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 Bitch Brew

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Rose A. Warren
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MessageSujet: Bitch Brew   Ven 4 Déc 2015 - 22:33


Discuter avec Hope lui avait fait du bien, malgré le fait qu'elle n'était toujours pas rassurée sur la situation présente. Mais désormais, presque comme attirée par un aimant, elle ressentait le besoin de parler à son mari. Ex mari. Merde.
Le retour de Gary dans sa vie lui avait enlevé un poids phénoménal des épaules, malgré leur situation étrange à tous les deux. Parfois, elle avait l'impression de retomber amoureuse du père de Norman et dans d'autres situations, elle faisait trois pas en arrière, refusant de souffrir à nouveau. Mais tout de suite, alors qu'elle était au plus mal, la seule chose qu'elle voulait étrangement, était de se retrouver à ses côtés. Pas avec Joey, ou même Lara. Juste lui.
Elle l'avisa du coin de l'oeil non loin de leur tente, et alors qu'elle allait lever la main pour lui faire un petit signe malgré sa mine pâle, elle vit la personne à ses côtés. Une espèce de fille de dix ans de moins qu'elle, superbe rousse aux yeux claiirs et à la peau parfaite qui ondulait un peu trop gracieusement auprès de son ex mari pour simplement discuter entre survivants. Et le fait qu'elle tirait un peu trop sur son t-shirt indiquait que ce n'était pas à cause de al chaleur, au vu du froid qui régnait dans le stade.

Son sang ne fit qu'un tour, alors qu'elle se sentit sur le coup horriblement vieille et enlaidie par la trentaine, avant qu'elle ne s'approche à grand pas du duo, bousculant sans ménagement la rouquine qui tenta bien de râler avant de voir le regard assassin de l'espagnole en face d'elle.

Dégage.Tout.de.suite.

Le ton n'envisageait clairement pas de répliques, et par chance, la jeune femme se contenta d'afficher un regard légèrement apeuré avant de s'en aller sans demander son reste tandis qu'elle se retournait lentement vers Gary avec une étincelle dans le regard qui aurait pu faire peur au plus agressif des soldats du campement.

Quien es puta ?  Qu'est-ce qu'elle veut ? Et puis, tu m'fais quoi là ? T'as que ça à foutre de penser avec ce que tu as dans le jean au vu de la situation ? Devant NORMAN en plus ?!

Sans doute que c'était de la jalousie, bien qu'elle estima sa réaction parfaitement légitime sur le moment. C'était parfaitement logique pour une mère célibataire de taper scandale à son ex mari pour qui elle ne ressentait plus rien.
Pour le coup, le sujet des malades lui sortait totalement de l'esprit alors qu'elle n'avait en tête qu'une seule idée; scalper l'autre grognasse, et casser les dents de son ex.

T'es vraiment qu'un gros con en fait tu le sais ça ?

Avec une nenette qui avait l'âge d'être sa fille qui plus est. Non, peut-être pas, d'accord. Mais sur le principe, merde ! C'était quoi ce plan foireux qu'il lui pondait en prenant l'air de celui qui n'avait rien fais de mal ? Inconsciemment, elle ne put s'empêcher de se demander combien d'autres filles il y avait eu dans son sillage depuis qu'elle avait quitté Phoenix, son coeur se serrant un instant. Elle avait toujours su qu'elle détesterait toutes les belles mères potentielles de son fils, mais elle ne s'était sans doute pas attendue à voir Gary jouer les pères célibataires dans le camp, avec tout ce qu'il se passait autour.

T'sais quoi, vas-y vas la voir, fais comme si j'étais pas là. Pis fais lui un gosse à elle aussi, sait-on jamais. J'suis sûre que Norman sera ravie de devenir grand frère !

Outrée. En digne diva, elle croisa les bras contre sa poitrine, crachant à nouveau.

Et dire que j'étais venue pour discuter d'un truc sérieux quoi.


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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Bitch Brew   Dim 6 Déc 2015 - 12:23

Ça faisait plusieurs fois que la jeune Candice venait lui parler. Une nana toute fluette, à la voix aiguë, aux cheveux roux et aux yeux clairs. Très loin des standards de beautés qu'il avait pu fréquenter, un cran au-dessus, dans le modèle avion de chasse que Joey aurait bien voulu se tirer si elle lui avait accordé un minimum d'attention. Sauf que non. Candice avec les yeux et les sourires braqués sur lui, et il n'y avait rien à faire pour l'en dévier...

