The Walking Dead RPG

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- Veridis quo -
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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyLun 4 Jan 2021 - 13:38
On n'a pas le choix.
Les mots résonnent dans sa tête sans qu'elle ne veuille les assimiler. Les intégrer signifiait accepter la distance qui s'imposait entre elles et la chirurgienne refusait de voir l'une de ses plus proches amies s'éloigner ainsi d'elle. La serrant un peu plus contre elle, la quarantenaire respire l'odeur qui se dégage de sa chevelure, autrefois rassurante et réconfortante. La toubib se sait égoïste, elle l'a toujours été. Les autres la voyaient altruiste, impliquée, bienveillante, et la plupart du temps oubliaient ses deux principaux défauts, à savoir un égocentrisme exacerbé et une prétention à l'épreuve des balles. C'est exactement ce qui la pousse à ne pas vouloir que Arizona lui échappe. Parce qu'elle n'imagine pas une vie où sa colocataire n'a pas une place primordiale.
Maeve le sait pourtant. C'est mesquin, vil, et elle doit lutter pour laisser la raison l'emporter sur ses besoins et ses envies. Elle a beau tenter de se mettre à la place de la responsable de la sécurité, elle n'y parvient pas. Comment pourrait-elle comprendre toute la souffrance engendrée par un rejet dont elle n'a pas vraiment conscience ? Elle n'a pas eu besoin de le faire, Arizona vient de poser la situation pour elle. Comme pour la préserver, encore une fois. Et elle se déteste pour ça. Pour ce besoin de l'accaparer alors que son amie ne cherche qu'à faire au mieux pour elles deux en s'oubliant encore une fois. Elle se trouve horrible, plus encore qu'à l'accoutumée.

Quand elle se retourne, ses iris se plantent pourtant dans les siennes sans ciller, ravalant les dernières larmes qui menacent de couler quand la militaire vient essuyer les témoins de sa tristesse. Bon sang ce qu'elle pouvait se sentir comme la reine des garces à cet instant. Comment Arizona faisait-elle pour être si parfaite en de pareilles circonstances ? Comment parvenait-elle à trouver les mots justes dans une situation aussi dramatique ? « Tu me demandes pardon ? » Un rire nerveux et triste passe la barrière de ses lèvres alors qu'elle prend l'une des mains de la jeune femme dans la sienne, l'autre serrant un peu plus fort les plaques récemment offertes. « Tu te moques de moi ? » Pure rhétorique, la doc n'attend pas vraiment de réponse à cette interrogation. Déglutissant difficilement, elle inspire un grand coup pour se donner le courage de continuer cet échange alors qu'elle ne rêve que d'une chose, disparaître dans un trou de souris et revenir en arrière. Revivre tous les moments partagés avec la jeune femme et corriger ses mots, ses gestes, pour ne pas être cette lame chauffée à blanc qui se plante encore et encore dans le cœur de son amie. « C'est moi qui suis désolée. D'être perspicace pour tout ce qui ne me concerne pas et d'être si aveugle pour les choses les plus importantes. Pour ne pas avoir vu ce que tu ressentais depuis.... je ne sais même pas. Pour tous les mots que j'ai dit et qui ont pu te blesser, pour tous les gestes qui ont remué le couteau dans la plaie. » Elle aurait incriminé n'importe qui osant lui faire du mal. Mais c'était elle. Juste elle. « Tu es la meilleure amie qu'on puisse rêver d'avoir tu m'entends, ne doute jamais de ça. » Et quelque part, Maeve était sincèrement désolée de ne pas ressentir plus pour la jeune femme.

Inconsciemment, loin derrière ses barrières et ses blocages, elle savait pourquoi. Ça n'avait rien à voir avec Arizona. Elle était tout ce qu'elle pourrait rêver d'avoir. Absolument tout. Mais on ne choisissait pas où allait son cœur et bien que la chirurgienne n'en ait pas encore conscience, le sien était déjà pris.

