The Walking Dead RPG

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- Can't read your poker face -
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Chris Edison
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyVen 11 Déc 2020 - 14:09
Lentement, la tempête se calmait. La panique s'éloignait pour n'être plus qu'un murmure sourd; étouffé. J'avais le dos glacé de sueur, le cœur rabougri comme un raisin sec et les pensées emmêlées. Tellement emberlificotées qu'aucune ne réussissait à s'extraire convenablement de mon cerveau. Je n'avais que des bribes d'idées, des morceaux d'intention, des semi-suppositions et des moitiés de prises de conscience.
Même mes sens s'étaient atténués, je voyais flou et n'entendais qu'un brouhaha indistinct, en dehors de la voix de Kaz.

Je restais accroché à lui, misérable. Si l'air frais avait éclairci les nuages qui m'emplissaient le crâne, je me sentais encore faible, prêt à me casser la gueule s'il le relâchait. J'avais les jambes en coton. C'est nouvel an.. tout l'monde embrasse tout l'monde, non ? Est-ce que lui dire ça, à lui, était une bonne idée ? peut-être que non. Aussi, j'ajoutai maladroitement : On est.. on est ensemble officiellement.. maint'nant.
Ok, c'était encore plus ridicule à dire qu'à penser. Pourtant c'était la plus simple et la plus vraie des vérités : Il avait fini par comprendre, et surtout par accepter qui il était, ce que nous étions. Il avait fallu du temps mais il nous avait accepté.

Le brun s'enroula à moi, liane humaine autour d'un tronc mal accroché au sol, et on tangua doucement sur quelques mètres. J'ai pas l'impression d'avoir tellement le choix, hein...? J'esquissai un vague sourire, en passant un bras autour de lui. Vrai qu'il faisait froid, et que sortir sans manteau était ce qu'on appelle communément, une idée de merde.
Mais je vais pas mentir. Kaz n'était pas n'importe quel survivant, et le sentir se serrer à moi m'offrait un bonheur coupable, un réconfort que je n'avais pas la force de refuser. Il me connaissait, il savait comment amadouer mes angoisses. J'inclinai le visage pour poser ma joue contre son crâne, reniflant un rire tout bas.

- le Kamasu-qui ? J'ai dit active, pas acrobatique..! J'sais pas si je suis un bon coup, mais j'ai pas eu de plainte jusqu'ici, c'est... plutôt bon signe, je suppose ?

Comme un ado, je me sentis rougir brièvement, en lui lançant un regard de reproche par au-dessus. Technique basique de détournement d'attention, j'enchainai avec une question.
Et toi... t'en es où de ce côté-là ? Quelque chose de sérieux en vue ?
Je n'avais pas pu voir s'il était arrivé accompagné. A vrai dire je n'avais pas pu voir grand chose, pas même les deux silhouettes qui se profilaient devant nous. Il me fallut un moment pour faire le net et reconnaître Zola. Et Aamir.

Putain. De. Merde.

Je me figeai, le teint encore blafard. Et comme le dernier des cons, je restai silencieux à écouter Zola s'inquiéter, Kaz jouer les chauds et Aamir jouer les glaciaux. Super. Gros moment de solitude. Je décidai de ne répondre à personne, histoire de clarifier tout de suite les choses.
Ok alors... Kaz.. j'te présente Zola, elle est.. comme ma soeur. Et Aamir. ... Mon Aamir. Silence. Zo, Aamir.. J'vous présente Kaz. Un ami d'longue date. Très longue date.
Voilà qui ne lui rendait pas hommage. Mon.. premier.. amour.
Voilà qui me foutait bien dans la merde.

- J'ai fait une crise d'angoisse dans la Cage. Kaz m'a sorti d'là.

Je posai un dernier baiser de remerciement sur la tempe du petit brun, et m'en détachai pour retrouver l'appui du mur.
Avec un sourire, essayant de détendre l'atmosphère, je demandai :

- Et vous.. fini de vous rouler des pelles ?

Appelez-moi La Reine des Neiges.



