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 Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy

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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Lun 30 Nov 2015 - 13:55


    Je méditais sur les paroles de Dwight ; selon lui le point de non retour avait déjà été atteint. Peut-être avait-il raison ? Seul le temps nous le dirait. Mais il était clair que l'humanité avait déjà bien trop dépassé ce à quoi elle avait droit et ce depuis bien longtemps. Étrangement je n'étais pas spécialement apeuré par la situation, ni même angoissé à l'idée de ce qui pourrait arriver ; je me sens simplement las de voir sans arrêt la connerie humaine aller de plus en plus loin. La vidéo que je viens de voir n'en ai qu'une preuve parmi tant d'autres. Et qui sait ce que ce jeune est devenu à présent ? Y a-t-il réellement un impact quant à l'attaque cannibale du plus âgé ou le stagiaire de mon client s'en sortira-t-il avec une simple blessure ? Bien qu'une infection sera difficilement évitable, il reprendra probablement le cours de sa vie comme tout le monde au moment venu.

    Écoutant ce qu'il avait à dire concernant la vidéo et son expéditeur, je hochais la tête de temps à autre, montrant ainsi mon intérêt pour son récit. Je ne pu m'empêcher de sourire à la remarque concernant ses collègues, des pourris hein ? N'est-ce pas là l'adjectif parfait pour la plupart des êtres humains ? Pourris, hautain, imbus de soi ; tant de qualificatifs qui discrédite totalement notre espèce dans l'échelle des êtres vivants. Voyant que la tasse de l'homme était vide, je repris la cafetière derrière moi afin de lui en verser une seconde tasse, tout en lui répondant.

« Malheureusement, on ne se rend compte que dans les pires situations de la nature profonde de chacun. »

    Les gens perdaient tellement vite leur sang-froid avec tout ce qui s'était passé ces derniers jours qu'il n'était pas rare d'en voir certains péter les plombs ; hurler sur tout ce qui passe, régler ses comptes avec je ne sais qui. J'avais moi-même appris à ne pas faire ressortir ma haine envers les membres de mon espèce, du moins pas dans le cadre professionnel, mais je devais avouer que malgré la situation délicate dans laquelle nous nous trouvions, je trouvais ce Dwight plutôt sympathique, au final. Il me semble plus lucide que les autres.

    La phrase qu'il m'adressa ensuite provoqua un sourire naissant sur mon visage, accompagné d'un rire presque amer. Ainsi il semblait que le voile avec lequel je m'entourais n'était pas aussi opaque que cela et que je dégageais une certaine force dans cette situation. Je ne le prenais pas mal, et n'étais pas mécontent non plus. Car oui, mon caractère pouvait se révéler être un avantage dans certains cas. Je décidais de jouer franc-jeu avec lui, de toute façon il l'avait bien dit lui-même qu'il ne reviendrait pas une seconde fois, alors ce n'est pas comme s'il allait m'accabler de représailles ou je ne sais quoi par la suite.

« Disons que je n'ai que très peu de considération pour la plupart de mes semblables. Il y a toujours des exceptions mais la plupart sont avides et bien trop imbus d'eux-mêmes. Tout ce qui arrive... pardonnez-moi si vous me trouvez trop cru, mais c'est un juste retour des choses. »

    C'était dit. Je n'avais plus qu'à attendre une pluie de remarques désobligeantes quant à ma façon de penser. Mais quand bien même ça serait le cas, je ne changerais en rien mon avis ; si les Hommes n'étaient pas si individualistes au fond, ils géreraient ce genre de situation avec un calme réfléchit. C'est du moins que je faisais. Évidemment, j'avais certaines peurs concernant mes proches, mais nous n'en étions pas encore au stade où il fallait se méfier de tout. M'adressant à nouveau à Dwight, je lui dis :

