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 Chaos Lives in Everything

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Chaos Lives in Everything   Jeu 5 Nov 2015 - 23:05

Chaos Live In Everything

ft. Thalia M. Caldwell


« Chaos was the law of nature. Order was the dream of man. »
Quel putain de gros bordel. Je ne vois pas d'autres mots pour décrire la situation à laquelle nous sommes tous confrontés. C'est la panique la plus totale là dehors, entre des gens malades qui n'ont l'air de n'avoir plus qu'une seule idée en tête, de tuer la première personne qui leur passe sous le nez, et une population de crétins qui ne comprennent pas que notre présence est uniquement dans le but de veiller à leur sécurité, les choses sont de plus en plus difficiles à gérer. En rajoutant le fait que ces infectés - comme on les a appelés - sont soudainement devenus bullets-proof, du moins en dehors de la région crânienne, on a pas que ça a foutre que gérer les émeutes qui ont éclaté un peu partout en ville, pour protester contre une soi-disant violence contre les civils. Ce n'est pas suffisant d'essayer de ne pas se faire bouffer par ces décérébrés ? Il faut en plus qu'on se tire dans les pattes entre personnes encore fiables d'esprit. Merde quoi. Il n'y a plus de logique nulle part, on s'fait attaquer et on s'fait blâmer pour notre riposte, c'est pas croyable. Autant tous les laisser crever si c'est comme ça, ils regretteront bien vite notre protection par la suite. Enfin bref... pour l'instant on essaye de tenir bon comme on le peut. Suite à l'opération « Emerald Freedom », je me suis retrouvée affectée dans le camp de réfugiés établi au Garfield High School, qui est d'ailleurs devenu notre QG à cause de sa position idéale. Le gros des forces armées a été réparti sur plusieurs grands lieux, le deuxième plus important étant le stade de Century Link Field. Bien sûr, les troupes - réunissant les trois corps d'armées - ont été déployées un peu partout en ville, notamment dans les bâtiments les plus importants comme le Northgate Mall ou le Magnolia Community Center. C'est le général deux étoiles Anthony Moore qui est en charge de l'opération et qui prends toutes les décisions concernant Seattle et ses environs. Je pense qu'on ne pouvait pas avoir mieux que lui en ce qui concerne le commandement, il est réputé pour savoir ce qu'il fait et être un très bon meneur d'hommes. Il ne se pose pas de questions, quand il faut y aller, il n'hésite pas et il y va. Et les résultats ont toujours été présents. Il ne fait pas toujours dans la finesse, mais bon, tant que ça marche c'est le plus important.

Si il y a bien un truc qui me fait chier dans cette histoire, c'est de devoir cohabiter avec ces chieurs de la Navy. Je veux bien qu'on se retrouve tous dans le même bateau - sans vouloir faire de mauvais jeux de mots hein - mais il y a tous de même des limites. Les rivalités entre l'Air Force et la Navy ne sont pas prêtes de s'estomper, et ça sera toujours au jeu du "a qui sert dans la meilleure unité". Ça devient fatiguant. Mais bon, quand bien même il nous arrive de nous frictionner à se propos, on a plus forcément le temps de s'occuper de ça, on a bien trop de choses à faire à l'intérieur du camp. A commencer par la sécurité, qui a été élevée au niveau maximum. Les patrouilles sont de plus en plus nombreuses et sont en activités jours et nuits. Les civils qui nous rejoignent sont fouillés méticuleusement, on ne leur laisse aucune arme. Manquerait plus que ça, qu'on se retrouve à devoir gérer un conflit interne. L'entente risque d'être délicate entre eux et nous, mais ils pourront râler autant qu'ils le veulent, ça ne changera rien. Ils sont sous notre protection, ils se plieront aux règles, point. Et si ils ne sont pas content, je ne suis pas du tout contre l'idée de les renvoyer dehors. D'ailleurs, en parlant de civils, j'ai passé ma journée à l'inspection des nouveaux arrivants. Sérieusement, c'est une putain de corvée. Quand il y en a qui sont sur le feu de l'action, il y en a d'autres se tapent le boulot de merde. Bon, il fallait bien que ça arrive, puisque j'ai été de patrouille cette nuit, mais ça ne m'empêche pas d'envier mes collègues sur le terrain. Au moins, à eux, on ne vient pas leur prendre la tête tous les quarts d'heure. Vivement la relève... plus que quelques heures.

