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 Le début de la fin [Dean Harrison]

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Cody Harrison
Northern Creek
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MessageSujet: Le début de la fin [Dean Harrison]   Mer 11 Nov 2015 - 6:01

Regroupés tous ainsi dans la maison, ça donnait un peu un air de Noël. C'était souvent ainsi au réveillon, la famille des deux jumeaux regroupés pour se réveiller auprès des cadeaux le lendemain. Les filles toutes ensemble dans la même chambre et Jace dans la petite chambre d'amis tandis que les deux pères se dépêchaient de déposer les présents au pied du sapin. Sauf qu'on était en avance, que les jumeaux et surtout Cody, passaient leur temps à téléphoné l'air inquiet. Cody faisait les cents pas dans le salon, Amélia croisait les bras. Il appelait tout le monde, ses parents, Kerr, ses beaux-parents. C'était partout pareille. Et quand le téléphone ne passait plus, Cody se prenait la tête entre les mains, presque à bout. Il était complètement inquiet. Son seul réconfort était qu'il avait son frère et sa famille à proximité, là où il pouvait garder un œil sur eux. Cody avait envoyé tout les enfants jouer dans une chambre. Il avait besoin d'un temps calme entre adulte pour décider des prochains mouvements. Dean, Amélia et sa sœur assis dans le long canapé. Cody était trop stressé pour réussir à s'asseoir et se poser. Les bras croisés sur sa poitrine, il continue les cents pas, de long en large.

-Bon, on ne peut pas resté cloîtré ici. On va finir par manquer de nourriture et en ville c'est hors de question, c'est beaucoup trop dangereux avec les petits. Rien qu'à la télé, ce qu'ils montrent laisse présager rien de bon.
-Tu proposes quoi chéri ?

L'intéressé jette un regard à Dean dans l'espoir d'être encourager, dans l'espoir qu'il lise ses pensées comme si souvent et lui fasse un signe comme quoi il avait raison de s'y prendre ainsi.

-Faire nos bagages, le strict minimum, prendre avec nous ce qu'on a dans les placard pour le voyage et s'éloigner le plus loin de la ville. Trouver un abri à l'écart, dans la nature.
-Tu penses pas que c'est un peu exagéré ? Je suis sûre que si on cherche les autorités, ils nous diront quoi faire.
Cody serre les lèvres avant de soupirer. Sa femme décide d'intervenir à l'intention de sa sœur qui n'avait pas l'air enchanté par cette idée.
-J'ai appelé l'autre jour mon amie, tu sais, celle du Yoga qui travaille dans la police. Ils sont complètement dépassé et ne savent même plus comment gérer la chose. Certains tirent même à vu parce qu'ils ont sont autant flippés que nous. Avec les mouvements de foule, ça rend leur travail beaucoup plus difficile.
-Sans parler qu'on est pas encore sur de comment ça se propage, ils ont donné quelques détails, mais n'ont rien donné de concret et de certains. Plus on se mêle à la population, plus le risque de contamination est grand. Tu as bien vu ce qu'ils ont dit aux infos, c'est carrément devenu mondiale ce truc.

Janelle soupire lourdement, elle ne peut pas le contredire, mais elle n'aime pas du tout ce qu'il se passe et par réflexe, elle s'empare de la main de Dean, dans l'espoir d'un geste rassurant. Dans la discussion, les bras mains de Cody s'étaient décroisé pour finir sur ses hanches attendant l'avis de son frère.

Déboule juste après la réponse de Dean, Margaux et les jumelles.
« Maman ! Tata, Maman ! Tata ! » Toutes en cœurs.
« Les filles, on vous a dit de rester dans la chambre » Se fait-il autoritaire.
« Mais... mais papa. Jace. »
« Si c'est parce que Jace t'embête, dit lui qu'il aura à faire à moi si il continue, j'ai pas le temps là. »
Margaux secoue la tête vivement et s'agace, soufflant fortement, rappelant quelque peu sa tante par moment.

« Mais noooooon. Il est partit par la fenêtre ! Ya son copain qui est venue et qui dit que ses parents sont plus chez lui depuis hier et il lui a demander de venir jouer à la console. »
« QUOI !!! » S'exprime en quiconce le couple. Le sang de Cody ne fait qu'un tour et le regard inquiet et presque désespéré qu'il lance à Dean est un appel à l'aide clairement télépathique.

