Partagez | .
 

 Le restaurant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Auteur
Message
Axel J. Kennedy
Bras droit | Sanctuary Hills
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 709
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Le restaurant   Mar 10 Nov 2015 - 22:58


    Le stress commençait légèrement à monter mais je n'en perdais pas pour autant mes moyens et réfléchissais au moyen de nous sortir indemne ; je n'avais aucune intention de mourir, pas maintenant que je pouvais enfin vivre comme je l'entendais. Justin eut alors une idée intéressante, il est vrai que je ne pensais plus du tout à ses parpaings.

« C'est une bonne idée oui ! »

    Je le suivis à l'intérieur, espérant qu'il ne retourne pas sa veste au dernier moment et m’assomme avec. Après quelques allers retours nous avions mis en place notre petit escalier de fortune. Il n'était pas à hauteur adéquate pour passer aussi aisément qu'avec quelques parpaings de plus mais il supporterait notre poids et nous n'avions pas le temps de tergiverser trop longtemps. Justin monta en premier et, en effet, il n'était pas évident de passer au dessus du mur. Je dû l'aider à monter, poussant sur ses jambes pour le hisser en haut ; situation guère rassurante de se savoir de l'autre côté du mur. Il m'aida néanmoins à son tour à grimper et nous furent de l'autre côté en quelques secondes. Époussetant mon pantalon tant en maintenant fermement la sangle de ma housse de guitare sur mon dos, je reportais mon regard sur lui d'un air reconnaissant.

« Merci. »

    Mais c'était plus fort que moi, j'avais toujours cette appréhension envers mes semblables qui avaient tendance à n'avoir aucun scrupule à planter un couteau dans le dos de leurs congénères. Bon, et maintenant ? Nous ne savions pas d'où venaient ces coups de feu ni ce qu'il y avait au bout de la rue ; mieux valait rester prudents pour le moment. Mettant mon appréhension de côté, et voyant son air un peu perdu et interrogateur, je lui lançais :

« Bon, je sais pas si t'as envie de voir c'qu'y a là-bas mais c'est pas mon cas. On sait même pas c'qu'y a au bout de cette rue, ça a sûrement dû en réveiller d'autres... »

    Je n'avais aucune envie d'établir domicile dans cet endroit, mais il devait encore y avoir quelques maisons qui cachaient des provisions et je ne pouvais quitter le quartier sans avoir trouvé quelques autres trucs ; mieux valait prévoir car, comme l'avait dit le brun, d'ici peu il risquait de ne plus rien y avoir. Je jaugeais Justin, me demandant s'il était judicieux que nous fassions ces fouilles ensemble, il m'avait certes aidé mais rien ne me garantissait qu'il continuerait ainsi.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Le restaurant   Mer 11 Nov 2015 - 11:16

Axel m’aida avec plaisir à installer le petit escalier. J’étais assez surpris par son enthousiasme. J’aurai pensé qu’il me décourage en affirmant que c’était une mauvaise idée. Même avec cela, il fut difficile de franchir le mur. Heureusement, que j’étais assez sportif. J’imagine que les personnes âgées, handicapées ou en surpoids n’avaient aucune de s’en sortir actuellement. Darwin avait longuement évoqué cela dans ses bouquins. Seuls les individus capables de s’adapter à leur environnement pouvaient survivre. Pendant longtemps, l’espèce humaine pensait échapper aux lois naturelles en étant au sommet de la chaîne alimentaire. Ce n’était plus le cas à présent car ces infectés étaient plus fort que nous.

Par la suite, le grand brun m’indiqua qu’il n’avait pas forcément envie de voir d’où venaient les coups de feu. Ça tombe bien, j’étais exactement du même avis. Toutefois, je ne voulais quitter Axel comme cela. Je voulais acquérir sa confiance. Peut-être qu’on pourrait chercher des vivres ensemble. En ce qui me concerne, mon sac à dos était presque plein et par conséquent, la majorité des vivres serait pour lui. Je lui lançai alors en souriant :
-Moi, j’ai assez de provisions mais je peux t’aider à en trouver. On pourrait visiter quelques maisons. Profitons en avant que les militaires viennent tout prendre. D’autant plus que la majorité partie de la nourriture va être périmée d’ici peu !


