Partagez | .
 

 Balance of human folly...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Auteur
Message
Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 1587
Age IRL : 39

MessageSujet: Balance of human folly...   Lun 23 Nov 2015 - 9:27

Le hasard…

Dans ce commencement de la fin, l'être humain doit prendre certaines décisions pour survivre. Écraser sa propre moralité pour essayer de voir le soleil se lever le lendemain. Ou bien suivre la lueur vacillante de l'humanité et de s'éteindre comme elle par le manque  d'oxygène. Essayer d'être un soi peu honnête ou bien voler sans arrières penser. Fuir devant le danger, quitte à écraser le faible sous sa botte pour avoir un avantage dans ce salut éphémère. Combattre avec les cartes que le destin à décider de nous donner. Sans savoir si le croupier, qui n'est nulle autre que la Faucheuse, n'a pas un as dans sa manche. Certains inconscients s'en remettent aussi au hasard pour survivre un tant soit peu. Comme nous le savons, le hasard naît du fait qu'aucune intelligence humaine ne peut tout prévoir, l'intersection de deux séries causales a pris au dépourvu celui ou celle qui, pour le meilleur ou le pire, se trouvait à leur centre. Donc le manuscrit de la vie de tout un chacun ne s'écrit qu'au gré de leurs décisions. Et souvent l'encre  est diluée avec les larmes, le sang ou bien les cendres de la mort… Maintenant, essayons de suivre les péripéties chaotiques et hasardeuses du colosse qui se nomme Robert Smith. De son surnom Bobby, l'être aux muscles saillants et à l'intellect peu développé erre dans une quête des plus « hasardeuses »…




La pathétique caricature d’humanité se traine les pieds dans la ruelle en arrière d’un supermarché dans la banlieue de Capitol Hill. Les pas erratiques de la chose convergent des fois vers le mur du bâtiment. D’autres fois des détritus roulent, frappés sans discernement par des bottes de constructions à bout renforcées. L’être inférieur est souvent jugé par les humains comme misérable et dépourvu de la moindre intelligence. Mais à voir son apparence cauchemardesque, les cœurs se remplissent toutefois d’effroi et les gens s’enfuient en hurlant de terreur. L’être essaie d’entrer dans le supermarché, commandé par une faim sans borne.  De ses mains puissantes, il frappe sans relâches sur la porte fermée de l’entrepôt. Les portes des débarcadères étaient rabaissées et la façade arrière ressemblait vaguement à un mur d’une forteresse. L’instinct Souvent des plus primitifs soit dit en passant pousse les gens à des actes de folies quand leurs besoins vitaux ne sont pas satisfaits. Soudainement, un frottement métallique sur le béton avertit la parodie d’humain d’une présence derrière elle. Se retournant lentement, à la pleine vitesse que les muscles tétanisés par la non-vie lui permettent, la goule se retrouve subitement devant une ombre qui bloque partiellement les rayons du soleil. Les yeux voilés d’un blanc laiteux ne remarquent aucunement l’horrible faciès de l’homme. Ni les muscles déformés et sa haute stature. Encore moins la hache à la lame acérée brandie dans des mains aussi larges que son crâne. Il ne songe pas à regarder dans le regard bleuté du géant aux multiples cicatrices. Le zombie n’a que faire de la bonté, de l’humanité, de la gentillesse et de l’angoisse de l’être vivant. Le mort-vivant ne voit que l’aubaine que représente l’immense carcasse  pour son appétit immonde Bravo Einstein, tu as tout résumé ça pour rien. Tout le monde sait que les zombies se fichent de l’apparence extérieure des gens. Ils ne s’intéressent qu’à l’intérieur. À savoir : Organes internes, os, muscles, sang et boyaux… Bref continuons.

Avidement, l’être d'outre-tombe tend un bras avide vers Bobby, le second appendice de la goule fut perdu lors de sa résurrection.  La gueule aux dents gâtés de la goule s'ouvrit en grand, anticipant le out cuivrée du sang sur sa langue. L’arme, qui était à la base qu’un outil de travail fit un arc propre et net vers la tempe de l’être répugnant. La hache s’enfonça dans la peau sèche, fracassa l’os et s’enfonça dans la matière spongieuse du cerveau. Des fragments disparates de matières cervicales et d’autres  éclaboussèrent nauséabondes aspergèrent la façade de l’immeuble.  Le corps sans vie Techniquement il n’était pas en vie mais bon passons de la goule s’effondra avec fracas. C’était comme avec la lame affutée de sa hache, l’homme avait tranché les fils de la pitoyable marionnette. Mais la chute, combiné à la puissance excessive du coup fit virevolter le cadavre dans un amoncellement de palettes de bois. Un vacarme digne d’un coup de tonnerre  retentit dans la zone plongée dans un silence de mort. On ne pourra pas si bien dire vu la présence accrue des morts-vivants dans la zone. Jeux de mots pourris quand tu nous tiens... Sursautant de surprise devant le bruit, les yeux bleutés de Robert regardèrent avec angoisse les deux extrémités de la ruelle. Dans l’esprit lent et vagabond de l’homme Et pour avoir été jeté un coup d’œil, je pourrais pousser la précision à presque désertique… Mais je suis hors sujet donc continuons... , des formes incertaines jouaient à contrejour, camoufler partiellement par les lueurs de l’astre solaire. Alors le destin frappa, obligeant le colosse à décider de son prochain mouvement. Celui-ci préféra se mettre à l’abri et de laisser les possibles charognards, vivants ou morts, d’investiguer sur l’origine du bruit. Alors dans un grincement sonore du plus mauvais augure qui soit, semblable au ricanement de la mort prochaine,  la prote pivota sur ses gonds et l’homme difforme entra dans l’entrepôt du  Safeway.

