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 Last Ride Of The Day

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Nathaniel L. Wright
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WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Last Ride Of The Day   Dim 22 Nov 2015 - 21:04

Les semaines passaient et rien ne semblait s'améliorer. Dehors, le chaos régnait toujours, et ce malgré la présence des militaires qui patrouillaient et sécurisaient certaines zones. Il y avait leurs camps, bien sûr... malheureusement aussi inaccessibles que s'ils avaient été situés sur la lune, en l'état actuel des choses. Seul, Nathaniel ne doutait pas qu'il serait parvenu à en rejoindre un. Il aurait sans doute même trouvé un moyen pour que sa femme et sa mère, bien loin des capacités qui étaient les siennes, puissent faire de même. Seulement, il restait les jumeaux... Liam et Amy n'avaient même pas deux mois, et il était impensable de sortir avec eux hors de l'appartement dans de telles conditions. Le danger était déjà important pour des adultes, alors il ne fallait même pas y penser pour des nourrissons. Sans compter que le temps n'allait pas en s'améliorant : l'automne était bien installé, et la pluie tombait fréquemment en quantités impressionnantes. Le vent parachevait le tout, et il n'en faudrait pas plus pour que les jumeaux tombent malades. Amy ayant une santé plus fragile que celle de son frère, c'était hors de question.
Voilà la raison pour laquelle toute la famille Wright était retranchée depuis des semaines dans l'appartement du cinquième étage de leur immeuble. Ils n'avaient pas vraiment à se plaindre d'un manque quelconque, car ils avaient réussi à constituer des réserves suffisantes au dernier moment. Par ailleurs, le père de famille faisait suffisamment de sorties pour combler les manques. Seulement voilà, ce qu'ils observaient depuis les fenêtres de l'appartement n'était pas forcément engageant. Plus le temps passait, plus il semblait que les infectés étaient nombreux. Une bonne raison de rester chez soi... jusqu'au moment où quelque chose de nécessaire venait à manquer.

C'était Allison qui avait signalé le manque. En bonne infirmière, elle tenait scrupuleusement le compte de ce qui était nécessaire à leur consommation pour rester en bonne santé. Leur stock de fruits et légumes en conserves et bocaux commençait à faire triste mine. Or, ils pouvaient difficilement s'en passer. Mais ce n'était pas le plus alarmant. Jusque là, elle avait allaité les jumeaux, mais il semblait qu'avec les restrictions récentes, la jeune mère avait de plus en plus de mal à le faire. Autant dire qu'il était capital d'aller trouver de belles quantité de lait maternisé pour les petits. Nathaniel n'avait pas hésité un instant. Tant pis pour le danger, il était bien obligé de sortir. Il avait cru entendre dernièrement qu'un grand supermarché alimentaire du centre ville, auparavant occupé par les bandes armées qui écumaient Seattle en dehors des zones militaires, avait été déserté. Il ne pouvait pas passer à côté de cette aubaine. Il s'était donc équipé, prenant sac à dos et armes sous le regard anxieux de sa femme.


« Je sais que tu n'as pas le choix... mais après ce qui s'est passé il y a quelques temps avec ce type qui t'a tailladé le visage, j'aimerai tellement que tu restes ici.

Cruel dilemme. Leur survie dépendait en partie de cette sortie, mais risquait de coûter la vie du cascadeur. Ce dernier se rendit compte du trouble qui agitait Allison, et il s'approcha d'elle pour l'embrasser alors qu'elle se mordait nerveusement la lèvre inférieure. Elle tenait Amy dans ses bras, qui suçotait son poing. La petite se mit à gazouiller gaiement en voyant son père, un grand sourire aux lèvres. Nathaniel se pencha sur elle pour l'embrasser sur le front. En presque deux mois de paternité, il avait fait de sacrés progrès.

- Ne t'en fais pas. Je reviendrais en un seul morceau, promis.

- Emmène au moins Jess avec toi. Tu sais qu'elle sent ces... choses.

