle n'aimait pas rendre les gens mal à l'aise, et la plupart du temps elle ne s'en rendait même pas compte, mais la jeune femme n'était pas su genre à prendre des pincettes et aimait dire ce qui lui passait par la tête. Elle avait toujours apprécié partager son monde, tout ce qu'il renfermait et montrer aux autres toutes ces beautés. De puis, Rosaleen se sentait relativement bien avec Ian, malgré les sujets sur lesquels ils pouvaient être en désaccord, mais elle avait l'impression qu'il y avait quelque chose ; il lui était impossible pour le moment d'en mesurer la gravité et la nature, mais ils avaient déjà fait un bout de chemin ensemble dans une autre vie, c'était certain. Quand le brun avoua qu'il n'avait pas vraiment d'idée quant à la destination, elle hocha la tête en prenant un air un peu plus sérieux.

« Ce n'est pas une décision à prendre à la légère oui, il faudra que tu trouves un endroit qui t'attires tout particulièrement. »

Pour elle qui avait déjà vu beaucoup de choses, la destination n'était pas un réel problème. Tout comme l'organisation, la rousse faisait partie de ces gens qui aimaient partir à l'improviste, sans vraiment organiser son voyage ; cet aspect de surprise et d'aventure lui plaisait beaucoup. Elle n'était cependant pas certaine que l'homme en face d'elle soit du même genre, surtout s'il s'agissait d'un premier voyage. Elle espérait cependant qu'il ne soit pas déçu par ses futures découverte et qu'il puisse découvrir toutes les beautés du monde.

Ian prit un air plus songeur lorsque la rousse lui demanda dans quel endroit il se sentait bien, où était-il réellement lui, sans tout cette oppression professionnelle et toutes les attentes des gens alentours. Rosaleen était vraiment curieuse de savoir la réponse, mais ce n'était pas cette curiosité mal placée qui nous poussait à vouloir en savoir plus sur les autres, pour les comparer à nous, c'était réellement un profond intérêt envers sa personne et ce qu'il avait vécu, qui il était. Quand il lui dit la réponse, le sourire enfantin de la jeune femme s'élargit un peu plus. Elle comprenait parfaitement ce sentiment et ça n'avait vraiment rien de ridicule. Les greniers avaient toujours eut cet attrait de cocon, où l'imagination avait toute sa place et où, souvent, plus rien d'autre ne comptait. Il lui proposa alors à son tour de lui faire découvrir tout cela une fois qu'ils seraient bel et bien sortis d'ici et qu'ils auraient repris leurs vies. Elle espérait vraiment qu'il ne dise pas cela par simple obligation, elle n'avait pas envie qu'il se force à quoi que ce soit et souhaitait que leurs destins qui s'étaient désormais croisés partagent ce qu'ils aient à partager. Lui adressant un grand sourire, elle lui répondis.

« Ça serait avec joie ! Je n'en ai peut-être pas l'air comme ça mais je n'écoutes pas que du classique ! »

Quoi qu'il y avait toujours quelques exceptions, mais la jeune femme était du genre assez ouverte et était prête à tout découvrir. Elle se souvenait quant un de ses cousins l'avait emmené dans un concert de hard rock amateur ; elle avait été très sceptique au début, se disant que ce n'était peut-être pas elle la ''sorcière'' dans l'histoire, mais elle avait finalement grandement apprécié la soirée et l'ambiance qu'il y avait eut dans ce monde qui n'était pourtant pas si proche du sien, bien plus calme. Tout le monde avait la manie de prendre Rosaleen avec des pincettes, peut-être à cause de sa petite taille ou de ses moues enfantines, pour la protéger d'un quelconque fléau que cachait le monde, mais la jeune femme était prête à tout et parfaitement consciente de ce qui l'entourait. Et ça n'allait pas être quelques vieux barbus criants sur leurs guitares qui allaient lui faire prendre ses jambes à son cou. Touchée de l'inquiétude du brun concernant ce qu'elle pouvait en penser, elle rit légèrement.

