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 Les chataignes

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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mer 4 Nov 2015 - 23:25

Juliane n’était pas le genre de personne à aimer rester enfermée. Elle avait été élevée au grand air, et passer toute une journée cloitrée dans une maison, c’était pour elle un enfer. Mais il fallait bien avouer qu’elle était vraiment soulagée d’avoir un toit au dessus de ça tête, là à l’instant. Même si elle ne connaissait pas le jeune homme qui lui avait prêté main forte, elle se sentait comme en sécurtié. La tension et le stress qu’elle ressentait n’était cependant pas retombé comme par magie. Non. Elle savait très bien ce qui se passait dehors. Et elle avait la conviction qu’aucun endroit n’était vraiment sur.

En écoutant Tom lui répondre, elle ouvrit l’emballage d’une des barres chocolaté, et elle mordit dedans avec envie. Magnifique ! C’était trop bon ! Bon, elle n’avait pas non plus prit une énorme bouchée, elle savait tout de même se tenir un minimum en société. La jeune femme fronça les sourcils en penchant la tête avant de répondre : « -je suis désolée… Elle a peut-être trouvé un endroit où rester un moment… Je… J’espère qu’elle reviendra. » Elle… Elle qui ? Elle : une amie ? Elle, une petite amie ? Juliane était curieuse d’en savoir plus, mais elle n’osa pas poser plus de questions. Si cette personne n’était pas revenue, Tom devait se monter tout un tas de film. Et le sujet était sans doute sensible pour lui. Alors autant ne pas remuer le couteau dans la plaie.

Juliane prit une nouvelle gorgée d’eau, et elle se laissa glisser, après quelques pas, contre le canapé. Le dos contre le meuble, elle remonta l’une de ses jambes, pour laisser l’autre s’allonger sur le parquet. Une main passa dans ses cheveux alors qu’elle rendait son sourire à Tom. Etrangement, elle avait la nette impression qu’elle n’avait rien à craindre de lui. Elle baissa les yeux lorsqu’il lui fit par de son idée. Qu’elle reste ici ? Hum… Mouais… Juliane n’était pas certaine que c’état ce don elle avait envi. Pour le moment, elle s’accordait une pause d’un ou deux jours. Et elle improviserait après. « -c’est gentil… » souffla-elle, avant de froncer les sourcils. « -une safe quoi ? » Oui, elle débarquait ! A nouveau Tom enchainait assez rapidement ses idées, et elle ferma les yeux en souriant avant de dire : « -attends… Molo… Une chose à la fois. »

Son regard s’était à nouveau porté sur le jeune homme. Il devait la prendre pour une pauvre fille… Alors elle jugea bon de préciser : « -non j’ai pas de famille, et encore moins d’ami ici. En faite… Cela fait un peu plus de quatre mois que je suis sur les routes. J’avais décidé de voir du pays. Alors… Enfin… » Elle allongea le bras pour chopper la bouteille, prit une gorgée avant de poursuivre : « -je ne sais pas vraiment ce qui se passe. J’ai lu quelques articles dans des journaux. Mais… C’est quoi une safe zone ? Y’a des lieux sécurisé par l’état ? » Elle voulait en savoir plus. Peut-être que ce genre d’endroit pouvait être une bonne idée. Même si à première vu ce n’était pas vraiment ce qu’en pensait Tom.

« -Et non… Tu as raison, je ne suis pas vraiment wonder woman… Je sais tirer avec une arme, mais je n’aime pas ça. Je n’en ai pas sur moi de toute façon. Et puis… ». Son regard dévia du jeune homme. Et puis tuer des êtres vivants… Oui, c’était ce qu’elle avait voulu dire. Elle calla sa tête contre le canapé, et elle soupira avant de lâcher : « -ouais c’est vraiment la merde… »

Elle avait envie d’en savoir plus sur lui. Mais c’était délicat de poser des questions… Les yeux fixés au plafond, elle lâcha tout de même : « -ça fait longtemps que tu vis ici ? Je veux dire seul… » Elle avait à nouveau posé les yeux sur Tom en lui demandant cela.