- Si ça te tranquillise... Mais c'est pas non plus un chien policier !

Voilà comment il avait encore terminé sa préparation en emmenant avec lui sa chienne malinois. Il s'était glissé avec elle hors de l'appartement après avoir retiré les verrous et tout ce qui bloquait la porte. Comme à chaque fois, entendre tout se verrouiller à nouveau derrière lui lui fit une drôle d'impression. Ils descendirent les escaliers menant au rez-de-chaussée, passant devant les appartements vides. Les habitants avaient fui dès le début des événements, ne laissant que les Wright dans l'immeuble. Naturellement, c'était dans leurs appartements que le cascadeur s'était ravitaillé en premier, non sans avoir d'abord pris le temps de la réflexion et des remords. Toutefois, cela n'avait pas duré. Qui pouvait dire combien de temps tout cela allait durer ? Il serait toujours temps de rembourser le jour où les choses rentreraient dans l'ordre.
Ils parvinrent à une petite cour à l'arrière du bâtiment. Pas grand-chose, juste un endroit où l'on stockait les poubelles, entre autres. C'était surtout devenu l'endroit où Nathaniel sortait sa chienne, car l'endroit était grillagé et non visible depuis la rue. Actuellement, c'était donc relativement sale et encombré d'immondices. Il fallait qu'il songe à nettoyer prochainement, cela faisait un certain temps qu'il ne l'avait pas fait. Ce fut en catimini qu'ils se glissèrent dans la rue déserte. Une chance pour eux. Le cascadeur avait attaché la longe de sa chienne à son poignet, sachant pertinemment qu'elle avait un caractère assez particulier. Elle avait été bien dressée, mais parfois elle pouvait se montrer imprévisible. Mieux valait la garder attachée.

Ce fut avec prudence mais à une allure soutenue qu'ils se dirigèrent vers le centre de Seattle, en louvoyant parmi les décombres et les détritus qui encombraient les rues. Il n'était pas rare de voir des bâtiments aux façades brûlées ou marquées par des impacts de balles ou d'explosions. On ne comptait même plus le nombre de vitrines réduites en miettes. Partout où les émeutes avaient fait rage, il y avait eu des dévastations. Maintenant, tout cela était plus localisé... mais aussi plus mouvant. Et puis, il y avait les infectés qui étaient dévorés par la folie... Il en avait croisé quelques-uns, l'une ou l'autre fois. Et il n'y avait qu'une seule occasion au cours de laquelle il avait eu à en affronter un. Il n'avait dû son salut qu'à un coup d'épée bien placé, qui avait tailladé la jambe de son adversaire. Ignorant si cela pouvait être l'équivalent d'un meurtre, il avait détalé sans même prendre le temps de voir ce qu'il était advenu de l'infecté. A l'origine, cette épée n'avait pas été conçue pour tuer, uniquement pour le cinéma... mais elle restait une véritable lame.
Maître et chien ne durent leur arrivée au supermarché sains et saufs qu'à l'excellente connaissance des lieux qu'avait Nathaniel. Il prit la direction de Capitol Hill, avant de tomber sur le bâtiment en question. Les anciennes barricades étaient désertes. Il réprima un frisson, tâchant de ne pas penser au fait que tout était trop calme. Si les groupes armés avaient déserté... c'était pour une bonne raison. Il tâcha de penser à sa famille, aux jumeaux qui avaient besoin qu'il rapporte ce qu'il pourrait. Alors, il fit un pas en avant. Il n'avait même pas remarqué que Jess avait tourné la tête vers une rue un peu plus loin, museau en l'air et oreilles pointées vers l'avant. Elle n'avait pas grogné... mais il y avait sans doute quelque chose. Elle suivit toutefois le mouvement, alors qu'ils se glissaient finalement dans le supermarché silencieux et obscur.


