The Walking Dead RPG

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- Veridis quo -
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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyDim 3 Jan 2021 - 18:48
C'est... compliqué... Ma voix est comme bloquée dans ma gorge. Cette dernière s'est nouée au moment même où mon amie avait murmuré ces deux simples mots qui avaient pourtant un poids supérieur à tout le reste. Parle moi. Une demande, susurrée, à peine audible. Je ne trouve malheureusement pas les mots justes pour lui répondre.

Bien évidemment, tout cela est compliqué. Bien plus que je ne veux bien l'admettre. Car en quelques instants, c'est ma vie toute entière que je suis parvenue à remettre en question. Reprenant un à un les choix que j'ai pu faire, trouvant chaque fois au moins deux fois plus d'erreurs dès lors que je trouvais quelque chose de positif. Était-ce une manière de me punir ? Une recherche presque masochiste de souffrance, incontrôlable et incompréhensible qui pourtant est le propre de tout être humain – ou presque.

Sans même m'en rendre compte, mes doigts se resserrent sur ce genou qu'ils rencontrent lorsque la chirurgienne relâche ma main. Mon regard est perdu dans le vague, le silence de la pièce ayant repris ses droits alors que mon esprit n'est qu'un brouhaha constant et confus. Au point que je ne sais moi-même pas par quoi commencer.

De fait, je sursaute presque lorsque Maeve me tire de mes pensées de la manière la plus inattendue possible. Ou, du moins, celle à laquelle je m'attendais le moins. Deux de ses doigts viennent saisir mon menton avec une douceur qui fait accélérer les battements de mon cœur de manière bien incontrôlable, et je me retrouve ainsi forcée de la regarder lorsqu'elle me le demande tout en tournant mon visage vers elle.

Il s'agit là certainement de la pire chose qui pouvait m'arriver. Celle que je souhaitais éviter à tout prix. Car dès lors que nos regards se croisent, je sens cette douleur revenir plus forte que jamais. Celle qui me hurle de me ruer sur le verre encore posé sur la table basse afin d'essayer de la faire enfin taire, ne serait-ce que pour quelques heures.

Ainsi, et ce malgré la faible luminosité de la pièce, elle peut constater mes prunelles humides entourées de cernes profondes témoignant d'une fatigue tant physique que psychologique. Bon sang, ce que je peux lutter en cet instant contre ces larmes qui menaces de poindre aux coins de mes yeux. Je ne veux pas de tout ça.

La quarantenaire me promet de ne pas me juger car elle ne l'a jamais fait et ne le fera jamais. Mais comment peut-elle être si sûre de cela alors qu'elle n'a certainement aucune idée de ce qui me tourmente à ce point ? Fermant les yeux un instant pour ravaler ces maudites larmes, je finis par les rouvrir malgré tout pour soutenir avec difficulté le regard de mon amie.

Que sommes-nous censés faire le jour où l'on se rend compte que l'on est passé à côté de tout ce qui a réellement du sens ? Au point de prendre conscience que l'on ne pourra jamais rattraper tout cela ? Les mots sortent seuls, sans même que je ne puisse réellement y appliquer un quelconque filtre. Je m'imagine sans mal que cela doit être particulièrement troublant et sans réel sens pour la chirurgienne. Pourtant, c'est tout ce que je suis capable de dire. Ce qui, en soit, est certainement déjà un très grand pas en avant. Dans quelle direction ? Je l'ignore, et c'est bien là ma plus grande crainte.



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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyDim 3 Jan 2021 - 19:27
Au moment où ses prunelles foncées percutent l'azur des siennes et que la chirurgienne constate qu'elle a pleuré, elle sent quelque chose se briser en elle. Au fil des années, la quarantenaire a appris à se blinder contre cette empathie naturelle et à prendre du recul sur les épreuves des uns et des autres, déformation professionnelle indispensable à sa sauvegarde mentale. Mais ce n'était pas la même chose quand une personne aussi proche de soi semblait à ce point dans le mal. Arizona avait toujours eu une place à part, comme chaque personne composant son cercle intime. Elle avait plusieurs amies mais elle n'avait qu'une Ari. Et la voir dans cet état sans avoir le pouvoir de la faire aller mieux lui faisait se serrer la gorge et nouer l'estomac. Elle n'avait qu'une envie à cet instant précis, la prendre dans ses bras, la préserver des horreurs qui hantaient son esprit et lui promettre que tout irait bien. Mais ça aurait été mentir. Le monde dans lequel elles évoluaient ne permettait pas de telles promesses.