Excepté que ça, Gary ne l'avait pas remarqué, et s'en foutait à un point magique. Autant dire que ça lui en touchait une sans faire bouger l'autre. Difficile d'expliquer l'élan d'affection qui avait soudainement électrisé la jeune femme, encore de définir pourquoi Gary restait aussi froid devant ça, ou alors aussi aveugle, selon comment on tournait la chose. Ce jour-là encore, la rouquine s'était pointée en prétextant vouloir l'aider, et elle se déhanchait à son bras en minaudant comme pas permis, sans pour autant que ça change quoique ce soit chez l'homme.

Il resta poli, courtois, aimable, comme on l'exigeait de lui, sans aller plus loin. Froid et sec également, comme à son habitude. Son propre fils avait vu le manège, sans faire de commentaire, se contentant de regarder la jeune fille avec un regard qui disait « mais je comprends pas ce que tu cherches », puis son père avec un autre regard qui disait « pourquoi tu l'envoies pas se faire voir ? Tu captes pas ce qu'elle cherche à faire ? ». Les bouderies avaient commencé, et elles étaient bien loin de ce que Rose lui réservait.

D'ailleurs, quand cette dernière remarqua le manège de Candice et l'indifférence qu'elle interprêta comme à son habitude totalement autrement, la tornade latine ne tarda pas à s'écraser sur lui, dézinguant tout au passage. Si la rouquine était là, ils n'étaient pas non plus en tête à tête, et Gary eut la surprise de se faire prendre à partie par une furie furieuse qui commença à lui balancer des insultes bien senties et surtout bien gratuites.

Entre les questions qui ressemblaient à un interrogatoire musclé ou on attendait pas vraiment les réponses et les injures qu'il essuya en haussant un petit sourire étonné (oui parce qu'il savait qu'il était con, mais un GROS con, c'était un peu une surprise, surtout quand c'était gratuit comme ça), et la suite qui le laissa franchement sur le cul avant de lui faire piquer une bonne colère. Jusqu'ici silencieux, son visage se ferma juste à la fin de sa tirade sur son histoire de grand frère pour Norman, et il choppa le bras de la latina sans jeter un regard à ceux qui l'entouraient et qui avait assisté à tout ça :

Toi, tu vas me suivre immédiatement.

Et il ne lui laissait absolument pas le choix. Elle allait suivre, comme il fallait, et il la traîna presque derrière lui pendant que Norman se tournait pour les guetter s'éloigner. Il avait probablement un peu honte du comportement de ses parents, deux grands gamins qui faisaient tout de travers. Et en matière de travers, Gary en avait de toute façon une bonne centaine alors ça lui faisait plus vraiment peur. Il pénétra dans la tente, Rose toujours contrainte de le suivre, et il la plaça juste face à lui en la choppant cette fois-ci à deux mains, sa prise se resserrant autour de ses bras amaigris :

C'est quoi ton problème ENCORE ?

Il avait rugi, les dents serrés, la mâchoire contractée, et une veine battant violemment à sa tempe. Et encore un peu, il allait lui en coller une pour remettre ses idées en place parce que là, elle abusait sévère :

T'es tarée ou quoi ! D'ou tu me piques des scandales comme ça, tu t'es pris pour qui putain ?!




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Bitch Brew   Lun 7 Déc 2015 - 19:09


Elle avait bien tenté de refuser de le suivre, mais sa force avait largement pris le dessus sur la sienne alors que sa main se refermait sur son bras comme une serre, la traînant jusqu'à la tente ou il raffermit sa prise un peu plus, avant de hurler.
Pour un peu, elle se serait revue à Phoenix, au cours de leurs derniers mois de vie de couple, quand le rêve se transformait en cauchemar journalier, mêlant hurlements et insultes blessantes quand Norman n'était pas dans les parages.

Mon putain de problème ? Alors ça, c'est la meilleure ! Mon problème, c'est toi et ton deuxième cerveau. T'as qu'ça à foutre, de te faire chauffer par una puta de bas étage, devant ton propre fils ?!

