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 Le restaurant

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MessageSujet: Le restaurant   Mer 4 Nov 2015 - 23:32

Satané apocalypse. Avec l’automne qui arrivait, il ne faisait plus si chaud que cela mais ça allait encore. Même en plein hiver, il neigeait rarement mais par contre, il allait pleuvoir à gogo. Par conséquent, je portais un gilet à capuche qui couvrait bien mon cou. Et j’avais bien évidemment mes armes habituelles. Aujourd’hui, direction le marché pour voir s’il restait des trucs intéressants à ramasser. Je devais éviter les pillards et les infectés et rentrer en un seul morceau. Je pouvais très bien rester chez moi à glander mais je préférais sortir et me dépenser. Et puis cela me permettait de voir quoi comment la ville évoluait.

Apparemment, il n’y avait pas d’améliorations. Beaucoup d’infectés déambulaient ici et là mais qui étaient trop lents pour représenter un danger quelconque et pour le moment, il n’y avait aucune trace de vie humaine. Parfois, je voyais des oiseaux dans le ciel ou des écureuils dans les arbres. L’automne était magnifique à Seattle. Ces feuilles jaunes, oranges et rouges donnaient à la ville un côté festif. On devait être  a quelques jours d’Halloween mais cette fois-ci, on ne verrait ni citrouilles, ni masque de vampire ou de fantôme. J’adorais cette période de l’année qui m’évoquait de si bons souvenirs. A présent, j’en étais réduit à risquer ma vie pour ramasser deux ou trois tablettes de chocolat. Et peut-être si j’avais beaucoup de chance, des munitions pour mon Beretta.

Le magasin que je trouvai était petit pour ne pas dire minuscule. Il comportait deux ou trois rayons. Il ne restait plus grand-chose.  Je réussis à trouver deux boites d’haricots et un sachet de bonbons. C’était insuffisant. Je me rendis donc dans le restaurant juste à côté. Le spectacle était assez effrayant. Les tables étaient renversées, il y avait du sang partout. Et curieusement pas de zombies. Du moins pour le moment car cela n’allait pas durer. Je me rendis aux cuisines ou il y avait effectivement quelques boites de converse. Il y avait aussi beaucoup de nourriture avariée et l’odeur était à peine supportable.

J’entendis alors des pas. Ils étaient discrets. Une personne m’avait repérer et m’observait. Je sentis mon sang se glacer dans mes veines. Les infectés étaient prévisibles et indiscrets. Et très facile à neutraliser. Un humain, c’était différent. Il pouvait esquiver mes attaques, me courir après ou encore me tuer juste pour le plaisir. Je me retournai alors et marcha discrètement en dégainant mon wakizashi. Car oui, je n’avais plus de munitions. Je tombai alors nez à nez avec un brun, un peu plus âgé que moi. Il n’avait pas une tête de mec méchant. Je lui lançai donc calmement:
-Euh salut. Que fais-tu ici ? Moi, je ne cherche pas d’ennuis !

J’espérais juste qu’il allait me foutre la paix. Au pire, je partirai en courant si les choses dégénèrent. Car il était hors de question de lui donner mes armes ou ma bouffe…
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Le restaurant   Jeu 5 Nov 2015 - 15:11


    Une journée de plus dans ce nouveau monde. A vrai dire, je n'avais pas à cœur de les compter, chaque jour n'était qu'une chance de plus d'être libre ; et cette liberté j'étais encore un peu réticent de la découvrir. Il m'était arrivé de sortir ces derniers jours, je connaissais relativement bien le coin et n'avais pas réellement d'appréhension quant à nos nouveaux ''congénères''. Le seul souci c'est que tous ces événements étaient encore relativement proches, et que beaucoup de personnes avaient tendance à traîner dans le coin ; ça, par contre, ça ne m'enchantait pas du tout. Ils avaient encore l'espoir, l'espoir que tout redevienne comme avant, retrouver leur vie et tout ce quotidien idiot qui s'y rattachait ; décidément, même lorsque leurs habitudes sont bouleversées, ils sont toujours aussi cons.