Acquiesçant à ses mots comme pour l'encourager sans la brusquer, elle conserve le silence, comme si la moindre coupure risquait de renvoyer la jeune femme dans sa grotte inaccessible. Et quand enfin, son amie lâche le morceau, c'est pour lui retourner une interrogation un brin énigmatique mais qui fait écho en elle sur une corde sensible qu'elle a essayé d'empêcher de vibrer durant de trop nombreuses années, en vain. Sinistre miroir qui se forme entre elles et lui renvoie une image d'elle-même contre laquelle la toubib tente de lutter. Et soudain, bien qu'elle ne saisisse pas réellement le problème, la canadienne comprend les larmes, l'alcool, cette fatigue physique et psychique qui transparaît par chaque mimique de la jeune femme, l'abandon et la soif d'oubli, ce renfermement qu'elle a longuement pratiqué. Arizona est cette version d'elle tapie dans l'ombre et qui attend la goutte de trop pour ressurgir et la plonger dans cet état cathartique qu'elle exècre tant mais contre lequel elle n'a finalement aucun pouvoir.

Sa prise de conscience n'était pas si lointaine, mais d'autres avaient sévi bien avant. Sa fausse couche et la perte de son bébé en première ligue. Si elle était honnête, la doc n'était jamais parvenue à faire ce deuil, pas quand elle se prenait à dévisager un enfant un peu trop longtemps en l'imaginant être le sien, pas quand elle évitait scrupuleusement tout contact avec les nouveaux-nés. Cette perte avait été le premier déclencheur, et on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait agit de la plus saine des façons à l'époque.

Le regard dans le vide, elle réfléchit quelques secondes, avant de se lancer dans sa propre hypothèse. « On se concentre sur les seules choses sur lesquelles on semble avoir un pouvoir, à savoir le travail. On ne compte plus ses heures, on se donne corps et âme en espérant une reconnaissance qui ne vient pas et ne viendra jamais. On s'occupe l'esprit avec les problèmes des autres et même si ça paraît altruiste ce n'est que pur égoïsme pour ne pas avoir à gérer les siens ou même avoir à y penser. » Prenant une grande inspiration la quarantenaire continue sur le même ton de l'évidence. « On tente de se raccrocher à la moindre parcelle de positivité que l'on trouve, et on fait marche arrière dès qu'on se rend compte qu'on risque d'être déçu ou de tomber de haut. On se renferme, on se protège. On se dit que c'est la meilleure solution, pour nous et pour les autres. » Reposant les yeux sur son amie, elle dégage une mèche de cheveux qui barrent sa vision, lui replaçant derrière l'oreille. « Et ça fonctionne plutôt bien. Pendant un temps. Avant que l'on se rende compte que ce n'est qu'un placebo et que là encore, on a tout faux. » Parce qu'on finit toujours par regretter, de ne pas avoir vécu, de ne pas s'être laissée aller juste une fois. On se rend compte que le risque et ses remords valait mieux que la sécurité et ses regrets. Du moins... c'est ce qui s'était passé pour la doc. Et bien que seulement une année la séparait de Arizona, il semblait qu'elle avait une longueur d'avance, au moins sur ce point.

Elle pourrait lui conter de belles histoires, l'attendrir avec de vaines promesses, lui faire miroiter un futur radieux qui n'existe pas. Mais ce n'est pas ce que sont censées faire les amies. « On se fait une raison et on souffre. Parce qu'on ne rattrape pas le temps. Ça demande du temps mais on apprend à saisir les opportunités même si ça veut dire se casser les dents. On chute, on se relève, on réessaie. » Elle ne pouvait être plus sincère. Pessimiste certes, mais sincère. « La seule chose que tu ne dois jamais oublier, jamais, c'est que tu n'as pas à souffrir seule. »


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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyDim 3 Jan 2021 - 20:05
S'il est certain que Maeve ne peut en aucun cas avoir deviné ainsi l'origine exacte de mon trouble, il semblerait qu'elle ne soit pas étrangère à ce que je viens de lui demander. A cette sensation d'avoir tout perdu alors que nous n'avions même rien à perdre. Simplement en n'ayant pas été capable de saisir les occasions qui se présentaient, négligeant certaines choses qui alors semblaient avoir le temps de venir « plus tard ».

Je suis pourtant incapable, moi-même, de dire ce qui peut bien être en train de se passer dans l'esprit de mon amie. Je ne peux constater qu'elle n'est pas indifférente à mes mots, comme plongée dans une spirale de souvenirs à son tour. Et alors, je crains bien évidemment d'avoir fait l'erreur de lui rappeler de mauvaises expériences ou se remémorer des choses dont elle ne voulait plus s'embarrasser. Après tout, il n'y a pas si longtemps que ça nous nous trouvions au même endroit – plus ou moins – mais nos rôles étaient radicalement opposés.

