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 Won't you spare me over til another year

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Carmen L. Mendoza
leader | Sanctuary Hills
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MessageSujet: Won't you spare me over til another year   Ven 6 Nov 2015 - 20:58


Hé, tu t'rappelles des mythes que nous racontait grand mère Ama quand on étaient gosses ? J'adorais l'histoire du Wendigo, et Lex m'engueulait quand j'disais qu'elle en avait un qui dormait sous son lit... T'imagine pas comme elle m'en voulait de faire des nuits blanches.
C'est tout ce que grimper à un escalier de secours t'as inspiré ?
Ecoute, c'est toujours mieux que de se plaindre de l'ambiance flippante du coin tu crois pas ?

Jetant un regard derrière elle, Carmen observa Ana avec une esquisse de sourire sur les lèvres. Dans un sens, elle n'avait pas tort. Entre les appartements vieillots et vidés qu'elle observait par les fenêtres et les rues désertes ou parfois résonnait une détonation, Georgetown avait le don de faire angoisser le plus courageux des civils.

T'aurais quand même pu trouver une légende moins barrée que celle du cannibale maudit quoi.
Moi au moins, j'fais la conversation madame 'je suis aimable comme une porte de prison'

La brune ne put s'empêcher de rire sincèrement à la réflexion de sa petite soeur. Si elle n'avait jamais été particulièrement souriante autrefois, c'était pire depuis qu'elles avaient dû quitter leur habitation. Sans compter qu'Axel avait disparu des écrans radars, et que même le passage à la boutique ne l'avait pas aidée à en savoir plus sur l'endroit ou pouvait se terrer son meilleur ami. Tendant sa batte à Ana le temps de se hisser sur le toit de l'immeuble en grimaçant, elle aida cette dernière à monter à son tour, jetant un oeil en contrebas sans y voir âme qui vive. Avec un peu de chance, l'endroit était désert et les dits 'malades' ne les contamineraient pas avec leurs miasmes. Du peu qu'elle en savait, moins elle en verrait, mieux elle se porterait.

Tu vois un truc utile ?
Mis à part que les deux immeubles se rejoignent là et là, pas grand chose. Apparement les immeubles sont jumelés, ça peut être pratique pour se balader. Mais ça nous empêche pas de passer par la trappe. Qui sait, p'têt que des mecs sont partis sans fermer leurs appart ? On peut y trouver de quoi bouffer.
Hm. On s'attarde pas alors. J'ai absolument pas envie de croiser des soldats ou des malades... Et ensuite ce serait cool qu'on se trouve un endroit ou dormir. J'en ai ma claque du siège passager dans ta caisse pourrie.
Mais... Tu t'arrêtes jamais de te plaindre ?
Non. Ca me fais passer le temps.

Echangeant un regard complice avec sa soeur, les deux jeunes femmes s'attelèrent un instant en direction de la trappe, forçant avant que cette dernière n'émette un réel son indiquant son ouverture, du moins jusqu'à ce qu'Ana ne se relève subitement, manquant de briser les doigts de Carmen avant qu''elle ne les retire vivement.

Mais t'es cinglée ou quoi, tu veux que je devienne manchot avant l'heure ?
J'ai entendu un truc.
Ouais, des wendigos Ana. Ils sont sortis de leur montagne pour venir te bouffer, ils commençaient à s'ennuyer dans leur coin. Répliqua l'ex gérante en levant les yeux au ciel. Du moins, elle finit rapidement par se concentrer sur sa jeune soeur, alors que cette dernière semblait réellement inquiète.

Je te promets que j'ai entendu un truc. Des voix, ça venait de l'immeuble d'en face.
Et alors ?
Et alors, ça vaut le coup d'aller voir non ?
Alors, non ?
Et si c'était des gens dans l'besoin, ou que c'était nous, tu voudrais pas qu'on vienne nous filer un coup de main ?
On à pas besoin d'aide nous.

Ana soupira, tandis que la brune époussetait son jean, resserrant les pans de sa veste en frissonnant. L'hiver approchait, et Novembre lui rappelait à quel point elle aurait besoin de nouveaux vêtement quand les choses se seraient calmées. Si elle se calmaient un jour. Alors qu''elle allait reprendre la parole pour parler de descendre dans l'immeuble, elle nota qu'Ana avait disparu de ses côtés, se dirigeant vers la passerelle.

Ana !

Pour une fois, la peur dans sa voix la trahissait, tandis qu'elle fronçait les sourcils d'inquiétude. Ana ne changerait jamais. A se douter qu'elle ne la laisserait jamais aller se balader seule en territoire inconnu quand elle même possédait leur unique moyen de défense. Jurant doucement, elle raffermit un instant sa prise sur la batte, rejoignant sa soeur d'un pas vif tandis qu'Ana lui lançait un regard victorieux. Si elle rechignait, elle devait au moins admettre une chose qu'elle n'avouerait jamais à sa soeur. Si leur situation dégénérait, elle n'aurait pas dit non à un peu d'aide. Alors, autant aller jeter un oeil.

Ca valait bien le coup d'essayer après tout.


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Jasper McCarthy
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MessageSujet: Re: Won't you spare me over til another year   Dim 8 Nov 2015 - 20:34

Quand on comparait le silence dans les rues au chaos qui y avait régné quelques jours plus tôt, il fallait s'interroger. Georgetown avait toujours eu ce côté un peu oppressant, il donnait toujours l'impression que les murs allaient se refermer sur vous sans laisser une ouverture pour respirer. Or Jasper savait bien qu'il n'y avait pas que cette ambiance et ce froid imaginaire qui lui glaçait les os. Ces présences derrière les fenêtres qui les observaient passer d'un point à l'autre lui donnaient simplement envie de rebrousser chemin. C'était impossible, évidemment.

