Partagez | .
 

 so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Auteur
Message
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.   Mer 6 Jan 2016 - 12:54

«  Je ne suis pas courageux Abi… Euh… Juste lent à comprendre, je crois… Avant je me battais pour mes anges. Maintenant je crois que je reste pour aider les gens gentils. Comme toi et Juliane… Euh… À ce que j’ai vu, tu es gentille et courageuse aussi… Euh… Merveillose je ne connais pas ce mot… »

Elle se mit à sourire doucement. Elle avait besoin de lui, elle le savait au fond d'elle, elle n'en avait aucun doute. Elle avait toujours eu besoin de quelqu'un à vrai dire, d'une âme qui veillait sur elle. Que ce soit ses parents, sa sœur ou aujourd'hui Bobby, elle se rendait compte qu'elle n'était pas du tout prête, pas du tout préparée à vivre ce genre de vie. C'était une enfant. Elle était loin d'être forte et courageuse, loin d'être une fonceuse, une gagnante. L'angoisse s'empara d'elle. Et si Bobby partait ? Si il la laissait ? Elle ne pourrait pas survivre sans lui, elle n'y arriverait pas, elle le savait, elle en était sûre. Son ventre se noua à cette idée et un poids s'enfonça dans sa poitrine. Elle avait envie de le supplier de rester ici cette nuit et pour le reste de sa vie, jusqu'à ce que tout cela cesse enfin. Elle voulait lui dire de la protéger encore, de la défendre, de prendre soin d'elle parce qu'elle ne pourrait jamais le faire seule. Mais elle ne prononça aucun mot. Et comme si il lisait dans ses pensées, il posa doucement sa grande main sur celle de la jeune femme. Lentement, elle attrapa le doigt énorme de son ami du bout des siens et les serra tendrement. Elle fut touchée en plein cœur, comme si il avait lu en elle comme dans un livre ouvert et elle aurait voulu le remercier de ce geste qui l'apaisait pour un temps. Elle l'entendait parler sans plus vraiment l'écouter. Ce contact, aussi pudique soit-elle, l'avait plongée dans une quiétude qu'elle n'aurait pas pu imaginer avant. Elle venait de le rencontrer, et pourtant elle avait l'impression de l'avoir toujours connu et elle avait pour lui une profonde admiration et tendresse. Elle l'aimait déjà, comme on aime son héros, comme on aime un père.

« J’apprécie chaque sourire que tu me fais, chaque parole que tu me dis… Euh… Ça me montre qu’il y a encore de la gentillesse dans le monde. Des sortes d’anges dans un sens… Tu es très fatiguée. Il y a un lit à côté, mais pas de couverture. Je te reviens. »

Et il lâcha sa main. Elle voulait le retenir, mais elle le laissa partir, lui laissant un goût de trop peu, de frustration. Est-ce qu'il pouvait rester cette nuit et l'aider à s'endormir en lui caressant les cheveux, comme le faisait son père lorsqu'elle était enfant et qu'elle avait fait un cauchemar ? Est-ce qu'il pouvait rester et lui chanter encore une chanson ? Est-ce qu'il pouvait rester et la protéger comme il l'avait fait toute la journée, essuyer ses larmes, calmer son angoisse ?

« Merci. » dit-elle simplement dans un murmure.

Elle sentait la nuit arriver, le silence angoissant, la pénombre effrayante.

« Tiens avec ça on peut se parler si je dois partir… Euh… Mon sac de couchage est grand, mais très chaud et doux. Je m’inquiète pour Julian et je dois lui donner ses nouveaux médicaments… Mais je ne veux pas te laisser seule. Euh… Si tu veux dormir un peu je vais veiller sur ton sommeil et après quelques heures on pourrait partir. C’est à une vingtaine de minutes de marche… »

Elle posa son regard fatigué sur l'appareil et hocha la tête. Elle lui sourit une nouvelle fois, le remerciant avec un simple regard. Puis en silence, elle se leva et se dirigea vers le lit.

