The Walking Dead RPG

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- First meeting and... panties! -
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Charlie Johansson
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMar 29 Déc 2020 - 17:10
Je me retiens de grimacer à l'évocation de sa susceptibilité, me disant intérieurement que de tous les membres qui composent cette maison elle n'a clairement pas eu de chance de tomber sur moi et mon franc parler à double tranchant. Elle semble pourtant moins en colère et propose même qu'on oublie ce qui vient de se passer, ce qui me paraît plutôt inconcevable puisque... ça vient de se passer, mais je me sens encline à accepter n'importe quoi du moment que l'ingénieure ne répète rien à Matias. Je m'en sors plutôt bien sur ce coup là et je ne compte pas faire tourner ma chance, au moins jusqu'à ma prochaine bourde, plus ou moins inévitable. Je me contente donc d'acquiescer, soulagée de voir les tensions se dissiper et de retrouver une atmosphère moins pesante. Je déteste le conflit. Je ne le comprends pas. Du moins, je ne sais pas le gérer. Je suis rarement en colère, possiblement parce que peu de choses me touchent et que je me désintéresse très vite des gens, des problèmes, ou des situations. Je fonctionne en miroir, calque mes attitudes sur les autres, leur renvoie ce qu'ils ont envie ou besoin, et la plupart du temps ça fonctionne. Je n'ai pas besoin de ressentir vraiment les choses pour les dire ou les faire. Sauf avec la colère. Voir quelqu'un s'agiter face à moi et vociférer des atrocités quand à l'intérieur de mon être ne règne qu'un insondable néant n'a rien d'aisé. Et généralement, mon inaction ne fait que renforcer l'agressivité de mon vis-à-vis.

Je fronce néanmoins les sourcils face à son interrogation sur mon ancienne activité, lâchant un simple « Bah non, j'étais paysagiste » comme si c'était la chose la plus logique au monde. Et si la forme de mon ancien métier est d'une inutilité sans nom aujourd'hui, le fond, lui, reste primordial. Ma connaissance des plantes, et en particulier celles comestibles et curatives m'a toujours offert une place de choix dans les communautés ou groupes rencontrés. Me lâcher ou me laisser sur le bord de la route signifiait des réserves de nourriture en moins. C'est sans doute la raison qui m'a toujours poussé à ne jamais apprendre mon savoir à quelqu'un d'autre. Être irremplaçable sur ce point, c'est ce qui m'avait sauvé jusqu'ici. Quoi que... ça n'avait pas empêché mes derniers camarades de m'abandonner comme une lépreuse au milieu des bois... Et bien que je comprenne leur geste puisque j'aurais fait pareil, j'espère qu'ils continuent d'avoir faim encore à l'heure actuelle, s'ils sont encore en vie. Chose qui ne m'affecte beaucoup moins que je le laisse penser aux autres. C'est mieux d'être la pauvre petite Charlie salement abandonnée. Ça touche les gens et ils se sentent obligés de me protéger de je ne sais trop quoi. Ça me convient parfaitement pour le moment. « J'aime juste... dessiner. Depuis toujours. Les visages en particulier. » J'admets volontiers ne rien comprendre à ce qu'ils nomment art abstrait et n'y trouver aucune résonance. S'extasier devant une coulure de peinture rouge sur un fond noir pendant quinze minutes et tenter d'en déterminer un sens caché très probablement inexistant, très peu pour moi. De même que les grands noms d'artistes célèbres ne m'inspirent guère plus qu'un vague haussement d'épaules. « Enfin... seulement ceux que je trouve intéressants. La plupart des gens sont quelconques même s'ils aiment penser le contraire. Les filles plus que les garçons. Je sais pas pourquoi elles ont besoin de se sentir jolies et quand elles ne le sont pas se sentent obligées de se couvrir de maquillage pour faire croire que si. Je veux dire, autant assumer d'être moches non ? Ou en tout cas que personne se retourne sur elles... »

J'avais toujours détesté qu'on me regarde, me détaille, me fasse des compliments. Tous ces subterfuges pour obtenir des choses de moi que je ne pouvais donner ou qui me demandaient des efforts incommensurables, ça m'avait toujours paru futile et surtout horriblement exténuant. Une perte de temps complètement inutile. Mais il avait fallut en passer par là, comme tout le monde. S'investir dans des relations inintéressantes pour prétendre appartenir à autre chose que le petit monde de Charlie, qui pourtant me suffisait la plupart du temps.