« Vous ne m'avez pas l'air non plus de paniquer, pas autant que les autres. Je pense que le tout c'est de ne pas avoir peur et d'évaluer chaque possibilité qui s'offre à nous, c'est ce qui nous permettra de nous en sortir si le monde s'effondre. »

    J'allais loin dans mes propos, le monde n'en était pas encore au stade final, c'était évident, mais qui sait, les choses pouvaient aller bien vite.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Lun 30 Nov 2015 - 23:31


Nespresso, What else?
PV : Axel J. Kennedy

Axel avait raison de bien des façons et pour le moment Dwight approuver la moindre de ses paroles. Il avait l’air d’être fait de la même souche. La compagnie de cet homme était bien agréable et le norvégien ne regrettait pas une seconde d’être venu ici pour y passer un moment agréable. « Je comprends parfaitement, c’est comme avec les amis. On arrive à reconnaitre nos vrais uniquement lorsqu’on est dans le besoin. Seule la moitié sont là dans les moments difficiles, les autres préférés fuir lâchement.» L’espèce humaine, ils sont beaux vraiment. Ils ont toujours préféré se foutre sur la gueule plutôt que de s’entraider.

Axel remplit la tasse du blond une seconde fois. Il supposait qu’il avait donné assez d’argent pour avoir le droit d’en boire un second. Ne sachant pas quoi dire ou faire il se contenta d’un sourire accompagné d’un signe de tête pour témoigner sa gratitude. Il sortit alors un stylo d’une poche et commença à griffonner une moustache sur la tête de l’homme qui était sur la couverture du magazine. Il était plutôt fier de lui, c’était tout à fait ridicule. Cependant, il avait toujours aimé laisser son esprit vagabonder.

Dwight avait l’impression que ses mots sonnaient comme des compliments à son oreille. Ce n’était pas là le but premier de ses propos, mais s’il les prenait bien c’était tout aussi bien. « Écoutez, je suis fervent partisan du franc-parler. Je déteste les gens qui passent une demi-heure à tourner autour du pot pour essayer de faire comprendre une idée sans en prononcer les mots. Alors, ne vous excusez pas. » Ses mots étaient certainement brutaux et affreux, mais ce qui les rendait si affreux était surtout leurs véracités. Cet homme était intelligent et savais reconnaitre le vrai du faux. Il était prêt pour affronter les horreurs qui devraient débarquer dans les plus brefs délais.

Pendant un instant l’homme se demandait pourquoi ils continuaient l’un comme l’autre à utiliser ses conventions sociales. Utiliser un langage plus soutenu avec un homme qu’on ne connaissait pas. Bientôt on ne prendrait même plus la peine de se présenter quand on adressa la parole un homme. « Axel, on discute depuis un moment maintenant. Je pense qu’il est temps de mettre un terme à l’étiquette. Tu ne crois pas ? Je suis sûr qu’on a pratiquement le même âge et je n’arrive pas à parler vraiment franchement avec un mec que je vouvoie. » Il affichait un sourire un petit peu gêné avant de reprendre la parole. « Pour être honnête, si je donnais du crédit à Dieu, je dirais que ce qui se passe actuellement est une vengeance divine. Comme ce n’est pas le cas, je me dis que cette horreur doit bien venir de quelque part. J’en suis arrivé à la conclusion que c’était une arme chimique créée par l’homme. J’irais même plus loin je pense qu’il s’agit d’une expérience ratée. » C’était des idées fortes, encore des histoires de théorie du complot ou ce genre de chose.

Rien ne prouvait qu’il ait raison, mais rien ne disait le contraire non plus. La bêtise et l’erreur humaine étaient deux facteurs à prendre en compte avant de le juger. L’avenir allait certainement tuer beaucoup de personnes, mais qu’importe, d’autre survivrait. L’opération allait certainement niveler vers le haut l’espèce humaine en tuant les spécimens les plus faibles. C’était tout simplement horrible. « Je ne panique pas, simplement parce que j’ai appris à ne pas paniquer. On va dire que j’ai un certain sens de l’improvisation et j’ai confiance en mes capacités de survie. J’ai déjà prévu mon plan de chute et à partir de demain. Je serais en sécurité loin d’ici. » Il s’intéressait un peu plus au magazine et sur le fond d’une pub pour Grimbergen nota quelques mots.