« Janelle et Amélià vous restez là avec les petites ! Dean et moi on va vite le récupérer.  C'était qui son copain les filles ? » les jumelles haussent les épaules en même temps. Lui rappelant sa propre enfance quand il les voit faire. Il tourne la tête vers Margaux. Elle secoue la tête. « Je sais pas, il a dit que c'était le nouveau de l'école... »
« Oh non... » Panique à bord, papa perd le contrôle. Cody sort de la maison limite en courant.
« Grouille Dean ! »



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Dean Harrison
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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Jeu 12 Nov 2015 - 10:14

Les frères Harrison habitaient dans un quartier résidentiel sur les hauteurs de Seattle. Leurs maisons étaient belles et grandes, comme un pied de nez aux années de galère qu’avaient vécues leurs parents pendant leur enfance. Ils avaient des salaires décents, astronomique même pour l’anesthésiste, et pouvaient offrir à leurs famille un niveau de vie optimal. A quoi cela les avançait-il aujourd’hui ? Assis sur le divan, la mine sombre, Dean regardait à peine son frère s’agiter devant eux. Cela faisait quasiment deux semaines qu’ils restaient cloitrés chez eux. Certes ils allaient bientôt être amenés à manquer, pourtant jusqu’ici, ils avaient été en sécurité. L’homme leva les yeux vers les autres quand Janelle attrapa sa main. Il croisa son regard appuyé, puis celui de son frère, pour sa part bien décidé à lever le camp.

- Je ne sais pas, souffla-t-il, en frottant son front de sa main libre, comme pour s’éclaircir les idées. Et si on ne trouve pas d’abri là-bas ? Peut-être que tous les motels sont pleins en dehors de la ville. Jusqu’ici le quartier a plutôt été épargné…

Il était tiraillé. Entre l’avis de son frère – qui pesait immanquablement dans sa balance - et celui qu’il partageait avec son épouse. Ce n’était pas la première fois qu’ils en parlaient. Si ça ne tenait qu’à lui, ils resteraient ici. Pour toujours. Aller dehors le remplissait d’une appréhension difficile à expliquer. Il faisait encore des cauchemars en se remémorant sa dernière journée au travail, et ce patient fou qui s’en était pris aux autres en réa.

- La situation devrait quand même finir pas s’arranger. Je pense qu’on devr… s’apprêtait-il à poursuivre quand les filles déboulèrent en trombe dans le salon. Il remarqua immédiatement les mines déconfites de ces dernières. Qu’est-ce qui s’est passé ? Demanda-t-il expressément aux jumelles, tout en se redressant, avant que Margaux ne révèle le pourquoi du comment. Merde…
- On lui a dit que c’était une mauvaise idée, mais il a rien voulu entendre, se défendit Ann.

La vérité était que ses cousines avaient été vraiment tentées de le suivre. Après tout, elles aussi tournaient un peu en rond dans la maison, fusse-t-elle la leur, et fusse-t-elle remplie de centaines de jouets. Puis c’était sans parler sur l’aura qu’exerçait le jeune garçon sur elles. Mais en digne filles de leur père, la frousse les avait néanmoins laissées regarder Jace se glisser en dehors de la chambre sans rien faire.

- C’était quand ? Demanda Janelle.
- A l’instant, répondit sa seconde fille. Au même moment, Cody prenait les choses en main, et assignait son frère à le suivre. Il se rua vers la sortie.
- Je viens avec vous ! s’exclama Amelia, alors que Dean resta une seconde interdit.

Il était tenté de troquer sa place avec sa belle-sœur, était-ce un peu honteux ? L’appel de son jumeau résolut ce conflit intérieur.

- Tu restes là, ils ne doivent pas être bien loin, déclara-t-il à la femme en posant une main sur son épaule. Rassurant ? Il l’aurait été si sa voix n’était pas un peu tremblante. Fermez bien derrière nous, on ne sera pas long.

Il posa ses yeux sur Janelle, qui hocha simplement la tête, puis attrapa son blouson dans l’entrée à la volée. Quand il sortit, Cody avait déjà quelques mètres d’avance. La rue était calme. Des jardins impeccables, des jolies maisons alignées à distance raisonnable et sans délimitation. Un silence de mort. Dean jeta un regard inquiet autour de lui, se pressant de rejoindre son double.

- Ils ne sont sûrement pas loin, répéta-t-il pour se convaincre. Pourtant aucune trace de Jace dans les environs immédiats. Cody accéléra encore la cadence quand ils passèrent devant la maison des Johnson où les forces de l’ordre étaient intervenues quelques jours plus tôt. La famille était partie, les bandereaux jaunes de la police barraient encore l’entrée. Un homme était mort ici. Tu sais où aller ?




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Cody Harrison
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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Ven 13 Nov 2015 - 17:41

Une fois le nez dehors, la tension, l'insécurité le frappe en pleine estomac. Ses yeux balayent autour de lui comme un fou qui verrait des fantômes, paniqué. La rue était complètement vide et les bruits quotidiens semblaient avoir disparus. Seul le chant d'oiseau lui parvient aux oreilles. Il faut retrouver Jace au plus vite, sans quoi, leur idée de partir prendrait trop de temps. Dean essaye de se faire positif, mais Cody savait très bien qu'il mentait. Ca n'a jamais été vraiment son truc l'optimisme.

