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 Balance of human folly...

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Dim 29 Nov 2015 - 12:07

Décidément, tout le monde n’était pas aussi sympathique que Ziggy. C’était la vie, on ne pouvait pas bien s’entendre avec tout le monde. Et très honnêtement, je m’en foutais de l’avis des autres. Je n’étais pas du genre à jouer un personnage pour me faire mieux voir et accepter. J’avais aussi regardé la complicité entre la brune bizarre et le magicien. Étrange couple mais après tout pourquoi pas. S’il arrivait à la supporter, tant mieux pour lui. Le géant me donna également un bout de chocolat. Il était adorable lui décidément. Je répondis en souriant : « Merci, tu es vraiment sympa ! ». Puis, je continuai ma route vers le rayon des plats préparés.

Il n’y avait plus grand-chose et je commençai déjà à en avoir marre de ce petit groupe. Je n’avais pas envie de risquer ma peau pour eux et leur rendre des comptes. J’étais assez individualiste et n’aimais guère rendre service à des gens froids et arrogants. C’était aussi pour cette raison que je ne pourrais jamais aller chez les militaires. Je pris sur moi en évitant d’ouvrir la bouche. Je remplis de boites de choucroute mon sac. Sachant que j’allais devoir tout redonner d’ici peu. Je pris aussi quelques boites de petit-pois. Il n’y avait pas l’embarras du choix. On voyait bien que d’autres personnes étaient venues ici auparavant. Je ne regardai, ni ne parla a personne. Je préférai me focaliser sur le danger potentiel qu’il y avait autour de nous.

Il y avait des infectés dans le magasin. Se balader de cette manière était peu judicieux. Il aurait mieux valu fermer les portes et tout nettoyer. Mais bon comme visiblement, personne ne m’écoutait, a quoi bon gaspiller ma salive. Après tout moi, je savais me défendre.  Et je savais que ces personnes n’allaient nullement m’aider si j’avais un pépin. Je m’éloignai un peu du groupe un peu par provocation. J’en profitai pour achever un autre infecté qui s’approchait un peu trop près. Je trouvai des soupes en sachet. J’en pris quelques-uns avant de revenir près d’eux. J’avais bien envie de prendre un peu d’alcool. Je me demande ou était situé le rayon. Un peu de champagne ou de rosé. J’adorais cela.

Mais bon, je ne pouvais pas faire ce que je veux. Si j’avais su ça, je serai allé ailleurs. J’avais perdu ma journée et je trouvais cela extrêmement frustrant. Si j’avais été seul, j’aurai pu prendre les aliments de mon choix. J’avais vraiment envie de retrouver mes amis. S’ils étaient tous morts ? J’allais devoir vivre seul pour le restant de mes jours. Je retournai vers Ziggy et lui lança calmement: « Tu trouves ton bonheur ? ».
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Lun 30 Nov 2015 - 8:43


Intégration…

Ah… que voilà un joli mot! Ce rêve que tout un chacun a d’être accepter parmi ses pairs et d’être légal de tous. Mais c’est malheureusement un mensonge pieux. Personne ne peut s’accommoder de chaque individu. C’est le propre du genre humain. La cause directe des conflits et des représailles sanglantes. C’était comme cela lors de la civilisation moderne et évoluée, alors imaginer ce concept dérisoire dans nos temps abominables? Qu’un este, une parole à semblant anodin puissent déclencher le feu aux poudres? C’est parmi ces méandres de sociabilité douteuse que nous retrouvons notre sympathique, quoique stupide et déphasé totalement, géant qui ne veut que revoir ses anges…


La créature cauchemardesque fut à la fois soulagé et reconnaissant envers les quatre individus qui composait cet étranges quatuor. Il ne put qu’afficher un sourire sincère et doux en réponse aux tendres mots de la jeune femme. Celle-ci dégusta le morceau avec le même air réjouit et satisfait qu’affichait celle qui avait décidé de partager l’antre du monstre. Juliane avait complètement changé la vie à celui qui se considérait encore comme un moins que rien. Les regards complices, les fous rires et les soirées à discuter de tant de choses permettait à Robert de croire encore au genre humain. Et repenser à cet être d’exception qui avait su rapprocher cette étoile solitaire qu’était Bobby le fit regretter son départ du refuge. Départ occasionné par l’ange blond qui occupait ses pensées. Le sourire et la beauté d’Abigail avait fait naître des sentiments à la fois doux et inconnu au cœur torturer du monstre de foire. Il avait su, au même titre que Juliane, qu’il serait prêt à tout pour elle. D’endurer les pires sévices et même la mort pour les préservés du mal qui rodait aussi bien dans le cœur des hommes que celui qui planait dans l’air de ce monde chaotique. Un fier imbécile en quelque sorte... À cet instant précis, devant le visage sale mais épanoui de l’étudiante, le mineur ne pouvait que s’inquiéter d’avantages pour la sécurité des deux êtres célestes. Quand Ziggy le remercia à son tour, l’homme à l’apparence repoussante hocha simplement la tête et dis avec une sincérité touchante, une franchise que peu de gens pouvaient se vanter de posséder.