Mon attention revenant sur Erin, je me refais mon discours quelques fois dans ma tête pour être sûre de ne pas avoir touchée sa susceptibilité. « J'peux le dire parce que toi, t'es pas quelconque, du coup, j'peux pas te vexer hein ? » Juste pour être certaine quoi. Les gens étaient parfois plus compliqués que je le pensais, surtout quand je ne les connaissais pas.


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Erin J. Bennett
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMar 29 Déc 2020 - 20:16
C'est dingue comme cette fille arrive à me perturber. Je sais que je suis pas spécialement douée pour les relations sociales, mais je crois que j'ai trouvé quelqu'un d'encore moins doué que moi. Je pensais pas vraiment que c'était possible, mais d'un autre côté je suis loin d'être une spécialiste en la matière. Elle a l'air hermétique à l'humour – quoi que je crois l'avoir fait sourire tout à l'heure mais j'en suis plus certaine – et semble aussi douée avec tout ce qui touche aux expressions et images du langage populaire qu'une poule le serait avec un billard. Après, je dis pas ça pour critiquer évidemment. Simplement que ça me perturbe quoi.

A ma question sur son ancien métier, la voilà qui me répond comme si j'avais posé une interrogation des plus stupides alors que la réponse était évidente. Ma foi, vu qu'elle n'a pas « paysagiste » gravé sur le front, je me demande bien comment est-ce que j'aurais pu deviner ça sans poser la question. Je suis toujours partie du principe qu'il n'y avait pas de sot métier, alors je ne la juge bien évidement pas. Mais du coup, je me demande pourquoi est-ce qu'elle fait une telle fixation sur les visages et les portraits.

Glissant l'une de mes mains dans mes cheveux pour les remettre en arrière et les dégager de mon visage – juste parce qu'ils me gênaient, pas parce que je cours après les compliments concernant mes traits puisque je n'aime pas particulièrement ça – je me contente de hocher légèrement la tête lorsque la suite des explications s'en vient. Elle aime dessiner. Bizarrement, je crois que je l'avais deviné, je me demande bien pourquoi. D'ailleurs, j'ai failli lui dire exactement la même chose à voix haute mais je me suis abstenue au dernier moment. Je n'ai pas envie qu'elle prenne la mouche comme j'ai pu le faire avant ou bien qu'elle me regarde encore sans comprendre où je voulais en venir. Comme on dit, je comprends vite mais faut juste m'expliquer longtemps. Avec cette fille, mieux vaut que je mette tout mon sarcasme aux oubliettes pour quelques heures.

Puis, en fin de compte, c'est même un léger sourire qui vient étirer le coin de mes lèvres. Pas parce qu'elle fait de l'humour ou quoi, justement parce qu'elle a l'air parfaitement sincère dans ses propos. En un sens, je comprends parfaitement ce qu'elle veut dire. La vanité de l'être humain est quelque chose de relativement insupportable, même si j'avoue que ça me donne souvent matière à de nombreux sarcasmes et autres cynismes bien sentis. Une sorte de source infinie de caricatures à faire.

Haussant les épaules, je ne quitte pas mon petit sourire pour acquiescer et lui avouer que je suis d'accord avec son point de vue. C'est relativement imagé, mais faire chier ton chien dans un bol transformera pas sa merde en mousse au chocolat. Ouais, alors je pense que niveau glamour je tape les sommets là. Mais faut quand même avouer que c'est parfaitement parlant ce que je viens de dire ! Toutes ces femmes à la limite du passable qui forcent sur le maquillage en pensant que ça va les rendre irrésistibles, j'ai toujours trouvé ça particulièrement ridicule. C'est comme ça.