Bon, une nouvelle poignée d'arrivants... à quoi je vais avoir le droit cette fois ? J'en ai marre de me faire prendre pour une conne, par des couillons qui se croient assez malins pour pouvoir dissimuler un flingue sous nos yeux. Ou pire encore... il y a eut ce mec là, mordu par un infecté, qui a cherché à entrer par tous les moyens possibles et imaginables. En vain. Dommage pour lui, car je n'étais ni intéressée par son fric, ni par sa bite. Un homme mort, c'est tout ce qu'il représentait à mes yeux. Je me suis donc bien vite occupée de son cas, en quelque sorte je lui ai rendu un grand service, en lui ayant évité possiblement des heures et des heures de souffrances inutiles. Bon, revenons à nos moutons. J'observe la patrouille se ramener avec un duo de nouvelles têtes. Mes collègues nous les confient avant de laisser place à une nouvelle patrouille qui se remet en route aussi sec. Tout naturellement, je me dirige vers la femme, en gardant un œil sur les deux clébards avec elle, tandis que mes équipiers viennent s'occuper de celui qui l'accompagne. Mon regard se pose directement vers son ventre. Génial... une femme enceinte. Ça risque d'être fun, la vie de famille dans un chaos pareil. Non sans déconner, elle doit être à quoi ? Quatre mois ? Cinq mois ? Vu sa corpulence, presque à l'état de baleine, elle doit pas en être loin.

Arme en main, je m'approche d'elle en tentant de paraître moins intimidante que j'en ai l'air, cherchant à paraître un peu plus rassurante. J'ignore si cela fonctionne vraiment, mais je m'en fiche. Je lui affiche un léger sourire, qui ne paraît pas franchement sincère, avant de m'adresser à elle, sur un ton totalement indifférent.


- L'un de vous est blessé ?

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Ven 6 Nov 2015 - 0:45

Les choses auraient sans doute difficilement pu être pires, même dans les pires cauchemars. Tout ce qui se passait, c'était tellement irréel... Pourtant, les médias avaient tout martelé depuis maintenant un moment, comme pour rendre cette réalité tangible. Cela n'aidait absolument pas à s'y faire. Dans un premier temps, le couple avait pensé à simplement constituer des réserves pour tenir le coup en attendant que les autorités reprennent le contrôle. Et puis, tout s'était amplifié... Morgan avait fini par suggérer qu'ils rejoignent un camp de réfugiés. Thalia avait hésité. Sortir dans les rues, avec les émeutes et les infectés ? La maison lui avait semblé bien plus sûre. Et puis, il y avait au moins des moyens de communication. Ou ce qu'il en restait, avec les réseaux saturés et les défaillances... Elle avait tenté de joindre ses proches, bien loin de là. Elle était la plupart du temps tombée sur des répondeurs, sauf dans le cas de sa petite sœur qui lui avait assuré qu'elle était en sécurité. C'était déjà ça.
Finalement, la jeune femme avait dû se rendre à l'évidence. Son mari avait raison. Si les affrontements se rapprochaient de la zone résidentielle, que pourraient-ils bien faire ? Se terrer chez eux, sans doute, mais leur domicile n'avait rien d'une forteresse. La sécurité n'était rien de plus que celle servant à protéger les propriétés privées de quelques intrus ou de voleurs... Rien de conçu pour faire face à tout ce qui se passait dehors. Inquiète et ayant du mal à le cacher, elle avait aidé Morgan à faire leurs bagages. Cela n'avait pas pris tellement de temps. Ils avaient constitué les paquetages au cas où un départ précipité devrait avoir lieu, et ce depuis quelques jours déjà. Il leur avait simplement fallu emporter encore quelques petites choses, au cas où ils ne reviendraient pas avant un bon moment... Quelques provisions, des effets personnels, du matériel pour le bébé, juste pour prévenir, le nécessaire pour les chiens... et un couteau de cuisine. Une arme dérisoire, mais le mieux qu'ils avaient à leur disposition. C'était au moins une lame japonaise, réputée pour sa précision, sa solidité et son tranchant. Le top en matière de cuisine, et Morgan se l'était offert pour combler sa femme de bons petits plats. Finalement, cela risquait de leur servir à protéger leurs vies...

