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 Balance of human folly...

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Selene Sweetnam
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WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 2 Déc - 19:59

Il n’avait pas fallut grand-chose pour que la fragile unité de leur groupe vole en éclat. Ziggy pressait vers la sortie, Dwight voulait trouver de l’alcool, Justin s’emportait et Bobby essayait péniblement de raisonner les troupes. Selene restait silencieuse, c’était son cœur qui parlait pour elle. Il battait fort, elle avait des sueurs froides, tous ses sens aux aguets. C’était stupide de donner la priorité à une bouteille de tequila si une brèche était ouverte, mais c’était irresponsable d’abandonner là le norvégien et son chien en se précipitant dehors par la première issue venue. La jeune femme enfouit son visage blafard dans l’une de ses mains. Elle voyait l’évidence, encore faudrait-il que chacun de ses comparses accepte de la suivre dans sa folie. C’est là qu’arriva le fameux policier obèse. Il était paniqué. Terrorisé même. A la lueur des torches combinées, on pouvait voir une sale blessure à son bras. Une trace de morsure qui saignait abondement, régulièrement. La musicienne ne savait pas grand-chose de ces créatures, si ce n’était qu’elles avaient la fâcheuse habitude d’utiliser leurs dents.

Le premier des cadavres arrivait. Un ancien flic. Le géant s’était interposé pour défendre les vivants, plus particulièrement elle on aurait dit. Dans les ténèbres morcelées, l’affrontement avait l’air encore plus terrible, plus violent, plus meurtrier. Les lourdes étagères produisirent un vacarme infernal en s’effondrant. L’un des monstres avait beau être à moitié broyé, désormais la certitude était que tous ses compères allaient se diriger vers eux. Tous sans exception. Bobby désigna ce qui pourrait être une sortie de secours. Selene cligna des yeux et prit la parole avec empressement :

- On a plus le temps de débattre. Dwight n’a pas fini ses courses, même si c’est pour de la tequila, ce serait injuste de le laisser tout seul. Il a pris le temps de nous accompagner et de nous montrer ce rayon, les râles se rapprochaient dangereusement, alors voilà mon idée : moi, Bobby et le flic, on trouve l’endroit par lequel ils entrent et on bloque l’accès. Vous trois, vous faites suffisamment de bruit pour les attirer ailleurs et vous faites le ménage. Quand on sera tranquille, on finira nos affaires et on partira, après un instant d’hésitation elle ajouta, si on meurt, on reviendra tous le bouffer.

Elle désigna le norvégien d’une main mais sa plaisanterie ne la fit pas rire. Elle était blanche comme une craie, secouée de frissons d’appréhension, mais elle n’avait pas le droit d’être paralysée par la peur. C’était un luxe que ne pouvaient pas s’offrir les gens qui survivaient au cœur de l’apocalypse. Diviser pour mieux régner... telle était l'unique idée qui lui était venue.

Un claquement de dent la fit faire volte face. Un autre zombie venait de les trouver. Il s’était jeté maladroitement sur l’étudiante qui réagit instinctivement. La lame de son couteau de cuisine s’enfonça dans la tempe de la charogne qui venait d’agripper son manteau. Le bruit de succion des chairs en putréfaction qui se déchiraient était cauchemardesque.

Selene eut à peine le temps de retrouver sa lampe torche dans son sac qu’ils étaient submergés. Huit rôdeurs très exactement, hommes et femmes, encore frais, le visage mort, ensanglanté, meurtris de blessures qui ne les avaient pas tués. Le chaos. Une main glacée s’était refermée sur le poignet de la musicienne, étonnement vigoureuse. Sa propriétaire cherchait à y porter ses dents abîmées jusqu’à ce que l’acier transperce son encéphale. Dans le désordre de l’affrontement, la jeune femme réussit à attraper le policier obèse pétrifié au milieu du carnage et le tira à elle en lui glissant :

- Montrez-moi par où vous êtes entré !

Il n’osa pas discuter en croisant le regard bleu de l’étudiante qui se consumait de détermination. Elle avait peur, mais c’était ça qui lui donnait des ailes. Des images d’horreur s’étaient imprimées sur sa rétine, celles des corps possédés qui cherchaient à la dévorer, celle des yeux blancs qui se crevaient, celle du sang froid et coagulé… mais elle encaisserait plus tard. Selene espérait simplement que le géant la suive parce qu’elle n’y parviendrait certainement pas toute seule.