Elle avait collé son visage près du sien par pur souci de provocation, haussant à son tour le ton pour lui tenir tête. Pour qui se prenait-elle ? Sans doute qu'elle n'était peut-être pas la mieux placée pour se permettre ce genre de discours face à son ex mari, et qu'il avait bien le droit d'avoir une vie sentimentale, sauf qu'elle le refusait. Déjà, car elle même se l'était refusée, ensuite, par pure possessivité. Mais certainement pas par jalousie. Elle, jalouse ? La bonne blague. Ignorant royalement sa réponse, elle préféra enchaîner à nouveau alors que sa voix se faisait presque stridente, et qu'elle mourrait d'envie de lui coller une gifle bien sentie pour cet affront.

Y'en a eu combien d'autres avant celle là ? COMBIEN ? Qui me dit que t'as pas été infidèle, vu comment tu te gêne pas pour aller voir cette connasse alors qu'on est en pleine situation de crise ? Allôôôô ! Y'a des malades qui se baladent avec une carotide arrachée et tout ce à quoi tu pense, c'est de voir quelle femme est potentiellement capable de devenir la connasse de belle mère de notre fils?

Elle retombait dans ses travers avec la pire des mauvaises foi, et ne put s'empêcher de pousser légèrement l'homme du plat de la main avec sa force inexistante. Qu'est-ce qu'elle foutait là à lui taper scandale, alors qu'elle aurait dû s'en foutre royalement de la vie privée de Gary Warren ?

J'te préviens gentiment. Tes grognasses, tu les ramènes pas ici. Il est hors de question que Norman n'en voit qu'une, et j'peux t'assurer que si c'est l'cas, je ferais de ta vie un enfer !

Bon. Peut-être qu'elle ressentait une pointe de jalousie, alors qu'elle continuait de s'enfoncer dans son laïus sans queue ni tête, avant de rajouter avec colère.

T'apprécierai toi, que j'aille me taper un militaire sous les yeux de Norman ? T'apprécierai peut-être ?!

Il fallait qu'elle sorte absolument de cette tente avant qu'ils n'en viennent aux mains. Cette cohabitation allait devenir rapidement toxique et la tuer à petit feu, si ce n'était pas le virus qui prenait sa vie entre temps pour une raison diverse ou variée. Et de toute manière, Gary était un sale con, qui adorait jouer avec ses nerfs, pourquoi ça changerait aujourd'hui ? Parce qu'il y avait eu un court instant de douceur entre eux lors de leur retrouvaille? Elle devait arrêter de rêver. Elle n'arriverait jamais à garder son calme si il continuait de lui en faire voir de toute les couleurs en se pavanant avec des gamins moins ridées qu'elle et au bonnet de soutien gorge triplement supérieur au sien. Elle irait scalper cette pétasse rousse, et réclamer l'asile à Hope, voilà.

Tu sais quoi ? En fait, j'me casse ce sera encore mieux que cette cohabitation à la con. J'me tire de ce putain de campement, et je rentre chez moi. Parce que supporter ce genre de petites scène ça va pas être possible, autant pour moi que ta santé physique !

Et pour d'avantage illustrer ses propos, elle en profita pour jeter sa veste dans son sac, attrapant ce dernier pour le passer à son épaule.

T'as qu'à rester ici avec ta pouf, moi je barre. Propose lui de dormir avec Norman et toi, vous serez une belle famille parfaite tiens !

De la méchanceté gratuite, voilà ce que c'était. Appuyer sur tout ce qui était susceptible de le blesser, pour se sentir un peu mieux après avoir réalisé qu'après un an, il s'était parfaitement remis de leur séparation alors qu'elle même en souffrait constamment.


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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Bitch Brew   Mar 8 Déc 2015 - 20:36

Hein quoi ?

Gary était plongé dans une jungle d'accusations absurdes. Il n'en voyait plus le bout.. Entre les allusions à peine voilées sur le fait qu'il se tapait une gamine sous les yeux de son fils (à croire qu'il tirait son coup devant lui quoi) et les insultes qui fusaient comme des balles de kalachnikov, dans le genre bien gratuites en plus elles se posaient toutes là, c'était incroyable. Heureusement qu'il avait assez de muscles pour tenir sa mâchoire parce qu'encore un peu qu'elle aurait fini sur ses pieds tellement il n'en revenait pas d'entendre tout ce tissu de conneries sorti de n'importe où.