Robert- Ça me fait plaisirs… Euh…

L’homme à l’étrange couteau le remercia à son tour. Après avoir dégusté le bonheur chocolaté, une expression de neutralité absolue se dessina sur les traits juvéniles de l’homme et il s’éloigna du groupe. Le dernier morceau de chocolat fut coupé en deux par le norvégien et redonné à la pathétique créature. Celle-ci fit un sourire béat, stupide mais aussi sincère. Son air habituel! Sortant un mouchoir de la poche de son pantalon, il plaça le trésor gourmand à l’intérieur et dit alors tout bas.

Robert- Euh… C’est pour Juliane elle adore le chocolat…

Serrant le morceau de gourmandise exquise dans la protection de cuir de son manteau, Robert se plaça derrière la jeune dame. Sans un mot, le colosse obéit à l’ordre courtois de la jeune femme sans nom. Car dans le groupe, il ne connaissait présentement que Ziggy et Dwight. La carte du mystère était jouée par les deux derniers inconnus. Le panier d’épicerie se remplis alors de différentes boites de conserves. Bobby ne prenant aucunement garde aux provisions qu’il plaçait dans le contenant en grillage métallique. C'est compliquer de lire toutes ces étiquettes... Alors la dame inconnue à la chevelure cuivrée s’avança dans le cône de lumière de la lampe de créature répugnante. Avec un mince sourire, elle tendit une boite de conserve en direction du mastodonte interdit.

Dame- Tiens, pour le chocolat.

Tendant une main tremblante, angoissé d’être auprès de la gente féminine, Robert saisit l’objet de convoitise et le rajouta alors dans le panier. Levant un regard doux et innocent à la fois, il parla de sa voix rauque et sincère.

Robert- Merci madame… Euh… Mais je vais le mettre dans le panier à partager… Euh… Je vais prendre ce que les gens ne veulent pas… Pas difficile… Euh… Vous êtes sur de ne pas vouloir la garder pour vous ? Vous l’avez trouvé… Mais c’est quoi ça…

Pendant que Ziggy parlait au groupe, la haute silhouette de l’homme difforme permit à ce dernier de trouver un trésor camouflé. Loin des regards indiscrets, une tierce personne avait caché un emballage de 12 canettes de bières au regard inquisiteur des gens. Le jackpot pour les assoiffés de ce monde! Tendant une main énorme par-dessus le présentoir pillé de conserves de légumes du commerce, Robert saisit le St-Graal alcoolisée. Ouvrant le carton, il saisit un contenant de houblon en armure d’aluminium et sans hésitation, il la tendit à la gentille dame. Pendant qu’un début de dispute semblait poindre à l’horizon, Robert fit une ébauche de sourire à celle qui l’avait sauvé.

Robert- Euh… Tenez madame, à vous la première canette… On va se séparer les autres plus tard… Euh… Vous êtes très gentille vous savez… Selon vous on part ou on reste ? Je ne comprends plus rien…

Dwight martelait la possibilité de possible découverte dans les rayons. Ziggy quand à lui prônait la prudence. Quand le jeune homme à la chevelure noire parla à celui qui portait une veste extravagante, le doute s’installa alors dans l’esprit encombré de Bobby. Tous avec des connaissances dans ce groupe disparate sauf lui. Le type au steward mauve semblait affectionner la dame et celle-ci lui rendait ses regards. Le jeune homme semblait, de par ses quelques mots, reconnaître le duo. Même le colosse blond avait eu un regard étonné en voyant la dame gracile. Bobby était, encore un fois, la cinquième roue au carrosse. Un chien dans un jeu de quille. C'était plus le temps qu'il se réveille ce grand niais! Les traits atypiques du géant se refermèrent devant ce douloureux constant. L'inquiétude et un doute se figèrent sur l'horrible faciès de la chose. Un murmure rauque et bas s’échappe alors des lèvres exsangues du monstre. Tel un supplice pathétique.

Robert - Euh... Madame vous vous connaissez tous? Euh... Je ne veux pas d'ennuis. .. Je ne veux que revoir mes amies...

Je me permets d'interrompre cette scène fade et banale si vous le permettez.... Car un acte plus croustillant se joue à l'extérieur de ce lieu bercer par le chant des morts. Un interlude parlant d'un policier dont son ancienneté se compte en livres en trop, d'une blessure moche au bras et d'un fusil a pompe. Voici les faits saillants de cette comédie tragique des plus bordéliques....

Bill est en proie à la terreur la plus pur. Il devait, avec son partenaire, assister les militaires dans une reconnaissance du secteur qu'il patrouillait depuis presque 20 ans. Mais le drame se produit alors quand le duo de policiers voulurent aider un ivrogne à se relever. La goule qui fut autrefois un homme profita de la nonchalance habituelle des patrouilleurs pour attaquer le collègue du bedonnant policier. Le sang fut propulser loin de la, sur le mur de l'immeuble d'un autre âge. Un dessin abstrait des plus sordide, un graffiti a la gloire de la démence naissante du monde.

Fou de peur, les yeux voulant s'arracher de la tête, Bill recula vers l’autopatrouille. Mais la main décharné et froide de la mort frappa. Cette main qui se referma comme un étau sur le biceps du policier et que les mandibules pourries d'un ancien mendiant se referma avec un appétit morbide dans la chaire du bras. La morsure provoqua des tourments sans nom à l'homme lors et déjà condamné. Dans un acte de désespoir, il pointa son arme dans ka direction de son agresseur et déclencha une salve de tir paniqué. Un projectile chanceux traversa le limbe avant du cerveau en piteuse état de la parodie humaine. Dégagea son bras blessé, le policier laissa la mortel passion que son collègue subissait pour appeler des renforts dans la sécurité relative de la voiture.