Elle avait trop vite perdu de vue Dwight, Justin et Ziggy. Seules les rumeurs de combats lui parvenaient, les grognements, les coups mortels, les secousses contre les étagères… un bref silence avait enveloppé la brunette et le policier essoufflé quand deux cadavres décharnés surgir mâchoires béantes. Le plus proche s’était jeté sur le pauvre homme de loi absolument dépassé par la situation. Dans l’énergie du désespoir, la musicienne réussit à l’attraper par ses vêtements déchirés pour tirer la goule et la jeter au sol. Le second rôdeur avançait vers Selene bras tendus. Elle l’avait bloquée en plaçant son avant-bras sous son cou pour éviter la morsure, mais il avait plus de force qu’elle et finirait par lui faire lâcher prise. D’aussi près, la lumière de sa torche éclairait la peau verdâtre, les plaies post-mortem, les yeux vides, les dents brisées. Avec une grimace dégoutée, elle enfonça la lame dans l’une de ses orbites en fermant les yeux. Mais alors, son compatriote se relevait déjà…


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Mer 2 Déc - 20:40

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

Cette intrusion ne plaisait pas à Ziggy. Il aurait voulut réajuster le col de sa veste et faire demi-tour pour repartir avec son sac bien rempli de bonnes choses à manger. Il aurait pu emmener Selene avec lui, et ils auraient coulé des jours heureux dans la boutique jusqu’à un prochain ravitaillement. Mais cette envie de bougeotte titillait toujours notre magicien, et de toutes façons, l’heure n’était pas à la rêverie. Il fallait prendre une décision, et vite. Il n’était pas « quelques infectés » comme avait pu le sous-entendre le nordique. Il s’agissait de beaucoup d’infectés, prêt à se ravitailler au magasin, mais pas sur les étagères, directement à la source.

Lorsque le policier entra sur la scène du désastre, Ziggy arqua un sourcil, le canon de son fusil braqué sur lui. « Il s’est fait mordre. » Commenta-t-il silencieusement, en priant pour que Justin n’en rajoute pas une couche. Il voyait bien la morsure sur son bras, son front perlait de sueur, il semblait au bord de l’évanouissement. Ziggy avait bien envie de mettre la bouteille de tequila dans un endroit secret du corps du grand blond, mais il se retint de tout commentaires. Il déglutit avec difficulté mais ne pouvait pas se résoudre à la panique, ça n’était pas dans son habitude. Il fallait faire fonctionner ses neurones, et vite, pour trouver une solution digne de ce nom. Ziggy avait toujours des idées, parfois loufoques, qui suffiraient néanmoins à le sortir du pétrin.

Ziggy était humain et n’avait pas pu s’empêcher de sursauter en voyant le grand bonhomme tout mettre en œuvre pour bloquer la course du deuxième policier, qui semblait déjà contaminé par ces gens qui n’avaient plus rien d’humain. Il fallait trouver une sortie, il fallait se précipiter hors de cette zone, et vite. Selene était à cran, comme les autres, mais prit tout de même la parole. Son idée était bonne, mais l’idée de faire le ménage plaisait moyennement au magicien. Pas qu’il soit sentimental à l’idée d’éliminer ses infectés, bien au contraire, mais il ne savait pas combien ils étaient, et donc avait du mal à imaginer qu’à eux trois, ils pourraient tous les exterminer. Les armes à feu ne devaient servir qu’en cas d’extrême urgence, sous peine d’en attirer peut-être de l’extérieur.

« Si vous êtes dans la merde, vous vous tirez, d’accord ? » Demanda-t-il à Selene en lui prenant l’avant bras, elle qui tremblait presque. « Rahan, Justin et moi on va s’occuper de ces machins. » Décida-t-il à haute voix pour se donner un peu de contenance. Il lui en faudrait certainement pour ne pas avoir la douce envie de prendre la poudre d’escampette. Mais ils n’eurent pas le temps de discuter. Bientôt, d’autres infectés s’invitaient à la fête en approchant, poussant des râles nauséeux qui faisaient faire des cauchemars à plus d’un survivant. Ziggy donna un coup de canon à l’une de ses choses pour s’en débarrassé ; il avait apprit grâce à Justin qu’ils étaient plus facile à éliminer une fois à terre. Il jeta un œil au blond et acquiesça d’un mouvement de tête. Ils étaient prêts à faire équipe contre ces choses.

Il y eu beaucoup de mouvement, Ziggy contre une étagère, se disait être mieux positionné, il était sûr de ne pas se faire attaquer par derrière. Grâce à ses deux camarades, il parvint à les mettre à terre. La lame de son large couteau était couvert d’une sorte de sang coagulé noirâtre et puant. Il prit le T-shirt d’un infecté pour l’essuyé avant de le ranger dans sa sacoche. « Le couloir me paraît mieux pour se les faire. Peu de mouvement, ça laisse peu de chance de se faire surprendre par l’un d’eux. Qu’est-c’que vous en dites ? » Suggéra le magicien aux deux hommes, en venant de comprendre qu’ils étaient désormais seuls. Il fallait sécuriser cette zone, pour pouvoir y revenir en cas de nécessité. Alors ils avancèrent.

En passant, Ziggy repéra dans le fond de la pièce une vitrine dans laquelle il y avait des bouteilles d’un whisky bon marché. Il l’indiqua à Dwight d’un petit coup de coude pour attirer son attention. « Ça devrait faire l’affaire non ? » Dit-il avec un petit sourire en coin. Il alluma une des petites lampes qu’ils venaient de récupérer pour améliorer l’axe d’observation. D’un geste de la main, il ressorti son couteau pour faire vibrer la lame contre un radiateur, contre le mur. Il fallait les attirer, et même si c’était suicidaire, cela pouvait bien marcher. Ziggy espérait surtout que Selene et le géant s’en sortent. Il était inquiet de les voir se trainer le vieux policier qui ne vaudrait sûrement plus grand-chose, il était blessé et terrifié.