L'homme attendit simplement qu'elle se calme, qu'elle décida d'arrêter de les déblatérer à la chaîne, pour croiser les bras sur son torse en la foudroyant du regard. Séparés depuis un an et voilà qu'il passait à ses yeux comme la pire des raclures, un foutu déchet de capote qu'on abandonne sur le trottoir après avoir tiré sa pute. C'était très agréable. La mâchoire serrée, il avait envie de lui dévisser la tête pour la lui fourrer dans le cul. Il était difficile à vexer, d'ordinaire, Gary était plutôt du genre à faire l'impasse sur ça, à pas s'y fier. Mais venant de Rose, ça faisait mal.

Mais t'as craqué complet ma pauvre, siffla-t-il entre ses dents. Tu vas m'faire le plaisir d'aligner tes deux neurones là, et d'les faire marcher...

Il n'eut aucune gêne à sous-entendre qu'elle était neuneu, parce que là, clairement, ça pouvait pas être autre chose. Elle avait sûrement pris un truc qui lui avait grillé les synapses. La froideur de sa voix eut au moins le mérite de la faire taire, et c'était un véritable soulagement pour ses oreilles vrillées qui commençaient à chauffer. Les poings serrés et les phalanges blanchies par la colère, il avait une posture crispée et envie de mordre fort :

Alors premièrement, tes accusations de merdeuse, tu te les colles ou j'pense, commença-t-il sans gêne, haussant légèrement la voix. Mais la froideur de ses traits n'indiquait rien de bon pour la latina. Si elle hurlait, lui allait se faire un plaisir de la renvoyer à l'air glacière : Ensuite, je fais encore c'que je veux de ma teub que j'sache, y'a pas marqué ton nom, et j'te rappelle, ouais j'te rappelle bien et écoute attentivement, que c'est TOI qui m'as quitté, ok ? Alors oublie pas trop ça.

ça, il se fit également un plaisir de le lui marteler bien fort. Elle avait pas la mémoire aussi courte, et il le savait très bien. Il avait aussi particulièrement hâte de voir ce qu'elle allait lui trouver pour contrer cette déclaration, histoire aussi de se régaler à la trouver ridicule :

Toi, tu peux bien aller te taper le stade entier que j'aurais pas mon mot à dire, alors merci d'pas me renvoyer dans la face que t'as joué les nonnes pour mes beaux yeux, j'y crois pas un mot. J't'ai jamais rien interdit, et tu me dois plus grand chose. Il marqua une pause et reprit une fois une grande inspiration reprise : La seule chose qu'on a en commun maintenant, c'est Norman. Alors, j'veux bien être gentil, mais faudrait voir à pas trop tirer sur la corde, Bijou Dorée.

Son surnom, encore. Dit sans une once d'amour.

Puis c'est quoi ton problème sérieusement ? Tu crois qu'j'ai que ça à foutre que me taper des nanas qui pourraient être ma fille ? Nan mais sérieux, tu m'prends pour qui ? Tu t'imagines quoi ? Et t'as pas autre chose à branler que venir me taper un scandale de merde ?

Il s'approcha d'elle d'un peu, approchant également son regard du sien pour lui dire fermement :

Ça, Rose, tu me le fais une fois. UNE FOIS. Pas deux.

Et elle avait plutôt pas intérêt à venir tester ses limites.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Bitch Brew   Ven 11 Déc 2015 - 15:43


Pour sûr qu'elle allait les faire fonctionner ses deux neurones. En lui assénant un coup de genou bien placé dans l'entrejambe, et faire honneur à son père et ses cours de self défense tiens. C'était bien la seule technique qu'elle avait retenu, autant qu'elle l'utilise au moins une fois dans sa vie face à son ex mari qui la prenait de haut.
Si elle se tut alors qu'il ramenait un climat polaire dans la tente, elle encaissa ses accusation sans broncher, se contentant de l'observer avec un regard assassin tandis qu'il appuyait sur les cordes sensibles, la retranchant d'avantage dans sa colère volcanique.