Essayant de rejoindre une centrale d'appel saturée, le policier ventrue saisit le fusil a pompe en dotation dans la voiture. Il essaya de démarrer, mais le sang et le stress l'en empêcha. Des ombres mouvantes, attirer tels des charognards sur la carcasse fumante d'une proie abattu, commencèrent à cercle le refuge dérisoire de Bill. Sortant alors du véhicule, se mouvant avec la grâce d'un éléphant, le flic blessé se ménage une sortie sanglante avec une décharge de chevrotine. S'engageant dans la première ruelle de libre, il déboucha près de l'épicerie assiégé. Drôle de coïncidence....

Se sentant assailli de toute part, piéger comme un rat, le policier blessé vit une porte de sortie. Sa dernière issue pour sauver sa mesurable peau déjà corrompue. Pimpant son arme d'une main glissante à cause de sa blessure, il tira le zombie qui tapait sur la porte de l'entrepôt. La puissante arme projet au sol la marionnette décervelé. Ouvrant la porte de son Salut, le policier obèse entra dans l'antre des cinq survivants. Une être blessé, paniquer et armé vient de s'additionner à une équation complexe. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, la porte métallique ne se referma pas. Stopper en plein élan par un mort vivant plus entreprenant que les autres. Dans un laps de temps, soit court soit long, la curée sera annoncer pour la douzaine de goules de la ruelle...



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Lun 30 Nov 2015 - 19:31

- Dis pas de bêtise, insista gentiment Selene, je te la laisse.

Elle attendit que le géant prenne sa conserve de cassoulet, parfaitement décidée. De leurs côtés, Dwight et Ziggy discutaient de rester – ou pas – dans les parages et quant à Justin… il se faisait discret. Du moins, jusqu’à ce qu’il aborde le magicien en prétextant s’assurer qu’il trouvait son bonheur. La jeune femme fut interpellée par le norvégien qui venait de trouver le Saint Graal. C’était ridicule de songer qu’ils vivaient à une époque où la perspective d’une conserve de confit de canard  suffisait à illuminer une journée. Ou peut-être était-ce là l’essence de la vie que les humains avaient raté jusque là ? S’émerveiller de la simplicité…

L’étudiante s’approcha de son aîné blond en exagérant légèrement son déhanché féminin. Malgré la pénombre trépanée aléatoirement par les deux faisceaux lumineux que le groupe utilisait, elle adressa à Dwight un regard presque lascif et prit deux des boîtes dans ses mains pâles.

- Tu sais encore comment me parler, sussura-t-elle malicieusement.

Depuis qu’elle l’avait revu, elle avait eu envie de lui faire comprendre qu’elle l’avait reconnu. C’était chose faite. Ziggy semblait encore discuter avec Justin, alors elle ne s’en voulait pas vraiment. Tandis qu’elle refermait son sac à dos déjà rempli aux trois-quarts, Bobby lui présenta une canette de bière. Ça aussi, ça faisait longtemps. A croire qu’avant, elle était persuadée que sa vie dépendait de choses cruciales, comme ses cours, son père, son avenir, ses ambitions. Mais en fait, la vie n’était qu’une chaîne irrégulière de petites choses insignifiantes… les navets qu’on a vu au cinéma, le fast-food où on finit toujours par manger, ce morceau de musique stupide qui nous reste en tête, les boissons qu’on avait l’habitude d’aimer… Elle remercia le colosse d’un signe de tête en prenant la canette. Devaient-ils s’attarder ? Devaient-ils se dépêcher ? Bonne question…

- Ce qui est sûr, répondit-elle avec lenteur, c’est que si les émeutiers qui squattaient le coin sont partis, c’est que ce n’est plus le paradis…

Néanmoins, elle était intéressée par le rayon camping dont avait parlé Dwight. Pas tellement pour les lampes, mais pour avoir un sac à dos plus grand, une tente, des cordes, ce genre de chose. Plus le temps passait, plus Selene songeait que sa survie sur le long terme se trouvait en dehors de Seattle. Là où il n’y avait pas un potentiel de milliers – voire millions – d’infectés. Un jour ils seront en surnombre et à ce moment, ni leurs fusils, ni leurs couteaux, ni même l’armée ne suffiront.

- Pourquoi t’es aussi peu sûr de toi ? Demanda la musicienne en haussant un sourcil devant la dernière intervention de Bobby, aucun de nous n’a l’intention de te causer des ennuis. En fait… c’est un hasard si on se retrouve ici. Un beau hasard, regard furtif vers Ziggy, mais dans tous les cas, c’est toi le patron : t’as du chocolat.

Sur cette taquinerie, elle fit amicalement glisser une main sur l’un des avant-bras du géant et emboîta le pas au norvégien qui avait déjà pris de l’avance avec son fidèle berger allemand. A nouveau, le silence les enveloppa. Il n’était brisé que par leurs respirations, le cliquetis des ongles du chien sur le carrelage, les bruissements de leurs vêtements et les zombies qui râlaient en chœur à l’extérieur. Grace aux indications de Dwight, ils trouvèrent le fameux rayon réservé au camping. Pour être exact, il s’agissait plutôt de quelques étagères, pillées pour la plupart, où subsistaient quelques objets bas de gammes. Après tout, c’était prévisible, ils n’étaient pas dans un magasin spécialisé. Selene utilisa sa propre torche pour scruter avec espoir et dégota malgré tout un sac de camping simpliste – mais déjà bien plus conséquent que le sien. Il y avait de petites boussoles en plastique qui ne semblaient pas très précises mais aucune carte. Pas de tentes non plus, ni même de couvertures de survie.