Mais sa dernière phrase me surprend, plus que je ne veux bien l'admettre, parce qu'elle fait l'effort de préciser que je ne suis pas « quelconque » et que donc elle peut se permettre de dire de telles choses sans me vexer. Je sais pas si c'est parce que c'est un compliment déguisé ou si c'est parce qu'elle m'a eue par surprise, mais ça me touche. Et c'est sûrement la raison pour laquelle je prends la parole à mon tour, sans vraiment réfléchir. Hm... Au niveau de ce qui me reste à faire aujourd'hui, j'en aurai que pour deux ou trois heures grand maximum. Alors j'ai le temps pour m'autoriser une pause... Si jamais t'as envie de te servir de cette pause pour dessiner, vas-y. Alors oui, exactement, je viens de proposer à cette fille de faire un portrait de moi alors que je déteste ça en général. Me mettre en avant, c'est loin d'être mon truc. C'était plutôt celui de mon frère, à l'époque. Mais toujours est-il que je l'ai dit, maintenant. Alors je peux plus trop reculer. Au pire, elle acceptera et j'aurai juste à attendre. Même si je dois bien avouer que je suis curieuse du résultat... Au moins autant que je le suis au sujet de cette jeune femme.



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Charlie Johansson
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMar 29 Déc 2020 - 21:21
À la réponse de la jeune femme, j'ouvre la bouche pour répondre sans qu'aucun mot ne réussisse à passer la barrière des mes lèvres. Elle a beau prétendre que c'est très imagé et j'ai beau forcer mon esprit à visualiser ce qu'elle vient dire, je ne vois pas trop le rapport avec les déjections d'un chien dans un bol, la mousse au chocolat, et ce que je viens d'expliquer. Peut-être que ça veut dire que peu importe la couche de maquillage imprimée sur leur visage, les filles moches restaient moches ? Ce qui signifie qu'elle est d'accord avec moi et ça me suffit donc pour acquiescer, fermant ma bouche avant de ressembler à un mérou. Je laisse cette expression de côté. Premièrement parce que le risque de l'avoir mal comprise augmente les chances que je m'en resserve mal, ensuite parce que je sais que je m'en souviendrai pas et enfin parce que je ne dis jamais ou presque de vulgarités. Ma mère biologique en disait des tas, à vrai dire, je ne me souviens pas d'une phrase où il n'y avait pas une injure ou une idée politiquement incorrecte. Mais Joan n'aimait pas ça alors je n'en ai plus répété par la suite.

Un peu perdue dans l'imbroglio de mes pensées je reporte mon attention sur Erin et sur sa manie de remettre constamment ses cheveux en place. Elle l'a déjà fait plus tôt quand elle était agacée, et réitérée son geste quand elle m'a semblé gênée. Ce geste à lui seul trahit toutes ses émotions et ça me fait sourire légèrement.

Ce qui transforme mon sourire en une réelle surprise non feinte, ce qui ne m'arrive pas si souvent finalement, c'est sa proposition de la dessiner. Mes sourcils se soulèvent et j'essaie de lire l'ironie ou le sarcasme ou tout autre indice qui me soufflerait que ses mots veulent dire autre chose que ce qu'ils semblent être, mais rien. L'ingénieure semble sincère. Ce qui est assez étonnant. Pas la sincérité mais son désir de se faire tirer le portrait. La plupart des gens sont assez mal à l'aise avec l'exercice. C'était toujours perturbant pour eux de s'asseoir face à quelqu'un qui les dévisageait sous toutes les coutures et risquaient de mettre en exergue leur moindre défaut. C'était comme chez le psy, sauf que ça ne coûtait rien et qu'on ne se trouvait pas cinq nouveaux problèmes pour hypothétiquement en soigner un. Je lâche donc un sincère « Trop bien ! » avant de lui adresser mon premier vrai sourire franc et contenté. Je ne procédais jamais comme ça à vrai dire, préférant capturer un instant particulier quand les gens s'y attendaient le moins et qu'ils ne faisaient pas vraiment attention à ce que je faisais. Comme une photographie prise de façon imprévue mais qui révélait toute la beauté d'un instant, d'un paysage ou de l'expression d'un visage durant une fraction de seconde. Mais les opportunités se faisaient rares et je ne m'étais pas permis de faire ce genre de demandes aux habitants de la maison, ne voulant pas passer pour cette fille étrange et un brin obsessionnelle que j'étais trop souvent. Certes, des portraits d'eux ornaient le mur de mon coin de la chambre mais je les avais tous fait de mémoire, sans leur demander de poser. « Suis moi ! »

