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 Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane

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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Dim 20 Déc 2015 - 17:20

Juliane- C’est ta façon de me punir c’est ça ? Reste au chalet!

Robert ne put que faire un sourire malicieux, une expression des plus incongrues sur ce visage aux traits atypiques et des plus durs. Soulevant sans peine la silhouette gracile dont les fesses étaient attirées par l’attraction terrestre, le massif homme déformé la regarda s’épousseter ses vêtements. Le regard bleuté de la bête se porta sur son propre pantalon et comme un gamin turbulent, il entreprit d’enlever la terre humide qui s’était incrustée dans le tissu. Les mains massives délogèrent les particules de terre et il se redressa de toute sa taille.

Le rire chantant et angélique, une des plus belles musiques qui pouvait ravir l’ouïe du colosse, s’éleva alors dans l’atmosphère automnale. Dans l’esprit lent de Bobby, il s’imagina les oiseaux qui avaient cessé leurs chants pour écouter ce merveilleux son. Les petites bêtes à plumes seront offusquées et jalouses qu’un autre être puisse les surclasser dans leur domaine de prédilection. Devant la moue faussement boudeuse de l’ange à la chevelure cuivrée, Robert ne put s’empêcher de réprimer l’hilarité qui se propageait dans son corps repoussant. Les épaules massives tressautèrent et les lèvres exsangues du monstre de foire essayèrent de se pincer.

Juliane- Je vois pas de quoi tu parles, ils sont très bien mes vêtements !


Voyant les tâches brunâtres et comprenant l’ironie et la blague cacher sous cet remarque des plus désopilantes. Les yeux si purs à la lueur bleutée du goliath des temps modernes se plissèrent en demi-lune. Les muscles des joues tirèrent alors les recoins de la bouche et celle-ci s’ouvrit alors en grand. Laissant voir une dentition inégale, la beauté d’un rire honnête, franc et presque enfantin se rua vers l’extérieur. Une explosion de joie qui chassa les peines, les doutes et la détresse que le cœur énorme du mastodonte avait épongée. Une douce main se posa alors sur celle ensanglantée de Robert. Ce dernier n’esquiva pas le contact. Il ne resta que là, un sourire douteux mais sincère figé dans son horrible faciès. Il ne trembla pas d’un muscle, laissant son corps parler pour lui. Le mineur avait foi en la jeune dame, cet être céleste que ses anges devaient être expédiés par ses anges au paradis. Pour l’intellect limité du sous-homme, c’était la seule explication plausible qu’il pouvait trouver. Pour la première fois, il pouvait laisser la peur et la gêne de côté. Essayer de devenir un homme en quelque sorte.

Juliane- C’est à mon tour de prendre soin de toi. On va soigner ça.


Inquisiteur, le regard bleuté se figea quelque instant sur le visage aux traits harmonieux de la Texane. Il ne comprenait pas trop ce qui devait se faire soigner. Juste au moment qu’il regarda sa main aux jointures écorcher. Le sourire disparut alors de moitié, laissant une interrogation des plus légitimes flotter sur ses traits atypiques. Il ne savait pas l’origine de cette blessure. Docilement il suivit alors la jeune femme vers leur refuge et cette dernière ne put faire une petite remarque. Quelques mots qui remirent le moral au beau fixe de la bête et que l’homme ne put que sourire en grand.

Juliane- Et je vais faire ma lessive toute seule. La cuisine je suis nulle, mais je peux quand même laver mon linge.

Le colosse ne put que faire qu’un petit coup de poing, presque une caresse en comparaison des coups qu’il avait déjà infligés de par le passé, pour souligner ce trait d’esprit de son ange. Une lueur d’amusement s’imprégna alors dans le regard de la bête. La voix rauque et remplie subitement d’espièglerie de l’homme franchit alors de peine et de misère la barricade de ses lèvres exsangues.

Robert- D’accord, mais je crois que j’ai le travail le plus facile… Euh… Et aussi je crois que le gouter s’en vient. Mais je ne me souviens pas où je me suis fait mal…

Se laissant guider dans leur refuge situé au milieu de nulle part, Bobby vit la perfection même se pencher pour ramasser des plantes sur le paillasson. Ce paillasson sur lequel reposaient quelques gouttes de sang qui séchaient doucement. La porte grinça, les pas résonnèrent sur le parquet et l’imposante carcasse répugnante se fit assoir de force dans le fauteuil en face du foyer. Le mastodonte avait mal aux joues à force de sourire. Mais la joie ressentie fit projeter cette douleur bénigne lin dans les oubliettes de son subconscient. Juliane revint alors avec des pansements et l’appareil photo. La voix si belle de l’ange caressa de nouveau l’ouïe du géant et elle alluma son trésor pour le partager au regard bleuté de l’homme difforme. Elle montra à faire passer les images les unes après les autres au mastodonte émerveillé. L’air réjoui sur le visage grossier et dur de Robert se comparait à cet instant à celui d’un garnement ayant droit à une friandise.

Juliane- Tiens… Comme promis.

Une première image paisible se profila à l’horizon. Tellement absorbé par ce paysage presque paradisiaque, le colosse ne remarqua aucunement l’alcool qui s’infiltrait dans ses plaies.

Juliane- La première photo que tu vois, c’est la ferme de mes parents au petit matin

Robert pouvait presque sentir les doux rayons du soleil réchauffant son faciès horrible. Caressant de sa main démesurée les têtes des plants de blé qui dansaient grâce au souffle bienvenu d’une brise estivale. Voir au loin un étalon courir librement dans la plaine, dépensant son gros plein d’énergie. Humecter l’enivrante odeur de crêpes qui se préparaient immanquablement dans la cuisine de la maison. L’homme aurait aimé habiter dans ce genre d’endroit. Être avec des gens qu’i l’aimait et que Robert pouvait retourner leur amour. Être loin de la masse rouillant et méchante de gens qui ne cherchaient qu’à le sentir fautif de son apparence et de son intellect des plus grossiers. La voix de Juliane repêcha l’âme de l’homme perdu au milieu de ces images agréables.