« Oh tu sais, au vu de l'allure de ma chambre dans la maison familiale je serais vraiment la dernière personne à me moquer de toi ! »

Cette conversation lui faisait du bien, même si elle était loin des siens elle appréciait pouvoir discuter avec une telle légèreté de toutes ces choses, et Ian semblait s'ouvrir un peu plus sur lui ce qui la ravissait encore d'avantage. Posant ses coudes sur la table d'un air songeur, elle y cala son menton.

« Dommage qu'il n'y ait pas de disques ici, on aurait peut-être trouvé un vieux lecteur ou quelque chose. Il fallait bien avouer qu'à part des cd d'apprentissages en langues étrangères, la petite collection était vraiment ridicule comparé à tout ce qu'il y avait à l'extérieur. Se redressant, elle lança à son compagnon de table : Ça te dit qu'on sorte un peu d'ici ? C'est trop morne. »

Elle avait envie de se dégourdir un peu les jambes, voir les quelques rayons du soleil qui pointaient le bout de leur nez. Et ils avaient tous deux terminé leur repas alors à quoi bon rester entre ces vieux murs gris ?

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Ven 22 Jan 2016 - 0:05


Feuer Und Wasser
PV : Rosaleen A. Glanmor
Il s’imaginait déjà dans un pays exotique, ou il ne comprendrait pas un mot de la langue local. La nourriture serait étrange, mais tout simplement délicieuse. Le plus important, l’air serait frais et pur, pas comme celui qu’on respire au plein centre de Seattle. Ian avait envie de lui demander s’il pouvait compter sur elle pour son premier voyage. Cette question lui trottait dans la tête depuis un moment. Est-ce que ce n’était pas une façon détournée de proposer à cette fille de passer du temps avec lui ? C’était certainement pitoyable, il passerait pour un vieux con qui invite une fille qui à 11 ans de moins que lui à faire un voyage.

Il voyait déjà les vieux clichés que tout le monde pourrait se faire, il avait envie de demander, mais finalement il fit marche arrière, déjà parce qu’il était persuadé qu’elle dirait non et qu’ensuite, il n’assumerait certainement pas. Comme beaucoup d’autre chose, il réfléchissait un petit peu sur sa vie. « J’y réfléchirais tien. De toute façon tant qu’on est enfermé ici, on ne peut pas faire grand-chose. » Pour l’avancée scientifique, il aimerait bien aller sur une autre planète, mais bon c’est tout simplement impossible pour le moment. Son esprit d’enfant avait toujours plus ou moins aimé les astres qui flottent au-dessus de sa tête.

La discussion allait et venait d’un sujet à l’autre passant du voyage à son petit chez soi, et finalement c’est passé par la musique. Ian aimait beaucoup la musique. C’était un art qui lui parler bien qu’il ne l’avait jamais pratiqué. Il avait appris à ne juger personne sur son physique ou son style vestimentaire. « Tu sais, avec mon look de snob coincé, je ne suis pas bien placé pour juger ce que tu écoutes ou non. Surtout qu’il faut de tout pour faire un monde. » Un sourire franc et agréable apparaissait sur son visage sans aucun artifice ou exagération de sa part.

Il savait que son look ne plaisait pas beaucoup. Le plus souvent, en vêtement de boulot et sinon en costume cravate avec son trench beige qui l’avait rendu célèbre dans tout le quartier où il avait passé son enfance. Beaucoup pensaient qu’il deviendrait un de ses enfants fous à écouter de la musique de taré, mais finalement c’était lui qui avait le mieux réussi sa vie professionnelle. Il ne parlait pas de sa vie personnelle, car il s’agissait d’un lamentable échec. Il y avait un trou intersidéral, il avait quelques amis, mais l’amour… Il ne l’avait jamais vraiment trouvé. Du moins pas le bon.

Rosaleen parlait à son tour de sa chambre d’ado. Il ne savait pas vraiment quoi imaginer. Celle d’une adolescente qui se prend pour une princesse ? Il ne pensait pas que le rose bonbon colle à l’image qu’elle donnait d’elle maintenant. « Décris-moi ta chambre que je puisse l’imaginer. Je n’ai jamais eu l’occasion de savoir à quoi ça ressemble une pièce de fille, je n’ai pas de sœur et j’ai eu un fils. » Il avait un intérêt soudain pour les informations  qu’elle pourrait lui fournir. En contre partie il était prêt à décrire la sienne dans les moindres détails dont son cerveau était capable de se rappeler.