Je désignai une maison à proximité. C’était une maison tout à fait banale, ni vraiment grande ou petite. On remarqua que le jardin était rempli de feuilles mortes et il y avait même quelques champignons. J’avais remarqué que beaucoup de gens étaient partie en précipité et n’avaient pas eu le temps de prendre leurs affaires. Je m’approchai de la porte. Elle était fermée évidemment. Mais en faisant le tour, je vis que la porte du garage ne l’était pas. Parfait. Nous étions à présent dans une petite cave contenant des outils de bricolage et de jardinage. Peut-être qu’Axel trouverait cela utile mais moi, j’avais ce qui me fallait a la maison. Je regardai le brun et rentra lentement dans le couloir principal. A gauche, se trouvait la cuisine. Elle était petite mais bien équipée. Je laissai Axel ramasser ce qu’il l’intéressait. A l’étage, j’entendis des coups réguliers dans la cloison. On était repérés mais ces infectés débiles ne pouvaient pas ouvrir la porte. A l’extérieur, un autre zombie tapait contre la vitre. Décidément, on n’était jamais tranquille. Au moins chez moi, le portail empêchait les malades de rentrer dans ma propriété et me permettait ainsi de dormir sur mes deux oreilles. Je lançai alors à mon collègue, calmement:
-T’as trouvé des choses intéressantes ?
Revenir en haut Aller en bas
Axel J. Kennedy
Bras droit | Sanctuary Hills
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 709
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Le restaurant   Ven 13 Nov 2015 - 23:18


    La proposition de Justin m'étonna vraiment, je ne m'attendais vraiment pas aace qu'il propose de m'aider à fouiller des maisons. Au contraire, je m'étais plutôt préparé à ce qu'il se serve de la première occasion pour se barrer, en tous cas c'est ce que j'aurais moi-même fait si je m'étais retrouvé à quelqu'un comme moi ; mais il semblait que malgré mes efforts pour garder des distances avec les autres, ils avaient toujours eut l'envie -ou la folie- de tenter de percer cette carapace de haine qui m'entoure. Rares étaient ceux qui y étaient réellement parvenus. La proposition de Justin était vraiment sympa, bien qu'il me semblait tout d'un coup trop proche de ma bulle. Mais après tout, rien ne le forçait à faire cela et pourtant il le faisait, je ne savais pas réellement ce qu'il avait derrière la tête mais je n'oubliais pas de garder un oeil sur tout ce qui m'entourait ; y compris ses faits et gestes.

« Si tu n'as rien de mieux à faire je veux bien oui, ça ira plus vite comme ça. »

    Remarque inutile ; ne nous voilons pas la face : nous avons désormais autant de temps que nécessaire et il ne servait plus à grand chose d'essayer de faire les choses "vite". Mais il fallait bien que je dise quelque chose, et lui dire que cela serait plus sécurisant d'être deux au vu des coups de feu au bout de la rue n'était pas totalement vrai ; nous venions à peine de nous rencontrer et il était hors de question que je lui fasse pleinement confiance. Cependant, son aide était un bon début.

    Nous nous sommes donc dirigés vers une maison non loin, elle semblait relativement calme, à l'exception de quelques cadavres qui cognaient ci et là. Dans le garage j'avais trouvé un tournevis que j'avais glissé dans ma poche avec l'avoir fait tourné deux-trois fois dans ma main. Puis direction la cuisine où un mort griffait sans se lasser la vitre ; je me contentais de le regarder d'un air las, dans le genre "même là faut que tu me fasses chier". Je me mis à fouiller les placards et y trouva quelques cracottes, un paquet de bonbon encore en bon état, et une bouteille de jus d'orange probablement passé. Justin revint me voir alors que j'étais occupé à séparer en deux le paquet de bonbon, mettant la moitié dans un sac congélation.

« J'ai trouvé quelques bricoles, jus, céréales, et ça, lui dis-je en lui tendant le sac congélation. Je sais pas si t'aimes mais si je garde tout j'vais me faire une indigestion. »

    Ou peut-être pas. Je savais me rationner, pas de soucis la dessus. Mais il m'avait donné une conserve et aidé, alors je pouvais bien partager ça... Et puis qui sait, peut-être qu'il -ou que quelqu'un de son entourage- était victime d'hypoglycémie et que cela pouvait lui sauver la vie.

« T'as trouvé des trucs toi ? »





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Le restaurant   Sam 14 Nov 2015 - 19:06

Axel semblait surpris que je l’aide. Sans doute qu’on ne devait pas souvent l’aider dans la vie. Ça me rendait un peu triste de voir qu’il était si froid et distant. Mais au moins, il ne semblait pas violent. Il y avait eu suffisamment de morts comme cela et moi, pour le moment, je n’avais pas aidé grand monde. Arrivés dans la maison, je fus soulagé de voir qu’Axel commençait a moins me craindre. Du moins, il semblait un peu plus bavard et enthousiaste. Ce dernier réussit à trouver des aliments en abondance. De mon côté, j’avais trouvé du sel et deux boites de haricots. Le reste était périmé et je ne préférais pas y toucher. Je fus assez surpris qu’il me proposa de prendre des trucs. Je le regardai en souriant, puis lança :
-Moi, j’ai trouvé du sel et des boites d’haricots. Il y aussi des couteaux de cuisine dans ce placard. Moi, c’est déjà ce qu’il me faut en armes blanches ! Donne-moi, ce que tu n’aimes pas car mon sac à dos est déjà bien lourd !