J'étais encore amoureuse de toi à cette époque. Répliqua t-elle sèchement en prenant sur elle pour ne pas lui asséner une gifle de l'autre monde et passer pour une furie. Par contre, attends que j'me rappelle bien... Ah mais oui ! J't'ai quitté parce que tu était un putain de toxico, çe me revient maintenant ! Et qu't'a jamais rien fait pour évoluer ! Ca me revient maintenant.

C'était un coup bas, que de rappeler les raisons exactes pour lesquelles elle avait voulu s'éloigner de Phoenix au plus vite. Sa nouvelle tirade lui serra le coeur alors qu'il sous entendait qu'en dehors de Norman, ils n'avaient plus rien à voir. Mais plutôt que de montrer sa douleur, elle préféra rire avec mépris, croisant les bras contre sa poitrine en relevant le menton, trop fière pour afficher ses sentiments. Être mère célibataire lui avait au moins appris à ne plus baisser sa garde, tandis qu'il continuait de lui parler avec froideur. Haussant les épaules, elle ne put s'empêcher de répliquer.


Bah voyons, partons là dessus alors. Je devrais peut-être accepter le rencard du sergent qui m'tourne autour et ensuite le présenter à Norman non ? Comme ça il aura une belle mère poufiasse au possible, et un beau père qui tiendra d'avantage la route t'en pense quoi ?
Elle marqua une courte pause en lui offrant son plus beau sourire sarcastique, avant de répliquer. Et puis, garde tes petits surnoms affectifs et colle toi les profond aussi. Ca m'fera du bien. D'autant qu'à t'écouter, on à plus grand chose en commun c'est bien ça ?

Sur le coup, elle avait l'impression de se comporter comme un monstre. Pourquoi ne s'était-elle pas contenté de reconnaître ses torts s'excuser et avouer sincèrement ce qu'elle ressentait au lieu de se comporter comme une véritable garce de la pire espèce ? Sans doute qu'une garce, elle l'avait toujours été, et que Gary lui avait montré qu'elle pouvait se montrer douce et affectueuse. Sauf que désormais, il n'était plus vraiment là pour qu'elle développe cette partie de sa personnalité. Si la rupture était venue de sa propre décision, elle avait plus l'impression qu'elle l'avait transformée en reine des glaces plutôt que de la faire revivre et s'épanouir. A nouveau, il balança son petit laïus sur le fait qu'elle n'avait pas à venir lui taper des scandales de la sorte. Bon, il avait raison hein. Sauf que de là à l'admettre, même pas en rêve. Il pouvait aller au diable avant qu'elle n'admette quoi que ce soit. Et si l'espace d'une seconde, elle eut envie de tenter de calmer le jeu, cette idée fût rapidement assassinée par son côté obscur alors qu'il exigeait qu'elle ne s'avise pas de recommencer.
Haussant un sourcil en approchant à son tour son visage pour le défier, elle ne put s'empêcher de lui souffler;

Sinon quoi ? Arrête, j'suis terrorisée. Tu me menace une fois Gary, mais certainement pas deux...

Nul doute qu'elle aurait mérité une gifle pour son petit air suffisant, pourtant ça ne l'empêcha pas de rajouter.

J'ai hâte de voir si ton fils sera du même avis que toi en tout cas.

Ou à l'inverse, Norman serait particulièrement désespéré du comportement de ses parents respectifs. Avec peut-être une indulgence pour sa mère, qui avait passé d'avantage de temps à pleurer que sourire au cours de l'année passée.

Tu sais quoi ? J'pense qu'on devrait éviter de se parler, et même de se croiser. Fais ta vie, éclate toi. Mais fais comme si je n'existais pas. A compter de maintenant, je me barre de cette tente et j'vais m'installer ailleurs, sinon je vais faire de ta vie une enfer. On s'contentera de nos journées avec Norman, ce sera mieux pour ton bien, et surtout pour le mien.

Et même si encore une fois, les mots dépassaient sa pensée, elle ne put s'empêcher de se dire que ce serait sans doute mieux que de se faire du mal à cohabiter avec lui, et faire comme si ils étaient redevenus une petite famille parfaite.


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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Bitch Brew   Ven 11 Déc 2015 - 16:13

Putain.

