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 Myron Stark

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Myron Stark   Jeu 12 Nov 2015 - 20:27


Myron Stark
32 • Américaine • Livreur de Journaux • Travelers

i've got a war in my mind

Je suis un mec adorable. Attentionné, attentif, j’aime les gens et j’adore filer un coup de main quand ça devient difficile. Non, je déconne. Je me fous de tout et de tout le monde. J’étais pas comme ça, avant. Mais perdre ma famille, perdre ma copine, et perdre cinq ans de ma vie en taule, ça a pas eu un effet exceptionnel sur mon psychisme. J’ai plus rien à perdre, et j’agis en adéquation avec ce constat. J’ai survécu. Depuis ma naissance. En cela, je me sens supérieur. J’hésite jamais à ouvrir ma gueule. A dire ce que je pense. Et si ça m’attire des emmerdes, et bien qu’à cela ne tienne, j’adore les ennuis. J’adore me fracasser la tronche contre des phalanges et rendre les coups. J’adore ces sursauts d’adrénaline. Risquer ma vie, et dire merde à ceux qui se mettent en travers de ma route. Et de toute façon, je compte pas crever tout de suite. J’ai une vengeance à accomplir.
A part ça, j’suis plutôt taré. Enfin, c’est ce que dit Alex. Il a toujours trouvé que j’avais une case en moins, et je dois dire que c’est pas tout à fait faux. C’est juste qu’à force de n’en avoir rien à foutre, bah… Je vis les choses comme si rien n’avait d’importance. Et c’est libérateur.
J’ai pas d’amis, pas d’attaches, pas de proches. Ca aussi, c’est libérateur. Pour ce que ça apporte d’avoir des comptes à rendre, de toute façon…

Et maintenant que les choses sont parties en vrilles… On va voir comment ça tourne, mais j’ai bien l’intention de profiter de chaque seconde comme si c’était la dernière...


and blood on my hands

Je suis beau gosse. Indéniablement. J’ai pas grand chose d’autre à dire sur ma modeste personne, mais puisqu’il le faut, je vais développer un peu. Cheveux bruns, qui partent un peu en couilles dans tous les sens. A chaque fois que j’essaie de domestiquer cette foutue crinière, ça me prend des heures, et finalement j’abandonne. J’ai les yeux bleus, des oreilles normales, un nez normal, des lèvres normales. Un mec normal, quoi. Je mesure un mètre quatre vingt et quelques, mon séjour en taule et les nombreuses échanges d’amabilité avec les autres détenus m’ont laissé trois choses : de sacrées cicatrices, une musculature plutôt développée, et une propension à avoir envie de casser quelques gueules à longueur de temps, mais c’est pas le sujet. A part ça, je vois pas grand chose d’autre à ajouter. Je porte des boxers, parce que les caleçons, ça se balade beaucoup trop. Je suis souvent en t-shirt et en jeans, parce que ce sont des habits que je tolère. Et surtout, en choisissant les bons, j’ai quand même trop la classe. Après, c’est pas comme si on avait accès à un magasin de fringues à chaque coin de rue, donc je prends ce qui passe. Et puis comme je viens de sortir de taule, à l'heure actuelle je porte un vieil habit de détenu bien dégueulasse, de toute façon...
Et je ne me sépare jamais de mes lunettes noires. Que je les porte ou non, elles sont toujours à portée de main, et je n’autorise personne à y toucher. Sinon, rien de plus. Faut pas pousser, vous avez juste à ouvrir les yeux, et me regarder. Et si ça vous suffit pas, je peux toujours vous filer quelques photos pour les moments de solitude.

Ah si, quand même. Je dois avoir deux trois, voire une douzaine de cicatrices un peu partout, et puis surtout, un putain de tatouage sur les deux épaules. Deux grandes flèches noires qui pointent vers mes avant-bras. C’est un hommage au mec qui m’a pris sous son aile quand j’ai entamé ma peine de prison. Tellement un bourrin, ce type… Il avait les mêmes, et quand il est parti, j’me suis dis que ça ferait bien sur moi aussi. Après, ça reste un tatouage hein. C’est du détail. C’est pas comme si je m’étais fais greffer un troisième bras au milieu du front.


a storm is coming

"- Hey, Stark, c’est l’heure de la récré. Bouge ton cul de là, sale enfoiré. "

Quel connard, ce gardien. Je me redresse sur mon petit lit, en déposant mon livre sur l’oreiller grisâtre et poussiéreux. Je le toise, narquois, alors qu’il ouvre la porte de ma cellule. Je me lève et m’y dirige, un grand sourire satisfait au visage, tandis qu’il me saisit par le col pour me tirer à l’extérieur. Je croise son regard et il renifle en me regardant de haut.