    Quoi qu'il en soit, il faudrait que je me déplace, que je quitte cet endroit pour m'éloigner un peu, trouver quelque chose de plus calme. C'est d'un air motivé et satisfait que je me lève du vieux drap qui me servait de couche pour empaqueter mes maigres affaires. J'apprécie grandement cela, ne pas avoir d'impératifs, décider pleinement de la manière dont je peux enfin diriger ma vie, sans les contraintes du lendemain et de tout ce que ça implique ; mes seules inquiétudes vont à ma famille, j'espère qu'ils vont bien et qu'ils ne prennent pas de trop gros risques en tentant de me rejoindre. Après avoir remis ma guitare dans sa housse, remis mes quelques effets dans mon sac à dos, je mets le tout sur mon dos, ma carabine chargée autour du bras et mon couteau-évideur dans une petite housse en cuir autour de ma ceinture, j'écris un nouveau mot à l'adresse de ma famille et le fixe sur la porte.

    L'air est frais aujourd'hui mais il ne fait pas encore trop froid et le soleil perce légèrement entre les nuages. Il doit être encore tôt car il n'y a pas beaucoup de vie dehors, pas beaucoup de vie humaine en tous cas ; j'aperçois quelques morts qui errent ci et là mais rien d'assez dangereux pour me donner la peine de mettre fin à leur second souffle. Je ne sais pas combien de temps je marche, j'entre parfois dans une maison qui semble calme, cherchant de quoi me nourrir, dans une j'y trouve une conserve de petits pois et, alors que je fouille un placard de la cuisine, j'entends un cadavre venir de la pièce d'à côté. Soupirant légèrement je me contente de fermer la porte de la cuisine, le laissant ainsi dehors. Après avoir fait ma petite affaire, je sors par la porte du jardin et reprends mon chemin.

    Repérant un restaurant typé américain, je remarque la porte entre-ouverte. Sur mes gardes, j'y entre. L'apocalypse n'a commencé qu'il y a peu de temps, il doit bien y avoir deux trois trucs qui traînent... au moins quelque chose à boire ; mais au vu de l'état du mobilier, j'ai de gros doutes. Marchant à pas de loup, j'entends des bruits venant des cuisines. Ramenant mon fusil entre mes mains, je m'y approche lentement, lorsque je vois un jeune mec en sortir. Nous nous faisons face, et, alors qu'il se muni d'un katana, j'ôte bruyamment la sécurité de mon fusil, lui faisant bien comprendre que je n'ai aucunement l'intention de le laisser me trancher en deux. Affichant un sourire sarcastique à l'entente de sa dernière phrase, je lui lance d'un ton qui ne se veut pas spécialement amical :

« C'que j'fais là ? La même chose que toi j'imagine. »

    Il s'attend à quoi ? Que je baisse mon arme et lui réponde ''Ouf, si tu ne cherche pas d'ennuis tout va bien !'', ils cherchent tous des ennuis à un moment ou à un autre, trop occupés à se faire la guerre et se piller au lieu de comprendre que ça ne sert plus à rien et que c'est le seul moment de mettre son égoïsme de côté.

    Je ne suis pas du genre à piller, pas encore du moins, sauf s'il le mérite vraiment. Le toisant un instant, j'ajoute :

« Y en a encore j'espère ? »
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MessageSujet: Re: Le restaurant   Jeu 5 Nov 2015 - 19:41

Une ordure. J’étais tombé sur un mec qui était bien décidé à en découdre. Il arma son arme, comme pour me provoquer. Si j’avais su, je ne serai jamais venu dans ce foutu restaurant. Ce n’était pas possible d’avoir autant de poisse que moi. Je le fixai alors d’un air méprisant et sévère avec mon arme bien évidence. S’il était décidé à me tirer dessus, il allait devoir bien visé car il n’aurait pas droit à un second essai. Je lui balançai alors sèchement :
-Je te préviens, t’as intérêt a bien viser si tu veux me tuer. Car, tu n’auras pas le droit à un deuxième essai !

Il me regarda un instant, puis demanda s’il restait des conserves. Ben non, vu que j’avais tout pris. Et pas question de lui en donner une seule, il n’avait qu’à se démerder pour en trouver d’autres. Je lui lançai alors, d’une voix méprisante :
-Il n'y avait rien en faite. Mais je n’ai pas eu vraiment le temps de bien fouiller. Tu n’as qu’à bien regarder et moi, je me tire d’ici. Ça te convient ce plan ?

