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 Les chataignes

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MessageSujet: Les chataignes   Lun 2 Nov 2015 - 23:15

Un cauchemar. Voici que ce caractérisait ma nouvelle vie à Seattle. En l’espace d’un mois, cette ville agréable à vivre s’était transformer en un cimetière à ciel ouvert ou les morts marchaient et cherchaient à dévorer les vivants. Comme beaucoup de jeunes, j’aimais beaucoup les films de Romero ou les jeux Resident Evil. Mais je n’aurais jamais imaginé que cela puisse arriver dans la réalité. J’étais à présent complètement seul. Tous ceux à qui je tenais avaient disparus. Je survivais dans cette maison qui ne m’appartenait pas, espérant naïvement que ma copine revienne chez elle. Elle était sans doute réfugiée au stade ou dans ce lycée sécurisé par des militaires. Si les choses tournaient mal, je m’y rendrai même si je doute qu’elle y soit.

Je ne pouvais me résoudre à quitter cet endroit pour le moment. Je préférais le sécuriser et j’avais passé beaucoup de temps à le faire. J’avais de la chance car la maison possédait un joli jardin entouré d’une haie haute et dense. Un portail automatique permettait de rendre complètement hermétique le lieu. Dans ce quartier riche, les habitants avaient la phobie des cambriolages et évitaient de trop afficher leur richesse a la vue de tous. J’avais complètement bloqué les fenêtres du bas avec des planches. Cela empêcherait ces choses de rentrer, du moins temporairement. La bâtisse était assez grande, environ deux cent mètres carrés sur deux étages. Elle comportait quatre chambres de belle taille, un beau salon et une cuisine très fonctionnelle. Il y a avait de nombreux objets de valeurs un peu partout.

Au cours des dernières semaines, j’avais pillé les magasins sans retenue. Après tout, cette nourriture allait être périmée sinon. J’avais des fruits secs, des gâteaux, des boites de converse ou encore des boisons vitaminées. Bref, ce qui se gardait le mieux. Je passais mon temps libre à lire, faire du sport ou encore regarder des films. J’avais l’impression de ne servir à rien. J’avais envie d’aider d’autres survivants mais le risque, c’était je pouvais tomber sur n’importe quel type d’individu. Et je n’avais pas spécialement de rencontrer une bande de psychopathes qui n’auraient aucun mal à me tuer. Quand à ces deux lieux sécurisés, les conditions de vie devaient y être abominables car, ce n’étaient pas du tout des endroits prévus pour accueillir des survivants. Au moins ici, je dormais dans un lit confortable et je mangeais à ma faim. Et puis qui sait ? On allait forcément trouver un vaccin contre cette maladie et par conséquent, la ville serait surement nettoyée d’ici peu.

Aujourd’hui, je voulais faire une petite sortie à l’arboretum. Je pourrais y trouver des choses intéressantes. Des fruits frais par exemple comme c’était l’automne. Je fus, une nouvelle fois surpris par l’abondance d’infectés. Beaucoup ne me remarquaient pas car j’étais rapide et discret. Et surtout, je n’avais pas ma moto. J’avais à peine un kilomètre à faire, inutile de la prendre. Arrivé sur place, je commençai à ramasser des châtaignes quand j’entendis un craquement. Puis un second. Si c’était un infecté, il se serait déjà montrer. Quelqu’un semblait m’observer derrière les arbres. Je sortis mon Beretta puis lança d’un ton sec :
-Qui êtes-vous ? Montrez-vous tout de suite ou je tire !

J’avais également mon wakizashi qui m’avait protégé plus d’une fois. J’espère juste ne pas tomber sur un taré qui allait me suivre jusqu'à à la maison.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mar 3 Nov 2015 - 0:06

