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 Balance of human folly...

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Ziggy Haring
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: #E39024   Mer 25 Nov 2015 - 16:53

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

  Cet énorme bonhomme n’était pas bien dangereux. On pouvait le lire dans ses yeux. Il transpirait l’innocence, l’esprit d’un enfant comme enfermé dans ce corps de géant. Ziggy eu un sourire. Loin d’être moqueur, il ressentait de l’empathie envers ce gros machin qui ne demandait qu’à rapetisser pour se terrer dans un trou de souris, quelque part où on ne viendrait pas lui causer d’ennuis. Ziggy s’approcha un peu du type, et lui tapota l’avant bras qui était aussi épais que la cuisse du magicien. « Moi c’est Ziggy. » Cela suffisait : Entrer en contact, montrer qu’on est pas hostile, afficher un sourire assuré. Très vite, son regard se dirigea vers Selene, qui n’avait pas l’air très à son aise. Elle ressemblait encore plus à une fille tout juste sortie de l’adolescence. Elle avait l’air d’en avoir bavé depuis des semaines. Le regard de Ziggy s’attendrie. Il avait envie de lui dire que tout irait bien, qu’elle n’aurait plus rien à craindre et qu’ils iraient se cacher pour toujours dans la boutique, mais le temps n’était pas aux rêveries, aux plans sur la commette. Pas encore.

Nouveaux types. Il y avait Justin, qui se retrouvait toujours au bon endroit au bon moment, pensait Ziggy assez égoïstement. Il passa une main dans ses cheveux qui n’avaient plus autant de style qu’avant cette Apocalypse bien soudaine. Un grand type blond avait débarqué et avait l’air plutôt amical, ne montrait aucun geste d’une potentielle violence. Ziggy regarda machinalement Selene, mais aussi l’énorme type, de peur qu’il ne soit prit de panique et s’enfuit bruyamment. Il était resté calme, et n’avait bougé que pour éliminer un infecté que seul lui avait pu constater comme se dirigeant vers eux.

Ziggy eu un petit sursaut et se rapprocha de Selene, qui avait murmuré quelque chose qu’il n’avait pas entendu. « Je propose qu’on reste grouper… J’adore faire bande à part mais là ça pu pas mal. Et j’dis pas ça pour toi Justin. » Petite plaisanterie pour détendre l’atmosphère qui était à couper au couteau. Ils savaient tous qu’un danger grossissait à mesure que le temps passait, et Ziggy ne pouvait pas le nier, même avec son air posé. Lorsque Selene avait proposé d’avancer tout en récupérant les vivres, Ziggy avait hoché la tête. « Fourrez le maximum dans vos sacs, j’vous propose qu’on fasse un tri et qu’on se répartisse les vivres, ça marche pour vous ? » Demanda en toute hâte le magicien, son regard passant d’un visage à l’autre, avant de hocher la tête pour lui-même.

Ziggy aimait peut-être conserver son propre patrimoine, il n’était spécialement regardant sur la dépense d’énergie si la survie devenait collective. Pas de problème là-dessus. Le grand gaillard demandait s’il pourrait avoir sa part. Ziggy leva les yeux au ciel en secouant la tête. « Evidemment que oui. C’est quoi ton p’tit nom ? » Dernier moment de calme avant le moment venu. Il fallait se serrer les uns contre les autres, avancer et faire attention de ne pas se faire attaquer au dépourvu par l’une de ses choses. Ziggy eu un petit coup d’œil intéressé à l’adresse du chien du grand blond, et voulut tendre une main pour le caresser. Mais il retira sa main au moment venu pour se tenir prêt, son couteau emmanché, fusil côté cœur et donc à porté de main.

Dans la pénombre, Ziggy chercha la main libre de Selene pour l’effleurer, lui fait comprendre qu’elle pouvait s’agripper à lui si elle avait peur. Il avait encore du mal à réalisé qu’ils étaient tous les deux bien vivant. Le temps du chocolat chaud n’était pas si loin que ça. Il la dominait d’une tête, et ne pouvait s’empêcher de la garder dans son champ de vision, du mieux qu’il pouvait, pour ne pas la perdre. Il avait tenté de lui téléphoner au début de cette épidémie, mais les lignes avaient été coupées. Le sac à moitié ouvert sur le côté, Ziggy fit glisser ce qu’il y avait sur une étagère à l’intérieur. Paquet de biscuit ou pâtes, tout était bon pour caler le ventre et oublier la faim. Avoir l’énergie nécessaire à la survie, au diable les régimes des magasines. De la viande ça n’était pas au programme, Ziggy savait qu’à un moment ou à un autre, il faudrait s’adonner à une alternative pour se procurer de la viande, qui serait bientôt nécessaire.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 25 Nov 2015 - 21:52


Balance Of Human Folly ...
PV : Bobby, Selene, Ziggy & Justin

Il regardait chacune des personnes présentes dans la pièce en évitant copieusement de s’attarder sur Selene. Il avait encore les souvenirs de cette nuit gravée dans la mémoire. Du moins les souvenirs que l’alcool lui avait permis de garder. Grâce à elle, il avait pu admettre qu’il avait un souci et qu’il était temps de grandir. Il y avait le géant qui ne lui faisait pas peur, il semblait bien trop gentil pour qu’on s’en inquiète. Il était peut-être même manipulable, enfin il n’avait pour le moment pas l’intention de se servir de lui. On avait l’impression qu’un enfant de cinq ans était bloqué dans un corps démesurément grand qu’il n’arrivait pas à maitriser correctement. Il n’avait pas encore dévoilé son identité, mais je suppose que ça ne saurait tarder. Le norvégien remarquait alors qu’il n’avait pas encore dévoilé son prénom. Il décidait donc que c’était le bon moment pour le faire vu qu’il connaissait l’identité de tout le monde.