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MessageSujet: Re: Les chataignes   Jeu 5 Nov 2015 - 12:59

J’étais vraiment soulagé de voir que la brune se sentait mieux. Elle avait retrouvé le sourire et l’usage de sa parole. Ça me plaisait vraiment plaisir d’aider d’autres personnes de la sorte. Moi qui doutais d’elle au début. Au final, elle avait l’air tout à fait normal. Elle ne posa pas davantage de questions sur la maison. Elle espérait que Giulia était en vie mais j’étais de plus en plus sceptique au fur et à mesure des jours. Dans tous les cas, elle se fichait pas mal de moi vu qu’elle n’a laissé aucun mot, aucune nouvelles de rien de tout. Mon invitée se sentait complètement à l’aise et commença à me poser plein de questions. Je lui répondis alors sur la question des safe-zones d’une voix sérieuse :
-Hum, tu n’es pas au courant. Il y a des zones sécurisées par l’armée. Ils accueillent les survivants. Sauf qu’ils le font dans des zones qui ne sont pas du tout adaptée pour ça. En l’occurrence, un lycée et un stade. Et j’imagine que les règles doivent y être très strictes. Je n’en sais pas plus en revanche. Mais je finirais surement par y aller si je suis blessé ou que les choses tournent mal ! Et puis, la solitude me pèse !

Elle m’expliqua ensuite son histoire. Sur les routes depuis quatre mois. Elle devait surement être en vacances. Je me demandais ce qu’elle faisait comme métier avant l’épidémie. Mais je préférais éviter les questions trop indiscrètes pour le moment. Elle me confia également qu’elle avait horreur des armes. De vais-je lui expliquer que les infectés n’avaient plus rien d’humain ? Je lui lançai alors calmement :
-Tu sais, tu n’auras pas toujours le choix. Ces infectés, ils n’ont plus rien d’humain. Je pourrais t’apprendre quelques trucs si tu veux !

Il va de soi que Juliane ne pouvait pas vivre seule. Et je me doutais bien qu’elle n’allait pas rester ici bien longtemps. Mais d’un certain coté, elle semblait curieuse de me connaitre davantage. Les questions personnelles ne me dérangeaient pas, du moment qu’elles n’étaient pas trop indiscrètes. Sur sa dernière question, je lui rétorquai doucement:
-Je ne sais plus trop. Plusieurs semaines sans doute. Au début, ce n’était pas aussi chaotique. Il y avait encore pas mal de survivants et peu d’infectés. Ça c’est fait progressivement et c’est de pire en pire. Mais moi, ce qui me fait le plus peur, c’est les groupes de pillards. Si je tombe sur l’un d’eux, je n’ai aucune chance de m’en sortir. Même en restant ici !

Je la regardai ensuite d’un sourire inquiet.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Jeu 5 Nov 2015 - 20:54

Juliane trouvait ça plutôt… Bien, que le gouvernement ait mit en place des choses pour protéger la population. D’après ce qu’elle avait pu lire dans les journaux, cette épidémie s’était déclarée de façon assez particulière. Visiblement, les dirigeants n’avaient pas conscience de ce qui allait se passer. Et franchement, Juliane n’aurait pas aimé être à leurs places… Elle voyait les choses peut-être un peu trop de façon utopique, mais il s’agissait de tuer des gens. Massivement. Ce truc faisait peur, et lorsque l’humain a peur, il est bien capable de faire n’importe quoi pour s’en sortir. Plus elle écoutait ce que lui racontait Tom, plus elle savait qu’elle ne se rendrait pas dans ce genre de zone. Trop de chose la rebutait. A commencer par l’armée. S’en suivait le fait d’être au milieu d’une tonne de gens. Elle qui avait grandit au beau milieu des champs du Texas, elle n’aimait pas vraiment être au milieu de la foule. Un lycée et un stade… Niveau sanitaire, ça devait être catastrophique.