- Maintenant, tout doux ma belle. On entre, on prend ce qu'il nous faut, et on sort. »


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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Last Ride Of The Day   Dim 29 Nov 2015 - 22:13


Assise dans la voiture aux côtés d'Ana, Carmen observait le supermarché sans mots dire, les mains serrées contre le volant. C'était une des toutes premières fois qu'elle s'enfonçait autant dans le centre ville, au plus grand damn de l'ancienne gérante qui préférait de loin sillonner les abords de la ville, ou les petites aires de repos ou trônaient parfois des restes de conserves. Mais le centre ville, elle s'en serait vraiment, vraiment bien passée. Mais Ana avait insisté, et pour arrêter d'entendre sa jeune soeur se plaindre de la nécessité à ré approvisionner leur stock de survie. Conserves, médicaments, eau, et si possible en bonus, quelques produits d'hygiène avant que les leurs ne s'amenuisent vraiment.
Inspirant profondément, la brune enfila lentement sa veste en cuir, avant d'attraper l'énorme sac de sport qu'elle passa en bandoulière à son épaule.

Tu m'attends dans la voiture et tu verrouilles les portes.
Mais on ramènera plus de choses à deux !
Peut-être, mais on connaît pas ce coin, on connaît pas ce centre, et je ne vais pas prendre le risque qu'on se paume dans le centre. Alors tu gardes la voiture, tu garde la batte. J'entre, je prends ce qu'il faut, et on s'en va de là en urgence. Si je suis pas revenue dans une heure, tu retourne au point de rendez-vous.
Et les Wendigos ?
Ce ne sont pas des Wendigos. Arrête avec ça, s'impatienta t-elle avant de rajouter. Quand bien même c'est le cas, ils sont attirés par le bruit, tu l'as à GeorgeTown la dernière fois. Alors seule, je m'en sortirais mieux.

Et de toute manière, elle serait plus en sécurité dans le 4x4, que dans n'importe quel endroit du coin. Et avec un peu de chance, les vitres teintées de ce dernier empêcherait quiconque de comprendre que quelqu'un était à l'intérieur. Sortant enfin de la voiture après avoir entendu les portières dans son dos se verrouiller, elle s'avança prudemment vers l'intérieur sombre du bâtiment, laissant ses yeux s'habituer à l'ambiance sombre de l'intérieur avant d'avancer d'avantage. Prenant soin de se faire la plus discrète possible, elle fit l'impasse sur les escalators, préférant voir d'abord les étalages du rez de chaussée. Par chance, elle découvrit rapidement le rayon hygiène, ou elle commença à faire glisser rapidement dans son sac gel douches, pain de savon et autres shampoing. Une bonne chose de faite. Restait la nourriture, et les médicaments.
Le reste des rayons ne lui amena pas grand chose d'utile, en dehors de quelques piles pour les lampes torches. Concentrée sur ses fouilles, elle finit néanmoins par relever la tête en entendant un semblant de pas non loin de son rayon. Stoppant immédiatement toute action, cherchant un endroit ou se mettre à l'abri. C'était étrange. La dernière fois, elle avait parfaitement entendu cet espèce de râle et là... Rien. Juste le bruit des pas dans sa direction. Avisant lesrayonnages, la jeune femme s'y avança fébrilement, cherchant une possible arme, sans grand succès. Et à défaut de trouver une arme, la meilleure solution restait de se cacher dans un coin. Les survivants, elle avait assez donné. Et si il n'y avait pas de râles, avec un peu de chance, il ne s'agissait pas d'un malade mais bien d'un survivant qui devait se trouver dans le même cas qu'elle.

Calmer sa respiration pour qu'elle ne s'entende pas, ne pas céder à la panique. Resserrant la sangle de son sac, elle entendit l'individu entrer dans la pièce et passer non loin d'elle, au rayon d'à côté.
L'idéal, c'était de se barrer de là tout de suite, et en silence. Un pas, puis un second. Le plus silencieusement possible, elle longea le rayonnage en direction de la sortie. Tant pis pour les vivres, elle aurait bien l'occasion de trouver un autre magasin sur la route. Mais hors de question de croiser qui que ce soit, sans armes. Pour le coup, elle aurait eu mieux fait de récupérer la batte plutôt que de la laisser à Ana au cas ou. Sauf que le l'arrivée d'un inconnu n'avait pas été prévu dans le plan.