- La prochaine étape, c’est d’aller dévaliser un Sports Authority, marmonna la jeune femme en transvasant sa récolte dans son nouveau sac.

A peine avait-elle éteint sa lampe et mis sa trouvaille sur son dos qu’un coup de feu déchira leur cocon de semi-silence. C’était à l’extérieur mais proche. Trop proche. La rumeur des morts sembla amplifier de l’autre côté des murs, comme si désormais ils ne s’acharnaient plus à débusquer une proie qu’ils avaient perdue de vue : il avait de la chair fraîche ! Un bruit étouffé de porte qu’on ouvre retentit quelque part. Quelques secondes plus tard, des pas de courses précipités et maladroits résonnaient sur le carrelage, un souffle court, et même quelques gémissements. Selene pâlit et sa main se serra sur le manche de son couteau. Ils n’étaient plus seuls.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Lun 30 Nov 2015 - 21:17

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

Le prénommé Robert avait le privilège de l’animal. Ziggy en était presque jaloux. Il l’avait regardé enlacer cet petite bête à quatre pattes avec une telle innocence qu’on aurait presque eu envie de lui en offrir un. Notre magicien avait même affiché un petit sourire satisfait, comme lorsqu’il faisait ses tours de magie pour les enfants à l’hôpital. Peut-être que lorsque l’atmosphère serait plus calme, plus tard, Ziggy pourrait lui en faire un, pour lui montrer qu’il n’avait rien à craindre. Le géant semblait surprit parce que les gens se connaissaient. Ziggy leva le nez en l’air, pas vraiment surprit. Il connaissait Justin parce qu’il était un client, Selene parce qu’elle aurait pu être sa potentielle petite amie si l’Apocalypse n’avait pas pointé le bout de son nez. Le magicien ne se doutait pas forcément qu’il y avait aussi des histoires entre les autres individus présent à ses côtés.

Dwight avait l’air de s’impatienter. Ziggy avait hausser les sourcils en l’entendant lui réponde comme un papa aurait grondé son enfant, avant d’afficher un petit sourire en coin. Le nordique n’avait pas tort, mais le temps pressait. Peut-être était-il plus sûr de lui car mieux équipé que notre Ziggy, ce qui était compréhensif, mais ce dernier n’avait pas vraiment envie de moisir dans cet endroit, ni de risquer de se faire bouffer par ces infectés qui ne demandaient qu’à agrandir leur cercle d’amis. Alors, le magicien se garda tout commentaire et acquiesça, en relevant le menton. « T’as raison grand machin. En route. » Ils devaient faire quasiment la même taille, et ils avaient probablement le même âge, mais cette petite touche rajoutait le capital sympathie au jeune homme qui ne comptait pas poser de problème. Très vite, il ne regretta pas son choix pacifiste, puisque Dwight avait trouvé quelques confits de canard sous verre, qui devaient être délicieux réchauffés.

« Parfait ! » Commenta Ziggy avant de se glisser jusqu’à lui pour prendre un pot. Il jeta un petit regard à Selene qui semblait être le seul point de repère pour le géant et lui indiqua d’un geste les fameux pot de viande. Il pouvait en porter un pour elle, ce qui était une raison de plus pour qu’elle l’accompagne. Il glissa alors le second pot dans son sac. Justin pendant ce temps, s’était avancé jusqu’à Ziggy avec un petit sourire. Pourtant, au son de sa voix, il semblait beaucoup moins enthousiaste que ce que Ziggy connaissait du personnage. Il lui rendit son sourire et leva un pouce en l’air avant de faire retomber ses zygomatiques : « On s’met en danger en restant ici. » Il n’avait pas dit ça bien fort, sur le ton de la confidence, avant de se lever précipitamment mine de rien, affichant de nouveau une mine détachée et motivée à avancer.

Dans le rayon camping, il ne restait plus grand-chose. Quelques babioles. Les fameuses lampes à énergie solaire dont avait parlé le grand blond, et des boussoles. Des couteaux suisses et des ouvre-bouteilles. Ziggy prit une boussole et une lampe et ferma son sac. Penché sur ce dernier, il jeta un coup d’œil à Selene avant de se mordre la joue. Il n’avait pas vraiment envie que leur deuxième rencard se termine par une attaque d’infectés. Au même moment, ce coup de feu. Toutes les têtes s’étaient retournés. Ils avaient cessé de parler pour essayer de percevoir de la distance de ce danger potentiel par rapport à leurs propres vies. Ziggy fronça les sourcils en regardant le nordique en s’avançant vers lui, pendant qu’il passant la sangle de son fusil à son épaule pour s’en armer. « Qu’est-c’que tu disais Rahan ? » Petit sourire sarcastique au coin des lèvres, mais Ziggy tenait avant tout à rester en vie. Peu importe qui avait eu raison, le plus important était de se tirer d’ici.