Callant son dos musculeux sur ladite porte, Robert étendit ses bras. Des bras ayant la circonférence de billots de bois lézardé par une ribambelle de cicatrices. Robert a dû se battre plus d’une fois dans sa vie et son corps est marqué par tant de souffrance. Je crois surtout qu’il a du cuir à la place de la peau, mais ce n’est que mon humble opinion. Soufflant doucement, il permit à son cœur de reprendre une cadence normale. Ce cœur immense, partiellement détruit par tant de souffrance et de perte, était la cause de sa venue à la ville. Juliane avait décidé ce matin d’aller explorer le côté est de la forêt et Robert avait dit qu’il allait vérifier un truc. Ce truc était en réalité un ange blond aux yeux si semblables au sien. Abigaël avait permis, au même titre que Juliane, à Robert de croire que l’humain pouvait être merveilleux. Dans cette nuée sombre composée d’individualistes effrontés et pathétiques, les deux femmes étaient de précieuses étoiles filantes. Des phares illuminant la vie du mineur. En d’autres mots, le grand dada aime beaucoup ces deux femmes… La douce apparition blonde avait quitté un beau matin, laissant un petit mot à l’attention du géant endeuillé. Ça parlait du stade de la ville. Et depuis ce jour l’homme ressemblait à une vigie silencieuse. Il se faisait du mauvais sang, pensant aux êtres diaboliques qui sillonnaient la terre. Et il ne pense pas qu’aux zombies je vous en passe un papier. Maintenant tel un limier à l’apparence monstrueuse, Robert s’était lancé sur la piste de son amie.  Il avait vu quelques représentants de la nouvelle race prédatrice à l’œuvre dans la ville. Des scènes de carnages et de boucheries s'offraient au regard interloqué et ahuri de l'homme. Aussi la déchéance humaine et la peur à chaque coin de rue. Des gens se battaient entre eux pour des biens ou juste comme défoulement. L’âme débordante d’empathie de l’homme souffrait en silence et ne pouvait que s’inquiéter davantage pour la belle dame.

Maintenant il était enfermé dans un magasin d’alimentation. Les sens innés de l’ancien portier refirent surface.  Promenant son regard parmi les ombres, Robert fouilla dans sa ceinture à outils. Sa main rugueuse trouva le manche en caoutchouc de la lampe de poche et le fin rayon de lumière blanchâtre transperça l’obscurité. Attachant la source lumineuse sur le devant de son manteau de cuir trouvé dans un magasin de moto, l’homme s’avança vers son destin. Il ne faut pas oublier le hasard qui va faire son fils de pute en plaçant des embuches sur le chemin tortueux du colosse. Sa hache solidement ancrée dans ses mains,  le calme de Robert était surprenant devant la précarité de sa situation. Les gants de bûcherons couinaient légèrement au gré des serrements des doigts de l'homme sur le marche en polymère de l'outil.

Safeway, plan intérieur et extérieur:
 



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1285
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Lun 23 Nov 2015 - 19:30

Le centre ville empestait la mort. Une odeur puissante, entêtante, celle d’une nécropole à ciel ouvert. Pour la énième fois, Selene chercha un répit en cachant son nez dans sa manche. Ses vêtements sentaient le sale, la poussière et la sueur ; ce n’était pas spécialement plus agréable. Le ciel offrait l’une de ses rares journées de soleil, indifférent à l’apocalypse, d’un bleu glacé par la température automnale. Au moins, cette fois, l’étudiante avait volé un manteau dans l’une des baraques de Madrona qu’elle avait visité. Ça faisait un moment déjà. Plus ou moins depuis qu’elle avait faussé compagnie à Justin et Axel. La solitude lui allait mieux – pour l’instant du moins.

Ses réserves s’étaient épuisées avec une rapidité folle. En vérité, elle n’avait jamais vraiment pensé que la situation s’enliserait. Au pire, elle songeait à quelques jours dans les rues, le temps que l’armée remette les choses en ordre, mais il n’en était rien. L’infection se propageait, les cadavres errant étaient de plus en plus nombreux, et Seattle se murait peu à peu dans le silence. Même les émeutiers qui avaient établi leurs quartiers dans le Whole Foods Market de Capitol Hill s’étaient fait la malle. Oh il y avait bien les camps militaires qu’on disait sécurisés et sûrs… mais Selene ne pouvait pas s’empêcher de les voir comme des garde-mangers. Au mieux.

La jeune femme sursauta en ouvra les yeux. Quelle idiote, elle s’était bêtement assoupie derrière la poubelle qui lui servait de cachette. Depuis son poste d’observation, elle avait pu tout voir : les derniers squatteurs qui étaient partis, s’ouvrant le chemin à coups de fusil, ce qui n’avait pas manqué de rameuter quelques rôdeurs. Ceux-ci déambulaient lentement sur le parking avant, se cognant parfois aux voitures éventrées, bloquant toute possibilité d’accès discret. Pourtant, elle allait devoir y aller : plus elle attendait, plus on risquait de la repérer, moins elle avait de chance de réussir.

Soudain, un bruit sourd résonna dans les rues maudites du centre de Seattle. Ça semblait venir de l’arrière du magasin. En tout cas, c’est la direction que prirent la plupart des zombies qui, comme la musicienne, avaient entendu ce vacarme. Bien. Le problème changeait : elle avait désormais une ouverture indéniable pour s’introduire dans l’épicerie, mais alors, cela signifiait qu’elle n’était pas la seule sur le coup. Le temps défilait et elle n’avait plus le luxe de réfléchir des heures. Elle récupéra d’un geste vif le long couteau de cuisine coincé dans sa ceinture. La lame était tachée de sang coagulé, marronnâte, jusqu’au manche en bois.

La silhouette gracile de Selene se faufila silencieusement entre les arbres maigres, puis entre les voitures abandonnées, jusqu’à faire face aux portes de verres. Immobiles, barricadées pour la plupart. Seule l'une d'elles pouvait être actionnée : celle que les émeutiers avaient utilisée pour sortir. Elle inspira profondément et se glissa furtivement à l’intérieur. Les ténèbres et la poussière l’accueillir comme dans un tombeau. Quelques néons subsistaient, agonisant en crachant des éclats stroboscopiques, mais les autres étaient morts. Le silence était tel que les grattements des zombies amassés à la porte arrière résonnaient avec une régularité lugubre.

L’étudiante fouilla dans son sac à dos pour en retirer sa lampe torche, mais ne l’alluma pas de suite. Certes, les charognes se repéraient au son et à l’odeur mais les humains, eux, se fiaient encore à leurs yeux. Allumer, c’était comme se mettre un panneau de signalétique sur la tête. Tant qu’elle ne savait pas quel genre de personne était ici avec elle, il valait mieux rester discrète. Parce qu’elle avait désormais la preuve qu’elle n’était pas la seule âme vivante dans le Whole Foods Market : un rayon lumineux transperçait l’obscurité. Il était loin, elle ne le voyait que quand il rampait sur le plafond, mais il se déplaçait.

Selene avait appris ses leçons. Elle respirait le plus doucement possible même si son cœur s’obstinait à meurtrir ses côtes. Sa main droite se serra sur le manche de son couteau qu’elle brandit, prête à frapper. L’oreille tendue, elle guettait autant les râles de potentiels rôdeurs prisonniers à l’intérieur que d’êtres humains dissimulés dans les ombres. Encore quelques secondes et ses yeux bleus s’étaient complètement dilatés. Ce n’était pas génial, mais c’était suffisant pour voir se détacher les obstacles, et ainsi progresser en tâtonnant.