Je m’éloignai de lui petit à petit jusqu'à me faire attraper le col par le gérant du restaurant. Ou du moins, ce qu’il en restait. Je réussis sans difficulté à le mettre à terre puis le tua avec ma lame. Je regardai ensuite le mec. Il aurait pu en profiter pour me tirer dessus mais il ne l’avait pas fait. Hélas, comme l’autre abruti d’infecté avait renversé des verres, plusieurs autres infectés commencèrent à frapper les vitres de toutes leurs forces. Je regardai le brun d’un air inquiet. On devait faire équipe, pas le choix !

La réserve possédait une porte métallique qui se fermait avec une clé. Et pour une fois, j’eu de la chance car la clé était encore sur la porte. J’indiquai au survivant de rentrer à l’intérieur et ferma la porte. Je me blottis alors dans un coin et regarda le type d’un air peu rassuré. D’ici quelques minutes, les coups allaient s’arrêter, du moins je l’espérais. Une deuxième porte était présente mais je n’avais aucune envie de l’ouvrir pour le moment. Finalement, je me décidai à ouvrir mon sac et prit une boite de converse et la fit rouler jusqu’au type. Après tout, j’en avais plein à la maison. Une de plus ou de moins, ça n’allait pas changer grand-chose. Puis, je lui adressai un petit sourire et murmura :
-Moi, c’est Justin sinon !
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Le restaurant   Sam 7 Nov 2015 - 10:21


    Je ne pu m'empêcher de lâcher un petit rire méprisant lorsqu'il m'annonça que si je souhaitais le descendre, mieux valait pour moi que je sache viser. Me rappelant des cours de tirs que mon grand-père me donnait lorsque j'étais enfant, je ne ressentis aucune peur quant à sa menace. De plus, il y avait un fait qu'il ignorait : je n'avais aucun scrupule à mettre fin à la vie de quelqu'un. Lorsqu'il me sortis qu'il n'y avait rien ici en ajoutant qu'il souhaitait se tirer d'ici je souris intérieurement ; il n'avait en effet pas vraiment l'air de chercher le bordel. Je ne souhaitais pas vraiment m'embourber dans je ne sais quel situation, certes les alentours étaient calmes pour le moment, mais qui sait si ça allait durer ?

    Il se fit justement choper par un morts qui était apparemment resté dans une pièce secondaire. Je ne fis pas un geste pour l'aider, ni pour le descendre d'ailleurs. De toute façon, il s'en était très bien sorti tout seul et avait l'air de bien savoir manier son arme. A un seul détail près : la discrétion. Parce-que la chute du cadavre avait engendré certains bruits qui attirèrent rapidement ses petits congénères qui se mirent à cogner bruyamment contre les vitres du restaurant. Le brun qui me faisait face entra dans la réserve et me fit signe de le suivre ; après avoir légèrement soupiré, je me décidais à le suivre, après tout, je n'avais rien de mieux à faire pour le moment.

    Une fois rentrés dans la pièce, il ferma la porte à clé et, m'asseyant à l'autre bout après avoir déposé la housse de ma guitare près de moi, je le toisais d'un air indifférent ; ma carabine tenue verticalement mais fermement, la sécurité toutefois remise. Quand il ouvrit son sac, je le regardais attentivement ; il aurait vite fait d'y sortir une arme ou je ne sais quoi. Mais il fit rouler une conserve jusqu'à mes pieds, à mon grand étonnement.

« Y avait rien ici hein ? La ramassant et la détaillant quelques minutes, je dis finalement : Merci. »

    Certes, ce n'était pas le grand luxe, mais ça ne faisait pas de mal aux gens de savoir pourquoi ils se battaient désormais. Je n'avais jamais eu l'intention de le piller ou quoi que ce soit, ne voulant pas m'abaisser à de tels actes humains, mais je mis tout de même la boîte dans mon sac, le tapotant une fois refermé. Lorsqu'il se présenta, presque amicalement, j'arquais ou sourcil légèrement étonné ; alors il y a quelques minutes il me menaçait, et l'instant d'après il causait comme si de rien n'était ? Vraiment étrange celui-là.