Il s’agissait rien de plus que de son adresse. Celle où il serait dans quelques jours. Il referma ensuite l’ouvrage sans plus un mot. « J’ai déjà un stock de nourriture, d’eau et d’essence qui m’attend chez moi. Je vais retrouver ma sœur demain à l’aube et elle a prévu le reste. Nous allons nous protéger dans une maison à 1h d’ici. À part ma sœur tous les êtres auxquels je tiens sont soit morts soit en Norvège. Je pense que c’est suffisant pour être serein. » Il ne s’était jamais demandé si la contamination avait passé le pacifique et il n’en avait pas envie. Il préférait rester dans le déni et croire que partout ailleurs tout aller bien mieux qu’ici.

Il observait une nouvelle fois l’homme en face de lui. C’était une situation un peu noire qui les attendait. Il posa alors une question un peu bête. « Tu as prévu de quoi t’armer ? Je pense que tu risques d’en avoir besoin pour te défendre et défendre ta planque par la même occasion. » Dwight ne voulait pas penser à l’éventualité de tuer quelqu’un, mais il n’avait pas vraiment le choix.



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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Mer 2 Déc 2015 - 14:36


    La remarque concernant ''l'étiquette'' de Dwight. J'avais beau être proches de certaines clients, rares étaient ceux que je tutoyais ; c'était une marque de respect que je jugeais importante mais qu'un trop grand nombre de personnes négligeaient. J'avais beaucoup de difficultés à mettre en place un tel rapprochement, car tout ce qui rendait la conversation moins officielle pouvait aussi amené à des terrains houleux sur les pensées profondes des gens et je n'avais pas pour habitude de dire le fond de mes pensées au travail. Mais les temps avaient changé, la situation appelait à un peu plus de proximité et à une entraide jusqu'alors bien trop rare. Et de plus, j'étais l'employé et lui le client, s'il c'était lui qui proposait cela, ce n'était en aucun cas une marque d'arrogance de ma part que d'aller dans son sens. Je réfléchissais trop, à quoi bon ? Écoutant attentivement sa théorie, je lui répondis.

« Si c'est le cas on peut définitivement affirmer que les Hommes n'en ont jamais assez. J'opterai plutôt pour une sorte de drogue dont on ne mesurait pas les compétences... mais au final tout se rejoint, c'est forcément l'homme qui a, à un moment ou un autre, engendré cela. »

    J'avais vaguement pensé à l'idée d'un simple virus qui aurait évolué, se renforçant afin d'être gagnant de toutes parts, mais il me semblait que l'idée était un peu trop tirée par les cheveux. Si vraiment cela avait été le cas, peut-être aurions pu anticiper un minimum ; ou peut-être le Gouvernement ne nous aurait rien dit, comme à chaque fois.

    Dwight parla alors de sa capacité à ne pas paniquer, il en expliqua rapidement les raisons. Au fond, j'espérais qu'il avait raison, qu'il ne se verrait pas faillir au moment le plus critique et qu'il trouverait la force de continuer. Il ne me semblait pas être dans un état d'esprit de pillage et d'agression, et ne vivait plus dans cet idylle qui consistait à idolâtrer la race humaine, bien souvent au détriment de ce qui fait réellement vivre cette Terre. J'avais observé du coin de l’œil les notations qu'il avait fait dans le magazine, ne sachant pas réellement s'il l'avait noté pour lui ou dans le l'intention de laisser la revue ici, je verrai au moment venu, même si mes plans si tout venait à s'effondrer étaient tout autre. Il me parla alors de ses réserves et de ce qu'il avait prévu pour la suite ; lançant un petit sifflement admiratif, je dis :