Certaines denrées devaient avoir périmé sur leurs étagères. Des odeurs pestilentielles de moisi flottaient dans l’air ; c’était à croire que dans ce monde chaotique, plus rien ne sentait bon. Petit à petit, la jeune femme s’était rapprochée de la source de lumière. Si lentement qu’elle se sentait crispée et courbaturée quand, enfin, elle se tenait à trois ou quatre mètre derrière une silhouette colossale. A première vue, elle était seule, mais la lumière de sa torche se reflétait régulièrement dans ce qui ressemblait férocement à une hache ensanglantée. Selene se cacha alors derrière un rayon vide, hors de vue, et éleva la voix pour être entendue de l’inconnue :

- Je vous ai trouvé. On est que deux, pas vrai ?

C’était dur d’empêcher sa voix de trembler. Même armée d’un couteau, elle n’était qu’une étudiante anémiée et prisonnières d’une enveloppe de ténèbres. Si ce type l’attrapait, il la briserait très certainement comme une poupée de chiffon.

- Annoncez-vous, et je ferai la même chose, reprit-elle,… on est pas obligés de s’agresser on peut juste… prendre chacun ce qu’on veut.

Ses sens semblaient s’aiguiser avec le stress, ou bien était la peur ? Les zombies grattaient toujours, infatigables et désormais, l’étudiante percevait aussi leurs râles. Un mélodie lugubre qui lui glaçait le sang.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Ziggy Haring
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 203
Age IRL : 22

MessageSujet: #E39024   Lun 23 Nov 2015 - 21:27

Balance of human folly. | Pv. Selene, Bob, Justin & Dwight

 Cela faisait quelques jours que Justin avait prêté main forte à Ziggy pour qu’il puisse retrouver son très cher magasin. « Magic Does Exist » était un endroit rassurant, mais il avait fait peu de provision, étant donné qu’il n’avait pas vraiment prévu d’Apocalypse dans sa semaine de course, et se retrouvait donc peu à peu à court de vivres. Il lui fallait faire le plein, d’où l’énorme sac de voyage qu’il se trimballait totalement vide dans le dos. Il n’avait que son couteau et son fusil en guise d’équipement, le reste laissé à la maison. Avant de partir, il avait activé le gramophone dans l’appartement parallèle à son immeuble, de manière à éloigner les infectés qui avaient été un peu trop nombreux à son goût. Une fois enfermé dans la boutique, la vie était plutôt paisible. Les sorties bien barricadées et les cordes installées, Ziggy était pour l’instant en paix avec ces infectés qui se tenaient à distance. Il se faisait discret pour ne pas non plus attirer trop l’attention de potentiels parasites.

Il ne se rappelait plus de ce que Justin lui avait dit sur sa propre résidence, mais il lui avait dit que le centre ville était dangereux. Néanmoins, il restait un moyen plutôt évident pour se procurer de la nourriture. Evident, comme avant que le monde ne devienne la Post Apocalypsia. Au matin, Ziggy avait jeté un œil à son téléphone. Ce dernier n’affichait plus l’heure, plus rien du tout. Il tenta de le rallumer mais la batterie était définitivement morte. Soupirant, il se décida à partir à l’aventure en bondissant de son lit. Il portait un jean, et pour lui, cela équivalait à une tenue de sport, d’ordinaire plus habitués aux costumes loufoques qui avaient fait la petite renommée de son établissement. Sa chemise colorée aux motifs psychédélique confirmaient la règle. Il avait enfilé sa veste en velours violet et trouvé une paire de célèbres baskets en toile, qui dataient d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

« Appréciez les Ink Spots les copains. Ça me fera des vacances. » Dit-il tout bas à l’adresse des infectés qu’il entendait gargouiller au loin, en même temps que retentissait la musique du gramophone. Il fallut une bonne heure pour arriver au centre commercial. Il s’était glissé contre une voiture abandonnée pour regarder ce qui se tramait sur le parking. Il observa ce dernier, peuplé d’infectés, jusqu’à ce qu’un bruit sourd les fassent se décaler. Quelques instants plus tard, il vit une maigre silhouette se faufiler dans la faille créée par les infectés. « Eh mais… » Murmura le magicien pour lui-même, avant de cavaler à sa suite. Elle était à bonne distance de lui, alors Ziggy ne pu qu’assister à la scène de sa rencontre avec un type qui devait mesure un bon deux mètres. Ziggy était grand et se sentait pour la première fois comme un ver sur un sacré gros hameçon, comparé à ce mastodonte. Il était armé d’une hache, mais son regard paraissait concentré sur autre chose, autre chose que de la rage pure. Tant mieux.

La fille, c’était bien ce que c’était dit notre jeune propriétaire. Un goût de chocolat lui était venu en bouche lorsqu’il avait vu sa silhouette, et ce goût s’intensifia à la vue de son visage. « Selene ! » S’exclama-t-il en les interrompant. Il avait eu un rendez-vous avec elle, il avait eu envie de la revoir. Il avait eu envie de beaucoup plus avec la fin de la soirée qu’ils avaient passé tous les deux, beaucoup plus. Mais dans ce contexte, il ne savait pas s’il devait la serrer dans ses bras, l’embrasser comme si c’était la dernière occasion qui se présenterait à lui, ou simplement se donner une baffe pour voir si ses yeux ne le trahissaient pas. Il leva deux mains honnêtes à l’adresse du colosse avec un léger sourire en coin « Tout doux l’ami, j’suis pas là pour faire des ennuis, promis, juré, craché. » Il faillit cracher, puis se raviser en secouant la tête. « Désolé, c’est l’Apocalypse mais j’suis pas un dégueulasse. »

Il s’approcha un peu plus, en détachant son regard de l’homme pour se concentrer de nouveau sur Selene. Si cela n’était pas un signe du destin, il ne savait pas bien ce que cela pouvait bien être. Peut-être que Betty n’y était pas pour rien. « Hey… » Murmura-t-il arrivé tout près d’elle.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
Revenir en haut Aller en bas
http://fanficamplificatum.blogspot.fr/
Dwight A. Momsen
Leader | Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 3308
Age IRL : 22

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mar 24 Nov 2015 - 0:17


Balance Of Human Folly ...
PV : Bobby, Selene, Ziggy & Justin

Il était encore très tôt le soleil était à peine lever quand il a abandonné son repère pour se rendre à Seattle. Il avait laissé ses recommandations pour la journée avant de prendre la route. Un besoin irrésistible de solitude se faisait ressentir dans tout son être. Il prit tout de même Skøll avec lui par mesure de sécurité. Ce chien avait un instant de survie assez développé qui lui permettrait de s’en sortir si quelqu’un s’approchait un peu trop de lui, de plus il pourrait s’avérer qu’il soit un atout important si le Norvégien avait besoin de créer une surprise pour reprendre le dessus. Il faisait de son mieux pour penser à tout, même s’il ne pouvait bien évidemment pas tout prévoir. Il avait peur de ce qu’il avait trouvé, mais il avait besoin de ramener un peu de nourriture et du charbon pour ses amis qui l’attendait. Il avait conduit pas mal de temps, mais avait décidé de laisser sa voiture un peu à l’extérieur de la ville pour pouvoir repartir sans problème.