"- Tu vois quand tu veux, crétin. Tu vas pouvoir contempler la lumière du jour. Ca te plaît, hein, petit fumier ?
- Est-ce que ta mère osait te regarder en face quand elle te disait bonne nuit, le soir ? Parce que t’as vraiment une haleine de chien. Et c’est même pas la peine de parler de ta gueule. "

Je suis resté calme dans cette petite pique, un ton neutre, à peine interrogatoire. Résultat, il devient tout rouge, et m’assène un coup de matraque. Je le cueille sur ma lèvre inférieure, qui se fend en deux, répandant du sang sur le haut de ma blouse grise. Ma tête part de côté, et je grogne de douleur avant d’éclater de rire. Apparemment, il a été piqué à vif. C’est que je dois avoir raison. Je suis là depuis assez longtemps pour connaître les gardiens et savoir que dire pour les faire sortir de leurs gonds, et m’amuser un peu. Il me pousse brusquement en avant, et le choc du coup me monte à la tête. Je ne sais plus très bien où je suis, et je manque de m’écrouler. J’ai beau être habitué à la douleur, ça n’empêche que c’est dur. Larry me suit. Lui, il est plus modéré. Mais mon compagnon de cellule est là depuis moins longtemps, un mois seulement. Et, surtout, il a une peine plus courte, étant moins dangereux que moi. Néanmoins, nous nous entendons bien. Il est très sympathique, et malgré son prénom un peu idiot, il est d’une conversation intéressante. Professeur de littérature, rien que ça. Il s’est fait coffré pour homicide involontaire, mais il a été bouclé dans cette prison de haute sécurité parce que les autorités n’étaient pas sûres et certaines que le meurtre ait été si involontaire, malgré la conclusion du procès.

Bref, nous nous dirigeons vers la cour, descendant les escaliers escortés par un tas de gardiens. Tous les prisonniers en file indienne ou presque. Il y a un tas de clans, dans cette prison. Les latinos, les pseudos-nazis, les juifs sadiques. La troupe de théâtre homosexuelle - eux, ils sont vraiment dangereux. -, les compagnons de la liberté - un groupe de violents militaires africains qui sont venus aux États-Unis pour faire du terrorisme compulsif en arguant leurs droits de liberté, qu’ils n’avaient pas dans leur pays d’origines. -, et un tas d’autres réjouissances. Il y a d’autres groupuscules, les bons samaritains de la prison, plus gentillets, même s’il ne fallait pas leur casser les couilles. Les indépendants, qui se mettaient en groupe pour survivre. Et puis, les mecs comme moi. Convoités par tous les groupes, emmerdés par tous les groupes, emmerdés par les gardiens, mais trop dangereux pour être réellement emmerder. Enfin. Pas toujours. J’ai déjà eu quelques déboires. Et puis, il y a les mecs comme Larry, qui n’ont rien à foutre ici mais qui y sont. Et qui en bavent sérieusement. Heureusement, mon pote prend ça avec philosophie. La dernière fois, il est revenu de la douche en marchant en crabe. Le coup de la savonnette, un classique des artistes homosexuels de la troupe de théâtre. Il s’est assis en grimaçant, a levé les yeux vers moi avec un sourire... Et m’a fait marrer en me disant, d’un air très sérieux :

"- Ton âme ne prend pas les coups, elle ne ressent rien. Ce n’est qu’un problème du corps, alors je m’en extirpe, et je n’y fais plus attention. J’ai haussé un sourcil d’étonnement, me disant qu’il devrait éviter les soucis au lieu de philosopher. Puis, il a repris, avec un petit sourire. Et puis, quand mon âme réintègre mon corps douloureux, je relativise. Au moins, j’aurai plus de soucis avec ma constipation... "

Là, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Il l’a dit avec tellement de sérieux. C’était incroyable. Heureusement qu’il est comme ça, Larry. Sinon, ça fait un bail qu’il aurait craqué. Et quand on craque, ici, on finit toujours par crever la gueule ouverte.