Juliane- Repos et interdit de vaisselle mon ami.


Cette boutade fit sourire Robert et ce dernier fonça légèrement des sourcils, essayant de répondre au tac au tac à l’ange si merveilleux à ces côtés.

Robert- Euh… Si je ne fais rien, je vais m’ennuyer… Euh… Je peux faire la vaisselle d’une main, car sinon quand j’aurai le droit il va en avoir trop.

Riant doucement, avec une légèreté presque enfantine, Robert appuya sur le bouton qui fit afficher une photo d’un groupe de femmes souriantes. Il n’eut aucune misère à reconnaître son ange dans le groupe. En voyant les traits familiers et les immenses sourires, Robert ne put s’empêcher de songer qu’elles devaient soit sœurs ou cousine. La voix étouffée de Juliane confirma les suppositions de l’homme difforme.

Juliane- La seconde photo, se sont mes trois sœurs et moi-même.

Hochant la tête, il ne put s’empêcher de penser que les trois sœurs devaient être aussi merveilleuses que Juliane. Des êtres dotés d’une bonté et d’une gentillesse que la photo ne devait pas rendre justice. Une drôle de pensée traversa alors l’esprit amorti de Robert. Il ne pouvait songer qu’à cet instant que les hommes qui devaient partager la vie de ces êtres divins ne devaient que bénir chaque jour qu’ils pouvaient passer à leurs côtés. Il savait parfaitement qu’il n’aurait jamais la chance de voir une femme avec un amour sincère le regarder dans les yeux. Lui susurrer qu’elle l’aimait et qu’elle l’embrasserait sans arrière-pensée à part celle d’être bien avec lui. Ce n’était que dans les contes d’enfants que la Bête rencontrait sa Belle. Une mélancolie profonde s’afficha alors sur le visage austère du colosse et avec une peine non dissimulé, il appuyé son index ayant la circonférence d’une saucisse sur le bouton suivant.

Une image d’une tornade fit frissonner le mastodonte ses yeux s’agrandirent alors de surprise. Juliane vint alors s’assoir tout près du géant déformé, un sourire resplendissant sur ses lèvres charnues et pleines. Robert regarda son amie dans les yeux et lui dit avec toute la franchise et l’honnêteté qu’il était capable.

Robert- C’est une ferme géniale que tu as… Euh… Il y a quoi dedans?


Écoutant religieusement la description des composantes de la ferme, le géant ne put s’empêcher de sourire grandement quand l’ange évoqua les animaux. Longtemps les seuls véritables amis que le monstre de foire pouvait se permettre d’avoir furent les quadrupèdes et les autres animaux de compagnies.

Robert- J’adore les animaux… Euh. À la mine le seul être vivant qui venait me voir était Rocky, le chien du patron. Euh… Durant mes pauses il venait toujours me voler de la nourriture et dormir près de moi… Euh… Je ne voulais pas déranger les autres, mais Rocky trouvait toujours ma cachette et me tenait compagnie. Euh… Tu as des sœurs qui ont l’air si gentilles… C’est quoi leurs noms?

Revenant à la photo de groupe, Robert répéta les prénoms de chacune des dames souriantes et après il s’essaya tout seul. Après quelques corrections, il parvint à dire chaque prénom sans se tromper. Souriant grandement, une fierté tout à fait légitime dans son regard bleuté, Robert tendit sa main pour faire un high five à la sublime photographe.

Robert- Si on va chez toi, je pourrais rencontrer ta famille ? Euh… Ils ont l’air très gentil… J’espère juste que je ne vais pas les rendre mal à l’aise… Euh…

Revenant à la photo de la tornade, se laissant bercer par la voix débondant de gentillesse de Juliane et il put sourire de nouveau. Robert demanda alors craintivement, peu désireux d’apprendre la réponse au sujet de la proximité de la tornade. Mais comme de raison la curiosité fut la plus forte.

Robert- J’espère que tout le monde va bien… Euh… La tournade… Non tornade n’a pas fait de mal à personne ?



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Dim 20 Déc 2015 - 18:35



Jill avait confié à son ami, ce qui était pour elle presque aussi précieux que la prunelle de ses yeux. Son appareil photo. Grâce à lui, il y avait de nouveau de la batterie et ainsi les images numériques pouvaient être visionnées. La jeune femme n’était pas matérialiste, mais son appareil photo, c’était vraiment quelque chose de très important pour elle. Elle savait parfaitement que depuis que le monde partait en vrille, elle ne ferait certainement plus de photo… Ce n’était pas vraiment l’important aujourd’hui. Mais se séparer de l’objet, impossible.

Un sourire radieux et plus qu’amusé était apparu, illuminant le visage de Juliane alors que Bob venait de clairement lui faire comprendre qu’il avait comprit que faire la vaisselle, ce n’était pas le passe temps préférer de la jeune femme. « -qu’est ce que tu insinue mon ami ? » demanda-t-elle en plissant les yeux comme pour lire en lui, toujours sur le ton de l’amusement. « -interdit de vaisselle j’ai dis ! Et tu verras qu’il n’y en aura pas en trop lorsque tu pourras à nouveau la faire… » Elle lui lança une petite grimace tout en louchant pour le faire rire à nouveau. Ok, d’accord elle n’aimait pas faire ce genre de truc, mais elle allait s’y coller quand même. Et rien que pour lui prouvez qu’il était en train de médire, elle s’appliquerait à la tâche.

