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 Balance of human folly...

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Juliane Lyndey
Northern Creek
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Lun 14 Déc 2015 - 17:17

La peur n’empêche pas la mort, elle empêche de vivre…

C’était ce que Juliane avait comprit le jour où elle avait rencontré Robert. Le jour où ils s’étaient mutuellement sauvés. Sauvé des rodeurs, mais aussi de l’errance de leurs âmes. La jeune femme avait prit conscience que la peur ne lui permettrait pas d’éviter quoi que se soit. Bien au contraire. La peur paralysait, brouillait la vue et les sens. C’était un peu comme si elle vous prenait par la main, qu’elle vous susurrait à l’oreille un truc du genre « aie confiance » comme Kaa dans le livre de la jungle. Tout ça pour vous guidez vers la mort plus facilement.

Alors Juliane s’efforçait la contenir sa peur, de l’éloigner un maximum dans le fond de sa tête, afin de pouvoir agir. Agir comme elle était en train de le faire, balançant un coup de pied magistral dans le crâne d’un rodeur. Ses actions étaient poussées par cette détresse qu’elle ressentait depuis qu’elle avait comprit que Bob avait quitté le chalet sans le lui dire. Elle ne voulait pas le perdre. C’était peut-être un peu égoïste, mais elle ne voulait pas être seule. Bob comptait maintenant trop pour elle. Ils étaient amis à la vie à la mort. Même si elle savait que Bob était assez fou pour sa sacrifier pour elle. Chose qu’elle ne désirait pas, qu’il ne devait pas faire. Qu’elle ne supporterait pas.  

La jeune femme freina à nouveau sa course en voyant de nouveaux rodeurs pointer le bout de leur nez. Elle avait sans doute fait une méga connerie en rentrant ici. Elle était en train de se dire qu’elle ne révérait surement jamais la lumière du jour, lorsqu’elle entendit son prénom hurlé par une voix forte et tonnante. Jill chercha des yeux celui qui venait de l’appeler. C’était lui, elle en était certaine. Mais lorsqu’elle répondit en hurlant à son tour le prénom de son ami, une alarme se mit à retentir couvrant le son de sa voix. Une eau croupit s’était mise à pleuvoir, rajoutant un peu plus de puanteur au lieu. Les corps des rodeurs qui se consumaient tout en se déplaçant toujours rendaient l’air presque irrespirable. A nouveau Juliane grimpa en hauteur, espérant apercevoir Robert. Un coup de couteau dans un crâne, puis elle plissa les yeux pour tenter de distinguer qui étaient vraiment vivant au milieu de toutes les ombres qui se mouvaient. Elle sursauta lorsqu’un coup de feu fut tiré, et qu’une balle siffla non loin d’elle. « -bordel de… » Souffla-t-elle en sautant de l’autre côté.

Ses cheveux en batailles totalement trempé par l’eau dégueulasse qui venait de l’arroser, Juliane posa enfin son regard sur la jeune femme qui venait de descendre un à un les rodeurs. Même si elle ne su pas si elle la jeune femme brune le vit, elle lui adressa un signe de la tête comme pour lui dire merci. Pas le temps de dire quoi que se soit, de poser la moindre question. Opération on sauve nos fesses priorité absolue ! Juliane sentit juste en elle une magnifique sensation de soulagement de voir que Bob était bien vivant debout sur ses deux jambes. Elle suivit alors la jeune femme, alors qu’ils étaient rejoints par deux autres personnes.

Ils marquèrent pourtant tous une pause lorsque de sang froid la jeune femme abattit un homme qui venait de se faire mordre. Etait-il avec eux ? Juliane n’en savait rien, mais elle bloqua quelque peu sur la scène, avalant avec difficulté sa salive, son regard sombre passant de l’homme à terre, à la jeune femme dont l’arme était encore brûlante. Elle regarda ensuite Bob, comme si son regard pouvait l’aider à trouver des réponses. Mais une main sur son épaule la fit réagir, et elle adressa à léger sourire, enfin plus un mouvement de lèvres presque imperceptible à celui qu’elle venait de reconnaitre. Tom… « -non ça va… » Répondit-elle à celui qui lui avait donné des bases de combat en posant sa main sur la sienne quelques secondes.

