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 Cinq dollars et vingt cents.

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Ziggy Haring
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MessageSujet: Cinq dollars et vingt cents.    Sam 14 Nov 2015 - 13:53

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

L’important dans la vie est de faire des choix. Des choix dans sa propre vie, qu’elle soit personnelle, professionnelle. Ziggy en avait déjà fait beaucoup dans sa vie. Certains avaient été meilleurs que d’autres, mais il n’y en avait qu’un qu’il n’assumait pas. Son magasin « Magic does exist » était l’unique objet de ses pensées avant que l’épidémie ne commence. Il n’avait pas l’intention de l’abandonner, mais il n’avait pas eu le choix. C’est pour cela qu’à cette époque, Ziggy était encore basé aux alentours de la sortie sud de la vie. À ce moment-ci, il était dans le quartier de South Park. Il se trouvait en ce matin là dans la cuisine d’une maison qui avait été abandonnée par ses propriétaires. Il trainait dans la pièce en faisant les cents pas, tout en plongeant sa main dans une boîte de céréales d’une marque bien connue des enfants.

Il avait dégoté un plan de la ville, et donc de ses environs, dans la boîte à gant d’une voiture laissée ouverte lorsque ses occupants avaient prit la fuite. Ziggy l’avait étalée sur le frigidaire et fixé avec quelques aimants. Il se planta devant après quelques instants devant ce dernier pour fixer la carte. « Mais non, mais si, mais non, mais si… » Murmura-t-il pour lui-même en secouant la tête de droite à gauche. C’était ce choix qu’il regrettait : Le choix d’avoir abandonné la boutique le mettait dos au mur. Il ne savait plus vraiment ce qu’il comptait faire, revenant toutes les heures sur des décisions qu’il faisait semblant de prendre avec conviction. Mâchant avec insistance ses céréales sans même une goutte de lait, Ziggy s’assit sur le comptoir de la cuisine, ses chaussures de costume tapant contre le bois du dit comptoir, distraitement.

Au loin, il entendit quelqu’un accélérer le pas. Ziggy ne pouvait s’empêcher de se demander s’il s’agissait d’un allié, d’un infecté ou d’un type de l’armée venu sauvé le monde. L’espoir fait vivre non ? Quoi que, Ziggy n’avait pas beaucoup d’espoir quant aux agissements des militaires. Malgré leurs armes, leurs casques et leurs grades, ils n’étaient que des hommes. Des hommes et des femmes qui comme Ziggy seraient vulnérables à la moindre attaque d’infectés. On ne savait toujours pas si ces infectés allaient se multiplier. Certainement à travers le pays, c’est ce que pensait notre magicien. Il se décida après un moment d’hésitation à se diriger vers une fenêtre pour voir d’où venait ce bruit.

« Oh genre ! » S’exclama-t-il pour lui-même quand il aperçut une silhouette familière au loin. Il sauta par-dessus le comptoir avant d’ouvrir la porte d’un geste hâtif. « Par ici ! » Dit-il en élevant la voix pour attirer l’attention du type au loin. Pas question de faire trop de bruit pour éveiller la curiosité d’infectés qui traineraient dans le coin. Il fit entrer le jeune homme et referma la porte derrière lui. « Tu vas pas me croire, mais la boutique est fermée ! » Ironisa Ziggy en affichant tout de même un large sourire, ravi de revoir une tête connue. « C’est Justin si j’me souviens bien, c’est ça ? » Demanda-t-il en tendant sa main vers lui pour la lui serrer.

Justin était un jeune homme que Ziggy croisait souvent à sa boutique de magie. Il vendait des farces et attrapes, et pour renflouer les caisses en fin de mois, s’était arrangé avec la mairie pour servir de relais aux colis de la poste. Ainsi, les gens pouvaient se rendre à son magasin simplement pour venir chercher une commande quelconque, effectuée sur Internet ou les catalogues spécialisés. Cela rendait service aux gens qui habitaient à proximité de Magic Does Exist, et cela permettait à Ziggy de rajouter un peu d’épinards dans son beurre.
 