Le silence se brise une nouvelle fois, alors que la chirurgienne reprend la parole sans s'arrêter pendant un long moment. Je ne cherche pas à la ralentir, à l'interrompre ou quoi que ce soit. Parce que chacun des mots qu'elle prononce trouve un écho parfait dans mes pensées. Dans mes actes et ma façon d'agir depuis... un temps indéfini.

Profitant que la brune ait rompu le contact entre nos yeux, je baisse les miens vers ce verre si tentant qui m'attend toujours patiemment. Je n'aurais qu'à tendre le bras, le saisir entre mes doigts et savourer la douce brûlure que me procurera l'alcool au moment de courir le long de mon œsophage. Tout cela en patientant jusqu'à ce que l'ivresse ne vienne enfin flouter tous les maux qui me torturent au quotidien. Ce n'est que parce que la bouteille a disparu en même temps que Maeve était partie chercher sa trousse de soin que je parviens à me faire violence pour ne pas céder tout de suite à la tentation. Car sinon, je n'aurai plus rien après. En un sens, il me reste d'autres bouteilles en réserve, mais j'aurais le sentiment de trahir mon amie, purement et simplement.

Mon attention est bien vite récupérée par la quarantenaire lorsqu'elle glisse ses doigts sur la peau de mon visage pour dégager une mèche qui était venue tomber devant ce dernier afin de la caler derrière mon oreille. Une nouvelle fois, c'est un frisson qui me parcourt et sans même m'en rendre compte, je mords ma lèvre inférieure avec force pour me reprendre.

Même si je ne parviens pas à poser à nouveau mon regard sur les prunelles de ma colocataire et amie, je lui jette de temps à autres une œillade rapide et discrète. Chuter, se relever, avancer, n'est-ce pas ce que j'ai fait tout au long de ma vie? Les visites régulières au dispensaire pour contrôler l'état de mon dos suite à cette ancienne blessure de guerre ne sont-elles pas une preuve criante de tout cela ? Combien auraient baissé les bras sans même avoir besoin d'en arriver à un tel point ?

Passant mes mains sur mon visage pour l'y dissimuler après, je ferme les yeux et déglutis difficilement alors que ma gorge se serre. J'ai bien conscience que je ne peux lui dire tout ce que j'ai sur le cœur. Car si cela me soulagerait certainement, je sais avec la plus grande des certitudes que cela ne fera qu'entacher notre amitié car il n'y a aucune chance que tout cela puisse être réciproque en une quelconque manière. Pas dans ce monde, pas dans cette vie. Pas avec moi, tout simplement.

Tu ne comprends pas, soufflais-je de manière presque inaudible, d'une voix étranglée. Après tout, personne ne peut comprendre. Du moins, pas tant que je n'ai pas expliqué clairement les choses. En suis-je seulement capable ? C'est... Plus de la moitié de ma vie, je n'ai été qu'une arme. Un outil, servant une cause bien plus grand que lui sans poser de questions et prêt à sacrifier sa vie pour son pays. Pour cette fameuse cause qu'il défend. Ma voix se brise et me voilà obligée de me racler la gorge pour tenter d'améliorer la situation et me permettre de continuer. Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais.

Aujourd'hui, c'est ce que je suis devenue. Une arme. Et si je pensais avoir une certaine fierté à ce propos jusqu'à peu, j'ai pris conscience de tout ce que j'avais négligé. Tout ce que j'aurais pu avoir et que je n'aurai jamais. Peut-être que je n'ai pas à souffrir seule, pourtant c'est le cas. Et c'est en partie cette solitude qui me fait souffrir. Ce vide laissé par Adrian, il y a plusieurs années, que j'ai cru pouvoir combler. Que j'ai stupidement cru pouvoir combler. Je ne suis qu'une idiote. Car qui d'autre qu'une personne faite du même bois que moi pourrait vouloir d'une personne telle que je suis ? La réponse est simple. Pas une âme n'en voudrait. En voudrais-je moi-même, si j'étais quelqu'un d'autre ?