Son regard descend sur les plaques dans sa main, serrées si fort que l'empreinte de celles-ci s'est formée sur sa paume. Les dépliant pour en attraper la chaîne, elle les fait passer autour de son cou, posant la main dessus comme pour en ressentir le contact, fermant quelques instants les yeux. Tentant de reprendre une respiration normale et un semblant de contenance alors qu'elle se sent vidée, elle rouvre ses paupières, plantant à nouveau ses yeux dans ceux de son amie. « Je comprends que tu doives prendre tes distances. » Son visage se décompose un instant mais elle se reprend pour ne pas craquer une nouvelle fois. « Mais je refuse de te dire adieu. Je te laisserai tout le temps dont tu as besoin mais ce n'est pas la fin pour nous. Ça, je ne peux pas l'accepter. » Ce n'était pas négociable. Et ça ne le serait jamais. « Je veux que tu saches que ça ne change rien à la vision que j'ai de toi. Tu es et tu resteras l'une des personnes les plus importantes de ma vie. » Prenant la main de l'ancienne militaire elle la porte à son cœur. « Et cette place qui t'est dédiée t'attendra aussi longtemps qu'il le faut et je ne laisserai personne la prendre. » Elle n'était pas gênée par les sentiments de son amie, simplement en colère contre elle-même de ne jamais avoir rien vu. Dans d'autres circonstances, elle aurait même été flattée mais la situation était bien trop triste pour qu'elle puisse réfléchir de la sorte.

Prenant son visage en coupe, elle veut s'assurer que Ari se souvienne de tout ça. Qu'elle ne ferme pas définitivement la porte. « Je t'aime Ari. Peut-être pas comme tu le voudrais, mais je t'aime. » Son front vient se poser contre le sien.


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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyLun 4 Jan 2021 - 14:41
Est-ce réellement logique que cela soit moi qui quémande le pardon de mon amie ? A mes yeux, c'est une évidence. Je n'ai pas été capable de dissimuler la vérité en sachant très bien les dégâts que cela ferait au moment même où elle éclaterait. Voir ces larmes sur le visage de la chirurgienne fut certainement la chose qui m'a le plus fait souffrir ce soir. Savoir que j'ai été la raison pour laquelle elle a versé ces larmes m'a fait me haïr, purement et simplement.

Elle me demande si je me moque d'elle et bien qu'il s'agisse d'une question rhétorique, je secoue négativement la tête un instant. Pas la peine d'ajouter des mots, elle sait bien que je suis sérieuse, car je ne suis pas de celles qui présentent des excuses vides de sens simplement parce que la personne d'en face semble avoir besoin de l'entendre.

Mon cœur se serre une nouvelle fois – me permettant ainsi de découvrir en même temps que c'est encore possible de faire pire – alors que la brune me présente à son tour ses excuses. La sincérité de ses mots est déchirante, rendant alors ma décision de mettre de la distance entre nous encore plus difficile et douloureuse. Bien évidemment, je n'ai pas la moindre envie de m'éloigner d'elle. Car elle est d'une importance capitale à mes yeux. Car je l'aime, tout simplement.

Suis-je réellement une si bonne amie que cela ? Je suis très certainement loin de correspondre aux critères basiques pourtant, mais ces mots me touchent. Tu n'y peux rien. J'ai moi-même voulu me convaincre que ce n'était pas le cas, qu'il ne s'agissait que d'une simple attirance. J'ai bien été forcée de me rendre à l'évidence par la suite. Mais je ne t'en voudrai jamais de ne me voir « que » comme ton amie. Car l'être est déjà un privilège à mes yeux. Mes mots ne sont en rien faits uniquement pour la rassurer. Ils sont sincères, exprimés en total accord avec mes pensées. Si par la suite ils en viennent à rassurer la chirurgienne, alors cela ne sera qu'un bénéfice supplémentaire.

Je l'observe alors qu'elle vient enfiler le collier que je viens de lui confier, auquel pendent mes plaques militaires. Jamais je n'aurais imaginé voir un jour quelqu'un d'autre les porter que moi. Pourtant, de la voir ainsi accepter de les mettre autour de son cou me touche énormément. Elle aurait très bien pu ne rien en faire, voire même refuser ce cadeau.

Je l'écoute me dire qu'elle refuse de me dire adieu bien qu'elle comprenne mon besoin de prendre des distances. En ai-je réellement besoin ? Voilà une question qui a toute son importance. Je n'ai pas de réponse claire, la seule chose dont j'ai la certitude est qu'il faut que je le fasse. Pour elle. Pour qu'elle n'ait pas à vivre en se disant que chaque fois que son regard se pose sur moi elle s'imagine être responsable de ma peine. De mon malheur. Elle n'est pas fautive. J'en suis la seule coupable.