Alors qu'elle arrivait à hauteur de la sortie, un aboiement la fit se raidir une seconde. Ca non plus elle ne l'avait pas pris en compte. Qu'un foutu chien accompagne son maître. Elle eut tout juste le temps de jeter un regard en arrière en direction de l'inconnu pour y voir un grand brun, et son malinois qui risquait à tout moment de lui déchirer le bras à coups de crocs si il était de mauvaise humeur. Super, la journée commençait tellement bien.

Et merde...

Courir. C'est tout ce qui lui vint à l'esprit sur le moment. Sortir de là, récupérer le 4x4, et démarrer pour se tirer de ce foutu centre ville ou elle n'aurait jamais dû mettre les pieds.



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Nathaniel L. Wright
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MessageSujet: Re: Last Ride Of The Day   Jeu 3 Déc 2015 - 16:20

Dès leurs premiers pas dans le centre commercial plongé dans l'obscurité, Nathaniel releva des traces évidentes de pillages. Les rebelles s'étaient longtemps terrés dans cette zone, et la présence de vestiges de couchages de fortune près de l'entrée montraient qu'ils y avaient même dormi. Autant dire que la place avait été longuement occupée. Il le savait, en tentant le coup, et ce avant même de partir. Peut-être avait-il fait le déplacement pour rien. Il était bien possible qu'il ne reste plus rien d'utile pour sa famille. Mais il se devait d'essayer. Ils s'étaient montrés prudents, mais la situation s'éternisant, cela ne donnerait rien de bon. Il fallait continuer à constituer des réserves.
Il se glissa entre les portiques anti-vol depuis longtemps éteints. Cette zone ne semblait plus alimentée en électricité. Le système était devenu très aléatoire dans la ville, depuis que toute forme de normalité s'était effondrée. Il nota que toutes les caisses avaient été éventrées, forcées et pillées. Comme si, dans l'immédiat, l'argent pouvait encore servir à quelque chose... Ce serait une autre histoire lorsque tout rentrerait dans l'ordre, mais pour le moment une simple boîte de haricots avait plus de valeur qu'un billet de cent dollars.

Le silence était pesant. Mais vu la surface du magasin, il serait difficile de savoir s'ils étaient réellement seuls... Si les pillards avaient bougé et déserté l'endroit, pourtant avantageux, c'est qu'il devait y avoir une excellente raison à cela. Difficile de savoir s'ils étaient réellement seuls. Par mesure de précautions, le cascadeur s'arrêta, et détacha Jess en retirant le mousqueton de l'anneau de son collier. Dehors, mieux valait l'avoir à la longe pour qu'ils ne se séparent pas. Mais ici, dans un lieu clos, l'attache pourrait leur nuire à tous les deux. Avec les débris qui jonchaient le sol, il serait facile de rester attaché. Et en cas de danger... cela pourrait s'avérer fatal.
Reprenant sa marche lente et prudente, il enjoignit tout de même la chienne à rester près de lui. Débordante d'énergie, à force de rester enfermée dans l'appartement, Jess obéit... tout en caracolant autour de lui, reniflant partout. Au moins, elle ne s'éloignait pas. Nathaniel reporta toute son attention sur les rayons. Se glissant du côté des surgelés, il se donna à peine le mal de ralentir l'allure. Un vague coup d'oeil lui permit de voir que la nourriture avait soit disparu, soit était déjà dans un bel état de décomposition, en l'absence de courant pour faire fonctionner les congélateurs, ce qui donnait un aspect assez peu ragoûtant au spectacle.

