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 Guardians at the gate

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Guardians at the gate   Mar 10 Nov 2015 - 23:36

Survivre au sein de Garfield High School n'était pas une partie de plaisir. C'était sans nul doute bien mieux que d'être massacré par les infectés, mais il n'empêchait que les conditions de vie étaient loin d'être simples. Thalia l'avait redouté dès l'instant où elle avait pu se faire une idée sur l'ambiance générale, le comportement des militaires, et les conditions dans lesquelles les réfugiés vivaient. Plus que jamais, elle avait le sentiment d'être une rescapée de guerre. Elle vivait littéralement ce qu'elle avait auparavant pu voir dans les reportages ou les journaux télévisés. La promiscuité, l'ennui, la peur, la faim, l'inconfort... Elle ne se plaignait pas vraiment, mais c'était compliqué à supporter pour tous. Alors, dans son état...
De toute évidence, les civils étaient drastiquement rationnés. Avec autant de bouches à nourrir, cela se comprenait. Le gaspillage était un tabou absolu, et on ne pouvait pas dire que chacun mangeait vraiment à sa faim. Bien entendu, Morgan avait très vite voulu lui donner sa part de nourriture, ou au moins une bonne partie. A cinq mois de grossesse, il était vital pour elle, et surtout pour le bébé, qu'elle mange bien. Mais comme cela ne devait pas se faire au prix de l'affaiblissement de son mari... elle avait décliné. Dans un premier temps, ils avaient pioché dans leurs réserves personnelles. Ce n'était pas grand-chose, ils n'avaient pris que de quoi tenir en cas de pépin... mais ils avaient vite cessé. Pourquoi ? Pour avoir quelques trucs comestibles de côté si vraiment le rationnement devenait trop compliqué pour la future mère. Finalement, la zoologiste dut se résoudre à accepter une partie de la ration de son compagnon, pour le bien-être de son bébé à venir.

Ce fut au cours de ces jours qu'elle fit la connaissance d'un jeune couple. Dix-sept, dix-huit ans tout au plus. Elle s'appelait Jessie, jolie rousse fine et élancée. Lui, c'était William, Willy pour sa petite amie, un garçon sportif qui jouait auparavant dans l'équipe de football américain de son lycée. Le lycée où ils se trouvaient tous, d'ailleurs. Quand tout avait dégénéré, ils étaient venus s'y réfugier car ils avaient entendu parler du camp mis en place par les militaires là où ils étudiaient auparavant. Au bout de quelques jours de promiscuité, installés près les uns des autres, ils avaient sympathisé. Les jeunes étaient effrayés, naturellement, mais ils ne se laissaient pas abattre. Ils tentaient de parler de leurs proches disparus en toute discrétion, pudiquement, et Thalia tâchait toujours d'en écouter le moins possible, ce qui était compliqué vu qu'ils vivaient les uns sur les autres. Plus important encore, ils avaient tenu à lui donner une part de leurs rations pour qu'elle puisse manger à sa faim, considérant qu'ils étaient suffisamment jeunes et résistants pour ne pas avoir besoin de trop de nourriture, ce qui n'était pas son cas à elle qui devait se nourrir pour deux...
En clair, ils avaient rapidement noué des liens de sympathie et d'affection. Puisque passer le temps était un problème, et que l'ennui guettait à tout instant, ils s'étaient trouvé des loisirs communs. Lorsque la zoologiste laissait tomber les phases de repos, livre à la main, ils participaient à toutes sortes de jeux, surtout de cartes, ou encore ils passaient de longs moments à discuter. Ce matin-là, en revanche, Thalia fut tirée du sommeil par une jeune fille à l'expression angoissée. C'était bien la première fois que cela arrivait, et on voyait qu'elle avait répugné à tirer la future mère de son sommeil réparateur. Ou ce qui s'en rapprochait le plus... Grimaçant malgré elle à cause d'un mal de dos de plus en plus persistant, la zoologiste se redressa et s'assit au bord de son lit de camp, se frottant les yeux alors qu'elle prenait conscience de la réalité. Morgan n'était pas en vue, probablement occupé comme c'était souvent le cas. Il se tenait informé le plus possible, tout en tâchant de ne pas trop se faire remarquer ou être dans les pattes des militaires. Amarok et Nakoma vinrent fourrer leurs têtes sur les genoux de leur maîtresse, qui les caressa doucement.


« Qu'est-ce qu'il y a Jessie ?

Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il était, mais il ne devait pas être tôt. Il faisait jour, et depuis un moment si elle en jugeait par la luminosité. Morgan lui avait déjà apporté une ration de nourriture, posée sur leurs affaires près d'elle. Encore un peu dans le chou, elle tendit le bras pour l'attraper et ouvrit l'emballage pour manger. Rien ne devait se perdre. Comme en écho à cette pensée, elle sentit son bébé se mettre à donner des coups de pied enthousiastes. Pour le calmer, elle caressa doucement son ventre, avant de poser son regard sur la jeune fille qui se tordait anxieusement les mains face à elle.