« Le plus rapide serait de se séparer pour ratisser le quartier mais mieux vaut évité. Si quelqu'un d'infecter devient violent, on s'en sortira mieux à deux. »
« Tu sais où aller ? »

Le visage de Cody est rongé par l'inquiétude et il passa les mains dans ses cheveux, regardant à droite à gauche. « J'essaye de réfléchir... » On pouvait y lire sa détresse au fond de sa voix. Jace dehors, c'était comme si on lui avait arraché les intestins hors de lui pour l'étaler au sol. Il en souffrait presque physiquement. Il ferma les yeux, tente de se rappeler des conversations avec son fils, celle que chaque parent feint d'écouter pour entretenir un certain lien avec leur enfant. Sous une respiration qu'il essaye de contrôler, il retrouve enfin les souvenirs qui lui faisait défaut. Le nouveau qui vivait au bout du quartier à l'entrée du quartier voisin.

« Ça y est ! Je sais. »

Ses pieds décollent du sol et il assume que Dean peut tout autant assumer la cadence d'un jumeau sur les dents et fou d'inquiétude. Si leurs voisines avaient été victime, c'est en continuant leur marche dans un quartier barricadé par la peur que Cody réalise qu'ils s'étaient enfermés bien trop longtemps. Des maisons avec des portent ouvertes, personne pour les fermer, personne pour surveiller. C'était étrange. Voleur ou victime, Cody tente d'ignorer ce qui l'interpelle au plus profond de son âme. Ils auraient fait plus vite d'utiliser la voiture, mais Cody ne voulait pas rater son fils en chemin si il revenait sur ses pas.

Au loin, alors qu'ils rapprochaient de la frontière de leur joli quartier, des cris se font entendre. Les jumeaux se figent. Cody jette un regard à Dean. Il aimerait rebrousser chemin, là maintenant tout de suite. Des voix adultes et enfantines se mèlent à ce qui ressemble à une crise majeur. Le souvenir d'enfance d'un voisin qui se faisait battre par son père lui revient en mémoire. C'est exactement à ça que ça ressemblait. Les voix d'une mère qui implore. La voiture garé à la hate sur la pelouse qu'on devine entretenue en temps normale. Puis parmis ce brouhaha horrible ressort le cri sourd et strident de son fils. Précédemment figé par la peur, ses jambes se dégèlent en une seconde et Cody se jette dans la maison.

-JACE !

Pénétrant jusque dans le salon, il retrouve des meubles renversé, une table en verre brisée en mille morceau, des traces de sang. Le siens fait mille allés et venus dans ses tempes. Il n'arrive plus à réfléchir. Les cris proviennent de l'étage. « JACE !! » appelle désespéramment l'expert comptable. « Papaaaa ! » Hurle de détresse l'enfant. Il grimpe les escaliers sans chercher à visiter le rez de chaussé plus en profondeur. Il répondait seulement à l'instinct paternel. Il découvre au fond d'une chambre, enfermé dans un placard, son fils et l'autre gamin en question. L'idée était de récupérer son fils, qu'il prit dans ses bras mais il ne put s'empêcher de prendre le second contre lui, pour le rassurer. « Papa... il a attaqué la mère de Jason... il était complètement fou... Elle... elle... a tenté de nous protéger mais il lui a fait du mal Papa.. » Les deux gamins étaient en larmes.

Dean était à peine entré dans la maison que les bruits des jumeaux attira la masse sombre qui sortie de la cuisine. Le regard vide, vitreux, il fixa Dean comme de la chair à paté. Il se dirigea sur lui sans hésitation. La bouche en sang, on devine aisément un bout de tripe collé à sa chemise, les tripes de sa femme. Mais tout ce qu'il voit c'est Dean et sa chair...


HRP : A toi de jouer, le mieux est qu'on se débarrasse du gamin inconnu avant de retourner chez les jumeaux et que Jace se fasse mordre à ce moment là. A la limite, on peut penser que l'une des femmes des jumeaux intervient juste attend et se fait mordre également.



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Dean Harrison
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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Mar 24 Nov 2015 - 11:36

Cody envisagea une seconde qu’ils se séparent pour retrouver plus facilement l’enfant. Le visage de Dean perdit un peu de couleur. Jamais ! C’était indéniablement le meilleur moyen de se retrouver vulnérable. Mais son frère le comprit de lui-même et il se concentra pour retrouver la maison de l’autre gamin. L’oncle aurait bien voulu essayer d’aider - ne serait-ce que pour retourner s’enfermer au plus vite ! – mais s’il était cool avec son neveu, il était loin de connaitre le carnet d’adresses de ses copains. C’était un truc de maman ça de toute façon, non ?