D'accord, je ne peux guère cacher mon enthousiasme alors que je monte à nouveau les escaliers et que je traverse l'entrée pour retourner dans ma chambre, vérifiant que Adam n'y est pas pour faire signe à Erin de pénétrer dans mon humble espace privé – pas si privé que ça – refermant derrière elle pour ne pas être dérangées. Écartant les rideaux de la fenêtre pour laisser entrer la lumière naturelle je place une chaise devant celle-ci. « Tiens installe-toi ici. » Et sans attendre qu'elle le fasse je pars farfouiller dans le peu d'affaires que je possède, récupérant mon carnet de croquis et les trois crayons et les deux malheureux bouts de fusain qui me reste. Retirant ma chemise pour être plus à l'aise, je m'installe sur le bord du lit pour lui faire face, prenant une feuille vierge et relevant les yeux vers elle. Non, non ça ne va pas du tout. Me redressant, je m'avance jusqu'à elle. « Ne te mets pas face à moi, hum... décale toi sur le côté... oui voilà comme ça parfait. » M'attardant sur son visage, je le détaille un instant, plaçant ses cheveux derrière son oreille pour en dégager le côté et surtout la ligne de sa mâchoire, les laissant retomber légèrement de l'autre côté.

Je retourne m'installer sur le bord du lit mais nous ne sommes finalement séparées que d'un petit mètre cinquante. En tailleur, je marque la feuille des repères dont j'aurais besoin pour la suite. « Ne me regarde pas forcément dans les yeux tout le temps. Je veux dire, tu peux bouger le visage et le corps et parler. C'est en fait mieux si tu essaies d'agir naturellement, avec tes expressions faciales à toi. Y'a rien de pire que les gens qui posent comme les mannequins de publicité. » Ils se figeaient et on ne pouvait plus capturer leur essence. La vraie. « Bref, fais comme si on était encore en train de parler dans le sous sol et que j'étais pas en train de m'occuper de toi dans ma chambre d'accord ? »


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Erin J. Bennett
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMer 30 Déc 2020 - 9:13
Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que je viens de réussir un exploit lorsque je vois un sourire étirer ses lèvres. C'est pas le genre de sourire feints, qu'on fait juste pour faire plaisir à la personne d'en face. Non, celui-là illumine carrément son visage à la manière d'un gosse qui serait face au plus beau cadeau de Noël qui puisse exister. Et je sais pas trop pourquoi, mais je peux pas m'empêcher d'en afficher un moi aussi. Il est pas aussi éclatant, certes, mais n'en est pas moins sincère pour autant. A croire que malgré tout, j'ai réussi à marquer des points. Avec un peu de chance, elle fera de la bonne pub pour moi auprès de son groupe mais aussi d'autres avec qui ils sont  potentiellement en relation. Je vais pas cracher là-dessus.

Elle m'ordonne – parce qu'il y a pas d'autre mot – de la suivre alors qu'elle s'engouffre déjà dans les escaliers pour sortir du sous-sol. Glissant les mains dans les poches de mon pantalon, je m'exécute et la suis donc sans être capable de perdre ce petit sourire qui est venu s'installer à la commissure de mes lèvres. On arrive rapidement dans sa chambre et elle me fait signe d'entrer après avoir vérifié certainement qu'il n'y avait personne d'autre. J'imagine qu'elle ne doit pas être la seule à dormir ici. La porte se referme derrière moi et j'avoue que je suis un peu surprise. Non pas que je m'imagine des trucs vu sa réaction de tout à l'heure au sujet de deux femmes qui pourraient s'intéresser l'une à l'autre, mais bon. Bref.