- Désolée de te réveiller mais c'est... c'est Willy.

Thalia s'interrompit dans son repas, immédiatement mieux réveillée. Elle ne connaissait pas Jessie depuis longtemps, mais elle savait qu'elle ne l'aurait pas dérangée sans une bonne raison.

- Un problème ? Où est-il ?

- Justement... Il... il parlait depuis des jours de sortir du camp pour aller retrouver ses parents, et les miens... Les ramener ici. Je crois... je crois qu'il a réussi à y aller.

Voilà qui expliquait l'inquiétude dont elle faisait preuve. C'était totalement compréhensible, en fin de compte. Etait-ce possible qu'il soit réellement sorti ? Il en était bien capable. C'était un garçon courageux et plein de ressources. S'il estimait devoir sortir chercher leurs proches... Elle l'avait entendu évoquer cela plusieurs fois, mais il n'était jamais passé à exécution.

- Tu en es sûre ? Il n'est pas ailleurs dans le camp ?

Jessie secoua la tête. Ses yeux brillaient de larmes d'angoisse somme toute légitimes, et sa lèvre inférieure tremblait.

- Non... Il n'est plus là.

Thalia termina son maigre petit-déjeuner sans attendre, avant de se redresser. Elle enfila chaussettes et chaussures, étant du reste déjà habillée. Elle avait certes des vêtements de nuit dans ses affaires, mais elle ne les avait pas encore utilisés depuis le début de son séjour dans le camp. Le manque d'intimité jouait aussi. Sans oublier qu'elle n'avait ni la sensation d'être chez elle, ni celle d'être à l'hôtel. Elle fut prête en un rien de temps, vérifiant que les chiens étaient bien attachés afin qu'ils ne vadrouillent pas librement en leur absence. Morgan serait de retour d'une minute à l'autre, lui qui avait des habitudes bien réglées dans le temps. Elle tendit finalement une main à Jessie.

- Viens. On va voir ce qu'on peut faire.

La jeune fille n'hésita qu'un instant avant de la suivre. Nakoma et Amarok remuèrent un peu, désireux de les suivre. Ils finirent cependant par se calmer, les regardant s'éloigner. La zoologiste conduisit Jessie hors du gymnase, en direction des limites de la zone autorisée aux civils. Ce qu'elle voulait ? Trouver un militaire qui pourrait faire quelque chose. Répondre à leurs questions, éventuellement organiser un sauvetage... Enfin bref, ne pas rester à se tourner les pouces pendant que le jeune homme risquait sa vie au dehors pour un acte de bravoure inconsidéré mais compréhensible. Thalia n'avait pas eu de contacts prolongés avec beaucoup de militaires depuis son arrivée. En général, ils ne se voyaient que dans les cadres stricts du règlement et du cadre du camp. En somme, celle avec qui elle avait échangé le plus de mots... c'était leur guide taciturne du jour de leur arrivée. Cela ne la faisait pas nécessairement sourire, mais c'était celle qu'elle connaissait le mieux, alors... Et puis, il ne s'agissait pas d'elle. C'était pour Jessie. Si dans ce monde en proie à l'épidémie, personne ne s'entraidait, alors où iraient-ils ?
Elles durent chercher un moment avant de trouver la militaire qui les intéressait. Par chance, elle était de garde à la limite des zones civile et militarisée. Au moins, elle serait plus facilement abordable. Sans chercher à passer par quatre chemins, la future mère la rejoignit. Une fois à portée, elle attira son attention en toussotant. Et au moment où la militaire posa son regard sur elle, elle lui adressa un signe de tête en tâchant d'oublier à quel point elle lui avait semblé antipathique lors de leur première rencontre.


- Bonjour... Je crois qu'on a un problème important à signaler. Quelqu'un a disparu. »


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MessageSujet: Re: Guardians at the gate   Jeu 12 Nov 2015 - 23:29

Guardian at the gate

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« The weak are meat and the strong do eat »
Journée de merde. Ça fait bien deux bonnes heures que je suis plantée là à ne rien faire. La zone qui délimite l'espace militarisé avec l'espace autorisé aux civils, c'est vraiment le pire endroit où effectuer son tour de garde. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne se passera jamais rien de ce côté là, au final ce n'est que de la simple surveillance. Ici, j'ai l'impression d'être aussi utile que ces troufions de la garde nationale, tout juste bons à se tourner les pouces. Enfin bon, ça me permet au moins d'entretenir mon M16. J'occupe mon temps du mieux que je le peux, tout en gardant tout de même un œil discret vers les vas et viens tout autour de moi. Je ne risque pas de louper quelque chose d'important de toute manière, puisque l'intégralité de l'action se passe ailleurs. Ah, qu'est-ce que je peux envier les mecs qui sont à l'extérieur en ce moment même, qu'ils soient en patrouille ou de garde. Même si ils risquent leur vie, c'est toujours bien plus plaisant d'être sur le terrain. Et puis, ce n'est pas forcément un problème, ce sont les risques du métier, chacun de nous est parfaitement conscient de ce qui pourrait arriver.