Ils avaient grimpé dans la voiture, posant les sacs derrière les sièges avant, faisant monter les chiens sur la banquette arrière. Les animaux sentaient la peur et la fébrilité ambiante. Ils n'étaient pas tranquilles, bougeant pas mal à l'arrière, l'air inquiets. Mais ils n'étaient pas les seuls. La zoologiste sentait des crispations gênantes vers son ventre, signe de la tension qui était la sienne. Elle avait cependant pris place côté passager, bouclant la ceinture. Et puis, ils avaient roulé. Il leur fallut emprunter les axes secondaires, les autres étant résolument encombrés de véhicules laissés à l'abandon, pour la plupart. Ils croisèrent des infectés, visiblement intéressés par leur présence, et par celle des chiens qui aboyaient en découvrant les crocs, poil dressé, sur la banquette arrière. Ces choses passèrent à l'attaque, martelant la carrosserie de leurs poings. Morgan serra les dents, finissant par écraser l'un d'eux qui gênait le passage. Le craquement qui se produisit sous les pneus fut répugnant, et Thalia sentit un haut-le-coeur lui étreindre la gorge. Pour le contrôler, elle s'agrippa au siège, l'autre main crispée sur son ventre rond. Pourtant, Dieu lui en fut témoin... elle aurait pu jurer que l'infecté qu'ils avaient renversé s'était relevé... Impossible, pas avec les os qui s'étaient brisés comme des allumettes ! Ce devait être l'émotion...
Durant un temps, son mari put encore conduire le véhicule, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent finalement bloqués. Continuer à pied était une option terrifiante, qu'elle envisagea avec une angoisse croissante. Mais ils ne pouvaient décemment pas rester là. Ils sortirent donc, jetant les sacs sur leurs dos, passant leurs laisses aux chiens. Ceux-ci tiraient pas mal, par rapport à d'habitude, et les maîtriser ne fut pas facile. Au moins, ils repéraient facilement la présence du danger, et leur signalèrent des infectés qui s'approchaient par derrière. Ils n'eurent qu'à mettre les voiles au plus vite, priant pour atteindre bientôt un refuge sécurisé. Le couple erra un moment dans les rues désertes, entendant les rumeurs lointaines d'alarmes de voitures et de conflits, avant de finalement tomber sur un groupe de plusieurs infectés. Ils étaient trois, et les aboiements menaçants des chiens ne firent que les intéresser davantage. A mesure qu'ils avançaient, les survivants reculaient... Au bout de leurs laisses, les animaux devenaient fous, cherchant à prendre le large. Et là, alors que tout semblait perdu... le claquement en rafale d'armes automatique se fit entendre. L'une après l'autre, ces choses s'effondrèrent. Derrière elles apparurent un groupe de militaires qui s'empressa de rejoindre le couple. Ils les examinèrent à peine plus que d'un coup d'oeil, leur demandant ce qu'ils faisaient là. Apprenant qu'ils cherchaient à rejoindre un camp de réfugiés, ils furent escortés jusqu'à l'un d'entre eux.

Ce fut ainsi que Thalia et Morgan se retrouvèrent devant Garfield Highschool, bagages sur le dos et chiens en laisse, au milieu d'autres réfugiés qui voulaient également entrer. Des militaires procédaient à des contrôles drastiques, à des fouilles consciencieuses, avant de laisser entrer les civils. Alors qu'ils attendaient leur tour, Morgan coula un regard en direction de sa femme.


« Ca va ?

A vrai dire, les efforts, la peur et le fait d'être restée longtemps debout commençaient à avoir raison de la résistance de la zoologiste. Elle avait vraiment besoin de s'asseoir et de souffler. Mais si attendre ainsi signifiait atteindre enfin la sécurité... Elle se força à sourire, pas vraiment aussi convaincante que si cela avait été naturel.

- Je vais bien. Ne t'inquiète pas pour moi.

Elle prit discrètement sa main pour l'étreindre entre ses doigts. Encore un peu d'attente, et vint leur tour de se faire fouiller. Une femme militaire les examina de pied en cap, armée et visiblement lassée. Elle leur fit un léger sourire après cet examen, sourire qui ne s'étendit pas à son regard. C'était juste de la pure façade. Nul doute qu'elle aurait préféré être ailleurs en ce moment même. Thalia n'avait pas forcément aimé l'expression qu'elle avait affiché quand son regard s'était posé sur son ventre. Une étincelle de rébellion naquit dans son œil, mais elle se morigéna intérieurement. Ce n'était pas le moment de faire de l'esclandre. Passant les doigts dans la fourrure des chiens-loups, afin de les calmer, elle répondit en échangeant un coup d'oeil avec son mari lorsqu'on s'adressa à eux.

- Non, rien du tout... Quelques coupures au plus, on a dû venir à pied quand la route n'était plus praticable. »

Un petit élancement douloureux se fit sentir dans son bas ventre, jusque dans ses lombaires. Thalia ne put retenir une petite grimace avant de porter sa main libre à son ventre. La fatigue, tout ça. Et le trajet avait été éprouvant. Elle avait besoin de se reposer. Au moins, elle sentait encore son bébé bouger, c'était toujours une bonne chose à prendre. Se concentrer sur du positif... Ils seraient bientôt en sécurité, tous.


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Ven 6 Nov 2015 - 20:56

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« Chaos was the law of nature. Order was the dream of man. »
Bon. Après une minutieuse inspection, durant laquelle j'ai juste eut à confisquer un couteau, il semble que le couple ne représente pas une grande menace pour la sécurité du camp. Quoi que... les hormones, il paraît que ça peut servir d'arme de destruction massive lorsqu'elles sont bien utilisées. Déjà que que la nana a juste l'air d'être une véritable grognasse, je n'ose pas imaginer comment évoluera la situation dans quelques mois, lorsque la présence du petit gnome dans son ventre se voudra être de plus en plus insupportable. Espérons juste que d'ici là, la situation se sera rétablie et que tout le monde pourra regagner son chez soi et reprendre le court normal de sa vie. Enfin bon... parti comme c'est, j'ai quelques doutes quant à une amélioration des choses. C'est très mauvais signe, surtout lorsque l'on sait que toutes les communications avec le gouvernement ont été rompues. Du côté de l'armée, nous sommes seuls, livrés à nous-même, avec pour seul commandement les différents généraux assignés à la protection du sol américain. Je n'ai donc pas pu m'empêcher de croiser son regard et sentir une légère tension, mais je crois qu'elle a bien comprit que ce n'était pas du tout le moment pour elle de faire des vagues, alors elle s'est simplement ravisée de dire quoi que ce soit. Au moins, elle a comprit qu'ici, elle n'est qu'une invitée. Bref, je n'en ai pas du tout finit avec elle, puisque je suis rapidement assignée à la tâche de la guider, elle et son mari - à travers le camp. Tout du moins, les mener jusqu'au gymnase où ils auront tout le plaisir de prendre leurs marques et de passer entre les mains des doc's. Au passage, j'en profiterais pour leur dresser la liste des règles, afin que leur séjour ici se passe pour le mieux. Il s'agit la de ma dernière corvée, après, j'aurais quartier libre pour quelques petites heures.