Lorsqu’elle revint au près de Bob, elle sourit en entendant sa question. Elle répondit alors en jetant un regard nostalgique à la photo. « -là c’est la maison, derrière tu distingues l’une des granges. Il y a en a trois. Dans compter les étables et les silos. Nous avons un bon troupeau de vaches, des poules et des chevaux. On a chacune un cheval. Le mien s’appelle Tonnerre. Il a une robe noire magnifique ! » Elle fut touchée en écoutant l’anecdote de Bob… Les animaux étaient parfois bien plus attentionnés que les humains… « -là c’est Marj’, enfin Marjory, la plus âgée. Elle a un mari, John, et deux jumelles : Emmy et Jane. » Pointant son doigt sur sa seconde sœur, celle qui lui ressemblait le plus, elle reprit : « -voici Elisabeth, mais on l’appelle Betty ou Beth. Elle est institutrice et les enfants de sa classe sont toute a vie. Pas d’homme… Elle a le don pour tomber sur des cons… » Les lèvres de Juliane se vrillèrent en une petite moue avant qu’elle ne désigne la troisième de la photo : « -et là c’est Johane, ou Jo’. C’est celle dont je suis le plus proche. Lorsque je suis partie, elle fréquentait quelqu’un… Mais je ne sais pas si ça va tenir. » Jill préférait parler au présent, évitant ainsi de torturer son cœur en pensant à ce qu’il avait pu arriver à sa famille.

La photographe tapait dans la main de Bob, souriant toujours avec joie, heureuse d’avoir retrouver l’entente qu’ils avaient nouée la veille. « -je vais faire comme si je n’avais pas entendu la fin de ta phrase Bob… Et oui bien sur, si nous allons chez moi, tu pourras les rencontrer. Je suis certaine que mon père adorerait te connaitre. » Les parents de Juliane étaient des gens simples, bons chrétiens, toujours là pour tendre la main à ceux qui en avaient besoin. Avoir une force de la nature comme Robert serait d’une grande aide à la ferme. Il pourrait aider bien plus que les quatre filles dont avait hérité le fermier. Même si Jill et Jo aidaient beaucoup, ce n’était pas comparable.

Lorsque la photo de tornade apparu sur l’appareil, Juliane sourit à nouveau. « -je suis très fière de cette photo. Ça a vraiment été une belle aventure… » Ses pensées se tournèrent quelques secondes vers Connor… Et son sourire se fit tendre… « -hein ? Ah non il n’y a pas eu de blessé. En faite, j’ai rencontré un chasseur de tornade cet été là. Il était en panne sur le bord de la route, et en échange du coup de main rendu, il a accepté que je l’accompagne. Enfin je l’ai supplié… J’avoue… » C’était étrange comme certain souvenir ou certaine personne vous marquait plus que d’autre. Cet homme, elle ne l’avait pas vu longtemps, et pourtant, elle se souvenait très bien de lui. Des traits de son visage… Mais aussi de la douceur de ses mains et du gout de ses lèvres. La jeune femme se leva pour aller mettre de l’eau à bouillir quand soudainement, elle bloqua.

Si ses souvenirs étaient bons, la photo suivante… Avait été prise par Connor… On voyait Juliane allongée dans un lit, au milieu de draps froissés, dormant comme un bébé ses cheveux tombant en cascade sur ses épaules dénudée. Elle aurait sans doute dut se débarrasser de cette photo, n’étant pas une grande adepte de sa propre image. Mais elle trouvait que le rendu était plutôt réussit. Et c’était pour cela qu’elle l’avait gardé. Elle se mordit les lèvres en posant la bouilloire sur le feu, espérant que Bob n’allait pas poser des questions sur cette photo-ci, et passer à la suivante. Elle lança d’ailleurs : « -la suivante n’a pas d’importance. Par contre sur celle d’après, c’est Tonnerre, mon étalon que tu peux voir. » Faire comme si de rien…


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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Lun 21 Déc 2015 - 5:15

Le colosse ne pouvait que rêver en pensant aux douces paroles de Juliane. Une ferme avec un troupeau, des cheveux et des gens très sympathiques. Une terre promise pour l’erreur de la nature telle que lui. Un lieu qui ne pouvait que plaire à Bobby, car on allait ne le juger que par son labeur et non son apparence ni son intellect. Mais les trois sœurs de son ange à la chevelure cuivrée lui posèrent un problème de taille. Ils ne voulaient pas les déranger, surtout que de pareilles beautés dotées d’un si belle âme et doublé d’une telle gentillesse devaient être des plus demander par les jeunes coqs du coin. Mais au dire de la photographe au corps gracile, elles n’avaient pas de chance en amour. Ce qui était incompréhensible pour le mastodonte. La douce dame parla de son père qui aimerait bien rencontrer l’homme difforme et un sourire de bon enfant éclaira alors l’horrible faciès du colosse. Elle parla du chasseur de tornade et le regard de braise de la Texane se fit doux et tendre. Robert n’était pas dupe, car sa sœur avait la même expression de béatitude lorsqu’elle parlait de son ancien mari. Juliane se leva alors pour mettre la bouilloire sur le foyer. Robert voulu demander quelques questions sur le phénomène  extraordinaire qu’était la tornade quand la jeune femme figea subitement. Une urgence et une petite pointe d’angoisse transperça lors la voix de l’être divin quand elle s’exprima.

Juliane- La suivante n’a pas d’importance. Par contre sur celle d’après, c’est Tonnerre, mon étalon que tu peux voir.

