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 If I loose myself, I loose it all.

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Alan S. Karlson
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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Dim 29 Nov 2015 - 16:06



❝If I loose Myself,
I loose it all.❞
Rose & Alan

    Rose répondit rapidement à ma question, je fus d'ailleurs étonné par sa facilité à dire tout cela ; impossible pour moi de savoir si elle était toujours comme cela, à beaucoup parler -comme Christina-, ou si elle avait simplement besoin de parler de tout ça à quelqu'un. J'imagine que cette situation avaient déjà un changé les gens ; il y avait ceux qui parlaient pour oublier, de tout et de rien, mais aussi de ce qu'il s'était passé, et d'autres qui s'étaient murés dans un silence difficilement pénétrable. Je n'étais pas sûr de la catégorie à laquelle j’appartenais ; je n'avais jamais été du genre très bavard mais il fallait avouer que parfois ça ne faisait pas de mal, et après tout je n'avais rien à cacher et rien que me portait préjudice.

    J'appris donc que la brune travaillais dans un hôpital avant tout cela, je ne savais pas sa profession exacte mais cela suffisait à me rassurer, pour elle et pour ses proches ; elle serait certainement en mesure de savoir quoi faire en cas de blessure ou de panique, contrairement à moi qui n'étais qu'un simple professeur. J'espérais pouvoir protéger ma famille si tout venait à s'effondrer, mais j'étais toutefois sûr d'une chose : je ferais tout mon possible pour ne pas les perdre, quitte à y laisser ma vie s'il le fallait. Je compris que Rose ne savait pas vraiment non plus ce que nous avions à fuir ni l'étendue de la situation là-dehors ; lorsqu'elle me retourna la question, je répondis sincèrement, me remémorant les événements passés.

« Je ne suis pas totalement sûr de ce que nous avons vu. Nous faisions les courses quelques jours avant de venir ici et nous avons croisé une femme... elle s'est ruée sur nous mais je l'ai assommée avant de déguerpir. Je ne sais pas ce qu'elle était exactement... »

    A dire vrai, je n'étais sûr de rien. Les souvenirs se mélangeaient et je commençais à me demander si la femme était vraiment ''malade'' ou si elle était simplement paniquée par les pillages qui faisaient rage.

« Les militaires font leur travail apparemment, mais comment être sûr de la cible de leurs balles ? Ca pourrait très bien être nous... »

    Parce-que c'était bien de ça qu'il s'agissait ; si effectivement ils tiraient sur des malades, qu'avaient-ils exactement pour que les mesures prises soient à ce point extrêmes ? Une simple grippe n'avait jamais poussé les autorité à faire ainsi feu. J'imaginais que ça devait être plus grave que cela, mais il m'étais toutefois impossible d'imaginer dans quelles circonstances cela pouvait être fait. Peut-être étions nous bien mieux ici que dehors, nous étions ainsi protégés de ces cas, mais l'ignorance pouvait être un danger relativement important et je n'étais pas rassuré à l'idée du jour où nous sortirons tous d'ici. Pris dans mes pensées, j'entendis Rose soupirer en regardant d'un côté ; j'aperçus deux militaires discuter à voix basse en nous observant. Que voulaient-ils encore ?

    La jeune femme me questionna alors sur ma situation avant de se retrouver là. Je ne pu m'empêcher de sourire devant son air ironique, mais également en repensant aux cours que je donnais. J'adorais ma profession et j'espérais sincèrement que mes élèves n'avaient pas connu de sort tragique, ainsi que leurs familles.

« J'étais professeur de mythologie scandinave à l'université. Devant son air légèrement surpris quant à la particularité de ma spécialité, j'ajoutais : Je suis originaire de Suède et disons que je n'ai jamais pu tirer un trait sur mes origines. »

    Je sentais l'air nostalgique qui s'était installé et je ne fis pas grand chose pour le combattre. Je n'avais de cesse de me demander qu'elle était la situation là-bas ; les habitants étaient-ils eux aussi victimes de je ne sais quel fléau ? Je priais les dieux pour que ça ne soit pas le cas et que je puisse un jour retourner voir le monde dans lequel j'avais grandit. M'adressant une nouvelle fois à Rose, je lui dis calmement :