Puis d'un coup, comme pour venir me sortir de ce terrible ennui, il y a enfin un peu de mouvement, deux silhouettes s'approchant de ma position. Ça ne sera sûrement pas grand chose, mais au moins, ça va venir casser un peu la monotonie de cette longue et interminable journée. Quoi que... fausse joie. Je reconnais assez vite l'une des deux femmes, à sa démarche de femme enceinte, y'a pas de doutes là dessus il s'agit bien de la grognasse d'il y a quelques jours, que j'ai du accueillir avec son mari et ses chiens. Qu'est-ce qu'elle peut bien me vouloir encore ? Ah oui... encore une question j'imagine. En revanche, j'ai un peu de mal à saisir pourquoi est-ce qu'elle est accompagnée de la jeune rousse - qui lorsque je l'observe plus attentivement, paraît assez inquiète, voir même affolée. Je risque de bientôt avoir ma réponse, puisqu'elles finissent par se planter devant moi pour me faire part du problème.

Ah. Et donc ? Chouette, moi qui avait encore ce petit espoir qu'elle viennent m'apporter quelque chose d'intéressant, on dirait que je me suis trompée. Quelqu'un a disparu, et j'imagine que ce quelqu'un doit être un proche à la jeune fille aux côtés de Thalia, ce qui explique son air peu rassuré. Le truc, c'est que je ne peux rien y faire, en dehors du fait de signaler la disparition d'un individu X. Dans le meilleur des cas, on enverra une patrouille. Il y a bien trop de peuple dans le camp à gérer désormais, et on ne peut pas constamment garder un œil sur tout le monde. Alors, soit il s'est perdu dans la foule, soit il lui est bien arrivé un truc, mais dans les deux cas, ça ne va pas être facile de retrouver qui que ce soit. Puis, il y a une autre option aussi - que je ne peux pas leur dévoiler - mais qui est peut être l'option la plus probable, c'est qu'il se soit fait exécuter par un de nos gars. C'est la politique utilisée en ce qui concerne les personnes blessées et donc potentiellement infectées par le virus, on ne peut pas se permettre de les faire entrer. Alors, loin des yeux indiscrets, on leur rend un dernier service en abrégeant leurs souffrances. Moi-même, je n'en suis plus à ma première exécution, alors je sais de quoi je parle. Elles n'auront qu'à me donner son nom, et je n'aurais qu'à vérifier les registres pour confirmer ou non son potentiel décès.


- Je transmettrais. Maintenant, dégagez, vous n'avez rien à faire ici.

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Guardians at the gate   Ven 13 Nov 2015 - 19:35

Thalia ne s'était pas nécessairement attendue à grand-chose. Pas à un accueil chaleureux, c'était certain. On disait que les premières impressions étaient souvent les bonnes, et celle qu'elle avait eu avec la militaire qui les avait guidés lorsqu'elle était arrivée avec son mari n'était pas des plus positives. Si on voulait se montrer optimistes, on aurait pu dire au mieux, neutre. Seulement voilà, le fait était qu'elle l'avait trouvé assez peu affable, surtout en ce qui concernait le fait de rassurer des civils ou d'aider son prochain. Pourquoi, dans ce cas, se tourner vers elle pour cette affaire ? Pour la simple et bonne raison qu'elle était la seule personne portant l'uniforme avec qui la future mère avait échangé plus de cinq mots. Et pour cause, en règle générale on ne s'adressait à eux que pour donner quelques consignes, ou réclamer leur nom à cocher sur un registre. Cela faisait, en quelque sorte et en extrapolant pas mal, celle qu'elle connaissait le mieux chez les militaires. Ne nous en cachons pas, c'était plutôt triste.
Alors qu'elles approchaient, la zoologiste jeta un coup d'oeil en biais à Jessie. L'étincelle d'espoir qu'elle voyait naître dans ses yeux bleus lui fit une petite boule au ventre. Enfin... une autre boule, dirons-nous. Elle ne comptait pas laisser tomber avant d'être sûre d'avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider le jeune couple. Elle leur devait bien ça, eux qui l'avaient aidée sans même la connaître. Cependant, pour toute réponse à son annonce, elle eut simplement droit à une promesse que l'information serait transmise, pour ce que cela valait, avant d'être congédiée. Vu de cette façon, on pouvait vraiment croire que cela passerait aux oubliettes dans les prochaines cinq minutes. Ce qui serait sans doute le cas. Thalia resta quelques instants immobile, prise de court par ce détachement face à une situation grave. Il en allait de la vie d'un innocent, après tout. Prenant une inspiration, elle insista, en articulant soigneusement histoire d'être bien comprise.