Le regard de la jeune femme se perdit quelques secondes sur les dessins que formaient les lames du parquet. Mais elle releva le visage vers Tom, les sourcils légèrement froncé : « -tu penses vraiment ce que tu dis ? Tu crois que ce genre de lieu est mieux qu’ici ? Franchement j’en doute… » Un petit sourire en coin amusé par la dernière réplique de beau brun : « -tu n’as jamais eu l’habitude de vivre seul ? »

Juliane parla ensuite de fait de devoir tuer quelqu’un pour se défendre. Chose qu’elle avait vraiment du mal à concevoir. Elle avala la bouché de chocolat qu’elle avait prit avec lenteur, et elle répondit à Tom en haussant les sourcils : « -je m’en doute… Mais sincèrement, j’espère pouvoir repousser ce moment le plus longtemps possible. » Elle savait que quelque chose changerait en elle. Qu’elle ne serait plus jamais la même. Apprendre quelques trucs ? Mouais… Mais pas pour le moment. Là, elle voulait seulement se reposer un peu, tout en continuant à discuter. « -peut-être plus tard… Demain… » Souffla-t-elle en lui adressant un mince sourire qui ne ressemblait en rien à celui qu’elle portait sur les lèvres avant tout ça. C’était tout de même plaisant de constater qu’il y avait encore des gens bien. Et Tom en faisait parti. Ce soir, Jill savait qu’elle pourrait dormir sur ses deux oreilles. La première fois depuis des jours.

La jeune femme termina la petite bouteille d’eau en penchant la tête en arrière. La conversation n’était pas des plus joyeuses… Et c’était dommage. Surtout lorsqu’il évoqua les pillards. Les lèvres de Juliane esquissèrent une petite moue, qui voulait dire qu’elle comprenait tout à fait. Elle avait de la chance quelques jours plus tôt. Elle fit bouger ses lèvres de gauche à droite, puis elle déclara : « -tu sais quoi… On devrait parler d’autre chose. Faire comme si c’était pas la merde dehors. Faire comme si tu m’avais trouvé à faire du stop. » C’était peut-être un peu con comme idée, mais elle ne voulait pas qu’ils évoquent soit l’un soit l’autre tout ça toute la fin de journée. Alors elle montra du menton le livre qu’il était en train d’étudier lorsqu’elle était revenue dans le salon : « -tu es déjà allé par là-bas ? »

Parler de voyage, ça permettait de s’évader quelques minutes. C’était pour ça qu’elle était partie de chez elle, quelques mois plus tôt. Pour voir du pays, partir à l’aventure ! Vers l’infini et l’au delà ! Elle rassembla ses cheveux du côté gauche de sa nuque, attendant que Tom lui réponde.


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MessageSujet: Re: Les chataignes   Ven 6 Nov 2015 - 11:47

Décidément Juliane était bien bavarde. Elle posait beaucoup de questions. Visiblement, elle n’avait que très peu d’informations sur la situation actuelle. Et forcément, c’était compliqué de tout lui expliquer en quelques phrases. Quand elle me demanda si les refuges étaient mieux qu’ici, je lui répondis sérieusement :
-Non, tu as raison. Mais disons que dans les refuges, tu es protégé des infectés et des pillards. Et tu ne risques pas ta vie pour trouver un paquet de chips. Après, c’est clair que les conditions de confort et d’hygiène doivent y être atroces ! Sinon, c’est vrai que je n’ai jamais vraiment vécu seul. J’avais mon logement mais je dormais toujours ici ou chez des amis !

Quand il était question de tuer des gens, c’est vrai que c’était difficile même pour se défendre. Je n’avais jamais encore tué personne si ce n’est des infectés. Mais si des gens venaient ici tout casser, je serai capable de péter un câble. J’avais galérer pendant des semaines pour défendre cet endroit et ramasser des vivres et je n’avais pas envie que des ordures détruisent tous mes efforts en deux ou trois mouvements. Je hochai simplement de la tête suite à ses propos, puis lui adressa un petit sourire. Elle me proposa ensuite de parler de choses plus agréables. De faire comme si l’apocalypse n’était jamais arrivée.