- Moi c’est Dwight… Perso ce n’est pas la bouffe qui m’intéresse. On a encore de quoi faire et je pense que vous en avez plus besoin que moi. Je suis venu pour récupérer du charbon pour chauffer ma maison et des médicaments. Il y a un malade et j’espère pouvoir le soigner.

J’avais remarqué que ma sœur éternuait de plus en plus même si elle me disait que toute aller bien. J’avais vraiment peur pour elle et je me devais de trouver un moyen de la soigner et le plus rapidement possible. Nous avions besoin qu’elle nous aide à maintenir notre foyer à flot. Mon regard se tournait vers Ziggy que j’observai plus en détail. Je me posais des questions sur l’accoutrement de l’homme qui semblait avoir mon âge. Il faisait presque tache dans le décor avec sa chemise farfelue. Dwight n’avait pas l’habitude de croisé des gens étrange et se contentait de faire comme si de rien n’était.

Pendant que le géant envoyait voler un rodeur qui s’approchait dangereusement d’eux, il installa son arbalète sur son dos. Ce n’est pas que le danger était écarté, mais il préférait les tuer à coup de couteau plutôt que de risquer de briser c’est précieuses flèches pour des êtres à peine vivants et totalement débiles. Il dégaina son long couteau et le tenais fermement avec le bras le long du corps pour éviter d’être trop menaçant. Il se tournait alors vers la dernière personne du groupe que Ziggy avait appelé Justin. Le blond avait l’impression de voir un enfant. Il n’avait même pas de poils au menton et le Norvégien doutait qu’il prenait soin de se raser tous les matins. Il repensait alors à sa barbe qui poussait et qui bientôt le ferait ressemblait à un pirate.

Ziggy demandait alors au mastodonte de dévoiler son identité ce qui semblait être une bonne idée. Ce serait plus facile de pouvoir le nommer pour lui parler que d’utiliser un sobriquet débile et offensant. Dwight regardait Selene tuer un second zombie alors qu’il claqua des doigts pour faire sortir son chien de l’ombre. Il espérait que l’animal n’effraierait personne et qu’il pourrait les aider à se battre contre ces horreurs qui allaient certainement venir en nombre. Il avait tout de même remarqué les regards en coin que se lançaient Ziggy et Selene. Une pointe de jalousie sortait de lui quoique. Il avait une femme dans sa vie maintenant. Enfin c’était certainement un peu top pour l’affirmer, mais il l’aimait.

- Je vous présente mon chien Skøll. Il est bien éduqué et ne fera chier personne vous n’inquiétez pas. Je le connais bien. Je l’ai depuis presque 3 ans maintenant. Je me propose pour ouvrir la marche. Je pense que le mieux c’est que notre ami ferme la marche. J’ai besoin de quelqu’un avec moi devant. Les deux qui restent si vous avez des armes blanches munissez-vous en ça pourrait être utile.

Pour l’homme le géant était le mieux placé pour fermer la marche. Il n’empêcherait pas les autres de voir où ils allaient et d’un bref coup d’œil, il pourrait s’enquérir de la situation. Il avait dit à tout le monde ce qu’il avait à faire sans pour autant faire attention. Il savait qu’il rejoignait l’idée de Ziggy et ce serait suffisant pour être écouté. Il rangeait sa lampe torche de son sac pour la troqué d’une lampe frontale. Ce sera largement plus pratique pour se déplacer. Avoir les deux mains libres était un atout non négligeable dans la situation actuelle. Il y en avait certainement d’autres dans le coin.

- Bon moi perso je suis prêt. J’ai vu le rayon conserve et plat cuisiné plus loin sur la gauche. Je pense qu’on pourrait commencer par là pour voir ce qu’il reste. Si vous êtes jaloux de ma lampe frontale. Je pense qu’il y en a un peu plus loin à gauche dans le rayon camping et truc pratique.

Il remarqua alors que son chien se mit à grogner, un zombie venait de sur sa gauche. C’était à son tour de montrer de quoi il était capable. D’un mouvement latéral du bras, il plantait son couteau dans la tempe du zombie devant lui. Il avait porté le coup sans aucune hésitation avec un geste net et précis. Il n’avait pas tué beaucoup de zombies, mais avait beaucoup chassé. Une fois qu’on a compris que c’est tuer ou être tué, s’en prendre à ces machins est bien plus facile.