Ils n’avaient peut-être pas encore conscience qu’une simple éraflure de la part des infectés était fatale. Ziggy n’avait qu’une envie, partir d’ici. Mais pour cela, ils devaient venir en aide à ces hommes, pour assurer les arrières de Selene et de Robert.

 


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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Dwight A. Momsen
Leader | Northern Creek
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Jeu 3 Déc - 17:12


Balance Of Human Folly ...
PV : Bobby, Selene, Ziggy & Justin

Dwight regardait le gamin droit dans les yeux. S’il pouvait tuer quelqu’un d’un simple regarde Justin ne serait plus de ce monde à l’heure actuelle. Il était en train de l’engueuler maintenant après toutes les conneries qu’il avait faites depuis qu’il était arrivé dans ce foutu magasin. Il parlait fort bien trop fort… D’un geste précis le Norvégien lui plaquait une main contre la bouche avant de lui répondre en chuchotant. Ses murmures étaient clairs, audibles et surtout menaçants. « Déjà gamin, parle plus fort, je ne suis pas sûr que les rodeurs savent où nous chercher. » Il retirait alors la main du visage de son interlocuteur, l’essuya sur son pantalon avant de reprendre l’arme qu’il avait dû lâcher.

Il gardait son bras le long du corps pour ne pas le menacer avec l’arme. Pendant que son berger allemand regardait Justin tout en retroussant ses babines. Il ne grognait pas simplement pour ne pas faire de bruit. « Ensuite, c’est qui qui fait bande à part depuis le début de son arrivée ici ? Ce n’est pas moi que je sache. Alors maintenant, monsieur veut se faire mousser et veut qu’on reparte tous ensemble main dans la main. Enfin, je ne vois pas le rapport avec les jeux vidéo. Tu te prends peut-être pour Fiora, mais tu ne lui arrives pas à la cheville. Oui, j’ai mes propres intérêts et je n’ai jamais demandé à l’un d’entre vous de me suivre. Alors tu vas descendre d’un ton avec moi sinon la prochaine fois c’est mon poing fermé que tu vas te prendre dans la bouche. » Maintenant qu’il avait mis au clair la situation, il se tournait vers les autres. Il ne voulait pas épiloguer plus longtemps avec lui.

Il fallait agir vite, oui il était certainement un peu égoïste et il sentait que Robert lui en voulait un peu pour ça. Il pourrait repartir sans, mais il était tête de mule. Et puis, il y avait ce policier, qui ne survivrait certainement pas très longtemps. Il devait donc faire diversion en faisant le maximum de bruit possible. Le but c’était de détourner les rodeurs, ce qui est plutôt facile quand on a un animal de compagnie. « Merci, Selene, une fois de plus tu es de mon côté. C’est toujours cool de se sentir soutenue. Je tacherais de trouver ce dont j’ai besoin en faisant diversion. Je pense que Skøll peut faire une très bonne diversion à lui tout seul. Si tu viens me manger, ce ne sera pas la première fois. » Après un dernier sourire à la brune, il partit dans la direction opposée avec Ziggy et malheureusement l’autre abruti. En claquant dans ses mains à plusieurs reprises. Il fit aboyer son chien. On avait l’impression que les sons raisonnaient dans le magasin, il y aurait la déjà un peu de bruit pour attirer les rodeurs du moins, le plus proche.

Il ferait son possible pour s’en sortir vivant, lui et le groupe. S’il perdait Justin en route, il ne s’en plaindrait pas. Enfin, qui sait, il avait encore une carte à jouer et pourrait se révéler utile. « Je te couvre Ziggy. » Il avait son arbalète à la main prêt à tirer si un rodeur s’approchait un petit peu trop de ses collègues de mission. Ils se retrouvèrent bloqués contre des rodeurs. Il fallait les éliminer pour continuer la route. Dwight faisait de son mieux pour ne pas avoir à les tuer avec ses flèches déjà parce que c’était long à recharger, ensuite parce qu’il ne voulait pas en casser trop. Avec son chien, il fait une bonne paire, ils arrivaient facilement à déséquilibrer les rodeurs pour les achever au sol à coup de couteau. Il regrettait sa hache pour avoir une meilleure portée.

Ziggy désignait un couloir plus loin, le norvégien se demandait une seconde à quoi il pouvait bien servir. Certainement les toilettes ou une connerie du genre. « On pourra être à trois de front sans problème si on se dirige là-bas. Allons-y ! » Le temps de la réflexion était révolu depuis un moment, il fallait faire place à l’action. Les autres membres du groupe étaient désormais assez loin et ils ne pouvaient plus compter sur eux. Dwight évitait consciencieusement de croiser le regard de Justin. Il ne voulait pas qu’une nouvelle histoire éclate. Ce n’était pas le moment le plus approprié pour régler ses comptes.

L’homme à la chemise farfelu lui indiqua une bouteille de whisky non loin, ce n’était clairement pas son alcool préféré, mais parti en direction de l’endroit en question. Il y récupéra trois autres bouteilles d’alcool différent, dont une de tequila qu’il mit dans son sac gardant celle de whisky à la main. Il ouvrit la bouteille but une bonne gorgé comme pour ce donner du courage et installait un vieux chiffon qui trainait dedans. Il posa la bouteille sur le radiateur et le norvégien utilisait le fameux pendentif qu’il avait autour du coup pour créer une étincelle et allumer le chiffon.