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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyDim 3 Jan 2021 - 21:08
Chuter. Se relever. Avancer.
C'est ce que l'on faisait tous. C'était un résumé pessimiste de la vie mais qui s'appliquait à pas mal de monde finalement. Profiter des quelques joies offertes entre deux coups durs, deux gifles que la vie nous donnait, passer entre les mailles du filet et couper toutes ces mains qui nous tiraient constamment vers le bas. Et ci ce n'était pas vrai avant ça l'était certainement devenu dans ce nouveau monde. Il n'y avait pas une seule personne au sein de ce camp qui n'avait pas perdu tout ou presque, qui s'était reconstruit tant bien que mal, encaisser de nouvelles épreuves, de nouveaux coups, et continuait de se relever encore et encore et encore.
Ça ne voulait pas dire que c'était facile, que ça ne vous faisait pas vieillir de plusieurs années en l'espace d'un claquement de doigt, ou, comme ici, qu'on avait l'impression d'avoir toucher le fond sans possibilité de revenir à la surface. Le tunnel était long, sombre, parsemé d'embûches, mais si on se donnait le temps, on finissait toujours par en voir le bout. On pouvait penser le contraire pendant un temps indéterminé mais avec les bons appuis, les bons soutiens, ou avec sa volonté propre si elle était suffisante, on en sortait tôt ou tard.

La chirurgienne a conscience que ce n'est pas ce qu'a envie d'entendre Arizona présentement. Personne ne voulait s'entendre dire que ça irait mieux quand on était aussi bas. Ça vous paraissait tellement inaccessible, inconcevable, que les paroles devenaient creuses. Il fallait le vivre, et malheureusement, souffrir pour aller mieux. Et ça lui brisait le cœur de la voir si brisée et vulnérable à cet instant. Parce que si elle pouvait être présente, lui tendre la main, lui offrir son amitié, son soutien, son amour, elle n'avait pas le pouvoir d'aller mieux pour elle. Il lui faudrait emprunter ce chemin tortueux et voir où il la menait.

Fronçant les sourcils, elle ne peut cependant pas la laisser dire certaines choses ou s'enfermer dans un schéma de pensées faux. « Hey hey écoute moi... » Elle ne laisse pas le choix à Arizona que de la regarder à nouveau en lui prenant les deux mains dans les siennes et la faisant se tourner pour lui faire face. « Tu n'es pas une idiote et encore moins juste une... arme. » Bon sang ce qu'elle aimerait que la militaire la voit à travers ses yeux à ce moment précis, y contempler toute la beauté qu'elle trouve à sa personne, physiquement, intellectuellement et psychologiquement. La doc en a presque elle-même les larmes aux yeux de constater à quel point son amie peut se sous estimer et se diminuer de la sorte. « Tu es tellement plus Arizona. » Déglutissant avec difficultés, elle inspire pour ne pas craquer. Ce n'est pas le moment, pas alors qu'elle doit être forte pour deux ou au moins le faire croire. « Tellement plus. » Inspirant à nouveau, elle cherche des mots pas forcément difficiles à prononcer mais dont elle n'est pas certaines qu'ils se frayeront un chemin dans les limbes sombres de la conscience de la jeune femme. « Tu es forte. Je sais que tu ne le penses pas ce soir, je sais que tu es possiblement épuisée de l'être mais c'est une vérité. Tu as raison, tu as encaissé plus de choses que le reste du commun des mortels et tu as le droit de vouloir autre chose. Tu es forte, intelligente, et sous cette carapace derrière laquelle tu te caches il y a une femme incroyable. Généreuse, loyale. Ça me tue de te voir comme ça et j'aimerais qu'une fois, juste une fois, tu te vois à travers mes yeux pour me croire autrement que par de simples mots. » Parce que les mots avaient leur limite, et leur pouvoir était limité. Mais si elle pouvait se glisser dans la peau de la toubib, elle n'aurait d'autre choix que de voir et de croire. « Personne ne pourra jamais remplacer Adrian, il y a des deuils qu'on ne surmonte jamais. C'est comme ça. Même avec le temps. Tu ne peux pas combler ça parce qu'il a pris toute la place et elle lui est dédiée. » Comme son enfant jamais né avait pris toute la place, encore aujourd'hui. « Mais tu ne dois pas te fermer pour autant à autre chose, à quelqu'un d'autre. Créer de nouvelles places. » C'est ce qu'elle avait fait pour ses amis. « Comme personne ne comblera jamais la place que je t'ai faite si je venais à te perdre. Elle t'est dédiée et personne ne peut remplacer ce que je partage avec toi ni tout ce que tu m'apportes. »

« Je t'aime bien trop pour ça. »


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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyDim 3 Jan 2021 - 21:46
Comment faire, lorsque l'on est dans une abysse pour tenter de croire qu'il existe un moyen de remonter à la surface ? Lorsque la pression est si forte qu'elle semble capable de broyer tous les os de notre corps en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Lorsque la pénombre est si intense qu'aucune lumière ne semble capable de la pénétrer ? Depuis plusieurs jours, peut-être même semaines – je n'ai pas réellement tenu un quelconque compte – j'ai la constante sensation d'être en chute libre. Une sorte de descente aux enfers, accompagnée de tous ces démons auxquels je pensais avoir définitivement tourné le dos. Un, en particulier, qui a le mérite d'être aussi facile d'accès que sournois.