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Dim 15 Nov 2015 - 21:13

Aujourd’hui, j’avais décidé de me rendre à South Park pour trouver des vivres. Je comptais aussi passer devant la boutique de farces et attrapes ou j’avais mes habitudes. Je connaissais bien le gérant et je voulais l’aider. Ou du moins, soulager ses souffrances s’il était devenu l’une de ces choses. Je me souviens qu’il avait beaucoup d’humour et aimais beaucoup son travail. Ce n’était pas très loin de la maison. Plusieurs kilomètres. Ce qui était conséquent dans une ville remplie d’infectés. De surcroît, beaucoup de rues étaient bloqués par des voitures ou des barricades de fortune. J’avais décidé de faire le trajet à pied en laissant la moto bien au chaud.

En passant devant la boutique, je constatai qu’il n’y avait pas de Ziggy. Il avait peut-être quitté la ville ou était dans un des deux camps sécurisés de la ville. J’espérais juste qu’il soit en vie. Un peu déçue, je me dirigeai vers South Park pour trouver mes vivres. Il y avait pas mal d’infectés dans les rues de la ville. Cela m’obligeait à être très discret. Je savais bien me défendre mais je n’étais pas invincible. Et j’étais tout seul et je ne pouvais compter sur personne pour me sauver la vie. Cette solitude me pesait grandement et je voulais trouver un groupe. J‘avais déjà rencontré d’autres survivants mais personne n’était resté avec moi plus de deux ou trois jours. Je fus alors tirer de mes rêveries par quelqu’un. C’était Ziggy. Quel hasard de tomber sur lui. Tout souriant, je plaçai ma main sur son épaule d’un geste amical. Puis, je lui répondis :
-Oui, c’est Justin. C’est rigolo mais je viens de passer devant ta boutique mais tu n’y étais pas et là, je tombe sur toi par hasard. Sacré coïncidence hein ?

Je lui serrai alors la main en souriant à nouveau. Puis, je posai mon sac à dos et m’assis dans un canapé. Je repris ensuite calmement:
-Ravi de te savoir en vie en tout cas. J’espère que tu vas bien. C’est vraiment la merde dehors. J’ai rencontré quelques autres survivants mais ils ne sont pas restés bien longtemps avec moi. Chacun essaye de retrouver ses proches malgré le danger !
Je sortis alors un paquet de biscuits et en mangea un devant lui. Je lui tendis alors le paquet avec un sourire. J’avais envie de le faire chez moi. Car c’était plus sûr qu’ici. Et puis, un peu de repos ne lui ferait pas de mal.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Dim 15 Nov 2015 - 22:52

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

Justin était un jeune garçon que Ziggy aimait bien. Le genre de client avec qui on discute volontiers, sans trop aller dans le détail. On en apprend un peu plus sur la personne sans pour autant devenir son ami, et c’est très bien comme ça. Cependant, en ces temps troubles, Ziggy avait bien besoin de parler à quelqu’un, juste pour faire un petit temps-mort dans sa situation de survivant. Il ne ressentait pas spécialement le besoin de survive aux côtés de quelqu’un de spécifique. Ziggy n’avait pas de famille à proprement parler, du moins, pas de proches. Il était célibataire depuis peu, au début de l’Apocalypse qui n’avait rien arrangé à la chose. Il avait bien des amis, mais il n’avait pas eu de nouvelles depuis quelques semaines. Justin avait les yeux pétillants, apparemment ravi de voir que son magicien favoris était toujours de ce monde.

« Sérieusement ? » S’exclama Ziggy en ouvrant de grands yeux incrédules. Il ne pouvait pas croire que Justin avait eu la chance de se rendre à la boutique. Elle était sa seule raison de rester ici. « Y avait des infectés, beaucoup ? J’veux dire autour… Tu sais pas ? » Un peu plus et il le secouait par les épaules pour avoir d’autres informations. Mais Ziggy se ravisa et se contenta de faire les cents pas. Il avait l’air perturbé mais n’en oubliait pas pour autant la boite de céréales qu’il avait trouvé dans un placard et replongea sa main dedans pour en dévorer une poignée. Il jeta un œil à Justin qui s’assit sur un canapé pour profiter de l’atmosphère calme du lieu.