Se rendre en ville… Gagner Seattle. Bonne ou mauvaise idée ? C’était la question qui ne cessait de tourner en boucle dans la tête de Juliane alors qu’elle avait vu grandir peu à peu les buildings de la ville à mesure qu’elle avançait. Complètement coupée du monde, elle avait décidé de reprendre la route après deux jours de réflexion. La mort de Tracy devait faire état d’un rapport, elle devait prévenir les autorités. Voilà ce qu’avait été son but lorsqu’elle avait remit son sac sur son dos, et qu’elle avait reprit la route. Mais à mesure qu’elle se rapprochait, des doutes s’étaient immiscés dans son esprit. Elle avait l’impression d’être la seule à marcher dans cette direction. Mise à part les colonnes de fourgons militaire. Les gens semblaient fuir. Souhaitant comprendre, elle avait abordé des gens, posé des questions et les réponses qu’elle avait obtenu lui avaient glacé le sang. Toutes ces histoires de morts revenant à la vie, de gens dévorant les vivants… Elle n’avait pas voulu y croire. Et pourtant, elle savait parfaitement que ça collait à ce qui s’était passé cette nuit là, dans les bois. Que la mort de Tracy n’était pas un cas isolé. Alors que faire ? Demi-tour ? Oui mais pour aller où ?

L’évidence s’imposa d’elle-même. Si elle prenait la route dans l’autre sens, elle n’irait pas très loin… Elle n’avait pratiquement rien à manger, encore moins à boire. Sans parler du fait qu’elle n’avait qu’un petit couteau pour se défendre. Soudainement, la jeune femme regretta amèrement d’être loin de chez elle. En faisant un petit calcule logique, elle se doutait que la ville ne devait pas être un endroit sans danger. Mais en voyant passer les camions de l’armée, cela fit un peu plus encore pencher la balance. Elle irait en ville.

La première nuit, elle s’installa dans l’arrière boutique d’un coiffeur. L’endroit était désert, et personne ne viendrait lui chercher des noises ici. Qui viendrait piquer du shampooing ?! Juliane ne ferma pas l’œil de la nuit. Elle s’occupa à lire tout ce qu’elle avait pu trouver de journaux afin de se renseigner sur ce qui se passait. A mesure qu’elle lisait les articles, elle n’en revenait pas. D’où ça sortait ce truc ?!

Le lendemain, elle avait pu constater avec désolation ce que l’épidémie avait engendré. Il n’y avait pas que des morts vivants… Il y avait aussi l’émergence de la bête humaine. C’était l’anarchie. Juliane n’était pas quelqu’un de violent. Ce n’était pas dans sa nature. Au contraire. Elle avait toujours eut foi en l’homme, cherchant ce qu’il avait de bon dans toutes personnes qu’elle croisait. Ceux qu’elle rencontra lui prouvèrent qu’elle avait sans doute tord… Le coup de grâce qui fractura son âme eut lieu le soir suivant. Jill avait trouvé refuge dans un petit appartement. Une famille l’avait gentiment accueillie. Ils avaient partagé un maigre repas ensemble. Elle avait même joué avec le petit garçon de quatre ans. Le rire de l’enfant lui avait tiré un sourire rempli de douceur. Pendant la nuit, des coups avaient été donnés à la porte, et des hommes étaient rentrés avec violence. Juste avant de sauter par la fenêtre, elle avait vu le couple se faire égorger sans ménagement.

Elle avait couru aussi vite qu’elle le pouvait, et lorsqu’elle s’était enfin arrêter, son estomac s’était soulevée et elle avait vomi, son visage baigné de larmes. Elle n’aurait jamais du venir en ville… Deux jours de plus ainsi, et elle débarquait dans ce qui semblait être, où avait été un quartier plutôt riche. Les maisons possédaient toutes des portails, des enceintes protectrices. Jill voulait seulement pouvoir se poser un ou deux jours. Elle était morte  de fatiguée. Et elle savait qu’elle ne tiendrait pas longtemps ainsi. Elle était en train d’étudier les maisons environnantes, lorsque des bruits de pas s’étaient rapprochés. La jeune femme s’était figée, les sens en alerte. Entre les buissons, elle distingua un jeune homme. Sans doute un peu moins âgé qu’elle. Elle recula d’un pas, mais elle marcha sur une branche. Une grimace s’afficha sur ses lèvres, et elle ferma les yeux en soupirant lorsqu’elle entendit retentir la voix de l’étranger. Elle avait l’impression d’avoir perdu une partie de cache-cache. Fuck it !

La jolie brune se résigna à sortir des buissons levant les mains pour montrer au jeune homme qu’elle n’était pas armée. Elle fit un pas en avant avec prudence avant de souffler : « -je ne suis pas armée… Alors… » Alors baisse ton arme merci beaucoup ! Que dire ? Que faire ? Dire un truc du genre :  -moi aussi j’adore les châtaignes ! Non c’était peut-être pas la meilleure des façons de faire la conversation. Enfin de toute façon, elle n’était pas vraiment en positon pour faire de l’humour. Elle pencha la tête légèrement sur le côté, son regard ne quittant pas celui qui la tenait en joug.