En tout cas, nous arrivons à la cour, et le soleil frappe mon visage tandis que je souris en fermant les yeux. Surtout, sans arrêter de marcher. Si je le faisais, sûr qu’un de ces connards de gardiens en profiteraient pour dire que je fais traîner le groupe, et il me savaterait sans attendre. J’avance avec mes menottes, mes chaînes aux pieds, et je soupire. Ils nous les retirent et nous poussent vers l’intérieur d’un parc de béton grillagé. Des miradors sont disposés un peu partout, et il n’y a aucun espoir de fuite. Je marche en direction de mon coin favori, Larry sur mes talons, pour rencontrer un ami. C’est le mec de la prison qui peut faire entrer ce que vous voulez. Il a des passe-droits des gardiens parce qu’il leur rend des petits services, et ils ferment les yeux sur ce qu’il nous refourgue, tant que ce n’est pas de l’alcool ou de la drogue. Aujourd’hui, un arrivage de clopes. J’espère qu’il en aura assez pour tout le monde. Je souris en l’apercevant, et m’en approche, sans me douter que tout va partir en vrille dans les prochains jours, à cause de ceux que je vais rencontrer dans quelques instants...

____________________________

"- Envoie les paquets que tu me dois, Philip. "

Il me sourit, et glisse une main dans son dos. Il me tend ensuite deux paquets de Marlboro. Je les saisis, les met dans une de mes poches, et lui donne ensuite un billet de dix. Il le lorgne un instant et soupire.

"- Myr... Tu veux que je me fasse buter ? Laisses-en un peu aux autres, je n’en ai pas cinquante.
- Je paie, j’y ai droit. Et ce n’est pas pour moi, c’est pour Larry. "

Il soupire de nouveau, et le professeur de philosophie s’avance en tendant un billet de cinq à ajouter aux miens. Philip capitule et nous donne deux autres paquets.

"- Bon, ok les gars. Ne me faites pas regretter ça.
- Viens pas me faire la morale, on se connaît assez. "

Il sourit, avant de froncer les sourcils en me fixant dans les yeux.

"- Ouaip. D’ailleurs, un conseil d’ami : faites attention. Il y a des nouveaux depuis hier, et j’ai dans l’idée qu’ils sont capables de foutre une sacrée merde. "

Je hausse un sourcil en l’observant. Il a l’air sérieux, et ça a le don de m’inquiéter un peu. Il connaît tout le monde ici, et se tient au courant.

"- Et comme vous le savez, on ne peut pas compter nos chers gardiens pour tirer la chasse. On va devoir se contenter de respirer par la bouche. "

Il donne un coup de tête en direction d’un point situé derrière moi, et je me retourne pour regarder. Larry fait de même. Philip nous montre un groupe de trois hommes qui se tiennent dans un coin, seul. Je les détaille sans en avoir l’air, ne laissant pas mon regard s’attarder sur eux plus d’une ou deux secondes avant d’y revenir l’air de rien. Celui de droite est un rouquin, petit et trapus, qui a un sourire malsain accroché aux lèvres, et qui semble ne pas pouvoir s’en départir. Celui de gauche est plus impressionnant : c’est un monstrueux black de deux mètres, au front couturé de cicatrices. Sa peau est si noire qu’elle brille au soleil, et son t-shirt blanc moulant ne laisse aucun doute quant à la circonférence énorme de ses biceps. Il me ferait presque penser à un ours dopé aux stéroïdes. Une image assez marquante dans mon esprit, assez pour que je grimace, en tout cas. Celui qui se trouve au milieu, contrairement aux deux autres, ne paraît pas dangereux. Mais mon instinct me met en garde. Il est trop calme. Au milieu de tous ces criminels dangereux, il ne devrait pas être aussi serein. Il a les yeux fermés, les bras croisés, et sa poitrine imposante gonfle doucement, ce qui trahit son souffle totalement maîtrisé. Je détourne le regard, et interroge Philip.