- Bienvenue à Garfield High School, leur lâchais-je sur un ton encore plus désintéressé que tout à l'heure. Ouais, je ne fais pas du tout dans l’amabilité, pour un accueil chaleureux il faudra repasser ou aller voir le caporal Fitzgerald des marines. Ah putain, celui-là, une vraie crème avec tout le monde, toujours aux petits soins de ceux qui en ont besoin. Pour ma part, je m'en fous, la condition des civils ne me fait ni chaud ni froid, je n'irais pas jusqu'à entrer systématiquement en conflit avec eux - comme pourraient le faire certain - mais je n'irais certainement pas non plus m'inquiéter de leur état d'esprit actuel. Je fais selon les ordres, point.

- On a aménagé le gymnase du campus en lieu résidentiel, le confort est sommaire, mais vous vous y ferez. C'est là bas que je vous emmène. Sinon, c'était comment là dehors ?

Si j'en crois ce que la future maman a pu me dire, ils ont terminé le chemin jusque ici à pied. Si c'est le cas, c'est qu'ils ont du rencontrer quelques complications en route, et qu'ils ont bien de la chance d'être arrivé sains et saufs. Parce que ce n'est pas le cas de tout le monde, pour avoir vu ce qu'il se passe à l'extérieur, c'est vraiment pas beau à voir. En quelques jours, j'ai presque comme l'impression de revivre l'Afghanistan, peut être même en pire.  Des bains de sang, j'ai déjà pu en voir, mais pas d'une telle ampleur, et surtout pas autant en si peu de temps. Les infectés n'ont plus l'air d'avoir de conscience, ils ne sont animés que par le désir de vous bouffer vivants. Ils n'ont plus rien d'humains... et pire encore, les morts se relèvent et finissent par devenir comme eux au bout de quelques heures. Endommager leur système nerveux - leur tirer dans la tête en gros de mon point de vue - est le seul moyen d'en venir à bout. J'ai déjà mon quota de victimes - ça fait un peu bizarre de se dire que j'ai abattu ce qui était autrefois des gens - mais je n'est guère eut le choix, il s'agissait là de défendre des vies. Malheureusement, de notre côté on subit aussi des pertes. A cette idée là, je ne peux m'empêcher de serrer les quelques plaques que je porte autour de mon cou, celles de mes compagnons récemment tombés.

- Ah et... je suis le lieutenant Manning, de l'US Air Force.

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Sam 7 Nov 2015 - 0:36

Visiblement insensible aux maux de la future mère, la militaire en charge de leur situation procéda à une fouille réglementaire. Comprendre par là, fouille de leurs bagages mais aussi de ce qu'ils portaient sur eux. Amarok, de toute évidence intimidé par la tenue qu'elle portait, gronda tout bas sans pourtant faire preuve d'une réelle agressivité. Thalia le retint, afin qu'il n'y ait pas de malentendu. La dernière chose dont elle avait besoin, c'était qu'on abatte son chien de manière préventive. Son regard se posa sur ses compagnons à quatre pattes. Dans toute cette cohue, leurs semblables allaient encore être des laissés pour compte, comme à chaque grande catastrophe... Pour sa part, il avait été hors de question qu'elle les laisse en arrière. Ni son mari ni elle n'y avaient pensé une traître seconde.
Retenant un petit soupir, la zoologiste se laissa fouiller, sentant les mains de la militaire parcourir son corps pour y trouver un quelconque objet dangereux ou suspect. Sérieusement, ils s'attendaient à quoi ? Dénicher des terroristes infiltrés pour faire sauter une bombe à l'intérieur du lycée ? Tous ces gens qui attendaient là pour entrer n'étaient motivés que par une seule et même chose : entrer trouver de la sécurité face à cette menace nouvelle et terrifiante qui se faisait plus manifeste chaque jour. Rien qu'en repensant aux infectés qu'ils avaient croisés, elle frissonna. Ces yeux vitreux et vides, ces mâchoires qui claquaient dans leur direction... On aurait dit des pantins désarticulés, manipulés par une quelconque entité fascinée par le morbide. Aussi curieux que cela puisse paraître, ces choses avaient l'air... mortes. A croire que la logique la plus élémentaire n'avait plus cours.