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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mar 3 Nov 2015 - 11:57

L’inconvénient aujourd’hui, c’est qu’on n’était jamais vraiment seul. Même à la maison, je n’étais pas à l’abri d’une bande de pillards qui n’auraient aucun mal à escalader le portail. Toute activité pouvait s’avérer mortelle obligeant à une extrême vigilance. J’étais fatigué psychologiquement. Il fallait que cette situation s’arrête au plus vite. La solution de facilité serait de se rendre dans une zone sécurisée pour y faire on ne sait quoi. Mais je ne crois pas que ces militaires offrent la sécurité, le gite et le couvert gratuitement. Ce serait un peu trop facile. Il y avait forcément à prix à payer et je n’avais pas spécialement envie de finir en esclave sexuel. Au moins dans ma situation actuelle, je n’étais dépendent de personne et qui sait, je pourrais retrouver d’autres survivants et former un petit groupe de survivants. Ensemble, on serait plus fort et puis, je n’allais pas rester seul ad vidam eternam.
Par conséquent, ce fut une belle surprise de rencontrer une autre survivante. Elle semblait terrorisée et épuisée. Elle n’avait pas l’air bien dangereuse et si elle l’était, elle n’avait aucune chance de m’affronter sans armes. Je rangeai alors mon arme dans son étui. Puis, je lui lançai amicalement :
-Bonjour, je m’appelle Justin. Désolé de t’avoir effrayé, je pensais que tu étais un infecté ou un pillard. Visiblement, ce n’est pas le cas. Que fais-tu ici toute seule et désarmée? On ne devrait pas rester ici. Viens plutôt dans ma maison. C’est grand et sécurisé !
J’avais été peut-être un peu trop direct. Elle allait me prendre pour un pervers qui voulait abuser d’elle. Il y avait une petite cabane tout près d’ici. On pourrait s’y abriter pour discuter un petit moment. Je lui proposai donc en souriant :
-Il y a une sorte de cabane tout près d’ici. On pourrait se poser un moment. Il y a des infectés dans le parc. Et ils vont vite nous repérer si on reste statiques. Il est toujours important de rester en mouvement si on n’est pas dans un lieu sécurisé. Ils sont lents mais ne s’arrêteront jamais de marcher si tu es dans leur champ de vision.
D’ailleurs, j’avais raison. Un premier affreux arriva doucement vers nous. Il était à environ cinquante mètres. Je commençai à marcher vers la cabane, puis ferma la porte derrière nous. L’endroit était sombre. Il s’agissait d’un local technique ou se trouvait du matériel pour entretenir le parc. Je regardai ensuite la brune et lui lança calmement :
-C’est vraiment la merde hein ?
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mar 3 Nov 2015 - 18:47

Alors qu’elle venait de lever les mains comme si c’était les flics qui braquaient leurs armes sur elle, Juliane se dit qu’il serait peut-être judicieux qu’elle se trouve autre chose qu’un petit couteau comme moyen de défense… Pour le moment, elle n’avait pas encore été obligée de tuer qui que se soit. Et d’ailleurs, elle en était heureuse. Parce qu’elle ne savait vraiment pas si elle en aurait la force. Que la personne soit mort-vivante, ou encore belle et bien vivante. Non, pour Juliane la vie était quelque chose de précieux et l’ôter à quelqu’un c’était… C’était tout simple impossible. Mais peut-être que pour sa propre sécurité, elle serait amenée à devoir faire ce genre de chose… Cela la répugnait. Enfin, elle avait plutôt de la chance que le type qui se tenait devant elle, n’avait pas la gâchette facile. Sinon, s’en était fini d’elle.

