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 Balance of human folly...

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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 9 Déc 2015 - 15:06


Balance Of Human Folly ...
PV : Bobby, Selene, Ziggy & Justin

Ziggy voulait connaitre le sort qu’il resservait à la bouteille en feu dans la main du blond. On avait beau dire ce qu’on voulait le résultat été plutôt évident. Il voulait jeter la bouteille sur les trucs et les faire cramer. Il n’avait pas vraiment le choix. À défaut peut-être qu’il pourrait prendre peur et voyant les flammes se rependre autour d’eux. Le Norvégien commençait doucement à paniquer. Il entendait de plus en plus de bruit autour de lui et ne savait pas trop comment réagir. Il y avait d’un côté les horreurs vivantes et de l’autre un bruit plus humain.

Le plan de Ziggy était certainement simple et efficace. Il ne prévoyait pas de plan B en cas d’échec. «Si on doit se séparer, ne m’attendait pas. » Ziggy voulait qu’on fasse plus de bruit. Il trouverait bien une solution pour faire plus de bruit. Il regardait autour de lui et remarquait alors des vitres plus en hauteur. Il y avait des morceaux de métal qui jonchait le sol. Doucement, il saisit le premier et le lança de toutes ses forces à travers une des fenêtres dans un vacarme assourdissant.

Le bruit venait alors de deux directions d’un côté on avait le bruit des rodeurs et de l’autre un truc qui semblait plus humain. Une personne devait certainement être en détresse. Il regardait alors Ziggy comme si le regarder pouvait l’aider à prendre une décision, qu’il savait compliquer. « Ziggy ! Justin partez vers la gauche, je suis sûr que vous pourrez y sauver quelqu’un je vais faire diversion avec les rodeurs, surtout, si je ne reviens pas, ne m’attendez pas. Si je me fais chopper. Je mettrais fin à ma vie sans réfléchir. » L’heure n’était plus à la réflexion, mais à l’action. Il appelait les rodeurs en faisant le maximum de bruit possible.

Il s’engouffrait dans le couloir qui tout en sachant qu’il allait certainement mener à sa perte. Il avait l’espoir de trouver une issue de secours dans le coin. Il criait alors très fort dans l’espoir d’être entendu par les autres. « Surtout ! Restez en vie ! » D’après les normes il devrait trouver ça dans le coin pendant que les rodeurs étaient en train de se presser pour rentrer dans le couloir de plus en plus vite. À gauche, il y avait les toilettes des femmes et à droite ceux des hommes. Il remarquait le petit symbole sorti de secours. Il devait faire encore plus de bruits avant de s’engouffrer par là.

Son chien était toujours à ses pieds et ne tentait rien contre les rodeurs. Il se rapprochait de plus en plus vite de la porte et espérait que les autres s’en sortiraient bien sans lui. Il n’avait pas d’autre choix que celui de s’enfuir. Il n’arriverait pas à venir à bout de tous les marcheurs présents devant lui sans risquer de se faire toucher. Il n’avait pas le choix, finalement, il poussait la porte et fit de son mieux pour la refermer rapidement derrière lui. À l’extérieur du bâtiment, il y avait quelques rodeurs, mais il ne les avait pas encore remarqués lui et son chien.

Il plantait son couteau dans les cranes qui l’empêchait de fermer la porte et enfin il réussit à fermer l’a porte. Il devrait faire le tour du bâtiment pour rejoindre son véhicule, mais au moins, maintenant il était à l’air libre et pouvait enfin se repérer sans avoir à plisser les yeux dans l’obscurité. Il était triste de les abandonner là, mais il n’avait pas vraiment le choix. Retourner en arrière aurait été un suicide ni plus ni moins.


HRP:
 



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Jeu 10 Déc 2015 - 0:16

L’orage était passé. Petit à petit, les tensions s’apaisaient entre le groupe. C’était nécessaire car la situation était plutôt inquiétante. Personnellement, je n’aimais pas trop risquer ma vie pour des boites de converse. Seul, j’étais discret et précis. Généralement, les infectés ne me remarquaient même pas mais un groupe bruyant les attiraient tous comme un essai de guêpes. De plus, le groupe s’était coupé en deux. Qu’étais devenu les autres ? Il fallait les retrouver et rapidement. Ziggy gardait son calme et se débrouillait bien. J’étais assez surpris car la première fois que je l’avais retrouvé, il semblait complètement perdu et déboussolé.