Sans surprise, l'examen corporel s'acheva sans que rien n'ait été découvert. Après tout, on leur avait déjà confisqué leur unique arme, le couteau de cuisine qui avait manqué de trancher des chairs malades durant leur petit exode dans les rues. Est-ce qu'ils avaient vraiment l'air de représenter une menace, quand ce qu'ils avaient eu de plus convaincant pour défendre leurs vies avait été ce simple ustensile ? Posant son regard gris-bleu sur la militaire, Thalia se garda de lui demander si elle était satisfaite, ou rassurée, malgré l'envie qui lui brûlait les lèvres. La fatigue et la peur n'aidaient sans doute pas à apaiser son caractère... Elle avait terriblement envie de s'asseoir ou de s'allonger. Elle n'en était qu'à cinq mois, mais sa grossesse commençait déjà à avoir des effets fatigants sur son corps. Jetant un coup d'oeil derrière elle, elle put voir la file de réfugiés qui attendaient leur tour pour entrer. Si chaque camp installé par l'armée attirait autant de monde... Seattle était une grande ville, après tout, mais c'était encore plus flagrant lorsqu'on observait tous ces visages anxieux et fatigués.
Leur garde se transforma alors en guide, leur faisant signe de la suivre à l'intérieur. Enfin. La zoologiste ne put retenir un petit soupir de soulagement en étant pour de bon dans l'enceinte, consciente qu'il y avait au moins quelque chose de solide entre eux et les infectés au dehors. Morgan empoigna les sacs, lui signifiant d'un regard qu'elle n'avait pas intérêt à y toucher. Elle n'insista pas, menant plutôt les chiens-loups à la laisse tout en veillant à ce qu'ils ne s'écartent pas trop pendant qu'ils traversaient les lieux. La présence de l'armée était bien marquée. De cet établissement scolaire, il ne restait déjà plus que des traces. Il y avait des gens partout, du matériel, et surtout des militaires qui évoluaient sans même faire attention à leur présence. Ils auraient tout aussi bien pu être des casiers, la différence n'aurait pas été sensible. Il semblait que c'était l'ambiance générale dans le camp de réfugiés, et il allait falloir s'y habituer... De manière informelle, les comportements étaient parfois plus parlants que des mots...

Alors que son mari lâchait un remerciement pour la salutation de bienvenue, Thalia se retint d'en faire autant. Le ton râpeux de la militaire lui avait net coupé l'envie. C'était stupide, sans aucun doute... Le cumul de tout ce qui s'était passé récemment. Mais pourtant, son comportement hérissait la future mère. Ils étaient des êtres humains, pas juste des têtes de bétail à traiter. D'un autre côté... si cela faisait des heures qu'elle était là à trier les arrivants, cela pouvait peut-être se comprendre ? La lassitude, la fatigue... Ces militaires avaient peut-être des proches perdus de vue, eux aussi. Cela lui remit en mémoire sa famille dont elle n'avait pas de nouvelles. Elle aurait voulu pouvoir les contacter. Peut-être avaient-ils un moyen de le faire ? Les lignes étaient tellement aléatoires, depuis un certain temps...
Le couple continua à suivre leur guide dans les couloirs plus ou moins encombrés. On aurait presque pu croire arpenter les couloirs d'une gigantesque fourmilière. Il y avait de l'activité, et la plupart de ceux qu'ils croisaient vaquaient à des occupations précises. Thalia fut tirée de ses observations par la voix de la militaire. Ils allaient être installés dans un gymnase, reconverti pour accueillir les réfugiés. Un grand classique. En cet instant, elle aurait pu se satisfaire de tout, du moment qu'elle pouvait se reposer. Elle fit une petite grimace en sentant un nouvel élancement douloureux au niveau de ses lombaires, puis elle répondit à la question sur la situation extérieure :


« C'est la confusion. Il y a de plus en plus d'infectés, les rues sont difficilement praticables... Et la violence prend encore de l'ampleur. On avait pensé à rester chez nous jusqu'à ce que tout se calme, mais on n'aurait pas été en sécurité...

L'évidence s'était clairement faite dans la rue. Tôt ou tard, tous ces troubles seraient arrivés à leurs portes. Et ils n'auraient eu que leurs propres capacités pour se défendre. Leur maison n'avait rien d'un bunker prêt à affronter un siège d'émeutiers ou d'infectés... Malgré tout, la future mère espérait qu'ils pourraient regagner leur foyer au plus vite. Voir l'intérieur du lycée lui donnait le sentiment que tout serait bientôt sous contrôle. Cela semblait tellement... efficace et organisé ! Par ailleurs, elle ne s'imaginait pas vraiment mettre son bébé au monde ici. Encore quatre mois à tenir... d'ici là, ils auraient réglé le problème, non ?

- Morgan. Et ma femme, Thalia. Merci pour... ça.

