The Walking Dead RPG

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- Des mots pour panser les maux. [Zelda] -
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Kassandra Taylor
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MessageSujet: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptyMer 2 Déc 2020 - 5:52
Les derniers jours ont été assez... différents. Le banquet les a toutes les deux changées, beaucoup plus qu’elles l’auraient espéré. Kassandra y est allée pour paraître plus forte, pour faire plaisir à Clay mais aussi pour apprendre de ces événements auxquels elle n’est jamais conviée, auxquels elle décide de ne jamais participer. Faire du mal, ça ne lui ressemble pas. Mais ce jour-là, elle s’est pourtant surprise à lever la main telle une tribut volontaire aux sélections des prochains Hunger Games... La main levée, elle n’avait aucune idée des conséquences qu’auraient sa présence là-bas, à ce fameux banquet auquel des personnes « innocentes » auront eu le droit à une mort atroce. Des empoisonnements pour les plus chanceux, une mort plus violente pour ceux qui l’auront cherché, pour ceux qui auront décidé de se défendre.

Les premiers maux de ventres, les premières sueurs froides se seront faites sentir dès lors l’arrivée de Kassandra au banquet. Elle aura utilisé la fameuse solution de la bière qui était à disposition pour être à l’aise, pour essayer de mieux avaler l’horreur et l’inhumanité du programme de leur soirée... à la fin de la soirée, elle était éméchée et n’avait qu’une faible compréhension de ce qui se passait autour d’elle. Une Skagit lui a pété le poignet, la même s’en est prise violemment à sa sœur lorsque celle-ci a essayé de s’interposer pour l’empêcher d’encaisser plus de coups qu’elle n’en était capable.

Le tout s’est terminé à l’infirmerie. On s’est occupé d’elles comme des princesses. Les bobos masqués par de beaux petits pansements et de la crème censée effacer les mauvais souvenirs... ils sont pourtant toujours là. Les cauchemars, les images d’un spectacle auquel elle aurait aimé ne pas assister, ça la hante. À leur arrivée à la maison, c’est elle qui a timidement insisté pour partager la chambre de Zelda de façon temporaire. Avec Clay et Misha, ça aurait été trop bizarre... Alors qu’avec Zelda, ça semblait plus naturel, plus sain... puis l’état de sa sœur l’inquiétait plus que le sien. Après qu’elle ait soudainement éclaté en plein sanglots, elle... paraissait différente, changée... et pas dans le bon sens.

Quelques jours sont passés depuis cette fameuse soirée qu’elles aimeraient toutes les deux oublier. Kassandra a abandonné le matelas que Clay avait posé près du lit de sa sœur pour venir dormir auprès d’elle, plus près d’elle. Pour pouvoir la sentir contre elle, mais aussi pour pouvoir lui caresser le bras et la serrer dans ses bras lorsqu’elle est elle-même en train de succomber sous toutes ces images qui l’assomment continuellement.

Son poignet droit dans une attelle, elle le garde bien contre sa poitrine, évite les gestes brusques alors que son autre bras lui sert à garder Zelda contre elle. Comme chaque jour, elle est la première des deux à ouvrir les yeux... c’est loin d’être un cadeau. Seule dans ses pensées, elle compte les secondes qui passent avant qu’elle sente cette silhouette qu’elle tient doucement contre elle s’activer... « T’as encore fait des petits cris. » qu’elle lui dit, d’une voix douce, de cette voix du matin avec laquelle elle ne peut s’empêcher de parfois bailler. « Tu fais souvent ça quand tu dors, en ce moment... » Des gémissements, c’est comme ça qu’on les appelle. « Tu sais, j'peux pas m'empêcher d'en faire aussi... des cauchemars. »


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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptyMer 2 Déc 2020 - 17:59
« C'est vrai ? »
L'adolescente passe le revers de sa main bandée sur ses yeux rougis et se penche pour prendre quelques gorgées d'eau. Les réveils n'ont jamais été vraiment faciles pour elle. Mais c'est encore plus vrai depuis qu'ils signifient maintenant un retour à la réalité. Oui, elle a cauchemardé cette nuit. Les précédentes aussi. C'est l'une des vengeances pour laquelle leurs subconscients ont opté. Si n'importe qui d'autre avait osé lui faire une remarque à ce sujet, Zelda se serait contentée de nier en s'appuyant sur une expression outrée. Mais Kassy est une soeur doublée d'une amie. Et c'est la seule personne à qui elle peut exhiber ses faiblesses sans la moindre crainte d'être jugée. « Elle est encore venue m'faire un p'tit coucou... » indique-t-elle avant de bailler longuement. Elle. Cette femme qu'elle a abattue.

