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 Phoenix, November 2014

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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Phoenix, November 2014   Mar 3 Nov 2015 - 22:25


Si avoir une discussion avec Gary avait été appréhendée, se retrouver face aux yeux bleus de Norman qui comprenait parfaitement qu'un problème arrivait sur la table fût pire que tout. Elle avait eu beau retourner la situation une dizaine de fois dans sa tête, aucun scénario ne lui paraissait susceptible d'être digne aux yeux de son fils pour lui expliquer que leur vie de famille allait prendre un tournant drastique.

En fait... Ton père et moi, on va se séparer.

Elle ne voyait pas d'autre moyens pour expliquer le sujet principal. Tourner autour du pot durant des heures lui donnait envie de se jeter sous la table pour se cacher devant l'innocence de son fils, et elle n'avait jamais été réputée pour la diplomatie ou la patience, ce ne serait pas maintenant que les choses changeraient. Néamoins, elle pouvait toujours essayer d'arrondir les angles, encore plus quand le regard de son fils s'agrandit, ayant l'impression d'avoir raté un chapitre entier en une journée.

Les choses font qu'on ne s'entend plus comme avant, et du coup -
Vous vous aimez plus ?
C'est beaucoup plus compliqué que ça. C'est surtout qu'on à plus vraiment les mêmes envies, les mêmes projets, et qu'en discutant, on s'est rendu qu'on étaient plus malheureux ensemble.

L'énorme mensonge; Mais c'était toujours mieux que de dire "ton père est un toxico et je préfère t'éloigner de lui avant de te retrouver en cure de désintoxication parce que tu as suivi le même chemin que lui."
Roose pinça les lèvres un instant, tandis que Norman restait parfaitement silencieux, baissant un instant la tête sans regarder ses parents.

Du coup, on partirait tous les deux à Seattle, et... Tu pourra revenir régulièrement ici voir Papa, ou Tony, comme les week end par exemple, et les vacances. Je ferais en sorte que tu puisse venir le plus souvent possible ici, parce que... Ben, ce n'est pas une punition, tu n'as rien fais de mal, et tu n'as pas à subir nos décisions. Tu comprends ?
Et si moi j'ai pas envie que tu partes, et que je veux rester ici ?

Elle s'y était attendue, à cette mine boudeuse. Le froncement de sourcils, les yeux bleus braqués sur elle et Gary, les bras croisés... Elle se mordit la langue en baissant un instant le regard vers sa tasse de café, ses mains se crispant autour de l'anse de cette dernière.

Cariño, c'est plus compliqué que ça... Je ne te dis pas qu'on va partir demain. Tu auras le temps d'aller au zoo, de rester encore ici. Tu as le temps de te faire à l'idée, mais... C'est la vie, c'est comme ça.

Elle aurait fait une bien piètre avocate. Son truc, c'était de s'occuper de blessures, d'hémorragies, pas de rapports humains. Encore moins quand elle avait l'impression que son coeur se brisait en deux en sentant les regards de Gary et Norman sur elles. Et si c'était son mari qui avait eu raison, en lui demandant de lui laisser Norman ? Et si son propre fils venait à la détester de lui avoir fais quitter sa vie et sa maison au profit d'un autre endroit tel que Seattle ? A l'instant précis, la seule chose qu'elle souhaitait faire, était de partir en courant pleurer dans son coin comme une gamine. C'était nettement mieux que d'avoir cette sensation désagréable de briser quelque chose au sein de sa famille, alors qu'elle n'était pa fautive à la base.



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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Phoenix, November 2014   Sam 7 Nov 2015 - 11:07

« C'est la vie, c'est comme ça ».

En écoutant la raison, Gary savait que c'était le genre d'excuse, de prétexte, que Norman n'aurait aucune envie d'encaisser. Mais pour l'amour qu'il portait à sa mère, jamais il ne se permettrait de se révoltait. Est-ce que ça allait l'empêcher de se questionner ? De tourner ces phrases dans sa tête sans pouvoir trouver de véritable solution ? L'homme leva les yeux vers Rose finalement, la mâchoire serrée par une forme de colère paternelle.

Il en voulait à Rose. Gary leva la nuque, pour retrouver son calme. Fixant le plafond immaculé de sa cuisine, en sentant son fils se raidir juste à côté de lui sans savoir quoi dire, ni quoi articuler. Un silence de plomb tomba dans la petite pièce, un silence que même Gary avait du mal à gérer. Dire que c'était son monde, ça. Les choses difficiles, angoissantes, des silences qu'il imposait aux autres sans trop de scrupules. Mais là... C'était Norman. Et c'était Rose. Et même s'il n'était pas pour cette situation, s'il ne voulait pas de cette séparation, il savait qu'il devait gérer la chose au mieux pour ne pas perdre Norman définitivement :

T'vas rester quelques temps avec moi, et quand ta mère sera à Seattle et bien installée, t'iras aussi. Ça attendra les vacances, ça sera bien t'inquiète pas.