J'aimerais disparaître, à mesure que les mots sortent de ma bouche. Jamais auparavant je n'ai connu une telle honte. Car s'il m'est déjà arrivé par le passé d'atteindre un niveau aussi bas, j'avais au moins « l'excuse » d'être dans un tel état pour une raison compréhensible de tous. La perte d'un être cher, d'un compagnon de vie, est une raison suffisante pour toucher le fond. Mais à présent ? Cela ne ressemble qu'à une quête pathétique d'attention. Une créatrice de drames qui n'ont pas lieu d'être par pur égoïsme et besoin d'obtenir de l'attention des autres. Ou, en tout cas, c'est ainsi que je me sens en cet instant.

Les yeux fermés, toujours couverts par mes mains qui sont posées sur mon visage, j'espère en vain me réveiller et découvrir que tout cela n'était qu'un cauchemar. Qu'en réalité, je m'étais assoupie sur le canapé, totalement seule. Ce n'est pourtant pas le cas, puisque j'entends à nouveau la voix de mon amie briser le silence et me tirer de mes réflexions solitaires. Ses mains viennent se poser sur les miennes, les séparant de mon visage et s'en servant pour m'obliger à me tourner vers elle.

Silencieuse, bien incapable de dire quoi que ce soit en cet instant, je me contente donc d'observer un instant la chirurgienne qui me fait à présent face avant de détourner le regard. Tu n'es pas juste une arme. Tu es tellement plus. Une nouvelle fois, ses mots résonnent dans mon esprit, comme si une part de moi tentait ainsi de me faire comprendre que je dois prendre conscience de cela. Malheureusement, ce n'est pas si simple. Je la sais sincère, mais n'arrive pas à trouver de raison logique à ses mots. En quoi suis-je plus ? Je ne suis que ce que j'ai bien voulu accepter que l'on fasse de moi.

Une militaire, droite et assidue, ne pensant que par et pour son travail. Dévouée envers sa cause, capable du pire en espérant que cela puisse – d'une quelconque manière – apporter le meilleur à ceux qu'elle défend. Portée par une force qui n'est que poudre aux yeux, habitude prise par la force des choses à mesure que les épreuves sont venues à elle. Je n'arrive pas à savoir comment je pourrais être plus que cela, puisque les seules personnes ayant connu celle que j'ai pu être, que je pourrais peut-être encore être si l'occasion se présentait, ne sont plus de ce monde. Mon père. Adrian.

Malgré tout, j'écoute ce que me dit Maeve, sentant mon cœur se serrer un peu plus à chaque seconde qui s'écoule. Me voir au travers de ses yeux. Mais elle, se voit-elle au travers des miens ? Si tel était le cas, alors elle comprendrait. Cette souffrance, ce vide dont je parle. Et lorsqu'elle aborde ce fameux sujet, me conseillant de ne pas me fermer à quelqu'un d'autre, à une autre histoire. Si elle savait. Si seulement elle pouvait savoir. Que je ne suis pas celle mettant des barrières à cela. A cette recherche de reconstruction permanente que j'entreprends depuis plusieurs années.

Cependant, je me fige à ses derniers mots. Cette place apparemment irremplaçable que j'ai dans sa vie et son cœur. Je t'aime bien trop pour ça. Ces paroles ont l'effet d'une véritable bombe, soufflant dans sa déflagration les quelques barrières encore érigées pour me protéger. Cette fois, je suis bien incapable de retenir ces larmes qui remontent le canal leur étant dédié pour venir s'amonceler aux coins de mes yeux avant de rouler sur mes joues silencieusement.

L'alcool présent dans mon organisme semble choisir cet instant pour se manifester. Pour me faire réagir d'une manière à laquelle je ne m'attendais moi-même pas. Un rire nerveux, sans joie, exprimant une profonde tristesse, m'échappe avant que je ne vienne plaquer ma main sur ma bouche. Mes larmes coulent toujours, de manière incontrôlable, et c'est bien trop pour moi.