Zelda s'abandonne à l'étreinte de sa sœur et la lui rend avec la même intensité. Les mots n'ont jamais vraiment été utiles entre elles. Son visage enfoui dans le creux du cou de son amie, elle cherche déjà à retourner dans l'ombre de ce cauchemar. Celui qu'elle vit en étant éveillée est encore moins attrayant de toute façon. Et elle y parvient presque, bercée par la respiration de Kassy et enveloppée par la chaleur de son corps et de leur couette. « Au moins j'ai pas ronflé... » plaisante-t-elle après de longues secondes, esquissant l'ombre d'un sourire. Voilà qui marque au passage le début de cette nouvelle journée.

« T'es réveillée depuis longtemps ? » questionne-t-elle en se redressant pour se pencher et récupérer la petite boîte qui trône sur sa table de nuit. Elle en extirpe un peu d'herbe - merci Connie ! - et de quoi rouler. Et bien entendu, elle s'applique dès lors à créer ce cône qui devrait alléger leur esprit. Un joint n'est peut-être pas très bon pour la motivation et la productivité mais il constitue un semblant de barrage efficace contre les soucis. Et Zelda n'a qu'une seule envie ces derniers temps : penser à autre chose qu'au banquet. « Ton poignet, ça va ? » s'inquiète-t-elle en désignant d'un mouvement du menton son plâtre. À chaque fois qu'elle pose son regard dessus, l'adolescente se rappelle pourquoi elle a appuyé sur la détente. Kassy s'est un peu transformée en alibi. Malgré elle, certes.

Puis ses yeux se tournent vers la porte et la clef enfoncée dans la serrure. Oui, de mémoire, elle a bien fermé la porte. Et c'est pour cette raison qu'elle allume le joint grossièrement roulé. Clay ne veut pas qu'elles fument dans les chambres. Ni même à la cave, d'ailleurs. Voir même ailleurs. Mais leur père a ses propres soucis en ce moment et Zelda est peut-être trop focalisée sur les siens pour respecter les règles qui ne lui conviennent pas. « Tu m'en parles ? » propose-t-elle en lui tendant le joint. « D'tes cauchemars ? » Car ça l'intéresse. Et si elle ne sait pas trop comment s'aider elle-même, l'australienne met un point d'honneur à soutenir sa soeur. C'est ainsi, ces derniers temps : elles se supportent mutuellement. Et c'est probablement pour cette raison qu'elles parviennent à maintenir un semblant de cap dans cette tempête qu'elles traversent à deux.

Et puis en attendant la réponse elle déclare la guerre aux orteils de son amie, venant les titiller avec les siens. Au début elle trouvait ça un peu dégueulasse. Mais au final c'est marrant et puis ça chatouille. Ca leur permet de ne pas oublier qu'elles sont encore capables de rire...


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Kassandra Taylor
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MessageSujet: Re: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptyMer 2 Déc 2020 - 18:55
Elle la voit s’éveiller sous ses yeux. Ses paupières qui s’ouvrent et révèlent ses beaux yeux bleus quelque peu gênés par les quelques éclats de lumière qui traversent les vitres de sa chambre. Elle est belle, Zelda. Encore plus couverte des premiers éclats du soleil du matin. Son bâillement l’incite à faire de même, alors qu’elle apprend qu’elle a encore fait ce même rêve, celui qui les hante toutes les deux avec cette même femme, la Skagit qui a voulu leur faire la peau. La grosse cicatrice qu’elle avait sur le visage, ses coups de talons sur son poignet cassé, les hurlements et le sang. Elles ne peuvent s’empêcher de se remémorer l’un des seuls souvenirs qu’elles veulent pourtant oublier... le cerveau humain se montre parfois bien compliqué à comprendre.

Elle souffle du nez à remarque de Zelda qui cherche toujours à tout tourner à la rigolade. C’est l’une des premières choses qu’elle a remarqué chez elle, ces efforts qu’elle fait pour éviter les discussions sérieuses, les discussions importantes avec ses blagues et ses réflexions souvent bien trouvées. Zelda aurait bien pu ronfler qu’elle ne lui en aurait même pas fait la remarque, le simple fait d’être à ses côtés et de pouvoir la sentir dans ses bras la réconfortent... même s’il lui faudrait bien plus pour se débarrasser de toutes ces mauvaises pensées qui la rendent zinzin.