« Axel. »

    Regardant autour de nous, comprenant qu'ils nous serait à présent compliqué de ressortir par là où nous étions entrés, j'observais deuxième porte, à ma droite, et ajoutais :

« Y a pas mal de bruits là dehors, ça va sûrement en attirer d'autres. Va bien falloir qu'on trouve un moyen de sortir d'ici maintenant qu'on est cloîtrés là... »





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
que ce n'est qu'un état second clôturé soit par une renaissance, soit par la mort.
J'ai eu ma renaissance.
»

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MessageSujet: Re: Le restaurant   Sam 7 Nov 2015 - 23:31

Finalement, ce mec n’avait peut-être pas un mauvais fond. Il devait être juste perdu comme tout le monde. Je restais méfiant vis-à-vis de lui. Il était clair que je devrais le semer a un moment ou à autre. S’il tombait sur ma réserve de nourriture, il risquait de vouloir se servir et ça, c’était hors de question. Ce serait un enfant ou une femme enceinte, ça ne poserait pas de souci. Mais j’estimais qu’un homme adulte pouvait se défendre et s’il avait survécu jusque-là, c’était qu’il savait se débrouiller. Je lui avais déjà donné  une boite de converse non par gentillesse mais tout simplement pour qu’il me foute la paix. Je lui lançai donc doucement et d’une voix neutre :
-Ben Axel écoute, il n’y avait presque rien on va dire. D’autant plus que les militaires vont vite ramasser ce qui reste. Il y a beaucoup de survivants regroupés a Century il me semble mais moi, je ne veux pas y aller. Les conditions de vie doivent y être très rudes !

Il nous invita à quitter cet endroit. La porte était certes fermée à clé mais les infectés pouvaient la frapper jusqu’à ce qu’elle cède. Le gros problème avec ces créatures, c’est qu’il fallait toujours être en mouvement. La vitesse, c’était notre gros plus par rapport à elles. On avait beaucoup de chance qu’elles soient également très limitées et incapable de franchir un mur, utiliser une arme ou même ouvrir une porte. En revanche, elles étaient très résistantes, insensibles à la douleur et leurs morsures semblaient mortelles.

Je pris l’initiative d’ouvrir la seconde porte. Je regardai sans cesse Axel discrètement. Je savais qu’il pourrait me tirer dans la jambe juste pour pouvoir s’enfuir. C’était stressant comme situation. La porte donnait sur une sorte de parking privé. Sauf que ce dernier était clos. Des murs l’entouraient et la sortie était un portail aux pointes acérées. Par ailleurs, le mur était trop haut pour être escalader. Au moins, il n’y avait aucun infecté. Je regardai Axel, un peu désespéré, et lui lança, d’une voix anxieuse :
-Tu vois une sortie toi ? Faudrait soit escalader le mur, soit ouvrir le portail ou alors revenir sur nos pas.

Je commençai à fouiller les voitures. La majorité était fermée. Peut-être que l’une d’elles contenait la clé permettant d’ouvrir le portail. Dans tous les cas, on allait devoir faire équipe pour s’en sortir vivant.
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Axel J. Kennedy
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MessageSujet: Re: Le restaurant   Mar 10 Nov 2015 - 13:07


    J'écoutais ce que ce Justin me disait, concernant les provisions qu'il restait ici ou là, concernant l'armée et ce camp de réfugiés, au stade. Il n'avait pas tord d'un côté, le boulot des militaire étant de ''protéger les civils'', ils n'allaient certainement pas nous faciliter la tâche en laissant traîner toutes sortes de vivres. Enfin, je dis ''protéger'' mais je pense plutôt qu'ils essaye simplement de retarder l'inévitable, et quand tous ces gens devront sortir, malgré eux, de ces camp pour le moment sécurisés, ils se retrouveront face à leurs craintes et n'auront qu'une chance infime de s'en sortir. Mais l'humain est comme ça, il espère sans cesse que tout se passera comme il le souhaite, et ne peut concevoir le fait qu'un fléau plus grand est entrain de se jouer.

« Je n'ai pas spécialement envie d'y aller non plus, trop de monde, trop dépendants. Mieux vaut rester dehors et bien savoir à quoi on a affaire. »

    Je dis ''on'' parce-qu'il faut pas se leurrer, même si je déteste au plus haut point la nature humaine, nous sommes désormais tous dans le même sac, tous sur un même pied d'égalité ; ou presque. J'ai tout de même l'avantage d'apprécier cette situation, en tous cas je me pose moins de questions sur la vie et le futur depuis que tout ça a commencé et ça fait un bien fou.