« Non, tu dois rejoindre Juliane. Elle a besoin de toi plus que moi. »

C'était vrai et pourtant elle sentait en elle grandir une certaine jalousie égoïste envers l'étrangère. Elle aussi avait besoin de Bobby, elle aussi voulait qu'il reste, qu'il veille sur elle. Mais sa morale et sa conscience ignorèrent ce sentiment et elle savait, tout au fond d'elle, qu'elle devait le laisser partir.

« Je pense que c'est mieux que je reste ici pour le moment. » reprit la jeune femme d'une voix faible, la fatigue se faisant de plus en plus présente. « Si elle est malade, elle voudra sûrement être tranquillement avec toi et... Et j'ai besoin de réfléchir un peu. »

Abigaïl lui lança un sourire encourageant.

« Ca va aller. » dit-elle doucement, sans vraiment y croire. Elle essayait de se persuader que tout irait bien. « J'ai ce truc là, si j'ai un problème. » dit-elle en levant le talkie-walkie qu'elle tenait dans sa main et qui lui avait donné Bobby.

Elle le posa sur le lit, à côté de l'endroit où elle poserait sa tête. Si Bobby avait un problème ou si il avait envie de lui parler, même en pleine nuit, même si elle dort, elle pourrait ainsi l'entendre. Elle reposa le regard sur son ami. Elle n'avait aucune envie de le voir partir. Dehors, la nuit était tombée et on entendait seulement les bruits de la forêt. Si elle n'était pas du tout nature, puisqu'elle avait toujours vécu en ville, et qu'elle était perdue et morte de peur, elle savait qu'elle allait s'endormir sans soucis à cause de la fatigue. Ses paupières devenaient lourdes. Elle n'avait déjà quasiment pas dormi la nuit dernière et la journée avait été éprouvée, épuisante. Alors tout son corps s'engourdissait, sa tête devenait de plus en plus lourd à porter pour sa nuque fatiguée et ses yeux se gonflaient et rougissaient sous le manque de sommeil. Elle se mit à bailler bruyamment, comme un animal qui s'étire.
Revenir en haut Aller en bas
Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 1589
Age IRL : 39

MessageSujet: Re: so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.   Ven 8 Jan 2016 - 18:23

Abigaël- Non, tu dois rejoindre Juliane. Elle a besoin de toi plus que moi. Je pense que c'est mieux que je reste ici pour le moment. Si elle est malade, elle voudra sûrement être tranquillement avec toi et... Et j'ai besoin de réfléchir un peu.

Le doute s’installa alors dans l’esprit encombré de la chose difforme. D'un côté, il ne désirait que revoir son amie souffrante pour lui administrer les médicaments. D’une autre main, l’ange à la chevelure doré semblait si vulnérable et triste que le cœur émietté du mastodonte repoussant se sectionne de nouveau. Il aurait tellement pouvoir se séparer en deux pour être présent avec les deux êtres si merveilleux. Comme si la divine apparition pouvait lire les pensées simplistes et torturées de Robert, elle parla avec une vérité et une compassion touchante.

Abigaïl- Ca va aller. J'ai ce truc là, si j'ai un problème.