C'est pas contre toi.
J'aime juste pas les gens.
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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyVen 11 Déc 2020 - 16:02
Je ne fais pas tout de suite le rapprochement entre Aamir qui s’accroche à sa propre veste sur mon dos pour me ralentir, et le duo qui se détache peu à peu de l’obscurité pour qu’on puisse découvrir le visage de Chris, avec un type un peu trop tactile enroulé autour de lui. Qui soutient qui entre les deux, bonne question. Mais c’est tellement secondaire que cette idée passe à la trappe quand je vois la tête du tatoueur, dont le teint ne me dit rien qui vaille, pas plus que ses traits tendus, crispés sur son visage. J’ai tout juste le temps d’esquisser un nouveau pas inquiet pour mon frère que le type qui l’accompagne m’arrête en plein geste, alors que je hausse les sourcils, laissant l’ébauche d’un rire sans joie quitter mon nez. Mais what the fluff ? C’est qui ce type, avec ses grands airs, qui se permet de me dire ce que je peux, ou ne peux pas faire, surtout concernant Chris ? Je pose un regard furtif sur lui, avant de revenir sur l’inconnu. « -C’qui ce blaireau ? » Okay, ça sort tout seul. C’est pas de ma faute, après ce genre de…moments de craquage émotionne, où le masque tombe presque, le côté peste que j’expose à tous au quotidien a besoin de s’exprimer au grand jour, de faire un gros coup d’éclat, comme pour mieux retrouver sa place sur mes traits.

Je le scanne des pieds à la tête, avec cet air de dédain évident que je ne cherche pas à cacher, mais Aamir est le premier à dégainer, et à en juger par son ton, et ses mots, on est pour une fois sur la même longueur d’ondes concernant ce zigoto. « -Oh oui j’entends. J’entends même parfaitement bien…et je vois surtout que t’as une manière de t’occuper de lui bien à toi. » Le sourire que je lui adresse n’a rien d’amical, ni même de chaleureux, et mon regard passe de l’un à l’autre, de Chris qui a l’air mal, à cet espèce de lierre accroché à lui, mettant ses mains partout où il peut. Aamir finit par poser la question, et je me tourne vers l’inconnu aux grands airs pour en savoir plus sur l’identité de ce type sorti de nulle part qui pense savoir mieux que nous comment prendre soin de Chris.

Le tatoueur est d’ailleurs le prochain à prendre la parole, pour faire des présentations plus ou moins officielles. Kaz, son premier amour, dont Chris m’a déjà parlé. Enfin un nom sur un visage. Mes prunelles sombres se reportent sur le jeune homme qui se détache de mon frère de cœur, mais je n’esquisse aucun sourire pour autant. « -Kaz, le diseur de bonnes aventures hein…je te dirais bien que c’est un plaisir, mais on va pas se mentir, la première impression était pas terrible. » Ça sonnait un peu plus sympa dans ma tête…enfin, un peu moins froid. Je le regarde encore une fois des pieds à la tête, avant de lâcher, malgré moi : « -Dommage que tes cartes t’ai pas dit que ce soir t’allait réussir à froisser la frangine et le mec en même temps, à la première rencontre, hein. » Je me détourne pour reposer mon regard sur Chris, ignorant sa remarque sur le baiser échangé avec Aamir, pour me reconcentrer sur l’essentiel. « -Tu te sens mieux ? Tu veux un truc de l’intérieur ? » Ton radicalement différent, et je le sonde du regard pour essayer de voir la vérité à travers ses yeux. Et en même temps…je ne veux pas que Chris, l’éponge à émotions, s’imprègne de ce qu’il pourrait lire dans les miens, si bien que je finis par détourner vite la tête pour le reporter sur Kaz, qui écope d’un nouveau sourire froid. « -T’vois, c’est dingue, on dirait que je sais prendre soin de lui, moi aussi. Et sans utiliser mon corps. » Deux Zola, deux ambiances.




La vida no es la fiesta que habiamos imaginado, pero ya que estamos aqui, bailemos
Some days I am goddess. Some days I am wild child. Some days I am a fragile mess. Most days, I am a bit of all three. But every day, I am here, trying.
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Kaz H. Hargraves
Expendables
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyVen 11 Déc 2020 - 22:22