Il aurait certainement du mal à lui faire la liste de vinyles et de casquettes qu’il avait accumulées dans la pièce. C’était presque à se demander comment on pouvait encore se mouvoir à l’intérieur. C’était encore un des bons souvenirs qu’il avait chez lui. « On est dans une école, c’est normal de trouver des CDs d’apprentissage. Il nous faudrait une médiathèque, ça serait certainement parfait, on aurait tout à disposition. » C’est beau de rêver, ils étaient bloqués dans cet établissement, certainement pour un laps de temps indéterminé. Il aurait pu partir d’ici, mais pour aller où ? Il n’était pas capable de se protéger tout seul, alors devoir veiller sur son fils en plus. C’était pratiquement du suicide.

La rousse voulait partir d’ici. Il pouvait la comprendre aisément, l’endroit n’était pas vraiment agréable, entre les différents bruits et les aller-retour des gens. Il y avait des endroits plus propices à la conversation. Il montrait son accord d’un signe de tête et avant qu’elle puisse faire quoi que ce soit, il était déjà debout en train de débarrasser leurs couverts. Il est toujours au petit soin avec les femmes qui l’accompagne. Il s’éclipsa quelque instant pour tout rapporter à la cuisine et se laver les mains.

Lorsqu’il retourna à la table où ils avaient mangé, il attrapa son livre et tendit sa main en direction de Rosaleen comme pour l’aider à se lever. « Où madame désire-t-elle se rendre ? » avait-il ajouté, pour accompagner le geste à la parole. C’est vrai que son comportement pouvait expliquer pourquoi beaucoup de monde pensait qu’il est snob. « Que diriez-vous de faire un tour du côté du rare terrain où on a le droit d’être. » La plupart des zones à l’extérieur du camp étaient utilisées pour le stationnement des véhicules, mais il y avait tout de même une partie ou les civils étaient tolérés. Il pensait particulièrement à un petit banc qui était à l’abri du vent et en plein soleil. Il pourrait être agréable d’y continuer leurs discussions.



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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Dim 24 Jan 2016 - 11:00


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Un léger rire franc s'éleva à nouveau dans les airs, donnant un peu de couleurs à cet endroit morne. Rosaleen ne se moquait en rien des dires de son ami, elle appréciait le fait qu'il ne se prenne pas au sérieux, allant jusqu'à auto-juger son style ; elle ne pouvait être certaine cependant qu'il avait dit cela par réelle auto-dérision, ou parce-qu'il complexait de cette ''normalité''. La jeune femme préféra ne pas se focaliser sur cette éventualité, sachant pertinemment qu'au fond de chaque personne il y avait quelque chose de spécial qui rendait chaque être unique. Aussi, elle trouvait que Ian avait son charme, malgré son look de ''snob coincé'' comme il disait qui était parfaitement opposé aux touches colorées de Rosaleen. Mais le sourire franc de l'homme la rassura ; il était vraiment sincère, mais elle sentait bien qu'au fond, il y avait quelque chose qui empêchait Ian d'être lui-même, le laissant sans cesse dans une certaine retenue. Ce n'était cependant pas le moment de s'attarder à cette question, bien que ça l'intriguait ; ils n'étaient déjà pas totalement en accord sur leurs méthodes alors elle n'allait pas se mettre à le sonder pour percer son âme.