Je ne réagissais pas aux tentatives du blond de foutre le feu. S’il était un tout petit peu cultivé, il devrait savoir que le corps humain était surtout constitué d’eau et brulait mal. Une grenade aurait été appropriée pour les attaquer en revanche mais à condition de bien savoir viser. Même chose pour les armes à feu, elles devaient surement être efficaces contre ces choses à condition d’avoir beaucoup de munitions. En ce qui me concerne, je préférais les armes blanches. C’était efficace et je n’avais pas besoin de trouver des munitions en permanence. De surcroît, cela ne faisait presque pas de bruit.

En arrivant dans le couloir, j’entendis des bruits. Quelqu’un semblait se battre contre les infectés. Il fallait secourir cette personne avant qu’elle ne se fasse mordre. Je me tournai vers mon ami magicien et lui lança sérieusement : « Il faut aider cette personne en difficulté. Je pense que c’est tout à fait possible» .Qui sait ? Cette personne pouvait devenir un ami potentiel, nous apprendre des tas de choses. Je repensai au flic mordu. Il avait peu de chances de s’en sortir. Et s’il était immunisé ? Après tout, on ne savait pas du tout comment ce virus évoluait dans le corps humain. Peut-être que j’avais été en contact avec cette infection ? J’avais déjà reçu du sang sur le visage ou les mains. Enfin bon, j’évitais de trop penser à cela, ce n’était vraiment pas le moment.

Dwight me sortit alors de ma torpeur en nous conseilla de nous séparer. Il était courageux, c’était indéniable. Mais d’un certain coté, je ne voulais pas qu’il se sacrifie pour nous. Je lui répondis : « Si tu es sur de ce que tu fais, fais-le. Mais évites de jouer les héros. Bon courage en tout cas. On va se charger de sauver ce survivant et de retrouver le groupe ». Je ne savais pas trop si on allait le revoir. Dans tous les cas, il semblait bien se défendre. Je ne me faisais pas trop de soucis pour lui. Je regardai ensuite Ziggy et lui demanda : « Tu es prêt ? ».
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Jeu 10 Déc 2015 - 19:27

« -Bob !!! »
« -Bob !! Réponds-moi !! »
Un ton plus bas : « -bordel de merde… »
Les dents serrées, Jill avait d’abord cru à une petite farce de la part de son ami, mais à mesure que les minutes passaient, elle sentait poindre la panique dans son esprit. Elle comprit bien vite que cela ne servait à rien qu’elle hurle ainsi. Sauf si elle voulait faire accourir tous les infectés qui trainaient dans le coin. Bob était… Parti.
« -espèce de… tout ça pour… Roh si je le retrouve… » Elle marmonnait toute seule la mâchoire crispée. La joie de retrouver Bob après sa longue matinée de marche à travers les bois, avait laissé sa place à la peur. Puis celle-ci avait laissé la place à la panique, qui enfin s’était transformée en colère, comme c’était souvent le cas avec Juliane lorsqu’elle flippait pour quelqu’un à qui elle tenait. Tout en continuant de vociférer, elle bourra un pull et quelques trucs à manger dans son sac à dos. Compléta le tout avec sa corde d’escalade, une bouteille d’eau et encore deux ou trois trucs. Hors de question qu’elle reste là à l’attendre alors qu’il ne reviendrait peut-être pas. Sous le coup de sa colère, elle claqua la porte en sortant du chalet. Il lui avait mentit. Il savait très bien qu’elle ne l’aurait pas laissé partir sans elle. Et pourquoi ? Pour la protéger ? Avait-il au moins prit en compte le sang d’encre qu’elle allait se faire pour lui ?!

La jeune femme traça droit devant elle, direction la ville. Elle savait pertinemment ou ce grand dadais était parti. Pourtant elle lui avait dit qu’ils iraient ensemble. « -je vais vérifier un truc » imita Juliane en grimaçant. Rah elle était remontée. Et en même temps elle avait peur pour lui. Enfin… Elle savait très bien qu’il était capable de se défendre contre les infectés. Mais ce n’était pas tant eux qui l’inquiétait. D’instinct, elle se mit à courir. Elle avait retrouvé toute sa santé, et elle était plus que pressé de mettre la main sur Bob. Enfin encore fallait-il qu’elle parvienne à le trouver. Encore heureux qu’elle était rentrée plus tôt qu’elle ne l’avait pensé au début. Il devait avoir environ une heure d’avance sur elle. Elle ne devait pas perdre de temps.