« On dirait que vous ne comprenez pas. Ce jeune homme a disparu, alors qu'il était à l'intérieur du camp. S'il est dehors...

La future mère ne poursuivit pas, sachant qu'elle n'avait pas besoin de faire un dessin à la militaire. En passant, elle jeta un regard à Jessie. Inutile de développer en sa présence, et de faire valoir qu'à chaque minute qu'il passait hors du camp, son petit ami risquait de se faire déchiqueter par les infectés, ou agresser par les rebelles armés qui sévissaient encore dans la ville... Face à la réaction de la militaire, la jeune fille avait pâli, comme si on venait de piétiner ses espoirs. Il fallait dire qu'on les avait bel et bien envoyées balader. A moitié, mais tout de même. La promesse ne sonnait pas des plus convaincantes. Ses prunelles bleues s'était remplies de quelques larmes contenues, et elle parvint à maîtriser le tremblement de sa voix lorsqu'elle prit la parole.

- S'il-vous-plaît madame... Il s'appelle William Sutton, il est grand, brun et sportif... Vous pouvez sûrement faire quelque chose ?

L'espoir, encore. Il se voyait dans son regard. Il était facile de deviner ce qu'elle pensait. Si les militaires ne pouvaient rien pour son petit ami, qui pourrait faire quoi que ce soit ? Aucun des civils qu'elle ne connaissait au camp ne pourrait sortir pour lui être d'une quelconque utilité. Organiser un sauvetage là-dehors... il n'y avait que l'armée qui pouvait le faire. Quelques gars, une patrouille déjà dehors... n'importe quoi. Jessie avait une petite voix douce, avenante. Il était difficile de ne pas réagir à sa supplication. Son air était implorant, mais comment aurait-il pu en être autrement ?

- On est arrivés ici sans nos parents, il voulait aller les chercher pour les ramener... Personne ne voulait l'aider à aller vérifier, alors... Il est si gentil vous savez, mais là-dehors... Il va sans doute lui arriver quelque chose.

La voix de la jeune fille s'était brisée sur cette dernière phrase. Bien entendu. Ils avaient vu des choses avant de venir se réfugier dans le camp. Deviner quoi exactement était difficile, mais on pouvait aisément formuler quelques hypothèses sur la question. Thalia prit doucement la main de Jessie, pressant doucement ses doigts dans les siens en signe de réconfort. Malgré tout, les larmes ne coulèrent pas. Elle fit de son mieux pour les contenir, l'effort était visible, mais elle y parvint. La zoologiste l'admirait pour le courage dont elle faisait preuve. Mine de rien, on devinait qu'elle était morte d'inquiétude, mais elle tenait bon. Un certain nombre d'autres réfugiés au sein du camp auraient pu en prendre de la graine.
Reportant son attention sur la militaire, la future mère l'observa d'un air sombre. Elles n'avaient rien à faire ici, hein ? Techniquement, elles étaient encore dans une partie du camp où les civils pouvaient circuler. Si elle décidait de s'asseoir en tailleur à même le sol juste là, devant la brunette en uniforme, et de faire un sit-in, rien ne pourrait l'en empêcher. Elle serait encore dans le cadre de la légalité.


- C'est techniquement possible qu'il ait réussi à sortir ? Ou est-ce qu'il y a une chance de le retrouver quelque part encore dans les limites sécurisées ? »

Inutile de dire qu'elle mettait le doigt sur quelque chose. Aucun dispositif n'était infaillible, bien sûr, et la volonté humaine trouvait toujours un chemin, un peu comme l'eau. Mais avec les moyens et le personnel dont ils disposaient, cela signifiait qu'il y avait un petit défaut de surveillance quelque part. Après tout, ils étaient entourés presque comme dans un camp de prisonniers, et avec les libertés restreintes qui étaient les leurs, on pouvait parfois se poser la question de leur statut. Réfugiés, ou prisonniers ? Certes, sur le papier c'était pour leur bien. Restait qu'un certain nombre de choses seraient bonnes à revoir, et qu'on leur faisait nettement remarquer qui était aux commandes. La signification de sa question était claire, mais elle ne serait pas la seule. Quelque chose de plus sombre lui trottait en tête. Si Willy avait pu sortir, qui pourrait entrer ? Est-ce qu'ils étaient vraiment en totale sécurité ? Les infectés pouvaient-ils trouver une faille ?