Les pas continuaient d’approcher. On entendait bientôt un attroupement, peut-être sur cette personne dont les bruits étaient étouffés par les grognements nauséeux des infectés qui semblaient se battre pour un peu de chair. Bientôt, ils s’apercevraient de la présence du petit groupe. « Par où on sort dans c’machin ? » Ils étaient rentré par la porte d’entrée grâce à une courte brèche. Quelle était la situation dehors désormais ? Personne ne le savait. Ziggy rajusta les sangles de son sac à dos et vérifia si son fusil était prêt à l’emploi et s’avança tout doucement vers le mur du couloir pour espérer percevoir quelque chose. « Une chose est sûre, on sortira pas par là… » Dit-il en entendant les gargouillements de plus en plus proche. Il fallait sorti d’ici, et vite.
 


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mar 1 Déc 2015 - 15:19


Balance Of Human Folly ...
PV : Bobby, Selene, Ziggy & Justin

Dwight ne comprenait pas le comportement de Justin, mais il n’était pas la priorité. Contrairement aux autres il ne prit pas sa part de conserve dans ce que le norvégien avait trouvé. Qu’importe, il fourra le reste dans son sac tout en observant les autres. Son cœur s’était mis un peu plus fort quand Selene s’approcha de lui avec les yeux doux. Il lui répondit alors avec son plus beau sourire charmeur. « Je savais que tu ne m’oublierais pas non plus. » Au même moment il replaça une mèche de cheveux derrière l’oreille de la brune. Il avait remarqué que Ziggy avait des vus sur elle et que son geste poserait certainement des problèmes, il était content d’avoir foutu la merde.

Le géant le remerciait pour le chocolat et affirmait qu’il serait pour une certaine Juliane, le blond ne savait pas qui c’était. Il pouvait cependant deviner qu’il s’agissait d’une amie de Bobby. Cet homme semblait vraiment agréable et le blond espérait le revoir dans un futur proche en si bonne forme que maintenant. Le groupe naviguait d'un endroit à l’autre pour permettre aux gens de mieux s’équiper. Le rayon camping n’était pas très développé et avait malheureusement été dévalisé pour la plupart. « Après c’est parce que moi je veux rester encore un peu que vous êtes forcé de faire de même. » Le blond regardait Ziggy puis Justin le deux voulaient absolument partir et bien qu’il le fasse. Il n’avait pas encore trouvé la moitié des choses qu’il était venu chercher. Il ferait tout son possible pour trouver de l’alcool. Il n’avait jamais avoué son penchant pour la bouteille depuis les dix dernières années. Il avait pratiquement arrêté, mais l’épidémie de zombie lui donnait soif. Le genre de soif que de l’eau ne peut pas étancher.

Un coup de feu retentissait au loin. Ce qui obligerait certainement le groupe à vouloir s’enfuir. Tandis que Dwight un peu hébété ne voulait pas partir d’ici. « J’avoue, tu as raison, mais je ne partirais pas d’ici sans une bouteille de tequila minimum ! On devrait chercher un plan d’évacuation sur les murs. On pourra savoir s’il y a une deuxième sortie et où elle se trouve.  En soi toutes les grandes surfaces doivent avoir au moins une ou deux issues de secours d’après la législation.» Comment savait-il ça ? Il ne savait pas lui-même. Il avait certainement vu ça quelques parts, mais il ne saurait dire où. Il devrait ensuite retrouver sa voiture avant de s’enfuir d’ici.

S’il avait le choix, il aurait largement préféré attaquer le problème de face, cependant ses compagnons du jour préféraient fuir le problème. Ce qui en soit est très logique, il ne pouvait pas les contredire. Pour gagner du temps. Il faudrait certainement se séparer, dans les films ce n’était jamais la meilleure idée, mais bon peut être que dans la réalité cela pourrait marcher. « Bon, j’ai une idée ! Ce n’est certainement pas la meilleure, mais ça nous permettrez d’être rapide et efficace. On se sépare et le premier qui trouve un plan fait des appels lumineux pour que les autres le rejoignent. J’ai remarqué que les trucs ne réagissaient pas à la lumineuse, mais plutôt au bruit. » Pour sa part il était prêt, il pouvait rester seul pendant que les autres formaient des groupes. Il avait émis son hypothèse.

Il rangeait son couteau qui ne lui serait de plus aucun secours vu la situation actuelle et reprit son arbalète en mains après avoir pris bien soin de l’armer, on est jamais trop prudent. Dwight était prêt à aller en découdre avec lui. Il n’avait pas peur des autres que ce soit homme ou chose. Il serait prêt à tuer si c’était justifié. « Il a flingue c’est vrai, mais vu les bruits de pas, ils sont deux ou trois maximum. Nous, on est cinq on a forcément l’avantage numérique. Il faut rester calme et analyser les éventualités. » Il avait appris ça depuis qu’il chassait et que son grand-père lui avait raconté beaucoup d’histoire. Il savait traquer les êtres vivants aussi bien que les animaux. Ils attendaient de pied ferme qu’ils fassent le moindre bruit supplémentaire pour pouvoir mieux les localiser.



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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mar 1 Déc 2015 - 22:24

Foutu apocalypse. Il y avait de nombreux infectés dans le magasin mais visiblement, certains prenaient leur temps comme si ils faisaient du shopping. Quel manque de sérieux. En ce qui me concerne, je savais me défendre mais ce n’était peut-être pas le cas de tout le monde. Ce Dwight semblait vouloir commander le groupe comme bon lui semble. Avec moi, il allait se casser les dents. Je n’étais pas du genre à me laisser faire. Je commençais à en avoir assez de prendre sur moi et de faire comme si de rien n’était. De surcroît, les gens m’ignoraient comme si j’étais inutile. Je commençais a vraiment me demander ce que je faisais ici. D’ailleurs, je serai déjà parti si Ziggy n’était pas présent.