En ville, elle savait être discrète et celui lui permettait de passer inaperçue. Enfin presque. Elle n’était pas un chat non plus. Et pour certains marcheurs, sa peau devait avoir une odeur de viande juteuse… Aller savoir pourquoi, dans sa tête Lose Yourself d’Eminem passait en boucle. Même si elle avait encore bien du mal à planter sa machette dans le crâne d’un infecté, elle savait déjà bien mieux se défendre. Elle évitait toujours de le faire si sa vie n’était pas en danger, préférant les éviter si elle le pouvait. Le souffle rapide à cause de la course, elle ralentit l’allure ne cessant de s’imaginer dans la tête de Bob. Il était forcement passé par là. Alors où avait-il pu aller après être arrivé en ville. Un râle la fit tourner sur elle-même, et lorsque l’infecté fut allongé sur le sol, le crâne en miette, elle détourna la tête avec dégout. Autant pour lui que d’elle-même. Elle détestait vraiment faire ça. Ayant l’impression de perdre un petit bout de son âme à chaque fois… Enfin, son regard se posa sur des panneaux de direction, et elle bloqua sur le nom d’un super marché. Si Bob était passé par là, avec la marche, et le peu qu’ils avaient mangé au matin, son ventre avait surement dû crier famine ! Elle claqua des doigts comme signifier l’évidence : élémentaire ! Et elle se grouilla de rejoindre le bâtiment. Ça semblait être impossible de rentré par l’avant. Trop gros troupeau de mordeurs.

Juliane préféra contourner le bâtiment, et entré par une entrée de secours. Peut-être qu’avec un peu de bol, Bob était encore là et qu’il avait trouvé de la crème au chocolat ! Ouais on se donne du courage comme on peut…
Le bâtiment n’avait plus rien d’accueillant… Déjà qu’elle n’avait jamais été une grande femme des grands surface, mais alors là c’était vraiment lugubre. Elle réprima un sursaut en tombant nez à nez avec un mannequin et que sa petite lampe torche se braqua sur le visage livide… Rayon beauté… Tout ce qui lui fallait ! Elle se traita elle-même d’idiote d’avoir eut peur débilement, et continua d’avancer. Visiblement c’était calme. Mise à part les bruits qu’elle entendait au loin. Juliane se figea sur place lorsqu’elle entendit un hurlement digne d’un troll. La jeune femme se mit à courir, avec tout de même une grande prudence en direction des cris. Il y avait du monde là-bas. Peut-être que ce cri venait de Robert. Il était en danger. Son cœur s’emballa, et elle accéléra ses foulées. Au détour d’un rayon, Juliane glissa sur le carrelage, et un cri sortit de ses lèvres. Il fut suivit d’un juron sonore lorsque son regard se posa sur les ombres qui se dessinait non loin d’elle. Le faisceau de sa lampe avait éclairé les visages macabres le temps d’une seconde. Une seconde de trop. D’un bon, elle se redressa, et elle prit une grande inspiration. Il allait falloir qu’elle s’occupe des clients qui restaient…

Sa machette rentra en contact avec le premier crâne, puis dans le second… Avec agilité, elle grimpa sur le comptoir de vente qui se trouvait là, histoire d’avoir une petite vue d’ensemble. Oh Fuck… ça faisait beaucoup quand même… L’un des infectés posa ses mains décharnés sur la chaussure gauche de Juliane, ce qui lui fit pousser un nouveau cri. « -mais pourquoi vous mangez pas des conserves comme tout le monde ! » lança-elle en balançant un coup de pieds au cadavre ambulant. A mesure qu’elle les éliminait, elle avait la nette impression qu’ils ne cessaient de se multiplier. Ils poussent comme les pâquerettes comme dirait Mushu dans Mulan. Juliane sauta en bas de perchoir, et tapa un sprint espérant semer ses fans. Elle lança un « OHHH » sonore tout en virant de bord afin d’éviter ceux qui arrivaient encore. Mais quelle idée à la con de rentrer dans ce magasin. En plus Bob ne s’y trouvait peut-être pas. Enfin heureusement qu'elle avait apprit à se défendre un peu plus en sa compagnie. Elle avait pas mal évoluer de ce côté là.