"- Celui du milieu...
- Michael Fallon. Tu pourrais le voir comme le... chef des deux autres. C’est un des hommes les plus dangereux dont j’ai entendu parler. C’est un mercenaire, un criminel de guerre. Il a opéré en Sierra Leone, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire. Il a massacré des dizaines et des dizaines de personnes, pour l’argent. Tout est question d’argent pour lui. En rentrant au pays, il a enlevé des enfants contre des rançons, tuant sans scrupule les impayés. Il a été tueur à gage, un temps. Assassinant des hommes, prenant tous les contrats qui se présentaient. Puis, je ne sais comment, il s’est fait chopé. Fallon est un prédateur, un traqueur de chair humaine. Un ancien des Delta Force. C’est un enfoiré de première qui est doué dans son domaine. C’est même peut-être le plus doué de tous. Un tueur né...
- Et les deux autres ?
- Ibo Mazi, le black. Un africain cannibale, qui était en Sierra Leone avec Fallon, lorsqu’ils ont massacré un groupe de rebelles qui luttaient contre la dictature en place. Ils ont fait des choses dont vous ne pourriez imaginer l’horreur. Le rouquin, c’est Eric Schilling. Il était lui aussi en Sierra Leone. Ils sont moins dangereux que Fallon, mais ce dernier les a formé. Alors... "

Il hausse les épaules.

"- Ca reste des rumeurs, en tous les cas.
- Tu m’en diras tant, répliquais-je d’un ton perplexe. Suffit de pas les approcher... "

Je jette un oeil à Larry. Son attitude me surprend. Il ne dit pas un mot, lui qui a toujours une verve de compétition. Il paraît juste beaucoup trop sérieux et beaucoup trop intéressé. Je note dans un coin de ma sale tête de lui poser la question quand nous serons tranquille...
___

Bon, alors il se passe des trucs étranges. On est pas informé, dans ce trou à rat, mais les gardiens semblent tendus. Ils sont moins présents, ils font moins chier, et on peut lire la peur dans leurs yeux. J’en ai discuté avec Philip et Larry, et ils comprennent pas non plus. Larry me suggère qu’une guerre se prépare à l’extérieur, mais j’imagine qu’il se trompe. Une guerre à Seattle ? On est pas dans un film, merde. Bon, cela dit, ça fait bouger un peu les choses ici-bas. Certains commencent à parler de révoltes, comme les gens nous surveillant ayant déjà du mal à se surveiller eux-mêmes. Et les trois enfoirés qui sont arrivés il y a peu commencent à rassembler des partisans. Les impressions de Philip se confirment, ils vont foutre le bordel à un moment ou à un autre. Et quand ça arrivera, faudra garer son cul pour espérer l’épargner un minimum.

on the highway to hell

Je dois dire que je m’attendais pas à ça. C’est parti en couilles. Vraiment. Il y a eu un meurtre pendant un des repas. Deux prisonniers se sont pris la tête, et l’un d’entre eux a fini avec une fourchette dans la gorge. Bon, ça, c’est usuel, ça a jamais été un problème et ce n’est pas la première fois que ça arrive. Non, ce qui est parti en couilles, c’est quand on nous a tous renvoyé à nos cellules et qu’après quelques heures, des rumeurs nous sont parvenus comme quoi le mort serait revenu à la vie et aurait agressé les gardiens qui étaient en train de le transporter à l’extérieur.

Je n’y ai franchement pas cru. Mais certains y ont vu une opportunité pour tenter de s’évader. Il en a résulté un énorme bordel comme j’en avais rarement vu. Les trois fils de chiens de mercenaire dont Philip m’avait parlé ont rassemblé leurs partisans, ont réussi à ouvrir leurs cellules, et ont commencé à prendre des gardiens en otage. Ca a été le chaos. J’en ai profité pour tenter aussi de me barrer avec Larry. Les gardes étaient trop paniqués par ce qui s’était passé pour réagir comme ils auraient dû, donc ça a tiré dans tous les coins, il y a eu des échanges massifs de balles entre les prisonniers rebelles qui ont récupéré les flingues des otages et les autres gardes, beaucoup d’autres de mes camarades de cellules ont été pris entre deux feux. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de Philip, et Larry est mort sous mes yeux, une balle dans le crâne.

J’ai fini par me retrouver dans la cuisine. Le seul endroit où personne n’était encore allé, parce que c’est à l’opposé de la porte de sortie. J’aurais bien tenté d’y aller aussi, mais ça n’arrêtait pas de tirer et j’avais vraiment pas envie de me faire coller une bastos dans la mêlée. A quoi bon s’évader si c’est pour crever comme une merde quelques minutes après, hein ?

