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 October 20th, 2015.

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Jaden Preston
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MessageSujet: October 20th, 2015.   Sam 31 Oct 2015 - 22:03

Maxine.

Voilà à qui étaient consacrées toutes les pensées de Jaden alors qu'il roulait à toute berzingue dans son voisinage. À elle. À sa femme dont il n'avait pas eu de nouvelles depuis la veille. "J'arrive" lui avait-il dit la dernière fois qu'ils avaient réussi à se joindre au téléphone. "J'arrive" avait-il promis. Une promesse plus facile à faire qu'à tenir. Cela remontait à plus de douze heures. Douze heures durant lesquelles il avait été pris dans l'enfer de la ville.

Il avait espéré, bêtement, que les choses ne dégénèrent pas à ce point-là. Il avait espéré pouvoir la rejoindre sans trop de problèmes. Il avait déchanté rapidement. Seulement quelques minutes après avoir raccroché à vrai dire. L'agent de la DEA était monté dans sa voiture, avait tourné au coin de la rue et en avait laissé passé une, puis deux, trois, quatre rues avant de s'engager dans Madison Street. Il savait pourtant qu'il n'aurait pas dû prendre cette route pour rentrer. Il le savait. Mais non. Obnubilé par l'idée de retrouver son épouse, il avait délaissé son bon sens pour écouter la petite voix qui hurlait en son for intérieur de faire au plus vite. Prendre Madison Street était donc un choix logique. La route traversait presque Seattle de part en part et l'amenait tout droit à quelques rues de leur maison, dans le quartier de Madison Park. Il pouvait être chez lui en une heure. Si tout se passait bien. Ce ne fut pas le cas.

Jaden n'eut même pas le temps de traverser le pont qui passait au-dessus de l'I5 qu'il se retrouvait déjà coincé. À moins de vouloir perdre des heures dans le traffic, Preston n'avait plus qu'une seule option : faire demi-tour, passer par Yesler Way puis la 23ème. Il ne regarda même pas dans le rétro avant d'enclencher la marche arrière et d'emboutir le type qui lui collait au cul. Son premier réflexe fut de descendre de la voiture, d'envoyer bouler l'automobiliste dont les nerfs étaient déjà bien échaudés et de partir à pied. Sortir de la zone embouteillée, c'était ça le plan. Inconsciemment, il s'était mis à courir. Un bloc. Deux blocs. Trois blocs. Ce fut devant l'hôpital Virginia Mason qu'il contempla le chaos dans sa forme d'expression la plus pure. Une foule sans aucune cohésion, allant dans un sens, dans l'autre, des pillards sortant du centre hospitalier les bras chargés de médicaments et de matériels médicaux, les cris, les hurlements. La panique. Ahuri devant ce spectacle, il resta immobile, droit comme un pic, observant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Cela faisait quelques jours qu'il y avait des troubles en ville mais le blond ne s'attendait pas à ce qu'ils prennent une telle ampleur. Comment les choses avaient pu dégénérer à ce point en si peu de temps ?

Ça ne dura pas plus de quelques secondes. C'était comme lorsqu'on entendait un coup de feu et qu'on se trouvait à découvert. Rester immobile et c'était la mort assurée. Le mouvement c'était la vie. Aussitôt, ses jambes s'activèrent de nouveau. Il devait sortir de là. Les informations qu'il lui avait été données au bureau de la DEA étaient claires, limpides. À dire vrai, il n'y en avait qu'une qu'il fallait retenir : éviter à tout prix les foules. C'était le meilleur moyen de ne pas croiser d'infectés et d'éviter de se faire mordre. Se faire mordre, l'une des méthodes de contamination d'après ce qu'on lui avait dit. C'était un peu plus douloureux que d'attraper la grippe. Jaden n'aimait pas se faire mordre. Ça lui était arrivé quelques fois cela dit. En pleine baston, les gens se débrouillaient un peu comme ils pouvaient. Non décidément, les seules morsures qu'il appréciait et accueillait non sans joie étaient celles de Maxine.

Maxine. Maxine. Jay ne pensait qu'à elle tandis qu'il fendait la foule, jouant des épaules, des bras, des jambes pour se tailler un chemin à travers la masse informe de monde. Le reste était flou, vague, incohérent. Bien que tous ses sens soient en éveil pour détecter de potentiels dangers, les informations que recevait son cerveau étaient bien trop nombreuses pour qu'il ait puisse les traiter entièrement. Lorsque le monde commença à se calmer autour de lui, il était dans les alentours de Denny Park, à plus d'une quinzaine de blocs de l'endroit où il avait abandonné sa voiture, encore plus loin de sa destination qu'au départ. L'agent infiltré ne reprit toutefois son souffle qu'après s'être dégoté un autre véhicule. L'idée que voler cette voiture puisse empêcher une famille de s'en sortir ne l'effleura même pas. Et alors ? Le monde partait à vau-l'eau, qui viendrait lui dire quelque chose de toute façon ? À croire que ses années en infiltration à jouer les gangsters avaient laissé quelques traces.