Je hausse les épaules lorsque Chris évoque le fait qu'à Nouvel An tout le monde s'embrasse. Excuse un peu bancale et je suis persuadé que cela n'a pas dû lui faire plaisir de voir ça. Excuse du Nouvel An ou pas. Je ne dis rien, je dois me retenir, je le fais par respect pour lui. Et d'autant plus qu'il évoque le fait que leur couple est maintenant officiel. Je lui adresse un sourire sincère, je suis content pour lui. Pourtant, dans ce sourire se dessine toujours une pointe d'amertume et de regrets. N'en a ton pas toujours pour ce que l'on désire et qui se refuse à nous? Est-ce l'ego ou s'agit il encore des sentiments que j'ai pour lui et que je tente d'enfouir au plus profond de moi? Et le pire c'est qu'à mes yeux, dans mon cœur, cela ne contredit ou ne diminue en rien ce que je ressens pour Alan. Heureusement qu'il est là d'ailleurs et il est tout sauf un lot de consolation. Cela n'a rien avoir. Il s'agit simplement du fait que mon cœur est fait comme ça. Assez grand pour aimer purement et sincèrement plusieurs personnes. Chris et Alan.

Et j'en profite, je le reconnais. Pas de sa faiblesse, mais de cet instant volé pour me blottir au creux de ses bras. Je n'attends rien de plus, je me suis fait une raison, mais je ne parviens pas à lutter contre l'envie d'être près de lui. Son bras passe autour de moi et ça me paraît toujours aussi naturel, aussi évident. C'est douloureux, emprunt de résignation aussi. Il me retourne alors la question et je m'apprête à lui parler du plus séduisant des lutins qui attend à l'intérieur lorsque nous sommes coupés dans notre discussion par une intrusion féminine à laquelle je réponds sans attendre que j'ai les choses en main. Pourtant, ce qui me percute de plein fouet à cet instant c'est cette animosité qui émane de l'homme à côté d'elle. Je pourrais presque l'entendre gronder, sentir le sang de bouillir entre ses veines. Je grimace un peu et ma main se resserre sur le tissu dans le dos de Chris. Je vois bien la façon dont il regarde le tatouer, faut pas être bien malin pour comprendre. Ma mâchoire se serre. C'est lui, c'est évident. Je ne peux m'empêcher de le détailler un instant de la tête aux pieds et de me demander dans un manque flagrant d'objectivité ce qu'il peut bien avoir de plus que moi. Je devrais lâcher Chris, faire un pas en arrière, mais il est hors de question que je baisse la tête pour céder du terrain quand le brun adresse un regard à Chris aussi froid, aussi brutal. Il s'adresse à la brune. Zola. Ok, j'ai compris. Le cynisme dont il fait preuve m'explose au visage et lorsqu'il pose finalement les yeux sur moi, je soutiens son regard avec virulence.

Zola, puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle me qualifie ouvertement de blaireau. Je pose sur elle un regard entre furieux et blessé. Elle me prend de haut. Ça me rend fou. Ne se doutent-ils pas que si Chris me laisse faire c'est probablement parce que j'en ai en partie la légitimité ? Et quand elle ose juger la façon dont je m'occupe de Chris, je rétorque la mâchoire serrée.

Au moins moi je ne suis pas trop occupé à flirter avec son mec pour voir qu'il n'allait pas bien et qu'il avait besoin d'aide.

Et le mec de Chris justement s'adresse à moi pour me demander qui je suis et j'entrouvre les lèvres pour répondre, mais c'est Chris qui prend alors la parole. Zola... Comme sa sœur. Aamir...Son Aamir. Mon ventre se contracte furieusement quand je prends le simple rôle de l'ami de longue date. Et loin d'être soulagé lorsqu'il me donne celui du premier amour ça se sert un peu plus fort en moi parce que tout cela sonne cruellement comme tout ce qui appartiendrait au passé quand eux sont son présent. Ma nuque se raidit, ma mâchoire se contracte. Je ne sais plus très bien si je suis plus triste, en colère ou tout simplement jaloux. Et cela s'accentue lorsque Chris pose un baiser sur ma tempe et s'éloigne finalement. Ma main se referme sur le vide, je me sens seul, un peu abandonné aussi. Est-ce légitime de ma part de ressentir tout ça ? Je n'en ai aucune putain d'idée.