Je suis resté là longtemps. Quelques heures, à vue de nez. J’ai bloqué la porte en attendant que tout se calme, et j’ai temporisé histoire de savoir quoi faire pour la suite. Je me disais naïvement que ce qui venait de se passer aurait des conséquences. On est en plein centre ville, il y a plus de cinq cent prisonniers, j’imaginais que la police viendrait en force pour tout régler, sans savoir que ce qui se passait à l’extérieur était encore pire qu’ici. Alors j’ai attendu. Un jour, pour commencer. Personne ne venait, et dans les couloirs, des bruits étranges commençaient à se faire entendre. Des grognements, des gargouillis… Pas rassurant. J’ai pas voulu sortir, et mon instinct me disait de ne pas ouvrir cette putain de porte. J’ai fais le moins de bruit possible, et puis j’avais pas réellement besoin d’aller à l’extérieur pour le moment, avec les vivres que j’avais à disposition ici.

C’était bizarre. La solitude, comme ça. Le silence, juste rompu par ces espèces de bruits d’animaux, et le fait que bordel, personne ne venait. Dans les films, quand il y a une énorme fusillade comme ça, il se passe des trucs. La police débarque, les pompiers, l’armée parfois. Mais là, rien. Silence radio. J’ai repensé à ce que Larry m’avait dit. Il se passait quelque chose de grave dans la ville. Mais quoi ?

Du coup, j’ai fais le premier truc qui m’est venu en tête. J’ai ouvert la porte de la cuisine. Et je les ai vu. Pour la première fois. Les morts. Les zombies. Les carcasses désincarnées, debout, grognantes, laissant échapper des cris gutturaux… Et elles m’ont vu aussi. Sans réfléchir, j’ai reculé, fermé la porte, et j’ai basculé un frigo devant pour bloquer plus encore l’entrée.
Et je suis resté là. Avec les bruits de leurs corps se massant de l’autre côté de la porte. Seul, avec des vivres pour tenir quelques semaines. Mais je vais devenir fou avant. Ces bruits, les questionnements incessants, la peur.

Et ça fait un mois ou presque je suis là. Ils n’arrêtent jamais. Ils ne cessent jamais de hurler. Jamais de tenter d’entrée. Mes provisions s’amenuisent. Ma santé mentale s’amenuise. Que quelqu’un vienne, bordel. J’vais pas tenir. Il n’y a pas d’autres sorties. Je suis coincé, comme un loup avec la patte déchiquetée par un piège. Je peux pas sortir. Je peux pas les faire taire. Je peux pas. Je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas ce qu’ils sont. Les jours passent, et à chacun d’entre eux, j’ai l’impression de devenir encore plus fou. Il faut que quelqu’un me sorte de là… Pitié...

time to meet the devil

• pseudo › Cowlyjobb
• âge › 26

• comment as-tu découvert le forum ? › Me rappelle plus. Au hasard de Google sûrement
• Ton ancien personnage ?  › Ben... Myron Stark quoi. :p
• et tu le trouves comment ? › >Toujours aussi cool.
• présence › Je dirais 4 jours sur 7, à peu près.

• code du règlement ›
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Kendale J. Barnett
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Myron Stark   Jeu 12 Nov 2015 - 20:34






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Jasper McCarthy
Sanctuary Hills
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Myron Stark   Jeu 12 Nov 2015 - 20:49

Il était temps qu'il arrive c'lui là Bonne rédaction pour le reste !


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Lilou Black
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 01/11/2015
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MessageSujet: Re: Myron Stark   Jeu 12 Nov 2015 - 20:53

Myrooooooon :smile12:


Il est naturel d'avoir peur, de là, né le courage.Kery James
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Dwight A. Momsen
Leader | Northern Creek
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
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MessageSujet: Re: Myron Stark   Jeu 12 Nov 2015 - 20:56

Trop bien ! Enfin tu postes ta fiche Very Happy



₪ Crush Your Enemies. See Them Driven Before You ! ₪

Mes AnnexesDwight écrit en #6699cc
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Arthur E. McLeod
WALKING WITH THE DEADS
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MessageSujet: Re: Myron Stark   Jeu 12 Nov 2015 - 21:10

Connais pas ! Very Happy

Welcome back bro' !



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Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Myron Stark   Ven 13 Nov 2015 - 10:38

Ah enfin te voilà toi ! T'as roulé où tout ce temps ?!

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MessageSujet: Re: Myron Stark   Aujourd'hui à 11:36

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Myron Stark

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