Après la course pour sortir de la foule, il eut droit au parcours d'orientation made in Seattle. Un labyrinthe. La ville devenait un véritable labyrinthe et à mesure qu'il roulait, Jaden en oubliait de plus en plus le code la route. Griller des feux, rouler à contre sens, passer sur le trottoir, il fit fi de toutes conventions routières. Forcer le passage dans les quelques attroupements qu'il croisa ne lui posa guère non plus de problèmes. Peu importe ce qu'il en coûtait, il devait rejoindre sa femme. Aux alentours de quatre heures du matin, il s'était garé en catastrophe à quelque pas d'un supermarché en train de se faire dévaliser. Sans réfléchir, il se joignit aux pilleurs. Le bien, le mal, toutes ces notions étaient devenues complètement abstraite au regard de la situation dans laquelle il se trouvait. Attrapant un caddie, Jaden pénétra dans le bâtiment et fonça à travers les rayons pour emporter ce qu'il pouvait, ce qu'il lui paraissait judicieux de récupérer. Conserves, biscuits, aliments séchés, piles, tant que ça se conservait un certain temps ou avait une utilité, c'était bon à prendre. Pas d'eau malheureusement. Le rayon était déjà vidée et il ne restait que quelques bouteilles écrasées, éclatées, ayant déversé leur précieux liquide sur le sol. À sa sortie, un type tenta de lui piquer son chariot. Mauvaise pioche. Le trentenaire n'hésita pas une seul seconde à sortir son FN Five-seveN personnel et à le braquer droit sur la tête du type en question. Ce dernier détala sans demander son reste.

Ce ne fut qu'en milieu de matinée qu'il aperçut enfin les murs de sa maison. Le soulagement n'était pas là pour autant. Et si il était arrivée quelque chose à Max ? Et si elle n'était pas parvenue à rentrer, elle aussi prise dans le tumulte qui s'emparait de Seattle ? Et si... La peur ventre, il arrêta la voiture en travers du trottoir. La peur au ventre, il descendit. L'ancien militaire n'était même pas sûr que ses jambes puissent le porter jusqu'à la porte. Il y parvint tout de même... La peur au ventre. Jay n'essaya même pas d'ouvrir. Si Maxine était là, elle avait barricadé l'entrée. Si non, personne ne répondrait à son appel. Fébrile, il avança la main à quelques centimètres de l'imposante pièce de bois, la laissant en suspens une poignée de secondes avant de se décider à cogner.

- MAX ! BABE IT'S ME ! hurla l'homme. MAX !

Impossible pour lui de rester en place. Impossible de rester statique. Faire les cents pas était le seul moyen à sa disposition d'évacuer un peu cette tension qui montait en lui crescendo.

- Allez chérie je t'en prie ouvre, ouvre, murmura Jaden pour lui-même. MAAAAX ! cria-t-il de nouveau. Ouvre cette porte, allez allez allez ouvre cette porte...

L'agent de la DEA était aux aguets, guettant le moindre signe qui lui indiquerait que de l'autre côté de cette porte, à l'intérieur de ces murs, elle était encore en vie, saine et sauve.

Le temps avait stoppé sa course.
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Maxine Preston
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MessageSujet: Re: October 20th, 2015.   Lun 2 Nov 2015 - 1:32


L’appeler. Ce fut sa seule idée. La seule chose qu’elle soit capable de faire, plantée sur le trottoir à observer la 5th Avenue. Son téléphone portable dans la main, ses yeux n’arrivaient pas à se décrocher de la masse noire que formait la foule au loin. Tous les parents avaient accouru pour récupérer leurs enfants. La veille encore, le Président assurait que tout était sous contrôle. Une journée après, la loi martiale était instaurée, les hélicoptères survolaient la ville et des émeutes éclataient un peu partout.

Elle ne savait pas quoi faire, ni où aller. Elle était paniquée et incapable de bouger alors que certains pillards commençaient à exploser les vitrines qui bordaient le Pacific First Montessori. Sans s’en rendre compte, elle s’était mise à marcher en direction de sa voiture pour s’enfermer à l’intérieur alors que Jaden répondait enfin au téléphone. Elle réussit à articuler quelques mots avant de se mettre à crier sous l’effet de la panique, elle avait besoin de lui, tout de suite. Le ton calme et sûr de son époux la calma immédiatement, elle écouta chaque ordre et lui fit la promesse de n’ouvrir à personne. Rentrer, s’enfermer, n’ouvrir à personne, prendre le fusil et remplir tout ce qui pouvait contenir de l’eau.