Le regard de Zola revient sur moi et je relève un peu le menton pour garder un semblant de consistance. Le déplaisir est partagé. C'est une évidence. Moi-même je ne comprends pas très bien pourquoi on se placerait tous en ennemis quand on a en fait tous à cœur le bien-être de la même personne. Je me sens agressé, le raisonnement se fait, mais il ne percute pas en moi. Elle continue, évoque les cartes, me décrédibilise. Putain de merde ça pue le seum tout ça. Je me demande si je ne ferais pas mieux de partir, mon regard se pose sur Chris et je tenterais presque déjà de formuler des excuses silencieuses, parce que je suis incapable d'abandonner comme ça. Elle s'inquiète de l'état de Chris j'en profite pour poser sur Aamir un regard emplis de reproches avant de revenir à la brune lorsqu'elle s'adresse à nouveau à moi. Ok, ok j'en ai fini de fermer ma gueule. Trop c'est trop. Je n'ai pas forcé Chris et ça me rend dingue qu'ils se permettent de diminuer le lien qui me lie à lui, de le piétiner sans le moindre respect.

Sauf qu'il semblerait qu'il se soit tourné vers moi pour trouver de l'aide. A croire que ce qui est ancré depuis fort longtemps à son importance aussi. Et les cartes m'ont pas prévenues en effet que son nouvel entourage manque cruellement de jugeote et de discernement en plus de manquer de respect pour lui.

Je hausse les épaules. Ça monte en moi telle une coulée de lave dévastatrice. Certain dirais que cela ne me ressemble pas. Il est gentil Kaz, toujours là pour aider les autres. Un mec sympa dont il ne faut pas se méfier. Sauf qu'en vérité lorsque je suis blessé, dépassé par mes émotions je deviens au moins aussi con qu'eux. Et ça me fait putain de mal cette impression que je n'ai plus ma place dans la vie de Chris. Qu'ils me l'ont prise. Je continue alors.

Pas eu besoin de vous rencontrer pour avoir une mauvaise impression. Ptêtre que votre comportement de merde à participer au fait qu'il se sente mal, mais quand on est trop occupé à se regarder le nombril pour comprendre ça, ma foi on n'est pas loin de la cause perdue. Du coup ouais je me demande bien qui est le mieux placé pour juger de la façon dont je l'aide. Lui ou vous ? Parce que là c'est vraiment l'hôpital qui se fou de la charité.

Mon regard se plante dans celui de Zola et ensuite dans celui de Aamir avant que je hausse les épaules en affichant à mon tour un air méprisant. Je me sens pourtant coupable au fond d'infliger ça à Chris, incapable d'oublier ma fierté et la blessure encore trop vive au fond de moi.




    We are not written for an instrument alone; I am not, neither are you. I’m not wise at all. I told you, I know nothing. I know books, and I know how to string words together.It doesn’t mean I know how to speak about the things that matter most to me.
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Aamir Rahis
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyDim 13 Déc 2020 - 14:04
Si la situation avait été différente, si lui-même avait été différent ; Aamir aurait sans aucun doute étouffé un rire à la réflexion de Zola. Elle avait un tel dédain dans le regard et qualifiait sans gêne le parasite de blaireau. Oui, si les circonstances avaient été tout autre, il se serait même permis un high five ou des encouragements pour qu’elle ne lâche le monstre en elle sur cette sangsue à taille humaine. Mais à cet instant, l’indien avait envie de tout sauf de rire. Il était bien trop occupé à résister à cette torture mentale qui ravageait son esprit.  

Cette infâme sensation d’être impuissant face à cette bataille perdue d’avance contre lui-même, contre sa jalousie. Ça le poignardait. C’était abject, répugnant, déshonorant. Mais ses murs défensifs étaient tombés pour Chris et plus rien ne pouvait empêcher l’ouragan de gagner du terrain maintenant. Les vagues devenaient tel un tsunami qui le lynchait, l’asphyxiait. Il n’avait jamais demandé à être comme ça et ce n’était pas faute d’avoir prévenu le tatoueur. Ce fût d’ailleurs celui-ci qui se lança dans des présentations hasardeuses. Kaz. Ça soulevait encore plus de questions que de réponses. L’indien s’apprêtait à dégainer un sarcasme, le seul système de défense qui lui venait. Jusqu’à ce que Chris ne le présente lui. Mon Aamir Là était tout le problème. Il était sien, à lui tout entier. Irrévocablement sien. Plus que jamais vulnérable, à la merci de cet orage qui tambourinait dans son crâne et dans son cœur. Les sentiments s’entremêlaient aux ressentiments, la haine à la déception, la tristesse à sa faiblesse. Il haïssait Kaz. Il haïssait Chris de lui infliger ça. Et par-dessus tout, il se haïssait. Ce n’était rien qu’un câlin mais pour lui, c’était tout. Et puis Chris en rajouta, ce premier amour, ce baiser sur la tempe. Enfonçant un peu plus encore cette lame invisible dans sa poitrine qui se tordait de douleurs.    