« Quelques minutes, je sais pas... je voulais pas te réveiller. » Elle retire son bras pour lui laisser la liberté de se redresser alors qu’elle-même reste allongée, la tête posée sur cet oreiller qui commence à devenir bien trop mou à son goût. ‘Faudrait qu’elle aille en parler à Clay, voir si elle pourrait en avoir un autre. « Ça fait encore un peu mal, mais ça va. Ivy m’a dit qu’il fallait attendre quelques jours avant qu’ça aille mieux. » se confie-t-elle à Zelda tout en baissant les yeux vers son poignet ravagé par la violence. « Le pire, c’est quand ça gratte... c’est insupportable. »

C’est l’odeur du joint de Zelda qui la pousse à se redresser et à s’asseoir sous les draps, adossée à la tête de lit. Si Clay les voyait, il serait furieux... ou peut-être pas tant que ça, en fait, surtout en ce moment. Une malédiction semble avoir touché leur domicile... c’est comme si Dieu voulait tous les punir pour une raison qu’ils ignorent pourtant. Maya qui a subit la perte de Clyde et les conséquences de ses actions, Clay et Misha qui vivent leur plus grande dispute alors qu’ils sont censés vivre leurs jours les plus heureux... puis il y a elle, les deux plus jeunes, celles qui ont vécu et ont assisté à un massacre de leur plein-gré, et c’est peut-être ça le pire dans tout ça. « Ils sont pas bien différents des tiens, tu sais... » Elle souffle, ses yeux se perdent sur le joint... qu’elle finit évidemment par accepter. Si elle n’y touche pas, les odeurs et la fumée qui ont pris possession de la chambre se chargeraient de la faire planer d’elles-mêmes.

Elle en prend une bouffée, recrache la fumée. Sa chambre va sentir, ses draps aussi... Elles vont forcément s’attirer des ennuis, mais c’est le cadet de leurs soucis. « Je la vois aussi, elle me pousse à terre, me pète le poignet avec son talon... La scène se répète en boucle jusqu’à ce que j’ouvre les yeux. » Le front inondé de sueur, la respiration saccadée. Toujours dans les mêmes conditions, toujours à cause des mêmes images.

Zelda s’occupe de lui administrer les mêmes plaisirs, les mêmes chatouilles comme elle aime le faire depuis quelques temps déjà. Une bataille de chatouilles aux orteils. Si elle essaie d’arracher un rire à Kassandra, elle y parvient sans grande difficulté. C’est facile de la faire sourire, Kassidy, encore plus de la faire rire. L'adolescente y met fin en se rebiffant, venant donner un p'tit coup de coude amusé à sa sœur. Ses jambes retournent sous les couvertures, là où elles seront à l'abri.

« Tu crois qu’on aurait juste dû refuser d’y aller ? Les laisser s’en occuper tout seul ? » Elle se pose réellement la question depuis quelques jours, sans réellement être capable d'y répondre. « J'en ai parlé avec Adrienne... elle me disait qu'on a fait ça un peu inconsciemment, tu sais ? On les a abattus sans même les questionner, sans même essayer de savoir le pourquoi du comment. » Et peut-être qu'ils étaient innocents, qu'un seul homme était à l'origine de la fameuse histoire de l'ongle. Et ça, ça lui fout les jetons rien que d'y penser.


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Zelda Anderson
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MessageSujet: Re: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptyMer 2 Déc 2020 - 23:36
« Ah ! Pour ça, j'ai p't-être une solution miracle ! »
Elle se penche à nouveau pour fouiller dans la table de nuit à la recherche de cette petite règle transparente. Elle galère d'ailleurs un peu pour la retrouver. Oui, il faut bien admettre que Zelda est plutôt bordélique dans son genre. Elle pousse une petite exclamation satisfaite en lui mettant la main dessus puis la présente à son amie. « Essaie d'te gratter avec ça ! J'te jure, c'est magique ! » Les Hommes ont inventé une foule de manières pour se faire du mal. Mais aussi la règle graduée pour permettre de se gratter, donc. Ca compense sûrement un peu.