Robert fit alors avancer la photo suivant et un doux sourire se figea sur les lèvres exsangues du monstre de foire.  Juliane était étendue sur un lit, la chevelure emmêler et une sourire apaiser sur ses lèvres pleines. Bobby leva alors un regard d’où pétillaient la joie et l’étonnement. Sur le coup il ne comprit pas tout à fait la photo. Il parla alors son ton rauque et aux mots à peine mâcher. Mais l’innocence guidait ses mots.

Robert- C’est une belle photo Jill… Euh… Il devait faire chaud tu es en sueur. Mais tu as un beau sourire même si tu dors et EUH……..

L’évidence le frappa alors comme un train n’ayant plus de frein. La jeune femme, son amie qui occupait maintenant une place de choix dans son énorme cœur débordant de bonté, était nue comme le jour de sa naissance au milieu des draps froissés.  Le rouge monta subitement aux joues mal rasé de la bête et celle-ci changea de photo sur le champ. Il était  tellement concentrer sur le sourire charmant et si merveilleux de la belle dame qu’il n’avait pas passé au reste de la photo sur le champ. Tremblant légèrement de honte. Il ferma les yeux et respira tout doucement pour essayer de chasser cette image qui plairait à tellement d’hommes.  Après quelques secondes, il regarda le magnifique cheval noir sur la photo et il s’imagina en train de le brosser. D’enserrer l’encolure musculeuse du quadrupède pour lui faire un immense câlin et lui murmurer des paroles. Lui parler de sa vie et de ses rêves.  Robert pourrait facilement parler au troupeau de la famille de Juliane et si la famille le voudrait bien, l’embaucher pour travail honnêtement sur la ferme. Avec douceur, il appuya sur le bouton pour éteindre l’appareil et le tendit à Juliane avec un sourire conscrit. La rougeur des joues du colosse commencèrent à diminuer et il parla avec douceur qui jurait terriblement avec l’allure grotesque de l’homme.

Robert-  Tiens… Euh… Je crois qu’on devrait conserver la batterie si des fois tu veux faire de belles photos.

Le mastodonte attendit alors que Juliane revient s’assoir près de lui et lui demande alors avec une simplicité des plus désarmantes.

Robert- Tonnerre n’a pas de robe noire… Euh… Il a du crain… Non du crin noir c’est ça?

Il laissa la jeune femme répondre et quand l’explication fut bien saisit par le cerveau lent de la bête, il se risqua pour une autre question. Un sourire nais écorcha ses lèvres quand il parla de son ton rauque et calme.

Robert- Pourquoi chasser les tornades? Euh… On utilise quel fusil pour ça?


Il écouta attentivement la réponse donné par la jeune femme, son regard s’égara temporairement dans les limbes de sa propre incompréhension.  Mais à force d’explications, il ne put qu’hocher la tête en souriant bêtement.

Robert- D’accord… Euh… Moi je devais emmener la dynamite sur mon dos et les trucs dangereux dans mes emplois. On m’avait dit que je n’avais pas de femmes et d’enfants et que les autres oui… Euh… Que ‘étais résistant et qu’une explosion n’allait pas me faire mal…

Une lueur d’incompréhension s’alluma brièvement dans ses prunelles bleutées pendant que Juliane l’ensorcelait avec sa voix si merveilleuse.

Robert- Pourquoi tu me disais que chacune de tes sœurs avaient ou non un homme dans leurs vie? Euh… Fais pas comme ma sœur ok? Pas de femme ne veut de moi comme petit copain je me l’ai fait assez dire… Euh… Mais j’ai une question…Euh… Tu étais parti où ce mati? J’ai eu peur…


Un demi-sourire illuminait le visage aux traits atypiques de l’homme déformé, mais une lueur interrogative s’était afficher dans son regard si pur.



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Mar 22 Déc 2015 - 10:45

Juliane avait pensé être gênée. Parce que ce genre de photo intime n’était pas à montrer à tout le monde. Elle était restée près de la bouilloire tournant le dos à Bob, espérant qu’il allait passer assez vite. Mais lorsqu’il commença à commenté le fait qu’elle semblait en sueur sur la photo, un sourire amusée étira peu à peu le visage de la photographe. Robert… Cet homme était unique. Vraiment… Elle avait l’impression qu’il voyait constamment le monde avec des yeux d’enfants, lorsqu’il contemplait de belles choses. Ses réactions étaient attendrissantes, et ce fut pour cela que Juliane se tourna pour le regarder en penchant la tête sur le côté, souriant toujours. Elle fixa son ami quelques secondes avant de se mettre à rire en voyant le visage rougit de honte de Bob. « -j’suis désolée… » dit-elle en grimaçant, « -faut pas rougir comme ça Bob. Mais tu as raison, on va économiser la batterie. » Conclue-t-elle en prenant l’appareil des mains du géant. Elle le remit dans son sac alors que certaines questions montaient dans son esprit. Si Robert était gêné de cette façon en voyant une épaule dénudée et un début de fesse, il n’avait… Cette pensée fit s’envoler le sourire de Juliane. Elle trouvait ça triste…

Quelques secondes plus tard, elle revenait s’assoir près de Robert, hochant la tête avant de lui répondre : « -c’est ça. Du crin. Tu l’aurais vu galoper… Il est magnifique… On adorait faire la course ! » Un flot de souvenirs heureux remontant de la mémoire de Jill, lui donnant à nouveau un sourire quelque peu nostalgique. Son regard revint sur Bob avant qu’elle ne se mette à rire joyeusement. Elle posa sa main gauche sur celle de Bob, en soufflant : « -j’t’adore ! » Il était sa bouffé d’air frais. « -en faite c’est juste une façon de parler. On ne chasse pas les tornades avec un fusil. On dit « chasser » parce qu’on les suit, on les trace, afin de pouvoir les étudier. C’est pour pouvoir prévoir les choses. Eviter qu’elles ne détruisent tout sur leur passage, évacuer les villes avant… » Voyant que Bob avait un peu de mal à la suivre elle ajouta : « -on cherche à comprendre aussi comment et pourquoi elle se forme. C’est super dangereux… Et la plus part des gens qui font ça sont un peu fou… » Mais elle, elle avait éprouvé une sensation incroyable lorsqu’elle était parvenu à prendre cette photo. Passer à côté de la mort… Etrange tout de même. Aujourd’hui, mettre un pied dehors représentait le même danger, mais cela n’excitait pas la jeune femme de la même façon.