« Tu es bien préparé en effet ! Je pense que quand le moment sera venu, je me ferai prendre de cours et me retrouverais à survivre avec ce que j'ai. »

    J'avais rit, légèrement avec une pointe d'amertume. Je me connaissais, j'étais du genre à souvent reporter les choses au lendemain, puisque de toute façon nous sommes condamnés à vivre ici, nous avons tout le temps qu'il nous faut. Je me voyais déjà sur les route, en direction du Montana, avec une seule boîte de conserve dans mon sac. Mais étrangement, cela ne me faisait pas peur ; au contraire, j'appréciais l'idée d'enfin savoir pour quelle raison se battre, profiter de chaque moment en sachant que ça pourra être le dernier, de la dernière conserve en sachant qu'il pourra ne pas en avoir d'autres pendant plusieurs semaines. C'était absurde, mais cette idée me plaisait. Et puis arrivé à la ferme familiale, je ferais le bonheur de mes parents en acceptant enfin de m'occuper de ce travail si manuel que j'avais toujours fuis. Méditant un temps sur la question de l'homme assis en face de moi, je répondis avec un air des plus sérieux :

« J'ai un vieux fusil, il marchait encore au temps de mon grand-père, j'imagine qu'il fera l'affaire... et un couteau bien aiguisé si le besoin s'en fait ressentir. Et toi ? »

    J'imaginais que Dwight avait déjà prévu ce point là aussi, si en effet il avait sa sœur à défendre, c'était un enjeu non négligeable qui poussait n'importe qui à la survie. Je pensais rapidement à Carmen, espérant ne pas la perdre dans toute la cohue que provoquerait une panique générale. Je doutais cependant que mes capacité à me battre soient au mieux, ne m'étant jamais posé la question. Cependant, comme je l'avais dit précédemment, j'avais cet avantage de ne pas prendre en pitié mes semblables, ce qui me donnait une avance de taille concernant l'absence de culpabilité.

« Tu fais bien de quitter la ville aussi rapidement, j'imagine que ça sera vraiment le dernier endroit où se trouver quand le monde tombera... »

    Je parlais comme si cette issue était inévitable, c'était négatif à souhait ; mais j'avais eu beau essayer de me persuader du contraire, une partie de moi me disait que les Hommes n'arriveront pas à se sortir de cette nouvelle crise.





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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Ven 4 Déc 2015 - 16:40


Nespresso, What else?
PV : Axel J. Kennedy

De son côté, il avait imaginé que l’épidémie venait d’une drogue. Dwight réfléchissait un moment cette idée lui parlait. Comme s’il avait déjà entendu quelqu’un parler de cette éventualité. Il se rappelait alors de différents cas qu’il y avait eu tout autour du pays. « Je me rappelle de certains faits divers avec des mecs qui étaient devenus des cannibales. C’est vrai qu’une drogue pourrait être à l’origine de ça, mais il faut qu’elle soit sacrément forte pour que les effets ne soient pas encore estompés depuis le temps. Après, si c’est un virus conçu par l’homme, je suppose que le coupable ne va pas se dénoncer et que par conséquent, le gouvernement a préféré étouffer l’affaire. En se disant que ce n’était rien de grave et que de toute façon c’était trop tard pour pleurer.» Il s’était toujours interdit de consommer de la drogue et ce n’était pas pour rien pour lui tout ce qui n’est pas naturel est nocif pour la santé.

Il était bien content en voyant les zombies déambuler dans les rues. Il n’aurait pas voulu finir de la sorte. Un être qui vagabonde dans les rues sans aucun but précis. Il s’était toujours fixé un objectif à atteindre. Il avait du mal à rester immobile bien longtemps. Il veut toujours protéger les siens et faire de son mieux pour que tout le monde reste en vie. Devenir un truc sans vie aurait été une insulte à sa mémoire. Il espérait pouvoir se tuer ou qu’un de ses proches puisse le faire, s’il devenait comme eux. Ce serait dur, mais il ferait en sorte que tout Feather connaisse sa dernière volonté.