Il tenta de croiser le regard de son fils, qui l'évita soigneusement. Les bras croisés sur sa poitrine, on pouvait voir les larmes lui monter aux yeux. Avant qu'il ne dise d'une petite voix sombre :

J'veux pas partir à Seattle...

Norman avait bien des qualités. Il était intelligent, et avancé, et débrouillard. Mais il restait surtout un enfant, et Gary avait tendance à l'oublier. Ce départ, c'était tout son monde qui s'effondrait à son tour, un changement radical qui devait lui flanquer une trouille monstrueuse...

T'y seras mieux avec ta mère, souffla Gary en lui posant la main sur l'épaule.

Mais le garçon roula des muscles pour que son père le lâche. Frustré probablement, il se tourna vers lui avec un regard assassin, qu'il renvoya à sa mère avant de revenir à Gary et lancer avec ferveur :

Et toi ? Tu peux pas me garder ? J'peux pas rester avec toi ici ? Pourquoi t'es obligé de partir si loin ? Demanda-t-il finalement à Rose sans faire de détour, une pointe de reproche dans la voix.

Ce débordement d'émotions, Gary le géra immédiatement en tournant sur son siège. Il attrapa Norman par les épaules pour le forcer à le regarder et surtout à l'écouter. Plongeant ses yeux bleus dans ceux de son fils dont il avait hérité, il capta son attention avec une mine sérieuse qui ne souffrait qu'aucun refus :

Eh crapaud, c'est ma faute. J'fais pas un travail très... facile. Ni très orthodoxe. Il peut même être dangereux pour toi. Alors, vaut mieux qu'tu sois loin que seulement avec moi, ok ?

Les larmes montèrent et dégringolèrent sur les joues de son fils, ce qu'il lui arracha le cœur. Mais il resta implacable et solide :

Je comprends pas... souffla Norman.
Tu comprendras plus tard, juré.




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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: Phoenix, November 2014   Dim 8 Nov 2015 - 0:32


Pourquoi devait-elle partir si loin ?

Les larmes dans les yeux de son fils achevèrent de lui briser le coeur, alors qu'elle baissait la tête avec un air coupable, fermant un instant les paupières pour refuser l'afflux de larmes qui menaçait de poindre à tout instant.
Elle avait beau savoir au fond d'elle même que sa décision n'était pas foncièrement mauvaise, entre les reproches de Gary et Norman, elle avait juste l'impression d'être la pire mère et épouse du monde. De n'avoir pas fais assez d'efforts pour unir sa famille, de s'enfuir plus que de tenter de préserver son fils d'un monde impitoyable.

Norman... C'est pas si facile pour moi non plus. J'ai un travail, des obligations et -

Son fils ne l'écoutait déjà plus, occupé à être consolé dans les bras de son père qui avait bien tenté de prendre sa défense en rappelant que son boulot avait sans dooute pesé dans la balance. Rose regarda ailleurs, errant les machoires pour ne pas hurler ou s'enfuir en courant. Acceptant l'idée que son fils lui en voulait de cette décision, alors qu'à la base, elle était plus victime que bourreau, totu en refusant de donner une image négative de son père.

Tu veux rester avec ton père ? Ne put-elle s'empêcher de demander un peu trop durement à son fils, sentant les larmes grimper dangereusement.
Je veux rester avec vous deux. Maintint le petit brun en esquivant le regard des adultes, essuyant rageusement les larmes qui avaient coulé sur sa joue.
Je... Je ne t'enlève pas à ton père. J'aimerai que tu comprenne juste ça et ... Tu sais quoi ? Laisse tomber.


Lâcher prise, c'était tout ce qu'elle réclamait. Capituler, et ne rien forcer.

J'peux pas te forcer à me suivre, même si je sais pourquoi je le fais. Elle n'avait pas envie de se battre, de passer devant un juge ou quoi que ce soit. Elle n'était pas ce genre de personnes, et quand bien même elle ne voulait pas voir un jour Norman terminer dans un centre de désintoxication, la simple idée que son fils la déteste en l'accusant d'avoir ruiné sa famille ne l'aidait pas vraiment à garder les idées claires. Observant le cadran d'horloge de la cuisine, elle soupira un instant avant de reprendre la parole.

Il est déjà tard... Vas te préparer pour aller dormir, on en reparlera demain à tête reposée cariño.

Son fils ne lui décrocha pas un regard, mais s'abstint de tout commentaire, suivant la demande de la chirurgienne. Ce ne fût qu'une fois la porte de la cuisine claquée qu'elle put s'autoriser à prendre sa tête entre ses mains, inspirant profondément. Gary restait toujours en face d'elle, sans doute à jubiler de la situation. Lui jetant un regard noir, elle ne reprit la parole avec douleur, la cage thoracique compressée par l'angoisse de la situation.