L'odeur de la marijuana commence à se répandre dans la chambre et ses effets, dans les pensées de l'australienne. Oui, elle suppose que les rêves de Kassy ne sont guères différents des siens. « Points de vue différents, même histoire... » résume-t-elle à son tour en venant saisir délicatement la main de sa sœur. « À chaque fois j'me dis qu'ces rêves ont une chance de s'terminer différemment, pas toi ? Parfois j'ai même l'impression de pouvoir les influencer ! » Qu'il s'agisse de ceux qui prennent place dans l'écrin de son sommeil ou de ceux qu'elle poursuit dans le monde réel, par ailleurs. « Mais... » Elle fait une petite moue, lâche un soupir et baisse les yeux. Pas la peine d'être plus explicite. Et puis elle suppose que cette désagréable impression d'impuissance, son amie la partage aussi. Elles grandissent et souffrent ensemble.

L'australienne finit par lui passer le joint et même si Kassy est prise d'une courte hésitation, elle finit par l'accepter. Zelda l'écoute ensuite attentivement tandis qu'elle lui décrit le décor et l'actrice de ses rêves. « Tu y es aussi, tu sais ? » Dans ce cauchemar qu'elle adoucit. « Et à chaque fois ça me rassure ! » Car oui, derrière l'omniprésence de ce visage qu'elle perfore d'une balle, derrière ce curieux mélange de crainte et de colère, il y a les traits de son amie. Et elle se sent alors moins seule.

La bataille se concluant par le retrait de son amie et un gentil coup de coude dans ses côtes, Zelda se rallonge et replie son bras sous sa tête. Elle ordonne alors machinalement l'une des mèches de sa soeur tandis que cette dernière lui demande si elles ont bien fait. « Je crois... » hésite-t-elle. « Je crois que j'sais pas trop c'que j'crois... » Difficile de donner une autre réponse tant ses opinions ont été ébranlées. Son côté pragmatique lui souffle qu'elles ont fait ce qu'il fallait faire. Son coeur et sa conscience lui crient l'inverse. Et elle, elle est bien obligée d'écouter ces deux aspects de sa personnalité. « Et j'crois qu'tu devrais pas trop écouter Adel, aussi. Elle n'était pas là et... j'pense pas qu'elle puisse comprendre ! » Ni même qu'elle puisse comprendre Kassy. Au-delà de l'inimitié que Zelda lui porte, la française s'est démarquée par son manque de courage.

L'adolescente récupère le joint et considère sa soeur avec tendresse, venant tapoter distraitement sa cuisse du bout de ses doigts ankylosés. Elle se redresse un peu pour jeter un oeil à son réveil et relaisse lourdement sa tête tomber. « Pfff ! J'suis sensée aller tirer avec Thad dans une heure... » Mais elle n'en a pas envie, aujourd'hui. Elle souhaite seulement rester avec sa soeur dans cette forteresse rassurante qu'est devenue cette chambre. Un petit sourire commence à s'esquisser sur ses lèvres. « Eh ? Qu'est-ce que tu dirais d'rester enfermée ici toute la journée ? On va chercher d'la bouffe en bas, on s'construit un château avec les couettes et on n'bouge plus d'la chambre jusqu'à demain matin ! » Sauf pour aller aux toilettes, quand même. Parce qu'elles ne vont évidemment pas monter un seau pour soulager la nature, pas vrai ? « Le monde a décidé d'nous emmerder alors... On pourrait p't-être l'envoyer un peu chier en retour ? » Passer une journée rien qu'avec elle ! C'est, il lui semble, la meilleure idée qu'elle ait eue depuis bien longtemps...


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MessageSujet: Re: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptyVen 4 Déc 2020 - 6:02
C’est débile. Bien sûr qu’elle aurait pu y penser, qu’utiliser une règle pour se débarrasser de ces foutues démangeaisons paraissait être une bonne idée, la meilleure même. Elle avait essayé de s’y prendre avec un crayon, sans grand succès. « Zelda Anderson... un génie qui s’ignore. » Elle attrape la règle transparente que sa meilleure-amie lui donne, l’insère à l’intérieur de son attelle, laisse le plastique venir se frotter à cette petite partie de sa peau qui la gratte et qu’elle vit comme un sacré calvaire depuis qu’on la force à porter cette fameuse attelle jour et nuit. « C’est... merveilleux. » Elle exagère peut-être un peu, laisse sa tête vriller un peu en arrière. Sacré soulagement. Aodhan devrait supplier Zelda de reprendre les cours de façon ponctuelle, elle a tellement à leur apprendre à tous...