Elle démontra alors le walkie-talkie et le plaça près de l’oreiller sur le lit de fortune. Elle bâilla fortement et Robert fit un sourire à la dentition mal aligné. Ce scintillement aveuglant de bonté et d’humanité que peu de gens pouvaient afficher si ouvertement. Le regard bleuté du monstre de foire débordait de gentillesse et d’un apaisement qui permettait aux deux êtres tourmenter de lâcher-prise sur la terrible réalité. Brièvement, Robert pensa de bâtir une bulle qui leur permettrait de se sentir revivre le temps d’un battement de cœur et de ne voir que la beauté du genre humain. La solidarité et l’entraide entre les hommes et les femmes de bonnes volontés. Une émotion nouvelle et bizarre grandit en lui. Robert ne voulait que prendre dans ses bras démesurés la silhouette gracile. La serrer sur son corps imparfait et grotesque. Laisser à la merveille dame le droit d’écouter les battements lents et apaisant de son cœur lézarder de stigmates. Lui murmurer que tout ira bien pour consoler leur criante respective. Passer ses doigts malhabiles dans les reflets dorés de la chevelure si soyeuse de l’ange. Faire un rempart de son corps pour la protéger des horreurs de ce monde chaotique et qui ne désirait que les entrainer dans une spirale d’agonie et de désespoir. Il avait peur de cette pulsion, car elle était totalement étrangère au colosse si éloigné du genre humain. Un peu de rouge monta aux joues mal rasées de Robert. Baissant un peu son regard à cause de la gêne d’avoir pu songer à cette image réconfortante, scène qui ne devrait jamais arriver à une erreur de la nature telle que lui. Il repoussa au loin cette vision de paradis, cet état de grâce qu’il ne pourrait jamais effleurer même du doigt. Il parla avec douceur et une tendresse qui jurait tellement avec son physique ingrat.

Robert- Je vais y aller alors. J’ai mis une rosse buche d’érable…. Euh Ça va tenir le feu allumé pendant de nombreuses heures… C’est drôle je ne veux pas te laisser toute seule… Mais t’as raison, Jill à besoin de son
médicament. Jure-moi que si tu as besoin de moi, ou bien juste envie de parler, de m’appeler ok ? Verrouille bien la porte d’accord? Je veux te savoir en sécurité…


Relevant quelque peu la tête, il attendit la réponse et fit un sourire bienveillant. Un sourire qui devait faire oublier la laideur de son faciès monstrueux. Se dirigeant vers la porte menant dans les noirceurs de la nuit, le colosse se retourna une dernière fois. Se frottant un bras ayant la circonférence d’un troc d’arbre avec sa main immense et rugueuse, comme pour combattre une gêne pas possible. Les mots aériens et ayant la légèreté d’une brise estivale s’élevèrent dans les airs, porteuses d’une tendresse et d’une bonté exquise.
Robert- Passe une bonne nuit Abigaïl… Euh… Merci pour tous.

Se surprenant lui-même, le monstre de foire ne put qu’ajouter faiblement.

Robert- J’ai réussi à dire ton prénom…



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.   Ven 8 Jan 2016 - 19:12

« Promis. » répondit simplement la jeune femme à ses paroles.

Elle le regarda s'éloigner d'elle pour atteindre la porte. Elle aurait voulu qu'il reste, pour la garder des monstres, comme une enfant demande à son père de regarder sous le lit ou dans le placard. Elle soupira légèrement, pensant déjà à la nuit qu'elle allait passer seule. La lumière du feu la rassurait quelque peu, elle espérait juste que la lumière qui filtrait à travers les volets fermés de la tour n'attire personne jusqu'à elle. Elle se leva pour le rejoindre près de la porte, afin de la verrouillée à la suite de son départ.

«  Passe une bonne nuit Abigaïl… Euh… Merci pour tous. » lui lança-t-il d'un air gêné. « J’ai réussi à dire ton prénom… » ajouta, surpris, son nouvel ami.

Elle ne put s'empêcher de sourire, fière qu'il prononce correctement des syllabes qu'il avait eu du mal à assimiler depuis le début de leur rencontre. Sûrement que ce n'était pas des sons qu'il avait l'habitude d'articuler. Elle passa la porte et elle l'observa quelques secondes pendant qu'il descendait les marches. Elle s'inquiétait un peu de le voir partir alors qu'il faisait nuit.

« Bobby ! » dit-elle doucement, pour ne pas que sa voix résonne.