Il fut un temps où tu étais sauvage
ne les laisse pas te dompter...
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Ven 11 Déc 2015 - 18:29

Panique…

À ce puissant sentiment que nous avons tous ressenti à un moment ou un autre de notre existence. On peut définir ce mot de quelques façons. Certains parlent d’un dieu de la mythologie grecque, Pan le bien nommé, qui inspirait la peur aux ennemis de ses sujets par ses bruits. Parlant de peur panique, c’est une terreur soudaine qui domine le raisonnement et affecte souvent des groupes de personnes. Je crois que la situation qui nous intéresse n’est certainement pas des flutes de flute et de sabot n’est-ce pas? Les aberrations infectées par la maladie causent une grande frayeur au cœur des survivants. Mais soyons sadiques et imaginons qu’un nouveau protagoniste entre en scène. Une personne qui compte énormément pour un des acteurs de cette tragédie comparable à la folie de Néron… J’espère que vous voyez ou je veux en venir avec cette référence des plus appropriées?  Enfin soit retrouvons notre malabar à l’intellect déficient et comment il fera pour essayer de s’en sortir sans perdre de morceau important de son anatomie.


La hache de colosse tranchant dans le vif du sujet, à savoir une goule presque momifiée à l’avance par le statut de  arrière-grand-mère qu’elle portait tel un honneur de son vivant.  Le coup puissant tranchant presque complètement le bras de la parodie d’humaine et Robert ne se fit pas prier pour faire un second coup latéral dévastateur. Le fil aiguisé de l’outil coupa le mince fil de non-vie qui maintenait l’aberration debout. Dans un soupir de frustration de ne pas avoir pu étancher sa faim macabre sur l’amas de muscles disproportionné, la zombie s’évacha sur le sol dans une giclure de sang nauséabonde. Alors, la voix de la gentille dame s’éleva, attirant l’attention du colosse déformé de sa moisson funeste.

Dame- Non, c’est moi qui vais vous couvrir. Je ne pense pas qu’il soit en état. Donnez-moi votre arme de service.

Le cœur débordant de compassion de l’être ignoble se serra devant le visage terrifié. Les yeux bleutés de l’étudiante étaient sur le bord de laisser échapper des larmes de détresses. Mais une résignation farouche percuta aussi les sens de Bobby. Il se dit qu’elle aurait dû être à l’école en train d’apprendre, de s’amuser dans des fêtes ou d’être n’importe quels autres endroits. Pas dans ce lieu lugubre avec comme compagnie un monstre de foire et un policier qui risquait de s’évanouir à tout instant. Le policier au tient malade et faible donna son arme à la celle que Robert trouva si vulnérable à cet instant.

Dame- Il faut qu’on retrouve les autres maintenant… c’est à moi de te remercier au fait.

Une seconde passa, temps qui équivalait à une éternité dans ce monde de fou, elle rajouta dans un murmure.

Dame- tu m’as sauvé la vie. Pour de vrai.

Un sourire  rassurant écorcha alors le faciès monstrueux de Robert. Tendant une main tremblante vers le corps gracile de la femme, il en effleura l’épaule. Toute l’âme de Robert désirait la réconforter en la serrant dans ses bras immenses, comme lorsque Sandra avait peur de la leucémie. Mais la gêne galopante fut la plus forte et il ne put que serrer doucement l’épaule de la jeune beauté ténébreuse. Un véritable caniche cette brute.  Le ton encourageant et sincère de la chose allait de pair avec la lueur de tendresse et de détermination qui traversa son regard.  Sortant une barre de chocolat de sa poche, il le donna à la jeune femme surprise.

Robert- Euh… Tu es gentille et je t’ai dit que j’allais te ramener en sécurité… Euh… On doit faire ce que tu as dit… Euh… Soigner monsieur l’agent et le déposer à l’hôpital et rejoindre les autres. Tu as le chocolat, c’est toi la patronne…

Policier- D’accord, car là je me sens pas bien du coup… J’ai encore deux chargeurs pour mon arme à ma ceinture si besoin est.

Hochant sa tête aux traits durs et grossiers, Robert s’avança vers le magasin proprement dit. Les échos des gémissements des morts semblaient maintenant loin, les quelques rares zombies trucider par l’avancer magistrales et sans pitié du géant. Quand le trio des plus étranges arriva enfin devant les portes battantes, un bruit de verre cassé combiné à du métal strident les accueillit. La mélopée des morts-vivant changea de ton.  Une indignation perceptible dans les gémissements des goules signala à Bobby et ses compagnons d’infortune que la meute s’approchait de la source du vacarme. Comme des charognards près d'une bête agonisante. Robert mena le petit groupe vers le sac de victuaille oubliée et qui était sur le chemin pour se rendre vers l’origine du bruit. Tout près un chœur immonde s’éleva. Comme si le groupe nauséabond de cannibales zombifier venait de trouver un gueuleton. Une voix s’éleva au moment que le colosse récupéra le sac au sol.