« Pourquoi a-t-il fallu que t'oublies tes médicaments ... ? »

Avait-il soufflé avant de partir du motel. Il s'entendait encore lui dire, et elle répliquer qu'il y avait eu d'autres priorités. Elle avait pensé nourriture, elle avait pensé vêtements divers et variés, elle avait pensé sac de couchage. Jasper n'avait aucun problème à se faire à propos du confort, ils n'auraient qu'à attendre là où ils étaient et écouter en boucle les informations relayées par la radio. Dans l'attente. Une vraie connerie, parce que le message ne changeait pas. Restez chez vous où rejoignez les camps de survivants où vous serez protégé par l'armée. Mary pestait beaucoup à ce sujet. Depuis qu'ils avaient quitté Seattle, elle n'avait pas arrêté de répéter qu'il aurait dû la croire avant, ils auraient pu mieux anticiper, mieux prévoir, ensemble. Elle dormait encore plus mal la nuit que lui et avait même tendance à hurler lorsqu'elle cauchemardait. Pour ça, il y avait été habitué à ses terreurs nocturnes, mais c'était bien pire que d'habitudes.
Les médicaments ce n'est pas une priorité, je vais devoir faire sans alors...
Il l'avait raisonné, il lui avait dit qu'elle était clairement accro et que si elle devait arrêter de les prendre, il fallait que cela soit progressif. Il n'était pas médecin, mais il savait qu'il ne la supporterait pas plus de dix secondes à taper des pieds, courir aux quatre coins de la pièce, et se ronger les ongles jusqu'au sang tous les jours. Il finirait par devenir fou à sa place...
Au bout du compte, parler longuement de ce que cela pouvait engendrer avait été une bonne chose puisqu'elle avait capitulé. Ok, on y va. Mais t'a vu comment c'était Georgetown la dernière fois...

« Range ça. On n'en a pas besoin. »

Il avait pointé l'arme à feu du doigt qu'elle tenait entre ses doigts tremblants. Il avait peur de se retrouver avec une balle dans la tête si elle venait à l'utiliser. Elle n'était clairement pas à l'aise avec, tout comme lui, mais l'avoir sur elle lui donnait de l'assurance. C'est ce qu'elle avait dit. Mais d'aussi loin qu'il s'en souvenait, les rues étaient vides et ils n'avaient croisé que des visages à travers les quelques vitres aux rideaux non tirés. Surpris, il avait même renvoyé le salut d'une gamine à travers la vitre avant qu'elle ne disparaisse derrière des rideaux, sûrement tiré par un parent.

En quelques minutes ils s'étaient retrouvés dans les étages. L'ascenseur était en panne et monter une dizaine d'étages à pied n'était pas de tout repos. Ça n'aurait pas été plus simple d'aller directement dans une pharmacie . La moitié des vitres des magasins avaient été éclaté, des restes calcinés de véhicules jonchaient les rues. D'ailleurs, c'était vraiment bizarre de ne voir aucune de cette chose contaminée. Ils en parlaient tellement sur internet. Quelques-uns éparpillés, mais clairement identifiables à leurs démarches mal assurées. Les pieds traînants, ils avançaient.

En remontant les escaliers, il crut voir une ombre au fond du couloir. Hé ho ? Il n'y pensa même pas, et il ne préféra pas en toucher deux mots à Mary. Elle s'arrêterait sûrement en cours de la route, et ils perdraient du temps. Il faut rentrer, et vite. Le soir, les rues doivent être mal famée. Pourtant, de là où ils se trouvaient, dans leur motel abandonné, il ne voyait même pas de brasier. Il y en aurait sûrement les jours suivants...
Jasper avait tourné deux secondes la tête lorsqu'elle avait disparu dans l'un des appartements. Il avait entendu clairement la porte grincer, mais la savoir disparut le fit paniquer une fraction de seconde. À regarder à droite et à gauche, à ne rien voir et ne rien entendre, il s'inquiétait encore plus que s'il y avait eu quelque chose sous ses yeux. Courant à moitié en marche en arrière, il buta contre la porte d'entrée à demi ouverte. Mais il préféra rester là, dans l'attente, à regarder à droite puis à gauche. Même s'il y avait moins de probabilité pour que quelques choses apparaissent à sa gauche. Il regardait quand même. Il entendait clairement Mary fouiller dans ses affaires. Plusieurs choses tombèrent dans ce qui devaient être le lavabo, il la devina en train de jeter la totalité de la pharmacie dans son sac de sport noir.

« C'est bon ? »

Qui était réellement le plus stressé des deux ? J'arrive. J'arrive. Glissa t-elle la voix chevrotante. J'en ai encore dans ma table de nuit. Jasper avait tourné la tête vers l'intérieur, hésitant. Elle passait de la salle de bain à une autre pièce. Elle ne perdait pas de temps mais... Ce n'était pas assez rapide. Il savait que quelque chose n'allait pas. Ce calme plat ne le rassurait pas. C'est au moment où il entendit du bruit dans le couloir qu'il passa de nouveau la tête vers l'extérieur et qu'il le vit. L'humain marchait dans sa direction, il traînait les pieds.

« Monsieur ? »

Il ne s'attendait évidemment pas à une réponse. Simple réflexe. Figé pendant un court instant, il décida de bouger lorsqu'un son désagréable le tira de sa stupeur. Juste un son grinçant, et des mains tendus dans sa direction.
Au même moment, Mary apparaissait dans son dos et elle manqua de refermer la porte d'un coup sec lorsque l'homme étrange entra dans son champ de vision.

« Non. On doit descendre. »

Combien de temps ils resteraient coincés dans l'appartement s'ils y restaient ?
Mais peut être avait-elle raison, peut être y aurait-il mieux fallu qu'ils s'enferment et attendent que l'infecté s'en aille. C'était un peu tard pour y réfléchir puisqu'il s'était déjà rué en direction des escaliers. Et l'autre qu'il avait vu quelques étages plus bas, était-ce un vivant ou un infecté ? Si l'immeuble semblait aussi mort c'est qu'il y avait eu une raison. Pourtant, il y avait bien eu des gens aux fenêtres... ? Il avait pris la descente des escaliers un peu trop vite et il manqua par deux fois d'y chuter. Puis au détour, il percuta quelqu'un, ou quelque chose...