La température était froide malgré l’absence totale de nuage. Cependant, le vent qui pénétrait dans ses vêtements le glaçant jusqu’à l’os était encore pire. L’hiver s’approchait de plus en plus. Il savait que bientôt on passerait en dessous de la barre des zéros. Il sortit doucement de sa voiture sans faire de bruit. D’un signe de tête, son berger allemand le suivit hors de son véhicule, il referma la portière derrière lui. Autour de lui, le silence régnait personne n’osait sortir depuis que la loi martiale avait était décrété et que les rodeurs étaient de plus en plus nombreux. Il ne savait pas s’il croiserait des militaires sur sa route ou s’il pourrait rentrer bien sagement chez lui après sa journée d’investigation. Il avait peur, mais ne laissait rien transparaitre, de toute façon il était seul et personne ne pouvait le voir pour le moment. Le chemin était assez long jusqu’au magasin qu’il avait ciblé. Un survivant de passage avait fait halte chez eux et leur avait fait un topo sur la vie à l’intérieure de la ville.

Il était armé de son arbalète et on pouvait voir son colt briller à sa ceinture, il ne voulait pas avoir besoin de s’en servir, mais il n’hésiterait pas longtemps si la situation lui demandait de le faire. Dans une de ses poches, il avait également un couteau qui était prêt à être dégainé s’il devait taper sur quelqu’un au corps à corps. Il se sentait prêt, mais l’était-il vraiment ? Traverser la ville avait été assez compliqué. Il avait fait beaucoup de détours pour éviter les choses qui se promènent dans les rues. Certaine était seule d’autre en groupe de trois ou quatre. C’était vraiment inquiétant, mais Dwight faisait de son mieux pour garder son sang-froid. Il n’avait pas le choix.

- Courage on y est presque !

Avait-il chuchoté à l’égard de son chien. Il avait besoin de le prononcer à voix haute pour se rassurer. Il entendit de nombreux bruits devant lui. Skøll leva l’un tête subitement pour observer la situation sous tous les angles possibles pendant que son maître continuer de s’approcher. Son objectif était devant lui. Il se cacha entre deux voitures garées sur le parking. Son sac était toujours sur son dos et il sortit une lampe torche, il devait pénétrer dans le magasin devant lui. Visiblement, la porte était ouverte, peut-être que quelqu’un était déjà là. Peut-être qu’il y avait des gens bizarres à l’intérieur. Pour le moment, il n’en savait rien. Il avançait silencieusement éclairant ses pas avec la faible lumière que sa lampe projetait sur le sol.

Son chien était quelques mètres derrière comme pour protéger ses arrières. Il voulait d’abord trouver l’emplacement du charbon. C’était vraiment le plus important à trouver. Il se dirigeait du côté du rayon camping en regardant les panneaux qui pendaient du plafond. Ils étaient encore tous en place et comme chaque magasin de la même enseigne se ressemblait il n’avait pas trop de problèmes pour trouver ce qu’il cherchait. Il entendait également des voix non loin de sa position et la curiosité était trop forte, il se devait de se rapprocher de la source. Ils étaient plusieurs en train de discuter. Il ne connaissait aucun des deux hommes. La jeune fille lui semblait similaire, mais il n’arrivait pas à remettre un nom dessus.

Skøll ne semblait pas inquiet par la présence de ces étrangers. Dwight éclairait alors dans leur direction et découvrait un géant qui semblait un peu perdu avec une hache pleine de sang. Il avait l’air tout droit sorti d’un film d’horreur. Le second homme avait un air un peu loufoque, mais bien plus aimable et la fille qui s’appelait Selene rappelait de drôle de souvenir au Norvégien. Il essayait  convaincre que ça ne pouvait pas être elle, mais plus il essayait moins il y croyait. Il faudrait qu’il la regarde de face pour être sûr. Cela impliquait ce dévoilé, mais il n’avait pas le choix. Il indiqua à son chien de ne pas bouger avant de sortir de l’ombre son arbalète toujours à la main.

- La dame à raison. Même s’il ne reste pas tout le magasin et que certains trucs sont certainement immangeables, il y a de quoi sustenter chacun d’entre nous.

Il ne savait pas vraiment par où commencer et se contentait de sortir c’est quelques mots. Au moins, il n’y avait rien de méchant dans ses propos ni même d’agressif. La dénommée Selene se tourna alors vers lui et dans sa tête, il n’y avait plus aucun doute. Il avait bel et bien passé une soirée alcoolisé avec elle qui avait mal fini. Il faisait de son mieux pour ne pas virer au rouge en repensant à ce qui c’était passé et restait concentrer sur la scène qui se déroulait devant ses yeux.



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

Mes AnnexesDwight écrit en #6699cc
Revenir en haut Aller en bas
http://www.walkingdead-rpg.com/t6813-listing-des-comptes
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mar 24 Nov 2015 - 22:34

Cela faisait plusieurs jours que j’étais retourné chez moi. Le temps était frais et humide. Pas spécialement froid. Il n’y avait pas encore besoin de chauffage et cet hiver, je pourrais faire du feu dans la cheminée. Cette dernière était moderne et sure. J’avais fait l’inventaire de mes vivres et finalement, il n’y en avait pas tant que cela. Il fallait que je fasse le plein. J’avais une carte de Seattle désignant les lieux culturels, commerciaux ainsi que les bâtiments publics. Grace à cela, cela me permettait de me déplacer facilement même si je connaissais bien la ville. Après tout, Seattle n’était pas si grande quand on y vivait depuis l’enfance.

Aujourd’hui, direction le quartier de Capitol Hill qui comportait de nombreux magasins. J’étais conscient qu’il y avait beaucoup de danger mais je n’avais pas le choix. Ce qui me faisait le plus peur, ce n’était pas les infectés mais plutôt les autres survivants, qui étaient parfois hostiles. Tout le monde n’était pas aussi amical que Ziggy qu’il avait aidé il y a quelques jours. Dans l’ensemble, c’était du chacun pour soi et les gens pouvait très bien s’entretuer pour une simple boite de conserve. Dans ce genre de situation, la solidarité n’existait plus.