Une chaise est placée devant la fenêtre dont les rideaux viennent d'être tirés et je m'y installe silencieusement comme je suis invitée à le faire. Croisant les bras sur ma poitrine après avoir sorti mes mains de mes poches, j'avoue que mon regard se promène un peu sur ce qui m'entoure. Et... d'accord, j'avoue, il s'arrête peut-être un peu longtemps sur le corps de Charlie. Plus particulièrement ses fesses tendues en arrière pendant qu'elle farfouille dans ses affaires pour trouver ce qu'il lui faut. D'autant plus lorsqu'elle retire sa chemise et donc que j'ai une meilleure vue sur cette partie de son anatomie. J'y peux rien, moi, même si elle n'est plus en culotte comme tout à l'heure j'ai toujours l'image en tête. Et je risque pas de l'oublier de si tôt.

Je détourne pourtant rapidement le regard – pour éviter tout incident diplomatique – lorsqu'elle revient vers moi et s'installe sur le lit. Feignant d'avoir plutôt observé les dessins accrochés au mur depuis tout à l'heure, je finis par poser mon regard sur elle lorsqu'elle me donne ses consignes. Mais à l'évidence, ça ne lui plaît pas. Elle se relève, s'approche de moi et me fait me réinstaller. Pas vraiment habituée à tout ça, je m'exécute sans broncher, me tournant donc légèrement lorsqu'elle me le demande.

Encore une fois, elle observe mon visage et le détaille, certainement pour mieux pouvoir reproduire mes traits sur le papier. Mais... Je crois qu'on peut pas vraiment me reprocher de trouver ce moment relativement intime malgré tout. Elle est belle, on va pas se mentir. Et un frisson me parcourt malgré moi lorsque ses doigts effleurent à peine mon visage pour placer une mèche derrière mon oreille. Du calme, Erin, commence pas à te faire des films parce que ça fait longtemps. Je ferme les yeux un instant, ne les rouvrant que lorsque je sens qu'elle n'est plus si proche de moi.

Essayant de ne pas trop bouger, je la regarde du coin de l’œil en entendant à nouveau d'autres indications de sa part. Bon, au moins je ne vais pas avoir besoin de rester statique comme ça pendant je ne sais combien de temps. D'ailleurs, puisqu'elle veut que j'agisse naturellement, une idée me vient. Au pire, j'ai qu'à faire ce que j'ai à faire sur mon propre carnet pendant que toi tu dessines sur le tien ? Là, ce sera tout ce qu'il y a de plus naturel si je suis concentrée sur mon boulot. Et c'est aussi le parfait moyen pour m'occuper l'esprit et ne pas me demander pourquoi j'ai proposé de mon propre chef à cette inconnue de me dessiner uniquement pour lui faire plaisir.

Je bug un instant lorsque j'entends sa dernière phrase, ce qui me force à me pincer les lèvres pour résister à l'envie de souligner le sous-entendu qui était présent dans ses mots. Mais j'ai cru comprendre, jusqu'ici, que c'était pas le genre de fille à faire des sous-entendus. Alors je garde ça dans un coin de ma tête, parce que j'ai du mal à oublier ces mots, et préfère tout donner pour revenir au sujet principal. Lui adressant un rapide regard accompagné d'un léger sourire en coin, je hoche la tête avant de saisir mon calepin et mon stylo, prête à reprendre mes notes et à dessiner le plan qu'il me faudra pour tout ce qui est circuit électrique et branchements. Rien de bien comparable à ce que s'apprête à faire Charlie, en tout cas. D'accord, répondis-je en toute simplicité avant de me concentrer sur mon propre travail, me remettant à griffonner et à dessiner mes plans comme si j'étais seule. Et mon expression naturelle revient immédiatement, concentrée, très impliquée dans ce que je fais. J'imagine que c'est ça, ce qu'elle veut voir.



