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 One Day More

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Ethan J. Walker
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: One Day More   Mer 2 Déc 2015 - 21:17

Comme cela lui arrivait souvent, Ethan avait emmené Gaia lors d'une ronde au sein du camp. Le temps avait fraîchi dernièrement, et comme en réaction, le stade fourmillait d'activité. Il fallait se préparer pour l'hiver qui finirait bien par arriver. Et même le climat plutôt doux de la côte serait terriblement dangereux pour des réfugiés contraints de vivre en grande partie dehors... Comme tout le monde était cantonné dans l'enceinte du stade, le mieux à faire était d'ordonner ses affaires et de faire un inventaire de ce que chacun possédait pour faire face à la mauvaise saison. Pour l'heure, c'était surtout la pluie qui les avait harcelés. Une chance, tout cela avait commencé en octobre, ce qui avait permis d'être déjà bien parés.
Et puis, il y avait les militaires. C'étaient eux qui ramenaient de l'extérieur le nécessaire pour tout ce monde. Parfois, des choses venaient à manquer : tout récemment, ils l'avaient expérimenté avec une pénurie de nourriture. Les rations avaient été drastiquement réduites, mis à part pour les personnes les plus fragiles. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer, les autorités l'avaient assuré, et s'étaient mises à travailler d'arrache-pied pour remettre tout en ordre. Restait que cela avait ébranlé pas mal de survivants, même si tous savaient que les militaires travaillaient pour leur bien-être.

Après sa ronde habituelle, l'agent du F.B.I. descendit se mêler aux réfugiés. Il aimait prendre la température, savoir ce dont les gens avaient besoin. S'il remarquait un problème, il intervenait ou le faisait savoir à la hiérarchie militaire. Parfois, il devait jouer un rôle de médiateur pour apaiser certaines tensions. Une chance pour lui, il avait été formé à cela pour son métier, qui comprenait une bonne part de capacités en négociation et en connaissances psychologiques. Cependant, il arrivait parfois que les dissensions entre réfugiés soient plus graves, et qu'il faille obligatoirement en référer aux autorités, lorsqu'une solution amiable ne pouvait être trouvée. Ce jour-là, il passa un certain temps auprès d'un couple âgé, adorable mais tiraillé par l'angoisse. Les retraités s'étaient réfugiés au stade lorsque tout avait commencé à partir en vrille, et ils attendaient depuis lors des nouvelles ou mieux, l'arrivée de leurs enfants et petits-enfants. À défaut de pouvoir les rassurer à ce sujet, le jeune homme put au moins les écouter et partager leur douleur. Il ne la connaissait que trop bien, étant dans la même situation. Après cela, il leur tendit une main secourable en les orientant vers un personnel médical adapté. Le vieillard souffrait en effet d'un mal de dos aggravé par le temps qui se rafraîchissait, et il avait de plus en plus de mal à se déplacer. Ce fut avec leurs sincères remerciements qu'Ethan les quitta, peu de temps après.
Il resta encore un moment à traîner parmi les réfugiés, en tâchant de mieux appréhender la situation, puis il repartit dans les zones plus sensibles, dans lesquelles on ne voyait pas de civils. Simple question de sécurité. On y maintenait des rondes régulières, car s'y déplacer était facile, et on accédait aisément aux points de vue sur l'extérieur... et ses menaces. Il avait besoin d'aller y faire un tour, et d'observer de lui-même le spectacle des rues désertées. Il était rare de voir les infectés trop près du stade, le périmètre de sécurité de l'armée y veillait. Toutefois, il était possible de les apercevoir un peu plus loin, grâce à des jumelles. À force de vivre dans un monde réduit à l'espace du stade, le jeune homme ressentait presque le besoin de voir l'extérieur pour rendre réelle la situation. Il savait ce qu'il en était, bien sûr... mais une part de son esprit était sans doute encore dans le déni.

Alors qu'il marchait avec Gaia pour accéder à une de ces zones d'observation, la chienne lui fit soudain faux bond. Il ne s'en rendit pas tout de suite compte, car elle marchait légèrement en retrait derrière lui. Lorsqu'il se retourna, elle n'était plus là. Ethan resta un moment interdit, perplexe. Cela ne ressemblait pas à sa chienne. Mais même un animal parfaitement dressé pouvait soudain être pris d'une pulsion inédite. Elle devait avoir senti quelque chose de particulièrement intéressant, et être allée voir ailleurs. Le jeune homme laissa échapper un juron. Il aurait dû prévoir la chose, et lui mettre une laisse. Il avait eu une totale confiance, sachant qu'elle était très bien dressée. La retrouver dans le stade ne serait pas une mince affaire... Prenant une inspiration, il siffla haut et clair.