Ce qu’ajouta Robert lui fendit le cœur… Comment des gens avaient-ils pu être aussi horribles avec lui ?! Dire ce genre de chose était tout simplement inconcevable pour la jeune femme ! Toute vie était précieuse. Elle se pinça les lèvres, essayant de ne pas perdre sa bonne humeur, même si elle avait vraiment du mal à encaisser l’info. Elle ouvrit la bouche… Mais elle ne savait pas vraiment quoi répondre… Elle finit alors par dire en regardant Robert droit dans les yeux : « -tu sais, j’aurais aimé que tu sois né près de chez moi. Que ta vie ait été différente. » Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Mon cul ! Si Bob avait pu avoir une vie plus simple, plus douce, cela ne l’aurait pas rendu différent. Moins de cicatrice, moins de mauvaise rencontre… Juliane ajouta tout de même avec un grand sérieux : « -c’est faux… Tu le sais n’est ce pas ? Ce n’est pas parce que tu n’as pas de famille ou d’enfant que ta vie est moins importante que celle de quelqu’un d’autre. »

Un léger silence les enveloppa. La bouilloire se mit peu à peu à siffler, troublant ce moment de complicité. Juliane finit par se lever, déplaça l’objet brouillant. Les paroles de Robert l’immobilisèrent sur place. Elle fronça les sourcils, et répondit : « -j’ai dis ça comme ça… Histoire de faire les présentations. » C’était vrai en plus… Elle n’avait pas pensé une seule seconde que Robert pouvait penser ainsi. La jeune femme revint s’assoir sur l’accoudoir, son visage tout juste à la hauteur de celui de Bob, même si elle était assise plus haut. « - ma grand-mère disait : chaque marmite à son couvercle. Cette phrase m’a toujours fait sourire. » Précisa-t-elle. « -ça veut dire qu’il doit bien y avoir une futur madame Bobby dans le monde ! » confia-t-elle en sourit posant le bout de son doigt sur le nez de Robert.

Juliane posa son dos contre le fauteuil, souriant à son ami. Son sourire s’adoucit, et une lueur tendre gagna son regard. « - je suis partie chercher ça… » Répondit-elle en pointant les plantes qu’elle avait ramené avec elle du doigt. « -je me sens mieux, la fièvre semble partie… Mais je n’ai pas de médicament. Cette plante est efficace contre le toux et la fièvre. » Le visage de Juliane se tourna à nouveau pour regarder le géant, et elle demanda avec douceur : « -tu as eu peur de quoi Bob ? Que je te laisse tomber ? ». Elle voulait lui poser la question. Il l’avait déjà dit lorsqu’ils s’étaient retrouvés dehors. Peur… Mais elle avait voulu laisser passer un peu de temps, que les choses reviennent au calme… Avant de demander pourquoi…


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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Mar 22 Déc 2015 - 16:59

Assurant le géant qu’elle ne voulait pas lui présenter une de sœurs, Bobby ne put cacher son soulagement. Le colosse n’était pas fait pour rencontrer une femme. Une dame qui l’aimerait et qui voudrait partager sa vie insignifiante. Juliane voulut permettre au monstre de foire de rêver que l’impossible pourrait être possible. Mais Robert savait qu’elle ne voulait qu’être gentille. Naturellement il ne put s’empêcher de sourire, en grand quand l’ange à la chevelure cuivrée lui fit une petite pichenette sur le bout du nez. Tout en restant assise près du géant, la douce apparition qui venait de dompter la gêne de Robert colla son dos au dossier rembourré. D’un index effilé et tout simplement gracieux. La dame pointa les herbes qui reposaient sur la table de la cuisine.

Juliane- je suis partie chercher ça… je me sens mieux, la fièvre semble partie… Mais je n’ai pas de médicament. Cette plante est efficace contre la toux et la fièvre.

Le visage de Juliane se fit tendre, son sourire apaisant. Ses yeux, comparable pour l’être inférieur à du bronze en fusion, reluisent d’une bonté et d’une gentillesse. Le mastodonte ne pouvait croire encore que l’ange était près de lui, qu’elle avait osé déposer sa main sur son avant-bras difforme et qu’elle acceptait tout simplement d’être dans son aura répugnante. La voix céleste et dotée d’une sérénité des plus merveilleuses caressa l’âme meurtrie du colosse.

Julian -tu as eu peur de quoi Bob ? Que je te laisse tomber?

Avec une hésitation, provoquée par le doute que tout ceci était possible, Robert déposa sa main bandée sur celle si douce de Juliane. Un geste qui définit la véritable nature de l’homme. Un être de bonté, de douceur et débordante d’humanité. Toutes les plus belles qualités du monde étaient dissimulées sous l’apparence ignoble, inhumaine et dure du mineur et les gens devaient gratter le vernis pour en découvrir la beauté cachée. Quelques rides se creusèrent alors sur son front dégarni. Ses yeux bleutés se plissèrent sou l’intense effort de concentration. La bouche aux lèvres exsangues s’ouvrit légèrement. De son ton rauque aux mots à peine mâcher, le monstre de foire murmura avec une douceur infinie.

Robert- Euh… C’est dur de tout mettre en ordre dans ma tête… Tu peux attendre quelques instants ?