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Charlie Johansson
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMer 30 Déc 2020 - 12:59
L'instant est quelque peu étrange pour moi. Je n'ai pas pour habitude d'immortaliser les traits d'une personne quand cette dernière est face à moi et peut m'observer le faire. C'est ma bulle protectrice, là où plus aucun affect extérieur ne peut me toucher et où je n'ai pas besoin d'en toucher en retour, là où je n'ai plus besoin de faire semblant, d'user de cette énergie quotidienne pour me fondre dans la masse, coller au moule de cette société qui m'apparaît toujours comme étrange, autant que je le suis pour elle. Dans ces moments je peux être moi, la vraie version de moi, entière, sans faux semblant, sans sourires de façade, sans lisser mon caractère ou arrondir les angles perpétuellement. Je ne partage d'ordinaire pas cet instant. Il est à moi. Il m'appartient. J'en ai le contrôle absolu. Mais je ne peux manquer cette occasion, surtout si elle peut me rapporter encore quelques points. Je pars du principe que je n'en aurais jamais trop pour m'intégrer pleinement ici, pas dans une famille aussi unie à laquelle je n'appartiendra sans doute jamais malgré tous mes efforts. Ils ont un passé trop vaste dans lequel je n'ai pas ma place et seules les circonstances rendent ma présence en ces lieux un tant soit peu légitime.
Alors quand Erin propose de s'occuper de son côté avec son propre travail, j'acquiesce vivement et lâche un simple « parfait », avant de replonger sur ma feuille blanche et continuant de marquer les repère qui me serviront à rendre symétrique chaque partie de son visage, autant qu'il l'est réellement.

Ainsi concentrée, je n'ai plus à m'inquiéter de son regard posé sur moi et je continue à observer ses gestes, l'accentuation de ses traits pendant tel ou tel mouvement, le plissement de son front quand elle réfléchit ou le rictus que fait sa bouche parfois et qui me fait sourire. La plupart des gens ne voient un visage que dans la globalité de ses traits. Les yeux sont toujours l'endroit où le regard se concentre, peut-être parce que l'on dit, à juste titre ou non, qu'ils sont le miroir de l'âme. Les yeux trahissent, je le sais. J'en ai fait une arme de camouflage diablement efficace. C'est plus aisé quand on a ma physionomie, j'en ai conscience, de tromper. Combien de fois ai-je entendu que j'avais un visage d'ange. S'ils avaient su... Les yeux mentent, plus facilement que le reste d'un visage. Parce qu'on se concentre trop là-dessus quand on ment et on oublie le reste. Un froncement de nez, un pincement de lèvres, une déglutition plus appuyée, un léger mouvement de tête sur le côté. Les mains sont sans doute les plus viles traîtresses du corps humain. Elles ressentent le besoin de s'agiter, de replacer une mèche de cheveux, de toucher le bas du visage pour se protéger soi même du mensonge honteux que l'on est en train de faire avaler. Mais elles n'ont pas leur place ici. Seul le haut de son corps m'intéresse présentement.

Alors, plongée durant de longues minutes dans un silence agréable, je commence à dessiner les contours de son visage, sans appuyer, comme pour m'en donner un avant goût avant de le retravailler, de le peaufiner, d'en accentuer certaines courbures, certains angles. Pour être honnête, ce n'est pas ce que Erin me montre à cet instant qui m'intéresse et, dans une certaine mesure, me fascine mais tout ce qu'elle ne montre pas. Je ne me contente pas de reproduire son visage alors qu'elle travaille mais me remémore tout ce qu'elle a laissé transparaître depuis le moment où elle m'a surpris de sa présence dans cette même pièce. Son amusement, son sarcasme, ses doutes, son agacement, sa colère, sa lassitude et même sa gêne. Je veux voir au-delà du miroir, même si je ne la connais pas. Y trouver une fragilité, une insécurité, loin derrière le masque d'assurance et de confiance qu'elle affirme depuis le début. C'est en repensant à tous ces tableaux différents que je superpose les différentes images, laissant le crayon glisser sur le feuille dans un bruit régulier qui m'a toujours apaisé.

La regardant à nouveau mes yeux dérivent un instant sur son calepin et les notes et dessins que je distingue mal depuis ma place. « C'est comme ça que tu survis ? Tu échanges tes services contre de la nourriture ? » Bon, peut-être que ça m'intéresse un peu maintenant qu'elle m'a permis de m'adonner à ma passion en acceptant d'en être le sujet. « Tu fais aussi partie d'un groupe ou t'es toute seule ? » Ce n'est pas vraiment de la curiosité, pas dans le sens où j'ai besoin de ces informations. Mais je n'ai jamais eu à survivre seule, je n'aurais pas pu. J'ai toujours eu des groupes, des gens pour surveiller mes arrières, me protéger, chasser, sécuriser. L'idée même qu'on puisse faire tout ça sans aucune aide me paraît inconcevable.