- On est peut-être partis trop vite, Amelia avait peut-être l’adresse quelque part…

Il allait suggérer qu’ils feraient peut-être mieux de repasser par chez eux, quand Cody se souvint. Il partit dans une simili-course que son frère suivit sans mal, le regard sillonnant toujours les environs avec inquiétude. Cette partie du quartier était encore plus glauque que près de chez eux. La désertion de la majorité des résidents était flagrante.

- C’est loin ? Demanda Dean qui craignait finalement de perdre son souffle avant la ligne d’arrivée. Son jumeau lui expliqua. Quelques instants plus tard, alors qu’ils approchaient de l’endroit plusieurs cris retentirent. L’homme sentit une vague de terreur lui parcourir l’échine. Son regard croisa celui de son double, hélas ils ne pouvaient plus faire demi-tour… Merde, souffla le médecin pour lui-même, en emboitant une fois de plus le pas de l'autre.

La maison étant sens dessus dessous. Des gens s’étaient de toute évidence battus ici. Pas plus tard qu’à l’instant, s’ils s’en tenaient aux bruits qu’ils avaient entendus. Si Cody se rua immédiatement à l’étage, où son fils signala de nouveau sa présence, Dean ralentit, ses yeux se figeant sur les traces de sang au sol. Qu’est-ce qu’ils allaient trouver ici ? Une banale – mais ultra violente – scène de ménage ? Des pilleurs sans scrupule ? Des malades au comportement fou ? La respiration saccadée par la peur, l’homme cherchait à gagner du temps pour ne pas se rapprocher de la menace qu’il pensait se situer à l’étage. Une nouvelle radiation glacée l’envahit ainsi quand son regard se posa sur la silhouette nonchalante d’un homme qui sortait de la cuisine.

- Tout va bien, monsieur ? Demanda-t-il d’une voix rauque, alors que son cerveau analysait les informations que ses yeux lui envoyaient : teint anormalement blafard, yeux voilés et sans réaction, râle animal. Sans parler de tout ce rouge autour de sa bouche… Monsieur ? répéta Dean, sans conviction, tout en reculant d’un pas, puis deux, puis trois, alors que le type continuait à s’avancer vers lui.

Ses yeux se posèrent sur la porte d’entrée qu’il pouvait encore atteindre pour prendre la fuite… puis sur l’escalier qui menait au premier. Nul ne sut précisément quelle logique l’amena à opter pour la première option. Dans un élan instinctif, l’homme se rua donc vers la porte par laquelle ils étaient entrés, et ne trouva rien de mieux, dans la panique, que de se prendre les pieds dans un des pots de fleurs qui ornaient le porche. Il perdit l’équilibre et se vianda dans l’allée. Le père de famille toujours sur ses basques !

- CODY !

L’appel se fit entendre à l’étage. Le second garçon, prénommé Kit, se précipita vers la fenêtre de la pièce. Cette dernière donnait du bon côté, et il put ainsi voir le sosie du père de Jace, assis sur le sol, regarder tétanisé son père – ou ce qu’il en restait - s’avancer dangereusement vers lui.

- C’est papa ! Il va s’en prendre à lui aussi ?! S’exclama l’enfant, des larmes plein la gorge. Il n’en fallut pas davantage au jumeau pour se précipiter hors de la pièce. Les deux copains échangèrent alors un regard et coururent à sa suite, préférant la présence rassurante de cet adulte à la sécurité réelle de la pièce où ils s’étaient cachés.

Au même moment, Dean essayait de résonner le malade.

- Vous n’êtes pas dans votre état normal, disait-il, la voix complètement hésitante, en reculant comme il le pouvait à terre. Monsieur, revenez à vous ! Alors que le gars était proche de ses pieds, le médecin eut une décharge de survie qui l’amena enfin à se relever. Il s’y prit hélas un brin trop tard, et fut couper dans son élan quand le type lui attrapa les épaules par l’arrière. COOODY !

Ce dernier déboula précisément à cet instant et il agrippa la créature avant de la pousser vers l’arrière pour la faire lâcher sa prise. Une seconde de plus et la mâchoire du monstre se plantait dans la chair de son frère. Dean était retombé au sol. Les deux hommes échangèrent juste un regard. En silence, l’expert-comptable jugeait si son jumeau allait bien. Une seconde de distraction, une seule, avant de voir les yeux clairs de Dean s’écarquiller en se posant sur l’arrière-plan, derrière lui.

Puis d’entendre le cri d’un enfant.