Il s'arrêta et tourna la tête vers elle. Alors elle dévala les quelques marches qui les séparaient et sans le prévenir, elle vint doucement se blottir contre le torse immense de son ami. Sa carrure lui rappelait son père, lorsqu'elle était enfant. Quand elle avait peur ou qu'elle était triste, elle se collait contre lui et il refermait ses bras fermes sur son corps frêle. Alors elle se sentait plus forte et il arrivait, avec un simple geste, à essuyer toutes ses peurs et ses angoisses. Dans un moment comme celui-ci, la présence de Bobby, comme une figure paternelle, lui était d'une grande aide. Abigail sentit les larmes lui monter aux yeux à ses pensées. Ses parents lui manquaient immensément et elle se sentait si seule malgré le soutient et la présence de Bobby qu'elle savait à présent fidèle. Tout en gardant le silence, les yeux humides, elle s'écarta lentement.

« Merci. » dit-elle simplement avant d'ajouter un « Bonne nuit » fatigué. Elle lui fit un léger signe de la main et remonta rapidement dans son nouveau cocon. Elle verrouilla la porte qu'elle vérifia trois fois, pour en être bien certaine, et se dirigea vers le lit de fortune. Elle se glissa dans le sac de couchage qui lui avait prêté Bobby et posa sa tête dans un long soupire. Enfin elle pouvait allonger son corps et détendre ses jambes. La sensation était exaltante. Le silence s'installa donc, brisé seulement lorsque le feu craquait. La chaleur l'englobait et elle se tourna. Elle ramena contre sa poitrine ses genoux et s'endormit ainsi. Les yeux à peine fermés, elle tomba dans un profond sommeil. Assez étrangement, il ne fut pas perturbé par le moindre cauchemar. C'était un sommeil paisible.
C'est le froid qui l'éveilla. Le feu s'était éteins depuis quelques heures déjà et la chaleur s'était dissipée. Elle grogna, et rentrant ses épaules comme pour empêcher la fraîcheur de caresser son cou. Abigail ouvrit les yeux sur les cendres dans la cheminée. Dehors, le soleil se levait à peine. Elle décida d'en faire autant et sortit, non pas difficilement, du lit. Elle grimaça pendant que l'air froid lui picotait sa peau encore chaude du sommeil. Sur la table prônait encore le repas de la veille qu'elle avait à peine entamé. A cette vision, comme pour lui ordonner de se nourrir, son ventre hurla famine. A côté se trouvait les conserves déposées par Bobby et les barres de céréales. Elle les dévora toutes en quelques instants, mais elle ne sentait pas encore la satiété. Alors elle attrapa une des boites de conserves laissées là.

« Eurk. »

Elle n'avait pu s'empêcher d'avoir un recul de dégoût. Elle avait l'habitude de la nourriture cuisinée de sa sœur et elle avait pris goût au sucré au lever. A contre cœur, elle attrapa une boîte de corned beef et l'ouvrit dans une moue boudeuse. Elle n'avait aucune envie de manger ça dès le matin.  Malheureusement, elle n'avait pas d'autres choix et il lui semblait qu'elle ne l'aurait plus vraiment. Elle revint alors dans la pièce d'à côté, parce qu'il n'y avait pas d'électricité ici et qu'elle avait utiliser la cheminée, avant de réaliser qu'il n'y avait pas de feu. Elle souffla d'exaspération et posa dans un geste presque colérique la boite sur la table en bois. Elle ne savait tout simplement pas faire de feu. C'était stupide, mais elle avait toujours vécu en ville et n'avait jamais eu de cheminée chez elle. Elle ignorait complètement la technique pour qu'un bon feu prenne. C'est à ce moment-là qu'on frappa à la porte. Elle sursauta, se retenant de pousser un cri d'effroi. Lentement, elle se dirigea vers la porte et colla sa joue contre le bois.