Je me demandais ce qu’étais devenu Giulia, Anton, Alex ou encore Desmond. Petit à petit, je perdais l’espoir de les revoir. Et puis, se rendre à un refuge, c’était hors de question. Je finirai par devenir fou enfermé entre quatre murs à attendre, je ne sais quoi. Au moins, dans la situation actuelle, j’aidais d’autres personnes à s’en sortir. C’était difficile mais la moindre victoire nous donnait l’impression de gagner une manche contre les infectés. Mon équipement était toujours le même. J’avais toujours cette redoutable épée japonaise qui m’avait sauvé la vie plusieurs fois. Et dire qu’avant, c’était juste un objet de décoration. Si on m’avait dit un jour qu’il aurait servi à tuer des zombies, j’aurai bien rigolé.

Ma tenue couvrait bien mon cou et mes bras. Les zombies avaient tendance à mordre à ce niveau-là. Quand ils étaient à terre, ils pouvaient également agripper les jambes. Bref, il fallait bien faire attention mais comme ces derniers n’étaient guère discrets et très lents, il était facile d’esquiver leurs attaques. Du moins quand ils n’étaient pas trop nombreux. Je me rendis sans souci jusqu’au magasin esquivant les infectés qui semblaient ne pas me repérer. Plusieurs survivants étaient présents. Et cela allait être difficile de tous les esquiver.
Je remarquai un géant. Il devait faire une tête de plus que moi et le double de mon poids. Heureusement qu’il n’était pas infecté et ne semblait pas particulièrement dangereux. Je pris alors quelques paquets de biscuit discrètement. Je ne voulais pas m’éterniser ici. Un peu plus loin, je vis deux visages que je connaissais. Décidément, le monde était vraiment petit. Ziggy était lui aussi dans le magasin ainsi que la brune que j’avais trouvé dans une maison. Cette dernière était encore en vie. C’était vraiment surprenant. Enfin, un homme blond était également présent.

Voyant qu’il était impossible de s’éviter, je m’avançai doucement vers le groupe en souriant. Je lançai alors calmement : « Il y a assez de bouffe pour tout le monde. Inutile de s’agresser les uns les autres ». Je m’approchai alors de Ziggy et lui murmura : « Je suis surpris de te voir ici. Ça avance tes travaux ? ». On pouvait même faire équipe. Faire en sorte de sécuriser ce lieu. A cinq, cela pouvait aller très vite. Mais cela suppose que chacun y mette du sien.
Revenir en haut Aller en bas
Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 1587
Age IRL : 39

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 25 Nov 2015 - 2:00

Brouillard

Il y a tellement de signification pour désigner le brouillard. Dans le sens propre, c’est le phénomène météorologique constitué d’un amas de fines gouttelettes ou de fins cristaux de glace, accompagnés de fines particules hygroscopiques saturées d'eau, souvent de taille microscopique, réduisant la visibilité en surface. Vous le saviez certainement. Non? Alors dîtes-vous que c'est l'avantage des humains. D'apprendre chaque jour de leur vie. il y a quelques exceptions à la règle, mais je vous déconseille de démarrer une conversation sur ce sujet. Je serais des plus vindicatives. Revenons tout bonnement à notre brebis égarée qu'est Robert. Dans le cas de brouillard qui nous intéresse, ce sera le sens figuré qui s’appliquerait.  Car avec raison, Bobby est plongé dans un brouillard des plus chaotiques. Perdu au milieu des méandres de sa conscience. Voyez-vous, l’esprit lent du mineur combiné avec… Non, non, non ! Je me tais et je vais vous laisser découvrir par vous-même la cause de cet égarement psychologique de notre ami le grand jocrisse…


Les lourdes bottes de constructions à caps d’aciers frappaient sans ménagement le béton de l’entrepôt. Le mince faisceau de lumière, rayon pur dans cette obscurité chaotique, se promenait parmi les palettes de bois et les étagères de métal. Le regard bleuté de Robert suivait attentivement les ombres dansantes. L’ouïe de l’homme était chargée par les quelques tapements lents et erratiques des parodies humaines qui essayaient d’entrer dans la pièce. Les gémissements de frustrations et de faim s’élevèrent alors, telle une mélopée funéraire. Passant sa langue sur ses lèvres exsangues, le mineur se dirigeait vers les doubles portes à opposé du chœur cadavériques. Autour de l'immense silhouette, une multitude de cartons éventrés tels des cadavres abandonnés ici et là, vidés de leurs contenus. À de rares endroits, comme si les pilleurs les avaient tout bonnement ignorés, des paquets intacts trônent comme des joyaux dissimulés dans un dépotoir. Mais à la base, l'esprit linéaire de Bobby n'était de concentrer sur deux éléments. Plus que trois ça doit être la déroute et les yeux vitreux. Mais continuons... L'homme déformé ne voulait que s'assurer qu’Abigail va bien et ensuite revenir vers Juliane. Le reste autour de lui n'est que brouillard et distraction. Ce fut avec l’image des deux êtres qui avaient complètement changé son destin en tête que le mineur poussa la porte battante. Mais pour ce faire, il dut passer près des réfrigérateurs.

Une odeur épouvantable de lait caillé et de viande avariée agressa les narines de Robert. La porte gigantesque de la zone froide était grande ouverte. Les effluves nauséabonds firent piquer les yeux de l'homme et laissèrent un goût de pourriture au fond de son gosier. Accélérant le pas pour s'échapper de ce nuage de puanteur, Robert ne nota pas un léger mouvement dans le fond de la cavité réfrigéré. Un être trépassé depuis quelques jours, revenus à la vie par l'harmonie diabolique d'un plan machiavélique, se releva avec peine. Le prédateur à la vigueur surnaturelle avait enfin remarqué une proie digne de son appétit. Et on peut considérer Robert comme un buffet à volonté pour les morts-vivants. Vu l'amas de viande qu'il trimballe sur sa forte ossature. C'était mon grain de sel pour les vertus protéiniques de notre grand naïs. Levant des bras dans l'espoir de saisir l'imposant homme, la goule commença son périple de son pas lent et trainant. Sortant de sa morgue improvisée, l'attention du revenant fut portée vers les portes battantes qui balançaient faiblement. Poussant un gémissement de frustration, la parodie d'humanité se mit en quête de son repas immonde. Si on doit suivre le mouvement du zombie, je crois que je vais mourir d'ennui! Retournons à notre gaillard, je crois que ce sera à peine plus intéressant!