Elle avait exécuté chaque ordre à la lettre. D’abord, rentrer à la maison. L’opération fut compliquée puisque beaucoup d’autres gens s’étaient passé le mot, mais après plusieurs détours elle réussit tout de même à rejoindre Madison Park. Une fois la voiture abandonnée à la va vite devant le garage, elle hurla à l’un de ses voisins qui trainait dehors de rentrer chez lui. Jaden n’était pas encore rentré alors comme elle l’avait promis, elle verrouilla la porte, ferma tous les volets du rez de chaussé pendant qu’Indiana lui tournait autour en se demandant ce qu’il était en train de se passer.

D’un geste rapide elle ouvrit tous les robinets de la salle de bain attenante à leur chambre, située à l’étage. « Remplir la baignoire. » Elle répétait chaque ordre pour être sûre de n’en oublier aucun.
Pendant que l’eau remplissait lavabos et baignoire, elle se rua dans leur chambre pour tirer une grande house cachée sous leur lit. Assise en tailleur, elle fit glisser la fermeture et se retrouva nez à nez avec le fusil de Ray, son beau père. La chasse, c’était lointain, la dernière fois qu’elle avait touché ce fusil elle devait avoir seulement 10 ans. Mais d’après Ray, les armes c’était comme le vélo, ça ne s’oubliait jamais.

En quelques minutes seulement, elle avait exécuté chaque ordre. L’arme reposait au milieu de leur grand lit pendant qu’elle fixait l’extérieur, planquée derrière l’un des rideaux de leur chambre. La rue était déserte mais chaque minute semblait durer une éternité. En faisant les cent pas à l’étage, elle avait composé le numéro de son mari une bonne centaine de fois. Elle tombait parfois sur le répondeur ou parfois un message lui indiquait que toutes les lignes étaient saturées. Elle laissa une bonne dizaine de messages du plus inquiet au plus hystérique.

Une fois la nuit tombée, Maxine fut incapable de s’installer autre part que sur le rebord de la fenêtre. Elle surveillait chaque voiture, chaque lueur de phare qui s’approchait de leur rue, mais rien. Elle eut une once d’espoir en voyant une voiture s’avancer dans la rue. La famille Cooper, leurs voisins d’en face. Eux aussi semblaient épuisés et paniqués, la mère ordonnait aux enfants de rentrer à la maison quand soudainement, le voisin qu’elle avait croisé un peu plus tôt et à qui elle avait hurlé de rentrer chez lui, arriva sur le même trottoir. Impossible d’entendre ce qu’ils se disaient mais au bout de quelques secondes la mère de famille se mit à hurler en courant vers l’allée qui menait à son garage, à l’arrière de la maison. John Pierce, le fameux voisin, s’élançait à sa poursuite pour finalement la rattraper et la faire tomber au sol.

Collée contre la vitre, Maxine ne comprenait rien. Elle ne pouvait pas voir exactement ce qu’il était en train de se passer, la scène se trouvait trop en contrebas mais les hurlements de Madame Cooper lui glacèrent le sang. Immédiatement, les larmes lui brouillèrent la vue, son corps tout entier se mit à trembler. C’était donc ça, les personnes malades ? Ces fameux infectés par une grippe qui rendait les sujets violents ? Pétrifiée, sa respiration devenait difficile et Indiana se mit à aboyer en la fixant. En deux pas, elle récupéra son téléphone portable et composa une dernière fois le numéro de son mari. « J’AI BESOIN DE TOI. MAINTENANT JADEN. MAINTENANT. » Envahie par un mélange de peur et de colère, elle finit par s’endormir sur le petit fauteuil qu’elle avait fait glisser jusqu’à la fenêtre.

Le soleil était déjà levé lorsqu’elle ouvrit les yeux. Tout lui revint en mémoire alors elle scruta la chambre. Pas de Jaden. Elle attrapa son téléphone portable si vite qu’elle le fit tomber sur la moquette. Aucun message, pas un seul appel. En regardant par la fenêtre, elle remarqua la fumée qui s’envolait depuis le centre ville de Seattle où les affrontements n’avaient pas cessé. Elle devait s’occuper pour ne pas devenir folle, l’absence de Jaden l’obligeait à se poser certaines questions. Était-il contaminé ? Ou bloqué quelque part ? En levant ses yeux verts dans le miroir, elle resta complètement immobile. D’où provenait le bruit qu’elle venait d’entendre ? La chienne se mit à chouiner au même moment. « SSHT. » Ses yeux s’écarquillèrent et elle se précipita jusqu’au palier où elle s’arrêta net. Et si ce n’était pas lui ? Doucement, elle descendit les escaliers, la tête penchée comme pour mieux écouter la voix qui résonnait derrière la porte.

Le fusil dans une main, elle s’avança sur la pointe des pieds et jeta un coup d’œil par la petite fenêtre qui se trouvait juste à côté de la porte. Et là, elle fut incapable de rattraper le fusil qui lui glissait des mains. Il était là. Juste derrière la porte. C’était bien lui. Elle ouvrit chaque verrou avec précipitation, le visage déformé par la peur et le soulagement. Il était là. Une fois la porte complètement déverrouillée, elle l’ouvrit à la volée pour la refermer aussi sec, une fois son mari à l’intérieur.