« La merde, et pas qu’un peu ! » Commenta Ziggy en hochant la tête, avant de lui tendre le paquet de céréale en continuant de faire les cents pas. Le laissant profiter de ce maigre petit déjeuner de bon matin, Ziggy s’étira et bailla, une main devant la bouche. Il portait toujours sa chemise bleue ciel qui aurait bien besoin d’être nettoyée, mais Ziggy savait très bien ce n’était plus vraiment à l’ordre du jour. Il passa ses mains sur ses cuisses pour chasser la saleté de son pantalon de costume. Ziggy avait toujours donné une importance à l’apparence, au charisme qu’il pouvait dégager. Il savait bien que l’Apocalypse ne lui permettrait pas de rester dans son beau costume de magicien très longtemps.

« Tu as rencontré d’autres gens ? J’ai croisé un type tout seul avec un clebs et quelques personnes qui partaient en hâte. Les gens rejoignent les militaires ou quittent la ville. » Ziggy marqua une pause, parce qu’il se rendait compte qu’il ne rentrait dans aucunes de ces catégories. Il passa sa langue sur sa lèvre inférieure en continuant de marcher de gauche à droite, puis s’arrêter un instant pour regarder par la fenêtre, puis poursuivre sa marche inutile. « Tu comptes faire quoi toi ? » Demanda-t-il d’un ton très direct et un peu anxieux, comme s’il s’agissait d’une question destinée aussi bien à lui-même qu’à son interlocuteur.

Le magicien s’arrêta enfin pour venir s’affaler sur l’accoudoir défoncé du fauteuil. Il fit la grimace de par sa mauvaise réception et tourna la tête vers Justin. « C’est vraiment, vraiment la merde. Tout est parti en couilles… J’devais recevoir une livraison en plus… Super importante. » Ces mots ne voulaient plus rien dire désormais, mais Ziggy était encore bloqué dans sa vie d’avant. Il comprenait qu’il devait survivre et être pragmatique, mais il avait du mal à passer à autre chose. La boutique ne serait jamais plus fonctionnelle, plus personne ne voudrait voir de spectacles de magies, puisqu’il n’y avait plus d’anniversaires d’enfants à célébrer, plus d’hôpitaux dans lequel il pouvait donner le sourire à des malades.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Lun 16 Nov 2015 - 11:38

Ziggy me demanda s’il y avait beaucoup d’infectés dans sa boutique. Apparemment, il n’y était pas retourné depuis un petit moment. Je me demanderai comment il faisait pour survivre vu qu’il ne semblait pas aussi sportif que moi. En ce qui me concerne, sans ma maîtrise des arts martiaux, je serai mort depuis longtemps. « Des infectés ? Je ne me souviens plus très bien. Peut-être deux ou trois ». Je n’étais pas entré dans la boutique mais j’ai vite remarqué qu’il n’y avait aucune présence humaine. Au niveau de la rue, il y avait évidemment des infectés qui déambulaient ici et là.

Oui c’était la merde effectivement. Mais je pense pouvoir facilement nettoyer et sécuriser le magasin du magicien. Je pouvais bien lui faire ça, vu qu’il y semblait attacher. Je posai mon wakizashi près de moi sur le canapé et commença à le nettoyer avec une lingette humide. Je n’aimais pas voir le voir sale et plein de sang. Je dus utiliser trois lingettes pour le nettoyer complètement, que je balançai à côté du canapé. Le blondinet me parla alors des autres survivants. «Oui, bien entendu. Deux personnes pour le moment mais ils ne sont pas restés avec moi. J’espère vivement les revoir. Concernant les camps de militaires, j’hésite à y aller. Je ne connais personne et au moins chez moi, je mange à volonté et dors dans un lit immense » lui répondis-je.

Dans ma maison, c’était bien sécurisé et grand. Je pouvais accueillir cinq ou six personnes sans problème. Mais cela supposait de faire venir des personnes de qualité qui savent un minimum se défendre et équilibrés dans leur tête. « Faire quoi ? Ben bonne question mec. Pour le moment, j’essaye de survivre et de trouver des survivants. L’idéal serait de se barrer d’ici. Mais hors de question de le faire sans avoir retrouvé quelques proches »m’exclamai-je.