J’écoutais les propos du géant. Il ne semblait pas avoir confiance en lui. C’était dommage car avec son physique, même les infectés devraient avoir peur de lui. Des ennuis ? Pour le moment, c’était le plus calme et sympathique du groupe. D’ailleurs, j’admirais sa gentillesse. Je lui lançai en souriant : « Il ne faut pas dire ça. Moi je ne connais que Ziggy ici. Et puis, on est dans le même pétrin donc autant se serrer les coudes. Ou vivent tes amis si cela n’est pas indiscret ? ». Si je pouvais l’aider, je le ferai volontiers. Il semblait un peu perdu et j’étais un peu inquiet pour lui. Je fus ravi quand j’entendis Ziggy partager mon avis et un large sourire se dessina sur mon visage pour lui montrer mon approbation.

Enfin, nous arrivâmes au rayon camping. Peut-être que c’était l’occasion pour certain de trouver du matériel de survie. Tentes, couvertures de survie et couteaux suisses étaient toujours utiles en ces temps d’apocalypse. En ce qui me concerne, ce n’était pas utile tant que j’avais ma maison mais tout le monde n’avait pas la chance d’avoir un toit. Hélas, il ne restait plus grand-chose. Et c’était prévisible. De plus, mon sac à dos était presque plein. Il était temps de partir et rapidement.

Mes craintes furent confirmées lorsque des bruits de pas se firent entendre. Evidemment, on n’était plus seuls. De foutus pillards probablement suivis par de nombreux infectés. Bref, on n’était pas dans la merde. Il fallait trouver une sortie et vite. Je lançai de vive voix : « Il y a surement plusieurs portes de sortie. On peut longer les limites du bâtiment. Au pire, on se cache quelque part et on attend que la situation se calme ». Et voilà, ils avaient gagnés. Ce grand blond voulait absolument venir dans ce rayon alors qu’ils auraient pu largement se contenter de ce qu’ils avaient trouvés. Si ce mec était dans la merde, je ne mettrai surement pas en danger pour le sauver, ça c’est certain.

Quel ne fut pas ma surprise quand ce mec en rajoutant une couche en affirmant qu’il voulait de la tequila et qu’il fallait se séparer. Non mais j’hallucine. Cette fois, je ne pouvais pas tolérer cela. Je lui répondis sèchement en lui lança un regard plein de colère : « T’es sérieux la ? Tu nous mets en danger la. Il y a des infectés partout et il faudrait se séparer ? Il faut partir d’ici et tous ensemble. On n’est pas dans un jeu vidéo la bon sang ! ». J’allais surement regretter mes propos mais je m’en foutais. Je ne devais rien à ce type et il fallait qu’il comprenne qu’il n’était pas le chef de ce groupe. Mais pour qui se prenait t’il ?
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 2 Déc 2015 - 15:38

Chaos...

Ah... Voilà un joli mot à la sonorité exquise! Et je crois que c'est une des meilleures définitions pour expliquer la présente situation. Mais décortiquons, si vous le voulez bien, les possibles avenues pour ce nom masculin. Il peut être défini comme un concept religieux qui définissait l'univers avant l'intervention de Dieu. En science, c'est une théorie mathématique et physique dédiée à l'étude des systèmes dynamiques. Elle s'applique à toutes sortes de sciences : astrophysique, météorologie, sciences humaines, biochimie moléculaire. Mais selon votre humble narrateur, je crois que c'est l'explication de la géologie que ce mot colle parfaitement à notre contexte. Pour faire court, le chaos désigne un entassement de rochers dégagé par l'érosion. Vous me voyez venir, j'espère... Confusion, incompréhension et tous les sentiments qui peuvent se rattacher à une situation qui vous glisse entre les doigts... Pour ne plus vous faire languir, voici ce qui devient notre géant, mais pas très malin ami.


Le Goliath à l'armure de chaire lézardée de cicatrices ne savait plus vers quels saints se vouer. Alors, la dame, celle qui n'avait pas hésité de sauver la misérable vie de l'être inférieur, parla avec une voix douce. Un peu comme si elle essayait de calmer les battements désordonnés de l'immense cœur débordant de gentillesse du colosse.

Dame- Pourquoi t’es aussi peu sûr de toi ?  Aucun de nous n’a l’intention de te causer des ennuis. En fait… c’est un hasard si on se retrouve ici. Un beau hasard, mais dans tous les cas, c’est toi le patron : t’as du chocolat.

Les traits du mastodonte se creusèrent de confusion. Son esprit lent à souhait ne comprenait aucunement la référence au chocolat. Mais le ton rauque et lent, propulsé avec la force d'un murmure, donna un début d'explication à la brunette.

Robert- Euh... J'ai passé ma vie a recevoir des attaques des gens... Euh... Les humains essaient de blesser ce qu’ils ne comprennent pas... Chassent les monstres... Euh... Je n'aime pas me battre, madame, mais je défends ceux qui sont gentils...Euh... Vous êtes gentille...