Un frisson me parcourt alors que Maeve saisit ma main pour la poser sur son cœur, mes yeux venant suivre le trajet de ma main. J'observe ainsi mes doigts qui effleurent le tissus de son haut, sentant les battements de son cœur au creux de ma paume. Cependant je suis bien vite sortie de ma pseudo contemplation lorsque les deux mains de la femme à qui je viens d'avouer mes sentiments entourent mon visage pour me rapprocher d'elle. Son front se pose contre le mien, nos yeux se rencontrent à nouveau et ses mots font rater un battement à mon cœur.

L'entendre me dire ces quelques mots – Je t'aime – me fera certainement toujours cet effet. Bien que cela ne soit pas le même genre d'amour que je peux avoir à son encontre, cela reste l'une des choses les plus précieuses à mes yeux. Quelque chose que je n'échangerai pour rien au monde, que je veux conserver à tout prix.

Pourtant, cette proximité, son souffle qui se répercute sur mes lèvres, cela provoque en moi une réaction relevant plus du réflexe et de l'instinct qu'autre chose. Alors, remontant la main qui se trouvait précédemment sur son cœur, je glisse mes doigts délicatement sur sa joue avant de redresser le menton pour que mes lèvres viennent se poser sur les siennes. Je ne doute pas qu'elle me repoussera. A l'évidence, je n'ai pas été capable de résister plus longtemps.

Pardonne-moi pour ça aussi, avais-je murmuré juste avant que nos lèvres ne se rencontrent. Je lui offre alors un baiser trahissant tout ce que les mots ne sont pas capables de décrire. Une loyauté sans faille, un amour inconditionnel, une douceur surprenante, une sensibilité presque inédite.



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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyLun 4 Jan 2021 - 16:55
Elle retient un rire nerveux et moqueur destiné à sa propre personne mais qui n'a pas sa place ici. La dernière chose qui lui semble être vrai est que l'avoir pour amie est un privilège. La chirurgienne a beau faire des efforts, tenter d'être là quand on a besoin d'elle, prendre à sa charge une partie des problèmes des autres, la sensation que tout se désagrège entre ses doigts dès qu'on la côtoie d'un peu trop près reste vivace. Comme une brûlure qui court sur sa peau sans jamais guérir. Elle renie cette capacité à tout détruire autour d'elle sans même en avoir conscience, à blesser sans en avoir l'envie. Parce que même si ses intentions étaient louables le résultat restait le même. Inéluctablement. C'était ainsi. Toute sa vie, la quarantenaire avait fini par perdre toutes les personnes qu'elle avait laissé entrer dans son intimité. Comme un rappel pour les choses qu'elle ne méritait pas. Un enfant, un mari, des amitiés inébranlables...
La Canadienne n'en voulait pas à Arizona, elle aussi aurait pris la tangente à sa place pour s'éviter une souffrance trop vive, un fantasme qui ne se réaliserait jamais. Et si elle ne pouvait penser maintenant au manque que son amie laisserait en l'évitant et en prenant ses distances, elle le redoutait. Parce qu'il serait là. Comme une lézarde dans un mur qu'on ne colmate pas, qui grandit, s'élargit, et finit par mettre en danger les fondations même de toute une maison. La militaire était une de ces fondations et sans elle, sa vie serait forcément bancale, vide.

Mais il serait encore plus égoïste de ne pas la laisser faire, de la forcer à graviter dans sa périphérie en s'enfonçant davantage dans cet état dépressif qu'elle a vu ce soir. Elle ne peut décemment pas lui infliger cette douleur. Pas encore. Pas après celles qu'elle lui a déjà fait subir sans même le savoir, sans même se rendre compte. Quelle idiote !