Voix-Mais pourquoi vous ne mangez pas des conserves comme tout le monde!  

C’était une voix typiquement féminine qui donna le frisson à la créature cauchemardesque. Se redressant soudainement, un air paniqué frôlant la peur s’inscrivit sur les traits atypiques du mineur. Se tournant alors vers le policier et la dame à la beauté ténébreuse, la voix soucieuse de Robert demanda pour confirmer ses doutes.

Robert- Vous avez bien entendu… Euh… Ça ne se peut pas que ce soit Juliane… Elle est restée dans les bois…

Entendant un « Oohh » qu’il reconnut entre mille sons, le cœur du goliath des temps modernes rata un bon dans sa poitrine. Ses yeux s'écarquillèrent d'angoisse. Son sang se glaça et il beugla de toutes ses forces.

Robert- JULIANE… J’ARRIVE…


Mais comme si les cieux se moquaient de l’inquiétude du mastodonte, une petite bruine d’eau teintée de rouille tomba alors sur le trio hagard. Une alarme stridente se déclencha alors et la petite pluie se tarit subitement.

Petit intermède de ma part pour vous expliquer ce prodige. Vous vous souvenez de Dwight et de son cocktail Molotov improvisé? Le lancer sur des proies ignorant la douleur n’était pas la meilleure idée qui soit. Mais quand on n’a plus d’alternative, on fait ce qu’on peut. Mais propager un liquide enflammé dans un magasin d’alimentation doublé d’un département de vêtements cause un début d’incendie. Car oui les zombies transformés en torches vivantes percutent des articles inflammables comme des cartons, de l’alcool, d’autres goules et des vêtements pour ne nommer que ceux-là. Et qui dis incendie, dis alarme et gicleurs automatiques. Dans cette affirmation, seulement l’arme est véridique. L’arrivée d’eau du magasin était en réparation quand l’évacuation fut sonnée et il ne reste que l’eau rouillée et dégueulasse des tuyaux. Donc nous avons un feu de joie qui sent la viande rôtie dans le magasin, une alarme qui signale une vente de feu dans ce commerce pour les consommateurs putrides qui vont accourir. Je pourrais être des plus sarcastiques et faire une blague de mauvais goût du genre « Merci d’avoir magasiné chez nous. Aux plaisirs de vous voir lors de notre liquidation finale! »


Courant vers une lueur orangée des plus inquiétantes, la peau dégoulinante d’eau corrompue, Robert ne faisait aucunement attention à son environnement. Il n’espérait qu’il n’arrive pas encore retard pour se sacrifier à la place d’un autre être cher.  Car si par son sacrifice il pouvait sauver l’ange à la chevelure cuivrée, Bobby pourrait partir avec le sourire aux lèvres. Un héros déformé ce type.  Mais le destin fit un pied de nez à la créature pathétique et paniquée qu’était le colosse. Un mur de flammes séparait une silhouette familière et le mastodonte angoissé. Quelques goules s’avançaient aussi vite que leurs membres pourrissants pouvaient leur permettre vers celle qui occupait la quasi-totalité du cœur du monstre. Essayant de s’approcher du feu, la chaleur fit son œuvre et repoussa les mains bouillantes du colosse. Poussant un cri de rage et frayeur, Robert  ne savait plus quelle action tenter pour secourir sa chère amie. Sa seule amie qui était restée près de lui dans ce monde sans foi ni loi. Prenant des détritus au sol, Robert lança les conserves et les bouteilles vides dans la direction des agresseurs de la raison de vivre du mastodonte. Comme un lanceur de baseball mutant en quelque sorte... Quelques projectiles improvisés touchèrent leur but avec une force décuplée par la fureur et la peur.