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Won't you spare me over til another year   Lun 9 Nov 2015 - 2:02


Redescendre par l'escalier, s'engouffrer à travers une fenêtre entrouverte, avancer dans un appartement vide de tout occupant, et passer la porte d'entrée.

C'était bien la peine de monter sur le toit tiens...
Mais les voix venaient d'en dessous, tu comptais faire comment ? Crier pour les rejoindre ?
Mais moi j'avais pas prévu ça dans mes plans j'te rappelle...

Si le toit de l'immeuble avait déjà donné un aperçu lugubre de la ville, l'intérieur de l'immeuble lui, avait quelque chose d'encore plus... Morbide.
Le hall désert, l'écho de leurs pas résonnant à peine dans les couloirs. Tout ce qu'elle aimait tiens. Ana et ses idées auraient sa perte un jour à ce rythme...
Elle n'eut pas tellement le loisir de s'attarder, trop occupée à accélérer le pas pour suivre de près Ana, qui finit par lui indiquer les escaliers, l'ascenseur semblant ne plus marcher.
Elle n'aimait pas ça. Elle n'aimait absolument pas ça. D'infiltration, elles étaient passées à la mission suicide, à se jeter dans un endroit qu'elles n'avaient pas pris le temps d'observer, ni même de jeter un oeil sur un quelconque plan. Non, il fallait se jeter dans l'inconnu parce que Ana Lucia Mendoza avait eu l'idée sensationnelle de vouloir sauver le monde entier, comme à son habitude, quitte à les entraîner dans un endroit sans issus ou squatté par des infectés.

Le hall des escaliers diffusait à peine une lueur blafarde tressautant par instant. Le bruit se rapprochait et sans doute que sa soeur n'avait pas une ouïe extraordinaire, puisque les éclats de voix parvinrent au dessus de leurs tête.

C'est par là !
Ana merde, c'est pas normal là ! On se casse d'ici, on est pas venues pour ça et -  

Elle n'eut jamais vraiment le loisir de terminer de râler, que quelque chose - ou du moins, quelqu'un - la percuta de plein fouet en manquant de la faire tomber en arrière contre les marches. Par un prodigieux réflexe, elle parvint tout de même à rattraper la rambarde alors qu'elle tombait des marches, jurant avant de constater que les dites voix étaient en fait deux personnes bien vivantes, et qui semblaient pour le moins terrorisées. A nouveau, ses doigts se refermèrent sur la batte de base ball, par pur réflexe, avant de constater que le duo face à elle n'avait rien d'agressif mis à part qu'elle avait manqué de se rompre le cou à cause du grand brun.

Cara ?
Je gère. Grogna la brune en s'assurant rapidement qu'elle n'avait rien de cassé.

Elle ne l'aurait jamais avoué, pas même sous la torture, mais voir des êtres humains dans cet immeuble soulagea un peu la pression qui étreignait sa poitrine depuis le début de leur excursion. Elle eut à peine le temps de détailler la jolie rousse et son coéquipier, qu'un son à glacer le sang résonna un peu plus haut. Un râle presque inhumain, qui retentit dans la cage d'escalier. Ana étouffa un son alors qu'elle même déglutissait péniblement, jetant un regard aux autres survivants. Leur faisant signe de se taire, chaque parcelle de son corps tendu comme la corde d'un arc, elle stoppa sa respiration un instant en constatant que l'écho se rapprochait un peu trop. Tant pis pour l'anticipation, rester dans cet escalier à la con à jouer à cache-cache avec un fou dangereux, très peu pour elle.
Encore quelques marches, et une porte les amènerait dans le hall de l'étage supérieur. Un simple regard avec sa soeur suffit pour comprendre qu'elles avaient eu la même idée. Alors qu'Ana faisait signe aux inconnus de les suivre, Carmen ouvrait la marche, batte en main et avec l'envie fulgurante de retourner sur le toit ou elle était tellement tranquille quelques minutes plus tôt.
Ouvrant la porte avec le moins de bruit possible, et constatant que le hall était vide de tout, la gérante s'effaça pour permettre aux trois autres de s'engouffrer avant de refermer la porte, se plaquant contre cette dernière juste au cas ou le... bruit, qu'elle avait entendu, aurait eu l'idée de passer par là.  

Elle s'autorisa enfin à respirer, alors que son coeur cognait douloureusement contre sa poitrine et qu'elle se retrouvait désormais avec deux personnes qu'elle ne connaissait pas, et sa soeur qui avait déjà lancé la machine à parler alors qu'elle même reprenait ses esprits.

Il se passe quoi là ? C'était quoi ce truc qu'on à entendu ? C'est ça que vous étiez en train de fuir ? Vous êtes du coin, vous avez besoin d'aide ?
Carmen. Stoppa immédiatement la jeune femme en restant collée contre la porte, offrant sa main libre pour serrer celle des deux nouveaux arrivants. Et la pipelette, c'est Ana-Lucia, ma petite soeur.

Pas besoin de raconter leur vie non plus. Pas tout de suite en tout cas.

Oui, pardon. C'est juste que... Ca fais longtemps qu'on à pas vu de monde par ici.

Ca, c'était certain. Carmen hocha la tête, appuyant les dires de sa petite soeur alors que le râle passait à leur étage, les intimant à se taire à nouveau. Puis, quand ce dernier sembla un peu éloignée, la brune ne put s'empêcher de reprendre à voix basse.

Ecoutez, j'sais pas d'ou vous venez mis à part que toi, t'as faillit me tuer -  indiqua t-elle pointant l'homme d'un signe de tête - Ni ce qu'il se passe ici, mais j'serai d'avis qu'une fois les présentations faites, on se casse d'ici au plus vite. On à une voiture en bas de l'immeuble, et si on arrive à la rejoindre, on peut vous déposer quelque part. Mais faut qu'on trouve un moyen de rejoindre les escaliers extérieurs, histoire de redescendre sans passer par là et risquer de retomber sur... le truc, qui vous à collé la trouille là.