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MessageSujet: Re: Guardians at the gate   Sam 21 Nov 2015 - 12:09

Guardian at the gate

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« The weak are meat and the strong do eat »
Ma première impression sur cette femme s'avérait être juste. Je le savais qu'une femme enceinte n'allait pas être des plus facile à gérer. De plus, chiante comme elle a pu se le montrer, il est clair qu'elle n'a pas encore finit de faire parler d'elle. Alors non seulement elle a décidé de jouer les baby-sitter, mais elle a aussi décidé de venir me faire partager ses soucis, sans doute parce que je suis celle parmi les autres militaires avec qui elle a réussi à échanger plus que deux mots, en gros une figure de référence pour elle au sein du camp. Ma réponse, le fait de lui dire que je transmettrais l'information, ne semble pas lui suffire, elle continue à insister faisant comme si je n'avait rien entendu de ce qu'elle m'avait dit quelques minutes plus tôt. Je lâche un soupire, exaspérée, avant de lui répondre sans passer par quatre chemins.

- Si il est à l'extérieur, il y a très peu de chance de le retrouver en vie.

Si il est dehors ? Bha c'est qu'il est sans doute mort, ce n'est pas difficile à comprendre. N'importe quel débile peut en tirer la conclusion, en sachant ce qu'il se trouve dehors, les chances de survivre tout seul, et surtout sans armes, sont relativement peu élevées. Le gamin n'a pas pu aller bien loin de toute manière, avec la zone qui grouille d'infectés, se frayer un chemin dans la ville est devenu un véritable parcours du combattant. Et ça ne m'étonnerais guère qu'une patrouille retrouve son corps mutilé et étripé au détour d'un coin de rue, ou pire encore... en tant que mort-vivant à abattre. Mais quelle idée aussi de vouloir se faire la malle ? Bon, j'obtient très vite la réponse à cette question quand la petite rousse fond littéralement en larme devant moi tout en me sortant un discours à en déchirer les cœurs. Je reste de marbre face à elle, l'écoutant tout de même me donner les raisons de la disparition de son ami. Ainsi, ce William a donc voulu jouer les héros, bravant le danger mortel de l'extérieur pour aller chercher des gens dont il ne sait même pas si ils sont encore en vie ou non. Même si il s'agit de sa famille, si il est sans nouvelles, c'est qu'il y a bien une raison à ça.

Je passe un petit instant à dévisager la jeune fille, cherchant à me rendre compte réellement de l'ampleur de la situation. Elle a vraiment l'air affolé, ça c'est indéniable. J'imagine que si ce que lui avait dit son copain étaient des paroles en l'air, elle ne se serait sans doute pas mise dans un état pareil. Bon, peut être bien qu'il serait judicieux de la rassurer un petit peu, pour éviter d'avoir à se retrouver avec une nouvelle personne disparue partie à se promener à l'extérieur à la recherche de on ne sait qui. Je récupère mon talkie-walkie, histoire de faire remonter l'information, en espérant que ça sera suffisant pour calmer l'adolescente.


- Des civils me signalent une disparition, il serait probablement à l'extérieur. Un grand brun, répondant au nom de William Sutton. Lieutenant Manning, terminé.

A partir de là, je ne peux plus faire grand chose de plus. Il ne reste plus qu'à attendre, voir si une patrouille tombe sur un type correspondant à la description. J'ai d'énormes doutes quant au fait de le retrouver en vie, mais sait-on jamais, avec un peu de chance... Bon, maintenant reste à savoir comment je vais me débarrasser de ces deux là.

- Si j'ai du nouveau, je vous préviendrais, lâchais-je sur un ton neutre.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Guardians at the gate   Jeu 26 Nov 2015 - 18:28

Jessie s'était montrée courageuse, compte tenu de l'angoisse qui la dévorait. Pourtant, face à la réponse sèche, catégorique, indifférente de la militaire, elle fondit naturellement en larmes. Que faire d'autre ? La jeune fille se raccrochait désespérément à l'espoir que représentaient les militaires, eux qui ressemblaient tant à des geôliers d'ordinaire. Ils avaient peut-être vu quelque chose, ou alors ils pourraient retrouver son petit ami disparu... La réponse sans compassion la cueillit avec la violence d'un coup de poing dans l'estomac. Il n'était donc pas étonnant qu'elle craque. Thalia passa doucement un bras autour de ses épaules pour la soutenir, sentant le rouge lui monter aux joues. Pas par gêne... plutôt à cause de la colère. Les hormones n'aidaient vraiment pas, mais elle avait l'impression que du feu courait dans ses veines. Sa gorge se serra d'amertume. Plus cela allait, moins elle supportait les militaires. L'immense majorité était un ramassis de trous du cul infâmes, de sales profiteurs qui se taillaient la part du lion tout en méprisant les réfugiés. Si leur comportement n'avait pas été aussi désagréable, nul doute que certaines choses auraient été plus facilement acceptées. Car après tout, les survivants étaient conscients qu'ils leur devaient d'être encore là. Heureusement qu'il y en avait quelques-uns qui rattrapaient un peu les choses en se montrant plus humains.
Alors que la jeune rouquine se répandait en supplications sanglotantes mais compréhensibles, elle finit par obtenir un résultat bien plus satisfaisant. La militaire se saisit enfin de son talkie-walkie pour passer le message à ses pairs, signalant la disparition. Une lueur d'espoir et de gratitude apparut dans les prunelles bleues noyées de larmes de Jessie. Elle murmura tant bien que mal des remerciements, ayant quelques peines à se remettre de ses émotions. La zoologiste la réconforta un petit moment, avant de passer doucement les doigts dans ses cheveux, apaisante.