Axel parlait alors d’armement… Devait-il vraiment faire la liste de ses possessions et passerait-il pour un fou lorsqu’il aurait fini ? Ce n’était pas de sa faute si avant de se ranger, il avait fait des conneries qui justifiaient tout son matériel. Il repensait à sa voiture, il devrait certainement la blinder un peu plus avec des clous ou un truc du genre. Ça promettait sérieusement d’être cool. Est-ce qu’il devait la considérer comme une arme ? Il avait tout prévu, et il savait qu’il devrait protéger sa sœur coute que coute.

Le serveur avait également reçu un cadeau de la part de son grand-père ce qui fit sourire le Norvégien. « Bon à proprement parler, je n’ai qu’un colt 1911 et une arbalète. Je sais que c’est déjà bien et que certain on moins que moi. Après comme toi, j’ai quelques couteaux et outils. Je suis un peu un enfant de la nature, alors si vraiment il m’arrive quelques choses je pense que je pourrais compter sur mon chien aussi. » Il avait fini d’exposer ses atouts. C’était déjà pas mal. Il avait peut-être d’autres choses auquel il ne pensait pas pour le moment. Il espérait que son chien n’est jamais besoin de se battre pour lui qu’il serait assez fort pour se défendre lui-même.

Il marqua un instant de réflexion avant de reprendre son discours. « Enfin, j’ai beau avoir du matériel je ne suis pas sûr de savoir me défendre correctement. Ses choses ne sont peut-être pas humaines, mais elle y ressemble beaucoup. Je ne peux pas tuer un être humain de sen froid sans me sentir coupable ensuite. On n’est jamais vraiment prêt à mettre un terme à une vie. » Ses mots résonnaient dans ses oreilles. Il  avait peur de tuer quelqu’un et au fond de lui, il savait qu’il pourrait tuer pour protéger ses proches. Est-ce qu’il était un animal pour autant ? Tellement de sentiment était en train de se mélanger dans sa tête, mais il y en avait un de prédominant,  la peur.

Dwight voulut arrêter de penser à ça. Il fixait pendant un instant le café bien noir qu’il avait devant les yeux. Il était aussi sombre que l’avenir que ce monde lui réservait. Il devrait se montrer fort et malin s’il voulait y arriver. Il devait surmonter ces obstacles pour lui et sa sœur. Il n’en avait pas le choix. « Ce sera certainement très dur. Cependant, ce ne sera pas impossible. Je suis sûr que l’espèce humaine a déjà survécu à des épidémies bien pires. Il suffit de se battre pour sa propre survie et ne jamais arrêter d’espérer. Avant d’être des hommes, nous étions des animaux, et nous aurons besoin de ça pour nous en sortir. » C’était des propos très réducteurs, mais il était certainement correct.

Le norvégien but alors une gorgée de café. Tout en observant Axel. « Dans les épidémies, c’est toujours les grandes villes les premières touchées. Souvent, il faut plusieurs semaines pour qu’elle touche les petites villes isolées. » Si personne ne va dans ses villes forcément les maladies n’ont pas vraiment d’hôte. Elles ne peuvent donc pas aller infester toute la population qui s’y trouve.



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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Sam 5 Déc 2015 - 12:05


    La remarque de Dwight était fondée, il aurait vraiment fallu une drogue relativement coriace pour durer aussi longtemps, mais au point où nous en étions, que pouvions nous bien savoir ? Je connaissais cependant la nature profonde des Hommes et aucune de nos hypothèses ne me semblait trop absurde. Tout était possible et imaginable, l'humanité avait toujours cherché inconsciemment à s'approcher de son déclin, peut-être que cette fois-ci le point de non retour avait en effet été atteint.