Ziggy me parla ensuite d’une livraison importante. Le pauvre, ça devait être dur de voir son affaire s’effondrer en si peu de temps. « Écoutes, j’ai une idée. Je vois que tu aimeras retourner à la boutique. Si tu veux, je peux sécuriser le lieu. Ça te plairait que je fasse ça ? Par contre, il me faudrait des cadenas, des chaines et des planches. Tu sais que les infectés sont attirés par le bruit donc, il faudrait faire vite et bien. Qu’en penses-tu ? ».

Je voulais aider des survivants. Pour le moment, j’avais surtout pensé à moi. Et puis moi, je l’aimais bien sa boutique. Au cas échéant, je pourrais le faire venir chez moi. De toute façon, c’était lui qui voyait. Je n’allais pas le forcer à faire des choses contre son gré.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Lun 16 Nov 2015 - 22:46

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

  À regarder ce petit bonhomme, on ne pouvait pas forcément se douter qu’il ferait un bon survivant. À vrai dire, Ziggy était dans le même cas de figure, avec son grand corps semblable à une brindille et la peau qui recouvrait simplement ses os et ses muscles tel un écorché. En se rendant compte de cela, Ziggy ravala son petit commentaire taquin et leva un bras pour apercevoir sa chemise bailler dans le vide. Pas terrible en effet. Il se concentra d’avantage sur ce que lui disait son ancien client. Il aurait préféré parler produits de magie plutôt que d’avoir à traiter d’un sujet aussi morbide. Tuer des infectés, ça n’effrayait pas spécialement Ziggy, si sa survie en dépendait. Il n’allait pas non plus y prendre du plaisir, mais la seule fois où il avait eu à le faire, son cerveau avait momentanément quitté son crâne pour aller faire un tour le temps que la scène passe. C’était beaucoup plus facile que ça en avait l’air, de retirer la vie définitivement du corps de quelqu’un.

« Deux ou trois ? Tu rigoles, ça grouillait de partout quand j’me suis barré et les gens couraient dans tous les sens, on se s’rait cru dans une basse-cour ! » S’exclama Ziggy en haussant des sourcils incrédules. Il passa une main dans ses cheveux pour leur donner encore l’espoir de ressembler à quelque chose puis se ravisa en soupirant. Il releva la tête en voyant Justin se mettre à nettoyer cet espèce de sabre qu’il avait gardé près de lui. Il semblait y tenir en voyant à quel point il y prenait soin, avec des petites lingettes. Ziggy le regarda faire étrangement silencieux. Il n’avait que son fusil, un fusil et quelques munitions laissés par le propriétaire précédent du local où Ziggy avait conçu sa boutique. Ca et le gros couteau qui lui servait à ouvrir les cartons d’arrivage de son magasin. Ces seules armes. Tant pis, même s’il était bien moins loti que Justin, il était toujours aussi vivant que lui, et mine de rien, c’était le plus important.

Apparemment, Justin continuait de vivre chez lui à temps partiels. Peut-être qu’il faisait le bon choix, peut-être pas. Ziggy pensait que l’idée de tenir le siège était bonne que si l’on était sûr que l’affaire ne durerait pas dans le temps, mais c’était quelque chose de franchement incertain. Ziggy pensait même qu’à l’inverse, cette situation durerait peut-être pour toujours, il le pensait tout au fond de lui mais refusait de se l’avouer. « Tenir le siège… Mouais faut voir. C’pas con hein, j’dis pas, mais c’est risqué tu penses pas ? »

C’était cette fameuse question du risque qui le poussait à partir, même si cela allait de paire avec la torture psychologique qu’il s’infligeait à lui-même. Justin se justifiait en sortant cette fameuse phrase qui devait être dans la bouche de tous les survivants : Chacun faisait comme il pouvait, chacun improvisait. Il n’y avait pas de mode d’emploi pour ce genre de situation, personne n’était paré à l’éventualité d’une Apocalypse. D’une guerre ? Peut-être pas dans des pays comme les Etats-Unis, alors l’Apocalypse encore moins. Justin, à qui cela paraissait presque naturel, proposa son aide à Ziggy. Celui-ci se voyait prit de court. Il devait dire oui, une occasion de recevoir un coup de main ne pouvait pas être négligé.