Malade, infecté, ou psychopathe, elle n'en avait rien à faire. Tout ce qu'elle demandait, c'était de sortir de ce foutu immeuble. Un bruit infime à leur étage fit sursauter Ana qui resta aux côtés de la rouquine tandis que Carmen relevait son regard sur le jeune homme. Du peu qu'elle avait observé, c'était lui qui techniquement, gérait le duo.

Ca vous va comme plan ?


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Jasper McCarthy
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MessageSujet: Re: Won't you spare me over til another year   Jeu 12 Nov 2015 - 22:03

Il n'avait pas été en phase de comprendre et d'analyser la situation. La jeune femme qu'il avait pris pour une menace avait failli tomber en arrière dans les escaliers. Le râle dans l'escalier ne lui permit pas de marmonner quelques excuses entre deux respirations ratées. C'était une vraie course contre la montre, et il n'avait aucune envie de se perdre dans quelques banales réflexions là tout de suite. Les deux jeunes femmes, bien vivantes, avaient eu la même idée de s'éloigner le plus possible de l'individu qui descendait.
Ses jambes vacillaient, et il n'était pas sur d'être capable de reprendre cette course. Une chance qu'il ait encore assez de souffle pour suivre le duo avec sa copine. Où ils allaient ? Aucune idée, et ça ne l'importait pas. L'urgence était de s'éloigner de la source dangereuse et de pouvoir reprendre son souffle.

Mais avant que la brune ait refermé la porte derrière eux, il avait eu une pensée pour l'autre chose qu'il avait vue. Encore.

« Une sortie possible si l'homme arrive jusque là ? »

Une question que Jasper se prit à poser dans le flot de questions que venait de poser la deuxième brune. Celle qui apparemment se nommait Ana Lucia. Retiendrait-il les noms ? Il avait hoché légèrement la tête, le regard encore fuyant alors qu'il prenait enfin le temps de réellement respirer. Lentement. L'autre femme, celle qui gérait la situation sans doute, venait de parler dans un monologue qui l'aida à reprendre peu à peu contenance. Calmer ses nerfs et remettre les pieds sur terre devenait une priorité. Il avait toujours envie de fuir et de retourner dans ce motel, mais avec cette chose qui rôdait, ils allaient devoir attendre un peu. Il leva lentement les deux mains pour ponctuer les derniers propos de la brune aux cheveux ondulés, Carmen, c'était ça. Puis s'excusa simplement.

« C'était pas prévu au programme. Vraiment, je suis sincèrement désolé. Je n'ai pas encore la capacité de voir à travers les murs, surtout en pleine panique. »

Jasper laissa retomber ses bras le long de son corps, toujours en observant la jeune femme. Il l'était plus ou moins désolé, peut-être même qu'il aurait été capable de continuer à descendre ses escaliers. Mais tout c'était passé si vite, et elle avait quand même failli dévaler les escaliers par sa faute. D'une certaine façon, il lui devait au moins des excuses. Pour le reste, Jasper n'était pas encore certain d'avoir envie de sortir. L'éventualité que Carmen puisse leur proposer un véhicule était toutefois carrément alléchante. Le leur était à quelques kilomètres de marche. Par sécurité. Mener une partie à pied lui avait paru une bonne idée, pour éviter d'avoir à laisser la voiture derrière eux. Là, ça ne les aidait pas du tout. Les lèvres fermées, il voulut poursuivre avant que Mary enchaine.

Moi c'est Mary, lui Jasper. On est venu fouiller mon appartement. Je devais récupérer des choses avant que cet infecté nous suive et... On pourrait vous amener à notre planque, un vieux motel sur la 509. C'est pas si loin de Seattle, presque en bordure... Moins de vingt minutes. Il faut juste penser à récupérer notre véhicule en passant par S Michigan St.

Jasper avait légèrement hoché la tête avant de choisir le moment de la couper. Il allait peut-être passer pour l'impatient, mais la situation était plus ou moins critique. Enfin... Critique. Ils étaient plutôt bien lotis pour le moment derrière cette porte. Il avait l'impression que le bruit désagréable s'était éloigné jusqu'à devenir inaudible. La porte restait figée. Seul le bruit de leurs voix à tous briser le silence. Mener une conversation, qu'on aurait presque pu qualifier de banal si on avait coupé le son, l'avait un peu calmé. La tension avait chuté, un peu. Mais ce qu'il allait dire n'avait pas forcément pour but de détendre l'atmosphère. Tout comme l'idée de rejoindre la sortie par les escaliers de secours, ça lui semblait sacrément dangereux et casse-cou.

« Je crois que j'en ai repéré un autre à l'étage du dessus. Des infectés. Faudrait peut être trouver vite une sortie par l'extérieur. Inspecter le hall peut être ? »

Au lieu de discuter. Parce qu'en réalité, ils auraient tout le temps de le faire plus tard, dans le voiture, et même dans le motel. Il y aurait tellement plus d'endroits où s'essayer à une discussion. Il croisa le regard de Mary avant de se redresser et d'inspirer profondément. Il était temps de décamper. Cette minute de répit lui avait au moins permis de reprendre ses esprits. La panique n'avait clairement pas quitté ses yeux, mais il allait peut être pouvoir analyser les autres possibilités de sorties.

« Ça marche pour le plan. J'ai vu des balcons, j'sais pas si c'est le cas de ce coté de l'immeuble... Il y en avait pas partout. »

Au même moment, la porte sur laquelle s'était adossée la jeune femme s'ébranla, comme pour clore la conversation.