En voilà une bonne idée. Je lui adressai un grand sourire suivi d’un petit rire. Je me rendis ensuite à la bibliothèque puis pris un album photos. Je m’approchai d’elle et commença à ouvrir la première page avec une photo de mes parents aujourd’hui décédés. Ma mère tenait alors un bébé joufflu dans ses bras. C’était moi. Je lui lançai en rigolant :
-Ca, c’était moi tout petit. Juste avant l’accident ! Mais bon tout ça, c’est du passé maintenant. Ensuite, j’ai surtout visité l’Europe. Je n’ai jamais manqué de rien !

Mon expression changea ensuite et les larmes commencèrent à monter. Je me repris et lui montra la deuxième page de moi enfant. Il y avait beaucoup de photos prises en Irlande et en Angleterre. Mes grands-parents étaient avec moi sur la photo. Puis, au fur et à mesure des pages, le petit garçon devenait adolescent puis jeune adulte. Je la regardai d’un regard bienveillant ensuite et lui demanda :
-Et toi, tu as visité quoi ? J’imagine que tu as du davantage voyager que moi. Quand j’aurais fini mes études j’aimerai faire le tour du monde. Ou au moins, un beau voyage. Peut-être au Japon ou en Chine !
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Lun 16 Nov 2015 - 16:00

La jeune femme était originaire du Texas. Son quotidien c’était les grands espaces. Elle était faite pour le grand air, et non pas pour être cloitrée. Alors même si ces lieux que lui décrivait Tom ne l’attirait pas vraiment. Juliane imaginait très bien la précarité des gens qui devaient s’y trouver. Les cris et les pleures des enfants, la détresse des parents, la colère que fait naitre la peur et l’incompréhension… Elle déclara alors : « -tu sais quoi… Je crois que je préfère risquer ma peau pour des chips plutôt que de rejoindre ces lieux soit disant sécurisé. » De plus, elle avait eut l’impression que les infectés étaient capable de détecter sa présence. Comme s’ils sentaient son odeur ou un truc du genre. Alors… Alors une concentration d’homme ça devait… Enfin en faite, elle n’en savait rien. C’était juste des idées qui se mettaient en place dans sa tête.

Juliane cala sa tête contre le canapé, et elle proposa de parler d’autres choses. C’est vrai c’était quoi cette façon de se rencontrer ?! Elle avait l’impression que tous ce qu’elle avait aimés avant, n’avaient plus aucun sens. Même son métier était devenu complètement inutile. Si elle avait su que le monde partirait en couille comme ça, elle aurait fait infirmière ou au moins une formation première secours ! Au lieu de ça, elle savait prendre des photos à la perfection… Super utile ! Et en parlant de photo, Tom ramena un album dans lequel étaient rangé des images de ce qu’avait été sa vie avant. Son idée de parlé d’autre chose semblait lui plaire. La jeune femme se pencha un peu pour regarder la première photo. Elle se mit à sourire en voyant le bébé que Tom avait été. Elle leva les yeux sur lui, et elle lui dit : « t’étais déjà super mignon ! » Juliane ne préféra pas poser de question en ce qui concernait « l’accident ». Cela semblait être un sujet sensible, et ils avaient dit vouloir parler de chose plus heureuse. Son regard s’alluma et elle répondit : « -l’Europe ! Tu va devoir tout me dire ! Je rêve de voir le vieux continent ! » Le regard de la jeune femme s’attendit alors que sa voix mourrait doucement en sa fin de phrase. Elle adressa un sourire amical à Tom, qui avait les yeux brillants. Elle se décala un peu pour le laisser s’assoir, et au fur à mesure que les photos défilaient devant ses yeux, elle imaginait l’enfance heureuse qu’avait eut le jeune homme, malgré l’absence de parent. Il ne fallait pas être surdoué pour comprendre. Elle tourna sa  tête pour regarder Tom, et elle répondit : « -Et bien en faite… J’avais jamais quitté le Texas avant le mois d’aout. Je voulais d’abord connaitre mon pays avant de partir plus loin. » Son regard s’attarda sur une photo de paysage et elle ajouta : « -ce sont des magnifiques photos. Et j’y connais quelque chose. Je suis photographe. »

