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 Cinq dollars et vingt cents.

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Mer 18 Nov 2015 - 11:06

Dans un premier temps, Ziggy voulait abandonner. Mais on sentait une certaine frustration de sa part. Peut-être qu’il avait peur de se faire mordre. Après tout, un accident était si vite arrivé. En ce qui me concerne, je n’étais pas à l’ abri non plus. Après tout, on ne savait pas trop comment cette maladie se transmettait et donc, il fallait bien réfléchir à chacune de ces actions. En ce qui me concerne, j’étais toujours un peu stressé quand je n’étais pas dans un lieu sécurisé. Par la suite, il me montra qu’il n’avait rien d’utile à la survie. Je ne pouvais pas lui prêter mon wakizashi car c’était trop compliqué à manier. Par contre, un simple couteau pouvait faire l’affaire et celui que j’avais était de très bonne qualité. J’avais aussi un Beretta qui pouvait lui être utile.

Il fut un peu agacé que je lui propose de se rendre chez les militaires. Je ne pouvais lui en vouloir vu que je pensais la même chose. Je me permis d’ajouter calmement : « Tu as raison oui. Ils ne m’inspirent pas confiance à moi non plus ». Ce serait mentir que d’affirmer le contraire. Je pensais à mes amis. Et s’ils étaient là-bas ? C’était possible mais peu probable. Et même si c’était le cas, je mettrai du temps à les repérer. De plus, ma proposition avait irrité le magicien qui se décida subitement de se rendre à la boutique. Il mit alors une petite veste sans doute pour éviter de se faire mordre. En ce qui me concerne, j’avais un manteau en cuir et une écharpe. C’était suffisant, du moins je l’espérais.

Me gratifiant d’une petite tape sur l’épaule, il m’affirma qu’il n’avait pas envie de s’encrouter. Ça tombe bien moi non plus. Je lui lançai enthousiaste : « Formidable. Tu penses que tu auras ce qu’il faut niveau armes ou tu veux que je t’en prête ? Par contre, je garde mon wakizashi. Cette lame est tranchante comme une lame de rasoir. J’espère que t’aimes le gore car tu vas être servi ». Sans plus attendre, le binôme se dirigea vers la boutique. Arrivé devant, je commençai le nettoyage en m’occupant des infectés qui s’approchaient.

Et c’est parti pour la baston ! J’avais une bonne technique pour les tuer rapidement. Je les foutais à terre en les frappant d’un bon coup de pied au niveau du ventre ou des jambes. Puis, ils se faisaient transpercer le crane avec mon épée. Je réussis à en tuer trois pour le moment sans difficulté. Je revins ensuite vers le magicien. On pouvait à présent rentrer dans la boutique.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Jeu 19 Nov 2015 - 16:42

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

Il fallait agir. C’était tout ce qui avait à faire de toutes façons, et Ziggy n’était pas du genre à rester cacher. Prendre la fuite ? Ça n’était cependant pas impossible, parce qu’il fallait le reconnaître, il n’était pas quelqu’un de spécialement courageux. Plutôt téméraire certes, mais malin. Pas question de risquer sa peau pour des prunes. Pas question de risquer de mourir pour une simple boutique. N’empêche, c’était sa boutique. La sienne, qu’il avait acheté avec son crédit, un crédit que la banque lui avait accepté et pas sans peine. Avant l’épidémie, il n’était pas bon de venir d’une famille pauvre, encore moins d’une famille monoparentale, encore moins sans avoir fait de longues études, encore moins sans situation fixe. Mais à force d’y revenir à la charge, Ziggy avait réussi à parvenir à ses fins. Le soutient de l’hôpital pour enfant de Seattle avait été crucial, il avait été son tremplin. La famille de Betty s’était portée garant auprès de la banque, pour rendre service au jeune homme qui avait été si gentille avec leur fille, voilà bien des années maintenant.

Ziggy lança un regard à l’arme de Justin, en glissant son couteau à sa ceinture. « Non ça va aller j’vais me débrouiller avec ça merci. » Pas commode de se balader avec une arme comme celle-ci. Elle finirait par s’émousser mais qu’importe ; bientôt, la cervelle de ces infectés deviendrait flasque. Ils avaient tous l’air de tomber en lambeau, digne d’un remake de la nuit des Morts Vivants. Ziggy ouvrit la porte de la maison et se glissa à l’extérieur accompagné de Justin. Il fallut plus d’une bonne heure de marche pour parvenir jusqu’au quartier où était située la boutique, au Nord-Est de là. Justin avait raison, cette rue semblait vidée d’infectés, qui préféraient peut-être les endroits plus peuplés pour espérer s’attaquer à des civils. Il ne fallait plus essayer de les considérer comme des êtres vivants, les raisonner ne servait à rien. Il fallait juste « faire ce qu’il y avait à faire », c’est-à-dire les éliminer.