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Erin J. Bennett
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMer 30 Déc 2020 - 13:42
Il ne m'a pas fallu très longtemps pour plonger le nez dans mon cahier et me concentrer uniquement sur le travail que je vais avoir à faire ici plutôt que sur la situation saugrenue dans laquelle je me trouve. Plus j'y pense, et moins j'arrive à comprendre pourquoi est-ce que j'ai accepté d'être le centre de l'attention. Même si en un sens je l'étais déjà puisqu'elle avait la mission – quasi divine à en croire son comportement – de me garder à l’œil en l'absence de Matias, c'est quand même différent maintenant. Parce qu'elle me l'impose pas, c'est même moi qui lui ai proposé tout ce cirque. Parfois – comme maintenant – je m'interroge sincèrement sur ce qui me pousse à agir de telle ou telle manière.

Je ne sais pas depuis combien de temps est-ce qu'on est comme ça, si elle avance comme elle le souhaite dans son croquis ni même si elle dessine vraiment bien ou si en réalité je vais finir par découvrir un bonhomme spaghetti surplombé de quelques mèches difformes. Bon, à en juger par les dessins déjà suspendus au mur, j'imagine que je ne risque pas grand chose. Ils sont vraiment bien faits et c'est encourageant. Chacun semblant pris sur le fait, comme une photographie. Je suis pas spécialement douée dans le domaine artistique, rien de ce qui touche plus ou moins à l'imaginaire ou à l'abstrait. Alors forcément, ça me fascine un peu les gens qui parviennent à créer à partir de pas grand chose. Comme Naya, qui transforme de vulgaires bouts de bois en œuvres d'art. Ou Charlie, à l'évidence, qui en quelques coups de crayon peut faire quelque chose d'aussi impressionnant et précis qu'une véritable photographie.

C'est vrai, je l'avoue, il m'est arrivé plusieurs fois de me déconcentrer pour jeter de rapide coups d’œil discrets dans la direction de la brune pour l'observer pendant qu'elle se concentre. Je me surprends à observer son visage, les mimiques qu'elle a par moment, et en viendrais presque à comprendre pourquoi est-ce que cette partie du corps l'intéresse tant. Mais à chaque fois que son regard remonte vers moi, je détourne les yeux vers ma feuille pour me remettre au travail. Encore une fois, je n'ai pas envie qu'elle se dise que j'attends quoi que ce soit d'elle. La réaction qu'elle a eu tout à l'heure aurait certainement le même effet sur tout le monde de toute manière : une douche glacée qui calme toute ardeur même si elle n'était pas encore présente auparavant.

Plusieurs minutes passent encore une fois avant que je ne sois tirée de ma concentration par la voix de Charlie qui s'élève et brise le silence dans lequel on se trouvait depuis tout à l'heure. Relevant le nez de mon calepin, j'observe la jeune femme un instant avant de hausser les épaules d'un air relativement détaché. En gros, oui. Entre autres, en tout cas. Au moins, ça me permet de me rendre utile et d'obtenir des trucs en échange. Je suis plus douée pour élaborer et entretenir des systèmes d'exploitation électriques ou hydroélectriques que pour chasser une biche. Je ne fais qu'être honnête.

Venant tapoter l'arrière de mon stylo sur mon carnet, comme j'ai souvent l'habitude de le faire pour occuper mes mains, je laisse mon regard sur celui de Charlie. Si tu considères « groupe » à partir du moment où t'es pas toute seule, alors oui je suis dans un groupe. On est deux, quoi. Ce n'est pas le moment d'entrer dans les détails et ce n'est pas trop mon habitude de toute manière, alors je préfère attendre qu'elle me pose d'autres questions si elle en a. Je me permets même de lui renvoyer une question à mon tour. Tu me feras voir ton dessin tout à l'heure au moins ? Non, ça n'a rien à voir. Mais si déjà je « pose », autant voir le résultat non ?