Visiblement, Ziggy avait trouvé le moyen de faire un maximum de bruit. Dwight le regardait avec un sourire. « Bien jouer je n’aurais jamais pensé à un truc comme ça. Ne t’inquiète pas, je te promets que tu reverras ta copine vivante. » Il lui posait sa main libre sur l’épaule avant de faire face aux rodeurs qui leur arrivaient en grand nombre devant eux. Il jetait alors la bouteille enflammée qu’il avait dans son autre main sur le tas de zombies qui se dirigeait vers eux.



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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Jeu 3 Déc - 20:28

Je ne fus par surpris par la réaction du connard à mon égard. Si nous n’étions que tous les deux, ça aurait été dégénérer en baston c’est certain. Mais par rapport au reste du groupe, il fallait éviter cela. Par ailleurs si j’étais tombé sur des inconnus, je serai déjà partie depuis longtemps. C’est à cause de Ziggy que je suis resté. Et puis, cet abruti de Dwight pouvait mettre sa vie en danger pour deux ou trois bouteilles d’alcool et ça, je ne pouvais l’accepter. Déjà, il se permit de plaquer sa main sur ma bouche, puis commença à me menacer. Je sentis la colère monter d’un cran mais je pris sur moi. Si je lui pétais le bras ou le poignet, il allait envoyer mon chien me mordre et puis, je passerai pour un taré par rapport au reste du groupe.

Ce mec se savait en position de force et en profitait. Un vrai dictateur en puissance. Je n’osais imaginer ce type diriger un groupe, il mettrait tout le monde en danger pour son simple intérêt personnel. Ensuite, il osa me dire que c’était moi qui mettais en danger le groupe. Alors que j’étais celui qui avait été le plus soucieux de la sécurité et qui avait éliminé le plus d’infectés. Je pense d’ailleurs que les autres du groupe étaient d’accord avec moi même s’ils n’osaient pas le dire. En particulier Ziggy. Je lui répondis d’une voix méprisante : «Si j’étais distant, c’était pour mieux vous protéger. Il y avait pas mal d’infectés ici et là qui trainaient et que j’ai dû éliminer. Nous amener dans le rayon des conserves était une bonne idée je l’admets. Passer par le rayon jardinage, à la rigueur pourquoi pas mais continuer à vouloir faire tous les rayons alors que le danger est omniprésent, ça commence à bien faire. Tu n’es pas le chef du groupe et personne ici ne te dois quoi que ce soit. Et pour information, j’ai dix ans de pratique d’arts martiaux derrière moi et j’ai déjà mis à terre des mecs bien plus costauds que toi. Donc tu ne m’intimides pas du tout !

Je lui adressai ensuite un sourire méprisant. Il croyait quoi ce mec ? Que j’avais survécu jusqu’ici en me terrant dans un petit coin sombre ? S’il savait de quoi je suis capable, il tombera de haut. Bref de toute façon, c’était un dialogue de sourds donc inutile de discuter avec ce type pendant des heures. Je remarquai alors le policier blessé. Il était mordu donc on ne pouvait rien faire pour lui. D’un commun accord, nous décidâmes d’éliminer les infectés devenus trop nombreux. J’en éliminai un certain nombre avec mon wakizashi en m’imaginant qu’il s’agissait de Dwight. De temps à autre, je lui adressai des sourires méprisants pour lui montrer que je n’en avais pas fini avec lui.

Le reste du reste était loin à présent. Rien ne me disait qu’ils étaient sains et saufs. Et c’était bien ça le problème. L’autre abruti avait eu ce qu’il voulait. De l’alcool. Puis, ce dernier commença à faire un cocktail Molotov. Utile contre des humains mais inutile contre des infectés qui ne ressentaient pas la douleur. On allait se retrouver contre des goules enflammées. Génial. A croire que ce mec le faisait exprès d’être aussi con.
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Sam 5 Déc - 17:36

Adrénaline…
Bientôt ce sera la drogue la plus courante dans cet univers de fou. Car naturellement les réserves d’opiacés et autres narcotiques de ce monde vont s’épuiser à la vitesse grand V. Manque de moyens, pertes de mains-d’œuvre, bref la chute de la société dite «moderne ». Les survivants ne pourront que se shooter à l’épinéphrine naturelle. Comme vous le savez, l’adrénaline est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d'une activité physique, entraînant les causes  qui suivent :  une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d'énergie, par exemple pour faire face au danger. Vous avez surement entendu parler de ce petit bout de femme, mère aimante, qui a soulevé une voiture pour dégager son enfant prisonnier sous celle-ci ? Selon les experts, c’est à cause de ce miracle biologique. Si une dame d’un certain âge fut brutalement transformée en homme fort, je me demande ce qui va se passer avec notre gentil géant…


Les esprits commencent à s’échauffer juste au moment que l’étagère massive écrasa une goule trop vivace au goût du mastodonte. Tel un coup de gong, le bruit fit sursauter le petit groupe et la jeune dame prit la parole.