« J'espère que votre ex mari se porte bien lui aussi... Comment le vit votre fils ? J'imagine que ça ne doit pas être simple tous les jours. »


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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Dim 29 Nov 2015 - 20:45


Rumeurs, on-dit, messes basses... Visiblement, aucun civil du camp ne semblait réellement au courant de ce qu'il se passait là dehors, ni d'à quoi pouvait réellement ressembler ces foutus malades. La jeune femme fronça un instant les sourcils en écoutant l'histoire d'Alan, n'ayant pas eu l'occasion de croiser un quelconque malade avant son arrivée ici. Quand aux cibles que pouvaient toucher les militaires...

Je ne me fais pas d'illusions. Souffla t-elle à voix basse en relevant le nez vers le plafond ouvert du stade. Je doute qu'ils s'amusent à tirer sur des canettes de soda par exemple...

Et puis, elle n'oubliait pas les paroles de la radio. Ne s'approcher d'aucune personne semblant malade, sous aucun prétexte. S'échapper et rejoindre les camps de réfugiés. Ce n'était sans doute pas pour rien...
Elle quitta enfin du regard les deux soldats, tandis qu'Alan parlait de son ancien boulot, qui attisa immédiatement la curiosité de la jeune femme. Professeur de mythologie Scandinave, sérieusement ? Haussant les sourcils avec un air impressionné, elle le laissa au moins terminer sa phrase avant d'enchaîner.

Ca devait être super intéressant... J'connais pas grand chose sur le sujet, mais je suppose que ça parles des dieux comme Odin ?

Son truc à elle, c'était le fonctionnement du corps humain. Mais les mythologies l'avaient toujours intéressées, et quand bien même elle ne connaissait pas le sujet, en entendre parler avait le don de la faire voyager. Alors, en de telles circonstances, parler mythologies plutôt que de l'épidémie qui semblait ne jamais vouloir arrêter de faire parler d'elle, le choix était vite vu.

Et, étant originaire de la-bas... Vous y avez de la famille ? Des nouvelles ? ne put-elle s'empêcher de demander. Avec un peu de chance, le problème ne se propageait pas autant qu'ils le disaient, et que le plus gros restait concentré sur les Etats Unis d'Amérique ?
De son côté, elle n'avait plus grand monde de vivant en Espagne. Ses grands parents n'étaient plus de ce monde depuis un bon moment, tout comme sa mère. La seule famille encore en vie qu'il lui restait étant Gary, et sa belle dont elle était sans nouvelle depuis plusieurs mois aussi.
Alan la tira de ses pensées en lui posant des questions concernant son fils. Rose baissa le regard un instant, ramenant une mèche de cheveux derrière son oreille.

Non c'est pas ... Facile tous les jours. Lâcha t-elle à demi mots au Scandinave, avant de continuer. Norman pose souvent des questions, principalement sur quand arrivera son père et... C'est toujours simple de faire bonne figure, quand on est nous même morte d'inquiétude. J'espère juste qu'il à pu trouver un endroit à l'abri, ou qu'il est sur la route.

Gardant le silence le temps de terminer sa cigarette, elle laissa tomber le mégot sur le sol pour l'écraser d'un coup de talons, avant de reprendre la parole.

Ce genre de situation est toujours plus facile en famille que seule, mais bon... On fait avec les moyens du bord. Je prie, même si j'ai pas l'impression que ça serve à grand chose en ce moment...

La foi, elle ne l'avait jamais réellement perdue. Mais en voyant la situation du stade, elle commençait sincèrement à se demander si le Dieu qu'elle priait n'était pas parti s'offrir des vacances au nouveau mexique sans se douter du bordel qui se déroulait ici.

Et de votre côté ? Votre enfant à l'air grand, mais comment vous gérez tout ça avec votre famille ?