Levant un bras pour désigner la maison des Cooper, elle ne put s’empêcher de parler pendant que la chienne faisait la fête à son maître. Sans grande tendresse, elle s’agrippa aux vêtements de son mari, les yeux grands ouverts. « Elle ! IL ! Monsieur Pierce ! Elle rentrait avec ses enfants et lui… Je lui ai dit de rentrer chez lui mais il ne m’a pas écouté, il est resté au milieu de la route ! Et quand elle est rentrée il l’a poursuivie. ELLE…Elle… »

Elle parlait vite, les larmes dégringolaient toutes seules sur ses joues, elle ne savait même plus quoi dire, elle n’était même plus sûre de ce qu’elle avait vu. Les sanglots prirent le dessus et elle n’arrivait plus à articuler quoi que ce soit. « J’ai tellement peur. » Elle était incapable de lui raconter le reste, de lui expliquer tous les cris qu’il y avait eu dans le quartier pendant la nuit. Dans un couinement, elle lui posa une dernière question « Mais qu’est ce qui se passe… ».





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Jaden Preston
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MessageSujet: Re: October 20th, 2015.   Lun 2 Nov 2015 - 14:35

Il n'avait fait attention à rien en courant en direction de la porte de leur maison. Ni à la voiture de Maxine garée à la va-vite, ni aux traces de luttes devant la maison de leurs voisins. À rien. La seule chose qui importait, c'était savoir. Savoir si elle était là déjà, mais, avant tout, savoir si elle allait bien. La chienne se mit à aboyer, première manifestation de vie à l'intérieur de la maison. Encore une fois, il se prit à espérer, espérer qu'Indiana n'était pas seule et que sa femme était juste à côté. Le bruit d'un objet qui tombe résonna à travers la vitre fermée. Second signe de vie. Était-ce elle ? Un déclic. Quelqu'un déverrouillait le premier verrou. Était-ce elle derrière cette porte ou un visiteur inopportun qui avait décidé de fouiller leur baraque ? La porte s'ouvrit en grand, laissant apparaître le visage de sa brune et il s'engouffra à l'intérieur.

Jaden se précipita sur sa femme, prenant son visage entre ses mains. Il avait besoin de la toucher, de sentir sa peau contre la sienne pour être certain qu'il ne délirait pas, pour être certain qu'ils étaient bien ensemble, réunis. Il caressait ses joues, son cou, humait l'odeur qui se dégageait d'elle, de ses cheveux, essuyait ses larmes à mesure qu'elles coulaient. Tout pour s'assurer que ces retrouvailles n'était pas une divagation de son esprit. Après ce qu'il avait vu cette nuit, la folie, les affrontements, les pillages auxquels il s'était lui-même adonné, des gens en train de se faire bouffer par d'autres. Maxine avait beau être paniquée, agitée, ce furent bien elle, sa voix, son contact, ses regards qui lui firent réaliser qu'il ne rêvait pas. Que ce qu'il avait traversé cette nuit était bien réel. Et plus que tout, qu'elle l'était également.

Gardant sa main droite plaquée contre sa joue, la gauche alla flatter leur chienne pour la calmer un peu. Jay connaissait sa femme aussi bien qu'il pouvait la connaître. Il l'avait vu dans tout ses états, heureuse, triste, angoissée. Mais pas comme ça. Pas à ce point. Jamais. Cette situation-là était nouvelle pour lui. Elle devait l'être pour beaucoup de monde. La peur s'était répandue de manière fulgurante dans la ville. Il colla sa joue contre sa tête, murmurant des "Shhh" tout en passant sa main libre dans la chevelure noire de son épouse. L'agent de la DEA aurait aimé faire disparaître cette frayeur qu'il avait lu dans les yeux apeurés de sa femme. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas la rassurer, lui dire que tout allait bien se passer. Il ne pouvait pas parce qu'au fond, lui aussi, avait peur. Il était terrifié.

- Shhh, shhh, continuait de murmurer l'agent fédéral.

Le monde était dangereux, c'était pas nouveau. La guerre, c'était une chose. Lorsque vous tiriez une balle en plein cœur d'un ennemi, il tombait raid mort. Mais ce qu'il avait vu cette nuit, le spectacle auquel il avait assisté, ça dépassait l'entendement. Cela bafouait toutes les règles de Mère Nature. La face du monde allait changer... Non, la face du monde changeait déjà. Jaden ne savait pas de quoi demain serait fait. Il ne savait pas ce qui les attendait, ni s'il pourrait la protéger de toute cette folie. C'était l'idée de la retrouver qui avait pompé de l'adrénaline dans son sang pendant toute la nuit, qui lui avait donné la force d'arriver jusqu'ici. Et maintenant qu'il la tenait dans ses bras, il était terrifié à l'idée de la perdre.