Soulagement total ! Il venait de rengainer.
Surprise totale ! Il venait de se présenter comme s’ils s’étaient rencontrés au supermarché…

Juliane était quelque peu stupéfaite par l’attitude du jeune homme, et ce fut avec lenteur qu’elle baissa les mains, les sourcils légèrement froncés. Puis elle cligna des yeux plusieurs fois, essayant d’encaisser toutes les paroles qu’il venait de prononcer. Elle avait peut-être passé trop de temps en solo en communion avec la nature, ou alors il était en mode stress ce qui le conduisait à parler si vite. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre, mais il enchaina, lui proposant de venir chez lui. C’était un rapide celui-là ! Dans une autre situation cela aurait pu la faire sourire. Enfin le mot qui s’imprima dans sa tête fut : sécurisé. Parce que franchement, si elle pouvait dormir ne serait-ce qu’une nuit quelques heures, cela lui ferait le plus grand bien.

Mais elle hésitait. Même si cela ne faisait pas longtemps qu’elle était en ville, Juliane avait déjà assisté pas mal de chose qu’elle aurait préféré ne jamais voir de sa vie. Alors la question était : pouvait-elle lui faire confiance ? Cette foutue question que tout le monde avait tendance à se poser avant, était devenue encore plus importante aujourd’hui. La photographe détailla le dénommé Tom du regard. Il avait du voir qu’elle n’était pas sereine, puisqu’il proposa une autre solution de repli. La jeune femme tourna la tête sur la gauche, puis sur la droite. Il semblait être bien renseigné sur ce qui se passait ici. Et c’est ce qui décida Juliane à le suivre. Enfin en plus du fait qu’un « infecté » approchait d’eux. Pas vraiment le choix…

Juliane se retrouva enfermé dans cette petite cabane sombre et exigüe en compagnie du dénommé Tom. Elle n’avait pas encore décoché un mot. Pourtant il lui avait demandé comment elle s’appelait. Elle posa son sac sur le sol, tenant tout de même toujours l’une des bretelles dans sa main gauche, avant de s’accroupir le dos contre le mur. Son regard dévia sur Tom, et elle haussa les sourcils pour acquiescer. Ouais c’était la merde… Une merde qu’elle avait encore du mal à comprendre. Elle se pinça les lèvres entre elles avant de demander : « -c’est loin d’ici chez toi ? » Ok… Heu… Jill où donc était passé ta politesse ? En même temps, c’était pas vraiment le lieu idéal pour taper la cosette. Si chez lui c’était plus sécurit’ qu’ici, alors autant s’y rendre.

Un bruit sourd contre la porte. Juliane venait de sursauter. Elle en avait marre de toute cette peur et cette angoisse qu’elle éprouvait constamment. Elle voulait juste un petit break. Une pause histoire de souffler un peu. De reprendre des forces, et aussi peut-être de se remettre les idées en place. Les coups contre la porte ne cessaient de s’intensifier. La jeune femme regarda Tom, espérant qu’il avait une solution à lui balancer rapidement. Histoire de parvenir à sortir d’ici. En un seul morceau.


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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mar 3 Nov 2015 - 21:53

La brune était complètement mutique. Je devais surement l’effrayer a parler autant. Il fallait dire que j’étais habitué à parler devant tout le monde. Quand on était étudiant en biologie, il ne fallait pas être timide. Sauf que je n’étais plus à l’université et que cette personne n’allait pas me supporter bien longtemps si je continuais comme ça. Une fois dans la cabane, la muette finit par me demander si je vivais loin d’ici. J’étais soulagé qu’elle me fasse confiance. Je lui répondis calmement :
-Non, c’est à peine à un kilomètre. On peut y être très rapidement !

Sous ces mots, on entendit frapper à la porte. Des coups lourds et constants. Saloperies de zombies. Je pris mon courage à deux mains et sorti mon wakizashi de son étui. J’ouvris la porte brusquement puis frappa brutalement l’infecté à la jambe. Je sentis cette dernière se briser sous l’impact. Je frappai ensuite l’affreux avec la pointe de mon sabre. La lame rentra facilement dans le crane de la créature. Quant à l’autre assaillant, il finit décapiter proprement. Cette épée était d’un tranchant assez hallucinant me permettant de venir à bout de plusieurs infectés en quelques secondes. Autour de nous, il y avait une dizaine d’autres créatures. Inutile de les combattre, elles étaient trop nombreuses et il y aurait toujours d’autres à venir. Je courrai alors vers la maison en vérifiant que la brunette me suivait. Le trajet se passa sans encombre car en courant, on semait facilement les infectés.