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Cody Harrison
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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Mer 16 Déc 2015 - 13:19

Dans un premier temps, tenir son fils dans ses bras suffisait à soulager l'horrible sensation qui tordait son ventre depuis un moment. Il le tenait si fort qu'il écrasait presque Jace contre lui. Il était tiraillé par l'envie de lui donner la claque de sa vie pour lui rafraîchir les idées et rester ainsi, s'assurer que ce n'était pas éphémère. Puis un bruit de verre qui casse interpelle l'attention de l'expert comptable. Il s'écarte, fronce les sourcils et regarde les enfants. Le copain de Jace n'avait pas bouger et s'était même accroché à Cody sans qu'il ne l'invite. Il n'allait pas non plus le rejeter, il n'était pas un monstre. L'appelle de son nom en revanche le fait descendre de son nuage à une vitesse vertigineuse, si bien qu'il en eut la nausée. Son frère criait d'une manière si inquiétante qu'il se redressa. Le petit s'était déjà penché à la fenêtre et criait la présence de son père alors que Cody s'était jeté dans les escaliers.

-Jace, Toi et ton ami, restez là ou vous êtes, papa revient.

Mais c'était mal connaître son fils que d'espérer qu'il allait écouter ce qu'il dirait. En soit, et c'était le plus inquiétant pour l'avenir, Jace lui rappelait beaucoup Jacob. Quand on savait comment il avait fini, on était en droit d'espérer que son fils se ravise en grandissant.

Au rez de chausse, Cody tombe sur un homme complètement improbable, inquiétant, avec un Dean qui tente de le ramener à la raison mais tremblant de peur. Tout alla presque trop vite. Une avancée vers l'avant, Dean qui se relève, l'homme qui l'attrape, l'adrénaline qui pousse Cody à attraper la chemise poisseuse de l'homme, elle était pleine de sang, il ne l'avait pas encore réaliser, le tire en arrière dans un râle d'effort et le pousse plus loin. Personne ne ferait de mal à son frère. JAMAIS ! Il se retourne sur Dean, il avait l'air encore intact, il était arrivé à temps et le temps d'une seconde il expire la respiration qu'il avait trop longtemps retenu sans s'en rendre compte.

-AAAAAAAAAAAAAAH

Un cri strident. Il fallait encore tout décomposer au ralenti. Les yeux de Cody qui se posent sur la scène. L'homme n'était pas revenu à la raison, non, l'homme avait trouvé meilleur distraction. Les dents fermement accroché au bras de Jace, Cody faillit défaillir. Se jetant à nouveau sur l'agresseur. Peu importe s'il attrapait cette maladie par simple contact ou pas. Il s'en prenait à la chair de sa chair, son héritage, son monde. L'expert comptable ne se savait pas violent et pourtant le voilà en train de frapper le visage de cette homme avec toute sa force, se faisant si mal aux phalanges, qu'il n'en revenait pas de pouvoir ignorer cette sensation. Une gerbe de sang et de chair se décolle du bras de l'enfant, hurlant, pleurant, aidé par un ami inquiet tentant de le tirer en arrière alors que Cody s'affaire à pousser l'agresseur du mieux qu'il peut. « Putain Dean aide moi bordel !! »

C'était sorti du fond de leur éducation à Chicago, cette manière qu'avait leur père de parler, si peu élégante, si familière que les jumeaux faisaient toujours attention de ne pas utiliser dans leurs quotidiens et leurs enfants. Pas sur que les deux sœurs pour lesquelles ils avaient tombés soient d'accord. Enfin les deux corps se séparent et Cody tombe en arrière, perdant l'équilibre d'avoir trop tirer comme un fou. Mais le père du petit inconnu n'en a pas fini et se rue sur la proie qu'il venait de mordre sans vergogne. Le fils se met devant Jace pour faire barrage, un élan de courage que les jumeaux n'étaient pas sûre d'avoir pour leurs amis. Il tenta de faire revenir à la réalité son père, le prendre par les sentiments sans doute. S'il avait perdu la raison, peut-être que le visage de son enfant le résonnera. Mais rien, juste des yeux vident criant leurs faims. Le père se jette sur l'enfant et lui saute à la gorge sans douter. Cody et Dean dévisage la scène avec horreur, interdit parce qu'ils étaient en train d'être témoin. Jace à terre, pleurait, hurlait, souffrait. Ça suffit pour donner le courage et la réaction qu'il faut au père pour se relever et ignorer ce qu'il se passait juste à quelques mètres. On pouvait entendre la chair qui s'arrachait, l'enfant s'étouffant dans son sang, les dents qui mâchaient à peine ce qu'il avait dans la bouche. S'il en avait le temps, Cody vomirait. La nausée était revenu de plus belle mais l'adrénaline et la peur l'empêchait d'y penser.