« Bon super. J’m’en fous j’suis un magicien. » Susurra Ziggy pour lui-même en sortant son couteau. Il fallait passer à proximité des rôdeurs et les éliminer d’un coup sec, ou alors les pousser assez loin pour pouvoir se frayer un chemin jusqu’à la boutique. Pas facile, même si le jeune homme qui l’accompagnait semblait bien sûr de lui. Ziggy en était presque sûr, cela finirait par lui jouer des tours. Le concernant, éliminer ces trucs n’était pas quelque chose d’insurmontable. Il fallait le faire, alors il le faisait, sans états d’âme particuliers. Un peu plus et il manquait de se faire mordre par l’une de ses choses avant que Justin ne l’élimine d’un coup de sabre. Ziggy haussa les sourcils, soulagé et à la fois amusé par la dextérité du jeune homme. « Cool ! » S’exclama-t-il en apercevant au loin la porte de son magasin. Elle était fermée. Pas barricadée, et pas grande ouverte, ce qui supposait peut-être qu’il n’y ait personne à l’intérieur.

« Grouille ! » Interpela Ziggy en faisant un mouvement de la main pour que Justin rapplique. Ils rentrèrent à l’intérieur après avoir poussé à terre un infecté qui leur barrait la route. « Purée cette odeur ! Dégueu ! » Commenta Ziggy en constatant cette odeur infecte qu’il dégageait. Une fois à l’intérieur, Ziggy plaça son fusil en travers de la porte pour en bloquer l’accès, provisoirement. « Mon bébé ! » Dit-il avec une pointe d’humour, en s’essuyant le visage d’un mouchoir en tissus qu’il sortait de sa poche. « Tu mentais pas quand tu disais que tu savais te défendre, j’aurais pas cru ! » Dit le magicien, un sourire en coin.

 


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Jeu 19 Nov 2015 - 22:30

J’étais surpris par la motivation de Ziggy. Sa boutique, c’était tout pour lui. On voyait qu’il avait dû galérer pour la faire tourner. D’autant plus qu’il la gérait tout seul. J’étais soulagé de l’avoir trouvé. Maintenant, il fallait faire en sorte de rendre l’endroit à peu près vivable. Déjà, il faudrait bien nettoyer le lieu. Tuer les zombies présents et idéalement, les brûler. Ça évitera les odeurs de charogne qui allaient attirer un tas d’insectes et d’animaux nuisibles. On allait se salir les mains mais bon, cette boutique méritait bien cela. Après tout, moi aussi j’adorais cet endroit et je n’aimerai pas le voir pillé ou brûlé par les flammes.

Quand j’en eu finis avec les cadavres anthropophages de la rue, le blondinet m’incita à rentrer dans le bâtiment. Au passage, je transperçai le crane de l’infecté que le magicien venait de pousser avec mon épée. Ces derniers semblaient avoir les os et les muscles moins résistants qu’un être humain normal, ce qui faisait que même avec un couteau de cuisine, on pouvait les tuer sans difficulté. Par contre, le souci c’était cette odeur de charogne qui les caractérisait. Par ailleurs, ils ne saignaient pas vraiment ou du moins, leur sang était coagulé et noirâtre.

Ils ressemblaient à des cadavres et d’ailleurs, leur lenteur s’expliquait par la rigidité cadavérique. Je répondis alors au blondinet : « Fais attention à ne pas en recevoir dans les yeux. Le virus se transmet par la salive et le sang. Du moins je pense. Ils puent car ils pourrissent ». Cependant, un cadavre d’un mois devrait être plus dégradé que cela. J’avais l’impression qu’ils se momifiaient, du moins en partie. Au moins, Ziggy était heureux d’avoir retrouvé son logement et était surpris que je sache me défendre. J’eu un petit sourire puis lui murmura: « Je fais du karaté et du kendo depuis environ sept ans. Ça aide. Et sinon, je cours et fais de la natation ». Je regardai à présent la boutique en essayant de repérer les éventuels infectés.