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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Ven 27 Nov 2015 - 0:25

Le principal souci dans ce genre de situation, c’était que quelqu’un panique et finisse par attaquer les autres. Je fus soulagé que les survivants gardent leur sang-froid et allaient jusqu'à s’entraider. Le géant paraissait un peu effrayé. Vu son gabarit, c’est plutôt nous qui devrions avoir peur. Il ressemblait un peu à la créature de Frankenstein. Du moins, c’est ce qu’il m’évoquait. Je fus assez surpris par la réaction de Selene. Elle semblait plus calme et réfléchit qu’avant. Un bon point, elle finissait par s’adapter au monde actuel.  Je lançai alors calmement : « La jeune fille a raison. Tous ensemble, les infectés n’ont aucune chance. En ce qui me concerne, je veux bien éliminer les infectés qui s’approchent trop près».

Il avait trop de monde et c’était difficile de s’écouter. D’autant plus que chacun semblait fatigué et affamé à cause de cette foutu apocalypse. En ce qui me concerne, cela me dérangeait pas d’en prendre moins que les autres. J’avais beaucoup de vivres à la maison vu que contrairement à la majorité des survivants, je pouvais rester au même endroit. J’écoutai ensuite Ziggy. Son idée était formidable. J’ajoutai alors enthousiaste : « Bonne idée. N’oubliez pas de regarder la date de péremption avant de prendre un produit. Les plats cuisinés, conserves ou biscuits sont à privilégier. Évitez tout produit frais même s’il vous semble comestible ».  

Je regardai à nouveau le colosse. Il semblait adorable et sensible. J’aimerai bien former une équipe avec toutes ces personnes. On formerait une alternative aux militaires. On pourrait sécuriser Madison Park ou du moins une partie. Et tout le monde aurait son rôle à jouer.  Je commençais à en avoir ras le bol de vivre au jour le jour. Si seulement, je pouvais construire un projet. Un refuge ou chacun pourrait dormir paisiblement.
Je sortis de ma rêverie. Un tel projet pourrait s’effondrer très rapidement. Il suffisait d’une personne malfaisante ou qu’un infecté réussisse à rentrer dans le refuge. Bref, dans tous les cas, il y aurait des contraintes. J’écoutai ensuite le blond musclé. Des médicaments ? Il y en avait ici mais pas en grande quantité il me semble. Quant au charbon, il y en avait dans toutes les grandes surfaces. Je lui lançai calmement: « Il y a peu de médicaments. La majorité des pharmacies ont été pillés. Pareil pour les hôpitaux. Mais on peut voir ce qu’on trouve. Pour le charbon, ce ne sera pas difficile à trouver».

Je m’approchai de lui et repris : « Je veux être à l’avant. Je suis rapide et précis dans mes attaques. Et mon arme est d’un tranchant sans égale ». Le blond proposa ensuite de se rendre au rayon des conserves. C’était une bonne idée. On pourrait faire le plein comme cela. J’ajoutai alors calmement : « Oui, c’est le plus judicieux. Commençons par cet endroit. Près de moi un zombie était présent. D’un geste précis, je tranchai une partie de la tête du mort-vivant.  J’adressai alors un petit clin d’œil a Dwight pour lui montrer que moi aussi, je savais me battre.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Ven 27 Nov 2015 - 17:28

Confiance...

Ah la confiance! Ce mot que tous chérissent et répugnent à la fois. Certains la donnent sans y penser, car ils veulent se fier au genre humain. D'autres ne font même pas confiance à leurs mères. Les spécialistes ont essayé d'expliquer ce sentiment, cet état d'âme dans une définition assez simple. La confiance est un état psychologique se caractérisant par l'intention d'accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions et/ou le comportement d'autrui. Comme nous le savons tous, Robert pourrait donner Dieu sans confession à n’importe qui. De laisser une chance quand lui-même n’en a jamais réellement eu. Mais cette bonté d’âme est une force ou une faiblesse. Sa confiance sera de nouveau ébranlée et il se refermera sur lui-même?  Où le mineur va avoir raison? C’est que nous allons découvrir sous peu…


Toujours les mains bien en évidence, Robert n’en menait pas large. Il avait devant lui quatre personnes, quatre possibles agresseurs. L’immense homme ne se doutait pas que les gens pouvaient faire en voyant sa gueule de bonheur. Si un des hommes fessait mine d’attaquer, le colosse allait prendre la fuite. Car l’âme du monstre de foire détestait la violence. Il aurait voulu vivre en reclus, éloigné de tous. Mais la jalousie, l’incompréhension et surtout la méchanceté retrouvaient toujours l’homme à l’âme si pur. Mais une lueur d’espoir, un infime rayon d’humanité transpercèrent alors l’obscurité de l’angoisse du mineur. Une voix flutée, très belle et harmonieuse lui répondit. Bobby comprenait parfaitement la peur de la jeune femme à la chevelure noire de jais.  Cette frayeur viscérale dès que les gens entraient en contact avec son aura monstrueuse et son apparence cauchemardesque.  Bien sûr mon grand ! Il y a une invasion de morts-vivants en ville et tu crois qu’elle a peur de ta bouille de Frankenstein ? Pense un peu! Les mots furent alors comme une cascade vivifiante, un oasis de paix dans ce monde chaotique et laisser pour compte par son Créateur.