« Ca va aller maintenant. Ils vont chercher William, tu as entendu. Tu devrais... Morgan va sans doute s'inquiéter. Tu te sens capable de le rejoindre ? J'arrive tout de suite.

La jeune fille hocha doucement la tête en signe d'assentiment. Elle lâcha un dernier regard à la militaire, comme pour s'assurer qu'elle n'avait pas rêvé, puis elle s'éloigna en direction du gymnase dans lequel ils avaient leurs quartiers. Si tant est qu'on puisse appeler ça comme ça. La future mère la suivit du regard pendant un bon moment, avant de se retourner vers la militaire. Maintenant qu'elles étaient seules, et qu'elle pouvait donc s'exprimer librement...

- Merci pour ça. Mais, maintenant qu'il n'y a plus que nous...

Thalia avait quelques petites choses qui la tracassaient. Cette situation lui semblait de plus en plus mal partie. Non seulement les réfugiés bénéficiaient de conditions de vie précaire, sous prétexte qu'on leur faisait déjà la fleur de les sauver des infectés, mais si en plus les limites du camp s'avéraient poreuses... L'évasion de Willy lui causait des angoisses pour des raisons diverses. Il y avait naturellement la sécurité du garçon qui entrait en compte, mais elle craignait vraiment que la sécurité ne soit pas aussi optimale que l'on voulait bien leur présenter...
La zoologiste posa son regard bleu-vert sur le lieutenant. Elle n'osait pas imaginer ce qui se passerait si des infectés parvenaient à entrer. Il y avait des contrôles drastiques à l'entrée, mais si des moyens détournés suffisaient à se faufiler, alors... Bien sûr, il y avait également la possibilité que les fuites puissent se faire à sens unique. Que seuls ceux déjà à l'intérieur puissent sortir. Ou encore, qu'on les laisse volontairement sortir. Moins de bouches à nourrir, après tout. Un petit frisson désagréable lui grimpa le long du dos, alors que ce genre de soupçons s'insinuait en elle.


- Etes-vous certaine que si ce garçon a pu sortir sans être vu, personne ne peut entrer à votre insu ? Des rebelles, des gens qui n'ont pas passé les contrôles... ou pire.

Pire, bien sûr. Les infectés. Pas besoin de lui faire un dessin, elle comprendrait de toute manière. Pour quiconque les avait vu d'un peu trop près, l'idée de devoir retenter l'expérience avait de quoi glacer d'effroi. Et si la maladie se propageait à l'intérieur du camp... le résultat serait désastreux. Pour être honnête, elle avait peur. Cette escapade avait ouvert de nouvelles interrogations dont elle se serait bien passé. Elle espérait qu'on pourrait lui apporter des réponses rassurantes... mais elle avait un doute. Elle doutait même d'ailleurs que cette conversation aboutisse à quelque chose. Sans doute était-elle naïve d'espérer quelque chose. Le dialogue avec les représentants de l'armée semblait totalement bouché. À croire qu'on avait affaire à des robots.

- Il y a des réfugiés fragiles là-dedans. Des blessés, des enfants... Si déjà vous nous tenez en prison, autant que ce soit pour une bonne raison.

Machinalement, Thalia porta une main à son ventre rond. Évidemment, elle pensait également à son bébé à naître. Si les choses dégénéraient, elle ne se faisait pas d'illusion sur le sort qui serait le sien. Elle savait que son mari culpabilisait de l'avoir emmenée ici. Il se demandait s'il n'aurait pas été mieux de rejoindre un autre camp, ou de tenter sa chance autrement. Mais comment aurait-il pu savoir que la situation serait aussi tendue ? Rien n'aurait pu le lui indiquer. La zoologiste avait utilisé le terme de prison, elle savait pourquoi.
Après un instant de silence, elle leva les yeux vers celle qui lui faisait face. Sincèrement, elle ne pouvait pas être aveugle à ce point ? Elle devait tout de même se rendre compte que les mécontents augmentaient, au sein des réfugiés ? Que les conditions de vie auxquelles on les contraignait auraient pu être améliorées, même un tout petit peu, avec un brin de bonne volonté ? Tout cela, c'était la volonté de leur hiérarchie. Autant dire que s'il y avait un pourri en haut de la pyramide, le reste était forcément impacté...