Sa chienne près de lui, il contourna un rayonnage avec précautions, pour tomber sur une pile de débris. De la vaisselle cassée et des morceaux de rayons, balancés là pour le simple plaisir de détruire. Les pillards s'en étaient donnés à cœur joie, pour ce qui ne les intéressait pas. Il y avait de nombreux graffitis sur les murs, violents dans leurs propos ou leurs images. Il semblait que l'épidémie avait libéré ce qu'il y avait de pire chez un certain nombre d'êtres humains. Levant la tête, il observa les affichages pendus au plafond, qui indiquaient le contenu de chaque rangée de rayons. Il finit par repérer celui estampillé « nourriture pour bébés », et prit cette direction. C'était sa priorité absolue. Pour ce qui était de l'apport en vitamines des adultes, cela pouvait passer après. Si fruits et légumes en conserve il y avait, ils n'allaient pas s'envoler en quelques minutes.
Le rayon pour bébés se trouvait plus près des caisses et de la sortie, mais il n'eut pas le loisir de chercher ce dont il avait besoin. Jess s'était soudainement arrêtée à quelques pas de lui, droite et tendue, les oreilles pointées en avant, ayant de toute évidence entendu quelque chose. La chienne poussa un bref aboiement sourd, à peine audible, puis son poil se hérissa sur son dos alors qu'elle grondait légèrement. Nathaniel avança, arme au clair, pour voir ce qui l'avait ainsi perturbée. Le voyant faire, elle avança également, jusqu'à apercevoir une silhouette sombre se découpant sur la clarté de l'extérieur. Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, Jess avait poussé un aboiement sonore qui résonna dans le bâtiment désert, et elle se rua sur l'ennemi potentiel, sans doute plus poussée par son instinct et par le fait que sa cible partait en courant, que par une réelle volonté de se montrer agressive.


« Jess ! Ici ! »

Le cascadeur lâcha toute une bordée de jurons, se reprochant presque d'avoir détaché Jess. Son choix avait peut-être été le mauvais. Ne sachant pas sur quoi la chienne se jetait, il se mit à courir pour la rejoindre. Le malinois était une race rapide, et sa compagne à quatre pattes ne faisait pas exception. Elle courait vite, bondissait haut, et avait un sacré mordant lorsqu'il le fallait. Elle n'était cependant pas méchante pour un sou, même s'il était impossible d'effacer des générations d'instinct de gardien. Elle rattraperait tôt ou tard la silhouette, c'était certain. Si elle n'avait aucune raison d'attaquer, elle se contenterait de sauter dessus. Mordre n'était pas son instinct premier. Mais selon le danger auquel elle allait faire face... Le cascadeur n'avait aucune envie de perdre sa chienne.


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MessageSujet: Re: Last Ride Of The Day   Mer 16 Déc 2015 - 21:43


S'enfuir, et vite. Déjà, parce que faire une rencontre dans ce genre d'endroit ne lui inspirait pas grand chose, et que le plan de base était juste de s'infiltrer, prendre de quoi survivre et se tirer de là au plus vite. Certainement pas de boire le thé et faire des tresses avec un inconnu. Alors, elle avait couru, alors que l'animal dans son dos ne lâchait pas l'affaire, prête à la rattraper. Et, si elle avait une bonne condition physique, le chien fût rapidement trop proche d'elle pour qu'elle se sente en sécurité. Pas d"armes, et bien qu'il lui sembla avoir entendu le maître rappeler son chien, il semblait que ce dernier n'en fasse qu'à sa tête. Elle n'aurait pas dû laisser la batte à Ana tout bien réfléchi. Et sans plan B, elle ne risquait pas de pouvoir aller bien loin.

C'est donc après une course poursuite qui lui sembla interminable qu'elle se sentit projetée au sol, alors que le chien venait de lui sauter dessus, lui faisant étouffer un grognement alors qu'elle parvenait à se relever tant bien que mal. Si le chien ne l'avait pas encore mordu, le fait de se retrouver face à un Malinois l'incitait surtout à ne pas se montrer agressive. Se relevant difficilement en sentant son sac glisser de son épaule, elle resta à genou face à la bête, lui jetant un regard noir avant d'enfin voir débarquer le fameux maître de la bestiole.