« Je ne te mérite pas. »

Un murmure, presque inaudible. Maeve lui avait déjà dit cette phrase quand leur rôle était inversé et qu'elle avait craqué dans les bras de la jeune femme, à côté de cette cheminée. Mais ces mots prenaient tout leur sens présentement. C'était elle qui l'avait fait souffrir et Arizona cherchait quand même à la protéger, comme elle l'avait toujours fait. Une réalité qui ne faisait qu'accroître son respect et son amitié pour elle. Elle aurait aimé lui rendre son amour, aurait aimé s'en sentir digne, lui offrir cette part de bonheur qu'elle méritait si cruellement. Elle aurait aimé un tas de choses autre que … ça. Mais elle n'en était pas capable. Ce n'était pas un choix. C'est que l'on disait : qu'on avait toujours le choix. Excepté pour les choses du cœur. Il avait sa volonté propre, trop souvent en contradiction avec la raison ou une pensée sensée.

Et la doc ne trouve plus les mots. Si elle parle, ce sera pour la supplier de rester, de ne pas s'éloigner, de ne pas l'abandonner. Égoïsme à son paroxysme. Elle n'en a pas le droit. C'était à son tour de la préserver, de la protéger, même si c'était de sa propre personne. Front contre le sien, la toubib profite de cette proximité qu'elle n'aura sans doute plus, en tout cas pas avant un long moment. Elle profite de sa douceur, de sa chaleur, de ce sourire protecteur, rassurant, du bien être qu'elle a toujours ressenti dans ses bras. Elle sait qu'elle doit la laisser partir mais n'en a pas la volonté. Juste quelques instants supplémentaires. Juste quelques instants...

Alors quand Maeve sent une main remonter sur sa joue et des doigts la forcer gentiment à redresser son visage vers son amie, elle rouvre les yeux, les plongeant dans ceux de la militaire. Les mots soufflés n'ont, sur l'instant, pas de sens et ne trouvent pas le chemin de la brume formée par son esprit par ce surplus d'émotions contradictoires. Ses lèvres sur les siennes sont finalement la réponse mais la quarantenaire oublie tout pensée cohérente.
Elle devrait la repousser, la préserver, lui dire non, lui conseiller de se protéger, la supplier de s'éloigner d'elle avant de souffrir davantage. Mais elle n'en fait rien. Ses mains glissent derrière sa nuque et elle répond à cette demande muette. Passionnément. Et dans son baiser elle fait passer tout ce qu'elle n'a pas su lui dire avec des mots. Ses regrets, ses excuses, son amitié, son manque, sa reconnaissance, son affection. Son amour, tout simplement.  


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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyMar 5 Jan 2021 - 12:02
Il existe parfois des moments où la raison semble ne pas avoir sa place. Où seul le cœur se permet de dicter les actions du corps sans même prendre la peine de penser à ce qui pourrait bien arriver après. Un besoin presque vital d'assouvir une envie impérieuse, obsessionnelle, ne laissant ainsi aucune place à la réflexion. Celle-ci viendrait, bien évidemment, mais bien plus tard. Certainement, même, bien trop tard.

Si je fais partie de ces gens qui se targuent généralement d'être en capacité de garder le contrôle sur tout type d'émotion de ce genre, positive ou négative, il semblerait que ce soir je sois bien incapable de faire quoi que ce soit. Je n'ai en tête que cette image souvent utilisée, d'une corde ayant été tendue à son paroxysme pendant bien trop longtemps et finissant par se rompre en un claquement de doigts. Laissant ainsi son utilisateur plonger dans un vide mortel, une chute semblant sans fin.

Pourtant, il semblerait qu'il y ait des instants où – alors que l'on sait très bien qu'il vaudrait mieux ne pas empirer la situation déjà compliquée – tout semble si perdu que nous ne sommes plus à cela près. C'est certainement la raison qui m'a poussée à franchir cette très courte distance séparant nos visages. Je ne te mérite pas. Quand est-ce que Maeve comprendra-t-elle que cela n'est pas une question de mérite ? Elle a su se faire une place dans mon quotidien ainsi que dans mon cœur et ce d'une manière bien inattendue. Quoi qu'il arrive, cela ne changera jamais. Pas même après ce soir, pas même si elle décidait de me rejeter. Je serai toujours à ses côtés, prête à lui tendre la main lorsqu'elle en aura besoin et à être l'épaule sur laquelle elle peut se reposer.

Il est clair que je m'attendais à me faire repousser alors que mes lèvres venaient se coller sur celles de la chirurgienne. Il y avait bien évidemment de l'hésitation dans ce mouvement, mais le baiser que je lui offre alors trahit sans mal tout ce que je ne serai jamais en mesure de lui expliquer par des mots. Profitant de chaque fraction de seconde avant de me faire envoyer sur les roses, je suis bien évidemment surprise lorsque je sens les doigts de Maeve glisser sur ma nuque, s'y poser alors qu'elle me retient contre elle.