Difficile de savoir comment répondre. Le ton était tellement distant que ces marques de chaleur humaine sonnaient faux. On aurait dit qu'elle récitait un texte appris par cœur. Une sorte de... manuel de procédure. Finalement, la zoologiste se risqua à poser une question. C'était plus fort qu'elle, cela lui brûlait les lèvres, et l'espoir flambait à nouveau depuis qu'elle avait entraperçu en arrivant les moyens dont l'armée pouvait disposer.

- Est-ce qu'ils serait possible... d'appeler quelqu'un ? On est sans nouvelles de nos proches... »

Après tout, les communications étaient toujours là... simplement très aléatoires. Les lignes fixes étaient les moins fonctionnelles, et les portables surchargés. En revanche, internet s'en tirait assez bien, de même que tout ce qui transitait via satellite. Avec de la chance, ils auraient un moyen pour qu'elle puisse contacter sa famille restée au Colorado...


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Dim 8 Nov 2015 - 1:09

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Plus je m'enfonce dans le camp et plus j'ai du mal à me dire qu'il s'agissait encore d'un lycée il y a quelques semaines. Le Garfield High School est vraiment devenu une des bases les plus sécurisées de Seattle, le QG des opérations se déroulant dans la cité d'émeraude. L'armée a mobilisé un peu plus de trois cent soldats sur le lieu, environs cinq cent du côté du stade de Century Link Field, ce qui est une grande première en terme de déploiement sur le sol américain. En somme, c'est que la situation doit être vraiment critique pour en arriver à des mesures d'aussi grande envergure. C'est impressionnant de voir à quel point et à quelle vitesse les forces armées ont prit possession des différents endroits stratégiques pour en faire de véritables forteresses. Le plus dur à gérer, ça reste les civils, qui sont en très grands nombres, ici à presque quatre cent personnes et qui ne nous rendent pas forcément le travail facile. Il y a de plus en plus de tensions, surtout avec les militaires les plus indisciplinés qui considèrent la population comme une gène et qui donc se permettent de se positionner au dessus d'eux à cause de leur statut, qui en quelque sorte les privilégie. Mais c'est aussi la politique du Général Moore qui a favorisé ce comportement, celui-ci préférant d'abord veiller au confort de ses hommes avant tout le reste. Pour ma part, je n'ai pas vraiment d'avis sur la question, je me fiche de savoir lequel des deux partis doit avoir la priorité sur l'autre, je me contente simplement de suivre les ordres qu'on me donne. Et les miens, actuellement, c'est d'escorter monsieur et madame Doe jusqu'au gymnase. Ouais, Doe, parce que très franchement, qu'ils se présentent ou pas, j'en ai clairement rien à foutre de leurs noms. Je ne les retiendrais pas de toute manière. Dans les prochains jours, j'aurais vu passer encore bien du monde, alors si je dois m'amuser à me rappeler de tout, alors je suis très loin d'être sortie de l'auberge.

La future mère me fait part de son expérience à l'extérieur, mais je l'écoute qu'à moitié. En fait, j'en ai déjà vu bien plus qu'elle et son récit n'apporte rien de plus que ce que l'on sait déjà. Les infectés sont de plus en plus nombreux - ce qui signifie qu'il y a de plus en plus de morts - et deviennent une menace de plus en plus importante. Et ce qui pose problème, c'est le silence du gouvernement, qui nous laisse dans l'obscurité la plus totale, sans la moindre informations concernant la situation. On ne peut donc qu'émettre des hypothèses quant au déclenchement de cette épidémie. Est-ce une attaque biologique ? Est-ce des expériences qui ont mal tourné ? Autre chose encore ? Il est donc impossible pour l'armée d'agir dans le flou, et son seul but actuellement est donc de protéger au mieux la population. Alors qu'il serait peut être plus sage de rassembler les troupes et de ratisser la ville en éliminant toutes formes de menace. Il faudrait agir, avant qu'il ne soit trop tard... ou pire encore, qu'on se retrouve sous une pluie nucléaire, une solution extrême mais qui réglerait très probablement la question. Si jamais on se retrouve débordé, et que la situation devient hors de contrôle, c'est ce qui risque d'arriver dans cent pour cent des cas. Après, Seattle ne sera peut être pas la priorité, puisqu'aux dernières nouvelles, la pandémie s'étends sur tout le continent. Du coup, j'ai peut être foi en nos chances de survie, aussi minimes soient-elles.

Je lâche un soupire lorsque la femme me demande si il est possible pour elle de joindre ses proches dont elle est sans nouvelles. Et puis quoi encore ? Si on devait, pour chacun des civils présents dans l'enceinte du campus, accéder à cette requête, ça deviendrait le gros bordel. Déjà que les communications sont très aléatoires, inutile de saturer le réseau avec des appels inutiles. La priorité reste pour le contact militaire, où nous avons besoin d'avoir une totale visibilité sur les informations qui sont transmises. Alors va falloir s'y faire, il y a deux possibilités, soit vos proches sont morts, soit ils ont eut un peu de chance et ils ont réussit à trouver une zone sécurisée. En ce qui me concerne, je me suis déjà faite à l'idée de ne plus jamais retrouver ma famille. Depuis mon engagement à l'armée les liens ont été plus ou moins coupés, et personne n'a cherché à reprendre le contact. De plus, comme ils sont toujours à Washington, je me fais très peu d'illusions quant au fait de les revoir. J'espère sincèrement qu'ils ont pu s'en sortir, au moins pour mon père. Pour mes frères, ils peuvent crever, ça m'est absolument égal. Je soupire une nouvelle fois, avant de lancer un regard noir dans la direction du couple, cherchant à leur faire comprendre qu'ils commencent réellement à m'exaspérer. Heureusement qu'on approche du gymnase, car je risque de ne pas les supporter encore très longtemps.  