Le combo marijuana + règle transparente fait qu’elle est aux anges... Les joints ont toujours eu une bonne influence sur elle, elle qui ne tient que très peu face à l’alcool et à ces trucs qu’elle fume depuis maintenant quelques mois grâce, ou plutôt à cause de Zelda. Elle lâche la main de la blonde pour récupérer le joint et le lui refiler, laissant une bonne partie de la fumée inhaler se servir de ses lèvres comme échappatoire. Elle ne tousse pas, elle ne tousse plus.

Elles font le même rêve, voient les mêmes choses... juste sous un angle bien différent. La soirée du banquet ne s’est pas déroulée de la même façon pour elles, mais elles en sont sorties avec quasiment les mêmes séquelles. Des traumatismes, des douleurs physiques dont elles se passeraient bien, mais des douleurs qui resteront à vie. « Je sais pas... ils s’terminent tous toujours de la même façon. C’est comme une boucle que j’arrive pas à arrêter, mais dont j’me passerais bien. » Parce que ces images la hantent et que même éveillée, elle parvient à y être confrontée. Ce qu’elle voit le jour en fermant les yeux, elle le voit la nuit lorsqu’elle se met au lit.

Le joint change à nouveau de lèvres. La fumée inhalée se fait la malle, Kassandra s’en prend une poignée dans la figure... Elle ricane en se servant de sa main pour repousser cette buée. L’odeur de l’herbe... Elle l’aime, l’apprécie, elle l’adore. Sur le moment, elle ne pense pas à ses fringues qui finiront dans le panier de linge sale le plus rapidement possible. « Toi aussi, t’y es... t’es toujours là. » Dans ces rêves, dans ces cauchemars. Dans cette boucle qui n’en finit plus.

Zelda lui arrache un sourire plein de tendresse. C’est peut-être bête, mais ça lui fait plaisir à entendre... surtout en sachant qu’avec Zelda, elles ont une relation plutôt spéciale, assez importante pour ne jamais les laisser mettre une croix dessus lorsqu’il leur arrive de se prendre la tête comme elles le font bien souvent... « Si t’avais pas été là... peut-être que j’aurais plus de poignet. Ou peut-être qu’elle m’aurait pété les deux. » Elle sait pas trop ce qu’elle dit, elle préfère éviter d’y penser, mais c’est impossible. Elles ont toutes les deux été victimes de la même terreur, de cette garce qui a voulu les briser en quarante mille morceaux. « Merci hein, Zelda... » qu’elle prononce d’un ton timide. Parce que c’est important, parce qu’elle n’a pas eu le temps de le lui dire depuis ce soir-là. Elle lui en doit une... elle lui évite autant de conneries qu’elle parvient à lui en faire faire.

Le bout des doigts de Zelda qui vient caresser son front alors qu’elle s’amuse à remettre en place l’une de ses mèches, Kassandra sourit bêtement... Elle se tourne pour pouvoir continuer de la regarder, la tête sur l’oreiller. « J’peux pas m’empêcher d’y penser, d’me dire que j’aurais peut-être juste préféré rester à la maison... comme avant. » Comme d’habitude. Rester à la maison pendant que Clayton et Zelda se mettent dans de beaux draps. C’était sa première intervention, sa première participation à un tel « évènement ». Elle se fiche de ce poignet qui la fait souffrir... L’important, le plus dérangeant, c’est ces pensées dont elle ne parvient pas à se détacher. Zelda refuse de croire en Adrienne... rien d’étonnant vu leur passif, Kassandra n’en tient pas compte. « Elle était là, au départ, au repas. » À cette soirée qui se déroulait pourtant bien. Avec le strip-poker, avec le buffet et ses plats merveilleux. « Et j’crois pas qu’elle ait tort. J’veux dire... t’imagines si l’histoire de l’ongle, c’était un truc tout bête ? Genre... un crasseux qui a voulu faire une blague, ou... j’en sais rien. Si ça se trouve, c’était vraiment pas voulu... » C’est une éventualité qui lui traverse l’esprit depuis plusieurs jours, depuis qu’Adrienne lui en a fait part, en fait. C’est peut-être tiré par les cheveux, on pourrait penser que June ait pu vérifier cette idée... mais ça n’a pas l’air d’être le cas. Et même si Kassandra a essayé de tous leur sauver la vie à sa façon, elle reste persuadée qu’elle est coupable de bien plus qu’avoir bu de la bière alors qu’elle n’y était pas autorisée.