Le zombie dehors continuait à frapper la vitre comme un abruti. Il n’était pas assez malin pour ouvrir la porte ou utiliser une pierre pour rentrer. Quand a ceux de l’étage, ils continuaient à frapper dans les cloisons. On était venue ici pour la bouffe donc inutile de monter à l’étage. Je regardai le grand brun un moment, puis lui proposa en souriant :
-On peut changer de maison du coup. Je n’ai pas spécialement envie de fouiller l’étage !
Je me rendis alors dehors. L’abruti qui frappait la vitre méritait une petite leçon. Je le décapitai alors sans pitié. Puis, nous nous rendîmes dans la maison voisine. Elle était assez similaire quoique un peu plus grande. En revanche, toutes les portes étaient fermées. Cependant, une fenêtre était mal fermée à l’étage. Avec un peu de souplesse, on pourrait y grimper. Je souris a Axel et lui proposa :
-Reste ici. Je vais monter et essayer de t’ouvrir.

Je commençai alors à faire mon acrobate et réussit à rentrer dans une chambre. C’était surement celle d’un enfant au vue des jouets que l’on y trouvait. Je sortis dans l’escalier et demanda s’il y avait des survivants. Personne. La famille qui vivait ici était soit abritée chez les militaires ou soit avait quitté Seattle. J’ouvris la porte du garage pour faire rentrer Axel. Je lui indiquai calmement :
-Pas de zombies a première vue ! On pourrait presque en faire un refuge !
Revenir en haut Aller en bas
Selene Sweetnam
leader | Messiah
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 07/11/2015
Messages : 1258
Age IRL : 26

MessageSujet: Re: Le restaurant   Dim 15 Nov 2015 - 13:03

Spoiler:
 


Pourquoi était-elle partie ? Il fallait qu’elle se raccroche à la réponse. Si elle l’oubliait, alors elle n’aurait vraiment plus rien. Pourquoi était-elle partie ? Parce que sa maison n’était plus sûre. Parce que l’infime limite qui la séparait du chaos avait volé en éclat et avait tenté de lui nuire. Pour quoi d’ailleurs ? La piller ? La tuer ? La violer ? L’enlever ? Elle ne savait pas. Elle ne savait rien. Rien, à part qu’elle était désormais une criminelle en fuite. Elle avait tué quelqu’un, non ? Les images revenaient l’assaillir de nouveau. Ce visage agonisant, les ignobles gargouillis, le sang, et…

Selene se figea. Elle avait cru entendre un bruit dans le jardin qu’elle croisait. Alors que la nuit lui avait offert une agréable couverture d’obscurité pour se faufiler dans les rues de la ville exsangue, la lueur grise du petit matin avait quelque chose de terrifiant. Elle sursautait au moindre bruit, le moindre bruissement de feuille était assourdissant et la sensation d’être dangereusement à découvert lui tordait les entrailles. La jeune femme avait choisi Madrona comme première destination parce qu’elle se doutait qu’en tant que quartier tranquille et résidentiel, la plupart des individus sains auraient choisis la protection du camp militaire. Il y aurait statistiquement moins de dégénérés prêt à égorger femme et enfant pour quelques conserves que dans les quartiers modestes. Ce serait donc l’endroit idéal pour se cacher, faire le plein et… aviser son avenir, non ?

Un chat déguerpit. Ce n’était qu’un chat. Son cœur battait toujours la chamade, mais elle se remit à marcher. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas aperçut ces… « autres ». Ceux qui ne parlaient, ne criaient pas, mais ne faisaient que déambuler en grognant. Ils semblaient morts. Par chance, aucun ne l’avait encore repérée. Par chance. La musicienne avait froid. Pourquoi n’avait-elle pas pensé à prendre un manteau ? La nuit automnale avait été glaciale et les rayons du soleil peinaient à percer le voile de nuages. Selene avisa finalement une maison, banale, murée dans le silence, mais qui avait l’avantage que l’une des fenêtres de l’étage était mal fermée.