Bien évidemment, la confusion est grande et je mets un petit instant à comprendre ce qui est en train de se passer. Non, je ne suis pas en train de rêver – auquel cas il ne faudrait pas essayer de me réveiller – car je pense que jamais je n'aurais été capable de m'imaginer qu'une telle chose pourrait se produire dans la situation actuelle.

Alors qu'elle répond à mon baiser, toute pensée logique ou cohérente semble s'envoler de mon esprit afin de n'y laisser que les effets de tout l'alcool que j'ai pu ingérer ce soir. Il est vrai que j'aurais dû comprendre qu'il ne fallait pas pousser ma chance davantage. Partir avec ce que j'ai acquis au lieu de tenter le « quitte ou double ». Pourtant, encore une fois, la logique n'a plus réellement sa place dans mes actes.

Alors, remontant ma seconde main pour m'accrocher à la taille de mon amie, je caresse sa joue avec le pouce posé sur cette dernière. Profitant ainsi de cette prise, je force – doucement, évidemment – la responsable du dispensaire à échanger sa place avec moi et à se placer contre le mur. Lentement, mes doigts s'insinuent sous son haut afin de venir découvrir la douceur de sa peau, presque timidement. Après tout, si j'essaie de jouer avec le karma, la crainte de me faire repousser reste tapie dans un coin de ma tête. Mais je sais également que si je n'essaie pas, alors je le regretterai. Autant avoir des remords pour quelque chose que j'ai fait plutôt que des regrets pour quelque chose que je n'ai pas eu le courage d'essayer.



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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyMar 5 Jan 2021 - 13:55
Comment une chose si fondamentalement mauvaise pouvait être si insidieusement délicieuse ? Pas mauvaise dans sa forme mais dans le fond. Dans ce qu'elle révélait sur la chirurgienne. Dans toute cette noirceur qu'on ne lui attribuait pas. Elle se détesterait demain. D'une force rarement atteinte, c'était une certitude. Face à son miroir, elle n'oserait même pas affronter le propre reflet de son regard, se fustigeant des pires qualificatifs existants. Elle haïrait cette part d'elle-même fait d'un feu trop longtemps contenu, redeviendrait cette glace derrière laquelle la quarantenaire se protège depuis également trop longtemps, remonterait ses barrières récemment abaissées et se maudirait d'être la pire créature sur terre. Sa raison reviendrait aussi brutalement qu'un mur en pleine figure et elle ne pourrait faire rien d'autre que se morfondre sur ses actes sans assumer ce côté de sa personnalité.
Il suffirait d'une seconde, une seconde de volonté brute pour repousser gentiment la jeune femme et lui faire comprendre qu'elles ne peuvent pas, qu'elles ne devraient pas, que c'est la pire erreur qu'elles peuvent commettre présentement. Une seconde, c'est tout ce qui suffirait pour faire les choses bien. Pour être quelqu'un de bien.

Mais la seconde passe et Maeve reste accrochée à ses lèvres sans pouvoir s'en détacher. La chirurgienne tente de se focaliser sur autre chose que ce baiser, autre chose que cette main qui caresse sa joue, sur le fait que Arizona a bu, qu'elle-même est épuisée, que son amie est vulnérable et en position de faiblesse et qu'elle ne fait que profiter de son état pour combler le propre vide de sa vie. Mais rien n'y fait. Aucune pensée rationnelle ne parvient à se fixer. Tout ce à quoi la doc peut penser est qu'elle va la perdre. Demain, après demain, la militaire prendra ses distances et il lui faudra respecter ce choix même si ça lui déchire le cœur. Si elle rompt cet instant, si elle le laisse lui échapper, Ari partira sans date précise de retour.
C'est égoïste, presque malsain, la réduit à devenir la pire des garces. Elle aimerait se trouver quelques lettres de noblesse pour compenser tout ça, mais aucune n'est réellement justifiable. Elle aimerait penser que c'est un au revoir particulier, un cadeau d'adieu, mais ce serait mensonges et hypocrisie. La vérité est qu'elle en a envie. Cruellement envie. Elles ne partagent peut-être pas les mêmes sentiments mais ça ne l'empêche pas de se faire délicieusement acculée entre le mur et le corps de la jeune femme sans opposer de résistance.