La discussion passa alors vers quelque chose de beaucoup plus léger, mettant instantanément de côté les questionnements de la jeune femme. Elle se mit à repenser un peu plus sérieusement à sa chambre, celle qui n'avait pas bougé depuis qu'elle avait le domicile, voire même depuis son enfance. Le sourire enfantin de la rousse s'élargit un peu plus à ce souvenir ; elle s'était toujours sentie tellement bien dans cette maison, avec ceux qu'elle aimait, entourée de cette nature folle qui leur permettait une telle vie. Les murs de sa chambre étaient d'un vert pâle et le plafond bleu turquoise, son père y avait installé de petites loupiotes à plusieurs endroits qui se rechargeaient à la lumière, ce qui faisait que quand la fillette allait se coucher, elle pouvait observer un semblant de ciel étoilé, bien au chaud dans son lit. La rousse gardait également compulsivement toutes les peluches qui lui avaient été offertes depuis qu'elle était petite, ce qui donnait à sa chambre un aspect de monde imaginaire ou des nounours et toutes sortes de bêtes en tissus régnaient en maîtres ; même sur le matelas juste au dessus de son coussin elle en avait une sacré panoplie, ainsi, quand elle avait peur il ne lui suffisait qu'à tendre les bras pour attraper ces présences rassurantes. Elle avait mis du temps à s'adapter à ne pas avoir toutes ces peluches ici, en Amérique ; certes, elle en avait emporté quelques unes, mais son départ de la boutique avait été tellement précipité qu'elle n'avait pas su laquelle choisir en venant au lycée. Pour répondre à la question de Ian, elle releva ses yeux brillants vers lui ; il était pratiquement impossible de savoir s'ils renfermaient une réelle joie à la pensée de ce souvenir, ou la peine que tout cela soit révolu jusqu'à nouvel ordre.

« Pour faire court, les murs sont pas mal colorés, j'ai une quantité inimaginable de peluches aussi. Et il doit y avoir quelques feuilles mortes que j'ai apporté de l'extérieur parce-qu'elle étaient jolies. »

Elle rit légèrement à cette dernière phrase, se rappelant soudain qu'elle faisait en effet cela, au plus grand damne de sa mère qui devait sans cesse vérifier qu'aucun reste de feuille ne traînait dans le lit de l'enfant ou dans sa commode. Bien que Rosaleen trouva cela étrange de raconter cela à quelqu'un, elle ne se sentit pas gênée pour autant, ayant appris avec le temps à ne plus prêter une trop grande attention aux jugements négatifs des gens.

A peine proposa-t-elle d'aller un peu ailleurs qu'ici, Ian était parti avec les assiettes et revenait, tendant vers elle une main bienveillante. Posant sa main sur sa bouche pour rire un peu, elle se laissa hisser par cette main puis glissa son bras autour du sien. Elle écouta la proposition et le vouvoiement soudain du brun qui était désormais à ses côté, et jeta vers lui un regard à la fois amusé et complice.

« Ça me paraît être un endroit charmant ! Puis, toujours aussi légère, elle retourna la question précédente à l'homme. Maintenant que tu sais mes petits secrets, que cache ta chambre à toi ? »

Elle souriait en regardant au loin, satisfaite d'avoir une discussion aussi simple, dénuée de toutes ces horreurs qui se déroulaient à l'extérieur. Quand ils sortirent, malgré le léger soleil qui inondait la cour, il n'y avait pratiquement personne dehors ; elle prit par ailleurs une fois soin de ne pas jeter trop de regard vers les grilles non loin, ne souhaitant pas repenser à ces êtres qui la rendaient triste et pour lesquels elle ne pouvait rien faire pour le moment.

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Ian F. Lennon
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MessageSujet: Re: Feuer und Wasser   Dim 24 Jan 2016 - 17:21


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PV : Rosaleen A. Glanmor
Ian souriait, à chaque fois qu’elle lui parlait, son sourire s’agrandissait un peu plus. Il passait un agréable moment en compagnie de la rousse. Cette journée qui s’annonçait si banale avait été éclairée par un soleil roux. Il n’aurait jamais pensé s’attacher à quelqu’un de si différent de lui. Ils avaient tout pour se détester et pourtant ils avaient tous deux fait un pas en avant pour parler de chose qui n’a rien de véritablement fâcheux. Il s’en rendait bien compte, il n’était pas aveugle, il avait envie de la remercier pour ça aussi, mais il n’en avait pas le courage.