L’angoisse lui réprimait bien trop la gorge pour qu’il ne soit capable de répondre. Ce fût l’hispanique qui prit donc le relaie. Il trouvait en Zola une alliée inattendue, quoi que bienvenue. Elle devenait comme son phare perdu en pleine mer pour le ramener à la condition de Chris. Instinctivement, devant le teint terreux du tatoueur, Aamir fit un pas en avant, prêt à tendre une main. Mais voilà cette atroce sensation qui revenait par grande vague pour le noyer, pour l’étouffer et le stopper dans son geste lorsque Chris demanda s’ils avaient fini de se rouler des pelles, sourire aux lèvres. Ça le faisait rire en plus ?

- Ouais, on a fini ouais. On allait justement rentrer et quel heureux hasard de vous retrouver là !

Du flan ! Il avait promis d’être amnésique, il n’allait pas lui expliquer qu’il était juste entrain d’empêcher celle qui considérait comme sa sœur d’exploser. En gardant ça pour lui, c’était lui qui allait justement exploser. Aamir devrait tourner les talons et partir. Rejoindre l’ORB, prendre quelques affaires, Bessy et s’éloigner de tout ça pendant quelques jours, peut-être même quelques semaines. C’était excessif mais il ne pensait pas clairement. Et puis il y avait ce Kaz. Qui parlait, qui parlait, qui ne s’arrêtait pas de parler. Aamir serra encore un peu plus fort son verre. Il ne croyait pas au hasard, peut-être que c’était le destin qui avait décidé de tester sa résistance à ne pas éclater ce verre sur la tête du diseur de bonne aventure. Ça lui en ferait une bien belle d’aventure ça !

Aamir finit par relâcher la veste que Zola portait pour agiter furtivement sa main devant le nez de Kaz.

- Attends, attends, tu nous as vraisemblablement confondu avec des gens qui s’intéressaient à ce que tu pensais. On t’a juste demandé qui t’étais maintenant juste… Tais-toi, deux secondes pour voir ?

Deux secondes, c’était tout ce qu’il demandait pour remettre un peu d’ordre dans son esprit. Ou du moins, essayer. Il devait reprendre son contrôle. Il inspirait, il expirait. Et pourtant, sa poigne ne voulait pas relâcher ce verre, son sang continuait de lui fouetter les veines, son cœur de battre un peu trop fort.

- Oublies juste pas une chose avant de prendre tes grands airs à la con, t’es qu’le choix par défaut ce soir. Maintenant si t’as fini avec tes conneries qui n’intéressent personne, j’pense que tu peux disposer.

Avant que je présente ta tête à ce mur derrière toi qui n’attend que ça qu’il retint au bord de ses lèvres.    


Just like that, an honest man blinked
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Chris Edison
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyDim 13 Déc 2020 - 22:30
Il y a un nom pour ça. L'ascenseur émotionnel.
D'abord cette foutue crise d'angoisse. Puis l'accalmie quand Kaz avait pris les choses en main, m'enveloppant dans un cocon de douceur et de réconfort. Ce n'était pas la première fois que je faisais une crise d'angoisse devant lui, il savait comment réagir, comment m'apaiser. Me faire oublier la panique pour retrouver un semblant de sérénité.
En trois ans durant lesquels nous nous étions perdus de vue, j'avais appris à mieux contrôler mon stress, à esquiver la plupart des crises d'angoisse. En général. Au point que personne n'avait eu à me ramasser à la petite cuillère depuis que j'étais avec les Bastards.
Et voilà que ça me reprenait, quand Kaz était là pour m'en sortir. Difficile de ne pas y voir un trait d'humour -noir, l'humour- du Karma, non ?