Le géant déformé s'avança prudemment vers l'avant du magasin. L'esprit lent de Robert avait enfin compris qu'il se trouvait dans un supermarché à l'abandon. Des étagères vides et paniers laissés à l'abandon, tels des soldats oubliés au front. Des produits quelques fois reconnaissables, mais la plupart du temps piétiné avec une frénésie sauvage. Des comptoirs vandalisés par la folie de l'homme. Le regard bleuté de l'homme se fit mélancolique et triste devant ces actes de démences dictés par l'instinct de préservation. Avec une douceur qui détonait avec sa corpulence effrayante, les pas chaloupés de Robert le firent emprunter l'allée des soins personnels. Le rayon de la lampe de poche juxtaposé sur le manteau de cuir de Bobby illumina deux contenants blancs. La curiosité du colosse déformé fut touchée à vif. Plissant un peu des yeux, il lut avec peine les mots "shampoing/revitalisant tout-en-un ". Tendant une main immense et un peu gauche, il en saisit une et regarda tout autour de lui. Après avoir mis en équilibre sa hache sur le présentoir, Robert dévissa le bouchon avec suspicion. Le géant savait qu'il n'avait pas le droit de faire ça. C'est ça mon grand! Comme si la police du shampoing viendrait d'arrêter! Tu es dans un magasin ravagé! Des fois il m’exaspère cet homme... Humectant le parfum de pommier se dégageant de la bouteille, l'homme ferma les yeux de ravissement. Bobby murmura alors.

Robert- Je dois les emmener pour Juliane et Abi... Euh... Elles ont de si beaux cheveux...

Une pensée vint alors faire rougir le colosse. Dans ses songes éveillés, il pouvait voir L'Irlandaise et la Texane assises près du foyer au chalet. Les deux dames discutaient et leurs sourires étaient tout simplement merveilleux. Le soleil pénétrait par la fenêtre et baignait les deux divines apparitions. Les lueurs célestes faisaient scintiller la cascade d'or d’Abigail et lustrer la chevelure cuivrée de Juliane. La brunette sourit au mastodonte et la sincérité de ce geste percuta le cœur de Robert. L'ange blond passant alors ses doigts dans ses cheveux et...

Bobby sursauta et referma prestement le bouchon. Il était troublé par cette vision des plus angéliques. Comme je vous le disais, deux pensées c'est suffisant pour notre ami. Avec une gêne manifeste de prendre ce qui lui n'appartenait pas, Robert enfouis les bouteilles ainsi que des pains de savon dans son sac à dos. Reprenant sa hache bien en main, il reprit sa progression vers la sortie. Il bifurqua dans une allée où des vestiges d’emballage de biscuits crispaient sous la semelle de l’homme imposant. Un amas de détritus à sa gauche et le néant des tablettes à sa droite. Et des zones d’obscurité angoissantes cernaient Robert de toutes parts. À l’occasion un néon, seule sentinelle lumineuse dans ce monde de ténèbres, clignotait sporadiquement.  Le courant est encore présent… Étrange et inquiétant! On pourrait presque se croire en danger! Une voix, son des plus étrangers dans ce silence de mort entrecoupé du chant de sirène des goules, s’éleva dans le dos du colosse.

Fille-Je vous ai trouvé. On est que deux, pas vrai ?

Aussitôt le pas lent de l’homme massif s’arrêta et il pivota tout doucement. Son sang s’était glacé dans ses veines. Robert avait le souffle court et les yeux exorbités. Frénétiquement l’homme essaya de trouva la source de la voix. Le faisceau de la lampe se balada de cachettes à zones d’ombres. Mais aucun mouvement ne trahit la position de la jeune voix.

Fille- Annoncez-vous, et je ferai la même chose… on est pas obligés de s’agresser on peut juste… prendre chacun ce qu’on veut.

Robert- D’accord… Euh… Je ne veux pas d’ennui… Euh… Je cherche mon amie et elle est au stade je crois… Je suis Robert et je suis tout seul… Euh… Attend...

La main imposante et rugueuse de l’homme se desserra. La lourde hache ensanglantée chuta au sol dans un bruit mat. Il est con ce type... Couvrant partiellement la lueur hypnotique de la lampe, Robert parla doucement, le ton rauque trahissait la sincérité et la franchise de la bête. Un brin de mélancolie était présent dans le débit lent de l’homme.

Robert- Euh… Je ne veux pas faire du mal aux gens… Juste les méchants qui mordent… Euh… Je veux juste partir d’ici… Tu peux m’aider ?

Une ombre se détacha alors du couvert d’une étagère. La lampe de poche détailla alors la silhouette gracile d’une jeune femme à la chevelure sombre. Un couteau ensanglanté pendant dans sa main menue. Robert leva alors une main en signe d’apaisement et s’apprêta alors à dire quelque chose. Le mineur essaya de regrouper les mots volages de son esprit. Tiens c’est pas trop surprenant ça… Mais avant que la phrase ait eu l’audace de sortir de la barrière des lèvres exsangues de l’homme, une nouvelle voix s’éleva.

Grand homme maigre- Tout doux l’ami, j’suis pas là pour faire des ennuis, promis, juré, craché.  Désolé, c’est l’Apocalypse mais j’suis pas un dégueulasse.

Un homme drôlement habillé se décala alors vers la femme. Le propriétaire de la voix portait une veste mauve et des jeans. Un fusil à l’épaule et les deux mains bien en évidence, il semblait sincère aux yeux du monstre de foire. Une nouvelle fois il essaya de parler, mais Robert fut interrompu par une voix autoritaire et forte dans son dos. L’homme pivota un peu la tête et vit un faisceau de lumière l’éclairer totalement dans le visage. Baissant un peu son regard bleuté, Bobby put discerner un homme de forte stature à la chevelure blonde. Une arbalète chargée dans la main pointa le dos de l’être inférieur.

Homme blond- La dame à raison. Même s’il ne reste pas tout le magasin et que certains trucs sont certainement immangeables, il y a de quoi sustenter chacun d’entre nous.

Les yeux du colosse roulèrent alors dans ses orbites. L’esprit lent de l’homme essaya d’absorber la totalité des informations présentes, mais s’en était trop pour lui. Du Bobby comme on l’aime, un peu stupide et totalement largué!  En signe de détresse, se sentant alors pris au piège, les poings du mineur se crispèrent. Ces appendices ressemblaient maintenant à deux boulets de canon organiques. Les jointures blanchirent sous l’effet de l’incertitude. Il ouvrit alors la bouche pour dire quelques choses, une supplice pour le laisser partir. Mais de nouveau une nouvelle voix s’éleva. Je crois que l’allée 4 est rendu le carrefour névralgique pour les survivants du coin !

Homme- Il y a assez de bouffe pour tout le monde. Inutile de s’agresser les uns les autres.