Elle le paiera. Cet égocentrisme cruel et cette prétention à se sentir désirée, elle, pauvre idiote qui a toujours été femme de l'ombre, second choix. C'est grisant, exaltant, et ça passe malheureusement au-dessus du reste.

Comment peut-elle être si brillamment accomplie dans son travail, si respectable dès qu'elle enfile une blouse blanche et si destructrice dans sa sphère privée et intime ? Si minable ? Comment ces deux entités peuvent cohabiter sans provoquer des étincelles ? Elle se sent comme une Méduse moderne changeant en pierre quiconque croise son regard. Un coup, et les victimes se brisaient en mille morceaux sans possibilité d'en rassembler les miettes. Et c'est finalement exactement ce qu'elle est en train de faire, briser un peu plus son amie en sachant que ce ne sera pas elle qui la ramassera à la petite cuillère. Garce, elle était la pire des garces.

Un geste. Un simple geste. Une main contre le corps de son amie et une légère poussée pour l'écarter et couper cet élan. C'est tout ce qu'il faudrait. Une minuscule légère poussée. Pourtant, quand les doigts de Arizona se glissent sous son haut et que la simple caresse lui donne des frissons, elle passe ses bras derrière sa nuque pour l'emprisonner un peu plus contre elle, approfondissant leur baiser.

Minable. Elle était minable.
Mais demain n'était pas aujourd'hui et seules les sensations provoquées par la jeune femme faisaient sens présentement.


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Arizona S. Winslet
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyMar 5 Jan 2021 - 15:10
Il se dit fréquemment qu'il y a un temps pour tout. C'est une vérité. Il y a un temps pour les erreurs, un temps pour les regrets, un temps pour la tristesse et l'éloignement. Toutes ces choses se suivront, s'enchevêtreront peut-être parfois. Mais en cet instant précis, il semblerait que nous ayons toutes deux opté pour l'option la moins raisonnable qui s'offrait à nous. Celle de faire une erreur potentiellement monumentale, en relayant au second plan nos logiques pourtant habituellement à toute épreuve.

Alors que je la repousse doucement contre le mur afin d'échanger nos positions, je m'attends à tout instant à sentir ses mains faire le choix qui s'impose finalement et me repousser. Pourtant, rien ne se passe. Ou du moins, rien de la sorte. Notre baiser se prolonge, s'intensifie – à ma grande surprise – et les bras de mon amie viennent passer autour de mon cou afin de m'étreindre et me retenir contre elle.

Si tant est que mon esprit ait eu envie d'avoir un soubresaut de lucidité, ce simple geste avait fini de balayer toutes les chances que je puisse décider de m'arrêter dans mon élan. Ce fut comme une sorte d'encouragement, poussé par la spontanéité de l'instant sans même réfléchir aux conséquences de ce que nous nous apprêtons à faire. Peu importe, soufflait une voix dans mon esprit. Oui. Peu importe. N'est-ce pas une belle manière, dans le fond, de dire au-revoir ?

Laissant mes doigts courir sur la délicate peau du ventre de la chirurgienne, je ne parviens pas à rompre le contact entre nos lèvres et laisse même le bout de ma langue venir quémander un peu d'attention alors que mon corps se pressait contre le sien. Mes jambes sont toujours dans le même état, mais je refuse tout bonnement d'y prêter attention. Cela serait sans le moindre doute l'occasion rêvée pour mettre fin à ce qui commence à peine et se terminera tout aussi vite après.

Alors je me contente de profiter. De glisser les doigts de ma main droite – qui se trouvait avant sur la joue de Maeve – jusqu'à ses cheveux pour y jouer légèrement mais également la maintenir également près de moi. Pressée de la découvrir mais également désireuse de ne pas brusquer les choses, je sors mes doigts de sa chevelure de jais pour les glisser le long de l'un de ses bras et l'inviter à parcourir mon corps. Me déshabiller, caresser ma peau, explorer mon corps tout entier que je lui offre sans retenue.