Robert- ICI… LAISSEZ-LA ET VENEZ ME MANGER… JE SUIS PLUS GROS QU’ELLE ET SURTOUT MOINS UTILE…

Quelques charognards furent déconcentrés par les attaques pathétiques et aveuglées de l’homme. Ils bifurquèrent vers le rideau de feu et la proie gigantesque que représente le colosse déformé. Robert frappa les parodies de vie qui se présentait à son niveau avec sa hache, ses pieds et même ses poings. Il ne se souciait plus de sa sécurité, tout lui importait à cet instant fut que Juliane et la dame gentille vivent. Bloquant les quelques goules en approches, Robert s’assurait tout de même que la beauté ténébreuse soit libre d’agir à sa guise. À cet instant précis, le monstre de foire ressemblait presque à un berseker des temps ancien, un barbare laissant déferler les flots de sa rage sur ses ennemies. Un tourbillon destructeur qui ne voulait que rejoindre celle qui coutait plus que sa propre vie.



HRP:
 



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Dim 13 Déc 2015 - 16:36

- Donnez-les moi, ordonna Selene au flic qui lui disait avoir deux chargeurs de plus.  

Elle cala les munitions dans une poche arrière de son jean et suivit Bobby. A entendre les râles qui se démultipliaient dans les ténèbres, il devait encore rester un bon paquet de putrides dans l’épicerie. Combien de temps cela allait-il durer ? Elle se sentait fatiguée et à cran. Si la peur était liquide, elle remplacerait son sang désormais. Chaque rayon pouvait cacher une menace, chaque masse sombre la faisait sursauter, et l’air se raréfiait dans ses poumons. Le stress.

Une voix inconnue s’éleva alors du néant. Une femme visiblement. Probablement en difficulté. L’étudiante ouvrit la bouche, sans doute pour promouvoir quelque chose comme de la prudence mais le géant n’était pas en mesure de l’écouter. Il reconnaissait quelqu’un dans ce timbre et soudainement, il devint comme fou. Impossible de le raisonner ou de le retenir, il se rua en avant, emportant avec lui une partie de leur lumière et un épais rempart contre la mort.

- Merde ! Venez  !

Selene entraina le policier dans le sillage du colosse. Il soufflait comme un buffle blessé, blafard, exsangue. Il laissa même tomber son fusil dans l’opération, incapable de le tenir. Sans qu’elle ne soit encore au courant pour la contamination, la jeune femme se doutait qu’il n’en avait plus pour longtemps. Elle s’arrête brusquement et plaqua ses mains sur ses oreilles quand l’alarme à incendie retentit. Les arroseurs se déclenchèrent, inondant le magasin d’une eau croupie nauséabonde. C’était l’apocalypse. Quand elle tournait la tête, elle pouvait désormais voir des foyers de flammes orangés se mouvoir avec maladresse. Assourdie, la musicienne ne pouvait plus se faire entendre, ni même être prévenue par les grognements des zombies.

Quand elle eut rejoint Bobby, celui-ci se déchaînait contre des charognards qui bravaient nonchalamment un rideau de flammes. La lumière qu’elles projetaient donnait un aspect encore plus chaotique à la scène de démence. La chaleur était dévorante et de l’autre côté, une silhouette féminine se tenait sur un comptoir pour rester hors d’atteinte. Elle était toujours aux prises avec trois rôdeurs, bien que la plupart des autres aient préférés se tourner vers le géant. Sans réfléchir, Selene dressa le Block 17 et pressa frénétiquement la détente.

Elle n’avait jamais tiré, la lumière n’était pas optimale, et ses bras minces n’étaient pas formés à encaisser le recul. Même en tenant le revolver à deux mains, ses coups étaient amateurs, mal avisés, et il lui fallut l’intégralité de son chargeur avant que les zombies se soient tous pris une balle dans la tête. Ses yeux étaient écarquillés, sa respiration saccadée, elle réalisait sa folie. Elle aurait pu toucher Bobby ou son amie ! Au moins, les arroseurs avaient fait leur travail : le mur de feu s’était affaibli suffisamment pour que l’inconnue puisse les rejoindre. Paniquée, l’étudiante essayait de recharger son arme, ce qu’elle n’aurait su faire sans l’aide experte du policier.

L’eau cessa de tomber. Laissant les survivants trempés, ruisselant d’un liquide maronnâtes. Ziggy et Justin arrivèrent alors, sans doute eux aussi attirés par les hurlements féminins. L’alarme toutefois, continuait de s’exprimer, infatigable. Puisque user de sa voix était inutile, Selene fit signe de la suivre. Il fallait sortir d’ici, ça devenait urgent, avant que tous les morts-vivants de Seattle convergent dans leur direction. Elle courait, sa torche éclairant devant elle. Combien de corps avait-elle enjambé ? Certains gisaient dans des flasques de sang et de crasse à cause des arroseurs.