« Tiens. » Le joint entre les doigts, elle vient elle-même le lui placer entre les siennes. Elle en a peut-être eu assez pour le moment. D’habitude, le joint traine un peu plus, les effets ont le temps de prendre forme et de s’emparer d’elle avant qu’elle s’en rende compte. Connie, Dean, Sean, ils y ont tous le droit. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui, elles ne sont que toutes les deux, et c’est pas plus mal. « ‘Faudra demander à Connie de ramener ses gâteaux, là... » Ceux qu’elle fait avec de l’herbe. Elle est dans son délire jusqu’au bout.

L’heure sur le réveil n’est plus la même que lorsqu’elles ont ouvert les yeux. Le temps défile à une vitesse hallucinante lorsqu’on est occupé, lorsqu’on passe un trop bon moment pour s’en rendre compte. « Vas-y pas... tu fais toujours la même chose, ça peut attendre. » Ça sonne peut-être comme un ordre, mais sur un tel ton... c’est surtout bienveillant. Elle a envie de la garder rien que pour elle, aujourd’hui. Pas de cours qui ne servent à rien, pas de rencontre avec des gens qu’elles n’ont pas envie de voir... et Zelda semble avoir la même idée, simplement juste plus aboutie. « Tu vas chercher la bouffe, et j’m’occupe des couettes ? » Elle esquisse à son tour l’un de ses plus beaux sourires alors qu’elle se redresse déjà, ses pieds touchent le sol. C’est ça qu’elle aime chez elle. Zelda et ses idées farfelues, Zelda et ses plans qui n’peuvent pas attendre. « Allons envoyer chier l’monde, Zelda. Faisons lui comprendre qu’on est pas ses p’tits jouets. » Avec un bonnet phrygien et une jolie tenue, elle serait capable de faire passer ça pour une p’tite révolution... leur révolution. Mais c’est pas encore le moment pour ça. La révolution peut attendre, aujourd’hui, c’est journée au lit.

La main sur la poignée de la porte de la chambre, la porte s’ouvre en grinçant. Kassandra adresse un dernier regard à sa sœur avant de filer vers sa chambre, à quelques pas de la sienne. Elle attrape la dernière couverture qu’elle lui reste, la deuxième qu’elle ne met seulement en hiver. L’adolescente la prend par-dessus son épaule, la laissant traîner derrière chacun de ses pas alors qu’elle continue son avancée jusque la chambre parentale, celle de Misha et de Clay. Même programme, elle se penche pour défaire le lit qui a été fait le matin-même, prend la couverture qu’elle garde sur son autre épaule... et c’est avec une jolie cape blanche qu’elle revient dans la chambre. « On a déjà les deux nôtres... j’ai ramené celle de Clay, puis ma couverture d’hiver. » Quatre couettes plutôt longues... elles ont de quoi faire. Elle envoie l’une des couvertures bien épaisses sur Zelda, comme on jetterait un filet sur un animal sauvage. Ce simple mouvement lui soutire un rire amusé, surtout en voyant la petite silhouette de Zelda s’agiter sous la couverture... « T’as ramené quoi de bon... ? »


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MessageSujet: Re: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptyVen 4 Déc 2020 - 21:25
« C'est ça ! Une boucle ! »
Une boucle sans fin. Un cercle vicieux. Une prison que leurs conscience ont tissée autours de leurs pensées. Elles sont deux captives qui luttent désespérément pour retrouver cette liberté symbolisée par la paix de l'âme. Zelda est embarquée dans le train de sa réflexion et exhale la fumée contre le visage de son amie. « Oh ! » s'exclame, oscillant entre la surprise et l'amusement. Elle observe les volutes pâles glisser le long des traits délicats de sa sœur, être chassées par sa main qui balaie négligemment l'espace entre elles deux. « Et j'compte bien y rester encore un peu ! » Dans ses rêves. Tant qu'il le faudra , aussi longtemps qu'elle en aura besoin. Présente pour Kassy aussi bien dans le monde réel que dans celui, à la fois beau et pernicieux, de ses songes. Cette amitié - leur amitié - ne saurait de toute façon pas se limiter aux frontières du conscient.