Jay s'écarta légèrement de Maxine avant de plonger son regard dans le sien, un regard qui se voulait fort, assuré, un roc inamovible en plein cœur de la tempête.

- Calme-toi chérie, je vais t'expliquer, calme toi, fit l'homme, bas, avant de l'embrasser un court instant. Ça va aller, ok ? Ça va aller. Toi, tu n'as rien ? demanda l'agent fédéral.

Il sentit une larme perler puis tracer un sillon sur sa joue. Ce n'était pas une larme de peine ou d'effroi, non. Ce fut bien une larme de joie qui coula sur sa peau jusqu'à se perdre dans sa barbe. Le monde pouvait bien sombrer dans le chaos, ils étaient ensemble. C'était la seule chose qui avait de l'importance à ses yeux.
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Maxine Preston
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MessageSujet: Re: October 20th, 2015.   Ven 6 Nov 2015 - 7:31



Durant les derniers mois, Maxine s’était demandée ce qu’il adviendrait de leur couple. Son absence constante avait fini par la convaincre qu’elle pouvait très bien vivre seule, ou du moins, vivre sans lui. Mais elle se trompait profondément. Depuis le début de leur relation, la jeune femme ne dépendait exclusivement que de lui. Elle se sentait protégée. Non pas seulement parce que sa carrure en imposait mais parce qu’il avait vécu toutes sortes de situation qu’elle-même serait incapable de gérer. Elle se raccrochait à lui, aujourd’hui plus que les autres jours. Si lui, était débordé par la situation, il était certain qu’elle sombrerait immédiatement.

Elle redoutait qu’il soit venu lui annoncer qu’il était réquisitionné pour gérer les pillages et les émeutes. Alors, collée contre lui, elle lâcha prise. Toute la peur qu’elle avait ressenti depuis leur dernière conversation téléphonique s’évacuait maintenant qu’il était présent en face d’elle. Il ne lui était rien arrivé, il était en vie et apparemment en bonne santé mais pouvait elle réellement en être sûre ? Après tout, ils ignoraient beaucoup de chose sur cette fameuse grippe. Elle voulait rester comme ça, contre lui, alors qu’il tentait de la calmer. Elle ne voulait plus le lâcher de peur qu’il ne s’en aille en la laissant seule ici. Le visage enfoui contre la poitrine de son mari, elle sera les dents en laissant dégringoler ses dernières larmes. « Reste avec moi… » Son couinement était suppliant, aussi bas qu’un murmure, elle ne supporterait pas l’idée qu’il la laisse seule ici.

Son époux se décolla d’elle pour lui demander de se calmer avant de l’embrasser. Elle hocha la tête en se mordant les lèvres, le regard de Jaden l’avait immédiatement rassuré. La bouche pâteuse, les yeux douloureux d’avoir trop pleuré, elle scruta leur salon en cherchant la réponse à sa question, les yeux ronds en réalisant... « Je ne sais pas. J’étais en plein centre ville, j’ai peut-être été contaminée. » Au fur et à mesure qu’elle parlait, la peur s’installait à nouveau au fond de ses yeux. Elle s’écarta de lui dans un mouvement rapide en le détaillant de la tête aux pieds. « Il y avait des gens partout. » L’idée qu’elle soit contaminée lui faisait bien moins peur que celle de contaminer son mari. « Et toi ? Tu n’as rien ? Je me suis fais un sang d’encre. Tu en as mis du temps… » Ce n’était pas un reproche mais Maxine n’avait absolument aucune idée de ce qui se déroulait exactement au cœur de la ville. « Est-ce qu’ils t’ont donné des informations ? Tu vas devoir retourner travailler ? » Sur sa dernière phrase, ses traits commencèrent à se déformer peu à peu. Sans réaliser qu’elle pouvait être dangereuse, elle retourna auprès de lui et recommença à l’assommer de question « J’veux pas qut’tu m’laisses toute seule ! Emmène-moi avec toi, il doit bien avoir un coin pour les familles ? Quelque chose de prévu pour nous, je..je sais… » Il lui avait demandé de se calmer, c’était plutôt loupé.« J’ai besoin de toi chéri. Tu peux pas me laisser toute seule ici. Je t’en supplie. Il m’a vu Jaden ! Après Madame Cooper il viendra peut-être ici ! »

Elle ne lui laissait même pas le temps d’en placer une, elle enchainait pour lui donner toutes les raisons qu’elle trouvait. Elle voulait repousser le moment où il lui annoncerait qu’il devrait repartir et en mentionnant le voisin fou, elle cherchait à lui faire peur. D’habitude très calme, Maxine perdait littéralement les pédales et même si l’arrivée de son mari l’avait calmé, cela ne voulait pas dire qu’il resterait avec elle. Elle avait fait le choix d’épouser un ancien militaire devenu agent spécial de la DEA. Les contraintes avaient déjà pointé leurs nez, mais il était possible qu’elles continuent d’arriver avec cette histoire de loi martiale. Elle connaissait l’engagement de son époux envers l’Amérique mais c’était avec elle qu’il s’était engagé pour la vie, quatre ans auparavant. Elle ne voulait plus passer après son pays, plus maintenant, pas cette fois.