Une nouvelle silhouette entra alors dans le duel mexicain qui se livrait dans le supermarché. Bobby était le centre de l’attention général, surement la menace la plus grande à leurs yeux. L’homme se rangea alors près de celui à la veste mauve. Le mineur se sentit alors piégé. Comme une souris prise dans le traquenard de quatre chats de ruelles. Le stress monta en même temps que le rythme cardiaque de l’homme déformé. Un néon au dessus de la tête du mineur décida de faire la lumière sur la laideur de ce dernier.

Tête de Bobby surpris et perdu:
 
Les gens présents pouvaient maintenant voir la monstruosité qui était au centre de leur petit cercle. Une silhouette imposante de plus de deux mètres. Les épaules puissantes et à la musculation surdéveloppée, presque déformée.  Le peu de peau qui était visible de ses bras et de ses mains était lézardé de cicatrices. Un faciès monstrueux aux traits atypiques trônait sur ce corps repoussant. Mais les gens qui se détachaient de ce physique ingrat pourvoir l’humanité dans le regard si pur de la chose. Une mélancolie et une tristesse semblaient prendre naissance dans son âme émiettée. Car Robert avait surtout peur de ne pas revoir Juliane et Abigail. De les savoir hors de danger avant de rejoindre ses anges au paradis. Une larme solitaire coula de son œil. Le cristal salé purifia quelque peu la saleté de la joue mal rasée de l’homme. Le manteau de cuir noir crissa un peu quand les épaules massives relâchèrent leurs muscles crispés. Le marteau de la ceinture à outils de Robert tapa légèrement sur les pantalons bruns de la chose. Un géant en blouson de cuir avec une ceinture à outils ? Et il se demande pourquoi les gens le regard ? Mais poursuivons, je crois, que ce sera intéressant… Un murmure s’éleva alors de la gorge serrée de l’homme. La déception et le doute étaient palpables.

Robert- Euh… Je pensais que tu étais seule… Je n’ai rien fait de mal… Euh… Je ne suis pas un monstre… Euh… Je peux par…. ATTENTION !

De la tristesse et le doute présent sur le faciès de l’homme furent remplacés par une rage à peine contenue. Les traits se décomposèrent sur le coup de la fureur. Mais dans les yeux bleuté de l'homme on lisait une autre histoire. L'instinct de protecteur du mineur s'était éveiller à l'approche d'un danger que lui seul voyait. Car tout un chacun semblait occuper de la présence du géant déformé. Normal il ressemble à une création d’un savant fou !  Mais une goule, anciennement un vieil homme distingué, venait enfin de rejoindre les festivités. Il s’était avancé avec lenteur, son râle couvert par les éclats de voix et de la mélopée sinistre. La chemise autrefois blanche était tachée de sang et les tripes de l’être était retenu par le tissu bombé. Une cravate criarde et un badge laissaient supposer l’ancienne profession du mort-vivant.  Ça devait être l’ancien directeur de la succursale.  Celui qui réagit alors fut le mineur. Robert ne voulait qu'aucun humain ne souffre de par son inaction, même si au plus profond de son être ces derniers pouvaient se montrer si méchant envers lui. Des fois il oublie d’être con et lent !

Dans un mugissement digne d’un taureau qui charge un toréador pétrifié, le mastodonte fit deux enjambées extraordinaires et leva une main immense. Une main pouvant englober la totalité du visage de la femme. Le zombie s’était approché justement du trio et son haleine fétide devait chatouiller leur cou. Frôlant la tête de la dame, Robert enserra alors le cou de la créature dans un étau implacable. Décalant la goule de petit groupe, Bobby maintient la parodie de vie à distance grâce à son allonge naturelle. Les mains glacées de l’aberration se refermèrent sur la manche de cuir du manteau du mineur. Celui-ci, n’ayant plus d’arme à portée de main, farfouilla dans sa ceinture à outils. Trouvant le manche de son tournevis plat, il s’en empara.  Brandissant l’arme de fortune, il la planta en premier dan la joue de la goule. Celle-ci n’en a eu cure et essaya de mordre la main du colosse. Robert dégagea  l’outil de sa gaine de chair morte et cette fois-ci, la partie en acier transperça un globe oculaire. La chose eut alors des spasmes violents et Robert la laissa tomber au sol, les bras en croix. Se retournant alors vers le groupe aux êtres si différents, il leva alors les mains en signe de reddition.  Le regard de l’être semblait si humain et sincère. Aucun artifice de mesquinerie ni de trahison ne troublait le regard bleuté du mineur. Mais un peu de peur et d’espoir transpirait dans le ton rauque et lent du colosse.

Robert- Jill m’a dit que les humains devaient se serrer les coudes… Euh… Je ne veux qu’aider… Euh… Vous parler de nourriture ? Je pourrais en prendre un peu si ça ne vous dérange pas…Euh…

L’imposante silhouette était maintenant rendue près du tas de détritus, à quelques pas du trio. Tout concentré à essayer de parler, de mettre les mots dans le bon ordre, Robert ne vit pas le mouvement près de sa jambe. Des fois il ne sait même pas ce qui se passe dans sa tête alors… Le corps menu d’une femme entre deux âges, vêtu d’une blouse sale de caissière, s’extirpa de sa cachette. Ne restant que des os en guise de jambes, la goule était parvenue à ramper et à s’accrocher à la botte de construction de Robert. Celui-ci n’avait pas senti le danger et dans quelques instants la morte allait plonger ses mandibules pourrîtes dans le mollet musclé…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1285
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Mer 25 Nov 2015 - 8:59

Une voix rauque lui répondit. Profonde. Hésitante. L’espace d’un instant, Selene ferma ses yeux clairs et expira. La pression se relâchait légèrement sur ses épaules fragiles. Elle sursauta quand la hache tomba sur le sol mais identifia parfaitement l’origine du bruit. Ce type semblait aussi inoffensif qu’il était imposant. Il ne pouvait pas jouer la comédie, ce serait superflu. Il lui suffirait d’une main pour débusquer la jeune femme, la soulever de terre et lui briser la nuque. Personne ne saurait. Personne ne la pleurerait. Car c’était ce qui lui restait dans ce monde apocalyptique, pas vrai ? Personne.

Une vile pensée traversa alors l’esprit de la musicienne. S’il n’y avait pas lieu d’affronter la force de l’inconnue, peut-être pouvait-elle au moins s’en servir ? Il demandait de l’aide mais au fond, c’était elle qui en avait besoin. Un rempart de deux mètres face à la mort, ce n’était pas négligeable. Elle s’en voulait de songer à ça, mais tel était son pouvoir pas vrai ? Lentement, Selene consentit à sortir de sa cachette pour se plonger dans la lumière. La torche du géant l’aveugla tellement qu’elle leva une main en visière, exposée, la peur inlassablement blottie dans son ventre.