Quoi qu'il en soit, j'avais retrouvé un peu de calme et même un semblant de légèreté en échangeant quelques mots avec le diseur de bonne aventure accroché à moi. Je n'y voyais aucun mal : Nous étions amis, bien plus qu'amis, quand bien même le destin, encore lui, avait décidé de nous séparer dans cette vie. Peut-être pour mieux nous réunir dans la prochaine, mais il était compliqué de se prononcer sur la question, de fait.
Et puis voilà que mon coeur bondissait. Vers le haut quand j'aperçus mon compagnon et ma soeur. Puis vers le bas quand ils commencèrent à se croire dans une arène, s'attaquant, à défaut d'épées, à grands renforts de coups sous la ceinture.
En fait, ils n'étaient pas gladiateurs, non. Ils étaient des lions, et j'étais le steak saignant et juteux posé entre eux, à qui on ne demandait pas son avis. C'est vrai, on ne demande pas à la gazelle si elle préfère être bectée par un fauve ou une hyène. Personne ne demande "l'aile ou la cuisse" au chapon de noël, trônant sur la table au milieu d'une famille qui se déchire pour l'héritage d'une grande tante que personne n'a jamais connu.
Et c'est là que l'angoisse est revenu. Pendant que j'aspirais quelques goulées d'air en recroquevillant mon poing contre le crépi du mur.

Zola entama les hostiles hostilités en traitant Kaz de blaireau, sous le regard appréciateur d'Aamir. Puis elle me demanda si j'avais besoin de quelque chose. Je lui aurais bien répondu mais déjà elle en revenait au brun, et j'eus l'insupportable sensation que la lionne jouait de politesse avec le steak uniquement pour montrer qu'elle le méritait plus que l'autre fauve.
Mais ce dernier n'avait pas dit son dernier mot, après tout c'est quand même bien lui qui avait débusqué ce foutu steak, et voilà qu'on lui arrachait des babines !
Aamir enchaina avec une vivacité verbale que je ne connaissais trop bien -et en même temps, si sa relation avec Kaz évoluait comme avec moi, j'avais du souci à me faire-, le ton méprisant et insolant. J'aurais pu trouver ça bandant, si ça n'avait pas été dirigé contre une personne qui comptait pour moi.

A nouveau mon univers rétrécissait, diminuait autour de moi comme une bulle dégonflée, étriquée, étouffante. Il me fallut tous les efforts du monde pour m'arracher au mur que je faisait tenir debout, à moins que ce ne soit l'inverse ?, pour me coller au beau milieu de tout ce petit monde. J'avais le teint pâle comme un cierge de Pâque, et je balbutiai quelques mots avant de gueuler pour faire taire toutes ces voix qui me fracassaient le crâne.

Vos gueules..!
...
Nan mais.. vous vous entendez, tous ? Vous vous rendez compte de votre comportement ? J'suis quoi moi, le grand prix de la tombola, c'est celui qui est l'plus odieux qui l'emporte ?
Je me tournai vers Aamir. J'suis désolé. Kaz est tactile, ça a toujours été, et on a toujours été.. proches. J'aurais dû savoir que ça t'blesserait, c'est ma faute. Pas la sienne.

Je repris une inspiration, les poings toujours serrés dans mes manches, les ongles enfoncés dans la chair. Et c'est mon sauveur du soir que je me tournai.

- Pardon. J'sais que c'est pas facile pour toi. J'le sais et j'suis débile, j'aurais dû intervenir avant. Ils veulent qu'mon bien, eux aussi. Ils font partie d'ma famille, eux aussi. Parce que lui aussi faisait partie de ma famille de cœur. Une place un peu différente, un peu à part, certainement difficile à avoir, j'en avais conscience, et bordel comme j'en étais désolé. J'avais fait un choix, et j'en avais fait souffrir un des deux hommes que j'aimais.

- Zo... T'as rien à prouver à personne. On joue tous dans la même équipe, là. J'suis.. content et agréablement surpris que tu t'sois réconcilié avec Aamir. Mais s'il t'plait, ne case pas Kaz dans les adversaires.

Mon laïus, insupportable de bons sentiments mal exprimés, venait de me coûter mes dernières forces.

- Si vous voulez vous foutre sur la gueule, libre à vous. Mais comptez pas sur moi pour compter les points. Et en vacillant, je repartis maladroitement vers l'entrée de la Cage en me tenant au mur, plantant sur place les trois personnes qui comptaient le plus pour moi, peu ou prou. Et en même temps, j'allais pas retourner dans la Cage vu mon état. Ce qui fit que je m'arrêtai comme un con après quelques mètres, pour m'asseoir par terre.
Pire noël du monde.