Dame- On a plus le temps de débattre. Dwight n’a pas fini ses courses, même si c’est pour de la tequila, ce serait injuste de le laisser tout seul. Il a pris le temps de nous accompagner et de nous montrer ce rayon. Alors voilà mon idée : moi, Bobby et le flic, on trouve l’endroit par lequel ils entrent et on bloque l’accès. Vous trois, vous faites suffisamment de bruit pour les attirer ailleurs et vous faites le ménage. Quand on sera tranquille, on finira nos affaires et on partira. Si on meurt, on reviendra tous le bouffer.

Robert regarda avec une douceur infinie l’ange à la chevelure cuivrée et sourit. La jeune femme ne connaissait rien de l’être à l’apparence douteuse. Elle pouvait prendre n’importe qui, elle avait l’air de connaître tout le monde, du groupe et elle se fiait à l’étranger. Pendant quelques instants, l’esprit lent de la chose galopa dans ses plaines désertiques de son subconscient. Elle réagissait comme Abi et Juliane. La dame, cet être à part, avait pu découvrir l’humain qui sommeillait au tréfonds de l’armure imparfaite. Pourquoi durant toute sa vie, le géant n’avait jamais rencontré de gens de la sorte. Et là en moins d’un mois, Bobby rencontre 3 anges coup sur coup. Le voilà encore pour la lune... Des gémissements de faim tirèrent alors le colosse de ses pensées et il se rendit compte qu’il était rendu seul. Paniqué il regarda tout autour de lui pour essayer de voir la gentille dame. Au loin les portes de l’entrepôt revenaient à leur position. Un souvenir récent refit surface alors dans le ciboulot de l’homme difforme. Le policier blessé venait de cette direction. De par sa passivité, le colosse fut épargné provisoirement de l’assaut des morts-vivants. On voit que les zombies sont stupides! Un buffet immobile et ils regardent dans un autre sens.  Le trio d’hommes alimenté à la testostérone et la course du duo improbable furent des distractions salutaires pour la lunatique créature.

Mais une pensée fit percuter Robert avec la même force que ses poings lorsqu’il devait se défendre contre des méchants. La dame pouvait être en danger de par sa perte de contact avec cette dure réalité. Alors, le gentil monstre se transforma soudainement en un être de colère et de peur. Les traits atypiques du faciès monstrueux de l’homme difforme se consumèrent pour former un masque de rage à peine contenu. Laissant là le sac de provisions, il entreprit de rejoindre la porte de l’entrepôt. Au travers de la petite fenêtre de la porte, le monstre de foire vit une image singulière. Un visage strié de veines bleutées dont le sourire ensanglanté ne laissait présager rien de bon. La terreur noua alors les tripes de Bobby. Il ne pouvait s’empêcher alors de penser à cet instant que c’était l’hémoglobine de la douce dame. Que la bête était arrivée trop tard pour aider une des rares personnes qui semblait lui faire confiance. Poussant un hurlement de rage pur, Robert s’élança alors vers l’entrepôt des horreurs.

Oubliant totalement les morts-vivants, le danger et le chaos, Robert poussant un second cri brutal qui fit glacer le sang des vivants. De l’adrénaline pure avait remplacé le sang dans l’organisme prodigieux de l’être torturé. Bon voilà enfin un peu d'action! Allez mon rand défonce-les! Partit l’être gêné, parti l’humain en quelque sorte. Le protecteur était aux commandes de cette machine phénoménale et il l’utiliserait au maximum de sa capacité. Tout ceci pour ne protéger qu’une personne projetée dans cet enfer. D’un puissant coup de talon, le géant ouvrit à la volée les deux portes battantes de l’entrepôt. La créature semi-vivante fut alors projetée, comme un fétu de paille emporté par une tornade, sur le mur et glissa pathétiquement au sol. Le regard bleuté inquiet de la bête se posa sur la lutte inégale que livrait la musicienne. Le policier blessé utilisait son fusil à pompe contre un agresseur que Robert ne pouvait voir. La haute silhouette et imposante du colosse continua d’avancer à grands pas au milieu des tourbillons presque opaques, de poussières soulever par son entrée fracassante. Le manteau de cuir de l’homme difforme flottant comme une cape autour de ses larges épaules. Ses yeux luisants se rétrécirent, son visage monstrueux se fit encore plus intransigeant. Au sol une goule essaya de se relever pour se jeter goulûment sur le corps gracile de l’être qui avait donné une chance à la bête. Balançant un coup de pied dans les côtes de la parodie d’humanité, Robert la fit virevolter face premières dans les étagères métalliques. Sans perdre une seconde, un autre pas gigantisme de l’homme difforme l’emmena près de l’étreinte mortelle. Saisissant la créature doublement morte par le cou, il dégagea la douce dame. Projetant le corps sans vie avec la facilité d’un enfant furieux qui malmène ses jouets, Robert tendit une main secourable vers la jeune femme au regard hypnotique. La rage et la fureur de son inquiétude pour elle disparurent quand les yeux bleutés rencontrèrent le visage livide. Le ton rassurant, doux et rauque de la bête fut murmuré d’une façon claire et distincte.