« Gaia ! Ici ma fille ! »

Il attendit quelques instants, sans que rien ne semble bouger. Pas trace de la berger allemand. Renonçant à son idée première, il revint sur ses pas, ouvrant l'oeil pour trouver un quelconque indice pouvant trahir la présence de Gaia, ou indiquer quel chemin elle avait pris. Et puis, quelqu'un l'aurait sans doute aperçue... elle ne devait pas être partie bien loin.


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MessageSujet: Re: One Day More   Mar 15 Déc 2015 - 16:49

One Day More

ft. Ethan J. Walker


« Wouaf »
Je tourne un peu en rond à travers le camp, cherchant de quoi faire, en quête d'un sujet qui pourrait être intéressant à photographier. Il faut bien que je compense le fait de ne pas avoir réussi à sortir à l'extérieur du stade - la faute à l'autre connasse écervelée là qui m'en a empêché - en faisant avec ce que je peux trouver dans les zones qui me sont accessibles. Quoi que... je pourrais peut être trouver un moyen, à l'avenir, pour me faufiler dans l'espace militaire et y faire ce que je dois faire. Pour l'instant, mis à part les clichés illustrant les conditions de vie précaires des civils, je n'ai pas grand chose de réellement plus intéressant. Si seulement je pouvais accompagner une des patrouilles durant l'une de leurs sorties, être au cœur de l'action et immortaliser leur combat - qu'ils mènent au quotidien depuis des semaines - ça serait une très bonne chose. Ou bien même si je pouvais être autorisée à côtoyer le personnel médical afin de réaliser un reportage sur la façon dont ils travaillent dans ces conditions. Mais je doute clairement que ceci soit faisable, malheureusement pour moi on dirait que je suis condamnée à rester enfermée ici, cloîtrée dans cet espace destiné aux réfugiés. Je finirais bien par m'habituer à la situation, même si ça me semble compliqué pour moi de devoir attendre patiemment que les choses se passent, dans l'espoir que tout rentre dans l'ordre et qu'on puisse tous reprendre le fil de nos vie comme avant. Ce manque d'information, l'armée nous laisse complètement dans le brouillard concernant l'évolution des faits, ça m'emmerde royalement dans l'optique où je n'aime pas du tout ne pas être tenue au courant de l'actualité.

Alors que je m'éloigne de l'agitation pour aller trouver un peu de calme, je lâche un soupire, profitant de ce petit moment de solitude pour souffler un coup. Être entourée par autant de gens, ça va cinq minutes, mais je ne peux pas le supporter très longtemps. Après avoir passé la matinée en compagnie d'une mère de famille - dont le mari a été tué à l'extérieur par des infectés - et ses deux enfants, pour prendre quelques clichés de leur quotidien, j'avais bien besoin d'aller m'isoler un peu. En général, pour avoir un peu de paix, j'aime me rendre dans les vestiaires, ils ne sont pas vraiment fréquentés, l'endroit est plutôt reposant en comparaison au reste de l'enceinte du stade. Mais cette fois-ci, j'ai hésité, puis je me suis résigné à me rendre là bas, n'ayant aucune envie de recroiser « mademoiselle je suis une pétasse qui croit tout savoir de la vie ». Il semblerait qu'elle aussi ait pu remarquer ce détail, et qu'il lui arrive de venir y chercher la tranquillité. Une tranquillité qui ne serait qu'éphémère si elle et moi venions à nous recroiser à nouveau, ça se transformerait sans doute en un foutoir pas possible. Bref, je préfère éviter ça, parce que cette fois, c'est mon poing dans sa sale gueule qu'elle aurait prit, je l'aurais envoyé en urgence voir les médecins du camp.

Finalement, je n'aurais même pas eut le temps d'aller jusqu'à ma destination, je suis tirée de mes réflexions par un bruit qui sort de l'ordinaire, l’aboiement d'un chien. Je me retourne, surprise, pour me retrouver nez à nez avec un berger allemand, sans doute assez jeune, qui me fixe avec insistance. Il n'a pas l'air bien méchant, mais il me mets un peu mal à l'aise à me reluquer de la sorte. Bon, c'est peut être aussi parce que je ne suis pas très familière avec les chiens, j'ai toujours préféré les chats et de très loin. Alors certes, le félin est peut être plus indépendant, il est vu comme une créature du mal, mais au moins il nous laisse tranquille et sait s'occuper de lui-même. Bref, je finit par comprendre que l'animal est sans doute intéressé par la balle de tennis avec laquelle j'étais en train de m'amuser pour faire passer le temps durant mon trajet à pied. Après une petite seconde d'hésitation, je m'approche du chien avec prudence - sait on jamais comment il pourrait réagir - m'accroupissant à son niveau, lui tendant ma main pour le laisser faire le premier pas.


- Hey, d'où est-ce que tu viens toi ?