    Le brun se lève et, sans grande hésitation, ouvre la seconde qui se trouve dans la réserve. Par chance, il n'y a aucun mort en vue, mais un mur relativement haut nous encercle. Regardant aux alentours, Justin m’interpelle un peu paniqué, ne sachant pas vraiment quelle option serait la plus abordable. Pendant que je réfléchis il se met à fouiller quelques voitures et je ne peux m'empêcher de lui lancer une petite remarque dénuée de toute émotion :

« Évites de trop forcer sur les bagnoles, on a pas besoin d'une alarme qui en attirerait d'autres ici. »

    Regardant le portail, j'oublie rapidement l'idée de passer par dessus au vu des pics qui l'ornent ; de plus, même si on pouvait l'ouvrir, nous pourrions certes sortir mais n'importe qui pourrait également nous bloquer à l'intérieur. Pour ce qui était de revenir sur nos pas ça me semblait relativement risqué... Alors que je m’apprêtais à annoncer qu'il valait mieux tenter passer au dessus du mur, des coups de feux se firent entendre de l'autre côté du restaurant. Regardant Justin, légèrement alarmé, je lui lançais :

« Bon, faut qu'on trouve rapidement un moyen de franchir le mur, j'ai pas spécialement envie de me confronter à ce qui se trame à l'entrée principale... »

    Je pensais à se faire la courte échelle, rapide et pratique ; mais qu'est ce qui me garantissait qu'il ne me laisserait pas en bas une fois monté, et vice versa ? Nous devions néanmoins trouver une solution et vite.





« Tout le monde dit que la ''survie'' n'est pas facile,
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MessageSujet: Re: Le restaurant   Mar 10 Nov 2015 - 19:18

Finalement, nous n’étions pas différents tous les deux. Axel semblait partager pas mal de points communs avec moi. Il avait tout à fait raison sur les camps de réfugiés. Ils n’allaient surement pas tenir très longtemps. Il suffisait qu’une personne mordue soit présente parmi eux pour tous les condamner à une mort lente et douloureuse. Après tout, on ne savait pas comment se transmettait cette maladie et je doute que les militaires disposent des dernières technologies médicales pour passer chaque personne au peigne fin. En revanche, j’avais l’impression qu’Axel s’en foutais un peu des autres. Pour cette raison, je ne pouvais pas trop lui faire confiance.

Il me répliqua ensuite de ne pas toucher aux bagnoles. Il n’avait pas complètement tort mais je doute que les infectés puissent escalader le mur. Ils n’étaient pas assez malins pour ça. Par contre, ils pouvaient encercler cet endroit et nous empêcher de nous enfuir. Je répondis rapidement au grand brun avec un petit sourire :
-Ouais. Tu as raison, le bruit les attire !

Puis, nous entendîmes à ce moment des coups de feu. Des survivants ? Il ne fallait mieux pas les rencontrer. C’étaient peut être des pillards. Et si c’était Giulia ou mes amis ? Je préférai écarter cette pensée de mon esprit. Il fallait quitter cet endroit rapidement mais le mur était trop haut. Et puis, rien ne me dit qu’Axel n’allait pas en profiter pour me laisser dans la mouise. J’avais une petite idée. Il y avait des parpaings dans la réserve. En nous mettant à deux, on pourrait construire un petit escalier nous permettant de sortir sans difficulté. Je lui lâchai d’une voix calme :
-Ecoute, le mur est un peu trop haut mais avec j’ai aperçu des parpaings dans la réserve. On pourrait construire un petit escalier avec !

Sans attendre sa réponse, je commençai à tester mon idée. Une dizaine de parpaings devrait suffire. Ces derniers étaient plutôt légers vu qu’ils étaient creux. Quand le travail fut terminé, je grimpai sur le mur avec l’aide d’Axel. Je fus soulagé de voir que la rue n’était pas noire de zombies. Du moins pour le moment. J’aidai ensuite le grand brun à grimper. Une poubelle était présente un peu plus loin, ce qui nous permettait de réduire notre chute. Nous avions finalement réussie sans se casser quoi que ce soit. Je regardai ensuite Axel sans trop savoir quoi faire à présent.
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