Une fois à l’extérieur, Juliane plissa les yeux pour sa protéger de la lumière. En faite, elle se demandait si elle ne préférait pas ce qu’il y avait dedans… Vu la marée d’infectés que l’alarme était en train d’attirer, elle était plutôt d’accord avec l’homme qu’elle ne connaissait pas. Ça sentait grave la merde. Son regard suivit le doigt de l’étranger, elle suivit le mouvement, se mettant à courir pour rejoindre cette camionnette. Pitié qu’il y ait de l’essence et qu’elle démarre ! Tout en courant aussi vite qu’elle le pouvait, elle jeta un coup d’œil en arrière. Même si les rodeurs étaient plus lents qu’eux, il y en avait une quantité monstre !

En parvenant à la camionnette, cinq infectés surgirent du côté. Juliane planta son arme dans l’orbite de l’un d’entre eux. Elle se retrouva isolée du reste de groupe avec l’homme qu’elle ne connaissait pas. Une mâchoire claqua non loin de son oreille, et elle se tourna rapidement, arme au poing afin de mettre fin à aux jours de la créature. Elle hurla alors pour l’étranger : « -derrière toi ! ». Deux infectés n’étaient qu’à quelques mètres de l’homme. Juliane avança alors vers lui, lui évitant ainsi une morsure fatale.


Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
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Bobby Smith
Lost Angels
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mar 15 Déc 2015 - 21:27

Une piqure de moustique brula le biceps de l'homme imposant. Celui-ci, tout à sa rage et sa frayeur du moment, ne s'en aperçut pas. Un projectile propulsé par l'arme de l'étudiant avait frôlé le muscle disproportionné du mastodonte, labourant le cuir du manteau et par le fait même creusant une nouvelle estafilade dans la peau durement éprouvée de Robert. L'effort combiné du groupe mis enfin un terme à la menace des représentait les parodies de vie. Soufflant comme un buffle, les oreilles submergées par la plainte stridente de l'alarme, le colosse essayèrent de faire un sourire crispé vers l'ange à la chevelure cuivrée. Les dernières gouttelettes d'eau slalomaient sur le corps svelte et athlétique de la photographe et la beauté presque surnaturelle du visage de la Texane n'était que rehaussée par les lueurs du feu mourant. Se passant une main énorme et rugueuse dans son faciès monstrueux, Bobby chassa les derniers vestiges de la pluie artificielle. La dame au teint d'albâtre fit signe au groupe de la suivre pour sortir par les portes principales du supermarché. Tous prirent leurs jambes à leur cou sauf Robert. Celui-ci passa le sac de victuailles par-dessus son propre sac à dos. La charge était donc doublée et n'importe quel homme de stature normale aurait peiné de trimballer ce poids supplémentaire. Mais le colosse était doté certes d’une apparence effroyable, mais la nature avait jugé bon de lui prodiguer une force monstrueuse. Comme pour s'excuser de la mauvaise blague pour le physique ingrat de l'homme.

Le bruit assourdissant de la sirène d'urgence empêcha le géant de percevoir le coup de feu qui acheva la non — vie de la créature d'outre-tombe. Mais le regard bleuté du colosse se voila d'incompréhension en voyant les flots écarlates jaillirent de la profondeur perforation dansa gorge du policier. Ne sachant que faire, se maudissait d'être trop stupide pour connaître les bases des premiers soins, Robert ne put qu'être le témoin impuissant de cette scène. Mélodrame empreint d'une compassion perverse et descente aux enfers qui pourraient faire passer le livre de Dante pour une comédie des plus banales. La douce dame plaça son arme sur le front de l'homme agonisant et celui-ci fit un signe de la tête. Les yeux du policier semblaient presque en paix, ayant la docilité d'une proie mourante devant son meurtrier. Le colosse ne put fermer ses paupières pour ne pas assister au coup de grâce d'une violence inouïe. Il ne fit pas le cône enflammé illuminé brièvement la mort de l’agent. Ni la culasse entreprendre son sinistre ballet de mort pour éjecter la douille fatale. Le projectile de 9mm fracassa l’os du crâne et pulvérisant le cerveau du flic, anéantissant de ce fait même l’âme et éteignant la vie de Bill dans le souffle de la détonation. Détonation qui résonna comme le marteau du juge annonçant la peine capitale pour un être humain sans possibilité de rappel. Le colosse sursauta  et quand l’exécution fut accomplie, il ouvrit les yeux avec crainte. Cherchant le support des autres, le colosse ne fit que dans le regard des gens présent que l’approbation de ce geste à la fois barbare et aussi de compassion. La seule personne qui semblait dégoutée, alarmée et révulsée sur le coup fut l’ange à la chevelure cuivrée.