T'as gagné. Je passerai pour un monstre, et tu auras le beau rôle. Mais j'préfère que mon propre fils me déteste plutôt qu'il ne comprenne les vraies raisons de tout ça.

Il baignait dans des histoires louches, traînait avec des gens peu fréquentables, mais au moins, Norman garderait sa relation privilégiée avec son père. Pas comme elle même l'avait vécu, à toujours se battre pour essayer de rester dans son champ de vision, alors que les affaires criminelles l'inquiétaient plus que la situation de sa fille.

Je prendrais l'avion pour Seattle en fin de semaine.


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Gary Warren
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MessageSujet: Re: Phoenix, November 2014   Ven 20 Nov 2015 - 12:44

C'était un comble.

Gary resta parfaitement con quand Rose lui souffla froidement qu'il avait gagné. Parce qu'ils étaient en train de faire un bras de fer, elle et lui ? A celui que Norman aimerait le plus ? Elle se rendait compte dans quelle position elle les mettait pour exiger maintenant qu'on prenne forcément son parti et qu'on la comprenne ? Si Gary considérait que ça n'était pas simple pour Rose, il aurait au moins apprécier qu'elle comprenne que ça ne l'était pas non plus pour lui. Bordel, c'était lui qu'elle quittait ! C'était son foyer, qu'ils avaient construit ensemble, qu'elle détruisait ! Et c'était encore de sa faute ?

Il ne gagnait rien. Il n'y avait rien a gagné. Elle ne comprenait visiblement pas que lui ne jouait pas, et que la victoire était parfaitement amère. Qu'il s'en passait volontiers, si ça pouvait au moins la faire rester. Non... a la place, ça précipitait les choses. Fin de semaine, départ pour Seattle, ça serait fini. Et cette déclaration lui fit comme un coup en pleine mâchoire, comme si Graam avec ses gros bras entretenus par son métier lui retournait une bonne droite en lui faisant cracher ses molaires.

Elle ne devait même pas se douter de l'effet qu'elle pouvait lui faire. Rose avait cette capacité de le rendre très heureux, et à la fois de pouvoir le détruire et le réduire à plus bas que terre. Mais elle s'en moquait. Quand elle s'esquiva, Gary resta comme un con planté au milieu de sa cuisine. Sans rien faire ni rien dire. La bouche pâteuse et les yeux qui le brûlaient, une envie folle de se mettre à chialer tout en se retenant. Il ne pouvait pas. Pas avec Norman à côté qui devait pleurer tout autant, sans réussir à trouver le sommeil.

Du coup, ses premiers pas furent pour son fils. Il gagna la chambre de ce dernier, passa la porte calmement, et vint s'asseoir à ses côtés, sur le rebord de son lit. Il y eut un silence durant lequel Norman se retourna pour regarder son père dans la pénombre. Il tendit la main vers sa lampe de chevet pour pouvoir avoir cette discussion les yeux dans les yeux. Quand les formes devinrent discernables, Gary lança d'une voix autoritaire :

Tu vas simplement m'écouter, Crapaud.

Il posa ses yeux bleus dans ceux de son fils. Une pupille dans laquelle il se retrouvait parfaitement, puisque l'un et l'autre avaient la même. Esquissant un maigre sourire, il ajouta :

Tu vas partir avec ta mère...

Norman prit une grande inspiration pour parler, mais Gary l'en empêcha en le coupant dans sa lancée :

J'ai dit que tu devais m'écouter. Alors écoute.

Le silence se fit à nouveau, appuyé par le regard ferme de l'adulte dans la pièce :

Tu vas partir avec elle, parce qu'elle a besoin de toi. Tu vas la soutenir là-bas, parce qu'elle peut pas être toute seule. Elle t'aime, fort, plus fort que tout. Et c'est toi qui lui donne la force d'avancer. Alors tu vas partir parce qu'elle a besoin que tu sois là et que tu l'aimes. Il marqua une pause avant de reprendre : Moi, je serais ici, et on se verra le plus souvent possible. Elle a dit, elle tiendra sa parole. Et sache que ça change rien du tout. J'aime ta mère. Je l'aimerais toujours. Et toi, t'es mon fils et ça changera jamais.

ça lui crevait le cœur de dire tout ça, mais parce qu'il aimait Rose comme un fou, il se devait de faire ça pour elle.

Et tu diras pas à maman ce que je t'ai dit. C'est compliqué, tout ça, Crapaud. Et aimer, ça fait pas tout. Faut pouvoir donner plus parfois. Sauf que c'est pas simple. Tu t'en rendras compte, un jour, que les filles, c'est quelque chose de génial, ça fait de toi un garçon meilleur, mais ça te demande tellement pour ça...

Poussa un soupir, il se tourna vers Norman en demandant :

T'as compris ?
Oui papa.
Alors maintenant tu dors, on fera tes cartons demain.




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