    Lorsqu'il se mit à énoncer les armes qu'il avait, je l'avais écouté attentivement. C'était étrange, quand y pensait, de discuter de cela, il y a quelques temps on nous aurait prit pour des fous et voilà que d'un coup tout ça nous semblait tellement normal, tellement évident. Malgré mon aversion envers mes semblables, je n'avais été pour le crime gratuit et ce genre de trucs, mais il est clair que pour sauver ma peau ou celle des personnes qui me sont chères, je n'hésiterais pas une seconde à décimer la terre entière s'il le fallait.

« C'est déjà pas mal tout ça ! Fais attention toutefois à ton chien, il n'hésitera sûrement pas à se mettre en première ligne pour te protéger mais il est bien plus précieux que la plupart des hommes qui traînent ici. »

    J'étais comme ça ; la vie d'un animal m'importait plus que celle de mon espèce et, même si ça pouvait paraître absurde, mes paroles étaient pleines de réalité. Un chien ça n'avait pas d'arrière pensées, de trahison ou ce genre de chose, ils faisaient simplement tout leur possible pour rester aux côtés de ceux qu'ils aiment ; c'est la une qualité bien plus grande que toutes celles que nous pouvons avoir. Méditant sur la suite de ses mots, je me sentais presque comme un monstre ; était-ce vraiment normal à n'avoir aucun scrupule à l'idée de mettre fin à une vie ? Mais d'un autre côté, il était facile de se persuader que la plupart des Hommes méritaient amplement ce sort.

« Ce n'est pas une décision facile de prendre une vie. Mais crois moi, mieux vaut eux que toi. »

    Je n'avais pas besoin d'en dire plus. Pas besoin de préciser qu'au vu des pillages et agressions qui se déroulent sans cesse ces derniers temps, qu'adviendrait-il à sa sœur s'il venait à se laisser tuer par simple scrupule ? Je m’abstins cependant de lui dire cela, il était déjà inquiet à cette idée et le servait à rien d'attiser inutilement sa peur. Sa remarque suivante ne me convenait pas exactement ; certes, nous étions tous es animaux avant de découvrir la civilisation, mais avions besoin de ça pour nous en sortir ? Revenir à nos instincts naturels, n'était-ce pas cela qui poussait les gens à commettre des horreurs actuellement ? Regardant Dwight droit dans les yeux, je me contentais de lui dire d'une voix des plus sérieuses :

« Quand vous serez partis, ne pensez qu'à vous. Gardes tes proches près de toi et ne donne ta confiance en aucun cas. »

    Ça paraissait extrême de dire ça, mais il est évident qu'avec tout ça ma haine ne me quittera pas de si tôt, ni mon angoisse à l'idée de tout ce qui pourrait arriver aux gens que j'aime. Secouant la tête pour m'ôter ces images négatives, je jette un œil à la vitrine pleine de pâtisseries qui ne seront certainement pas toute mangées aujourd'hui. Prenant une boîte en carton, j'y cale une demi-douzaine de cupcakes aux couleurs vives, puis, une fois fermée, je la pose sur le comptoir.

« Tu n'auras qu'à prendre ça en partant, ça fera des réserves pour ta sœur et toi, la route risque d'être longue. »

    Je lui avais souris légèrement, mais il était évident qu'au vu de la situation il serait relativement délicat de faire comme si de rien n'était. Quoi de mieux alors que de se raccrocher à des petites choses du quotidien ?