- Va falloir prendre votre mal en patience. Vous n'êtes pas tous seuls à être sans nouvelles de l'extérieur. Les communications sont réservées pour les transmissions militaires.

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Thalia M. Caldwell
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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Dim 8 Nov 2015 - 11:00

Naturellement, Thalia s'était attendue à un refus. Il y avait beaucoup de réfugiés, ici, et elle ne devait pas être la seule à avoir posé la question. Si chacun devait faire une tentative... ce serait une sacrée logistique. Mais il avait fallu qu'elle demande, ne serait-ce que pour en avoir le cœur net. Au fond, vu l'air globalement peu cordial des militaires qui les entouraient depuis leur arrivée, il y avait peu de chance qu'ils fassent preuve d'un peu d'empathie. Sans rien dire, elle retint un soupir. Elle allait être condamnée à essayer encore et encore de contacter ses proches via son téléphone portable, qui était toujours dans la poche de son pantalon. Jusqu'ici, ses essais avaient toujours échoué, débouchant sur un agaçant « no signal ». Dans le fond, elle savait que cela ne risquait pas de changer... mais elle ne pourrait pas s'empêcher d'essayer. Alors qu'ils continuaient à suivre leur guide, elle se demanda si sa famille avait pu trouver un refuge semblable, dans le Colorado. Est-ce qu'il y avait également des militaires qui avaient mis en place un réseau de protection semblable ? Y avait-il autant d'infectés ? Denver devait sans doute être dans le même état que Seattle, puisque les villes avaient à peu près la même densité... Une chance pour ses proches, ils habitaient une petite ville plus éloignée, à l'origine, et aucun de ses frères ou sœurs ne s'était installé durablement dans une grande agglomération. A moins... à moins qu'ils n'aient rejoint Denver si les autorités les y avaient invités ?
La future mère secoua la tête, sachant que ces vaines spéculations ne l'amènerait à rien. A rien, sinon se faire du souci inutilement. Elle commençait également à se demander quand est-ce qu'ils allaient enfin arriver. Avec tout ce qui fourmillait autour d'eux, on aurait pu croire que jamais ils ne pourraient se repérer. Tout ce monde... C'était impressionnant. Et elle n'aurait su dire si cela la rassurait, ou l'inquiétait. On aurait pu croire ces scènes de réfugiés de guerre que n'importe quel Américain avait pu voir durant des années diffusées sur son écran de télévision. Voir tout ça ici... c'était surréaliste.


« Est-ce que ça durera longtemps, tout ça ? Je veux dire... vous pensez qu'on pourra rentrer chez nous d'ici quelques temps ?

La zoologiste tourna la tête vers son mari, qui avait posé la question. Des inquiétudes normales, en somme, elle aussi se le demandait. Elle ne se voyait pas vivre ici durant des mois... Ce n'était pas possible de toute manière, si ? Avec tous les militaires déployés en ville, cela ne serait qu'une question de temps... Ils n'avaient tout de même pas l'armée la plus puissante du monde pour rien ! Toutefois, elle préférait ne pas se risquer à faire ce genre de demandes. Elle aimait de moins en moins le ton qui était employé par la militaire. Certes, ils ne devaient pas être les premiers à poser ce genre de questions... Mais il était légitime de les poser au représentant de l'autorité à qui ils avaient affaire, non ?

- On ne sait plus trop bien à quoi s'attendre... Ca ne durera pas des mois, si ? On attend un bébé, alors... enfin, vous voyez.

Thalia glissa sa main libre sur le bras de Morgan. Il échangea un regard avec elle. Naturellement, c'était pour cela qu'il s'en faisait le plus. Quoi de plus normal ? Elle tâcha au moins de le rassurer sur tout cela en lui pressant doucement le bras. Elle était fatiguée, son dos commençait à être douloureux, mais elle allait bien. Pas la peine qu'il se fasse encore plus de souci avec tout ça. S'il s'inquiétait pour tout le monde, il allait finir par se tuer à la tâche. Pour l'heure, ils étaient ensemble, et ils étaient sains et saufs, alors que les choses auraient pu très mal tourner. C'était déjà le principal, et malgré les inquiétudes qu'elle nourrissait pour sa famille, elle-même se sentait déjà rassurée par ce simple fait.