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Jaden Preston
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MessageSujet: Re: October 20th, 2015.   Sam 7 Nov 2015 - 1:36

Ça va aller, avait-il dit. C'était une promesse. Une promesse qu'il lui avait faite, oui, mais une promesse qu'il s'était faite à lui aussi. Une promesse que quoi qu'il arrive, peu importe la situation, peu importe ce qu'il en coûterait, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que tout se passe bien. Cette promesse, il l'avait déjà faite quelques années auparavant dans la petite église dans laquelle ils s'étaient mariés. Dans la richesse comme dans la pauvreté. Dans la santé comme dans la maladie. Jusqu'à ce que la Mort les sépare. Pour le meilleur et pour le pire. Au regard de ses absences et de toutes les nuits qu'il avait passé loin du foyer, on aurait pu juger qu'il n'avait pas tenu ses vœux. Jaden avait pourtant toujours tout fait pour conjuguer au mieux sa vie maritale et sa vie professionnelle. Certains moments avaient été plus difficile que d'autres mais une chose n'avait jamais changé malgré les années passées et la distance, quelque chose que même les récents événements ne pourrait changer : il l'aimait éperdument, de tout son corps et de toute son âme. Et dorénavant, il ne laisserait plus rien les séparer. Ils seraient ensemble dans ces épreuves ou il ne serait plus, préférant mourir plutôt qu'il ne lui arrive quelque chose.

Maxine sembla se calmer un instant, cherchant ses mots pour répondre à sa question, avant de céder de nouveau à la peur. Qui n'aurait pas flanché de toute façon ? C'était normal. Ce qu'elle avait vu, il l'avait vu aussi. Ses craintes, il les partageait. Elle était forte pourtant. Son travail, ses absences, elle les avait encaissés, peut-être plus difficilement depuis quelques temps mais elle les avait encaissés et elle était toujours là. Ça aussi, elle finirait par s'y faire. Max avait juste besoin de temps, comme chacun d'entre eux, supposa-t-il.

Lorsqu'elle vint de nouveau se blottir contre lui, il la serra dans ses bras, passant une main dans ses cheveux pour caler sa tête tout contre lui. Dieu que ce contact lui avait manqué. Si au début ils vivaient une parfaite idylle, son travail avait fini par mettre des barrières entre eux. Récemment, un œil externe aurait pu dire que leur couple était voué à l'échec. Stella l'avait certainement dit. Peut-être que Maxine l'avait pensé. Peut-être qu'il l'avait pensé également. Peu importe. La froideur et l'éloignement de sa compagne, Jaden les avait parfaitement compris et ne lui en avait jamais tenu rigueur. C'était sa faute après tout. C'était lui qui n'était jamais là, lui qui avait fait le choix de faire passer sa femme après son travail. C'était ses erreurs, erreurs qu'il était bien décidé à ne plus reproduire.

- Shhh chérie, shhh... Il s'écarta de nouveau pour river une fois encore son regard dans le sien. Je suis là Max. Je suis là et je ne pars plus, d'accord ? Ses doigts se glissèrent sous les cheveux de sa femme pour les replacer. Je ne vais plus nulle part. Pas sans toi, assura-t-il. On va aller s'asseoir un instant, tu veux bien ? On va aller s'asseoir et je vais t'expliquer tout ce que je sais. On va devoir parler de ce qu'on va faire.

Malgré son inquiétude, son ton était calme, assuré. Jaden avait mis un masque aussi simplement qu'on enfile une paire de chaussettes. Ce n'était pas nouveau pour lui. Il avait été entraîné à le faire et il était bon là-dedans. Cela faisait à présent quatre ans que chaque matin, au réveil, Jaden Preston, l'agent de la DEA, s'effaçait derrière Wyatt Bradden, le criminel. Mentir, apparaître sous un autre jour, tout ça était devenu une habitude. Mais il détestait avoir à le faire avec elle.

- Et puis t'inquiète pas pour Mr Pierce, ok ? Si il vient, on sera deux pour se défendre.

Un large sourire étira ses lèvres.
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Maxine Preston
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MessageSujet: Re: October 20th, 2015.   Ven 13 Nov 2015 - 8:34



Deux ? Où voyait il deux personnes capables de se défendre ? Elle, n'en voyait qu'une seule. Lui. Il était militaire, il avait eu des formations spéciales pour ça. Elle, elle apprenait aux enfants à bouger dans des parcours de motricité. Alors non, véritablement non. Ils n'étaient pas deux à pouvoir se défendre ici. Même si elle savait pertinemment que s'il se retrouvait en danger, elle ferait tout son possible pour le sauver. Il ne partait plus. L'annonce lui fit froncer les sourcils, sur le coup elle ne comprenait plus trop. Ils avaient eu de longues discussions et engueulades au sujet de son travail et à plusieurs reprises il lui avait dit qu'il ne pouvait pas tout plaquer sur un coup de tête. Alors que ce passait il pour qu'il lui promette de rester avec elle ?