Essayant de rassembler les brides de ses explications qui s'envolaient aux quatre vents dans les méandres de son subconscient, Robert rougit subitement. Le rêve tangible de quelques hommes dans le bâtiment venait de laisser courir sa main gracile sur le bras repoussant de la bête. Les doigts d'artiste de la brunette pouvaient sentir les irrégularités dans la peau de l'homme déformé. La robustesse de l'épiderme, les sillons d'un passé de combat et de blessures et la disproportion musculaire de Bobby. Sans dire un mot, n'osant à peine souffler de peur de fragiliser ce moment des plus agréables, l'homme suivit le mouvement du groupe.

Le jeune homme avec le couteau tranchant vint alors se porter au niveau du mastodonte. Les traits atypiques du faciès monstrueux essayèrent alors de faire l'ébauche d'un sourire. Une variante quelque peu humaine sur des lèvres exsangues. Ne sachant pas trop quoi dire, il laissa l'homme s'exprimer. Autant que le colosse pût être massif et peu sûr de lui, l'être à la chevelure noire débordait d'une assurance flamboyante. Avec la corpulence qu'il a Robert pourrait être baveux mais passons...

Homme- Il ne faut pas dire ça. Moi je ne connais que Ziggy ici. Et puis, on est dans le même pétrin donc autant se serrer les coude. Où vivent tes amis si cela n’est pas indiscret?

Les mots du jeune homme rassurèrent légèrement le colosse. Ziggy semblait un être doté d'une empathie et d'une gentillesse qui rappelait l'ange de compassion qui partageait l'antre de la bête. Une lueur de joie à l'état pur, un des derniers joyeux d'humanité dans ce monde apocalyptique, traversa le regard bleuté de Robert. Une franchise et un émerveillement traversèrent son visage atypique au moment qu'il parlait de ses amies.

Robert- Juliane habite avec moi dans les bois... Euh... Elle est merveilleuse et c'est mon amie... Ma première à vie... Euh... Abi est partie au stade revoir sa sœur... Euh... Je m'inquiète beaucoup pour elle... Euh... Elle ressemble à un ange...

Se maudissant de ne pouvoir s'exprimer aussi librement que les gens présents, le mineur ne put que rougir en revoyant le sublime visage des deux dames. Encore de la timidité mon Bobby? Des âmes divines qui avaient vu l'humain recroquevillé dans l'habitacle grossier de ce corps repoussant. Il aurait tellement voulu faire le chemin vers le stade avec les deux apparitions célestes. Être là pour elles. Mais le cœur de l'homme se sera subitement, s'imaginant dangers qu'elle devait affronter. Les lèvres du mineur se serrèrent alors pour ne former d'une mince ligne. Les mains immenses serrèrent la poignée du panier à s'en faire blanchirent les phalanges. En entendant la mélopée déployée par des gorges inhumaines, Bobby ne pouvait que se faire du mauvais sang. Si les goules étaient sur la piste de l'Irlandaise? Si elle était blessée ou bien...

Robert- Non...

Ce fut le seul mot que le colosse parvint à articuler devant cette vision horrible qui venait de s'imprimer dans son subconscient. Secouant la tête comme pour chasser cette image atroce, Robert regarda autour de lui. Sans le savoir, le colosse était rendu dans un rayon de camping. Voyant les autres farfouiller ici et là, il regarda les quelques trouvailles encore disponibles. Se penchant près d'une étagère éventrée littéralement de son contenu, le mastodonte trouva sous des cartons piétinés deux objets des plus intéressants. Le premier fut un sac de transport rond à corde, pouvant emmener les sacs de couchage et du matériel lourd d'exploration. Le second fut un couteau de survie. Une longue lame avec une garde, étui pour la ceinture et allume-feu toujours dans son emballage d'origine. Voyant que la douce dame remplissait son sac à dos, Bobby fit de même avec sa découverte et le contenu du panier fut réparti entre son baluchon renforcé et son sac de randonnée. Robert ouvrit alors la bouche pour demander si c'était le temps de partir, en faisant un crochet par la section pharmacie, quand une détonation abrupte le figea. Je suis persuader que sa phrase commençait par un EUH... Le colosse devint alors aussi rigide qu'une statue de sel. Les gémissements redoublèrent d'ardeur, comme si le coup de feu avait dérangé leurs propriétaires funestes. Les portes de l’entrepôt s’ouvrirent avec fracas et des bruits de semelles de caoutchouc crissèrent sur le plancher…

Bon enfin à mon tour ! À suivre ce gros bêta, les gens vont s’endormir. Vous vous rappelez de Bill le policier ayant un surplus de poids, une morsure au bras et un fusil à pompe ? À voir votre petit sourire en coin je conclue que vous souvenez de ce mort en sursis. Nous allons suivre sa pathétique progression vers notre groupe de survivants favori.

Le flic n’avait jamais ressenti une frayeur de cette ampleur. Et on parle d’un vétéran des marines et un policier d’expérience. Mais pour donner au crédit de l’homme contaminé, la situation était hors du contexte habituel qu’il savait gérer. Et de plus, le policier obèse pouvait se permettre de perdre la carte, vu que son collègue lui courait après. Celui qui avait partagé les rondes de Bill voulait maintenant planter son râtelier dans les chairs tremblotes de l’homme condamné. Zombie de fraîche date, l’ancien policier pouvait maintenir un pas de course effréné. Summum de son nouvel état, la goule disposait d’une vigueur inépuisable.