Ouaip. Je crois bien que je viens de parler à un animal. M'enfin, faut croire que ça ne change pas vraiment, c'est un peu la même chose quand je parle à cette Hope. Mais passons... il appartient sans doute à quelqu'un. Peut-être est-ce un chien appartenant à un militaire ? Je me dis que c'est plausible, l'armée ayant souvent recourt à cette race pour les chiens de combat. Féroce et imposants, c'est clair qu'ils font bien leur job.

- C'est ça que tu veux ?
lui présentais-je cette fois la balle


code by ORICYA.

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Ethan J. Walker
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MessageSujet: Re: One Day More   Lun 28 Déc 2015 - 18:44

Ethan commençait à s'inquiéter légèrement. Il n'était pas dans les habitudes de Gaïa de lui fausser compagnie. Mais il fallait se rendre à l'évidence, malgré un excellent dressage, la chienne pouvait toujours trouver un centre d'intérêt subit et s'éclipser. Il n'avait aucune idée de ce qui avait bien pu la pousser à s'éloigner, mais il y avait tellement de choses et de gens dans le stade que n'importe quoi aurait pu l'intéresser. Le seul problème, c'était qu'il n'y avait personne dans ces zones-ci, que les militaires tenaient pour leurs la plupart du temps. Et si le jeune homme devait descendre chercher sa chienne dans les gradins où toute la population de réfugiés était logée, ce serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin...

« Gaïa ! Au pied !

Toujours aucune réaction. Les murs renvoyaient l'écho de sa voix et de ses appels, sans que jamais il n'entende le cliquetis des griffes sur le béton ciré, qui précéderait l'arrivée du berger allemand. S'il ne la trouvait pas bientôt, il allait devoir jeter un œil dans des endroits autrement plus peuplés... Intérieurement, il se maudit de ne pas avoir été plus attentif. Il avait fait un peu trop confiance à Gaïa et oublié de la surveiller. S'ils avaient été dehors, cela aurait sans doute été fatal à l'animal. Après quelques minutes supplémentaires, alors qu'il était prêt à abandonner ses recherches dans cette zone, il entendit finalement un aboiement qu'il aurait reconnu entre mille. Ceux qui n'avaient pas de chien n'auraient pas pu comprendre, mais après un certain temps à vivre avec un animal, on finissait par connaître le son de sa voix aussi sûrement que pour un être humain. Immédiatement, Ethan pressa le pas en direction de l'aboiement. Ce fut avec un certain soulagement qu'il finit par trouver sa chienne en compagnie d'une jeune femme blonde, battant joyeusement de la queue. De toute évidence, Gaïa avait fini par trouver quelqu'un d'intéressant, car elle lorgnait sur la balle de tennis qui lui était montrée. L'agent fédéral s'approcha avec un soupir soulagé, ne pouvant s'empêcher de s'adresser à sa chienne en arrivant.

- Bon sang, où est-ce que tu étais passée ? Depuis quand tu me fausses compagnie comme ça, hein ?

Comme pour lui répondre, Gaïa tourna la tête vers lui et remua la queue, comme si elle appréciait le fait qu'il l'ait enfin rejointe. Le jeune homme l'attrapa par le collier sans toutefois l'écarter. C'était plus pour s'assurer qu'elle n'allait pas disparaître encore, comme pour se rassurer. Plus de peur que de mal, mais il allait se méfier à l'avenir. La chienne était digne de confiance, mais ce n'était pas pour autant qu'il était à l'abri d'une fugue. Alors qu'elle aboyait avec enthousiasme pour qu'on lui donne la balle de tennis, il leva les yeux vers l'inconnue.

- Merci de l'avoir retrouvée. D'ordinaire, elle ne s'éloigne pas de moi pendant les patrouilles. Je suppose que j'aurai dû faire plus attention.

Il passa sa main sur la tête de Gaïa dans une légère caresse. Qui aurait pu savoir où elle serait allée si elle n'était pas tombée sur cette jeune femme équipée d'une balle de tennis providentielle ? À vue d'oeil, c'était une civile, très probablement. Il se demanda brièvement ce qu'elle faisait par là, mais se retint de poser la question. Pour le coup, il lui était reconnaissant d'avoir retenu la chienne au moins un moment. Les questions gênantes pouvaient bien être gardées de côté en attendant. Mais il était tout de même rare que des réfugiés, des civils, viennent se promener dans les parages. Dès le début, les militaires avaient clairement expliqué qu'il s'agissait d'une zone de surveillance dans laquelle il valait mieux éviter de s'aventurer. Laissant tomber cela pour l'heure, l'agent fédéral fit un sourire à l'inconnue.

- Je m'appelle Ethan. Et vous ? »

La moindre des choses, c'était de la remercier. Autant le faire en sachant déjà qui elle était. Même si, il fallait l'avouer, elle risquait de se noyer un peu dans les milliers de personnes qui se trouvaient dans le stade ! Il ne savait pas exactement ce qu'il pourrait faire pour elle, comme petit geste pour lui être agréable, mais il finirait bien par trouver.


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