Dame- Dis pas de conneries, bien sûr que tu peux.

Mais avant que le mineur ait pu souffler un remerciement, soupiré de soulagement, l’attitude de la dame changea alors.  Les stigmates de frayeur de son visage blanchâtre se transformèrent alors en détermination.  Levant sa lame coagulée de sang, elle s’avança alors vers le mastodonte. Celui-ci retient son souffle, les mains toujours en signe de reddition. Le pas de la dame était vif et ses mouvements semblaient être imprégnés de vif d’argent. Je crois qu’on a tous compris qu’elle est agile et rapide la dame. Allez on continue ! La vie du colosse  fut projetée en une fraction de seconde devant son regard troublé : Ses rares moments de joie, ses trop nombreuses peines et blessures, l’arrivée de Juliane et d’Abigail dans sa vie et le long chemin vers une humanité qu’il ne croyait pas posséder. Les traits atypiques du visage monstrueux se fièrent alors dans une indécision complète. Une incompréhension totale pour son esprit lent. Il venait d’aider le trio de personnes, de leur éviter des blessures. Pendant que sa conscience était en plein dilemme, le corps de la chose réagit de lui-même. C’est bien ça, l’esprit est absent, mais la machine continue à bouger ! Il voulu alors faire un pas pour éviter l’attaque de panique de la femme. Car elle venait surement de décider que le monstre de foire devait mourir. Mais un poids inattendu le bloqua sur place. Le regard bleuté de l’homme plongea à la suite du faisceau de sa lampe de poche. Une goule rachitique essayait de rapprocher ses dents gâtées par la mort du mollet appétissant du mineur.

Avant que la parodie d’humanité ait le temps de se paraitre de la chair du colosse, la lame de la jeune femme plongea.  Robert vit alors la lame affutée se diriger droit vers sa jambe… et bifurquer vers le crâne de l’être ramené à la vie. Un bruit se succussion et de cassure se rependît dans l’air quand la dame frappa.  Tel un éclair carmin, l’acier trancha le fil de la vie de la marionnette à la chair pourrissante. Les regards des deux êtres se croisèrent un instant. On démarre le violon ! Le bleu délavé et fatiguer  des yeux de la femme rencontra le regard bleuté et si pur de colosse. Une reconnaissance infinie et une gratitude touchante luire alors dans les yeux de Robert. Pour la première fois de la journée, un semblant de sourire écorcha les lèvres exsangues de l’être qui se considérait inférieur. Un début de sourire pour répondre à celui de la courageuse femme qui venait de secourir une erreur de la nature. Quand elle fut redressée, l’homme à la veste bizarre se posta près d’elle. Robert n’eut pas à fléchir la tête pour regarder la haute silhouette. Celui-ci toucha alors l’avant bras couvert de cicatrices du géant. Robert eut un mouvement de recul involontaire. Il n’était guère habitué d’être touché par des inconnus.

Ziggy-Moi c’est Ziggy. Évidemment que oui. C’est quoi ton p’tit nom ?

Regardant à tour de rôle la dame et l’homme de haute taille, la voix du colosse se fit toute petite, à peine un murmure. Les mots à peine mâchés enveloppèrent le trio et la pureté de l’être ne fut aucunement mise en cause. Une humanité des plus profondes semblait jaillir des pores de l’être répugnant. Robert dégageait une bonté et une tendresse que peu de gens pouvaient soupçonner l’existence sous l’armure grossière du géant.

Robert- Euh… Moi c’est Robert… Ou Bobby ou bien euh…


Robert avait juré à Juliane de ne plus s’appeler lui-même le monstre. Se pinçant les lèvres, le regard un peu perdu de l’homme se focalisa sur le visage de la dame.

Robert- Merci beaucoup madame de m’avoir aidé… Euh… Habituellement les gens me laissent me débrouiller seul… Euh… Vous êtes très gentille… Je peux récupérer la hache ?

Avançant avec précaution vers  l’outil ensanglanté au sol, évitant de son mieux de mettre les gens mal à l’aise avec sa répugnance, Robert fléchit ses genoux. Alors, une clameur sourde se fit entendre. Chaque individu parlait et proposait ses idées. Le regard de l’homme se fit alors vague, naufragé dans ce déluge de mots. Il entendit des noms, des besoins en médicaments et des corps qui tombaient sur le sol. Trop d’informations pour un si petit cerveau…  Mais l’attention du mineur fut captivé par l’arrivé d’un chien. Ziggy tendit une main vers l’animal, mais la prudence la fit reculer hors de portée. Robert eut alors un mouvement tout en douceur, tel un enfant émerveillé. Paume vers l’avant, l’homme et le chien penchèrent la tête presque à l’unisson. La longue langue de l’animal lécha alors la paume rugueuse et immense du monstre de foire. Un rire de pur ravissement et un sourire sincère éclairèrent alors cette scène. La laideur de l’homme s’évanouit devant cette paix qui s’affichait sur le visage aux traits atypique. Se mettant alors à genoux, Robert enlaça l’encolure poilue du chien. Ses grosses mains flattèrent délicatement la fourrure soyeuse. La voix joyeuse et sereine du mastodonte s’éleva avec une pureté des plus déplacée dans ce monde sanguinaire. Le mineur avait toujours eu plus d’affinité avec les animaux qu'avec les gens. Car dans son fort intérieur, le monstre de foire savait que les bêtes ne le jugeaient pas.