Les yeux exorbités par la peur, les intestins sur le point de fondre une marée brunâtre dans ses caleçons, Bill se retourna et fit feu de nouveau. Son collègue trépassé reçut la décharge de chevrotine dans l’estomac et bascula sur le côté. L’ancien patrouilleur se releva aussitôt, se foutant de voir des morceaux de tripes pendre hors de son estomac.  Mais la chute de l’abomination fit gagner quelques secondes de grâce au flic paniqué. Celui-ci hurla de terreur en voyant le cortège funèbre qui se découpait par l’embrasure de la porte. Des silhouettes vacillantes, mais résolues s’avançaient dans la direction de leur prochaine gourmandise. Dans l’esprit totalement déconnecté par la douleur et la terreur, Bill compta une douzaine d’individus ayant succombé au terrible fléau. Mais au loin, le regard, enfiévrer du policier aperçut un faisceau de lumière. Telle la lumière provenant d’un phare promettant un salut faussé, le policier obèse lança ses dernières forces dans la course contre les morts.


L’esprit de Robert essaya de se focaliser sur les différentes discussions. Dwight martelait l’option de se séparer et de rechercher de l’alcool. Le choc de cette nouvelle se dessina alors sur les traits atypiques de la bête. Le jeune homme au couteau eut l’air aussi surpris et il parla avant que le monstre de Frankenstein n’ait pu remuer les lèvres. Ziggy ne put s’empêcher de rajouter son grain de sel et le trouble voila le regard du mineur. Le chaos à l'état pur mes amis!  Mais voyant le visage d’albâtre de la dame, la créature cauchemardesque se ressaisit. S’avançant vers elle, il regarda à la ronde et pour la première fois, la voix du monstre de foire fut forte et apaisante. Un peu comme si l’enfant  gêné venait de laisser le dominion de ce corps gigantesque à une personnalité protectrice.

Robert- Euh… On doit partir et vite… Euh… Je ne veux pas que vous soyez blessé… Mais avant je vais aider Dwight pour les médicaments… J’ai de l’alcool dans mon sac… Euh… Vous êtes quatre humains et vous devez vous aider non ?

Les mots à peine mâcher franchir la dentition mal aligné de l’homme et celui-ci pointa vers les portes de l’entrepôt. Bobby avait un point de vue privilégié de par sa haute stature.

Robert- Euh… Beaucoup de gens arrivent… Il y a un policier devant… Euh… Les méchants qui mordent peuvent courir?

Voyant la fusée  en uniforme de policier courir dans sa direction, Robert crut dans un premier temps que l’homme n’était que blessé et il se sauvait de la petite meute de cannibales d’outre-tombe.  Mais voyant la blessure béante dans l’estomac de l’être immonde et les tripes qui flottaient derrière lui comme une parodie morbide de cape. Bon il comprend que c'est un méchant!  Un policier obèse fit le tour de l’étalage pour rejoindre les belligérants qui voulaient tout à coup savoir qui est le mâle dominant. Reprenant sou souffle avec difficulté, le regard paniquer de l’homme de loi tomba sur le groupe. La plaie de son bras produisait du sang qui s’écoulait avec une régularité hypnotique sur le carrelage.

Bill- AIDEZ-MOI ! J’AI PRESQUE PLUS DE MUNITIONS ET IL Y EN A UN PAQUET QUI ARRIVE !

Le colosse se plaça entre le danger le couple composé de la gentille dame et de l’homme à la veste mauve. Une résolution de pierre s’était apposé le faciès de cauchemar de l’homme déformé.  Mais l’étagère près de lui trembla tout à coup. La goule, lancée à pleine vitesse, n’avait pas bifurqué de sa trajectoire et il avait acquis une nouvelle cible. À savoir le géant et sa lampe de poche, qui se baladait entre les rayons vides. Un peu plus et les lourdes tablettes aurait basculé sur le trio. Mais le mastodonte se propulsa à son tour pour empêcher le désastre. Le choc lourd du corps massif de Robert résonna dans la clameur de goules affamées. L’infecté de fraîche date essaya de passer ses bras par les ouvertures de l’étagère, mais le colosse eut un trait de génie. C'est très rare en effet. Laissant tomber sa hache au sol, il appuya à son tour ses mains massives sur les montants métalliques. Poussant un rugissement à la fois de défi et d’effort, Robert lança sa force phénoménale dans la lutte. Le simulacre de vie en uniforme de policier essaya de résister, mais le lourd meuble tomba sur lui, l’écrasant de sa masse. Loin d’avoir donné son dernier souffle, le zombie bougeait ses bras pour essayer d’agripper ses proies. Proies qui étaient maintenant hors de portées. Saisissant sa hache Robert souffla et inspira. Une haine de ces créatures cauchemardesques coulait maintenant dans ses veines et son instinct bestial ne demanda qu’à cet instant d’aller satisfaire sa rage. Mais son regard tomba alors su la dame au teint blanchâtre et le trio d’hommes. Ils avaient été gentils avec lui et le monstre de Frankenstein devait les aider. Voyant la meut de trépasser s’approcher, le regard bleuté de l’homme fut attiré par un clignotement rouge à sa gauche. Il dit alors, en pointant vers le comptoir de pharmacie tout proche.

Robert- Euh… Ça clignote rouge là-bas… Comme dans la mine où je travaillais… Ça se peut que ce soit une sortie?


La lumière rouge, peinant d’être alimenter par un courant électrique déficient et usant des dernières énergies de sa batterie, ressemblait à un sémaphore qui indiquait le chemin d'une chance éphémère…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
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