Tu peux dire à Canigou de m'foutre la paix ? Ca serait un bon début.

Manquait plus qu'elle soit conciliante et agréable tiens. Après que son chien l'ait foutu à même le sol, il pouvait toujours rêver; Se relevant enfin sur ses deux jambes solidement plantées dans le sol pour lui faire face, elle rajusta la sangle de son sac pour qu'il cesse de tomber, avant de rajouter.

J'suis pas une ennemie, et je ne suis pas infectée. Par contre, j'ai trucs à finir, et j'aimerai pouvoir le faire dans le calme. Y'a moyen qu'on s'entende ?

Discuter, c'était pas son truc. C'était Ana qui était douée pour la diplomatie, pas elle. Il suffisait de voir comment les choses avaient dégénérées pour une histoire de voiture mal garée au tout début de cette histoire de virus, quand elles avaient pris la décision de partir sur les routes plutôt que de rejoindre un campement...
Au vu de sa tenue, elle doutait fortement que l'homme soit militaire, ce qui en soi, la rassurait un peu. Elle n'avait pas envie de répondre à 150 questions, encore moins envie de se justifier sur sa présence ici, ou le fait qu'elle soit seule ou accompagnée. Moins cet homme en saurait, mieux elle se porterait.
Enfin... Restait juste à espérer qu'il soit du genre à la laisser partir, et non pas doté d'intentions malsaines. Ca, c'était une autre histoire.



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MessageSujet: Re: Last Ride Of The Day   Sam 2 Jan 2016 - 11:19

Nathaniel rattrapa Jess alors qu'elle avait déjà bondi sur l'inconnue pour la plaquer à terre. Elle ne l'avait pas mordue, mais son attitude restait celle de l'excitation et de la curiosité. Autant dire, un vrai paquet de nerfs. Vu ses capacités physiques, le fait de s'enfuir en courant n'avait pas été l'idée du siècle... Rien de mieux que ça pour inciter un chien à vous foncer dessus. En voyant son maître la rejoindre, la chienne poussa quelques brefs aboiements expressifs. Aboiements qui résonnèrent sourdement dans le magasin vide. Le cascadeur fit la grimace, considérant qu'il avait voulu être le plus discret possible pour ne pas attirer l'attention, et que c'était plutôt comme s'il avait hurlé sa présence dans un mégaphone. Il rabroua Jess en la tirant par le collier, pour l'inciter au silence. Dans le doute, il lui repassa la laisse, même s'il n'aimait pas risquer d'être bloqué dans un tel endroit.
L'inconnue lui adressa la parole d'un ton revêche, lui demandant de tenir son chien à distance en faisant une référence à un jeu vidéo qui ne lui échappa pas. Il en aurait presque souri, si la situation s'y était davantage prêtée. Ce n'était pas vraiment le cas, et il ne savait pas exactement comment il devait se comporter.


« C'est pas une super idée de s'enfuir en courant face à un chien... Rien de cassé ?