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Alan S. Karlson
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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Mar 1 Déc 2015 - 18:30



❝If I loose Myself,
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Rose & Alan

    Rose n'avait pas tord, sur quoi d'autre pouvaient-ils tirer à part des humains ? Il n'y avait pas assez d'animaux dangereux dans le coin pour nous maintenir enfermés là si longtemps. J'eus des images relativement sombres en tête, mais elles furent bien vite chassées alors que j'abordais le sujet de mon métier. J'avais eu cette chance d'exercer la profession qui me convenait parfaitement, et qui me liait à mon pays, même s'il était désormais loin depuis des années déjà. Je hochais la tête, affirmant la question de la brune concernant les Dieux ; j'ajoutais deux ou trois mots concernant cet univers pour finalement répondre à sa question concernant la Suède.

« Mon père y vit mais nous n'avons plus vraiment de contact et j'avoue que tout est arrivé si vite que je n'ai pas pensé à contacter les amis que j'y avais. J'espère simplement que tout va bien là-bas... »

    Quel ami pitoyable je faisais. J'avais déjà du mal à imaginer quelle pouvait être la situation à l'extérieur du stade, alors à quoi bon essayer d'imager celle de l'autre côté de l'Atlantique ? Et il était hors de question pour moi d'imaginer un quelconque paysage apocalyptique dans ces contrées si parfaites, je me refusais de même simplement penser que c'était arrivé partout.

    Je ressenti à nouveau de la compassion lorsque la brune me parla de sa situation, en effet ce n'était vraiment pas simple à gérer ; elle était déjà suffisamment inquiète elle-même alors quand il fallait en plus faire de son maximum pour rassurer un enfant... mais c'était tout de même un point positif qu'il soit là, avec elle, ça lui permettait au moins de garder un œil sur lui. Même si il manquait une personne dans le tableau de famille, mais qui pouvait se payer le luxe d'avoir tous ses proches près de soi ici ? Jetant à mon tour ma cigarette plus loin, je fixais mes yeux vers le ciel en lui répondant :

« Les dieux nordiques sont plus nombreux, je ferai une prière pour Gary, il y en a bien un qui devrait l'entendre. »

    Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne m'étais jamais senti idiot à dire ce genre d'absurdité, d'autant plus que le monde était à présent bien plus étrange que tout le reste. Et quand bien même notre situation avait l'air d'atteindre un point de non retour, je savais que je ne renoncerais pas de si tôt à mes croyances ; si nous étions là aujourd'hui c'est bien parce qu'ils l'avaient voulus, c'était à nous de nous en sortir. Bien que leur adresser une prière n'était en rien un crime. Lors de ma remarque, j'avais gratifié Rose d'un sourire à la fois mélancolique et sincère, je ne savais pas si ça allait détendre l'atmosphère ni si elle allait rire de moi, ou peut-être même mal le prendre ; mais qu'importe, je ferais ce que j'avais dit.

    Regardant au loin dans le stade, inconsciemment à la recherche des silhouettes de mon fils et ma femme, je répondis à Rose d'un air légèrement absent.

« Il est un peu comme moi, ne supporte pas vraiment de rester cloîtrer là. Le pire c'est de ne pas savoir de quoi on doit se méfier. Reportant mon attention sur la femme, j'ajoutais : Quoi qu'il en soit si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitez pas. »

    J'avais ponctué ma phrase d'un sourire. Certes, les membres d'une famille n'étaient en rien remplaçables, mais un peu de soutient était toujours le bienvenue dans une telle situation. Réfléchissant un instant, je posais une question qui m'intriguait.

« Vous disiez que vous travailliez à l'hôpital avant, j'imagine que c'est bien utile ici ? »


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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Mer 16 Déc 2015 - 22:15


Visiblement, chacun des gens qu'elle rencontrait avait perdu contact avec toute sa famille, ou une grande majorité. Si elel se foutait pas mal de ce qu'avait pu devenir sa belle mère, elle s'inquiétait plus pour d'autres membres de son entourage. Qu'était-il advenu de ses internes, les numéros 4 et 9, ses favoris qui promettaient d'avoir un bel avenir ? Ou encore, de Mrs Franklin, sa voisine sexagénaire qui adorait venir prendre des nouvelles de Norman et était partie en vacance à Paris avec son mari, quelques semaines avant le début des informations ? Ou même encore, Philip, son gros con d'ex, qui aux dernières nouvelle avait muté à Atlanta ? Toutes ces personnes qu'elles croisaient anodinement et ont elle ne pouvait avoir aucune nouvelle rassurante ? Elle n'imaginait même pas l'état dans lequel elle aurait été si en prime de Gary, elle aurait perdu contact avec ses grands parents, à Madrid. Pour la première fois de sa vie, elle fût presque heureuse que son père et ces derniers ne soient plus de ce monde...