Parler de choses banales, ça faisait du bien. Et se sentir en sécurité, comme avant. Ne plus ressentir ce stress et cette angoisse, c’était vraiment appréciable. De plus Tom était un jeune homme sympathique. Juliane sortie de l’une de ses poches deux photos un peu en mauvaise état, et elle lui présenta à Tom : « -ça c’est mes sœurs. Et voilà mes parents devant la maison familiale. » Le regard de Juliane s’accrocha aux sourires des membres de sa famille. Ils lui manquaient tellement. Et elle espérait de tout son cœur qu’ils étaient encore vivants. Peut-être qu’au Texas rien n’était comme ici. Qu’ils étaient en sécurités. « -Je suis partie sur un coup de tête. Sans prévenir personne. J’ai laissé un mot sur la table et j’ai pris mon sac à dos. Aujourd’hui je me dis que j’ai surement fait une belle boulette… De partir comme ça. » Elle poussa un soupire avant de demander : « - tu fais quoi comme étude ? »


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MessageSujet: Re: Les chataignes   Lun 16 Nov 2015 - 23:39

Le courant passait vraiment bien avec Juliane. Elle ne semblait plus du tout apeurée par moi. Bon, c’est vrai que je n’étais pas bien méchant même si j’avais un petit caractère. Sur les camps de réfugiés, elle était du même avis que moi. Décidément, on avait pas mal de points communs. Je me permis d’ajouter : « Je suis du même avis. En plus les militaires ne doivent pas être bien commodes avec les réfugiés. Et puis bon, ils ne pourront pas vivre comme cela bien longtemps. Ça finira par dégénérer ».

Pour moi, il était évident que des réfugiés allaient se rebeller contre les militaires à un moment donné. Ces derniers ouvriraient le feu pour mater la rébellion, ce qui générerait un chaos pas possible. Ils pouvaient être encerclés par les infectés également. Ou encore infectés de l’intérieur. Bref, il fallait vraiment que je finisse gravement blessé pour que les rejoigne. Pour le moment, je préférais sauver des survivants comme Juliane.

En plus, elle adorait mes photos de bébé et n’hésita pas à me complimenter. Je lui adressai alors un sourire amical. Puis, me demanda davantage de détails sur mes voyages. Enthousiaste, je lui répondis : « Alors, je vais te détailler alors. Je suis beaucoup allé à Cork. C’est la ville d’où ma famille est originaire. Ils sont venus s’installer à Seattle au début du 20ème siècle. C’est très sympa comme ville. Sinon, j’ai visité les châteaux d’Ecosse. Londres et ses superbes parcs et musées. Amsterdam avec ses canaux. L’Italie avec ses superbes paysages et sa gastronomie savoureuse. Ou encore, la ville de Stockholm qui est une merveille. Bref, je pourrais t’en parler pendant des heures… ».

Puis, elle me confia qu’elle n’avait jamais quitté le Texas et qu’elle était photographe. En voilà un beau métier. Elle sortit alors deux photos de ses poches qui représentaient sa famille. Je lui lançai en souriant : « En voilà une bien jolie famille, tu en as de la chance ». Je me doutai alors qu’elle devait être sans nouvelles et donc très inquiète. La pauvre. Je lui murmurai : « Ne penses pas trop à ça. Et puis, tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver ! ». Pas évident de trouver les mots justes, d’autant plus que j’étais dans la même situation. Enfin, sur la question des études, je lui répondis : « Biologie. Master sur la question de la protection de la biodiversité et des espaces naturels. C’est juste trop cool. J’adore ce que je fais. Et toi ? ».
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Jeu 19 Nov 2015 - 19:24