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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Won't you spare me over til another year   Ven 13 Nov 2015 - 9:59


Elle se contenta de hocher la tête en guise de réponses aux excuses de Jasper, comme l'avait désigné la rouquine. Rouquine qui s'appelait Mary, et reprit la parole en parlant d'un motel ou ils avaient élu domicile, à une vingtaine de minutes d'ici. Ana et la brune s'observèrent un instant en silence, échangeant un regard qui en disait long, jusqu'à ce que la cadette ne reprit la parole, ramenant en arrière ses épais cheveux bruns.

Ce serait... L'idéal. J'en pouvais plus d'entendre ma soeur se plaindre de dormir dans ma voiture. Et puis, on ira récupérer la vôtre aussi, aucun problème là dessus.
Ok, c'est super tout ça, probablement qu'on prendra le thé en se faisant des tresses, mais pour l'instant, on à autre chose à gérer je vous rappelle...

Rien à faire que Mary soit venue récupérer des armes ou des sous vêtements, l'important était tout de même que visiblement, l'immeuble n'était pas si abandonné qu'elles l'avaient supposés. Un malade, maintenant un couple...
Sortir par l'extérieur restait décidément la meilleure idée possible, d'autant plus quand le jeune homme annonça qu'il avait repéré l'autre fou à l'étage. Chercher un balcon, et s'en aller. Elle eut tout juste le temps d'ouvrir la bouche pour dire à Ana d'ouvrir les yeux que la porte branla manquant de s'ouvrir dans son dos.

Merde !

Elle eut tout juste le temps de perdre sa batte de base ball avant de se plaquer de tout son poids contre la porte, alors qu'une main s'infiltrait dans l'interstice, le râle de plus tôt résonnant à nouveau, glaçant le sang de la jeune femme alors qu'elle forçait pour empêcher le malade d'entrer.

Ana ! Trouve un truc pour coincer cette porte !

Par chance, Mary vint l'aider à empêcher cette dernière de s'ouvrir, malgré le craquement écoeurant des os coincés dans le chambranle de la porte. Le type aurait dû hurler de douleur, mais rien ne vint en dehors de l'incessant râle. Pourquoi ne réagissait-il pas, au moins pour retirer ses doigts cassés ? Elle préférait ne pas s'en inquiéter tout de suite, alors qu'elle entendait Ana secouer Jasper pour qu'il l'aide à trouver un meuble quelconque pour stopper l'infecté malgré la panique dans sa voix.
Carmen inspira profondément, malgré sa grande envie de céder à la panique et abandonner tout le monde sur place pour partir en courant. Laissant Mary prendre le relais un quart de seconde pour récupérer sa batte à même le sol, jusqu'à ce que la voix d'Ana ne la fasse relever la tête.

Hé, on à besoin d'aide !

Mauvaise pioche. Il y avait bien une femme au bout du couloir effectivement, mais sa simple apparition lui fit naître un frisson glacé le long du dos. Vêtue le plus simplement du monde d'un jean et d'une chemise blanche, ce ne fût que quand elle tourna la tête qu'elle vit sa petite soeur pâlir. Le regard vide, déambulant comme si elle ignorait ou aller, jusqu'à ce que ses lèvres ne s'entrouvrent pour laisser échapper à son tour ce râle ignoble en écho à celui du malade derrière la porte.
C'était un cauchemar. Un immonde cauchemar dont elle allait se réveiller en sursaut, avant d'aller bosser au Black List, voilà. Sauf que les coups portés contre la porte la maintenaient parfaitement éveillée, et que se réveiller dans son lit ne serait pas chose possible avant un bon moment.

Ana, écarte toi...

La peur avait filtré dans sa voix, alors qu'elle restait dos à la porte pour tenter de la bloquer avec l'aide de la rousse, jusqu'à ce qu'une seconde forme n'apparaisse au coin du hall. Une personne âgé, une morsure peu avenante au bras, qui s'approchaient à la suite de la blonde dans leur direction, et certainement pas pour discuter. Leurs yeux morts les fixant avec avidité.

Ok. Ok, changement de plan. Articula t-elle en serrant la batte dans sa main.
Faut repasser par les escaliers. Un, c'est moins grave que deux.
Mary, ouvre la porte. On pousse l'autre en espérant qu'il tombe, et on remonte à l'étage.

Elle ne s'était jamais vraiment battue, et la simple idée de faire volontairement tomber un type malade dans les escaliers l'écoeurait, mais elle ne préférait pas attendre de voir ce qui pouvait se passer si ces types les approchaient. Hors de question. Hochant la tête, elle laissa la rouquine ouvrir la porte d'un grand geste, venant asséner un rapide coup de batte dans la tempe du malade qui chuta quelques escaliers plus bas. S'effaçant pour permettre à Jasper, Ana et Mary de passer devant elle, Carmen ferma la marche en remontant à son tour les escaliers, ayant tout juste le temps de voir le premier malade se relever comme si de rien n'était alors que la porte du hall s'ouvrait à nouveau pour laisser passer les deux autres malades à leurs trousses. Blêmissant, elle parvint tout de même à rejoindre les autres dans le hall de l'étage supérieur pour voir Ana courir vers elle avec un regard paniqué.

Cara, les escaliers sont hors services de ce côté-ci, et les types là, ils...
Faut trouver une autre issue.
L'ascenseur.

Relevant la tête, elle le vit à son tour. Un vieil ascenseur à la porte à moitié ouverte. Ce serait toujours plus solide qu'une porte, et avec un peu de chance, ils pourraient s'y cacher avant que le reste de la troupe n'arrive.
Jasper et Mary ne semblaient pas plus avancées qu'elle en prime. Mais, c'était toujours mieux que d'aller à la rencontre des agresseurs après tout.
Vas-y en premier avec avec Jasper alors, en espérant qu'il soit suffisamment solide pour contenir 4 personnes.

Mary semblait terrorisée. Elle dût la secouer un peu pour qu'elle ne la suive enfin, la faisant accélérer le pas en la tirant par le bras. Plus que quelques mètres, et ils pourraient enfin être en sécurité. Plus que quelques mètres. C'était tout ce qui comptait.