Je me relève vivement, ayant d'abord le réflexe de trouver ma bouteille puis celui de vouloir une nouvelle fois écraser mon poing contre le rebord de la cheminée. Mais je finis par me raviser et me diriger simplement vers la fenêtre. La tête baissée, rentrée dans mes épaules secouées par des sanglots inaudibles, je me mords les lèvres alors que mes doigts se crispent sur le rebord devant moi.

J'ai besoin d'air, pourtant je sais que l'extérieur ne me l'apportera pas. J'ai la sensation d'étouffer, que mon cœur vient littéralement de se briser. Car je sais pertinemment qu'elle ne ressent pas pour moi ce que je ressens pour elle. Je ne suis pas totalement aveugle. Je sais reconnaître certaines choses, et ce même sans être une experte en la matière.

Je tente d'entrouvrir les lèvres pour prononcer quelques mots, mais aucun son ne sort. Ma gorge est tellement nouée que j'en viens à me questionner sur comment il m'est encore possible de respirer. Mes mains tremblent, tout comme mes jambes. Cependant, concernant ces dernières, il s'agit bel et bien d'une crise de paresthésie choisissant certainement le pire moment pour survenir. En toute franchise, cela est littéralement le cadet de mes soucis présentement. Je me fiche de la douleur, l'accueille presque avec une certaine délectation en espérant qu'elle puisse me faire penser à autre chose. Mais ce n'est pas suffisant.

Je me mords les lèvres, avec force, au point de sentir des fourmillements se propager autour des points compressés par mes dents. Bientôt, le goût ferreux du sang viendra effleurer ma langue, je le sais. Cela ne m'arrête pourtant pas.

Ce n'est qu'au bout de ce qui me paraît être une éternité que je parviens enfin à souffler – presque faiblement – quelques mots qui m'échappent tel une pensée volée. Pas de la manière dont moi je t'aime... Je ne sais pas si elle m'a entendue. S'il est possible que cela soit le cas ou non. M'a-t-elle rejointe ? Je n'y ai même pas fait attention.

C'est dans un geste presque mécanique que je viens décoller mes mains du rebord de fenêtre pour détacher mon collier que je porte jour et nuit depuis aussi longtemps que je l'ai. Profitant de son ouverture, je fais glisser les anciennes plaques d'Adrian dans ma main avant de les fourrer dans ma poche avec délicatesse. Une fois le fermoir à nouveau sécurisé, je dépose le collier près de moi sur la pierre froide où je retrouve mes appuis, la poussant légèrement vers le côté à la place où je sais que Maeve finira par venir. J'aimerais que tu les gardes... Il s'agit de mon bien le plus précieux, en dehors des plaques d'Adrian que j'ai bien évidemment gardé en hommage et dont je ne me séparerai jamais. Elle le sait, depuis le temps. Ne reste qu'à voir – et à savoir – ce qu'elle décidera d'en faire.

En toute franchise, une petite voix me susurre qu'elle refusera. Ou du moins qu'elle ne les portera pas. Car cela pourrait signifier bien trop de choses. Des choses d'une dimension totalement opposée à cette « simple » amitié qui existe entre nous, aussi forte soit-elle. D'ailleurs, n'ai-je pas pris le risque de la perdre, à l'instant ? Maintenant que je m'en rends compte, la peur me tord l'estomac sans ménagement. Je viens peut-être d'ajouter une erreur magistrale à la liste de toutes celles que j'ai déjà fait par le passé.



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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyDim 3 Jan 2021 - 22:37
Les larmes coulent enfin et alors que la chirurgienne pense avoir ouvert une porte, avoir fait un pas en avant pour aider son amie et que craquer est le premier pas pour aller mieux, un rire passe ses lèvres et la fait s'interroger sur le sens caché de cette réaction. Relâchant la pression exercée sur ses mains, cette dernière en profite pour esquiver et se redresser et Maeve reste un instant interdite, pivotant simplement son corps en direction de la militaire pour surveiller ses gestes. Clairement, elle est inquiète, et pas seulement de l'état de la jeune femme mais de ce qu'elle pourrait faire présentement. La fenêtre est son point de chute et la chirurgienne laisse le silence s'installer, premièrement parce que les mots lui manquent et ensuite parce que la responsable de la sécurité semble avoir besoin de temps pour se remettre.
Décidément, elle ne parvient pas à pointer précisément les raisons de son mal être et devine aisément que sa réaction n'est pas que le résultat d'une gêne quelconque d'avoir ainsi craquer devant elle. Il y a autre chose de plus profond mais rien n'y fait, Ari semble inatteignable ce soir. Elle ne sait pas si c'est l'alcool ou si ce qui la rend ainsi est si horrible qu'elle ne peut en parler mais son inquiétude grandit de minute en minute. Impuissante. Elle est impuissante à la détresse de son amie et ça la tue.