J’aidai ensuite la jeune femme à escalader le portail. Il était assez haut et il fallait tout de même être plutôt souple pour passer par-dessus. Je rentrai ensuite dans la maison et indiqua a la brune de s’installer dans le canapé. Elle avait l’air affamé et je lui apportai des barres chocolatées et de l’eau minérale. J’avais des vivres presque à volonté et j’allais en ramasser presque tous les jours. Je finis par lui lancer :
-Tiens mange ce que tu veux. Tu as l’air affamée. Tu as une salle de bains à l’étage si tu veux. La chambre à gauche de l’escalier est la chambre d’amis. Tu pourras t’y reposer si tu veux.

Je la laissai souffler un moment. Je me fis un thé vert et retourna lire un livre sur la biogéographie des Andes. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire pour cette fille. De toute façon je ne pouvais pas la forcer à rester ici. Peut-être l’amener dans un de ces camps tenus par des militaires. J’allais lui parler de tout ça quand elle retrouverait un peu ses esprits.
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Juliane Lyndey
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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mar 3 Nov 2015 - 23:47

Un kilomètre. C’était largement faisable. Et la motivation extrême c’était de pouvoir enfin trouver un endroit pour se poser. Parce là, Juliane en avait besoin. Elle était épuisée physiquement, mais aussi psychologiquement. Alors s’il fallait courir pendant un petit kilomètre, elle savait qu’elle était capable de le faire. Elle hocha la tête en détournant son regard de Tom. Ok… Alors voilà, c’était fait. Elle venait de lui remettre sa confiance. La jeune femme espérait juste qu’elle n’aurait pas à le regretter.

Un sursaut de panique l’avait saisit lorsqu’un infecté était venu frapper de toute ses forces contre le petit cabanon de bois. S’il en attirait d’autres avec tout ce raffut, ils allaient vite être encore plus dans la merde. Il fallait qu’ils sortent de là. Une fois en sécurité, ils pourraient parler. Enfin elle pourrait parler à son tour. Parce que pour le moment, c’était surtout un monologue. Heureusement pour elle, le jeune homme était armé. Et il semblait ne pas manquer de courage. Elle le vit ouvrir la porte et il fallait bien l’avouer, elle fut impressionnée. Juliane avait balancé son sac sur son dos, et lorsque la voie fut libre, elle se précipita en dehors de l’abri provisoire à la suite de Tom. Lorsqu’elle fut dehors, elle eut un léger mouvement de recule en voyant que d’autres morts vivants s’avançaient en masse vers eux. Mais il ne fallait pas perdre de vu l’objectif. Un endroit sécurisé. Alors rassemblant son courage, elle se mit à courir aussi vite qu’elle le pouvait, suivant le jeune homme qui courait à quelques mètres devant elle. Ne pas le perdre de vu. Ne pas le perdre de vu !

La jeune femme avait une bonne condition physique. Elle avait toujours été très sportive et malgré la fatigue, elle parvint à suivre le rythme. Heureusement que le virus ne donnait pas de super pouvoir de vitesse ! Cela permettait de pouvoir distancer les infectés. Une fois devant un immense portail, Juliane s’immobilisa. Ah ouais ! Dans le genre sécurité, c’était pas mal ! Elle regarda Tom grimper par-dessus, et elle en fit de même, attrapant la main qu’il lui tendait avec force. Aucun souci pour passer par-dessus, elle était agile, souple et la grimpette c’était son truc. Lorsqu’elle fut à l’intérieur de l’enceinte, elle fit un signe de la tête à Tom pour lui adresser un remerciement silencieux, alors qu’elle reprenait son souffle.

Ce fut tout de même avec prudence qu’elle pénétra dans la maison. Elle savait qu’aujourd’hui, il valait mieux se méfier de tout le monde. Même si elle trouvait cela vraiment triste. Juliane fit glisser son sac de ses épaules, restant debout au milieu du magnifique salon. Son regard balaya la pièce, pour se porter enfin sur le canapé. Tom lui amena à manger ainsi qu’à boire, et elle resta tout de même distante et silencieuse en l’écoutant. Salle de bain… Chambre d’ami… Après quelques secondes, elle avança de quelques pas, saisit la bouffe et la bouteille d’eau, en soufflant un merci. Puis elle monta l’escalier sans rien ajouter. Elle poussa la première porte qu’elle vit. Cela devait être la chambre de Tom. Même si la déco ne collait pas vraiment à une chambre de mec. Quelques pas de plus dans le couloir et elle put entrer dans la salle de bain. Wahou… Depuis combien de temps n’en avait-elle pas vu ? Elle posa son sac sur le sol, la bouteille et les barres de chocolat sur le coin de l’évier, avant d’ouvrir le robinet et de se passer de l’eau sur le visage. Son regard croisa son reflet, et elle détourna assez vite les yeux. Il avait raison, elle ne ressemblait à rien.