« Qui c'est ? » demanda-t-elle, pétrifiée par la peur. C'est la voix de Bobby qui atteignit ses oreilles et elle fut soulagée. Elle ouvrit rapidement la porte en grand, sourire aux lèvres : « Mon sauveur ! » dit-elle en riant légèrement. « J'ai besoin de faire chauffer à manger. » ajouta la jeune femme avec une mine déconfite.
Revenir en haut Aller en bas
Bobby Smith
Lost Angels
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 02/11/2015
Messages : 1589
Age IRL : 39

MessageSujet: Re: so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.   Dim 10 Jan 2016 - 17:03

Le mastodonte sorti de la tour d’observation presque à reculons. Le colosse ne voulait pas abandonner la douce apparition, mais l’urgence de la situation le demandait. La santé de sa chère amie déclinait rapidement et elle devait prendre les médicaments si gracieusement conseillés par l’ange à la chevelure dorée. L’esprit de la chose rejetait la terrible possibilité. Que la Texane soit malade et ne devienne une de ces choses. Ces parodies de vie qui ne pensaient qu’à assouvir leur appétit bestial dans la chair fraiche des vivants. Faisant un dernier au revoir de sa main disproportionné, le géant descendit les marches. Il ne savait plus quoi pensé. Pourquoi il voulait rester avec Abigail? Il ne comprenait pas trop ce qui arrivait. Juliane lui avait parlé d’amour, de cette étape qu’il n’avait jamais connue. Mais selon la pauvre femme malade, ce n’était jamais bon d’aimer. Que ça pouvait blesser. Connaissant son cœur si souvent mis en lambeaux, l’erreur de la nature ne voulait plus souffrir comme avant. Des jours à essayer de penser comment en finir, de se battre sans raison, de boire comme un puits sans fond? D’être un élément autodestructeur pour ses proches et lui-même. Donc comme à son habitude, le mastodonte allait écouter la voix de la sagesse personnifier par la photographe et rejeter toutes ses pensées qui l’assaillaient. Surement que demain, l’Irlandaise sera partie vers la terre des hommes, laissant le monstre endeuiller dans les bois. Un murmure vint alors stopper net la progression de l’homme déformé. Relevant la tête vers le haut, un peu comme un Roméo disgracieux et cauchemardesque qui ne pouvait que contempler la beauté divine de celle qui ferait la parfaite Juliette, Bobby vit Abigaïl descendre la volée de marche au pas de charge.

Abigail-  Bobby !  

Alors, l’impensable se produit. Une fusée à la trainée blonde vint percuter le poitrail de la bête de foire. L’homme fut instantanément transit par le toucher agréable et si soudain de l’ange. Il ne pouvait pas comprendre ce qu’il arrivait, le pourquoi et le comment de ce miracle. Laissant son instinct de protection agir pour contrer sa gêne, il plaça ses bras immenses et si tendres autour de la frêle silhouette. Comme pour faire un rempart de son corps atroce et préserver l’être divin de la démence de  cette vie sans merci. Habituellement, l a créature n’aurait jamais fait, ni même penser, avoir le culot de ce faire cette manœuvre totalement incongrue et dans le même souffle banal et foncièrement humain. Le géant déformé se sentit alors transporté littéralement vers un autre lieu. Un plan d’existence ou il aurait une apparence normale et un cerveau  plus performant. Une époque ou la vie sera normale et les choses macabres qui rodent dans les bois ne seraient qu’une fiction populaire. Ou il pourrait peut-être essayer d’expliquer à la magnifique dame que son cœur venait de rater quelques battements. Que l’homme ne s’était jamais senti aussi bien avec une personne hormis sa famille et Juliane. Mais le mastodonte savait parfaitement qu’il allait dire une connerie qui allait briser l’ambiance aussi sûrement qu’un de ses coups de hache éclatait un billot de bois. Il ne resta là, qu’à profiter de ces quelques instants bienfaiteurs, serrant un ange près de lui. De sentir un corps svelte, gracile et magnifique épouser le sein si cauchemardesque. Poussant l’audace, il leva une main et la lissa doucement, avec une gêne et une timidité touchante, la cascade dorée de l’Irlandaise. Mais l’étreinte cessa et la jeune femme se libéra de l’étreinte pitoyable et gauche de l’erreur de la nature.  Leurs regards se croisèrent et à la lune blafarde de la lune, le mineur crut déceler une vague de tristesse et surtout un début d’inondation dans la mer bleutée des yeux d’Abi. Se méprenant totalement sur la peine de la jeune femme, le colosse crut que la dure réalité avait frappé de plein fouet la divine apparition. Qu’elle avait étreint une abomination et que le contact devait être répugnant à souhait. Surement que les mains délicates de la jeune femme avaient l’habitude de frôler des corps qui semblaient sculpter comme des statues grecques. Des êtres d’une perfection égale à Abigail. Ça devait être la première fois qu’elle enserrait la lie de l’humanité et maintenant elle devait s’en vouloir. Quelques mots furent murmurée, douce berceuse pour le géant à l’armure de chaire déformée.