Juliane semblait perdu, ravagé même devant ce châtiment qui jumelant la miséricorde et la fatalité. Robert fit un pas hésitant vers celle qui était tout pour lui. Son soleil et sa lumière que le monstre de foire essayait de préserver du mal de ce monde de folie assassine. Un élan de compassion et de solidarité fit bondir l'immense cœur torturé de la bête. Bobby voulait serrer le corps parfait de la photographe dans ses bras démesurés et lui demander pardon. De s'excuser d'être si con, d'être parti sans elle, de la mettre en danger. Mais avant qu'il n'ait pu faire un pas, le jeune homme inconnu avait pris l'initiative de rassurer Juliane. Le doute, la honte et la colère étreignaient alors l’âme du mastodonte. Comme à chaque fois que Robert voulait faire une percée dans les nébuleuses relations humaines, un homme s'empressait de lui couper l'herbe sous pied et de faire paraître le géant comme le dernier des abrutis. Une criante vérité selon l'avis de l'erreur de la nature. Baissant la tête pour échapper à ces scènes douloureuses, il resta en retrait du groupe. Par conséquent, Bobby fut le dernier à surgir à l'air libre.

Le soleil aveuglant fit mettre la main immense de la bête en visière. Pour permettre à Robert d’apprécier son nouvel environnement. Il respira un grand coup pour essayer de chasser l’arrière-goût de corruption et de décomposition qui régnaient dans le magasin d’alimentation.  Mais une certaine nausée enserra la gorge du géant et lui noua les tripes de frayeur. Pas la terreur de la mort promise par l’avancer de la meute putride qui gémissait de faim, mais la peur de perdre de nouveau un être cher. D’instinct il fit un pas vers les goules qui s’avançaient laborieusement vers le groupe de survivants en plein désarroi. Si le colosse pouvait donner sa vie pour permettre à son ange, à la gentille dame qui l’avait soutenu, à Ziggy et même à l’inconnu entreprenant de précieuses secondes pour se sauver de ce tragique destin, Robert le ferait sans hésiter. À cet instant précis il ressemblait à un roc, une péninsule qui serait submergée par une vague déferlante de violence et de mort.  Enserrant sa hache à s‘en faire blanchir les doigts, les muscles déjà tétanisés par les efforts des dernières luttes, le colosse se laissa submerger par une rage et une fureur grandiose.  Laissant s’échapper un rugissement dine d’un héros de la Grèce antique, il leva sa hache pour frapper la première parodie de vie qui avait eu l’audace de s’approcher près de celle qui aimait. La puissance du coup fit reculer l’attaquant mort-vivant de plusieurs pas et trébucher, entrainant quelques de ses congénères au sol dans un amalgame de membres raidis par la rigueur cadavérique. Le quatuor en arrière du mastodonte profita de ce sursaut pour s’éloigner au pas de course. L’adrénaline du goliath des temps moderne et sa fureur  lui firent perdre quelques instants de retard pour suivre le mouvement. Et au moment qu’il entreprit de démarrer sa charge digne d’une locomotive, l’impassible survint. Après quelques grandes enjambées vers la lueur éblouissante que représentait à ses yeux son amie Juliane, Bobby se prit les pieds dans un cadavre nauséabond et s’étala de tout son long sur le bitume du stationnement. Un gémissement collectif qui pourrait s’apparenter à une joie perverse s’échappa des gorges immondes des goules.  