-Dean on se casse vite !!  Il jette un regard presque autoritaire sur son jumeau, toujours horrifier par ce qu'il regardait. Cela aura le mérite de le secouer un peu.

Cody attrape Jace dans ses bras, le soulève et le porte comme quand il était plus petit et qu'il s'endormait sur le canapé les soirs de fêtes, juste avant de le border. Mais cette fois-ci aucune délicatesse, il s'était mis à courir en abandonnant le gamin à son sort. Vu la blessure, il était perdu et puis.... Et puis... Cody n'avait rien d'un héros, il ne protégerait que sa famille...



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Dean Harrison
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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Mar 22 Déc 2015 - 19:22

Dean avait visualisé la scène comme si elle ne se déroulait pas là, à l’instant, devant ses yeux. Les fesses toujours posées sur l’allée bitumée de la maison, il observa impuissant et effaré l’individu s’en prendre à Jace et lui asséner un coup de dents au niveau de son avant-bras. Il croisa le regard paniqué de l’enfant, qui le survola pour s’ancrer sur la silhouette de son père. Silhouette qui tenta d’arracher l’homme à sa prise et se mit à le frapper avec virulence.

Dix secondes.

Ce fut le temps que mit Cody à séparer le bonhomme de son garçon. Une éternité, vous pouvez lui demander ! Mais ce ne fut pas suffisant. Le type revint à la charge, et bien que Dean se fût finalement relevé, il se révéla tout bonnement incapable de se montrer d’une quelconque utilité. Kit dans élan héroïque et stupide se jeta entre son ami et son paternel, en criant, les yeux plein de larmes.

- Arrête papaaa ! C’est moi, arrête. Tu peux pas faire ça. Non, papaaa ! Pa… hiiiii

Son cri devint strident avant de mourir. La scène était tout bonnement insoutenable. Dean recula de trois pas, les yeux révulsés par l’horreur. Etait-ce vraiment possible ? Il ne voulait pas chercher à analyser complètement la situation, et partit en courant avec son frère qui portait son fils contre lui. Il n’aurait pas réagi différemment, si Cody ne lui avait rien dit. C’en était trop.

Les deux hommes traversèrent de nouveau le quartier avant de voir se dresser leurs deux maisons. Le petit garçon était encore paniqué, mais il avait arrêté de crier. Emmitouflé contre son papa, il se contentait de pleurnicher en grimaçant. En arrivant devant leurs demeures, la porte de la maison s’ouvrit en grand pour dévoiler une Amelia qui n’avait cessé d’attendre le retour des deux hommes. Elle se rua vers son mari et son garçon.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?! Elle ne retint pas une plainte devant la blessure de son petit.

Dean laissa son frère gérer la partie explication. Ainsi sans ajouter quoi que ce soit, il s’engouffra à l'intérieur. Il passa devant Janelle qui lui jeta un regard plein d’incompréhension. Les trois fillettes étaient là aussi.

- Papa ? Demanda Ann. Elle n’obtint aucune réponse.
- Allez jouer dans votre chambre les filles, déclara Janelle. Après une rapide hésitation, les enfants sentirent que l’instant était suffisamment grave et obéirent.

La femme emboita le pas de son mari, qui s’était dirigé vers leur chambre du rez-de-chaussée et s’était engouffré dans leur salle de bain. Dans des gestes complètement grossiers, il ouvrait les tiroirs de leur pharmacie avec urgence. Il fit tomber plusieurs boites. Il tremblait complètement.

- Dean. Dean ! DEAN ! Janelle se positionna face à lui, et le força à arrêter son manège en lui empoignant les bras. Calme-toi. Respire. Elle planta ses yeux dans les siens. Il lui fallut quelques secondes pour capter son attention, il se figea. Puis déglutit. Il avait une tête particulièrement ahurie. Des mèches de ses cheveux étaient collées à son front humidifié par la transpiration. Celle de la peur. Ça va ?
- Non, répondit-il dans un souffle. Fallait-il en dire davantage ? Il n’avait pas vraiment le temps de respirer de toute façon et Janelle le lâcha pour qu’il reprenne sa fouille. Je dois soigner Jace, quelqu’un l’a mordu… Voilà, c’était dit. Pourtant ils ignoraient tout des répercutions que cela allait avoir !

Quelques instants plus tard, Dean entrait dans la chambre qu’occupaient Amelia et Cody. Ces derniers avaient allongé l’enfant, et sa mère lui caressait la tête pour le rassurer. Elle leva les yeux vers son beau-frère. Il avait passé une main dans ses cheveux qui s’étaient tous retrouvés collés en arrière.