C'est pas contre toi.
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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyLun 14 Déc 2020 - 15:38
Flirter ? Ce plouc vient bien de dire que je flirtais avec Aamir ? Je ne peux pas retenir un gloussement, un bref ricanement moqueur face à ses mots, parce qu’il est clair qu’il ne sait absolument pas de quoi il parle. Mais c’est mignon de sa part de penser qu’il croit avoir saisi la situation, et moi je suis ravie de remarquer que le masque a parfaitement repris sa place sur mes traits, et qu’on ne soupçonne pas qu’à peine une dizaine de minutes plus tôt, j’étais train de tout remettre en question, au bord de l’explosion. Cette facilité avec laquelle je passe d’un état à un autre est étonnant, et pourrais me faire peur à moi-même, en d’autres circonstances. Mais pas ce soir. L’hurluberlu se met à parler, encore et encore, alors que je le fixe d’un sourire qui se fait de plus en plus arrogant, et mon regard de plus en plus méprisant. « -Wow…elles en disent des choses, tes cartes…et beaucoup de conneries, surtout. » Parce que je ne pense certainement pas manquer de jugeote, ni de discernement, et Chris a tout mon respect depuis très longtemps déjà.

Kaz continue sur sa lancée, et si en réalité il me donne envie de lui arracher les yeux, je me contente de continuer à le fixer avec un sourire qui en dit long sur ce que ses blabla m’inspirent. Il me parle de comportement de merde, et je ne prends pas le parti de répondre, pour la simple raison que ce qu’il vient de se passer ne regarde personne, et ça me fait déjà royalement chier qu’Aamir ai assisté à ça. D’ailleurs, en parlant de l’indien, il ne tarde pas à riposter à son tour, en se montrant au moins aussi charmant que moi dans ses propos, et invite sans aucune diplomatie le diseur de bonne aventure à dégager. Maintenant qu’Aamir et moi sommes là, ses services ne sont plus vraiment nécessaires, on saura bien mieux s’occuper de Chris, on le prouve d’ailleurs au quotidien, non ?

Mais contre toute attente, c’est le tatoueur qui explose soudainement, et qui remet les pendules à l’heure, nous renvoyant à chacun notre comportement idiot, et puéril. Il a raison, bien sûr…dommage que je ne puisse pas lui expliquer pourquoi j’ai besoin de me montrer si odieuse, comme il le dit si bien. C’est mon instinct de survie qui parle, qui crie, qui hurle que c’est ce dont j’ai besoin pour ne pas m’effondrer ce soir. Chris finit par aller s’assoir par terre, à quelques mètres de nous, alors que je serre les mâchoires, et adresse un regard noir à Kaz, que je tiens pour responsable de tout ceci. « -Tu sais très bien que je n’ai pas besoin de mes poings pour cogner et faire mal. » Si la réponse fait écho à cette bagarre qu’évoque mon frère de cœur, c’est bien cet inconnu que je continue de fixer, sans cacher ce qu’il m’inspire. C’est bien lui qui a lancé les hostilités, non ? Je fixe le tatoueur perdu quelques instants, avant de me tourner vers Aamir, récupérant le verre sur lequel ses doigts sont crispés, si fort. « -Regarde-moi, Rahis. C’est le moment de mettre ta fierté et tes nerfs de côté, et d’aller prendre la main de ton mec. Il a besoin de toi. Montre qu’il a eu raison de te choisir, toi. » C’est dit d’un ton bas, à la seule destination d’Aamir, alors que je me retrouve avec le verre encore entier dans la paume, lui montrant d’un signe du menton Chris.

Je ne peux rien faire pour lutter contre cet étau qui enserrait déjà ma poitrine et qui m’a contraint à quitter la Cage, et qui se serre encore davantage face à la détresse de mon frère. « -Amène toi aussi, Esmeralda. Chris pourrait avoir besoin d’un ami de longue date. » que j’ajoute d’un ton un peu plus sec à l’attention de Kaz en accentuant volontairement les derniers mots, lui qui a encore manifestement toute l’affection de Chris, vers qui je m’avance, m’accroupissant devant lui pour caresser doucement sa joue du dos de mes doigts. « -Hé…qu’est-ce que tu dirais de rentrer à l’ORB ? Ou…ou même d’aller dans mon studio ? Ce sera plus calme que la Cage, et je t’assure que c’est plus confortable et plus chaud que ce petit bout de ruelle. » Je lui adresse un sourire qui se veut léger, et qui contraste avec la pointe de douleur qui transperce ma poitrine face aux traits de Chris. Il sait que le studio de danse est mon petit coin secret à moi, mais je le partagerais volontiers avec lui s’il en a besoin. « -Je peux même aller vous ouvrir la sortie de secours pour que vous entriez. Ça t’évitera de traverser la foule de nouveau… »