Robert- Vous m’avez fait peur, madame… Euh… Je ne veux pas que vous soyez blessée… Excusez-moi…

Dès que la douce musicienne fut sur pied, Robert se dirigea alors vers la monstruosité qui essayait de se relever. Prenant l’aberration par le collet de sa chemise à moitié déchiré, Bobby plaça sa mâchoire au niveau du rebord métallique de la lourde étagère. Aussitôt il se redressa et avec son talon démesuré, il frappa à l’arrière du crâne de la goule. Le premier coup fit disloquer la mâchoire, casser la mâchoire et faire pénétrer le métal dans la cavité buccale du mort-vivant. Voyant que la pathétique parodie de vie bougeait encore, le colosse refit la même attaque dévastatrice. Dans le doute on frappe de nouveau.  Mais cette fois l’étagère métallique s’enfonça profondément dans le crâne de l’âme en peine. Se tournant vers le duo qui le regardait, Robert fit un petit sourire à la fois triste et mélancolique. Une peine s’inscrit alors dans son regard bleuté et il parla avec les accents de la vérité et d’une innocence encore intactes.

Robert- Je n’aime pas me battre… Euh… Mais je ne veux pas que les gentilles personnes soient blessées, madame… Euh… C’est bien là-bas qu’on doit fermer la porte?


L’immense index de la bête pointa le carré d’où la lumière du jour entra abondamment.  Après avoir eu la confirmation de la douce femme, Robert eut une idée toute simple. Un être simple ne peut pas avoir d'idées trop complexe non? Il dit alors en regardant tour à tour le policier et la jeune femme albâtre.

Robert- Euh… Je vous ouvre le chemin…  Euh… Suivez-moi et rendu près de la porte j’ai vu un truc qui déplace des palettes. Monsieur  vous pouvez allumer les phares ?  Euh… Comme ça on va voir les méchants qui mordent plus facilement…

Et alors Robert commença sa course vers le rectangle lumineux, cette issue ou le mal s’infiltra par grosses gouttes de pourritures. Dans un premier temps, le pas de la bête était peu sûr et gauche. Mais dès que la vitesse fut acquise, les gens pouvaient presque croire à la lancée d’une locomotive.  Rien ne pouvait détourner la marche de cet immense gaillard. Le faisceau de lumière blanchâtre pointa, au gré des balancements frénétiques de ses pas, des fois la lie de l’humanité transformée en goules. Des mendiants, des femmes vendant leurs corps fatigués pour des doses de rêves, des membres de gangs. D’autres fois, c’étaient les puissants de ce monde qui apparaissaient la bouche couverte de sang, leurs costumes dispendieux déchirés et ruinés. On est tous égaux devant la Faucheuse et la réanimation post-mortis.  Le premier spectre d’un autre monde qui essaya d’empêcher l’express Bobby de se rendre à destination fut un jeune messager en vélo. La goule boita horriblement de la jambe gauche et le coup de hache porté avec fureur par le mastodonte n’arrangea en rien son état. Il fit un tour complet sur lui-même avant de choir su le sol à quelque pas du groupe. Le second mort-vivant ressemblait à Cruella dans les 101 dalmatiens. Son vison blanc était souillé par des taches brunâtres et Robert descendit son épaule pour l’accueillir au niveau de son plexus solaire. Telle une poupée de chiffon, la méchante de Disney trépassée valdingua dans une pile de palettes de bois. Rendu près de la porte, Bobby se plaça dans le dos de la jeune femme pour couvrir ses arrières avec sa hache couverte d’hémoglobine. Le regard de Robert luisait de détermination et d’une compassion des plus troublantes. Quand la porte fut fermée, la brèche fut colmatée et des instants plus tard des coups retentirent. L’entrepôt fut plongé dans la noirceur ou seulement des minces rayons, telles des flammes d’humanité vacillante, jetaient des aperçus macabres. Tout à coup, de puissants phares halogènes illuminèrent le tableau d’horreur pur. Le policier semblait à cran, son teint verdâtre. Il lui en reste pas pour longtemps... La peau de ce dernier était couverte de chair de poule et moite de sueur. Le regard brulant de douleur et de fièvre se posa sur le géant à la hache et la musicienne.

Policier- Merci de m’aider. Que Dieu vous bénisse.

Bobby jeta alors un regard vers les deux personnes qui étaient maintenant sous sa garde. Le protecteur déploya une sorte d’aura de calme et d’apaisement autour de lui. Pour sécuriser les deux humains près du monstre en quelque sorte. Son ton rauque aux mots mal mâchés fut expulser de ses lèvres exsangues.

Robert- Euh… Les méchants ne vous pas vous toucher… Madame, merci encore de me faire confiance. Monsieur l’agent… Euh…  Protéger mon côté… Ensuite on va avoir le droit de souffler…

Levant sa hache haute dans les airs, le colosse l’abattit avec une violence inouïe sur un cadavre ambulant qui s’était approché trop de ceux qu’il protégeait…

HRP:
 



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Lun 7 Déc - 22:46

Le premier réflexe de Selene fut de reculer. La charogne tendait une de ses mains ensanglantées vers elle. Alors brusquement, le monde bascula. Elle avait trébuché contre des boîtes en carton tombées des étagères proches. La chute s’était passée au ralentit, ses yeux bleus s’étaient écarquillés, et sa tête avait heurté le carrelage. La douleur avait éclaté avec un peu de retard, comme si ses nerfs étaient tellement engourdis par la peur qu’ils ne savaient plus comment faire circuler l’information. C’était la fin ? Dire que c’était son plan. Une idée de merde. La goule s’approchait, salivant déjà à l’idée de déchiqueter sa chair fraîche.