- Il y a beaucoup de monde par ici... Est-ce que tous les camps de réfugiés sont comme ça ? »

L'interrogation était autant pour leur guide qu'une simple réflexion à voix haute. S'il fallait protéger des milliers de personnes, nul doute que la logistique devait être extrêmement complexe à organiser. Elle ne savait pas combien de camps avaient été mis en place, au juste. Elle savait simplement qu'il y en avait plusieurs. Les militaires qui étaient venus les secourir les avaient amenés là, mais il y avait de fortes chances pour qu'ils choisissent le premier qui se serait présenté s'ils étaient arrivés par leurs propres moyens. Près d'elle, les chiens commençaient à avoir la langue pendante. Vivement qu'ils puissent s'installer, et récupérer un peu de leurs émotions. Et dans son cas, prendre un peu de repos...


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Lun 9 Nov 2015 - 0:14

Chaos Live In Everything

ft. Thalia M. Caldwell


« Chaos was the law of nature. Order was the dream of man. »
Ça y est, je commence à saturer. Des questions, encore et toujours des questions. Depuis quelques jours c'est toujours les mêmes qui reviennent en boucle, j'ai comme l'impression de me repasser encore et encore la même bande son d'un baladeur cd. Qu'est-ce qu'il se passe exactement là dehors ? Est-ce que les choses vont s'arranger ? Va-t-on retrouver nos maisons ? Va-t-on survivre à tout ça ? Mais bordel, si on avait la réponse à ces questions, ça fait déjà bien belles lurettes qu'on vous aurait mit au courant ! Le fait est que nous aussi, du côté de l'armée, on se retrouve dans le flou le plus total. La seule chose dont on peut être sûr, c'est qu'on fait de notre possible pour essayer de maintenir la situation sous contrôle et de protéger au maximum la population. Mais la dernière remarque, celle-là, on me l'avait encore jamais faite.  Bon alors, d'une, comme je l'ai déjà évoqué, j'en sais foutrement rien de combien de temps tout ça va encore durer. De deux, fallait y réfléchir à deux fois avant de s'envoyer au septième ciel et de faire un gosse qu'ils ne vont pas du tout être capable de gérer ! Non mais sérieusement, à les regarder ces deux là, ils auraient mieux fait de continuer à élever leurs chiens. Chiants comme ils sont, je n'imagine pas du tout ce que risque de devenir leur progéniture. Je soupire une nouvelle fois, ne cherchant plus du tout à cacher mon agacement, leur signifiant clairement qu'ils commencent à atteindre les limites de ma patience. Vivement que je me débarrasse d'eux, pour pouvoir enfin profiter de quelques petites heures de pause avant de reprendre le boulot. Je leur réponds tout de même, pour ne pas leur laisser l'impression qu'ils parlent à un mur, arborant un ton las.

- Bon écoutez, à votre place je me préoccuperais davantage de comment ne pas me faire bouffer. Bébé ou pas, ces saloperies là dehors ne feront pas la différence. Quand il y aura du nouveau, vous serez tous au courant, ok ? Pour l'instant si vous pouviez vous contenter de ne pas rester dans nos pattes, ça serait cool.

On en arrive donc au sujet qui fâche. La relation entre les civils et les militaires. Ces deux là sont peut être nouveaux, mais il s'en rendront bien vite compte, alors autant que je les mette en garde tout de suite et que je leur explique les quelques règles du camp. Le plus important, pour eux, c'est sans doute l'heure du couvre-feu, qui a été fixée à 21h30. Mais aussi la localisation des zones interdites, strictement réservées au personnel de l'armée.

- Et puis, estimez vous heureux qu'on ai de quoi prendre en charge la grossesse ici. D'autres ont certainement moins de chance que vous.

Et puis, si le gosse doit naître ici, il naîtra ici. Plus tard, on pourra lui raconter les circonstances de sa naissance, et ça lui fera au moins quelque chose de spécial dans son existence, il ou elle, pourra même s'en venter. C'est pas tous les jours qu'on peut dire avoir poussé ses premiers cris dans l'enceinte d'un lycée reconverti en forteresse de guerre.

Enfin bref... nous y voilà enfin. le gymnase. A l'intérieur, c'est le bordel total, à plus de trois cent personnes entassées les unes sur les autres, tentant au mieux d'avoir le plus d'espace possible,  c'est presque invivable. Comme j'avais déjà pu leur annoncer, les conditions de vie y sont très sommaires, pour le confort il faudra repasser. Je scrute les alentours, cherchant à trouver du regard la personne qui prendra le relais pour Thalia et Morgan, à savoir un des gars de l'équipe médical. Celui-ci semble occupé pour l'instant, ce qui veut dire que je vais encore devoir me coltiner monsieur et madame casse bonbons. Parce que je ne suis pas encore permise de les laisser vadrouiller seuls, avant qu'ils n'aient été clairement spécifié que leur état de santé est en règle.


- Après une petite analyse médicale, vous serez libre de prendre vos marques.

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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything   Aujourd'hui à 2:04

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Chaos Lives in Everything

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