Ce n'est que lorsqu'elle voit les jambes de la jeune femme trembler qu'elle se redresse dans un geste réflexe dans l'intention évidente de la soutenir au besoin. Elle ne sait pas à quel point celle-ci est alcoolisée ou depuis quand elle ne s'est pas offerte une vraie nuit de sommeil mais elle se sent prête à gérer n'importe quelle situation présentement. Tout, sauf celle qui suit les aveux murmurés par la jeune femme et qui coupent net son élan.
Un instant, la doc pense avoir mal entendu, ou mal interprété. Mais le crépitement du bois dans la cheminée est le seul fauteur de troubles de ce silence pesant et il n'y a aucune place à l'incompréhension.

Pas de la manière dont moi je t'aime.

Le regard fixé sur le dos de Arizona, elle déglutit difficilement, portant une main à ses lèvres comme pour couvrir toutes les idioties qui ont pu sortir de sa bouche ces dernières minutes. Du moins, c'est ainsi qu'elle perçoit tous ses mots prononcés maintenant qu'elle se refait la conversation dans sa tête. Toutes ses paroles de réconfort qui n'ont du être qu'un couteau dans une plaie béante pour sa vis-à-vis. Tous ses gestes, toutes ses attentions... depuis combien de temps ? Depuis quand Arizona ressentait plus que de l'amitié pour elle ? Depuis combien de temps était-elle actrice de son malheur sans même le savoir ? Parce que c'est ce qu'elle est soudainement. Une des causes de son malheur. Une larme roule le long de sa joue, puis une autre et ainsi de suite jusqu'à ce que ses doigts ne les efface. Non. Elle n'a pas le droit. De se mettre sur le devant de la scène. De montrer à quel point ça la perturbe. À quel point ça lui brise le cœur. Pas parce que la révélation gêne la chirurgienne, pas parce que ça change la vision qu'elle peut avoir de Arizona bien au contraire. Elle la trouve plus forte que jamais, et l'aime d'autant plus. Mais pas comme ça. Pas comme la jeune femme le voudrait. Et c'est ça qui la ronge de l'intérieur plus durement qu'une brûlure à l'acide. Savoir qu'en plus d'être responsable en partie de cet état dépressif, elle ne peut rien arranger. Parce qu'elle ne ressent pas ça. Pas comme ça. Elle l'aime, plus qu'il est possible d'aimer quelqu'un. Mais pas de cette façon.

La quarantenaire voit ses plaques glisser sur le rebord de la fenêtre et son cœur se serre un peu plus, si tenter que ce soit possible.

Quelques enjambées suffisent pour que ses bras se referment autour de la jeune femme et que sa main droite se pose sur son cœur. Son front contre l'arrière de sa tête, son corps contre le dos de la militaire, elle sait ce geste parfaitement inapproprié après ces révélations et sans doute égoïste mais elle n'y peut rien. Elle a besoin que Arizona sache qu'elle est là. Toujours. « Je suis désolée... » Tellement désolée. Et quand elle lui demande de garder ses plaques, elle ne peut retenir une nouvelle larme de rouler sur sa joue. « Pourquoi tu fais sonner ça comme un adieu ? » De son autre main pourtant elle récupère les précieuses plaques dont l'ancienne militaire ne se sépare jamais, les serrant dans sa main comme si on venait de lui offrir la lune en personne. Maeve a bien trop conscience de ce qu'elles représentent. Du cadeau qu'elle lui fait. « Ne fais pas sonner ça comme un adieu... » S'il te plaît.


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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 2 EmptyLun 4 Jan 2021 - 9:12
En cet instant, le sol semble se dérober sous mes pieds. Si le fait que je ne sente plus ces derniers provisoirement est dû sans le moindre doute à la crise que je suis en train de subir en raison de ma maladie, cela n'a rien à voir avec le sentiment de vide qui m'entoure. Jamais auparavant je ne me suis sentie si seule. Si honteuse. Au point d'en venir à imaginer que cela pourrait être plus simple si rien de tout cela n'avait eu lieu. Si je n'étais pas venue dans ce salon ce soir, préférant la noirceur de mon bureau à la douceur du canapé. Si j'avais eu la force de dissimuler tout cela à Maeve. Malheureusement, tout cela était au dessus de mes forces.