« Ben, je sais pas trop… » Dit-il en se passant une main derrière la tête en faisant la grimace. « T’sais, c’pas une proposition à prendre à la légère. Et puis si y a trop d’infectés partout, le but c’est pas de rester pour rester. » Ziggy baissa la tête et lâcha un râle/cri bizarre, digne d’un dessin animé, synonyme de son indécision. « Raaaah putain ça m’énerve ! » Il leva la tête vers Justin et se mit à rire « C’pas comme si j’allais avoir beaucoup de client. » Ironie du sort, mais pourtant il disait vrai.


"J’aime bien les hyènes. Parce que la hyène c’est un animal dont on parle jamais alors que c’est un animal qui peut être très important ! Parce que moi je trouve qu'être ami avec une hyène souvent c’est plus important qu’être ami avec... avec des vrais amis. C’est... Elle vous protège. Si y’avait du danger et ben « Et ben moi, et... je suis ami avec une hyène » Alors la évidement !"
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MessageSujet: Re: Cinq dollars et vingt cents.    Mar 17 Nov 2015 - 18:38

Ziggy semblait peu convaincu par le nombre d’infectés. Peut-être qu’ils étaient partis après son départ. Il est vrai que j’avais du mal à compter leur nombre exact dans l’obscurité. Je lui lançai alors « Je ne sais pas trop. Mais j’imagine qu’un certain nombre a dû quitter le lieu vu qu’il n’y avait rien d’intéressant pour eux. Dans tous les cas, ça pourrait se faire ». Le blondinet semblait nerveux et peu convaincu de mes propos. Dans tous les cas, ça ne coûtait rien d’essayer. Et si le magicien avait peur, je pouvais toujours essayer de faire le maximum pour lui faciliter la tâche. « Ben écoutes, ça ne coûte rien d’essayer. Si vraiment c’est trop dangereux, on laisse tomber. Qui ne tente rien n’a rien comme dit l’expression hein. T’as quoi comme armes ? » lui demandai-je.

Si le magicien n’était pas motivé plus que cela, on pouvait très se rendre chez moi ou encore sécuriser ce logement. Dans tous les cas, je ne pouvais pas le laisser tomber. « Ben écoutes, tu fais comme tu le sens, moi je te propose juste. Si tu veux, tu peux rester ici et on sécurise ce logement. Ou alors, tu peux t’installer chez moi. T’as des affaires à récupérer chez toi ? lui rétorquai-je. Je lui souris, puis parti en direction de l’étage pour le laisser réfléchir un petit peu. La maison était plutôt propre et rien ne semblait avoir bougé. Cependant, la rue contenait quelques infectés. Les feuilles d’automne recouvraient la chaussée et les jardins. C’était un joli spectacle triste et beau à la fois.

Je pensai alors à Desmond, le frère d’Alex. J’étais persuadé qu’il était en vie même si je n’avais pas la moindre d’idée d’où il se trouvait. Pareil pour Giulia et tous les autres. Et puis, je repensai à ce que disait Ziggy. A quoi sécuriser des endroits si ces derniers pouvaient être envahis à la moindre petite erreur de notre part. Je redescendis au rez de chaussée et lança au blondinet en souriant: « Ou si tu veux, tu peux aller dans un abri tenue par les militaires. Ce sera peut-être mieux pour toi. Enfin, fais comme tu le sens ». En ce qui me concerne, je n’étais pas encore prêt pour m’y rendre. Je savais me débrouiller seul mais ce n’était pas le cas de tout le monde mais et je voulais aider le maximum de personnes. Je péterai vite un câble à rester végéter dans un stade ou un lycée à attendre je ne sais quoi.
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Ziggy Haring
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MessageSujet: #E39024   Mar 17 Nov 2015 - 20:27