A la sortie d’un rayon, juste avant d’arriver aux caisses qui les séparaient de l’entrée principale – celle par laquelle l’étudiante était entrée – un zombie leur tomba dessus. Sur le flic en fait. Et avant que quiconque ne réagisse, il se fit arracher la gorge à coup de dents. Il s’effondra dans un gargouillis sanglant couvert par l’alarme, éclaboussant ses comparses et notamment la benjamine du groupe qui sentit le liquide chaud lui gicler au visage. Pur réflexe : elle dressa son arme à bout portant et fit feu, perforant la tête de la charogne de part en part de son crâne. Alors elle baissa ses yeux bleus vers leur allié qui agonisait, plaquant vainement ses mains sur le trou béant de sa gorge. Il était perdu. Impossible de le sauver et dans leur situation, il était suicidaire de le regarder se vider de son sang.

La lumière dans les orbes de Selene s’éteignit, balayée par les ténèbres glacées de sa nouvelle vie. Le cœur lourd et affolé, elle prit la décision qui ouvrait sa route vers les enfers : elle tira dans la tête du flic pour l’achever. Pas pour lui épargner une seconde non-vie – elle n’en savait rien – mais pour mettre fin à ses souffrances. Une euthanasie. Sans oser regarder ses comparses, elle se remit en mouvement, passa les caisses, et ouvrit la porte par laquelle elle était venu.

La lueur du jour l’aveugla. Crue et grisâtre. La jeune femme rangea sa torche et alors, elle prit connaissance de l’ampleur de leur problème : des dizaines et des dizaines de charognes affluaient, attirés par l’alarme, de toutes les directions.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Dim 13 Déc 2015 - 20:45

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

Il ne fallait pas trop réfléchir. Quoi que rusé, lorsque la situation sentait le sapin, Ziggy avait le fâcheux réflexe de débrancher son cerveau. Les conséquences ? Il verrait plus tard. Tant pis si sa peau était en danger, il n’avait rien à perdre. Du moins, c’est ce qu’il se répétait lorsque qu’il s’était retrouvé dans le même bain que tout le monde à cause de cette épidémie. Peut-être que c’était différent désormais, parce qu’il savait que la jeune fille qu’il convoitait juste avant ce drame était encore vivante. Peut-être que ça le motiverait à agir avec davantage de prudence. Cette fille s’était retrouvée dans ce centre-commercial ce jour-même, on ne pouvait pas ignorer cette coïncidence plutôt surprenante. Ziggy essayait de se concentrer sur le bruit qu’ils avaient entendu plus loin. Il tentait de percevoir si la jeune femme était une cause perdue d’avance, ou si elle pouvait être sauvée.

Il fût interrompu par Dwight, qui avait décidé de faire diversion pour éloigner ces infectés de la zone, tout en quittant les lieux. Peut-être qu’il ne se sentait pas de jouer le chef de groupe pour une nouvelle âme, ou simplement qu’il avait eu ce qu’il désirait, à savoir sa bouteille de tequila. Ziggy n’avait pas répondu, il avait simplement haussé les sourcils. Il ne savait pas bien comment le prendre, mais de toutes façons, ils avaient plus important à s’occuper. Il fallait se débrouiller pour se débarrasser de ces infectés, déguerpir d’ici et retrouver les autres. Parce que Ziggy ne pouvait pas laisser Selene s’évanouir dans la nature. Justin était prêt à passer à l’offensive. Ce n’était pas le cas de Ziggy, mais il le fallait. Il haussa les épaules en s’armant de son fusil qu’il avait en bandoulière depuis le début. « On a pas vraiment le choix… » Commenta-t-il avec un petit sourire en coin, à l’adresse de son ami.

Alors ils avancèrent. La diversion de Rahan avait peut-être aidé à distraire quelques infectés qui éraient sans se soucier de la personne en détresse. Ziggy tira alors dans le tas. De toutes façons, il y avait déjà assez de bruit comme ça, un peu plus, un peu moins, ça n’aurait pas fait une grande différence. Si cela pouvait aussi prévenir le géant et sa protégée que les deux jeunes hommes étaient toujours vivant, ça ne pouvait être que bénéfique. Le magicien aperçut alors une jeune femme, à l’allure athlétique, se battre contre ces infectés qui changèrent de cible à cause du coup de feu qu’avait tiré Ziggy dans la tête de l’un des leurs. En fait, les infectés qu’il venait d’éliminer étaient bien ceux que Dwight avait réussit à distraire. La bataille avait eu lieu plus loin, les coups de feu qu’ils avaient entendu avaient été tiré par Selene, qui semblait emprunt à une puissante montée d’adrénaline.