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MessageSujet: Re: Won't you spare me over til another year   Ven 13 Nov 2015 - 22:57




Son regard passait d'une personne à l'autre. On oubliait la possibilité de prendre les escaliers. Jasper restait figé devant la scène. Les doigts rougeoyants de l'homme tentaient de s'infiltrer par l'embrasure de la porte. À tout moment il pourrait passer un bras, un torse, puis cramer encore la distance. Mais Carmen avait maintenu la porte, pour combien de temps ? Une dizaine de scénario s'imposait à son esprit, sans qu'aucun ne le satisfasse vraiment. Un brouhaha de voix venait par intermittence faire vibrer ses tympans alors qu'il continuait à passer d'un visage à un autre. Il n'avait pas vraiment l'impression d'être présent tout à coup, comme si la peur panique venait serrer chacun de ses muscles. Il lui était devenu impossible de bouger. Ses pieds étaient comme souder au sol. Il ne répondait à aucun des signaux qu'on avait pu lui envoyer. Si on lui en avait envoyé.
Il n'était plus sur d'être en train de respirer. Son souffle s'était bloqué dans sa gorge au même moment où la porte s'était mise à trembler.
Une voix trop proche le fit tanguer et la pression qu'elle avait effectué sur son bras venait de lui faire tourner les yeux dans sa direction une micro seconde. Parce qu'il était incapable de détourner les yeux de la chose qui menaçait d'entrer dans le hall et de se jeter sur eux. Parce que c'était ce dont était capable ces infectés.
Puis progressivement les sons redevenaient audibles. Il tournait la tête en même temps qu'Ana interpellait une dame dans le hall qui n'en était pas une, ou plus. On a besoin d'aide.

« Oh merde... »

C'était tout ce qu'il avait réussi à articuler lorsque la mâchoire de la dame s'était ouverte sur un long râle qui faisait concurrence avec celui de l'autre coté de la porte. Celui, celle, eux. Il ne comprit pas tellement les ordres prononcés par l'espagnole, pas même les quelques mots de Mary. Il avait reculé de quelques pas sans pour autant se rapprocher de la porte qui éveillait en lui autant de crainte que les deux choses qui se rapprochaient dangereusement. Deux. Trois. Combien étaient-ils ? Le piège de l'immeuble était en train de se refermer sur lui, l'étau enserrait ses épaules. C'était désagréable et la sueur qui perlait de son front était en train de lui brouiller la vue. Désagréable.

Vivement il tourna la tête en direction de la jeune femme qui venait d'intimer à Mary d'ouvrir rapidement la porte. Il ne fallait pas l'ouvrir. C'était trop risqué. Il valait mieux sauter par la fenêtre, quitte à se blesser. Le monstre risquait de leur tomber dessus et Jasper avait juste envie de s'en éloigner. Le plus loin possible. Il fallait mieux courir. Non, non, n'ouvrez pas. Mais la porte s'ouvrit. La batte siffla près du visage de l'homme. Une gerbe de sang l'obligea à fermer les yeux, comme si les éclaboussures venaient de lui arriver dans la figure. C'était peut être le cas. Mais cette brèche l'obligea à suivre le rythme. Appelez ça instinct de survie, mais il avait réussi à bouger. Il ne se retourna pas, il ne préféra pas. Les bruits continuaient de se rapprocher. Il courait mais ça n'éloignait pas les grincements qui sortaient de leur gorge.

« C'est impossible. »

Le souffle court. Était-ce bon de les suivre ? Avait-il vraiment quelque chose à y gagner ? Ne se mettait-il pas en danger ? Mary avait eu raison, ils auraient dû préférer le motel et ne pas risquer. S'il n'y avait personne dans les rues, c'était pas pour faire jolie. Si cette immeuble était si calme, ce n'était pas pour rien. Que de mauvais choix qui amenait de mauvais moment. Mais ça n'empêchait pas à Jasper de ne rien comprendre à ce qui leur arrivait.

« Si on reste dans l'ascenseur on est mort. Mort. Mort. Mort. C'est... »
L'ascenseur ? Des conneries. C'était un putain de piège, les autres passeraient aussi facilement qu'eux et puis quoi ? Mais il passa quand même lorsqu'il entendit son nom. Il prit la suite d'Ana, se hissant tant bien que mal dans l'ascenseur à peine ouvert. Il n'avait pas mieux comme plan.
Ses mains moites le faisaient clairement glisser et l'envie de fuir l'empêcher de réagir correctement. Il se cogna sur le métal de l'ascenseur en voulant passer trop vite la tête puis finit par s'y engouffrer de justesse pour laisser passer les suivantes. Tout ce qu'il trouva à faire, ce fut de se coller contre la parois de l'ascenseur à bout de souffle. Ce n'est qu'en baissant un peu les yeux vers le sol qui tournait dangereusement qu'il remarquait le reflet de l'arme dans le métal de l'ascenseur. Il était armé ? C'était à peine s'il s'en souvenait. Et alors que la latino tentait de se frayer elle aussi un chemin dans leur futur cercueil de métal, il réussit à se couper légèrement la main en tentant de dénouer le couteau à sa taille. Pourquoi avait-il mis autant de corde pour qu'il tienne ? Pourquoi fallait-il que ses mains glissent à ce point ? Son coeur était presque prêt à exploser alors que Carmen se redressait à peine. Les râles étaient tellement proche qu'il eut à peine le temps de voir le visage de Mary passer la moitié du corps dans l'embrasure de la porte. L'arme à la main, spectateur, il était incapable de comprendre ce qui était en train de se produire. Les cheveux de la brune dissimulaient les mains et bras cireuses qui venaient d'attraper sa petite amie. Si Carmen avait tenté de l'attirer à elle, il n'y faisait pas attention. Il avait simplement arrêté de respirer totalement incapable de comprendre la danse étrange qui était en train de produire. Pas un cri, juste beaucoup de surprise et de mâchoires qui se referment. Le cri venait après, le clou du spectacle. La brune était toujours aussi proche de la porte, au première loge même si la simple ouverture laisser libre court à son imagination. C'était bien les cris de Mary qu'il entendait de l'autre coté, les râles se noyaient. Il n'entendait rien d'autres qu'elle.