Sa torche lui avait échappé ses mains, l’obscurité se dédoublait, il n’y avait que des ombres sur les ombres. La jeune femme entendit plus qu’elle ne vit Robert qui déchaîna toute sa rage pour la sauver. A sa première tentative pour se relever, elle eut le vertige. Il lui fallut quelques secondes de plus. Trop longues. Un temps interminable pendant lequel ses pensées se morcelaient avant d’avoir pu construire une suite logique. Ziggy. Les zombies. Le policier. Les vivres. Fuir. Se battre. La fin du monde. Epidémie. Lumière. En pleine figure. C’était Bobby qui lui tendait la main en lui expliquant maladroitement qu’il ne voulait pas qu’elle ne soit blessée. La musicienne se releva avec une sorte de sourire crispé et assista, non sans dégoût, à l’exécution du dernier cadavre qui leur rôdait autour.

- Je suppose oui, répondit-elle à mi-voix à la question du colosse, c’est à lui qu’il faut demander.

Elle pointa d’une main le policier tétanisé qui les accompagnait alors que de l’autre, elle tâtait l’arrière de son crâne. La douleur pulsait au rythme de son cœur, elle allait avoir une belle bosse, mais rien de grave apparemment. Avant de suivre, l’étudiante ramassa sa torche. Elle avait roulé un peu plus loin et éclairait de son faisceau blanchâtre une pile de cartons éventrés.

Bobby était une vraie locomotive. Un char d’assaut même. Il chargeait avec la force d’un rhinocéros et les créatures qui se dressaient sur son passage finissaient désarticulées, comme des poupées de chiffon. C’était une nouvelle facette de sa personnalité, complètement à l’opposée de sa gentillesse exacerbée. La belle et la bête dans le même corps. Selene n’avait pas vraiment peur : elle l’admirait plutôt. Le géant semblait être un roc ; inébranlable, inatteignable, mais abritant un cœur tendre sous sa peau cuirassée. Il attirait tellement l’attention que dans son sillage, la jeune femme n’eut qu’à enfoncer la lame de son couteau dans le crâne des morts-vivants qui se tournaient vers lui. Chaque fois, elle empoignait leurs cheveux pour ne pas rater son coup et chaque fois : une touffe lui restait en main, sale et grasse. Dégoûtante.

Qui était-elle ? Chaque fois qu’elle prenait la demi-vie de ces parodies humaines, la question revenait. Avait-elle le droit de les tuer ? Elle avait beau être terrorisée, ces choses avaient beau n’en vouloir qu’à sa peau, quand elle les assassinait, elle sentait l’os qui se fendait, l’épiderme qui se déchirait, la chair molle du cerveau qui se disloquait. Impossible de prendre de la distance, c’était bien trop tôt. C’était des êtes vivants… des personnes, des êtres malades, qui avaient juste eu moins de chance qu’elle. Les ténèbres s’épaissirent quand le colosse referma la porte et elle resta immobile. Émissaire de la mort. Sa main armée était couverte d’un sang pourrie et nauséabonde, de graisse corporelle et de crasse.

Avant que les phares du chariot-élévateur n’illuminent la pièce, ce fut sa lampe torche qui découpa la silhouette d’une goule maigrelette. Une fillette d’une dizaine d’année, son cartable encore accroché à ses épaules. Selene eut envie de pleurer. Ses lèvres se pincèrent, elle n’avait pas le cœur à la tuer. Pourtant… elle ferma les yeux. Une seconde. Deux secondes. Les ouvrit, et frappa. L’enfant tomba, inerte, le cœur de l’étudiante s’écorcha.

Le policier fit appel à Dieu. La jeune femme ne dit rien, mais elle espérait bien que jamais le démiurge ne songe à la bénir. S’il existait, il était un enfoiré de première, alors elle se débrouillerait sans lui. Le pauvre homme de loi était d’une pâle inquiétante, très faible. Le fusil à pompe qu’il tenait toujours faisait illusion, mais la brunette supposait qu’il serait physiquement incapable de s’en servir. Après les remerciements et consignes de Bobby, elle répondit l’air fermé, traumatisée :

- Non, c’est moi qui vais vous couvrir. Je ne pense pas qu’il soit en état, son ton était indiscutable, donnez-moi votre arme de service.