Finalement, elle s'en fichait pas mal. Il était là et il lui promettait de rester. L'horrible sensation de froid qu'elle ressentait à chaque fois qu'il quittait la maison après ses « permissions »  -comme Maxine les appelaient - ne reviendrait pas cette fois. Elle ne serait pas obligée de le regarder partir depuis la fenêtre en se demandant combien de temps elle allait devoir attendre pour le revoir. Elle ne se remettrait pas à pleurer dans leur chambre une fois qu'il atteindrait le bout de la rue en disparaissant de son champ de vision. Il était là et il y resterait. De toute manière, elle ne lui laisserait pas le choix et même si cela n'avait rien de compliqué, il devrait lui passer sur le corps pour sortir de cette maison sans elle.

S'asseoir. Pourquoi pas. Cela lui donnait la désagréable impression de ne pas pouvoir surveiller tout ce qui se passait autour de chez eux. Mais il devait lui expliquer, elle avait besoin de ces explications pour comprendre ce qu'il était en train d'arriver à Monsieur Pierce. Alors que son mari lui souriait, il fut impossible pour elle de faire de même. Perdue, elle hochait la tête en cherchant du regard le canapé. Elle fit quelques pas avant de s'arrêter, une fois la foule de question balancée, elle réalisait qu'elle n'avait pas vu Jaden depuis plusieurs semaines et qu'il lui avait incroyablement manqué, comme à chaque fois qu'il s'absentait. Il était vivant, il était là, c'était déjà beaucoup. Se détournant du chemin donnant au canapé, elle alla récupérer le fusil qu'elle avait laissé tomber en l'entendant frapper. D'un coup d’œil, elle en profita pour vérifier l'extérieur. Madame Cooper était là, dans son jardin situé en face de chez eux. Les foutus arbres lui gênait la vue mais elle semblait immobile. Trop de question se bousculaient dans sa tête, Jaden devait à tout prix y répondre.

En quelques pas, elle alla le rejoindre sur le canapé et posa le fusil sur leur table basse. Indiana profita de l'instant pour sauter sur le canapé et venir installer sa tête sur la cuisse de Jay. Maxine n'était pas la seule à qui Jaden manquait dans cette maison. « Ce qu'on doit faire ? » Elle répéta ses mots, ne comprenant pas bien là où il voulait en venir. « Comment ça ? c'est à nous de faire quelque chose ? Il n'y a pas les militaires qui s'occupent de récupérer les infectés ? On ne doit pas rester ici ? » Et puis, où voulait il qu'ils aillent après tout ? Au bureau de la DEA ?  « Je suis pas sûre qu'on puisse y arriver en voiture... c'était le bordel quand je suis rentrée, j'ai failli ne pas y arriver...je ne comprends pas..» La panique la rendait véritablement bavarde. Elle leva les yeux au plafond pour sécher ses larmes et se montrer la plus attentive possible. « Explique moi. Dis moi ce qui se passe dehors s'il te plaît. Tu m'as dit que c'était plus grave que ce qu'ils disaient à la télé. Mais c'est quoi à la fin? »

Elle ferait tout ce qu'il lui dirait de faire. Du moment qu'il restait avec elle.




- But I can't compete with the she-wolf,
What do you see in those yellow eyes ? -
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Jaden Preston
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MessageSujet: Re: October 20th, 2015.   Lun 16 Nov 2015 - 17:47

Son sourire s'éteignit peu à peu tandis qu'ils s'éloignaient l'un et l'autre, elle pour aller récupérer le fusil de son beau-père, lui en rejoignant le canapé. Jaden s'arrêta devant un miroir à l'entrée du salon. Il observa ses traits tirés un instant et l'image que lui renvoyait la glace. Les dernières quarante huit heures avaient été assez folles aussi n'avait-il même pas pris le temps de se changer. Preston portait encore les vêtements et affichait le style de Bradden, celui qu'il avait été pendant quatre ans. Il n'était au final pas si différent de ses années lycées, lorsque lui et Max s'étaient rencontrés. Jeans classique, sweats, à capuche ou non, t-shirts, baskets. Quelque chose de bien moins strict que lorsqu'il était à l'armée ou dans les bureaux de la DEA. C'était presque le Jaden de tous les jours. Ce qui l'ennuyait le plus dans son reflet, c'était le cuir de "son" club qu'il avait encore sur le dos. Il n'aimait pas le porter, pas ici, pas avec elle. C'était un peu comme ramener du travail à la maison. C'était un peu comme ramener le monde pourri contre lequel il avait fait serment de lutter dans son foyer, son refuge. Il l'enleva donc en allant s'asseoir, le jetant nonchalamment sur l'un des fauteuils. L'agent fédéral en profita également pour retirer son holster d'épaule et le poser sur la table basse, à portée de mains. Ce ne fut qu'en s'affalant dans le canapé qu'il s'aperçut à quel point il était fatigué, d'avoir couru dans tous les sens pendant presque deux jours, entre le moment où il avait été rappelé au bureau et maintenant.