- Montrez-moi…

Il prenait sur lui pour entrer dans son rôle de docteur. Il devait se forcer à retrouver le calme qui l’habitait d’ordinaire quand il enfilait sa blouse blanche ou son pyjama bleu de bloc. Les parents de Jace lui firent de la place au bord du lit. Dean enfila des gants en plastique puis prit délicatement le bras du garçonnet et l’observa un instant. Il y eut un blanc, tous attendaient le verdict médical. Le garçon était livide et transpirait abondamment.

- Dean ? Demanda Amelia après quelques secondes, ramenant le médecin dans la réalité. Ce dernier cligna plusieurs fois des paupières, puis dit d’une voix d’abord rauque, puis plus claire :
- On va nettoyer et désinfecter. On fera un pansement. Prenez sa température.

Le garçonnet paraissait fiévreux… C’était à s’y attendre : il s’était mordre par un type enragé après tout ! Dean allait donc lui donner aussi des médicaments pour faire baisser la fièvre. Ils n'auraient ensuite qu'à attendre…




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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Sam 30 Jan 2016 - 22:01

Il avait porté l'enfant jusqu'à leur maison sans vraiment réfléchir, il voulait juste rentrer à l'abri et se barricader derrière le confort d'une porte bien fermer à clé. En passant le pas de la porte, il échange un regard avec Amélia, elle se rend compte de l'enfant et son visage se décompose. La réalité la frappe et elle n'était pas mécontente que Janelle s'occupe d'être la figure d'autorité tandis qu'elle suivait son mari jusque dans la chambre où Cody déposa son fils. Ravagé par l'inquiétude, il puisa dans la force de sa femme pour ne pas pleurer à l'idée que son fils puisse être gravement blesser. Il tentait tant bien que mal de se souvenir des infos qu'il avait entendu à la télé. Sans réseau et sans internet, ses recherches n'iraient pas bien loin. Cody raconte d'une manière embrouillé ce qu'il s'était passé à la maison de leur voisin. L'envie de passer un savon à Jace s'était envolé depuis longtemps et la douce Amélia s'était faite douce et réconfortante alors que le garçon pleurnichait entre peur et douleur. Cody se remettait de ses émotions mais son regard restait fixé sur son unique fils. La peur au ventre, il se demande si le calme dans lequel s'était plongé le petit garçon n'était pas plus inquiétant que tout à l'heure. Amélia l'apaise pourtant, bienveillante et si aimante, elle a les larmes aux yeux mais se contient parfaitement. Il l'admire pour la force dont elle faisait preuve. Cody était un homme émotif, et sans perdre de sa féminité, Amélia contre balancer ce manque. Pourtant, elle était encore plus touché parce qui venait d'arriver à la chair de sa chair. Elle l'avait mise au monde, l'avait entendu pousser son premier cris. L'avait aimer avant même qu'il ne vienne au monde. Elle était resté avec lui pendant les heures qui ont suivit, même après les soins rudimentaires de Dean.

Dans le salon, les trois adultes s'étaient regroupés et avaient débattus sur les hôpitaux. Dean était le premier à savoir ce qu'il en était. Ils ne seront d'aucune aide, surchargés, envahis, plus rien ne les aiderait. Janelle les avait abandonnée pour venir tenir compagnie à sa sœur et apporter à manger à Jace et Amélia. Assis sur le canapé, Cody se frotte le visage en sueur, complètement perdu, soutenu par le geste tendre de Dean, qui ne sait pas quoi faire, Cody est au bord des larmes. Il ne sait pas quoi faire non plus, quoi décider. Une discussion silencieuse s’enchaîne entre les deux frères. Que faire ? Partir ? Rester ? Chercher de l'aide ? Ils débattent encore longtemps avant que l'épuisement les achèvent tous. Dean et Cody dormant dans le salon, Janelle avec les filles, Amélia avec son fils, dont l'état empirait. Le lendemain matin, Jace ne va pas mieux, au contraire. Une simple morsure qui semble s'infecter et la menace d'une contamination d'une maladie dont ils ne comprennent rien. Les esprits s'échauffent et Amélia et Cody se disputent dans le couloir.

-Il a besoin de soin !
-Il a eu des soins ! Les hôpitaux ne sont plus sûre et tu le sais !
-Mon bébé est malade ! Hurla la douce Amélia, pourtant plus sereine en tant normale. Suffit de se cacher Cody, si on l'amène pas à un VRAI docteur, il ne va pas passer la nuit et tu le sais !

Le visage de Cody est plus qu'un reflet d'émotion, culpabilité, peur, indécision. Il se retourne dans le couloir, voyant son frère le regarde de sa place dans le salon. Il lit aussi bien son refus que sa mise en garde. La remarque d'Amélia sur le métier de Dean n'avait même pas effleurer la susceptibilité de Cody. Il comprenait l'urgence dans les sentiments de sa femme. Il ferme les yeux pour ne plus sentir son regard l'accabler. Le cœur déchirer, il sait que sa décision était la plus sage. Comment, il ne sait pas. Mais quelque chose au fond de lui, lui hurlait de ne pas s'aventurer en ville.