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Maeve Wheelan
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MessageSujet: Re: Veridis quo   Veridis quo - Page 3 EmptyMar 5 Jan 2021 - 16:07
Sa respiration s'accélère tandis que le corps de la jeune femme épouse parfaitement le sien. Elle avait cru ces dernières semaines à une expérience dictée par une crise de la quarantaine à retardement, à un besoin de nouveautés après une vie à se contenir, à une soif de découverte qui se fanerait aussi vite l'attrait de l'expérience fané, mais la chirurgienne devait se rendre à l'évidence, le corps d'une femme était un océan de secrets dont elle prenait seulement la mesure et qui confirmait ses doutes récents quant à ses appétences charnelles.
Ce n'était pas qu'une folie, qu'un interlude dans sa petite vie hétéronormée. Elle en avait envie, besoin de ressentir encore tout ce que cet échange semblait faire naître en elle. Se découvrant une fougue et une passion nouvelle, une liberté jusque là seulement entre aperçue, survolée du bout des doigts. Exaltant. Différent. Sensuel. Voluptueux. Impétueux.

Ses sens la perdaient aussi sûrement que sa faim grandissait et quand elle sent Arizona désireuse de plus, la doc ne se fait pas prier pour glisser à son tour sa main sous le haut que porte son amie pour découvrir sa peau. Bien qu'encore novice de ce côté-ci de la barrière, elle a déjà ses préférences, et en particulier cette zone où la taille, fine, s'élargit pour dessiner les hanches plus voluptueuses. Elle s'y accroche, ni douce, ni brutale et offre volontiers ses lèvres plus fougueusement quand la militaire en réclame subtilement l'accès du bout de la langue.
Son autre main suit le chemin de la première, s'insinuant sournoisement de l'autre côté de sa taille, remontant ses côtes non sans laisser ses ongles y tracer des arabesques fantomatiques. Seule la barrière de son sous-vêtement la stoppe dans sa progression et elle en redessine le galbe sans aller plus loin. Ce n'est pas de la pudeur, ni de la timidité. La quarantenaire a dépassé ce stade il y a bien longtemps. La position ne leur sied guère pour les projets qui pullulent soudainement dans son esprit plongé dans une brume aussi dangereuse que salvatrice.

Portée par ce besoin impérieux du toujours plus, elle finit par agripper les pans du pull et le fait passer avec empressement par dessus la tête de la militaire, l'envoyant valser plus loin tandis qu'elle profite de cette coupure pour reprendre sa respiration et laisser ses yeux la dévorer. Par peur de voir sa raison reprendre le dessus si elle s'interrompt trop longtemps, ses lèvres reviennent sur les siennes dans un soupir d'aise. Elle veut plus. A besoin de plus. Juste cette fois. Cette seule et unique fois.

Demain, elles se détesteront pour avoir cédé. Mais ce soir, il n'y a qu'elles.

Rompant à nouveau le contact, elle pose son front contre celui de la jeune femme, fermant les yeux pour se laisser bercer par cet instant. Les remords viendraient la hanter plus tard, mais présentement, elle ne désire que les mains et les lèvres de son amie sur sa peau. « Pas ici... » Réussit-elle à souffler alors qu'elle a déjà l'impression de manquer d'air.
D'une légère impulsion elle se décolle du mur et inverse à nouveau leur position. Dégageant une mèche de cheveux du visage de la jeune femme pour mieux la contempler. Bon sang, elle n'avait rien à envier à personne, si seulement elle pouvait en prendre conscience.

Une main toujours sur la taille de la responsable de la sécurité, Maeve l'attire à elle tandis qu'elle recule, déposant un baiser sur son front, sa tempe, sa joue. Le canapé dans son dos finit par la surprendre et les faire vaciller un instant, laissant un rire nerveux et amusé passer ses lèvres alors qu'elle reprend la traversée du salon, tournant le dos à la jeune femme pour ne plus chuter, non sans avoir agrippé fermement la main dans la sienne pour les conduire à son ancien bureau transformée en chambre depuis qu'Arizona l'avait rejoint.

Ce n'est qu'une fois à l'intérieur et après avoir refermé la porte derrière elles, ainsi coupées du monde et de tout ce qui n'est pas elles que la chirurgienne repart à l'assaut de sa bouche, beaucoup plus résolue et nettement moins dans la retenue que précédemment. À quoi bon ? Sa décision était prise, au diable les conséquences.


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