Abigail- Merci.  Bonne nuit.

La créature hébétée laissa filer l’ange à la chevelure dorée et suivit ses mouvements graciles. Elle se déplaçait avec une telle légèreté qu’elle semblait léviter, presque prendre son envol vers le paradis qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Quand la porte fut refermée sur cette vision magnifique, le sourire du monstre de foire se fit béat. Il se demanda pourquoi elle le remerciait. De sa démarche chaloupant, l’homme traça la route vers le chalet le lieu des souffrances de son amie. Il entra dans le chalet et il se laissa guider par la toux de l’ange à la chevelure cuivrée. La forme tremblante de fièvre de Juliane était allongée dans le lit, les couvertures imbibées de sueurs. Avec deux cuillères, Bobby écrasa les comprimées en poudres comme il le faisait toujours à Sandra. Prodiguant les soins avec une tendresse et une inquiétude si déplacée chez un être monstrueux, Robert prit une serviette près de lui.  Épongeant le front brulant de la jeune photographe, Bobby commença alors à chanter. Une chanson qui lui rappelait ses anges, Juliane et maintenait Abigail. Sans le savoir, pendant qu’il était penché sur le lit, Robert actionna le Walkie Talkie et sa voix voyagea vers la tour d’ivoire  d’Abigail. À la place de la voix féminine et si merveilleuse de la chanteuse qui avait démarré ce succès mondiale, le ton rauque et doux de l’homme semblait prendre une autre dimension à la composition. Une tendresse, une justesse et une affection certaine enjolivaient chaque parole.



Se redressant à la fin de la douce mélodie, Bobby posa son dos énorme sur le mur de la chambre, interrompant la communication avec la divine femme. Le monstre de foire veilla toute la nuit auprès de son amie souffrante, chantant quelques fois, lui tenant la main pudiquement quand des cauchemars venaient la hanter. Des fois Robert alla alimenter le feu dans le foyer. Mais le sommeil refusa de prendre la conscience de l’homme. Depuis le début de la maladie de Juliane, il resta debout luttant contre vent et marée. Et maintenant l’image aux traits magnifique et le sourire resplendissant de joie de l’Irlandaise hantaient ses pensées. Il se posa des questions, surtout pourquoi elle était si gentille avec lui. Pourquoi elle se filait une erreur de la nature à la place de ses semblables? Juliane lui avait expliqué ses intentions et tout était clair pour l’esprit lent de la chose. Surement qu’à l’instant qu’elle irait mieux, que sa fatigue sera envolé, l’ange blond allait s’envoler loin de sa laideur pour rejoindre les êtres normaux. Quand le soleil se releva et Juliane s’éveilla de son sommeil tourmenté, Bobby la fit manger un peu et lui donna une autre dose de médicaments. Il lui parla de la jeune femme qui l’avait aidé. Il lui demanda même la permission d’aller voir si elle allait bien. Juliane ne put que sourire simplement, sourire qui se crispa sous l'effet de la toux et elle hocha la tête en signe d'accord. Elle lui déclara qu’elle allait regarder ses photos et surtout se reposer. Bobby quitta son refuge et refit le chemin inverse vers la tour d’observation. L’être qui aurait si bien figure dans une foire escalada l’escalier de bois patiné par le passage du temps. Il cogna à la porte et une voix merveilleuse lui répondit au travers du bois de celle-ci.