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Charlie Johansson
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MessageSujet: Re: First meeting and... panties!   First meeting and... panties! - Page 3 EmptyMer 30 Déc 2020 - 14:43
J'acquiesce à ses propos, continuant de laisser glisser la mine du crayon sur ma feuille. Je me rends compte que depuis mon arrivée ici je ne me suis guère intéressée à ce qui pouvait se passer à l'extérieur des murs de cette maison. C'est un cocon agréable et confortable, loin de l'agitation que j'ai connu, et dans lequel, ces derniers mois, il a été aisé de se glisser pour reprendre des forces et oublier tout ce que j'ai eu à affronter. La maison est assez isolée pour ne pas avoir à m'inquiéter des autres, des possibles menaces. Et je l'ai toujours été. Isolée. D'abord dans la communauté de l'église. Ce sont les monstres qui avaient eu raison de nos défenses et pas les hommes. Ensuite, même en vagabondant sur les routes, je n'avais pas eu l'occasion de croiser beaucoup d'autres survivants. La méfiance avait primé sur le besoin de contact. En tout cas pour les autres, car ce besoin, je ne l'ai jamais ressenti. Nous avions fini par nous faire attaquer et... j'avais tué ce type, aussi facilement que dépecer un lapin à vrai dire. Oh, j'avais joué le rôle de la parfaite jeune fille traumatisé par son geste mais rien de plus.
Ça avait été notre plan, trouver un gros groupe, se faire accepter, faciliter notre survie devenue trop complexe, avant qu'ils ne décident de m'abandonner. Et ici, il n'y avait que Matias, Hazel, Tariq, Nora, Adam, et surtout Allegra. Ils étaient devenus mon nouveau monde, qui se réduisait finalement à eux seuls. J'avais fini par oublier qu'il y avait quelque chose à l'extérieur, quelqu'un d'autre.

Oui, finalement, je ne connaissais rien de la périphérie ou même de la ville d'Olympia. Est-ce qu'il y avait un gros groupe au sein même de la ville ? Existait-il une possibilité que mes anciens compagnons soient arrivés jusqu'à eux et aient survécu ? J'espérais que non. J'espérais qu'eux aussi, avaient connu le froid dans la terre humide et l'impossibilité de continuer à avancer, leurs forces trop diminuées. J'espérais qu'ils avaient eu le temps de se rendre compte qu'ils allaient eux aussi mourir. J'espérais très sincèrement leur agonie. Lente, et douloureuse.

Sortant de mes pensées qui resteraient en l'état et ne seraient jamais formulées à voix haute, je me concentre donc sur les dires de Erin. Si elle parvenait à survivre ainsi, ça sous entendait qu'il y avait suffisamment de travail pour ce troc et que donc, il existait bien différents groupes dans le coin. Peut-être que je devrais m'intéresser davantage aux allées et venues de mes compagnons. Ça m'aiderait sûrement à quantifier l'humain dans le coin et là où je devrais aller et surtout, là où je ne devrais pas. « Oublie pas d'enlever tes bagues la prochaine fois » Que je lâche d'un ton monocorde qui sonne un peu trop comme un conseil sérieux. Je relève donc les yeux sur elle dans une mine d'excuses, me rappelant qu'elle est susceptible. « C'était une plaisanterie. J'suis pas très forte là-dedans non plus... » Accentuant ma petite moue désolée, j'abandonne et me concentre à nouveau sur mon dessin.

Seulement deux ? Non, ce n'est pas ce que j'appelle groupe. Pas après ce que j'ai connu par le passé. Un duo me semble plus approprié. Ou un couple. Je ne relève les yeux vers elle que pour acquiescer à nouveau sa demande. « C'est ton portrait, t'as un droit de regard. T'es même pas obligée de dire que t'aimes bien » Même si elle a plutôt intérêt parce que je déteste les critiques qui se veulent constructives et que je n'ai jamais trouvé comme telles. «Tu vis avec ton petit ami ? » Je ne sais pas pourquoi c'est la solution qui s'impose à moi comme premier choix, peut-être parce que depuis le jour un où le monde s'est écroulé je me suis contentée de suivre Garrett qui semblait savoir où aller et quoi faire pour qu'on s'en sorte. Ça me semble donc logique de penser que si l'on survit à deux c'est forcément comme un couple. Mais je sais que mon mode de pensées et de fonctionnement diffère des autres et que je peux donc me méprendre sur la personne qui l'accompagne.


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