- Vous pensez réellement que quelque chose de bon va ressortir de tout ça ? De parquer tout le monde en se comportant à la limite de l'humain ? Qu'est-ce qui va se passer si ça dérape ? »

Y avait-il une chance pour que ces réflexions lui fassent quelque chose ? Sincèrement ?


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MessageSujet: Re: Guardians at the gate   Jeu 3 Déc 2015 - 0:11

Guardian at the gate

ft. Thalia M. Caldwell


« The weak are meat and the strong do eat »
Sincèrement, je doute fort que le message est réellement été entendu, nos patrouilles ayant sans doute autre chose à faire que de partir à la recherche d'une personne isolée - si on devait envoyer des troupes pour chaque disparitions parmi les quelques quatre cent réfugiés présentes on ne s'en sortirait pas - mais au moins ça a eut le mérite de calmer les jérémiades de la jeune fille. Heureusement pour elle, car je n'aurais pas supporter plus longtemps qu'elle reste dans mes pattes à me supplier de l'aider, ainsi ça m'évite d'avoir à me montrer encore plus catégorique avec elle, et de l'envoyer se faire voir encore plus violemment. Je lui effectue tout de même un petit signe de tête sincère pour répondre à ses remerciements alors qu'elle s'éloigne pour aller trouver du réconfort auprès de celle qui l'accompagne. La future mère l'envoie rejoindre son mari - très probablement qu'elle souhaite avoir un moment seule en ma présence pour discuter de sujets qui n'iront pas effrayer la petite rousse davantage - celle-ci s’exécute et prends la direction du gymnase, tout en me lançant des petits regards discrets, comme si elle cherchait à s'assurer que je n'allais pas revenir sur ma décision. Quoi qu'il en soit, maintenant que j'ai passé le message, c'est comme si je m'engageais à la tenir informer en cas de nouvelles, alors elle n'a pas à s'inquiéter là dessus. Si il y a quoi que ce soit qui puisse l'intéresser, je saurais où la trouver.

Et comme je le pensais, la brune profite du fait que l'on soit seule pour entamer la discussion et me faire part de ses inquiétudes. La question se tient et est légitime, je peux tout à fait comprendre son appréhension vis à vis de la situation. Si ce garçon a pu sortir, alors pourquoi la réciproque ne pourrait-elle pas être vraie ? Qu'on puisse pénétrer dans l'enceinte du périmètre depuis l'extérieur. C'est probable, peut être qu'il y a des failles, mais je pense qu'il est bien plus facile pour quelqu'un de sortir d'ici plutôt que d'y rentrer. De plus, ce William était seul, il n'a donc pas forcément attiré toute l'attention sur lui, ce qui lui a permis d'agir dans la discrétion. Pour les pillards là dehors, ils sont facilement repérables, se déplaçant en groupe pour la plupart, ils seraient très vite neutralisés si ils venaient à tenter quelque chose. De plus, même si ils parviennent à entrer - ce qui est impossible à réaliser pour une masse de gens - je les vois très mal faire quoi que ce soit à l'intérieur du camp. C'est inimaginable pour des gens comme eux, la plupart des civils, d'arriver à prendre d'assaut la place qui est sans doute actuellement la plus fortifiée de Seattle. Et puis, dans le cas où ça pourrait être des infectés... non, ça m'étonnerais que ces décérébrés possèdent cet éclair de génie pour trouver le moyen d'entrer. Pour l'instant, jusqu'à preuve du contraire, il n'y a pas de quoi s'affoler, tout est encore sous contrôle, malgré nos pertes qui commencent à s'élever de jours en jours.


- Tout est sécurisé, inutile de s'inquiéter. je doute qu quiconque puisse pénétrer à l'intérieur de la zone. Et si vous voulez mon avis, il est peut être bien plus simple de sortir d'ici que d'y rentrer.

Mais bien sûr, là trentenaire n'a pas décidé de s'arrêter là. Elle en profite encore, cette fois-ci pour placer sa petite pique de mécontentement. Forcément, il fallait que ça concerne les conditions de vie des civils. Bordel de merde, est-ce que j'ai la tête de celle chez qui il faut venir se plaindre pour ça ? Moi, je ne peux pas y faire grand chose, au moins à ce niveau là j'ai la décence de ne pas en rajouter une couche comme peuvent le faire d'autres militaires. C'est ce qu'à voulu Moore, prioriser le confort de ses troupes afin qu'elles puissent être totalement opérationnelles à tout moment, au profit de celui des réfugiés qui en pâtissent de plus en plus. Pour ma part, je ne me mêle pas à tout ça, je n'ai pas mon avis à donner. Et puis quoi encore ? Quel couillon ici risquerait sa place - ou pire sa vie - pour mener une rébellion contre l'Armée ? Je sais qu'il y en a qui ne sont pas du tout pour cette politique, mais je doute qu'ils puissent faire grand chose pour améliorer la situation.