La vida no es la fiesta que habiamos imaginado, pero ya que estamos aqui, bailemos
Some days I am goddess. Some days I am wild child. Some days I am a fragile mess. Most days, I am a bit of all three. But every day, I am here, trying.
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Alan Nielsen
Expendables
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MessageSujet: Re: Can't read your poker face   Can't read your poker face - Page 3 EmptyLun 14 Déc 2020 - 18:46
Où était donc passé Kaz ? Si Alan avait enfilé ce costume ridicule pour faire rire Connor et lui apporter un peu de soutien dans sa mission du parfait Père-Noël, le galeriste surveillait du coin de l'oeil s'il n'apercevait pas le bel éphèbe, son bel éphèbe. Une envie de l'amuser, de lui montrer qu'il pouvait parfois arrêter de se prendre au sérieux quelques instants ? Ava sur les talons, le galeriste avait suivi Connor quelques instants en faisant des signes de la main à Bill et d'autres convives, jetant même son chapeau d'elfe aux filles du motel d'un air enjoué. Une façade douée de mimétisme, jouant la comédie de l'espièglerie qui n'était pas naturelle chez le cinquantenaire. Il cherchait toujours le jeune hommes des yeux. L'alcool avait embourbé sa vision mais pas son esprit. La soirée avait avancé et Alan ne se trouvait plus qu'en collant à rayures blanches et rouges, en pantalon d'elfe qu'il avait retroussé pour être moins encombré. Le col duveteux blanc de sa veste en velours vert d'elfe dépassait de sa veste de costume noire qu'il avait ajouté par-dessus le tout, pour sortir dans la nuit. La barbe fraîchement taillée, noire constellée de poils blancs, Alan avait l'air d'un ravisseur de Père-Noël, grinch-esque à souhait, les sourcils froncés en entendant des voix scander des paroles virulentes un peu plus loin dans la nuit.

Foulant le pavé avec ses bottes élégantes noires qu'il avait gardé – qui se mariaient moyennement avec le costume d'elfe – Alan avança avant d'apercevoir Zola, le bras droit de Bill qu'il avait eu l'occasion de rencontrer lors de sa première visite au boudoir de Bill en juillet dernier, mais aussi un homme qu'il ne connaissait pas, le fameux Chris ainsi que Kaz. Alan fronça les sourcils avant de s'avancer et de toute sa hauteur, de jeter un regard sévère aux sbires de Bill Roth. « Je peux savoir ce qu'il se passe ici Mlle Saltzman ? » Alan s'était montré toujours courtois et civilisé avec la jeune femme, une délicieuse créature sûre d'elle et même culottée. Il toisa le jeune homme qu'il ne connaissait pas et se tourna automatiquement vers Kaz, l'oeil aguerrit et protecteur. « Ça va ? »

Portant une main à son épaule, il jeta un regard sévère à l'adresse de Chris qu'il dominait d'une dizaine de centimètres. « Qu'est-ce que tu as fai,t toi ? » Demanda-t-il, le regard assassin, avant de froncer les sourcils à l'adresse de Zola. « Je suis le négociateur de notre groupe, mais cette soirée pousse les gens à se conduire comme des animaux à ce que je vois... On peut entendre vos jacassements depuis là-bas. J'aimerais éviter d'avoir à en faire de même alors auriez-vous l'obligeance de tenir vos camarades ? » Car présentement, seul son attachement pour le tatoué le retenait de se jeter sur Aamir et Chris. En prendre un pour taper sur l'autre, voilà qui aurait réglé le problème. Mais Kaz apprécie Chris, pour qui il a versé des larmes plus que sincères. L'envie ne me manque pas de lui écraser le visage dans la neige, mais j'aurais tout à y perdre, que ce soit auprès de Kaz lui-même ou auprès des sbires de Bill...


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