« Non non non non... »

Parce qu'il n'y croyait pas et que même avec l'arme en main, il était incapable de s'avancer pour essayer d'aider qui que ce soit. Mary avait raison, elle aurait clairement pu faire sans. C'était pour ça que ce n'était qu'un fruit de son imagination, qu'elle n'était pas en train de repousser du mieux qu'elle pouvait les choses qui tentaient de l'agripper et de la dévorer ? C'était uniquement son imagination. Il avait tellement peur que son esprit créait des souvenirs pour lui. La peur panique et les vidéos que Mary lui avait montré régulièrement les soirs pour lui prouver qu'elle avait raison. Ils étaient en danger et ils devaient quitter la ville. La chevelure brune de Carmen continuait à masquer le spectacle alors qu'un visage dénudé de fraîcheur tentait de s'engouffrer à l'intérieur. Ce n'était pas Mary. Loin de là. C'était la vieille dame, où ce qu'elle avait pu être.

« Il n'y a rien.. Rien du tout. C'est rien. »

Comme pour se rassurer. Puis des voix très humaines parvenaient enfin à ses oreilles, on cherchait à lui arracher l'arme, ou à lui dire quelque chose, ou les deux. Et les hurlements qui prenaient une place toujours aussi importantes n'étaient pas ceux de Mary. Elle avait peut être pu prendre les escaliers finalement, ce n'était pas sa chevelure rousse qu'il avait cru voir entre deux. Il se sentit pousser en avant, ou en arrière. Le visage de la vieille dame et ses mains se rapprochant dangereusement. Il était peut être à quelques mètres, la dame avait peut être réussi à presque s'y glisser. Il crut voir le visage d'Ana et des cris lui vrillaient à nouveau les tympans. Elle parlait de passer par le haut. Elle parlait peut être à Carmen, et il était tombé à genoux à quelques centimètres de l'autre brune toujours à mi-chemin entre le danger et eux. Elle bougeait, elle ne bougeait pas ?
Mais le visage de la dame et sa main qui frôla le visage de Carmen de peu lui fait l'effet d'un électrochoc. C'était peut être à ce moment là que tout s'enchaîna dans son esprit et qu'il décida de planter de peu ce qu'il avait en main dans le visage de la dame après s'être redresser dans un sursaut pas vraiment contrôlé.


“L’endroit le plus sombre est juste sous la bougie.” p. korean
Le silence qui suit un grand désastre est le son le plus paisible qu'on peut entendre à la surface de cette terre. Elif Shafak.

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Carmen L. Mendoza
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MessageSujet: Re: Won't you spare me over til another year   Sam 14 Nov 2015 - 0:13




Mary !

A quel moment la situation leur avait-elle à ce point échappé ? A quelle minute, quelle infime seconde, avait-elle omis un détail alors que Jasper et Ana avaient déjà rejoint l'ascenseur ? Elle avait tout juste eu le temps de jeter la batte dans l'abri de métal pour s'y faufiler, la rouquine à sa suite, que quelque chose lui avait hurlé que le danger était bien trop proche. Mary aurait dû s'infiltrer à sa suite, mais le cri de terreur qu'elle poussa annonça que ce n'était plus possible. Elle eut tout juste le temps de faire volte face pour attraper le bras libre de la jeune femme, alors que d'autres plus décharnées la tiraient vers l'arrière. Quoi que non, ils ne la tiraient pas. Alors que la scène semblait se dérouler au ralenti et qu'elle essayait de toute ses forces de ramener la jeune femme dans l'ascenseur, elle vit avec horreur les machoires de la blonde se planter dans la peau de la rousse qui hurla à nouveau alors que ses ongles s'enfonçaient dans la peau halée de la gérante convulsivement. Elle tenta bien de sortir de l'abri pour récupérer la rouquine, mais la main ferme d'Ana l'agrippa à son tour vers l'arrière, l'empêchant d'avancer d'un millimètre.
C'était un pur cauchemar, voilà tout. Pourtant, la tâche de sang qui naissait sur les vêtements de la jeune femme étaient elles, bien réelles. Et alors que les deux malades s'acharnaient sur la rouquine, elle sentit la pression contre son bras s'alléger, alors que les cris de la jeune femme s'amenuisaient. Comme si elle abandonnait la partie. Non, elle devait rêver, c'était impossible. Jusqu'au bout, elle tenta de la ramener dans leur abri de fortune, jusqu'à ce que les malades ne prennent entièrement possession d'elle et que sa main ne lâche celle de la brune, alors que les secondes qui suivirent ne furent que pure imagination. Elle ne venait pas de voir la blonde plonger ses mains vers l'abdomen de la rousse comme pour l'éventrer, alors qu'elle semblait encore un minimum consciente. Elle ne venait pas de voir une jeune femme qu'elle connaissait à peine se faire ... Dévorer vivante. Pas comme ça. C'était impossible. De la folie, voilà ce que c'était.

Puis, le temps sembla reprendre ses droits, alors qu'elle se relevait à peine pour entendre les bredouillements de Jasper et les cris d'Ana, alors que sa soeur la tirait en arrière pour la forcer à se redresser sans grand succès, ses sanglots la tirant de son mutisme et de son blocage qui lui sembla durer une éternité. Relevant un regard perdu et horrifié vers Ana, alors que cette dernière laissait librement les larmes couler sur ses joues.

J'ai vu... Mary, elle... Witkiiko. Cara, c'est pas une légende...