- Et vous voulez que j'y fasse quoi ? Ce n'est pas moi qui décide, et je ne suis certainement pas celle qui irait contredire les ordres. Alors oui, je l'admets que ça ne doit pas être facile pour vous, mais il va falloir faire avec. Au moins, vous, vous êtes en sécurité à l'intérieur.

Et cette dernière phrase, c'est avec une certaine émotion que je la prononce, toujours aussi touchée par la perte de certains de mes coéquipiers. Jusque là, j'ai eut de la chance de m'en sortir, mais qui sait quand est-ce que je pourrais être la prochaine à y passer. Chacun son lots de problèmes au final.



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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Guardians at the gate   Dim 13 Déc 2015 - 11:22

C'est à une réponse assez prévisible à laquelle Thalia eut droit. Tout était sous contrôle, il n'y avait pas de risque, il était plus facile de sortir d'ici en douce que d'y entrer. Sans rien dire, elle observa la militaire, en se demandant si elle était sincère sur ce chapitre, ou si c'était simplement un moyen de calmer les esprits. Après tout, il ne fallait pas laisser le doute se répandre parmi les réfugiés, non ? S'ils se mettaient en tête qu'ils n'étaient pas en sécurité ici, ils risquaient de paniquer... et par ailleurs, si leur protection n'était pas suffisante, qu'est-ce qui pourrait justifier les privations et les durs traitements que les autorités leur faisaient subir ? Sincèrement, la jeune femme se demandait pourquoi on lui avait servi cette réponse. Mais elle allait devoir s'en contenter. Même si elle serra quelque peu la mâchoire, insatisfaite. C'était comme avoir une porte face à soi et être dans l'incapacité d'entrer à l'intérieur de la pièce pour voir ce qui se passait vraiment.

« J'espère... Parce que si ce n'est pas le cas, on a tous du souci à se faire.

Le ton de sa voix était légèrement tendu, laissant entendre qu'elle avait toujours des doutes et des inquiétudes. Cela durait depuis des semaines, et une accumulation de petites choses n'était pas fait pour la rassurer. Et puis, il y avait le reste, la vie à l'intérieur du camp, ce qu'elle venait d'expliquer. Le mécontentement enflait, tout le monde ne supportant pas la situation avec la même passivité résignée. Elle-même bouillait parfois d'envoyer sa main dans le visage de certains militaires. Heureusement, son mari l'en avait toujours empêchée. Le plus hallucinant, c'était sans doute le peu de considération que les autorités mettaient dans le traitement des réfugiés les plus sensibles. Certains avaient des problèmes de santé ou une fragilité qui supportait mal la rudesse des conditions de vie. La zoologiste elle-même n'avait droit à aucun égard supplémentaire, malgré sa grossesse évidente et notifiée sur son dossier médical à son arrivée au camp ! Non pas qu'elle soit trop exigeante à ce niveau... mais il aurait été bon pour elle d'avoir des rations de nourriture adaptées, et un meilleur couchage pour ménager son dos, qui allait souffrir de plus en plus à mesure que le temps passerait.
Elle ne trouva pas forcément quoi répondre à ce que lui dit son interlocutrice. Qu'eux au moins étaient en sécurité, alors que les militaires risquaient tous les jours leur vie, avec des pertes significatives. C'était un fait, personne ne leur enlèverait ça... mais leur mérite restait entaché par ce qui se passait à l'intérieur du camp.


- Les choses pourraient se passer autrement. Les gens ont toujours été reconnaissants de ce que l'armée faisait pour eux, mais là... Ca donne l'impression d'être mis en prison et traité rudement par ses propres compatriotes, sans raison. Il faudra peut-être que votre supérieur s'en rende compte avant qu'il ne soit trop tard... »

Thalia avait parlé lentement, une lueur de regret dans les yeux. Il aurait été bien impossible de s'emporter face à un tel discours. Elle avait remarqué que la militaire avait été touchée par la perte de camarades, et en cela, ça la rendait plus humaine que bon nombre de ses pairs qui côtoyaient les réfugiés. Heureusement, il y avait toujours des exceptions à la règle... mais la situation n'en était pas moins tendue. Avec un petit signe de tête et un remerciement, elle s'éloigna pour aller rejoindre Jessie et Morgan. Elle devait veiller sur la jeune fille, en espérant pour elle que les recherches seraient concluantes.


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Guardians at the gate

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