Lui retourner une bonne grosse baffe pour l'inciter à fermer sa gueule, ça le démangeait quand même très fort. Il avait le poing qui se serrait de plus en plus en l'écoutant jouer les gamines, et il devait admettre qu'elle avait le cul assez bordé de nouille pour qu'il lui colle pas une grosse claque pour qu'elle se taise enfin. Parce qu'elle était juste méchante quand elle l'ouvrait. Elle crachait de la merde en bloque, lui renvoyant des réflexions en plein visage gratuitement.

Gary détestait profondément cette vision qu'il avait de la femme qu'il aimait. Il haïssait profondément la voir s'échiner à lui faire du mal, alors qu'il ne méritait pas ça. Y'avait bien des moments où Gary l'avait cent fois plus mérité, au moins, mais pas là, pas cette fois, pas comme ça. C'était comme si elle lui vomissait en plein visage la rancoeur qu'elle avait accumulé durant cette dernière année, par pure esprit mesquin, de vengeance. C'était le moment pour déballer son sac, et elle y allait de bon cœur.

Jusqu'à vouloir le rendre jaloux. Et à cette remarque, Gary explosa de rire. Mais d'un rire vrai, franc, sincèrement. Elle le faisait rire. Ça ne marchait pas du tout, parce qu'il la connaissait par cœur. Plantant ses mains dans ses poches, il afficha un grand sourire amusé en la fixant dans les yeux : elle le prenait vraiment pour un incapable et un con, à se demander comment elle pouvait prétendre l'aimer de la sorte. On pouvait pas rester avec une personne et accepter de le supporter ou de le subir, comment on voyait les choses. Alors, c'était une tentative pathétique et ridicule, et c'était la plus drôle jusqu'ici :

Mais c'est ça, Rose ! C'est ça ! Va t'éclater avec le menteur qui veut pas qu'tu vois ce que le monde est devenu ! Tu vas voir, ça va te changer la vie de baiser avec un beau parleur, tu vas adorer, il se passa la main sur la nuque en tentant de se calmer, en vain. C'était quand même hilarant.

Et profondément con. Parce qu'elle ne s'arrêta pas en si bon chemin, avec la mine la plus sérieuse du monde, la brune lui intima qu'il était mieux qu'ils en arrêtent là, pour se voir exclusivement pour Norman. Mais Gary secoua la tête négativement. Il ne ferait pas les choses à moitié :

Nan mais te tracasse pas, siffla-t-il avec un grand sourire.

Il tourna sur elle même et attrapa un sac à dos qui ne lui appartenait pas. Il le lui tendit pour qu'elle l'attrape, gardant son air incroyablement confiant et paisible, mais surtout, ferme :

Norman est assez grand pour faire des allés retours chez le parent qu'il a envie de voir. Tu veux jouer la garde partagée, on va l'faire jusqu'au bout, parce que j'suis plus sûr d'assumer ta transformation en vipère. Il se tut un temps, l'incitant à faire le tour de la pièce : Donc tant qu'ça sera pas pour t'excuser, t'avise pas de ramener ta sale gueule chez moi, et oublie rien en te tirant.

Voilà. Là, les rôles étaient inversées.
S'ils n'étaient plus ensemble, c'était quand même Gary qui la quittait pour la seconde fois. Il n'y avait rien, techniquement, rien du tout, à part un moment de tendresse et de conversation à cœur ouvert échangé. Mais elle était venue pour tout gâcher, et en la matière, l'homme était cent fois plus doué. Alors, elle avait tout gagné. C'était ce qu'elle voulait, et il lui offrait ça sans aucune amertume. Parce qu'au fond, il savait, mieux que personne, qu'elle reviendrait. Ça n'était qu'une question de patience. Il l'avait toujours su, même après son départ de Phoenix, son emménagement à Seattle. Rose lui reviendrait à un moment, il lui fallait juste l'attendre.
Et il l'avait fait.