Abigail- Qui c'est ?


Robert- Euh… Bobby.

La porte s’ouvrit alors et le sourire du colosse s’accentua, le visage de la jeune femme semblait paisible et la fatigue s’était envolé de ses traits divins. À l’occurrence, le faciès monstrueux de la bête devait être cerné et masqué par une fatigue profonde.  Mais le sourie de l’homme fut sincère et chaleureux. Et même un peu compatissant quand l’Irlandaise lui avoua l’air gêné. Mais le son cristallin de son rire fit chaud au cœur du mastodonte.

Abigail- Mon sauveur ! J'ai besoin de faire chauffer à manger.  

Tout l’être du sosie de Frankenstein voulait la serrer de nouveau dans ses bras, mais la timidité le retient. Aussi le souvenir des yeux embué de l’ange le hantait. Il devait l’avoir répugner d’avoir oser la toucher de façon si cavalière. Il se dirigea alors vers le foyer, oubliant totalement le briquet qui reposait dans le fond de ses poches, il utilisa les pierres d’allume-feu accroché à son couteau. L’étincelle se transforma alors en flammèche et bientôt en feu ronflant. Sentant le regard curieux de la femme si merveilleuse qui épiait chacun de ses gestes, il expliqua chaque étape de son ton lent et rauque. Comment faire le nid à feu, quel bois utilisé, la méthode à utiliser. Sortant une casserole pour mettre le petit déjeuner de la femme dans le récipient, le colosse demanda d’une voix bienveillante et douce.

Robert- Tu as bien dormi Abigail ? Juliane va un peu mieux selon moi, mais sa fièvre est forte encore… Euh… Tu veux essayer d’allumer un feu ?

Robert ne voulait que lui toucher les mains pour faire les bons gestes. Avoir une excuse pour sentir le velouté de la peau si soyeuse de l’ange sous son toucher rude et répugnant. Une pensée vint alors rejeter cette envie folle aux oubliettes.

Robert- On est dans un tour de gardien de parc… Euh… Il doit avoir des livres pour les feux et les trucs d’extérieur non ?

Hésitant, le colosse se jeta à l’eau, la prochaine question lui torturait son esprit lent à souhait.

Robert- Tu disais que tu devais penser à des trucs. Tu sais maintenant quoi faire ?... Euh… Tu vas partir pou rejoindre les humains maintenant... euh..les gens normaux...non. La société.


Une rougeur gagna les joues mal rasées de la bête et celle-ci essaya de camoufler son embarras en trouvant intéressant un nœud dans le bois du plancher. Au fond de lui-même, le mineur ne voulait pas se séparer aussitôt de la merveilleuse dame. Il ne comprenait pas le pourquoi...

Et voilà comment ce passèrent les jours suivants. Des petites visites qui martelèrent une amitié improbable et surtout belle pour le colosse difforme et la jeune beauté Une relation qui n'aurait jamais pu voir le jour dans la société normal, seulement quand la fin du monde cogne à la porte de l’humanité. Un jour une simple lettre accueille la pathétique créature. Quelques mots déposer par une douce main à l'intention de Robert. Qu'Abi est partit rejoindre sa sœur et qu'elle veut que le géant reste pour s'occuper de la photographe. Mais l'instinct du monstre de foire, un sentiment de protection aiguiser au-delà du raisonnable, lui fit entreprendre un voyage vers la ville aux milles douleurs...



Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.   Aujourd'hui à 6:43

Revenir en haut Aller en bas
 

so you can keep me inside of ur pocket feat Bobby.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

 Sujets similaires

-
» Narry Potter [Spoiler Inside]
» Les Gros Cons ! (Humour suisse inside)
» Every single one of us has a devil inside [pv Ab']
» I saw the life inside your, eyes - Cassia
» GD 2011 project (big stuff Inside)...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-