Robert- Tu es un gentil toutou… Je vais essayer de te trouver des os… Euh…


Se sentant alors regarder de toutes parts, Robert se leva à contrecœur.  Les gestes du géant étaient gauches, comme si l’être qui habitait dans ce corps puissant et immense avait des difficultés à le manœuvrer.  L’homme déformé sortit alors une barre chocolatée de la poche de son blouson. La mélopée funèbre des goules fut remplacée par le bruit de déchirement d’un emballage. Le trésor chocolaté protégé dans l’armure simili métallique s’offrit alors au regard de convoitise de tous. Cassant une à une les quatre gaufres chocolatées de la barre, il alla vers la dame et Ziggy. Tendent timidement le morceau de douceur sucré, Robert dit de sa voix rauque et lente.

Robert. Voilà pour vous madame… Et pour vous Ziggy. Euh… Je vais protéger vos arrières… Euh… Quand vous serez chez vous, je vais aller au stade voir si Abi est là… Euh… je m’inquiète pour elle vraiment beaucoup. Euh… Des fois je ne comprends pas tout ce que les gens disent alors, dites-le-moi si je fais des gaffes…

Reparler de la belle Irlandaise fit battre plus fort l’immense corps saturé de cicatrice de Robert. Sentant le rouge gagner ses joues pendant que ses pensées se focalisèrent sur le visage angélique de la dame, l’homme baissa la tête. D’un pas il se rendit près de l’homme avec un long couteau et tendit la gaufre.

Robert- Voilà pour vous monsieur… Euh… Vous êtes bon avec votre couteau…

Se rendant alors près du colosse blond, Robert lui donna le dernier morceau de chocolat. Bon il a encore oublier de s’en garder. De la sincérité et de la compassion se manifestèrent alors dans le ton de la voix de l’être déformé. Le regard rempli de bonté se fit doux et le mineur flatta s’en sans rendre compte le chien qui était revenu près de son maître. Celui-ci tourna sa langue autour des doigts de l’homme pour lécher les particules chocolatées qui s’étaient déposées.

Robert- Vous avez un beau toutou Dwin… Euh désolé si je me trompe dans le nom… Euh… Dans l’entrepôt il y a des boites intactes de choses… Euh… Si on ne trouve pas de remèdes, j’en ai dans mon sac que j’ai trouvé hier… Euh… Je vais vous les donner… Euh… Je me place où déjà ?

Suivant les indications, le mastodonte se plaça derrière la dame qui était vulnérable et forte à la fois et l’homme au sourire apaisant.  Ramassant finalement sa hache et son tournevis, Robert prit un panier à roulette et plaça une  poche de riz dans le compartiment métallique. Ses pensées divergèrent un instant vers les deux dames qui avaient rallumé la flamme de son humanité. La douce Juliane qui savait en sécurité au chalet. Des fois Robert pensait qu’elle n’était qu’un songe. Car habiter avec un être débordant de bonté n’était d’une illusion avant de rencontrer la photographe. Juliane doit juste profiter de lui selon mes humbles  observations, mais passons. L’être divin qu’était Abigail était un phare dans la vie ténébreuse de l’homme et il ne voulait que la savoir en sécurité. Quitte à mourir. Personne n’allait réellement pleurer sur la mort d’un monstre de foire…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Ven 27 Nov 2015 - 23:37

Selene n’était pas d’accord avec Justin. Les infectés « avaient » une chance, et c’était bien là tout le problème. Ils étaient dans l’obscurité d’un magasin abandonné, un petit groupe frappait déjà à l’arrière, d’autres étaient égarés à l’intérieur… on est jamais à l’abri d’une surprise ou d’un mauvais pas. Si Bobby n’avait pas tué le rôdeur qui venait dans leur dos, l’un d’eux se serait déjà fait mordre. L’étudiante resta silencieuse, mais elle avait parfois l’impression que les autres ne prenaient pas cette épidémie au sérieux.

Ses pensées furent interrompues par le géant. Un long instant, elle l’étudia à la lumière des torches. Il lui rappelait Quasimodo. Grand, fort, difforme, mais tellement gentil. Finalement, elle n’avait plus le cœur à l’utiliser. Il lui restait encore de l’humanité, et de l’empathie. Elle avait soufflé un « de rien » puis reporta son attention sur les différentes consignes de Justin. Quelques secondes plus tard, Selene poussa un soupir ostensiblement audible quand le manieur de katana adressa un clin d’œil à Dwight, après avoir décapité un autre des zombies errant dans les rayons. Le schéma typiques des mâles qui cherchent à s’impressionner l’un l’autre en roulant des mécaniques.