Après avoir posé son sac à dos dans la seconde chambre, la jeune femme revint à l’étage inférieur, elle avança en direction du jeune homme qui était en train de lire. Comme si rien ne venait de se passer. Juliane calla son épaule contre le montant de la porte, et elle dit en ouvrant la bouteille : « -chouette maison… » Elle prit une gorgée d’eau, avant de d’ajouter : « -Juliane. Je m’appelle Juliane. » Elle leva les yeux sur le lustre avant de pousser un soupir et de dire : « -je… merci… Pour le coup de main, et l’hospitalité. Je… Je resterais pas longtemps. Je voudrais pas t’embêter. » Ouais à bien y réfléchir, ce qu’elle venait de dire était sans doute un peu con. Une petite moue se dessina sur ses lèvres alors que son regard détaillait à nouveau la pièce. Puis elle ajouta : « -c’est chez toi ici ? »  


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MessageSujet: Re: Les chataignes   Mer 4 Nov 2015 - 11:57

La brunette n’avait toujours pas ouvert la bouche. Elle m’avait suivi sans hésitation en courant derrière moi comme si elle me connaissait depuis toujours. Elle devait être vraiment désespérée. Ceci dit, je n’étais pas dans une situation particulièrement plus enviable qu’elle. J’en étais rendu à squatter une maison qui ne m’appartenait pas. Si Giulia revenait ici, elle serait furieuse de voir que j’ai dégradé son logement. Bon, elle serait ravie de me voir en vie sur le coup mais ensuite, elle me reprocherait pas mal de choses. Parfois, elle se comportait comme si c’était ma mère et c’était assez pénible. Comme on avait deux fortes personnalités, on s’engueulait souvent. Ce n’était pas une relation apaisée vu qu’elle n’assumait pas sa relation avec moi. A croire que je lui faisais honte.

Après quelques minutes, la jeune femme revint vers moi. Elle semblait avoir repris ses esprits puisqu’elle se décida enfin à ouvrir la bouche. Juliane qu’elle s’appelait. Visiblement, je devais être le premier survivant qu’elle rencontre. Et c’était également mon cas. J’en avais vu d’autres mais ils n’avaient pas l’air particulièrement pacifique et ils n’étaient pas venus chez moi. Puis, elle me remercia et me promit de ne pas rester longtemps. Enfin, elle me demanda si j’étais chez moi. Elle avait bien se douter que ce n’était pas ma maison. Je lui adressai un regard sérieux, puis lui répondit calmement :
-Enchanté Juliane. Alors pour répondre à ta question non, ce n’est pas chez moi mais je connais bien la personne qui y vit. Ou qui y vivait car je ne suis pas sûr qu’elle soit toujours en vie. Il fallait bien que je trouve un endroit ou m’abriter et comme ici, c’est bien sécurisé.

Je marquai une petite pause, puis prit une gorgée de thé. Ce dernier était brûlant, et je grimaçai de douleur. Je regardai ensuite Juliane en souriant puis reprit doucement :
-Tu sais, tu pourrais rester ici, c’est assez grand et puis, tu pourrais te reposer. Mais si tu ne sais pas trop te défendre, je te conseille de rejoindre une safe-zone. Par contre, c’est dirigé par des militaires et je ne sais pas trop comment ils se comportent. Mais j’imagine qu’ils n’offrent pas leur hospitalité gratuitement. Tu as de la famille ou des amis dans le coin ? On pourrait essayer de les retrouver dans un premier temps !

Je ne savais pas trop comment aider cette fille. Mais je pense qu’elle allait repartir rapidement d’ici. J’étais inquiet pour elle car elle avait l’air effrayée dès qu’elle voyait des contaminés. Si elle n’apprenait pas à se défendre rapidement, elle allait se faire tuer. Et puis ces militaires, s’ils abusaient d’elle ? Comment pourrais-je me le pardonner ?
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