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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Lun 7 Déc 2015 - 11:44


Nespresso, What else?
PV : Axel J. Kennedy

Bien que l’homme qui l’était l’empêchait de montrer ses sentiments, il comprenait bien que la vie ne serait pas facile et qu’il ne devrait pas plier, rester en vie coute que coute pour protéger ses proches et essayait de survivre le plus longtemps possible. Il savait que Skøll donnerait sa vie pour lui si l’occasion arrivée, Dwight devait il l’enfermer et le surprotéger ? Il savait que l’animal ne serait pas heureux dans ses conditions. Il sentait son cœur se serrer dans sa poitrine, il ne pouvait pas non plus l’abandonner seul dehors. Il n’avait aucune solution pour empêcher cette situation d’arriver.

Il regarda un instant Axel, le cœur lourd et les idées noires. « Si j’avais une solution pour l’empêcher de faire ce genre de stupidité et bien je le ferais, malheureusement, je n’ai pas envie de l’enfermer ou de devoir l’abandonner. Dans le premier cas, il serait malheureux et dans le second nous le serions tous les deux et je suis presque sûr qu’il essayerait de me retrouver. » Il l’aimait sa boule de poil. C’était la deuxième chose la plus importante dans sa vie, après sa sœur bien évidemment.

Il ne savait pas si Axel avait déjà confronté une de ses créatures, mais vu sa réaction avec la vidéo il se permettait d’émettre quelques doutes. Il trouvait que le personnage en faisait un peu trop, mais il ne pouvait pas avoir un avis négatif sur lui vu la situation actuelle et les problèmes qu’on peut avoir. Il savait juste qu’il arriverait sans trop de problèmes à survivre avec son attitude solitaire. Est-ce vraiment plus simple de survivre quand on est seul ? Comment ne pas devenir fous ? Tellement de questions qui semblaient presque insurmontables quand on y pensait. La vie entre nous n’est pas toujours facile surtout quand il n’y a personne pour dicter les lois ou que des gens pensent à leurs propres besoins avant ceux de la communauté.

Il hochait la tête lorsque l’homme lui conseillait la prudence. « J’ai bien l’intention de rester en vie, et ce le plus longtemps possible. Il faut bien que je défende ma famille. » Il l’avait dit et à plusieurs reprises déjà, mais c’était tellement important pour lui qu’il aurait pu le dire encore une  fois. Il était peut-être l’heure de penser à rentrer chez soi après tout, il devrait être en forme pour demain et l’avenir l’empêcherait peut-être d’avoir du temps rien que pour lui.

La remarque d’Axel faisait froid dans le dos. C’était certainement un des plus gros défauts de Dwight. Il avait tendance à oublier que les hommes peuvent être mauvais entre eux. Il accorde sa confiance bien trop facilement, ce qui lui a joué des tours par le passé. Cependant, il n’a pas vraiment appris de ses erreurs et continue à se faire avoir. « Merci pour ton précieux conseil, je le garderais dans un coin de ma tête quoiqu’il arrive. » Il se promettait de faire plus attention aux gens qu’il croiserait dans le futur. Ne pas donner sa confiance trop vite ne semblait pas si dur que ça sur le papier.

Axel semblait dans un jour de grande bonté, alors qu’il semblait assez froid avec les autres d’après ses propres mots. Dwight lui souriait en voyant la boite de cupcake, qu’il était en train de lui préparer. Il était un peu gêné puisqu’il n’avait rien à lui offrir en retour. Peut-être un peu d’hospitalité, si un jour il se recroisait. Enfin dans l’éventualité qu’ils se retrouvent dans le futur. Dwight affichait une mine réduite en guise de remerciement alors qu’il posait la boite sur le comptoir, il savait que sa sœur serait enchantée parce cette boite, il n’y toucherait certainement pas ce soir.