Pour s’isoler mais aussi répondre à la main de Ziggy qui avait effleuré la sienne, la musicienne s’écarta d’un pas pour rejoindre son dernier béguin en date. Celui-ci remplissait tranquillement son sac de paquets de biscuits. Son cœur accéléra légèrement. Par où commencer ? Elle s’était tellement déconnectée du monde quand il avait commencé à partir en vrille qu’elle n’avait même pas songé à le contacter. Pour être honnête, elle n’avait même pas pensé à lui. Son père avait été emmené en quarantaine, elle avait été enfermée comme un rongeur dans sa cage,… mais revoir le magicien vivant, c’était comme si une connexion se rétablissait avec sa vie d’avant. Oh oui il y avait Dwight bien sûr, toujours aussi beau d’ailleurs, mais c’était un souvenir lointain, flou, dont elle ne voulait pas se rappeler.

- Je savais que tu étais original, murmura-t-elle, mais ça reste très spécial comme deuxième rendez-vous.

Hors des lumières, elle lui déposa un baiser furtif sur la joue et attrapa trois paquets de biscuits. Ces trucs britanniques au chocolat et au beurre de cacahuète dont elle oubliait le nom. Parlant de sucrerie, voilà que le mastodonte se lançait dans une distribution de chocolat. C’était une image assez étrange, on aurait dit un instituteur un peu gauche qui donnait des bonbons à ses élèves pendant une sortie de classe. Selene ne fit pas la difficile : elle ne devait pas avoir avalé de chocolat depuis plus d’un mois, c’était un véritable bonheur !

- Merci, souffla-t-elle avec l’un de ses fins sourires ensorcelants.

L’étudiante n’était pas croyante. Mais à cet instant, elle jurerait que si Dieu avait inventé l’Homme, ça aurait été pour qu’il invente le chocolat, et rien d’autre. Elle savoura en silence cet ersatz de félicité, comme une fenêtre de paradis au beau milieu de l’apocalypse. Tous les idiots planqués chez les militaires ne devaient pas profiter de ça ! Ça valait largement la peine de risquer de se faire mordre à chaque coin de rue.

- Mets-toi derrière moi, répondit Selene à Bobby qui ne savait plus où se mettre.

Entre lui et Ziggy, elle ne pouvait nier se sentir en sécurité. Justin, Dwight et le chien n’étaient pas en reste, mais elle n’était pas certaine qu’en cas d’urgence, ils se donnent beaucoup de mal pour elle. Après tout, le norvégien n’était qu’un inconnu, pas vrai ? Ils n’avaient que partagé une nuit, alcoolisées, torride, mais inutile et lointaine. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander si l’homme avait continué à se taper des étudiantes après ça, mais ce n’était pas vraiment l’endroit pour entrer dans ce genre de confidence.

Le groupe se mit alors en marche. Lent et silencieux. Les ténèbres étaient fendues par leurs lampes, le silence par le grondement de rôdeurs accumulés là où le géant était entré. Une vingtaine ? Une trentaine ? Difficile de savoir. L’important était qu’ils ne fassent faiblir ni le mur, ni la porte, sinon les emplettes tourneraient en véritable invasion. Beaucoup des rayons étaient vides, voire saccagés. Les émeutiers ne s’étaient pas privés pour épuiser les stocks de ressources utiles quand ils régnaient sur ce magasin. La première étape fut les conserves et les plats cuisinés dont avait parlé Dwight.

Bien entendu, tout ce qui pouvait être appétissant – comme le Cornbeef – était épuisé. Il restait principalement des légumes en boîtes, déjà cuits, qui ne demandaient qu’à être réchauffés. Choux de Bruxelles, fayots, endives, asperges, betteraves,…  uniquement les mets les moins ragoutant pour une étudiante qui n’était pas une férue de verdure et, en plus, que de la sous-marque. Résignée, elle gonfla son sac à dos de haricots rouges.

Au milieu d’une avalanche de conserves renversées de champignons, deux dernières boîtes de cassoulet sur lesquelles Selene se jeta immédiatement. Il y a avait des saucisses et de la viande dedans ! Après un instant d’hésitation, elle s’approcha de Bobby et lui en tendit une avec un léger sourire feignant la solennité.

- Tiens, pour le chocolat.


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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Sam 28 Nov 2015 - 13:27

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

 Ils s’en sortiraient. Ziggy ne pouvait pas s’avancer à deviner comme ça, mais il savait qu’ils ne mourraient pas aujourd’hui. C’était le groupe parfait pour que l’un d’entre eux soit maladroit. Il avait été rejoint par Selene qui recherchait, l’avait-il comprit ainsi, un contact quelconque auprès de lui. Après tout, s’il n’y avait pas eu cette épidémie, peut-être que le magicien et l’étudiante auraient pu se revoir, et même faire un petit bout de chemin ensemble. Certains avaient déjà une idée précise de ce qu’ils allaient faire après s’être ravitaillé. Pas Ziggy. Il retournerait sûrement à la boutique de magie, où il prendrait un peu de repos bien mérité. Il pourrait ainsi repartir un peu plus tard, avec de la nourriture en poche pour pouvoir subvenir à ses propres besoins.