Robert essaya de se relever gauchement, poussant l’attraction terrestre de ses bras puissants. Il mit un genou au sol et une main aux phalanges acérées lui enserra l’épaule. Sentant le souffle putride de sa mort imminente dans son cou, le colosse propulsa sa tête vers l’arrière pour asséner un magistral coup de boule sur le nez de l’abomination. La créature à la demi-vie  recula d’un pas sous le choc, permettant au colosse de se relever et de se décaler de la parodie de vie dotée d’un appétit immonde. Au loin un moteur qui démarre ajouta à la confusion du monstre de foire, ses sens auditifs submergés par la quantité de bruit produisent autour de lui.  À sa gauche il entendit des coups de feu et un trio de choses mortes qui se dirigeait vers une personne. Robert ne savait pas si c’était Ziggy ou bien la dame, mais il devait briser l’encerclement meurtrier que l’être vivant subissait. Donnant un coup de hache latéral d’une violence inouïe, il balaya deux zombies habillés comme des clochards comme une tempête emporterait deux fétus de paille. Le dernier mort-vivant chuta à cause de la perforation de son cervelet par un projectile meurtrier.  Se retourna vivement, Robert ne put constater qu’une vague de zombies venait de couper le chemin pour rejoindre Juliane. À cet instant, le colosse se sentait comme un navire en perdition sur un océan de douleur et que des monstres putrides essayaient de le faire sombrer pour l’empêcher de rejoindre la lueur réconfortante de la photographe. Le regard bleuté du colosse  se remplit d’une détresse de voir celle qui considérait à la fois si proche et si loin à la fois. Voulant se jeter au milieu des goules pour tenter de rejoindre celle qui lui avait témoigné une amitié si pure, Robert ne put s’empêcher de crier de toutes ses forces son inquiétude.

Robert- JULIANE TIENS BON J’ARRIVE !

Mais une main apaisante fit avorter le mouvement, certes courageux et intrépide, mais totalement suicidaire et grossièrement stupide. Tournant son horrible faciès  marqué du masque de la surprise et surtout de la frayeur de perdre un autre être cher, Robert regarda l’être qui était si fort et si fragile dans les yeux. Il se laissa subjuguer par la douceur de ce toucher et surtout il sut qu’il devait l’aider à vivre une journée de plus dans ce monde chaotique…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 16 Déc 2015 - 9:59

Spoiler:
 
Aujourd’hui était le premier jour du reste de sa vie. Elle le sentait. C’était un sentiment intuitif mais viscéral, logé bien profond dans ses entrailles, douloureusement ancré dans sa chair laiteuse. Son cerveau était en arrêt sur image, repassant en boucle l’euthanasie du policier. Ses mains vibraient encore de la puissance du recul, son visage brûlait là où le sang avait giclé, ses oreilles bourdonnaient en l’isolant du monde entier. Selene n’entendit pas Ziggy crier de se planquer derrière une camionnette, tout n’était que tâches de couleurs qui se déplaçaient au ralentit. Les sons étaient déformés et confus. Comme extérieur à son propre corps, elle se vit tirer à bout portant dans la tête d’un rôdeur, se tourner, faire feu 5 fois sur deux autres sans réussir à toucher leur tête, assener un violent coup de pied dans le genou d’un zombie pour le lui briser et lui faire perdre l’équilibre, tirer encore 4 balles et ne tomber que deux ennemis. L’adrénaline gonflait ses muscles maigres, portait sa carcasse mince, inhibait la peur, mais c’était inutile. Il en arrivait plus, toujours plus…

L’étudiante chercha l’issu de ses yeux bleus affolés mais un rideau de chair en putréfaction s’étirait déjà pour la séparer de ses comparses. Elle pouvait encore passer ! Il lui suffisait de courir, forcer le barrage des bras tendus avec avidité, et se jeter dans les bras du magicien. C’était simple, évident, mais le destin en décida autrement. Dans sa rage aveugle, Bobby s’était effondré sur le bitume. Proie idéal en position désavantagée, il attirait à lui suffisamment de cadavres pour élargir la brèche offerte à Selene, mais saurait-elle le laisser là ? Cette homme lui avait sauvé la vie, il était bon, jamais elle ne survivrait s’il s’ajoutait au poids des mort posé sur ses épaules frêles.