Je pris alors mes clés que je balançai un peu plus loin. Bingo, deux ou trois malades sortirent de leur cachette en titubant. Discrètement, je les surpris par derrière en tuant rapidement ces indésirables. L’un d’eux vit son bras virevolter en l’air avant de retomber sur les chaussures du magicien. J’eu un petit rire étouffé. Visiblement, il n’y avait pas d’autres, du moins pour le moment. Je récupérai mes clés et avançai alors vers lui en rigolant et lui chuchota : « Tu auras du mettre des bottes. Au moins, ce n’est pas salissant ! ».
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Ven 20 Nov 2015 - 15:01

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

Justin était quelqu’un de singulier, il fallait bien l’admettre. Peut-être qu’il se donnait de l’assurance pour avoir confiance en lui-même ? C’était ce que faisait Ziggy et il n’en voyait pas le mal. Il se fichait pas mal d’ailleurs, que Justin se vante ou pas, puisqu’il lui prêtait un coup de main. C’était le principal, Ziggy ne se souciait pas du reste. Néanmoins, le fait qu’il s’avance à des suppositions le laissait septique. Peut-être disait-il vrai, mais comment pouvait-il le savoir ? « Tu r’gardes plein de films d’horreur pour savoir ça ou quoi ? » Annonçait Ziggy d’un ton légèrement moqueur, en avançant dans la boutique. Il déverrouilla le coffre fort à l’arrière du comptoir et constata que l’argent était toujours là, dans son vaniti. Il passa une main dans ses cheveux, en se disant que cet argent ne signifiait plus rien désormais. Pourtant, il y avait pensé. Au fond du coffre dans laquelle se trouvait la boîte, il y en avait une autre, plus petite, qui contenait quelques souvenirs de Betty. Il la fourra dans son sac sans prendre la peine de l’ouvrir. De toutes façons, il savait très bien ce qu’il y avait à l’intérieur. Son téléphone était sur le comptoir, laissé tel quel depuis sa fuite, quelques temps plus tôt.

« Pff, ça sert à rien d’regarder, y a plus de réseau. » Confirma Ziggy en secouant la tête, déçu. Il aurait bien aimé savoir si ses quelques amis étaient toujours vivant. Il y avait aussi cette fille, qu’il avait rencontré quelques temps avant le début de l’épidémie. Il avait prévu de la revoir, mais les évènements l’en avait empêché. Déçu, il le glissa tout de même dans sa poche. Justin fit du bruit pour voir si des infectés occupaient les lieux. Il élimina les gagnant du concours. Ziggy fit une grimace en secouant sa jambe. « Ça va pas, c’est des vernies, elles sont trop cool. » Répondit-il sur la défensive avec un soupçon d’autodérision dans la voix. Justin avait réussit à les éliminer sans trop de difficulté.

Ziggy hocha la tête en gonflant les joues, exagérant un peu le ton qu’il prenait, pour rire : « Okay, j’veux bien croire que tu fais des arts martiaux, ou j’sais pas quoi d’autre. » Il avouait aussi que ce jeune homme était bien parti pour se débrouiller et survivre du mieux qu’il pouvait. Mais si ça n’était pas son cas, Ziggy se débrouillait plutôt pas mal. Pour l’instant. « J’pense que pour sortir de là tranquillement, j’pourrais passer par la ruelle. Il y a que deux entrées, celle de la réserve et celle de la boutique. Mon appart’ est au dessus de la boutique. » Indiqua Ziggy en pointant les escaliers du doigt, ceux qu’il y avait à côté du couloir qui menait à la réserve.

Ziggy fouina dans les tiroirs du comptoir pour dégoter ses propres clés et alla rapidement ouvrir la porte pour voir si tout allait pour le mieux. Personne n’avait pu y entrer, c’était une bonne nouvelle. « Bon déjà… » Décida-t-il en redescendant, avant d’aller baisser à la main le grillage de la devanture de la boutique. « C’est un vieux local, c’est d’l’acier bien résistant. J’comblerait l’espace entre la grille et la vitrine avec des trucs. Mieux vaut conserver uniquement la sortir de la réserve ça me paraît bien qu’est-ce que t’en penses ? »

Il voulait l’avis de Justin qui avait l’air d’avoir de la suite dans les idées. De plus, il avait en tête de conserver la boutique comme un point de repère rassurant, tout en essayant de sortir de temps en temps, dans Seattle ou même ses alentours. Ziggy n’était pas du genre à rester cacher, et de toutes façons, il lui faudrait chercher des vivres d’ici quelques temps. Il n’avait pas grand-chose chez lui, puisqu’il vivait seul et sortait beaucoup.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Sam 21 Nov 2015 - 11:49

Ziggy se demandait si je regardais plein de films d’horreurs. J’eu un petit sourire. Je ne regardais pas trop de films à vrai dire. Je n’étais pas très cinéphile. En revanche, je connaissais bien le corps humain. En cours de biologie, on avait eu beaucoup de cours sur cette thématique et puis, comme j’étais sportif, je m’y intéressais beaucoup. Je lui répondis alors calmement : « Non rien à voir. J’étais en biologie et on étudie beaucoup le corps humain. D’ailleurs, ça me passionnerait de disséquer l’une de ces choses. On en apprendra beaucoup sur leur façon de fonctionner ». 