Les militaires… Vu les événements et l’ampleur que l’épidémie prenait, ils devaient être débordé, voir même dépassé par tout ça. Et étrangement, Juliane n’avait aucun mal à imaginer les tensions que cela devait causer. Franchement, devoir vivre presque en captivité, parce que c’était le mot qui collait le mieux, et bien non, c’était pas pour elle. Juliane avait bien vu que la situation faisait ressortir ce qu’il y avait de pire chez l’être humain. Et en tant que femme, d’appartenance à ce qu’on appelait le sexe faible, elle savait très bien que certains hommes pouvaient avoir des comportements… Pff… Elle n’avait même pas de mot pour décrire ça. Mais il était prouvé qu’un homme avec un mauvais fond, on allait dire cela ainsi, et à qui l’on confiait une certaine autorité, un certain pouvoir, pouvait se révélé être le pire des connards ! Et de surcroit un gros pervers. Alors non, pour éviter ce genre d’oppression, en plus de devoir vivre avec trois tonnes de gens entassés les uns sur les autres, Juliane n’irait pas dans les lieux soit disant sécurisé. Même si le monde actuel la faisait flipper, elle préférait tenter sa chance ainsi. Et puis la chance justement, elle avait été de son côté aujourd’hui, pensa-t-elle en regarda Tom. Il était la preuve vivante qu’il y avait des gens bien sur terre. Et que malgré le bordel monstre qui régnait dehors, il y avait encore de l’espoir. « -tout le monde doit être super flippé… Et l’effet de groupe… J’ose même pas imaginer le truc. »

La jeune femme fut heureuse que Tom décide de parler d’autre chose. D’essayer de faire comme si ils ne s’étaient pas rencontrés au milieu d’une roue rempli de bouffeurs de cervelles, et qu’il n’avait pas pointé son flingue sur elle. Bien entendu, parler de soit, faire un peu plus connaissance, cela faisait forcement échos à leurs vies passées. Et Juliane savait que des gens n’avaient pas eut sa chance de naitre au sein d’une famille soudée et aimante. Elle comprit que c’était le cas de Tom. Le mot accident, et l’absence de parents sur les photos parlaient sans qu’il n’ait besoin de lui expliquer les choses de A à Z.

La jeune femme écouta avec attention ce que lui racontait Tom. Londres ! L’Italie ! Juliane se sentit soudainement envieuse. Même si ce n’était pas d’ordinaire sa façon d’être. Mais pour le coup, elle aurait adoré visiter tous ces lieux. Plutôt que de vouloir faire le tour des USA, elle aurait peut-être mieux fait de prendre l’avion et de quitter le pays… ça lui aurait évité d’être bloqué dans cette ville, loin de sa famille… Enfin Tom avait raison, il ne fallait pas trop qu’elle pense à ça. Parce que c’était la pente douce pour se mettre à chialer et pour baisser les bras. Elle préférait se dire que le Texas n’était peut-être pas touché par tout ça. Une petite moue sur les lèvres, elle finit par sourire doucement à Tom en soufflant : « -ouais je sais… T’as raison... ». Elle dévia la conversation sur les études que faisait le jeune homme. C’était son idée de parler d’autre chose, alors il ne fallait pas qu’elle revienne sur le sujet. Elle haussa les sourcils, impressionnée par ce qu’avait entreprit de faire Tom comme études. « -beau projet ! Et en plus y’a pas mal de boulot dans le domaine ! » Conclue-t-elle ironiquement. « -moi ? Et bien j’ai fais des études d’arts… J’ai toujours aimé la photo, alors j’avais pris ça en option. Et en faite, j’ai décidé d’en faire mon métier. » C’était toujours un peu difficile à faire comprendre aux gens ce qu’elle faisait vraiment… « -je fais pas de la photo de mariage ou de mode… ça c’est pas mon truc. Je fais de la photo de paysage, de rue… J’aime prendre des clichés de scènes pour faire réfléchir. Et j’espère que ce que fais pourra faire un peu bouger les mentalités sur certains problèmes de la société. Bref… Sinon à part voyager, qu’est ce que tu aimes dans la vie? » Question banale, mais c’était une façon plutôt simple de faire plus ample connaissance avec celui qui lui offrait un toit et surtout un endroit sécurisé pour la nuit.




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MessageSujet: Re: Les chataignes   Aujourd'hui à 2:51

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