Une vingtaine de secondes de plus furent requises à la bête pour assembler ses pensées. Ces bribes d’informations envolées aux quatre coins de la plaine désertique qu’était son esprit. Levant un index immense et ayant la circonférence d’une saucisse, il se tapa le front. Des petits « tocs » sonores furent le résultat de chaque coup porté. La voix de Bobby fut alors franche, honnête et sans détour.

Robert- Ma tête avait peur que tu sois parti comme tout le monde… Euh… Comme Sandra et Rosalie. Comme ceux qui n’avaient besoin que moi pour les aider… Euh… Tu avais tout porté et j’avais peur que tu sois retourné avec les hommes… Euh… Je sais que tu n’aime pas que je pense que je suis un monstre, mais je croyais que c’était à cause de mon apparence ou ma stupidité que tu t’étais lassé de moi… Euh… C’est ça qu’on me reprochait et je croyais que tu étais assez guéri pour éviter d’être vu avec moi.

La gorge subitement assécher, le colosse prit sa gourde et en avalant une rasade. Laissant sa pomme d’Adam monter et descendre au rythme des gorgées avalé, Bobby passa sa langue rugueuse sur ses minces lèvres. Serrant légèrement la main effilée et si douce de la jeune femme, Robert s’assura que ce n’était pas juste un rêve qui allait s’estomper au matin. Tendant la gourde pour permettre à Juliane de se désaltérer aussi. Le regard de la bête se fit tendre et apaisé. La bleuté si pur de son regard faisait penser à un ciel d’été libre de nuage. Les traits atypiques du monstre se détendirent de nouveau, laissant cette fois une autre partie de son corps s’exprimer. Pointant cette fois-ci son cœur si torturé par les derniers événements, la bonté naturelle ainsi que l’innocence prit le pas sur la sincérité des mots.

Robert- Mon cœur avait peur de te perdre aussi… Euh… Que tu sois parti au paradis comme mes anges… Euh… Peur de tu sois blessé, que tu as mal et que je ne peux rien faire pour t’aider… Euh… Peur que tu souffres quand je préférais être blessé à ta place… Peur que je ne puisse te parler de nouveau, de te voir sourire… Euh… de t’écouter m’expliquer des choses. Peur que tu ne sois juste un mirage… Euh… Un rêve si tu veux. Mais surtout une part de moi savait que tu allais revenir. Que tu étais différente des autres! Euh… Que tu n’allais pas me laisser derrière!

Regardant le divin visage de son amie, un sourire d’une beauté rayonnante écorcha les lèvres de Robert. Ces mots dits, prononcés par son cœur lézarder de cicatrices, avait directement surgis a l’air lire sans consulter l’esprit. Aucune barrière ni censure ne pouvait restreinte cet élan de sincérité, d’authenticité et même d’un brin de naïveté. Laissant la chance de répondre à la merveilleuse personne assise près de lui, une sorte d’aura de bienveillance et d’apaisement se dégagea de la personne du colosse.

Robert- Je ne comprends pas pourquoi tu voulais que je sois né près de chez toi ?


Écoutant l’explication de Juliane, le mastodonte eut alors une lueur espiègle dans son regard. Les coins de sa bouche s’accentuèrent presque au niveau de ses oreilles. Au moment que l’ange à la chevelure cuivrée scella ses lèvres pleines, le mastodonte déclara alors de manières toutes à fait enjoué et spontané.

Robert- Euh… J’aimerais mieux être né ou je suis né… Euh avoir la même vie… Sinon je n’aurais pas eu Sandra et Rosalie dans ma vie… Euh… Je ne t’aurais pas rencontré non plus surement… Euh j’aime mieux endurer les trucs moches pour les petits moments magiques que j’ai eu. Des fois une percée de soleil dans les nuages me suffit, amplement tu sais…Euh… Aussi si j’étais né dans une autre famille, j’aurais été peut-être une femme! Tu imagines ça?

Se levant subitement, Robert essaya de se mouvoir comme un top model et levant une main ridiculement désinvolte, il prit une petite voix faussement féminine.

Robert- Bonjour je me nomme Robette Smith…Euh…


Reprenant sa posture normale, à savoir droit comme un I et la tête un peu penchée vers l’avant, le doute assaillit alors les traits du faciès monstrueux de l’homme. Le ton rauque et les mots à peine mâchés refirent surface.

Robert- Euh… Robette est bien pour les filles ce que Robert est pour les garçons ? Ça ressemble à bobette ce truc-là…

Alors l’hilarité explosa dans tout l’être grotesque du mastodonte. Un rire puissant, franc et enjoué fit presque vibrer les murs du chalet. Des larmes de joie scintillèrent aux embrasures des paupières de l’être difforme et il se penchant vers l’avant pour se taper sur la cuisse. Quelques moments furent nécessaires à Robert pour récupérer de ce fou rire qui lui avait du bien. Essayant les petits cristaux liquides de son visage, il essaya de parler. Quelques rires s’échappèrent et Bobby put se maitriser. Tendant une main vers la jeune femme assise, il réussit à dire alors quelques mots.

Robert- Bon on doit manger… Euh… Je peux cuisiner, mais tu es capable d’ouvrir la conserve ? Je ne veux pas me faire chicaner par ma docteure…

Un sourire mangeait totalement le visage rayonnant de la bête et celle-ci demanda alors innocemment.

Robert- Euh… c’est pour de vrai le truc que t’as dit… Euh tu sais que c’était toi et moi. Je n’ai pas compris trop ce bout-là…

L’homme avait saisi le message, mais il ne voulait qu’être assuré de ne pas avoir imaginé cette déclaration.