Après tout, ce qui est fait est fait. Je vais à présent devoir vivre avec, car avec des « si » il serait possible de refaire le monde dans son ensemble. Ce qui n'est pas possible. A présent, je vais devoir faire face à l'un des choix les plus difficiles de mon existence. J'ai bien conscience que les choses vont changer à présent, entre la chirurgienne et moi. Que les mots que j'ai eu le malheur de prononcer dans un murmure qui m'a échappé auront une incidence majeure sur notre relation. Comment pourrais-je prétendre à garder son amitié alors que je viens sans le moindre doute de la gâcher ?

Décollant l'une de mes mains du rebord de fenêtre où j'étais appuyée, je viens la poser sur mes yeux toujours emplis de ces larmes qui roulent sur mes joues sans arrêt. Comme si en cet instant, toutes celles que j'avais gardé pendant tant d'années refaisaient surface et profitaient de ma faiblesse pour enfin s'échapper. Les épaules toujours secouées par des sanglots sans bruit, mes dents serrées pour être sûre de retenir au mieux ces derniers et les lèvres prisonnières de celles-ci, j'ai le sentiment que le temps s'est arrêté. Que je suis figée dans un moment qui sera peut-être le dernier.

Ma respiration se coupe un instant, brusquement, alors que je sens la chaleur du corps de Maeve se coller à mon dos et que ses bras m'entourent. Mon cœur, que je pensais déjà brisé, semble se déliter encore un peu plus. Cette douleur... Disparaîtra-t-elle un jour ? Sa main droite posée sur mon cœur doit certainement lui permettre de constater les battements erratiques de celui-ci, partagé entre souffrance et désespoir. Pourtant, que cette étreinte me réchauffe. Sa présence si près de moi a toujours été un baume d'une efficacité redoutable. Et aujourd'hui, il me fait souffrir plus encore qu'il ne m'apaise et me soigne.

Je suis désolée. Je ne sais quoi lui répondre, et lorsque je tente d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose c'est uniquement un sanglot qui s'échappe de ma gorge. Plaquant ma main sur mes lèvres, honteusement, je ferme les yeux et secoue négativement la tête. Je me hais, en cet instant. D'avoir été bête au point de risquer de perdre une femme comme elle parce que je n'étais pas capable d'oublier ces sentiments que j'ai à son égard.

Lui demandant de garder mes plaques, ce bien que j'ai de plus précieux et que jamais depuis les vingt dernières années je n'ai quitté un seul instant, je sais qu'elle comprendra la dimension de ce geste. A quel point il peut avoir de l'importance à mes yeux, mais également ce qu'il signifie. Afin de la préserver, de lui éviter d'avoir à subir un contact avec une personne ressentant plus que de l'amitié pour elle alors que ce n'est pas réciproque, je suis obligée de le faire. M'éloigner, même si cela me tue d'imaginer une telle chose.

J'ai... On a pas le choix... Enfin, des mots parviennent à sortir de ma bouche alors que ma main qui auparavant la couvrait était venue saisir celle de Maeve qui était toujours posée sur mon cœur. J'ai de plus en plus de mal à tenir debout, l'alcool et la fatigue intensifiant bien évidemment l'intensité de ma crise, mais je tiens bon. Je ne veux pas ajouter encore une autre donnée à tout ce que j'ai bien pu faire de pitoyable ce soir.

Lentement, je parviens malgré tout à me défaire de l'étreinte de mon amie afin de me tourner vers elle et de poser mon regard rougi par les larmes – qui continuent encore de couler – dans le sien. Mon cœur souffre, mon âme saigne, mais je n'ai pas le choix. Pourtant, je ne m'éloigne pas d'elle, refusant de rompre totalement le contact. C'est alors que je me rends compte qu'elle pleure, elle aussi. Et je me hais de lui faire du mal.

Venant délicatement effleurer sa joue afin d'essuyer ses larmes, je ne la quitte pas des yeux. Je te demande pardon, Maeve... De ne pas être l'amie que tu mérites. Et... je n'ai pas envie que tu hésites à vivre pleinement sous prétexte que tu sais à présent ce que je ressens pour toi. Je le savais, de toute manière. Je ne me suis jamais fait d'illusions. Ma voix est étrangement calme, il y a même un léger sourire se voulant rassurant qui se dessine sur mes lèvres. J'essaie, après tout, de la calmer. De rendre les choses plus faciles pour elle, alors que mes larmes n'ont toujours pas cessé. Afficher un masque, même fissuré, est certainement la meilleure chose à faire. Après tout, cela rejoint en un sens ce que June m'a dit l'autre jour. Les personnes comme nous n'ont pas le droit de craquer. Je suis une arme. Et en m'éloignant de tout le monde, personne ne souffrira le jour où je viendrai à disparaître. Car c'est inévitable.



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