Cinq dollars et vingt cents. | Pv. Justin Jones

 Ziggy se sentait un peu oppressé. Il n’était pas bon de prendre des décisions hâtives, et Ziggy le savait, son côté impulsif finirait par reprendre le dessus. Il finirait par prendre une décision et le regretterait plus tard. La seule chose dans sa vie que le magicien n’avait pas regretté, c’était d’avoir suivit son instinct quand il avait rencontré la jolie Betty. Même si elle avait le visage enflé par les corticoïdes et que ses cheveux repoussaient tout doucement, elle avait été la plus magnifique des personnes à laquelle il avait décidé de s’accrocher jusqu’à ce qu’elle ne perde son combat contre le cancer. Après cela, il y avait eu la boutique, bien sûr, mais ce n’était pas une décision à proprement parlé, mais un investissement réfléchit de la part de Ziggy qui pourtant, plus jeune, était du genre à agir sans penser aux conséquences.

« On laisse tomber ouais, faudra pas s’faire bouffer pas ces machins. » Commenta Ziggy en riant de sa propre remarque. Justin, sans peur et sans reproche, proposait à notre homme de lui prêter main forte, et si la boutique n’était pas pénétrable, de lui prêter son propre logement. Pourquoi par après tout ? Qu’est-ce que Ziggy avait à perdre ? Rien du tout. Il pourrait faire comme il l’avait fait avec le type et son chien, prendre la poudre d’escampette quand bon lui sembleras. Il était comme ça Ziggy, aussi discret qu’un pet de mouche, il pouvait se volatiliser de la vie de quelqu’un d’un seul coup de main. C’était la vie qui lui avait apprit cela. Betty était entrée et sortie de sa vie comme une ombre qui passe au passage d’une voiture dans la nuit. Quelque chose de très rapide, rassurant, avec un goût de trop peu.

« J’ai rien de super utile à la survie non. » Répondit Ziggy à Justin en hochant la tête. Il se leva d’un bond pour continuer à faire les cents pas et réfléchir un peu à la question. Justin se leva et quitta la pièce, sûrement pour voir s’il n’y avait rien d’utile. Quand il lui avait demandé ce qu’il avait comme arme, Ziggy lui avait montré d’un signe de tête son fusil qui jonchait sur la table du salon, et un couteau non loin de là. Il y jeta un œil lorsqu’il se retrouva seul dans la pièce. Il avait réussit à se servir du couteau pour se protéger, et du fusil, une autre fois, pour la même raison. Ziggy savait qu’il pourrait recommencer sans soucis, et qu’il fallait juste qu’il se protège un peu. Il ouvrit son sac et fouilla dans ses affaires. Il avait sa veste de costume en velours violet, qu’il mettait au magasin. Elle était assez chic, mais le velours pourrait peut-être le protéger si un infecté aurait la merveilleuse idée de lui mordre le bras. Pourquoi pas après tout ?

Quand Justin revint, il lui lança un pic, et Ziggy lui jeta un regard, sourcils froncés. « Ca va pas non ? J’rejoindrais jamais les mecs de l’armée, ils ont l’air encore plus dangereux que les malades ! » Répliqua Ziggy d’un ton sec et presque vexé. Mais il enfila la veste d’un mouvement décidé. Il boucla son sac et se dirigea vers la porte de l’entrée où y était accroché un long miroir et jeta un œil à l’allure qu’il dégageait. « Vas-y ça marche. On va à la boutique. J’aviserais quand j’y serais. » Annonça Ziggy d’un ton décidé et même enjoué finalement, en regardant Ziggy à travers la glace. Il réajusta le col de sa veste et secoua les épaules pour voir s’il était apte de tous ses mouvements. « Parfait. » Petite remarque d’autosatisfaction qui ne faisait de mal à personne.

« Et puis si on reste trop longtemps ici on va s’encroûter, et j’ai pas envie que ça arrive. » Plaisanta Ziggy en donnant une tape sur l’épaule à Justin en allant rassembler ses affaires près de l’entrée. « Tu m’dis si t’es chaud et on dégage d’ici. » Voilà, il avait gagné : L’impulsivité l’avait emporté sur tout le reste, encore une fois.


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