Dégage de là.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Bitch Brew   Ven 11 Déc 2015 - 16:35


Si elle était devenue une garce, Gary en revanche s'était transformé en démon. Un véritable concentré de méchanceté et de moquerie, et qui visait toujours en plein coeur de sa cible quand il s'agissait de faire mal. Et si elle crut que son coeur se brisait une seconde fois quand il se contenta de rire à ses menaces, elle n'en montra rien à nouveau, se contentant de serrer les poings sans dire un mot, ne parvenant pas à se calmer. La seule chose qui l'aurait réellement calmé aurait été d'en venir aux mains en y repensant.
Elle se tut à nouveau quand il se moqua ouvertement d'elle en lui tendant un sacde voyage, lui faisant remarquer que question garde partagée, Norman saurait survivre. Ah ça, sûr qu'il saurait survivre, mais elle même, c'était une autre histoire. Car si elle ne laissa rien paraître, il ne devait pas imaginer à quel point il venait de la blesser profondément. Le genre de blessure qu'elle avait mis plus d'un an à tenter de soigner, et qui venait tout simplement de se ré ouvrir de manière béante.
Elle lui jeta un regard noir en gardant le sac contre elle, alors qu'il continuait de déverser son poison tandis qu'elle jetait dans le sac de voyages quelques affaires de Norman, et le peu de vêtement qu'elle avait pu récupérer avant son départ de l'appartement.
Elle ne reviendrait que pour s'excuser ? Mais il rêvait celui là. Même à deux doigts de la mort, elle ne reviendrait pas s'excuser, il pouvait toujours courir pour ça. Même.pas.en.rêve.

Elle serra les dents en l'écoutant déblatérer ses conneries, finissant néanmoins par lâcher son sac alors qu'il lui demandait de dégager prestement de la tente. Sans doute que ses nerfs lachèrent entre la vue de la malade, et ce qu'il venait de lui cracher au visage. Mais alors qu'elle lâchait le sac plein à craquer, elle se contenta de faire volte face sans mot dire, assénant une gifle avec le plus de rage possible. Sa main ressentit une douleur cuisante instantanément, et elle se garda bien de souffler dessus pour faire passer la douleur, alors qu'à son tour, elle déversait le peu de réplique qui pouvait lui venir à l'esprit.

Hijo de perra. Ne t'avise plus jamais de me parler de la sorte. Et tu peux toujours mourir, avant que je ne remette un pied ici, dis toi bien ça.  

Dégager de là, au plus vite. Partir n'importe ou, et surtout, ne plus jamais refoutre un seul pied dans cette partie du stade. Lara n'aurait qu'à venir la voir, idem pour Norman. Il y avait toujours un petit coin de disponible non loin de Hope et Michaela, ça conviendrait parfaitement. Mais plus jamais, elle ne s'approcherait à moins de 100 mètres de Gary Warren. Cette relation était beaucoup trop toxique pour elle, et finirait par la tuer, comme elle avait commencé à Phoenix. Elle ne pouvait être que masochiste, pour trouver le moyen d'aimer et de haïr autant un homme.
Lentement, elle avait fini par ramener la sangle du sac contre son épaule, attrapant le paquet de cigarette qu'il restait, ignorant Gary qui devait être à deux doigts de la tuer. Et pour le coup, elle n'aurait pas été contre l'idée. La vie était parfois beaucoup trop compliquée, la mort, plus simple. Nan, rien à dire, elle comprenait mille fois mieux le nombre de nenette qu'elle avait pu croiser à l'hopital qui avaient tenté de mettre fin à leurs jour à cause d'un homme. Tout de suite, la cause paraissait infiniment plus noble ouais.
Enfin, elle allait quitter cet endroit. Sa gorge se serra alors qu'elle passait la toile, jetant un dernier regard assassin à son ex mari avant de quitter la tente, ayant la désagréable impression de se retrouver une année en arrière alors qu'elle quittait leur maison de Phoenix. Qu'importait. Elle pourrait toujours essayer de survivre une seconde fois.
Il lui sembla bien que ses yeux la brûlaient et que Norman avait écouté une partie de la conversation vu comme il s'éclipsa alors qu'elle quittait la tente, mais elle ne releva pas.

Juste partir, loin de là, et agoniser en silence, ce serait parfait, à condition que ses pas acceptent enfin de la mener un peu plus loin que l'entrée de la tente qu'elle venait de quitter. Ce serait toujours mieux que de jouer les mères célibataires névrosées en tout cas.



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Bitch Brew

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