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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Mar 22 Déc 2015 - 23:29

Juliane hocha la tête tout en répondant avec douceur : « -bien sur… ». Sa main exerça une petite pression supplémentaire sur celle de Bob pour appuyer ses mots. Elle avait l’impression de vraiment être une sorte d’ouragan dans la vie du géant. De mettre un bordel fou dans son esprit. De presque le torturé en lui faisant éprouver tout un tas de sentiments. Jill s’en voulait encore d’être partie ainsi quelques heures plus tôt. Tout cela ne serait pas arrivé si elle avait prit le temps d’écrire un petit mot, ou encore si elle avait décidé d’attendre que Robert soit lui aussi sortie du monde des rêves. Elle avait été stupide…

La jeune femme laissa le temps à son ami de mettre ses idées en ordre, désirant lui dire d’arrêter de se taper le front, elle en sourit tout de même. Elle redoutait tout de même ce qu’allait lui dire Bob. Et lorsqu’il ouvrit la bouche, les mots qui en sortirent lui donnèrent comme des coups de poignard en plein cœur. Elle avait été pire que stupide. Totalement conne était l’expression qui correspondait bien mieux. L’homme qui était assis à côté d’elle, était déjà quelqu’un qui avait encaissé bien des horreurs sur le point de vu sentimental, et voilà qu’elle en avait ajouté une couche. Elle récupéra la gourde qu’il lui tendit, sans pour autant boire une seule goutte. Son regard fixa quelques instants l’objet, alors que Bob reprenait ses explications. Heureusement, les mots qu’il prononça en dernier la firent sourire à nouveau. Avec ce sourire doux sur le visage, elle leva à nouveau ses yeux sur l’homme à l’imposante carrure, et elle prit à son tour quelques secondes avant de dire : « -je ne suis pas un mirage, encore moins une hallucination de ton esprit. » Elle serra un peu plus sa main sur celle de Robert et ajouta : -je suis bien là. Et je ne compte pas partir. Si jamais cela devait arriver, ça ne serait pas à cause de toi. Surtout pas à cause de ton physique ou de ton esprit. Tu ne t’en rends peut-être pas compte Bob, mais tu as une âme si belle… » Juliane regarda à nouveau la gourde qu’elle tenait et souffla d’une voix un peu plus basse : « - tu ne te rends pas compte de l’impact qu’à eut notre rencontre sur moi. J’étais… » Pff… C’était elle qui avait maintenant du mal à mettre des mots sur ses idées et ses ressentis. Elle se mordit quelques secondes les lèvres, lâchant la main de Robert pour remettre ses cheveux en place derrière son oreille. Geste qu’elle faisait souvent… « -j’étais perdue… Tu m’as trouvé… Et grâce à toi, je me suis retrouvée… » Mm… C’était super clair tout ça ! Un léger rire en se rendant compte que ce qu’elle venait de dire allait peut-être embrouiller un peu plus encore son ami, elle ajouta pour éclaircir ses pensées : « -je crois que j’avais perdu fois en l’humanité. Et grâce à toi, j’ai la nette impression de revivre. Et… Et je ne pourrais sans doute jamais assez te remercier pour ça. »

Sortez les violons et les mouchoirs ! C’était le moment mielleux des confidences…

Jill sourit doucement en écoutant la nouvelle question de Robert, et elle répondit après avoir bu cette fois-ci une petite gorgée d’eau : « -si tu étais né près de chez moi, on se serait surement croisé. Je suis certaine que mon père t’aurait proposé de travailler à la ferme avec lui. Tu n’aurais pas enduré tous ces gens méchants…Et le mot est faible. » Son regard se posa sur le géant, avant qu’un sourire illumine les traits fins de son visage. Puis elle se mit à rire aux éclats en regardant Bob imiter une femme. Elle rit de plus belle lorsqu’il fit la présentation. Elle ne lui répondit pas lorsqu’il lui demanda confirmation pour le prénom, bien trop occupée à rire. Elle se plia même en deux tellement elle riait. C’était si bon… Elle se laissa glisser dans le fauteuil, posant sa main libre sur son ventre. Des larmes de joies lui étaient montées aux yeux. Comme elle venait de lui dire, grâce à lui, elle revivait !

La tête en arrière, respirant doucement pour retrouver un semblant de calme, toussant quelque peu, elle lui sourit de toutes ses dents avant de lui lancer une grimace et de répondre : « - où je peux faire la cuisine aussi ! » Elle esquissa une moue boudeuse du bout des lèvres et reprit : « -ouais non… Evitons de mourir aujourd’hui… J’ouvre la conserve Roberte ! » Lança-t-elle en se levant avec entrain en se mettant debout d’un bon. Elle cligna des yeux pour chasser un léger vertige qu’elle parvint à dissimuler à merveille. Puis elle s’avança dans la partie cuisine, avant de se tourner vers Robert. Ou là… Qu’est ce qu’elle avait dit ? Elle lui sourit à nouveau et répondit : « -oh que oui mon ami ! Toi et moi, pour le meilleur et pour le pire ! Si tu me laisses faire la cuisine : tu connaîtras le pire ! » Conclue-t-elle en brandissant une cuillère en bois. « -ah et par contre Bob : les trucs du genre : je préfère être blessé à ta place, tu les oublis. D’accord ? » Juliane avait dit cela sur le ton de l’humour, mais elle était très sérieuse dans ses propos tout de même. Hors de question qu’il prenne des risques pour elle pour rien.


Il fut un temps où tu étais sauvage
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Bobby Smith
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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Mer 23 Déc 2015 - 6:49

Robert- Euh… Tout ce que tu veux Juliane. Je ne veux pas me faire taper dessus à coup de cuillère de bois… Euh… Mais si un méchant essaie de te faire mal, je m’assois dessus et je l’écrabouille ok?