Elle resta silencieuse, alors qu'Alan reprenait la parole en parlant de faire une prière pour Gary. Relevant les yeux vers lui, elle en put s'empêcher d'hausser les sourcils.

C'est... Très gentil à vous, vraiment. J'ignorais que vous étiez polythéiste. Je ferais de même pour vous.

La petite croix autour de son cou ne devait sans doute pas passer inaperçu. Elle ne s'était jamais cachée d'être croyante malgré sa condition de chirurgie, et quand bien même elle possédait le désagréable syndrôme de tout chirurgien qui se respecte en étant persuadée d'égaler Dieu quand il s'agissait de faire une opération cardiaque, elle n'avait jamais oublié de respecter et prier pour sa religion.
Parler lui faisait du bien, et le calme absolu d'Alan avait cette étrange manie de l'apaiser un tant soit peu. Jouant avec une mèche de cheveux, elle lui fit un léger sourire avant de répondre à sa remarque.

Je n'ai pas grand chose à offrir, mais je vous retourne la remarque. Si vous avez besoin de quelque chose, je serai là. Pour dépanner des cigarettes par exemple. Dit-elle en riant légèrement, se rappelant de ce qu'il lui avait dit concernant sa femme.

En revanche, elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel quand il fit la remarque sur son utilité dans le stade.

Vous n'avez pas idée... J'étais chirurgienne en cardiologie à Seattle, avant tout ça. Mais depuis que je suis arrivée ici, j'ai l'impression d'être la seule toubib de la ville. Je ne voulais pas bosser pour eux au départ, je leur ai dit que sur le papier, j'étais encore en vacance jusqu'à début décembre. Mais... Ils m'ont clairement fait comprendre que je n'avais pas le choix en somme.

Oh, il n'avaient pas été cruels ou menaçant non. Ils s'étaient contenté de lui rire au nez en ignorant ses remarques, l'amenant à son nouveau bureau en lui expliquant ce qu'ils attendaient d'elle, laissant toujours un soldat non loin "si elle avait besoin de quelque chose". Mouais, autant dire pour éviter qu'elle ne s'éclipse discrètement quoi.

D'ailleurs, si vous avez besoin de diagnostic ou de soins pour un membre de votre famille, vous savez que je ne suis pas loin, et y'aura pas de soucis pour faire la queue.

Il l'avait aidé à retrouver Norman, c'était bien le minimum qu'elle puisse faire pour lui offrir sa gratitude.



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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Sam 19 Déc 2015 - 12:11



❝If I loose Myself,
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    La discussion avait pris une tournure plus calme, moins tendue, peut-être que parler de nos Dieux avait aidé à apaiser nos crainte, du moins pour quelques instants. En réalité je n'était pas du genre à prier mes Dieux, pas directement en tous cas ; ma nature était plutôt d'accepter les épreuves qu'ils avaient décidé de mettre sur notre route, c'était en quelques sortes une façon de forger les personnes que nous sommes destinés à être. Alors je me contentais surtout de leur parler, essayant de comprendre pour quelle raison ils mettaient telle ou telle embûche sur notre route ; les prières ne trouvaient bien souvent personne pour les écouter, mais je pouvais bien faire une exceptions pour Rose, et de toute façon je n'avais rien à perdre. J'avais répondu à sa phrase par un simple sourire et un hochement de tête.