Ziggy le savait : Le chute de cette hormone serait un coup dur. Mais il était habitué à ce genre de chose et n’éprouvait pas spécialement de remord à éliminer ces choses qui ne pouvaient plus être considérées comme des personnes. Il suivit alors dans la hâte la jeune femme, le colosse et la jeune femme qui s’était débattue avec les rôdeurs. Ziggy lui fit un signe de la main pour qu’elle les suive également. Le problème était à venir : D’autres infectés. Le flic quant à lui, était perdu pour de bon, Ziggy s’en était douté depuis le début. Lorsque Selene lui fit sauter la tête, il arqua un sourcil, un petit rictus aux coins des lèvres, impressionné par l’initiative de la jeune femme. Elle était pleine de ressources.

Il leva sa main vers son front pour se protéger des rayons du Soleil, et constata comme les autres de l’afflux de cadavres ambulants qui semblaient avoir été attiré par les divers coup de feu et explosions. Ziggy regardait autour de lui, pour trouver une brèche. « Ah oui. Bon ça sent un peu la merde. » Glissa le magicien, les lèvres pincées. Les sacs chargés, ils ne pourraient pas être si rapide qu’à l’allée, mais il fallait se réfugier quelque part. Il fallait agir vite, vraiment vite. « Je propose de courir… Genre, MAINTENANT, par là ! » S’exclama-t-il alors en pointant du doigt l’arrière d’une camionnette garée en biais qu’ils avaient à leur gauche.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Lun 14 Déc 2015 - 11:40

On était à présent prêt à passer à l’attaque. Je sentais bien que Ziggy n’était pas encore prêt pour ça. Peut-être avait t’il peur de se faire mordre ? Dans tous les cas, je pouvais gérer à sa place si vraiment il ne le sentait pas. J’étais au moins soulagé que l’autre soit partie. Cela nous enlevait une épine dans le pied. Le magicien ne semblait pas particulièrement marqué par son départ. Le principal à présent, c’était de toute façon de sauver cette fille et de quitter cet endroit en un seul morceau. Je répondis au blondinet en souriant : « Ne t’inquiètes pas, on va gérer. Si tu ne le sens pas, reste en retrait. Je vais essayer d’en tuer un maximum. Ça ne devrait pas être insurmontable ».

Finalement, on arriva dans le feu de l’action. Et je reconnu alors Juliane que j’avais hébergé quelques jours chez moi. Décidément, le monde était petit ou alors, il y avait très peu de survivants. C’était tout de même étrange de toujours retrouver les mêmes personnes. Je fus heureux de la voir en vie mais à la fois un peu paniqué de la voir dans une telle difficulté. Le reste du groupe était en vie également, à l’exception du policier qui n’avait pas réussi à s’en sortir. Je commençai à éliminer les infectés en frappant au niveau de la tête. Il y en avait un paquet mine de rien, c’était galère de tous les éliminer. Personnellement, je préférais leur transpercer le crane avec le bout de mon sabre. C’était plus rapide de les éliminer de cette façon. Les blesser au niveau de l’abdomen était visiblement inutile. C’était visiblement le cerveau qu’il fallait détruire. Je fus surpris par le sang froid de Selene également. Elle qui était complètement paniquée il y a quelques semaines. Elle s’adaptait redoutablement à ce nouveau monde.

Je posai ma main sur l’épaule de Juliane et lui souris. Je lui demandai doucement : « Tout va bien ? Pas de morsure ? » Le principal, c’était qu’aucun d’entre nous se soit infecté. Finalement, le groupe arriva à l’extérieur du bâtiment. Le nombre d’infectés était effrayant. J’essayai d’en éliminer quelques-uns mais c’était presque inutile. Il fallait mieux fuir et se réfugier dans un endroit sûr. Les infectés étaient de toute façon trop lents pour nous rattraper. Quand Ziggy nous encouragea à courir vers l’arrière d’une camionnette. Je me mis à courir sans réfléchir en regardant si le reste du groupe suivait. L’armée d’infectée était toujours la a nous suivre mais semblait s’éloigner de notre champ de vision. La principale question que je me posais à présent, c’était de savoir ce qu’on allait faire maintenant.
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Aujourd'hui à 11:21

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