Elle glissa son couteau souillé dans la poche externe de son manteau et tendit sa main poisseuse. En vérité, la jeune femme n’avait jamais utilisé une arme à feu. Son père lui avait expliqué la théorie une fois, il en avait une qui dormait toujours dans son salon, mais c’était tout. Toutefois, mieux vaut tard que jamais : Selene ne se leurrait pas, elle ne survivrait pas éternellement avec une lame de 25 cm dont l’ancienne vie consistait à couper des tranches de steak. Le flic hésitait, sa conscience professionnelle le rappelant sans doute à l’ordre même dans une telle situation, mais il finit par décrocher son pistolet de sa ceinture pour le tendre à la benjamine du trio. Elle ne le savait pas, mais c’était un Glock 17. Étonnement léger, en polymère, 18 coups, conçu pour que le recul soit amoindri par le matériau. Très populaire dans la police. Feignant être experte, l’étudiante ôta la sécurité et soutint l’arme à deux mains.

- Il faut qu’on retrouve les autres maintenant… c’est à moi de te remercier au fait, ajouta-t-elle après un silence, tu m’as sauvé la vie. Pour de vrai.

Il fallut alors quitter la bulle presque réconfortante de la lumière éclatante des phares du chariot-élévateur. Quand elle enjambait des corps inanimés, Selene s’efforçait de ne pas regarder. Un pseudo silence régnait dans l’épicerie. Aussi inquiétant que des rumeurs de bataille.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Mar 8 Déc - 13:19

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

Le spectacle allait commencer. Ziggy n’avait pas vraiment envie de recommencer, mais il fallait débarrasser les lieux de ces créatures. Du moins cette partie du bâtiment. C’était une immense zone commerciale, si les lieux étaient rempli d’anciens clients, il serait impossible de tous les éliminer. Dwight avait dégoté de quoi faire un cocktail Molotov, grâce à une ingénieuse petite pierre à créer le feu. Petit sourire en coin sur le visage de Ziggy, ce dernier avait raison de lui avoir donné ce petit surnom préhistorique. Ce qui l’inquiétait, c’était Justin. Il semblait contrarié par la simple présence du blond, mais Ziggy trouvait son comportement digne d’un enfant gâté. Il n’avait pas grand-chose à faire de leur querelle, tout ce qu’il voulait, c’était trouver la sortie, retrouver sa boutique, avec Selene dedans. Cela lui donnait peut-être une occasion de croire en quelque chose.

Il était plus pratique de survivre avec une idée en tête. Même une toute petite. Quand il avait rencontré Justin, qui l’avait convaincu de reprendre la boutique des mains crasseuses des infectés, Ziggy s’était senti de nouveau en forme : Il avait son premier objectif. Depuis des semaines, il s’occupait de sécuriser les lieux, à inventer des stratagèmes pour éloigner les infectés de la rue, et à crapahuter à droite et à gauche pour y installer le fameux gramophone. Désormais, s’il avait quelqu’un qu’il affectionnait à ses côtés, cela lui donnerait peut-être encore plus d’énergie. Mais rien ne pouvait le contraindre à rester toujours au même endroit. Il avait déjà fait l’expérience avec l’homme et son chien à qui il avait fait faux bond dans la nuit. Comme un spectre qui s’évaporerait à n’importe quel moment.

Ziggy secoua la tête pour se concentra davantage sur la situation. « Tu comptes faire quoi avec ce machin ? » Demanda-t-il au blond en jetant un regard à la bouteille enflammée. À y réfléchir, cela ralentirait peut-être ces créatures. Oui, il pouvait parler de créatures désormais. Ces infectés n’avaient plus rien d’humain, et c’est ce qui les guettaient tous. Le magicien souffla pour se donner un peu de contenance et prit en main son fusil, en cas de besoin. Le manche de son couteau était à porté de main. Il penserait à rajouter une baïonnette à son fusil, pour pouvoir se protéger de façon optimale.

« On s’débarasse de ces machins, et on s’casse pour retrouver les autres okay ? » Suggéra Ziggy en pointant du doigt la petite lumière de service au bout de la pièce sur laquelle débouchait le couloir. Il fallait sortir d’ici, et vite. Il n’y avait plus rien à récupérer, et ils ne pouvaient pas se fatiguer trop vite : Après tout, leurs sacs étaient chargés de vivre. Ils allaient s’aventurer dans la pièce suivante, lorsqu’ils entendirent une voix qui se débattait contre ces choses, dont les râles couvraient presque la voix saccadée de ce qui semblait être une jeune femme. Ziggy écarquilla les yeux, il ne voyait pourtant personne. « Plus de bruit pour attirer ces machins vite ! » Dit-il alors en sortant de nouveau son couteau pour le racler de nouveau sur les radiateurs, avec plus de ferveur.

Si il y avait une personne là bas, ils devaient l’aider, pour qu’elle ne finisse pas comme le policier qui avait accompagné Robert et Selene. Ziggy s’en inquiétait, il aurait préféré mettre un terme à sa vie qui serait désormais vouée à la mort, à cause de cette morsure d’infecté qu’il avait à la main. Mais Selene et Robert avaient eu pitié de lui, sans doute, et il comprenait, un peu, leur geste charitable. Ziggy n’était pas comme ça. Il pouvait se montrer généreux, mais pas pour les causes perdues. Cette femme qui se démenait contre les infectés, au loin, n’avait pas l’air d’en être une, de cause perdue. C’est pour cela qu’il décida d’emboîter le pas vers le bruit qu’il y avait au loin.

HRP:
 
 


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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