    Lorsqu'elle m'indiqua qu'elle pouvait me dépanner en cigarettes si besoin, je ris légèrement en secouant la tête. Cette pénurie de clopes était peut-être le bon moment pour arrêter, puisque la volonté ne marchait pas, peut-être que la force serait plus efficace. Mais cette situation était également à double tranchant, car outre le fait d'avoir l'opportunité de stopper ma consommation, mon envie d'en prendre était de plus en plus grandissante due au stress et à toute cette angoisse de ne pas savoir de quoi sera fait demain. Je lui répondis cependant en souriant toujours :

« J'en prend note, merci beaucoup. »

    Rose me parla alors des inconvénients de sa profession maintenant qu'elle était ici et j'étais partagé à la fois entre la frustration de ne pas pouvoir me rendre aussi utile qu'elle, et pas l'apaisement de ne pas avoir autant de responsabilités. Je vis alors devant moi une femme forte, qui n'avait eut d'autre choix que de s'occuper seule de son enfant, tout en ayant à affronter les contres-coups des militaires venus de l'extérieur. Toute cette pression ne devait vraiment pas être simple à porter. Cependant, sa proposition me vint droit au cœur ; malgré tout cela, ce qu'elle endurait, elle n'hésitait pas à aider les personnes qui l'entouraient.

« J'espère que nous n'auront pas à venir, vous en avez déjà tellement à faire. Mais si besoin nous penserons à vous. »

    Je lui avait souris une nouvelle fois, me passant nerveusement la main dans les cheveux. Nous n'étions pas du genre à être très malades dans notre famille, mais avec le froid qu'il faisait et la masse de personne amassées là nous n'étions pas à l'abri d'un rhume ou d'une gastro, alors toute aide était bonne à prendre. Désireux d'aborder un sujet de conversation un peu plus léger, je lui dis calmement :

« Quand la vie reprendra son cours, vous devriez vous accorderez les vacances que vous méritez, loin de tous ces malades. »

    J'aspirais moi aussi à un séjour loin d'ici, même si retrouver notre maison était un point des plus importants concernant le ''retour à la vie normale''. Regardant au loin, je vis une petite tête brune venir vers nous en trottinant à travers tous les gens, un sourire aux lèvres. Faisant un petit signe du menton, je signalais à Rose que son fils avait apparemment quelque chose à lui dire.


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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Mar 12 Jan 2016 - 19:25


Des vacances. Voilà un mot qui lui parlait bien. Des vacances en croisière, loin de tout. Ou même, mieux que ça. A Madrid, dans le pays de sa mère. Elle leva un regard rêveur vers le Nordique, lui souriant sincèrement.

Ca, ce serait super. Et... Ca me ferait du bien de profiter vraiment de mon fils, ou de l'emmener en Espagne. Qu'il voit un peu d'ou il vient...

Norman avait beau parler couramment espagnol, il n'était encore jamais allé la-bas. Ce serait l'occasion. Elle pourrait même proposer à Gary de les accompagner après tout. Trouver un moment en famille, et profiter. On ne se rendait compte de la valeur des choses qu'une fois qu'elle étaient disparues, et le virus lui avait jeté en plein visage a quel point elle avait besoin de cette famille qu'ils avaient coupé en deux.

Mais alors qu'elle allait demander à Alan son lieu de vacances idéal, les deux militaires qui les observaient du coin de l’œil arrivèrent à leur rencontre, coupant net la conversation.

Mrs Warren, on vous réclame à l'infirmerie. Le soldat Jefferson à fait une mauvaise chute, et on pense que sa jambe est cassée.

Rose soupira. Il n'y avait donc jamais un moment ou elle pouvait souffler, avoir un peu de répit ? Elle jeta un regard noir aux militaires qui ne bronchèrent pas, tandis qu'elle se relevait en offrant un regard désolé à Alan.

Il semblerait que les affaires reprennent... Je vais devoir vous laisser Alan.

Resserrant les pans de sa veste, elle remit une mèche de cheveux en place alors que les militaires ouvraient le pas pour la guider à l'infirmerie, avant qu'elle ne se retourne une dernière fois.

Et... Encore merci. Pour Norman, et pour le reste.

Un sourire sincère fleurit sur ses lèvres en croisant le regard de l'homme, qui lui avait permis le temps d'une petite heure de penser à autre chose que la boule d'angoisse dans son ventre. Restait plus qu'à le recroiser quand elle aurait une minute de repos désormais.


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MessageSujet: Re: If I loose myself, I loose it all.   Aujourd'hui à 7:02

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