Il avait commencé à remplir son sac à dos de paquets de pâtes, de la sous-marque qui se chargerait tout de même très bien de lui remplir l’estomac. Ziggy n’était pas un gros mangeur, vite rassasié, il se contentait du minimum pour survivre. Il fallait qu’il garde toutes ses capacités physiques et qu’il ne perde pas trop de poids, lui qui n’était pas bien épais au départ. Justin était fidèle à lui-même. Il avait une part presque innocente, aux yeux de Ziggy il avait l’air de prendre ça pour un jeu. Le magicien ne savait pas trop si c’était la chose à faire, mais ce qui était le plus important, c’était qu’il soit efficace. Il maniait bien son arme, semblait expérimenté dans l’auto-défense : Cela lui rajoutait donc un capital confiance qui n’était pas négligeable. Seulement, personne ne pouvait assurer que cela l’empêcherait de se faire tuer. Ça ne voulait rien dire. Il fallait être réfléchi.

Ziggy non plus ne pouvait pas s’avouer l’être. Il était malin, c’était même cette particularité qui lui avait permit de survivre jusque là, mais il était bien souvent impulsif, et prenait des décisions sur des coups de tête. Même si jusqu’à maintenant, cela lui avait bien servit, il n’était pas à l’abri de faire une erreur. C’est pour cela que Ziggy évitait soigneusement de ne pas y penser. Il se contentait, comme là, de se remplir les poches et de penser à sa survie. Il fut surpris du baiser sur la joue de Selene mais se mit à sourire, un grand sourire qui dévoilait ses dents parfaitement alignée. Peut-être que c’était pour ça qu’il était encore vivant. « J’aurais préféré t’inviter chez moi pour dîner. L’invitation tiens toujours d’ailleurs. » Lui répondit-il avec toujours sur le visage ce sourire ravit. Une savante façon de lui faire comprendre qu'il tenait pour l'instant le siège à la boutique de magie, qu'elle y était la bienvenue. Il secoua la tête pour se remettre de cette pensée utopique et se releva du rayon vers lequel il était penché pour suivre les autres.

Le colosse s’était approché d’eux pour leur remettre un morceau de chocolat. Ziggy l’accepta avec un nouveau sourire ravi et le fourra dans sa bouche. Feu d’artifice de plaisir, qui mit quelques espoirs supplémentaires dans la tête de Ziggy. « Merci mec, j’te revaudrais ça ! » Glissa-t-il à Robert avec un clin d’œil complice. Peut-importe qu’il soit différent et peut-être limité dans son esprit. En travaillant à l’hôpital des enfants, Ziggy avait apprit dès son plus jeune âge, que la différence n’était qu’un détail. Il ne s’était jamais comporté différemment avec Betty parce qu’elle était malade et aveugle. Elle restait une adolescente coquette, qui aimait écouter des films idiots à la mode, de la bonne musique et faire des pâtisseries avec sa mère. Ziggy avait été un petit ami tout ce qu’il y a de plus normal. Leur relation n’avait eu comme différence cette issue fatale. Peut-être qu’aujourd’hui, celle-ci serait la nouvelle normalité.

Quand ils arrivèrent aux boîtes de conserves, Ziggy se pencha de son côté pour remplir son sac. Effectivement, la tête de Selene en disait long sur l’intérêt médiocre de la qualité de la nourriture qu’ils récupéraient, mais il le fallait. Ziggy lui donna un petit coup de coude en hochant la tête. C’était pour son bien, et s’il fallait qu’elle se gave d’une jardinière de légumes à vomir pour survivre, elle devrait le faire. Au loin, ils pouvaient entendre le gargouillement nauséeux des infectés qui s’accumulaient. Ziggy fit la grimace. Il avait envie de partir dès maintenant, il aurait pu le faire. Mais il ne pouvait pas laisser ces gens derrière lui. Si chacun avaient un plan pour la suite, il y avait Selene qu’il ne voulait pas voir disparaître. Pas pour le moment.

Il leva légèrement la voix tout en restant discret pour que les autres puissent l’entendre. « J’pense pas qu’on puisse ressortir par là où on est rentré… Faut pas qu’on traine, ça craint ici. » En disant cela, il avait serré contre lui le fusil de l’ancien propriétaire de sa boutique, espérant qu’il lui apporte un peu de réconfort et un peu de courage. Il jeta un coup d’œil à Dwight et à son cabot qui lui soutira un sourire amusé et s’adressa donc à son maître : « On termine par les trucs de camping dont tu nous as parlé, et on s’tire d’ici. J’ai pas envie de finir tout moisi comme ses machins. »


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Sam 28 Nov 2015 - 18:31


Balance Of Human Folly ...
PV : Bobby, Selene, Ziggy & Justin

Dwight avait remarqué le regard de défi que lui lançait Justin, il n’était pas bien bête et avait compris qu’il voulait prouver sa valeur à un mec qu’il venait uniquement de rencontrer. Il avait l’impression que Justin était un gamin de cinq ans et lui son père. Devait-il l’encourager ou l’applaudir pour ses agissements ? Il n’en avait aucune idée, il n’a jamais été très paternel alors essayer de féliciter un gosse qu’il ne connaissait pas faut pas exagérer.