-On reste ici, c'est mon dernier mot Amélia !

-Mais...
-FIN DES DISCUSSION !

Amélia sursaute, Cody l'aurait fait aussi tant il se surprend de cet élan d'autorité. Il voit sa femme le haïr en silence tandis qu'elle tourne les talons en direction de la chambre de Jace. Janelle sort du salon et court à la poursuite de sa sœur, non sans lancer un regard accusateur sur celui qui venait de perdre son sang froid. Mais elles n'avaient pas vu l'horreur de ce père se jetant à la gorge de son père, elles n'avaient pas vu la folie de cette étrange maladie... Lui si. Dean également. Et Dean les avaient prévenu de ce qui s'était passé à son hopital. Cody était persuader que l'établissement serait loin d'être le seul. Avant que les communications soient toute indisponible, le mot l'avait bien percuter. Épidémie. Ça voulait bien dire quelque chose.


Amélia devait s'être assoupis avec Jace dans les bras quand il parti... Elle le savait souffrant et faible, mais le voir dormir l'apaisait et l'aider à croire qu'il s'agissait d'une meilleure distraction. Alors quand le petit crâne de l'enfant se soulève et se déplace, elle ne suppose rien d'autre que son réveil. Elle même dans un état encore léthargique, elle n'a le temps de réagir à quoi que ce soit. L'enfant lui saute au cou. Se précipite sur elle et d'un coup de dent, la mort si violemment qu'elle poussa un cri horrible et strident qui fit trembler toute la maison.

Cody faisait la vaisselle quand il entendit ce qu'il se passa, il lacha tout, Janelle, plus proche s'était jeter dans la chambre sans savoir ce qu'il l'attendait. Cody, lui, avait l'ombre d'un doute, mais il ne voulait pas y croire.

-JACE ARRETE !!! TU FAIS MAL A MAM... AAAAAAAAAAAAAAAH

Les cris sont inhumains, il ne reconnaît pas la douceur de sa femme dans sa terreur, dans sa souffrance. Il est comme gelé par le spectacle. Janelle attrape le gamin pour le séparer du cou de sa mère. Mais c'est trop tard, elle se vide de son sang, elle tente de contenir l'écoulement par elle même, les yeux exorbités.

-Cody !!! Cria Janelle. Qu'est-ce que tu branles, aide moi !

Suffisant pour le sortir de cet état catatonique. Il se jette sur Amélia, laissant Janelle immobilisé l'enfant. Mais la vie s'écoule de son artère, celle que l'enfant avait trancher de ses dents et le flot de sang inonde maintenant très vite les mains, les genous de Cody, impuissant. « DEAAAAAAAAN » finit-il par hurlé, paniqué.

-Non, non, Jace, arrête, calme toi, Jace ! JACE !


L'enfant mord alors le bras de Janelle, qui s'en servait comme défense, il mord dans la chair avide et affamé comme jamais. Cody attrape un objet assez lourd sous la main pour assommer le gamin. Poussé par l'adrénaline, jamais il n'aurait penser lever la main sur son fils. Mais malgré la force du coup, ça ne le sonne même pas. Quand il se retourne sur son père, Cody est horrifié. Il ne voit plus les beaux yeux bleus de sa mère, mais deux globes vitreux et blanchâtres, comme le père de famille du petit voisin. Les larmes coulent, incontrôlables, alors que Cody recule pour s'échapper de la prise de son fils qui veut maintenant le bouffer. C'est incompréhensible. Très vite, la monstruosité de la réalité le rattrape, c'était lui ou Jace... Jace, n'était plus le petit garçon qu'il connaissait, comme ce père qui n'était plus l'homme aimant qui protégerait toujours son fils... Il attrape un coupe papier. Se jette sur Jace, le plante dans le cœur... Mais rien... Encore plus de terreur envahis Cody, qui n'a pas le temps de réfléchir sur l'ignominie de son acte. Son fils ne meurt pas... Ce n'est pas normal. La lame mal aiguisée toujours à la main, il la jette le plus fort possible dans son crane, traversant l’œil inanimé de sa petite tête. Et d'un coup, tout mouvements se stoppent....



Eventually, everything goes away
Allegiant ⊹Depuis tout petit, je sais une chose: que la vie nous abîme tous. On n'y échappe pas. Mais je suis en train d'en découvrir une autre : qu'on peut se réparer. On se répare les uns les autres. (by anaëlle)
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MessageSujet: Re: Le début de la fin [Dean Harrison]   Aujourd'hui à 15:02

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Le début de la fin [Dean Harrison]

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