Pendant que j’éliminais le petit groupe d’infectés, je vis le blondinet qui regardait son coffre et son portable. Au moins, je ne l’avais pas amené ici pour rien. J’étais heureux de rendre service mais j’espérais aussi qu’il me rende l’appareil à l’ avenir. Il était assez surpris que je l’élimine aussi facilement des infectés. Je lui répondis en rigolant : « Tuer des infectés, c’est facile. Mais quand un groupe de pillards me tombera dessus, je prendrai sans doute la raclée de ma vie. Et mon épée ne sera d’aucune utilité face à des fusils à pompe ou des kalachnikovs. »

Il m’indiqua ensuite qu’il vivait au-dessus de la boutique. Et qu’il y avait deux entrées. Il fallait donc sécuriser la porte de la réserve et peut être la ruelle. Je lui répondis sérieusement : « Hum je vois. Tu avais fermé à clé ces endroit-là ou pas ? ». Sur ses mots, il sortit plusieurs clés. Au moins, il n’y aura plus d’infectés a tuer. C’était déjà une bonne nouvelle. Il baissa ensuite le grillage de sa boutique. Puis me demanda mon avis sur la porte de la réserve. Je lui répondis : « Oui tu as raison. Il faut être le plus en sécurité possible. Je pense qu’on pourrait sécuriser la ruelle aussi. On pourrait y mettre un grillage. Ca éviterai que les infectés nous repèrent. Tu sais un peu le genre de truc qu’ils mettent quand il y a des travaux.»

Bon, ce ne serait pas l’idéal mais dans un premier temps, cela pourrait suffire. Je poursuivis : « Chez moi, il y a un mur assez haut. Et je n’ai jamais eu d’infectés sur mon terrain. On pourrait en construire un mais ce serait peut-être un peu long. Je ne sais pas trop. Qu’en penses-tu ?». Je regardai alors le magicien d’un regard sérieux.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Sam 21 Nov 2015 - 13:14

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

Son gramophone à manivelle était toujours là. Ziggy l’avait trouvé dans une brocante, quand il avait décidé d’aménager la boutique de façon à ce qu’elle soit attirante. Il fallait que les clients aient envie de s’y bousculer, il fallait provoquer l’envie d’acheter, mais surtout, et c’était le plus important pour lui, de prendre du temps pour découvrir un univers qui, dans le monde dans lequel il vivait, pouvait paraître complètement dénué de tout intérêt. En Post-Apocalypsia désormais, ce serait bien pire. Mais plus Ziggy regardait autour de lui, plus il s’apercevait que ses différents gadgets et tours de passe-passe lui seraient utile pour créer toutes sortes de choses qui pourraient éliminer, ou au mieux détourner leur attention pour être peinard. Mais comme il l’avait fait remarqué plus tôt, ce petit jeu ne pourrait pas durer indéfiniment. Tous les survivants savaient que plus rien ne pouvait durer indéfiniment. C’était comme ça. Justin quant à lui, semblait enthousiaste et motivé à l’idée de mettre ce lieu en l’état.

Justin partageait ses idées avec Ziggy qui lui aussi se mettait à réfléchir à comment maintenir cet endroit en sécurité. Comment faire pour que les infectés se tiennent loin d’ici, loin de lui, le plus possible. Le magicien jeta un œil à la grille de la devanture de son magasin. Elle avait été entretenue avec soin par l’ancien propriétaire. C’était plutôt solide, et à moins que les infectés ne décident par groupe de cinquante de défoncer cette vitrine, elle tiendrait bon. Il y avait un petit espace, de quelques centimètres, peut-être quinze. Assez facile de le combler avec des planches, des gravas ou d’autres trucs qui dissuaderait la nature anthropophage de ces victimes de l’épidémie.