- Ok. On a qu’à…

Elle fut interrompue par une voix étrangement familière. Visiblement, l’étudiante était tellement obnubilée par la présence du mastodonte qu’elle n’avait pas réalisée qu’elle était suivie. Pas par n’importe qui. Un flash déchira les ténèbres de sa mémoire en quelques secondes. Une soirée pluvieuse de début octobre, un magasin de magie, un chocolat chaud… peut-être sa dernière « belle » journée avant le début du désastre. Une journée qu’elle regrettait de ne pas avoir prolongée désormais. Quand Ziggy fut tout près d’elle, Selene se mordit la lèvre inférieure et tourna la tête pour fuir son regard. Qu’allait-il penser ? La dernière fois qu’il l’avait vue, elle portait une robe, elle arborait une couleur automnale, elle était fraîche, elle était en vie…

Maintenant, elle était d’une pâleur à faire peur. Ses cheveux sombres étaient emmêlés, ils cascadaient sur ses épaules frêles avec désordre. Elle devait sentir le chat errant, ses vêtements étaient sales, son pantalon militaire était même déchiré aux genoux. La plus grande différence devait être ses yeux : le bleu s’était comme ternis, usé par la tristesse, la terreur et le désespoir. Ils ne brillaient plus. Ils étaient aussi fade que le monde extérieur. Elle était devenue aussi fade que le monde extérieur.

- Hey…, murmura-t-elle à mi-voix, sans y croire.

De toute façon, le magicien se détournerait quand il se rendrait compte qu’elle n’était plus l’étudiante musicienne qu’il avait rencontrée et embrassée. Elle n’était plus qu’une coquille gracile focalisée sur sa survie. Sans don, sans atout, sans rien.

Alors que Selene sentait l’embarras monter, voilà que deux autres personnes arrivèrent successivement. A croire que malgré les changements évidents au sein de la population locale, tout le monde s’était dit que c’était le jour idéal pour venir faire ses courses. Est-ce qu’au moins l’un d’eux avait pensé à prendre un cadis ? … ce n’était pas le moment de lancer une pique d’humour. Elle n’avait pas envie de rire. En fait, la jeune femme sursauta même, quand le visage atypique du géant fut soudainement éclairé au comble de sa surprise. Il n’était pourtant plus son focus principal : dans le concert de faisceaux lumineux, la benjamine du groupe avait reconnu Justin – qu’elle n’appréciait pas plus que lors de leur dernière entrevue – et le blond qui s’appelait… Mike ? White ? Dwight ? Un truc comme ça. Ça faisait plus de trois ans, il était, comme tout le monde, éprouvé par les récents événements, mais c’était lui. Les yeux bleus de l’étudiante allaient du norvégien au magicien et elle ne put s’empêcher d’afficher un léger sourire en coin en murmurant pour elle-même « voilà qui est embarassant… ».

Quelque part, elle avait la sensation d’être au milieu du scénario d’un mauvais feuilleton. Une femme, quatre hommes. Son dernier crush, un ex-coup d’un soir, un type qu’elle n’aimait pas et… un grand costaud qui avait l’air adorable bien qu’un peu simple. Néanmoins, Selene fut touchée par l’émotion qui émanait de sa voix rauque lorsqu’il parla à nouveau mais quand il s’écria de faire attention, son cœur rata un battement. A la lumière fracturée des lampes torches, l’affrontement parut terrible, cauchemardesque. Les images de chair morte s’imprimèrent violemment sur la rétine de la musicienne, comme à chaque jour passé dans cet enfer. La main libre sur le cœur, elle restait pétrifiée et admirait la dévotion de ce mastodonte qui les protégeait, alors qu’il aurait pu les laisser se faire mordre et s’enfuir. Inconsciemment, elle s’était blottie contre Ziggy, comme une enfant cherchant un rempart contre les monstres.

Alors vint la révélation : la tête. Ces... « choses » ; ces zombies, ces charognes, ces rôdeurs, qu’importe leur nom. La tête était leur unique point faible. Le cerveau plus exactement. Quand l’adversaire du géant s’effondra comme un pantin désarticulé, Selene cligna des yeux, comme au réveil d’un mauvais rêve. Ce qui ne nous tue pas…

Elle ne comprenait pas. Pourquoi ce type était-il aussi timide ? Pourquoi ? Il dégageait tellement de tristesse et de mal-être. Il avait la carrure d’une chimère et pourtant, il était plus humain qu’elle. Elle qui avait du sang sur les mains, qui avait songé à l’utiliser comme bouclier vivant…

- Dis pas de conneries, trancha-t-elle d’une voix blanche, bien sûr que tu peux.

Soudain, elle la vit. La morte au sol, réveillée par le bruit, inondée par la lumière des torches. Sans réfléchir, l’étudiante s’approcha du géant en brandissant son couteau, la mine déterminée, décolorée, et elle s’accroupit brusquement pour plonger sa lame dans le crâne de la charogne. Ce n’était pas si facile. Le choc de l’acier contre l’os résonnait encore dans son bras mince, l’encéphale pourri produisit un bruit immonde, l’odeur lui retourna l’estomac, son âme se fissura un peu plus. Inspirant un grand coup, Selene extirpa son arme couverte de chairs mortes, croisa momentanément le regard du colosse et lui adressa un sourire en coin. Elle se tourna alors vers les autres.

- Bon… on est au complet ou le club va encore s’agrandir ? Elle laissa filer un silence sans même soupçonner qu’un survivant à quatre pattes se cachait quelque part, quitte à ce qu’on soit tous là, on a qu’à s’entraider. On aura moins de chance de se faire avoir par ces trucs, elle désigna le zombie tué par le géant, et on pourrait économiser nos piles. Deux lampes torches, une devant et une derrière, ça suffira. On reste groupés, chacun prend ce dont il a besoin, et on pourra trouver un moyen de partir d’ici sans se faire becqueter.

Le concert de percussion sur les portes arrière du magasin s’intensifia. A croire que les zombies étaient de plus en plus frénétiques, ou plus nombreux. C’est alors que le regard bleu de la musicienne croisa enfin, malgré la semi-pénombre, celui de Ziggy. Voilà ce qu’elle était devenue : pas une pianiste, pas même une femme. Une survivante. Rien de plus. Rien d’assez bien…


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Balance of human folly...   Aujourd'hui à 16:59

Revenir en haut Aller en bas
 

Balance of human folly...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

 Sujets similaires

-
» Save The human right to food: International mission to Haiti
» human BOMB
» GCM  No, I'm not fine. I am a human traffic accident, and everybody's slowing down to look at the wreckage
» Black immigrants see personal triumphs in Obama
» Nou di ke se mantalite ki fè nou an reta. Eske se pa kilti nou pito?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-