Elle poussa un soupir, déplia ses bras gelés et entreprit de grimper sur l’une des gouttières. La jeune femme était suffisamment légère pour que l’installation tienne le choc, mais c’était la première fois qu’elle faisait ce genre de chose. Elle avait encore la sensation que les propriétaires allaient débarquer pour la prendre en flagrant délit, que les flics allaient arrivés gyrophares hurlants, mais il n’en était rien. Après de longs efforts et quelques menues écorchures sur les mains, l’étudiante était à l’intérieur.

Essoufflée, son cœur s’obstinant à briser ses côtes, engourdie par le froid et l’excitation, elle resta longuement assise au milieu des jouets inconnus. Elle renifla alors, se remit sur ses jambes, et entreprit un tour du propriétaire en oubliant de correctement refermer la fenêtre. Le but était principalement de s’assurer qu’il n’y avait personne. Les différentes pièces étaient mal rangées, voire désordonnées, comme si ses habitants s’étaient enfuis en vitesse. Toutes les issues étaient verrouillées et les placards étaient encore considérablement remplis.

- Clear, murmura-t-elle pour elle-même.

Selene s’était alors lavé les mains, avait chipé une bouteille d’eau et s’était retiré dans ce qui devait être une chambre pour adulte. Le lit était défait, les tiroirs retournés, mais ça n’était pas un problème. Après avoir bu, elle s’était allongée toute habillée et s’était endormie presque immédiatement, épuisée.

C’était une voix qui l’avait réveillée. Quelqu’un qui demandait s’il y avait des survivants. L’étudiante l’entendit passer pas loin mais resta muette, angoissée et tremblante. Devait-elle s’annoncer ? Devait-elle se cacher jusqu’à être de nouveau seule ? Son regard bleu croisa un miroir et ce qu’elle vit ne lui plu pas. Elle était blafarde, inquiète, déboussolée. Apparaître comme faible, c’était être faible, n’est-ce pas ? Dissimulant son couteau dans la manche de son boléro, la jeune femme se força à se ressaisir pour se cacher derrière la porte. Ici, elle pourrait écouter, savoir si les visiteurs étaient agressifs, et éventuellement les surprendre s’ils s’aventuraient dans la pièce.


Go back and forward, but all is melting like the snow ♪ Taking all from us, all we thought was left to know ♪ On what we treasure falls a dusty snow ♪ taking us backwards, but where we will never know.
Revenir en haut Aller en bas
Axel J. Kennedy
Bras droit | Sanctuary Hills
Modérateur
WALKING WITH THE DEADS
Date d'inscription : 31/10/2015
Messages : 709
Age IRL : 24

MessageSujet: Re: Le restaurant   Mar 17 Nov 2015 - 17:09

Spoiler:
 




    Je remerciais Justin d'avoir cherché de la nourriture et lui prit la boîte de haricot qu'il avait, une de plus n'était pas négligeable. Quant aux couteaux... j'estimais que mon couteau-évideur et le tournevis que j'avais trouvé plus tôt était déjà suffisants. Nous étions donc ressortis de la maison pour nous diriger vers une autre. Le brun en profita pour abattre le cadavre qui avait cogné inlassablement à la porte fenêtre. Je ne dis rien, chacun avait sa manière de gérer la situation et, si je ne ressentais ni le besoin ni l'envie de mettre fin à la seconde vie de ces personnes, je respectais toutefois le choix des autres.

    Arrivés devant la deuxième maison, les alentours semblaient calmes ; il n'y avait pas eut de nouveaux coups de feu et pas de voix. Justin monta tant bien que mal à l'étage et passa par la petite fenêtre ouverte, j'avais hoché la tête, attendant qu'il vienne m'ouvrir ; je l'entendis appeler de l'intérieur, demander si quelqu'un était encore présent et je ris nerveusement, me disant que de toute façon, si quelqu'un s'y cachait, il ne répondrait probablement pas. La porte du garage s'ouvrit enfin sur un Justin relativement souriant ; je ne pouvais savoir s'il était soulagé de ne pas être tombé face à je ne sais quoi, ou s'il était simplement fier de ce qu'il venait d'entreprendre.