Ils s’installèrent tous deux à côté du plus grand arbre du lycée. La journée était encore plutôt chaude pour le début décembre. Ils étaient orientés de façon à voir le soleil qui les réchauffait, ils n'avaient donc pas trop froid malgré les températures hivernales. La rousse décrivait alors sa chambre d’enfant. Il sentait l’émotion dans sa voix. Il n’arrivait pas à comprendre si c’était de la nostalgie ou de la tristesse. Pendant un instant, il voulut s’excuser de parler de ça. L’urgentiste essayait d’imaginer une Rosaleen plus jeune à l’intérieur. Elle devait se retrouver noyée sous les peluches. Il n’en avait jamais beaucoup eu de son côté, en même temps, on n’offre pas vraiment de doudou à un garçon. Elle lui demandait alors à quoi pouvait ressembler sa chambre, c’était à son tour de se plonger dans les souvenirs.

Il ne fallait faire attention ou on mettait les pieds si on ne voulait pas glisser sur un jouer. Voilà, c’est principalement ça que lui rappeler sa chambre d’enfant. Elle avait beaucoup évolué par la suite, au fil des années qu’il a passé à la maison et de son adolescence. C’est d’ailleurs lui qui a tout fait avec ses petites mains sur son temps libre. « Quand j’étais enfant, ma chambre était bleue avec des tapisseries de voiture au mur. Il y avait des petites voitures et des legos qui trainaient partout. Pour mes quatorze ans alors que j’en avais marre de la décoration de ma chambre, mon père m’a proposé d’acheter ce qu’il fallait pour la redécorer, à condition que je fasse tout moi-même. » C’était une expérience vraiment très enrichissante d’ailleurs pour l’Urgentiste. Il ne s’était jamais cru capable de faire un truc comme ça, et pourtant son père a cru en lui. Nans lui a offert conseil et matériel pour qu’il y arrive et il a réussi. « Du coup, j’ai enlevé le papier peint, j’ai repeint les murs et le plafond en blanc. Ensuite, j’ai repeint le mur à la tête de mon lit en rouge, j’ai accroché tout un tas de vinyle sur ce mur d’ailleurs. » Il aurait voulu écrire sur son mur avec un feutre noir les paroles de ses chansons préférées, mais il s’était retenu. Il n’avait jamais vraiment eu de fibre artistique.

Son père avait été fier de lui, et rien que pour ça, il avait été heureux pendant longtemps. Il y avait plein de petits défauts partout, mais il avait tout ça de ses mains. C’est justement ce qui rendait le lieu si magique. Il est toujours content de pouvoir y retourner. Il souriait à son tour avec un peu de nostalgie. Il repensait alors à ses parents et son visage se ternit un peu plus. Il espérait au fond de lui qu’il était encore en vie. Il préférait ne pas en parler devant la rousse qui ne rêverait certainement jamais les siens. Il ne voulait surtout pas lui manquer de respect, elle était si compréhensive avec lui, il fallait qu’il fasse de même.

Il continuait de discuter avec la rousse, une bonne partie de l’après-midi. C’était la première fois qu’on ne se lassait pas de lui au bout d’une heure. Le ciel commençait doucement à s’assombrir ce qui indiquait que la nuit n’allait plus tarder à tomber, de leurs sièges ils pouvaient voir le soleil disparaître derrière les buildings de Seattle. C’était la première fois qu’il regardait vraiment un coucher de soleil, d’habitude, il n’a pas le temps de s’extasier devant le spectacle qu’offre la nature aux êtres humains. Le chant des oiseaux, l’odeur de l’herbe coupée, tant de petites touches de bonheur qu’il n’avait jamais pris la peine de savourer.

Une fois le spectacle fini, il fallait rentrer à l’intérieur du lycée et retourner à ses occupations. Avant de prendre congé de la rousse. Il se permit de faire une chose, qu’il n’aurait certainement jamais faite avant. Il prit Rosaleen dans ses bras amicalement. Il faisait la même taille qu’elle et c’était assez perturbant. L’instant ne dura que quelques instants avant qu’il la lâche. « Merci pour cette journée magnifique. » C’est les derniers mots qu’il prononça avant de s'éclipser à l’intérieur du lycée rouge comme une tomate.



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