Résignée, la musicienne renonça à son ouverture pour tirer sur les plus proches assaillants. Sur 4 fois, elle ne toucha qu’une tête. Lamentable. La hache du géant tournoyant, balayant deux pauvres charognes affamées et elle réussit à abattre une autre des goules. Une fois sur ses pieds, le colosse s’écria qu’il allait rejoindre Juliane. La jeune femme fut touchée par cette dévotion déraisonnée ; il devait être sacrément amoureux pour en arriver là. Pourtant, l’amour ne lui permettrait pas de franchir le rempart de morts-vivants qui les isolaient désormais de leurs trois compagnons. Désemparée, Selene posa une main sur son épaule pour le faire se retourner :

- On ne peut pas… reste s’il te plait, il faut qu’on s’en aille ailleurs…

Elle pleurait. Silencieusement, ses larmes n’en pouvaient plus d’attendre, elles ruisselaient sur son visage en créant des sillons salés dans la crasse et le sang qui recouvraient sa peau. Un rôdeur grogna proche de ses oreilles. Elle pivota vivement, par réflexe, pour lui balancer son coude dans le nez et le jeter au sol. Ensuite, elle voulut lui écraser le crâne à coup de pied mais elle ne réussit au premier essai qu’à se provoquer une douleur dans toute la jambe. N’ayant pas le cœur à s’acharner, elle montra une autre brèche, ouverte au milieu de la foule toujours plus nombreuse de charogne, dans une direction opposée à celles des autres.

- Là ! Viens.

Elle se mit à courir, Bobby sur ses talons. Ses larmes coulaient toujours, épiaient la culpabilité qui rongeait sa jeune âme. Chaque zombie tué lui pesait comme un crime et ce qu’elle avait fait au policier bien vivant lui donnait l’impression d’être un monstre. Un de ces charognards qui profitaient de l’apocalypse pour briser les limites du respect de la vie. Elle avait envie de s’arrêter, de hurler, de jeter son arme dans un caniveau, mais tout son jeune corps restait tendu dans sa course. Les rideaux de putréfiés s’éclaircirent, certains se mettaient à leur trousse alors Selene trouva dans les tréfonds de ses muscles la force d’accélérer le rythme.

Elle était déjà loin de l’épicerie, loin du parking, loin de la camionnette, loin de Ziggy. Heureusement, elle entendait les pas lourds de Bobby dans son dos, elle n’était pas seule. Seule elle serait morte ou elle aurait sombré dans la folie. L’air froid du mois de novembre gelait les sillons de larmes sur son visage, ça faisait mal, mais elle s’en fichait. Plus rien n’avait d’importance désormais. Les rues de Seattle, quand elles n’étaient pas envahies de zombies attirés par l‘alarme qui résonnait jusque là en bruit de fond, étaient désertes. C’était une ville morte, abandonnée. Les militaires ne contrôlaient rien du tout, ils se planquaient simplement dans leurs retranchements en attendant que ça passe. Les gens comme elle étaient les seuls à savoir comme se déroulait la fin du monde…

L’étudiante avait un point de côté et l’impression que ses poumons allaient exploser, alors elle s’arrêta au pied d’un bloc d’immeubles insalubres et sans doute vidés depuis longtemps. Par la maladie ou par les pilleurs, impossible de savoir. Un silence terrifiant régnait, briser simplement par les respirations irrégulière des survivants. La mort n’était plus à leurs trousses, c’était un répit. Alors sans crier garde, Selene éclata en sanglots, pour de bon. Tout son corps fragile tremblait, ses larmes cessèrent d’être silencieuse, sa détresse s’échappait par chacun de ses pores. Ce jour là, la jeune femme qu’elle était n’existait plus.