Il se contentait donc de le regarder d’un air blasé quelques instants et se tourner vers les autres membres de l’expédition. En même temps, s’il avait ouvert la bouche, il aurait été méchant, alors s’abstenir et passer à autre chose était certainement une bien meilleure solution plutôt que de commencer le combat de testostérone. Par moment, il est préférable d’utiliser son cerveau pour éviter de s’abaisser au niveau des autres et devenir le méchant de l’histoire.

Il remarquait le regard que Bobby lançait en direction de son chien tandis que ce dernier le fixait en attendant une réponse de sa part. Un signe de tête et l’accord étaient faits. Dwight venait d’autoriser son chien à reprendre ses instincts animal et réclamer des caresses au géant qui semblait vraiment apprécier l’animal. « Visiblement, il t’aime autant que toi. Ce n’est pas grave, tu n’es pas le premier avec mon prénom, c’est Dwight, Dwight Momsen si tu veux tout savoir. Ne t’inquiète pas pour lui, il fait les yeux doux, mais il a le ventre plein. Peut-être même plus que moi… » Le norvégien était conciliant avec le géant pour une raison qu’il ignorait. Dwight avait mis un point d’honneur à nourrir son compagnon. Il ne voulait pas que son instinct animal reprenne totalement le dessus et qu’il devienne incontrôlable à cause de ça. Il n’était pas gêné de dire ça en public, il faisait le choix de se priver pour son animal rien ne l’interdisait après tout.

Les deux autres étaient bien silencieux d’un coup, mais ce n’était pas la priorité de Dwight. Il observait tout regarder ce qui se passe autour d’eux et faire attention à ne pas se faire surprendre était le principal. Il était tellement occupé que lorsque le Robert lui donnait un carré de chocolat, il eut un instant d’hésitation avant d’accepter. Il remarqua d’ailleurs que le géant avait oublié de se servir un bout.

Il échangea son couteau de chasse contre un canif et coupa le chocolat en deux. Il mangea la première moitié et tendit l’autre à Bobby. « J’ai vu que tu t’étais oublié alors je partage avec toi! S’il te plait, ne me vouvoie pas, je suis quasiment sûr que je suis plus jeune que toi.» Il affichait toujours le même air amical, il rangea bien vite le canif pour ressortir l’arme. La situation était certainement tendue avec les zombies qui peuvent débarquer rapidement. « Garde-les, tu en auras certainement besoin, je ne veux pas te dépouiller. Je trouverais ce que je cherche avant de partir de Seattle. » Dwight regardait alors Ziggy, il ne parlait pas beaucoup le bougre, du moins c’était l’impression qu’il avait.

Visiblement, ses pensées le trahissaient puisqu’il prit la parole comme pour le contredire. Il signalait son envie de partir. Dwight avait fait le déplacement et avait bien l’intention de trouver tout ce qu’il était venu chercher avec ou sans eux. « On a un magasin pour nous seuls et toi, tu veux déjà partir ? Je suis sûr qu’il y a plein d’autres trucs cool ici. » C’était peut-être un peu brutal comme réaction, mais bon, il n’avait jamais été doué pour dire les choses gentiment. Oui il était arrivé dans le rayon cuisine, il n’y avait plus grand-chose, ou des trucs peu ragoutants.

Qu’importe. Il mettait dans son sac quelques boites. Ça ferait des repas en plus pour son groupe. Il sentait d’ici la pourriture qui se dégagea des fruits et des légumes peut-être qu’il y avait des sacs de patates cachés sous les trucs malodorants. « Ce n’est pas pour moi que je propose d’y aller. J’ai déjà ma lampe, mais c’est plutôt si vous vous en voulez. J’en ai quelque une chez moi et elles sont solaires pour avec une batterie de plusieurs heures d’autonomie. » L’avantage quand on est ingénieur en robotique c’est qu’on touche à tout faire des lampes qui fonctionne à l’énergie solaire faisait partie de ses petits passe-temps.

Dwight continué à fouiller, il trouva derrière deux rangers de betteraves en conserve une dizaine de boites de canard confit. Il les sortit de leurs cachettes pour les mettre à la vue de ses compagnons. « Si vous aimiez le canard, je viens de trouver neuf boites de cuisse de canard. J’en prends une, je vous laisse vous partager les autres. » Il était fier de sa trouvaille et il était presque sûr que les survivants seront contents de trouver un peu de viande pour égayer les repas.

Il ajoutait même un petit commentaire pour amplifier ses propos. « En plus avec la graisse qui est dedans vous pourrez donner un meilleur gout aux légumes en les réchauffant dedans. » Il pensait entre autres à Selene qui avait pris plusieurs boites de haricot. Il se dirigeait vers l’autre bout du rayon pour vérifier si la voie était libre et qu’il n’y avait pas de rôdeur dans le coin.



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

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