Indiana s'installa aussitôt près de lui, calant sa tête contre sa cuisse, lui arrachant sans mal un nouveau sourire. L'homme posa une main sur la tête de la bête, enfournant ses doigts dans le poil dru de l'animal. La regardant, il se demanda ce qu'il pouvait se passer dans sa caboche, si elle se rendait compte de ce qu'il se passait. Les chiens avaient des sens plus affûtés que ceux des Hommes. Peut-être ressentait-elle la panique et la peur qui s'emparaient des rues de la ville. À n'en pas douter, elle percevait au moins ceux de sa maîtresse. Cette dernière les rejoignit et le regard de Jay quitta celui de la chienne pour se poser sur son épouse. N'y aurait-il pas eu tout ce chaos dans Seattle, on aurait pu croire que la famille Preston était tranquillement réunie dans le salon de leur maison, profitant d'un doux et calme après-midi d'automne. La télé aurait pu être allumée, à moins que ça ne soit la radio, offrant un fond sonore léger pour emplir l'espace de la pièce. Seulement là, au lieu d'une série comique ou d'un talk-show, ils auraient droit aux messages d'alertes diffusés par le gouvernement. Il y avait plus divertissant.

- C'est un nouveau virus, répondit posément le blond une fois qu'elle eut fini de poser ses questions. On ne sait pas ce que c'est, ni d'où ça vient. Ils ont pensé à des stupéfiants dans la nourriture, la DEA a participé à l'enquête mais ça n'a rien donné. C'est juste apparu. Comme ça, d'un coup. Le virus...

Son regard se baissa. L'ancien Marine avait encore du mal à croire les mots qu'il allait prononcer. Si Max n'avait pas été elle-même témoin de ce qui se était en train de se produire, il aurait très franchement douté qu'elle puisse le croire sur parole. C'était tellement invraisemblable.

- Le virus, il semble ramener les morts à la vie, lâcha-t-il finalement d'un ton calme avant de marquer une pause, comme pour lui laisser le temps de digérer l'information. Les corps se réaniment, dit-il en la regardant de nouveau. On sait qu'ils présentent surtout des fonctions motrices. Comportement hautement agressif. Les premiers rapports font état de morsures, griffures, ce genre de trucs. Il semblerait que ça soit l'un des modes de propagation du virus. C'est pour ça que je t'ai demandé si tu n'avais rien. Marcher et manger. C'était là les deux instincts primaires de toutes espèces sur cette planète : le mouvement et l'alimentation. Caressant machinalement le chien d'une main, l'agent spécial de la DEA avança l'autre sur le dossier du canapé pour y retrouver celle de sa partenaire. Apparemment que ça soit à Washington ou à Quantico, tout le monde est sur le pied de guerre. Les messages sont là pour calmer les foules mais tu as vu à quel point cela avait été efficace... Quoiqu'en disent les informations, c'est plus grave que ce qu'on veut faire croire... Beaucoup plus grave Max... Ses lèvres se pincèrent. Les choses ne sont pas parties pour s'arranger apparemment. C'est pour ça que je te disais qu'on va devoir décider de ce qu'on fera. On peut rester ici pendant un temps, entre ce qu'il y a à la maison et les trucs que j'ai ramené dans la voiture, on devrait pouvoir tenir un certain temps si on se rationne. Si on se montre extrêmement prudent, on pourrait être en sécurité. Mais, les messages d'alerte ont beau minimiser les faits, ils ont raison sur un point. Plus on reste isolé, plus on s'expose au danger.

À en croire ce que Maxine lui avait raconté, Mr Pierce faisait déjà parti des pertes et Miss Cooper ne tarderait pas non plus à rejoindre les infectés. Ils seraient exposés au danger bien assez tôt.

- Tu as parlé des militaires et ça reste une option envisageable. On nous a briefé sur leur organisation au bureau, ils ont déjà établi plusieurs camps en ville pour accueillir les civils. Le plus proche d'ici est au Garfield Highschool. On pourrait s'y rendre assez rapidement. Il faut donc qu'on décide si on part ou si on reste, conclut-il avec un sourire à moitié convaincant.

Jaden avait exposé les faits le plus calmement possible, de la manière la plus objective possible. La décision que le couple devrait prendre était bien trop importante pour qu'il influence le point de vue de sa femme d'une quelconque manière que ce soit. Peu importe ce qu'ils choisiraient, ce ne serait pas facile pour eux. Mais au moins ce choix, ils l'auront fait à deux.
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October 20th, 2015.

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