Spoiler:
 


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Mer 16 Déc 2015 - 20:47

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

Des infectés partout. Des infectés, qui se trainaient sagement vers le groupe. À travers les voitures, ils se prenaient les pieds dans des cadavres et des affaires laissées à même le sol. Ils auraient dû s’en douter. Ziggy ne s’était pas douté qu’ils seraient aussi nombreux, et eux si fatigués. Il n’avait pas prévu d’avoir autant fait d’efforts à l’intérieur de ce magasin. Ils avaient parlé, beaucoup agi, beaucoup couru. C’était difficile de se dire qu’il fallait encore faire un effort pour pouvoir retrouver un endroit propre où ils seraient en sécurité. Ziggy avait hâte de retrouver la boutique, et commençait presque à douter de sa capacité à arriver en un seul morceau à destination. Mais il le fallait, ils n’avaient pas le choix.

Alors, ils avaient commencé à courir. Courir autant qu’ils pouvaient, aussi vite, pour pouvoir sortir de cette zone de transit où la vie et la mort se chevauchent. La voix de sa nouvelle camarade, qui semblait être la Juliane dont avait parlé le mastodonte, avait été accompagné d’un mouvement de la paume qui avait permit à Ziggy d’échapper à une morsure de la part d’une de ces choses qui n’avait rien d’humain. Ziggy poussa une injure aussi grosse que sa confiance en lui, de toutes façons, un peu plus de bruit ou un peu moins, ça ne faisait pas une grande différence. Il fallait simplement se dépêcher de pouvoir accéder à une zone plus vaste, avec moins d’embuches, pour se rediriger vers la ville. Même s’ils étaient à leur compte, les survivants solitaires comme Ziggy espéraient toujours que les infecté se dirigent vers les campements tenus par les militaires, qui pouvaient, eux, les éliminer de quelques balles bien placées.

« … Merci ! » Avait eu le temps de s’exclamer Ziggy avant de sortir son fusil pour tirer à vue. C’était un gros canon qui lui abimait l’épaule avec le recul. Il réussit à faire tomber deux infectés mais ça n’était pas assez pour contenir le flot de cadavres ambulants. Derrière Juliane, Justin et Ziggy, toujours Selene et Bobby, qui avaient quelques difficultés à les rejoindre. Ziggy tourna la tête un instant pour apercevoir le visage en larme de Selene avant de se détourner pour mettre un coup de crosse dans le visage d’un infecté mit à terre par les soins de Justin. Ils allaient s’éloigner. Ziggy en avait le cœur en miette. Il s’en voulait de devoir se séparer du duo, alors qu’ils venaient juste de se retrouver. Mais le magicien savait que Selene saurait où le trouver. Il s’en voulait également de la voir dans un état pareil, et de ne rien pouvoir faire. Ils étaient dans le même bateau, il était révolu, ce temps où l’homme est une barricade protectrice pour la femme fragile.

Dans cette boutique, Ziggy avait constaté que les femmes étaient au final bien plus culottées qu’il ne pouvait l’être lui-même, face au danger. Il savait que Selene était capable de faire davantage que ce qu’elle croyait être capable, mais ça, il se le gardait pour lui. Il détourna de nouveau la tête en les voyant s’éloigner, avant de remarquer la remorque ouverte d’un pick-up. Il poussa sans ménagement la jeune femme qui l’accompagnait vers cette direction, en indiquant à Justin une brèche plus petite entre deux petites citadines. Tant pis s’il fallait scinder les groupes. « Saute sur le toit de c’machin, on s’tire par là ! » Indiqua Ziggy à Juliane en la suivant, grimpant sur la remorque du pick-up en marchant sur les pas de la jeune femme. Elle allait vite, elle savait qu’elle retrouverait son ami, Ziggy en était certains. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était survivre jusque là.

Au loin, Ziggy aperçut Justin. Le magicien lui fit un signe de main avant de se détourner pour mettre un nouveau coup de crosse dans un rôdeur qui tentait de grimper sur la remorque, sans succès. Il ne s’en faisait pas pour lui, mais il espérait qu’il puisse le retrouver plus tard. Après tout, il l’avait aidé à reprendre le contrôle de la rue entière d’où se trouvait sa boutique de magie. C’était leur prochaine direction. Descendu du pick-up, le magicien agrippa la main de Juliane pour se remettre à courir.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Aujourd'hui à 7:02

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