Apparemment non. Il la voyait bouger sans prendre de précautions excessives, ce qui signifiait donc qu'elle ne devait pas s'être fait trop mal. Tenue à distance par son maître, Jess continuait à trépigner en tendant le museau pour renifler la femme. Dans tous les cas, elle resterait une bonne dissuasion. Nathaniel ne savait pas vraiment comment il devait considérer l'inconnue. Il n'était pas dans ses habitudes de se défier de ses semblables, lui qui avait toujours été quelqu'un de très sociable. Mais depuis que toute cette épidémie avait commencé, il avait appris de pas mal d'expériences. Forcé de sortir pour aller chercher le nécessaire à la survie de sa petite famille, il avait connu quelques embrouilles plus ou moins sérieuses, et il savait dorénavant que mieux valait observer une méfiance saine face à tout étranger. Alors qu'il y réfléchissait, la cicatrice de son cuir chevelu le lança légèrement, souvenir d'un coup de lame de rasoir qu'il avait pris dans des échauffourées tout au début des émeutes.
Sans tenter quoi que ce soit, il détaillait cependant l'inconnue, et surtout son équipement. Quelque part, il se sentait soulagé. Si lui était armé, elle ne l'était apparemment pas. Ce qui ne manqua pas de l'étonner. Bien sûr, on pouvait jouer la carte de la furtivité... mais au moindre problème, c'était pratiquement signer son arrêt de mort. Il se demanda naturellement si elle était venue seule. C'était plus ou moins ce qui le rendait le plus nerveux : qu'une bande armée lui tombe dessus pendant qu'il regardait ailleurs. Les pillards, qu'il avait pu apercevoir de loin à de nombreuses reprises, ne se déplaçaient jamais seuls. Et même s'il n'était naturellement pas enclin à la considérer comme telle, il ne pouvait pas totalement écarter cette possibilité... D'un ton pas forcément cordial, elle s'adressa à nouveau à lui. Pour tout dire, il ne pouvait pas lui en vouloir d'être tendue.


- Je suppose... T'es juste venue là comme ça ? Sans armes ? C'est pas pour me mêler de ce qui me regarde pas... mais disons que le coin est pas réputé pour être super sécurisé.

Le cascadeur ne voulait pas se montrer trop curieux, au cas où cela risquait de la braquer contre lui. Il aimait autant une neutralité de bon aloi, entre eux. Et même s'il était armé, il ne se montrait pas menaçant. Ce qui ne voulait pas pour autant dire qu'il n'était pas sur ses gardes. Pour le coup, il aurait aimé pouvoir se désintéresser totalement de la question pour aller récupérer ce pour quoi il était venu. Impossible de rentrer les mains vides. Si déjà il avait entrepris une expédition aussi risquée, ce n'était pas pour rien. Mais il n'osait pas le faire. Hésitant sur la marche à suivre, il grommela tout bas en regardant en direction de l'extérieur.

- J'ai déjà peur qu'on ait fait trop de bruit...

Son regard bleu se posa sur Jess, puis sur l'inconnue. Il réfléchissait à la meilleure conduite à tenir. Dans son esprit, une sorte de compte à rebours s'était enclenché. Une course contre la montre s'était engagée, il en avait la très nette impression. Depuis qu'il sortait pour ravitailler sa famille, il avait appris à quel point il était nécessaire d'être rapide, mobile et furtif. Le dernier point étant légèrement compromis... il fallait s'attendre à tout. La solution la plus saine serait sans doute qu'ils restent ensemble le temps de finir ce ravitaillement. Au moins, il pourrait la tenir à l'oeil, au cas où elle serait effectivement un danger pour lui. Et en contrepartie, il pourrait la protéger si cela tournait au vinaigre, puisqu'il était armé et parfaitement capable de se défendre...

- On devrait peut-être rester près l'un de l'autre, le temps de finir de récupérer ce qui doit l'être ? Le bruit a tendance à attirer les infectés, et je suis armé. Le mieux serait sans doute de pas traîner dans le coin, mais je peux pas rentrer les mains vides. Il faut au moins que je récupère des choses au rayon bébé. »

Bien sûr, Nathaniel ne pouvait pas la forcer, mais l'idée lui semblait sensée. S'il avait voulu lui faire du mal, cela ferait déjà longtemps qu'il serait passé à l'acte. Il espérait qu'elle prendrait cela en compte dans ses calculs. D'un autre côté, si elle décidait de simplement partir du sien, même si ce n'était pas le plus pertinent, il la laisserait faire, non sans méfiance. Tant pis, il devrait prendre le risque qu'elle ramène des alliés pour le détrousser, mais il était impératif qu'il ne revienne pas les mains vides. Quoi qu'il arrive, il devrait faire un choix.


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