« La ruelle a une petite grille, pour sortir les poubelles, ce genre de trucs, ou pour les livraisons qu’on m’apportait. » Expliqua Ziggy en pointant du doigt de nouveau, ce couloir qui menait à la réserve. « Ce qui serait super, ce serait des pierres ou des cordes, des trucs pour les faire trébucher. J’t’ai vu faire, quand ils sont à terre, ils ont pas l’air très fut-fut. » Poursuivit Ziggy avec un petit sourire aux coins des lèvres. Il serait assez facile de les empêcher de s’incruster dans la ruelle, qui n’était pas bien large. Si deux réussissaient à tomber via un système plus ou moins sommaire, les autres finiraient leur course à terre, à trébucher sur leur semblables. Facile. Ziggy ne voyait pas d’inconvénient à l’idée d’en éliminer le plus possible. Ceux qui seraient sur son chemin en tout cas.

« J’préférais qui en ait pas qui viennent m’emmerder. Faudra juste que j’mette une barrière à cet escalier, avant la porte de mon appart’, ou un truc qui fait du bruit histoire de pas s’réveiller avec une sale tronche décomposée à côté de soi. J’ai toujours détesté l’haleine des gens le matin. » Ziggy passa sa main sur le comptoir, un comptoir qu’il avait aussi récupéré en brocante, qu’il adorait par-dessus tout. Il n’avait vraiment pas envie de voir des infectés à l’intérieur de sa boutique. Ils pourraient très certainement salir les lieux. Et bien qu’il ne soit pas maniaque, Ziggy détestait qu’on salisse sa propriété. « J’ai une idée avec ce gramophone… » Dit-il d’un air songeur, en se passant la main sur le menton.

« Il suffit de le remonter, et il peut jouer un disque entier tout seul. Quand il arrive à la fin, la manivelle se remet à zéro et il revient au début. » Ziggy espérait que Justin comprenne. Ce truc était la seule façon de produire du bruit volontairement. La rue était déserte, et c’était une petite rue dans laquelle il n’y avait seulement que quelques appartements. Facile alors de le place de façon à faire du bruit ailleurs et ainsi dissuader les infectés de s’intéresser à la boutique.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Dim 22 Nov 2015 - 13:26

Le principal, c’était de faire en sorte que les infectés ne puissent plus rentrer ici, ni même les pillards. Ziggy semblait retrouver le sourire et en ce qui me concerne, ça me faisait plaisir d’aider une personne dans le besoin. Si j’étais dans un dans ces refuges, je passerai mon temps à glander, à attendre des jours meilleurs qui n’arriveraient jamais. Cette infection était bien trop avancée et je ne croyais nullement que la situation allait s’arranger. En ce qui me concerne, je ne comptais sur personne pour m’en sortir. Je savais me défendre et tant que j’avais ma maison sécurisée, je pourrais survivre encore un bon moment.

Le magicien me proposa un système pour faire trébucher les zombies. En voilà une bonne idée. Je lui répondis alors calmement : « C’est cool ça oui. Quand ils tombent, ils mettent parfois plusieurs minutes pour se relever, ce qui te permet de les achever facilement. En plus, ils ont tendance à s’écraser entre eux». Par la suite, le blondinet me parla de placer une barrière au niveau de l’escalier. C’était la bonne chose à faire en effet. Bien entendu, il était indispensable de dormir sur ses deux oreilles même si le risque zéro n’existe pas. Je lui proposai alors : « Un système de pièges à l’entrée et une barricade pour l’escalier serait la meilleure idée. On peut aussi utiliser de gros cartons en bois. Ou superposer de nombreux parpaings ou planches de bois les uns sur les autres. Bref, il y a plein de possibilité vu que ces infectés sont trop bêtes pour grimper dessus ».

Je pris alors les corps des infectés et les ramena vers la sortie. Pendant ce temps, Ziggy regarda son gramophone, puis eu une idée intéressante. Le bruit attire les infectés, on pouvait en effet utiliser cet instrument pour éloigner les « pourrissants ». Sauf qu’entre du bruit et un humain bien frais, les infectés préféraient toujours penser à leur estomac. Je lui lançai alors en souriant : « Oui pourquoi pas. Mais il faut faire attention à ne pas produire l’effet inverse de celui recherché. Le bruit les attire mais à condition qu’il soit discontinu. Et laisser un bruit constant risque d’en attirer des centaines. L’idéal serait de mettre le plus de barrières et d’obstacles. Il y aura sans doute qui pourront passer mais au moins, ça restera gérable ».

Au-delà de la, ce lieu restait dangereux. Construire un mur demanderait plusieurs jours et il était difficile de trouver des parpaings et du ciment frais. Dans tous les cas, ça restait bien plus dangereux que chez moi. Mais je suis persuadé qu’on pouvait faire le nécessaire pour rendre cet endroit vivable.
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Aujourd'hui à 2:52

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