Il regardait son café et le fini pratiquement d’une traite, il était temps pour lui de partir et de rentrer chez lui. Alors qu’il se levait, il prit la parole. « Merci beaucoup, je suis sûr que ma sœur sera contente pour ce magnifique présent. Je n’ai pas grand-chose à t’offrir en retour. » Il prenait la boite dans ses bras après avoir remis sa veste sur ses larges épaules. Il poussait alors le magazine resté sur le comptoir. « Page 12, il y a mon adresse, note-la quelque part on ne sait jamais. C’est l’endroit où je vais. Si j’y suis tant mieux, sinon tu peux aisément y faire un tour si l’envie t’en prend. Je te rendrais l’appareil si tu es dans le besoin. » Il tendit une main amicale à l’homme devant lui. Quand Dwight est rentré dans cette boutique, il n’y voyait qu’un serveur, maintenant, il y voit un futur survivant comme lui. Les deux hommes étaient sur ce qu’on appelle un pied d’égalité et Dwight voulait lui montrer avant de partir d’ici.



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MessageSujet: Re: Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy   Mer 9 Déc 2015 - 12:28


    Ce qu'avait répondu Dwight concernant son chien était relativement fondé, c'était presque évident que son animal se mettrait en première ligne pour protéger son maître, jusqu'à ce qu'il apprenne que ça ne servira à rien, ni contre des armes ni contre des malades ; il fallait simplement espérer qu'il ne l'apprenne pas trop tard. J'eus de la peine pour tous ces animaux qui se retrouveraient abandonnés, attaqués par leurs maître ou pas je ne sais quel pilleur, il serait délicat pour eux de revenir à une vie sauvage alors que leur confiance en les Hommes étaient bien souvent une capacité qu'ils avaient acquise longtemps auparavant. Ou peut-être que leur instinct animal serait justement un atout dans leur adaptation ? Seul l'avenir pourra nous le dire.

    J'avais bien remarqué que Dwight semblait sceptique à certaines de mes remarques, peut-être que j'allais trop loin dans mes mots, et que tout se passera sans accroc ni drame, mais il est quasiment impossible pour moi d'espérer le meilleur. Est-ce simplement à cause de mon caractère négatif et mon aversion envers mes semblables ou est-ce parce-que j'aspire à une telle vie, sans obligation de futur prédéfinit ni contrainte ?

    Nous avions encore parlé de deux ou trois broutilles puis Dwight s'était levé et avait remit sa veste, prenant avec lui la boîte que j'avais préparé quelques minutes auparavant. Il me reparla de son adresse qu'il avait notée dans le magazine ; je ne le connaissais pas vraiment bien mais je n'étais pas mécontent de la tournure qu'avaient pris les choses, avoir un point d'ancrage ne serait pas une mince affaire alors j'appréciais sa proposition. Je fus également satisfait de, pour une fois, ne pas faire fuir le premier venu avec mes pensées crues ; car s'il me donnait cette adresse alors qu'il risquait d'y être avec sa sœur, c'était qu'il ne me considérait pas comme un danger et donc qu'il pouvait être un allié potentiel si le monde finit vraiment par mal tourner. Lui souriant sincèrement, je répond :

« Je ne fais pas cela en attendant quelque chose en retour, mais je vais garder ton adresse, au cas où. Merci beaucoup. »

    Serrant dans la mienne la main qu'il me tendait, je laisse vagabonder mon esprit une seconde, me disant que peut-être bientôt, ce geste ne serait qu'un souvenir parmi tant d'autres et qu'il ne ferait absolument plus partie des mœurs de gens. Avant qu'il s'en aille, j'avais encore ajouté quelques mots :

« J'espère te revoir. »

    Ce n'était pas à proprement parlé mon souhait, c'était simplement une manière de lui dire que j'espérais qu'il ne lui arrive rien, ni à sa sœur. Le fait d'espérer le revoir sous-entend cette condition de rester en chair et en os jusqu'au moment venu. Le regardant s'éloigner, je glissais le magazine dans mon sac puis m'attelais au nettoyage du bar et des tables ; tout était propre et il n'y avais pas plus de monde qu'avant la venue de Dwight, mais il fallait bien s'occuper, et c'était peut-être l'une des dernières fois que je pourrais le faire.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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Nespresso, What else? ₪ Axel J. Kennedy

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