Dans un souffle effrayé, elle n'avait pas pu s'empêcher de lancer le nom maudit dans un amérindien parfait qui la ramena des années en arrière à une époque ou elle n'aurait jamais imaginé voir une scène horrifique de la sorte. Elle devait se reprendre, se ressaisir, et trouver un moyen pour qu'il sortent tous de là. Et tenter de parler à Jasper qui venait certainement de comprendre que Mary n'allait jamais les rejoindre.

Arrêtes tes conneries ! Ressaisis toi Ana, merde, j'ai besoin de toi si on veut s'en tirer et -
La trappe. Bredouilla la cadette en indiquant le haut du plafond.Y'a que ça.

A peine eut-elle terminé sa phrase qu'elle s'était déjà escrimée à l'ouvrir, jetant le bout de métal dans un coin de la pièce avant de se mettre à hurler à nouveau en voyant le visage de la vieille dame surgir dans l'embrasement, cherchant à happer quelque chose. Carmen eut tout juste le temps d'entendre sa soeur hurler au jeune homme d'utiliser son arme, alors qu'elle même essayait de récupérer sa batte de base ball à tâton. Trop proche. Elle était beaucoup trop proche de cette vieille femme pour espérer s'en tirer à mains nues.

Monte dans ce conduit ! Hurla t-elle à Ana alors qu'elle sentit la main décharnée de la malade effleurer sa joue. Ou du moins, tenta t-elle, puisqu'un mouvement vif à ses côtés empêcha l'infectée de terminer son geste, alors qu'elle prenait conscience du couteau que Jasper avait dans les mains, venant dans le même mouvement, de lui sauver la vie. Une infime seconde, elle croisa son regard, partagée entre la peur et la gratitude. Si elle ne venait pas de subir le sort de Mary, c'était grâce à lui. Mais alors pourquoi ne pas l'avoir sorti plus tôt ? Elle tenta bien de dire quelque chose, un remerciement ou même un bref hochement de tête, mais le mouvement à l'extérieur l'incita à se taire, lui indiquant d'un mouvement de menton le conduit, a la suite d'Ana Lucia.
Quelques secondes seulement, alors qu'elle se trouvait seule dans l'ascenseur à nouer sa veste autour de sa taille pour y bloquer son arme, elle jeta un ultime regard au hall, espérant y trouver une Mary en pleine santé. Mais l'amas rougeâtre caché par les deux malades encore occupés lui rappela qu'elle n'avait rien imaginé, et que sa jeune soeur avait parfaitement vu l'horreur de la scène. La gorge serrée, elle ferma la suite du trio en remontant l'échelle, alors que les râles s'éloignaient au fur et à mesure qu'ils grimpaient vers le haut. Si l'ascension lui sembla durer des heures, elle se rendit compte que cela n'avait pris que quelques minutes, alors que ses bras peinaient à la porter. Elle était vivante, mais Mary ne l'était plus. A quelques secondes près, les rôles auraient pu être inversés. Ana aurait pu s'y retrouver, ou même Jasper. C'était donc ça, la culpabilité du survivant ?

Sa vue se brouilla quand sa cadette ouvrit enfin la trappe, l'aveuglant un instant alors qu'elles retrouvaient enfin la sécurité du toit, à quelques mètres à peine de l'endroit ou elles avaient récupérer les escaliers lors de leur arrivée. A bout de force, l'ex gérante se hissa tant bien que mal sur le rebord, s'allongeant à même le sol quelques secondes pour reprendre ses esprits. Sonnée, voilà ce qu'elle était. En état de choc, à l'idée d'avoir vue une jeune femme se faire déchiquetée sous ses yeux. Ses poumons la brûlaient, chacun de ses muscles imploraient un moment de répit, lui rappelant à quel point elle était bel et bien vivante, et comme la culpabilité commençait déjà à étreindre sa poitrine alors que les estafilades le long de son bras la ramenaient à ce moment ignoble dans l'ascenseur. Se redressant sur un coude, elle put enfin voir Jasper et Ana à ses côtés, alors qu'elle donnait un coup de pied dans la trappe pour la refermer. Le silence était gênant sur ce toit, uniquement perturbé par les sanglots qu'Ana tentait de contrôler.

C'est fini. Parvint-elle enfin à articuler alors que l'instinct de survie la poussait à se relever encore. Sortir de cet enfer au plus vite. La voiture, et s'éloigner de la ville. Comme à la base de leur plan.    

Se redressant difficilement sur ses jambes, elle préféra taire le fait que Jasper ait été armé depuis le début, espérant qu'Ana ne ferait aucune réflexion sur le sujet.

Il faut qu'on retourne à la voiture, et vite. Les rues sont vides, ça devrait être bon.

Carmen hocha la tête, avant de prendre son courage à deux mains pour affronter le regard du jeune homme. Pourquoi avait-elle la désagréable sensation de passer pour une meurtrière, là ou elle n'avait rien fait de mal ?

J'ai essayé pour Mary... J'ai essayé, mais elle à lâché ma main et ...

Et la suite était tout simplement trop horrible pour qu'elle puisse la décrire. Ses lèvres se serrèrent un instant alors qu'elle baissait le regard, hésitant à faire machine arrière pour tenter peut-être encore une fois de sauver le peu qui pouvait l'être.
Elle ignora le regard insistant d'Ana alors qu'elle avait déjà les mains posées sur le rebord, prête à descendre les escaliers quatre à quatre, uniquement focalisée sur la pluie de reproches qu'elle risquait d'essuyer.

Je suis désolée.

Elle ne pouvait plus faire mieux désormais que de s'excuser d'être encore en vie. Sans oser s'approcher de lui, se contentant de rester en face à face, elle rajouta encore.

Ana à raison. Il faut... quitter la ville. C'est plus sûr ici, il faut se tirer. Tu t'en sens capable ?


HELP, I'M ALIVE
My heart keeps beating like a hammer,
Hard to be soft, Tough to be tender. If we're still alive, My regrets are few If my life is mine, What shouldn't I do? Come take my pulse the pace is on a runaway train (⚡) june.
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Won't you spare me over til another year

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