Une lueur d’espièglerie scintillait dans le regard bleuté de la bête. Un sourire chaleureux, quelque peu gâter par une dentition inégale, se forma de nouveau sur les lèvres exsangues de l’homme. Il ne s’était jamais senti aussi à l’aise avec une personne autre que ses anges. Juliane avait réussi à briser les murailles que l’angoisse et la peur des autres avait érigé autour de son corps repoussant. Il pouvait se permettre d’être celui qu’il était vraiment. L’être doux, sensible et si humain qui aimait voir sourire sa nièce et sa sœur. En présence de l’ange à la chevelure cuivrée, Bobby pouvait devenir humain et non un monstre accouardir de par les gens cruels qui prenait un malin plaisir à le faire souffrir. Prenant la conserve que l’être divin avait ouverte pour lui, Robert ne put que lui dire avec son ton lent et trainant, à la tonalité si rauque.

Robert- Merci Jill… Euh… Je peux continuer seule maintenant. Tu vas faire quoi pour les herbes? Les mettre dans la nourriture? Ou comme quand je fais du Moonshine, tu les mets dans l’eau pour les faire farmeter… Euh non… fermenter?

Écoutant les douces paroles de la texane, Robert se laisser transporter par la vague d’humanité que véhiculait ces mots. Il adorait se laisser transporter par ces envolés presque surnaturelles de douceurs. De ne pas se faire juger car il posait une question des plus stupide pour le commun des mortels. Jill prenait son temps, surtout elle faisait preuve d’une patience d’ange, pour répondre aux stupidités marmonné par la lie de l’humanité. Le marmiton format géant, après avoir mis quelques épices dans la marmite, retourna au foyer dans quelques enjambés presque titanesque. Suspendant le contenant en fonte par-dessus le feu ronflant aux flammes dansantes. Plongeant une louche dans la pitance du jour, le goliath des temps modernes fit des rotations pour empêcher la cause de coller au fond. Les iris réfléchissant la lueur des flammes, l’homme au cœur si pur et débordant de bonté demanda alors d’une voix ou se mêlait une note interrogative.

Robert- J’aurai bien aimé monter à cheval… Euh… Mais je crois que je suis trop lourd pour eux. Ça fait quoi de monter sur le dos de Tonnerre et de galoper?


S’imaginant sans peine la sublime image de Juliane chevauchant le quadrupède magnifique, la bête de foire tomba dans un état lunatique. Il aurait adoré travailler sur une ferme, s’occuper des animaux et d’être avec des gens biens. Sandra aurait aimé voir les cheveux courir dans les plaines et cette pensée fit naître un état mélancolique à l’homme encore bouleversée par la fin horrible de ses anges. Les épaules du colosse s’abaissèrent sous la charge de se chagrin et son regard se voilà d’une tristesse à peine supportable. Mais une main fantomatique effleura la joue du mastodonte et le sourire revint en force sur l’horrible faciès de Robert. Sa nièce adorée avait de nouveau passé le mince voile entre la réalité et le paradis pour consoler son nounours endeuillé. D’un ton monocorde, presque sans vie, Robert murmura alors à l’être intangible à ses côtés.

Robert- Tu sais Sandra, j’aurai bien aimé que tu sois ici avec nous et ta mère… Euh… Toi qui adorait être dans le bois.

Des lèvres douces et revigorantes comme la rosée du matin se posèrent alors sur la joue mal rasé de l’homme. Le fardeau de tristesse s’évanouit comme neige au soleil et le colosse ne put murmurer un petit merci débordant de reconnaissance. Relevant la tête, les yeux brillant d’une larme de bonheur retrouvé, le géant difforme dit alors avec la franchise et l’honnêteté que sa relation privilégiée avec l’ange à la chevelure cuivrée lui autorisa.

Robert- Je suis sûr que Sandra t’aurait adoré Jill… Euh… Elle aurait pu de parler de sujets très difficiles que j’étais toujours perdu…Euh… Elle était très intelligente.


Le colosse avait une note de fierté dans la voix. Un peu comme celle d’un père fière de sa progéniture. Le mastodonte avait été presque un père de substituions pour l’enfant de sa sœur, essayant de peine et de misère de remplacer une figure paternel déficiente. Se tournant vers la photographe, un sourire attendris et chaleureux s’était former sur le visage aux traits atypique.

Robert- Si sa maladie ne l’avait pas envoyer à l’hôpital, elle aurait été première de sa classe… Euh… J’en suis sûr. Elle a été malade, tu sais la leucémo... leucina... leucémie... Oui c'est ça elle avait 8 ans... Je me cachais dans l’hôpital pour rester avec elle.... Je ne voulais pas la perdre...La docteure Barnett m'a dit que je pouvais rester le temps que je voulais quand elle m'a trouvé cacher sous le lit de mon ange... Euh... Mes pieds dépassaient... C'est là que Sandra écrivait des chansons que je devais interpréter...

Riant devant ce souvenir où la médecin avait eu un sourire si humain et qu’elle avait donné sa bénédiction pour que le géant reste près de son ange. Un rire doucereux et si merveilleux qui reflétait la tendresse que l’homme avait porté à sa nièce. Regardant celle qui venait de conquérir son amitié, le mastodonte demanda poliment.

Robert- Euh… Tu peux mettre le couvert s’il te plait? Aussi ça me gêne, mais tu as un copain qui t’attend chez toi? Euh… Juste pour savoir… Euh… Désolé ce n’est pas de mes oignons…

La rougeur envahit progressivement le visage de l’homme, la honte et la gêne d’être trop inquisiteur du jardin privée et secret de l’ange qui avait tant donné à l’être abject qu’était Robert…



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MessageSujet: Re: Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane   Aujourd'hui à 16:58

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Un battement de coeur dans la forêt... P.V. Juliane

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