« La prochaine fois que j'aurai besoin d'un grimpeur je ferai appel à toi ! »

     J'avais dis cela d'un ton calme, presque détaché, mais un petit sourire s'était tout de même dessiné au coin de mes lèvres. Je le suivais donc dans la maison, regardant à droite et à gauche si je ne trouvais rien d'intéressant ; et m'assurant par la même occasion qu'il n'y avait personne caché ci et là. Quelque cadres photos étaient posés sur le meuble de l'entrée, ces gens espèrent certainement revenir bientôt chez eux... L'espoir fait vivre, comme on dit. Sur une des photos on pouvait voir un couple avec leurs deux enfants ; ils respiraient la joie de vivre, s'ils avaient su ce qui allait arriver tout aurait sûrement été différent. Mais personne ne pouvait s'y attendre, et peu de gens s'en satisfaisaient ; à dire vrai que crois bien être le seul qui se complaît dans cette apocalypse. Je repensais néanmoins à la photo de ma propre famille, dans mon sac, et ne pu m'empêcher d'avoir un pincement au cœur, espérant de tout cœur qu'ils viennent rapidement. Me détournant de ces images en secouant la tête, je lançais à Justin en m'éloignant :

« J'vais voir à l'étage si y a des trucs intéressants. »

    Montant les étages le pas traînant, j'entre dans une pièce à ma gauche, la salle de bain. Fouillant dans l'armoire à pharmacie, j'y trouve quelques compresses, un désinfectant, et des cachets d'aspirine ; fourrant le tout dans mon sac afin d'avoir les mains libres, je me dirige vers une seconde pièce. Une chambre cette fois-ci. Une grande penderie s'y trouve, je me met donc dans l'idée de chercher un gros pull ou des grosses chaussettes ; l'hiver approchant ça ne serait pas de refus. Cependant, avant d'ouvrir la porte je crois sentir un mouvement derrière moi, entendre le léger bruit d'une respiration saccadée. Prenant rapidement mon couteau, je décide de voir de quoi il s'agit avant d'inquiéter Justin, et me dirige d'un pas calme vers l'autre bout de la pièce.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Le restaurant   Mar 17 Nov 2015 - 23:11

Lorsque j’étais dans la maison, je ressentais comme une présence. J’avais des sens assez développés et il était rare que je me trompe. Si c’était un infecté, il se serait déjà manifester. Sans doute un animal qui avait dû rentrer par la fenêtre. Inutile de s’en inquiéter. Je répondis alors a Axel : « Je suis très polyvalent tu sais. Je te montrerai quelques techniques si tu veux ». Le grand brun, après avoir regardé quelques photos partis ensuite fouiner l’étage. J’ouvris le frigo qui empestait le moisi. Je le fermai sans regarder ce qu’il contenait. Les placards contenaient encore des vivres mais la famille qui vivait ici avait emporté pas mal de trucs.

Mon sac était plus ou moins rempli. Je pense que ce sera bon pour aujourd’hui. Je pris deux paquets de biscuits et un plat cuisiné et je les mis dans mon sac à dos. Finalement, je réalisai qu’il me manquait du shampoing et des rasoirs. Je montai à l’étage en espérant qu’Axel n’ai pas eu la même idée que moi. Au pire, on partagera. Après tout, je l’avais pas mal aidé pour le moment. J’avais prouvé que j’étais à peu près digne de confiance.
Arrivé dans la salle de bains, je réussis à trouver un flacon de gel douche presque vide. C’est toujours mieux que rien. J’avais presque envie de prendre une douche. Je ne supportais pas le manque d’hygiène et comme j’étais sportif, je faisais des douches sans arrêt. J’arrivai ensuite dans la chambre ou je retrouvai un Axel avec le couteau bien en évidence. Visiblement, je compris bien vite qu’il n’était pas seul dans la pièce. Je lui fis signe de baisser son arme. Je lançai alors à la personne cachée calmement: « Ecoute, nous ne sommes pas méchants. Tu peux te montrer sans crainte. »

Surtout, ne pas la forcer à sortir de sa cachette. Elle ne nous devait rien et nous non plus. Et si c’était un enfant de la famille qui vivait ici ? Comment on pourrait faire pour le faire sortir d’ici et lui sauver la vie ? Ce n’était vraiment pas évident car je ne m’étais pas du tout préparé à ça. Je repris alors en ajoutant : « On est juste venu pour trouver à manger. Mais on va repartir et te laisser si tu ne veux pas te montrer ». Je regardai ensuite mon coéquipier et lui donna ce que j’avais trouvé au rez de chaussée de façon rapide.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Re: Le restaurant   Aujourd'hui à 11:37

Revenir en haut Aller en bas
 

Le restaurant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

 Sujets similaires

-
» PAS: Inauguration d’un restaurant communautaire à Delmas
» restaurant chinois
» Ouverture d'un restaurant sur la Lune...
» Assassinat au Navire-Restaurant "Le Baratie" [mission]
» Restaurant : « Le Chien Fou ! »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-