Mais le véritable piège n'est pas celui des regrets mais bien celui des hypothèses. Cette impression que le présent conserve une forme d'emprise sur le passé, qu'il suffirait d'un peu de volonté ou de concentration pour pouvoir le modifier à sa convenance. Lorsque que Kassy la remercie, Zelda perd son petit sourire absent. Ses lèvres vrillent, son regard s'humidifie un peu. Ces remerciements, elle ne les mérite pas. « Si j'n'avais pas été là, tu n'serais p't-être pas allée à ce banquet ! Et si tu n'y étais pas allée... » L'adolescente hausse vaguement les épaules, plonge son regard dans celui de sa sœur. Elle a contribué aux tourments de son amie. Et le fait que cette dernière semble lui en être reconnaissante amplifie la pression de ce poing invisible qui entortille ses tripes.

Quoi qu'il en soit les talents de Kassy sont multiples. Peut-être pas flagrants mais toujours précieux. Et parmi ceux-ci, il y a ce don qui lui permet de cantonner Zelda au silence, à la réflexion et à l'écoute. L'australienne vient à nouveau enserrer la main et le poignet meurtri de son amie, les capturant comme un trophée à la fois fragile et désiré qu'elle vient serrer contre son coeur. « Peut-être qu'elle a raison, oui. » concède-t-elle. Adrienne. Cette femme qui s'entête à torturer sa soeur, à distiller le doute dans dans son esprit. « Et p't-être qu'elle à tort... » La vérité est quelque chose de complexe. Mais ceux qui pourraient les éclairer à ce sujet son mort. Ils ont emporté avec eux les réponses qui leur font défaut. « Les plats avec de la viande ont été analysés, tu t'souviens ? C'est l'ensemble d'entre eux qui contenaient d'la chair humaine. Et l'équipe qui est partie attaquer leur camp est tombée sur des cadavres dépecés et... ce genre de trucs ! » souffle-t-elle. Cette déclaration allie vraies certitudes et fausses convictions. Un mensonge ? Non ! Juste un besoin qui enjoint l'adolescente à apaiser son amie. « J'crois pas trop m'avancer en disant qu'tous les skagits avaient un sens de l'humour un peu malsain... » Qu'ils étaient, pour reprendre les termes de sa sœur, tous des crasseux.

Zelda s'évade un peu de cette discussion, savoure le joint que son amie vient de glisser entre ses lèvres et cherche les mots qui pourraient apaiser l'américaine. Ils existent. C'est sûr qu'ils sont dispersés dans les pages du dictionnaire de la langue anglaise. Mais elle ne sait pas comment les associer pour en faire un antidote efficace. Kassy ne peut pas s'empêcher de penser à tout ceci. Elle non plus. Est-ce une malédiction ou la seule voie vers la rédemption ? « Mmh ? » réagit-elle mollement lorsque le prénom de Connie est évoqué. L'adolescente cligne des yeux, reconnecte ses pensées à l'instant présent. « Ah ! Oui oui, on lui demandera ! Excuse ! » Mais leur amie commune est le cadet de ses soucis pour l'instant. Elle se borne à limiter les frontières de ce moment aux murs de cette chambre, de ce qu'elle perçoit comme une forteresse les protégeant - au moins partiellement - des ombres qui s'accumulent derrière ses portes.

Et puis il y a cette idée qui germe, supportée par cette facette rebelle de la personnalité de sa sœur : l'hypothèse de rester les deux enfermées, une seule petite journée, dans cette chambre. Et de tourner le dos au monde. « T'es sûre qu'tu veux m'laisser choisir la bouffe ? » Kassy aime parfois vivre dangereusement. Zelda ne tarde pas pour approuver, d'un mouvement enjoué de la tête, cette répartition des tâches. Il y a ce dernier regard complice avant que l'australienne descende prudemment les escaliers. Elle se penche par dessus la rambarde pour vérifier que personne n'est dans le salon ou la cuisine, frisonne quand ses pieds dénudés s'aventure sur la plancher froid du rez-de-chaussée et se glisse comme une voleuse en effraction jusqu'au frigidaire. L'adolescente farfouille dans ce dernier puis dans les placards, se constitue un petit trésor de guerre et remonte à l'étage avec empressement. Avec cette impression qu'une meute de loups est sur ses talons et qu'elle doit absolument retrouver la sécurité de son refuge.

Elle ouvre la porte, la referme derrière elle d'un mouvement leste de la jambe et dépose la nourriture sur le bureau. Kassy lui fait un résumé de ses propres prises. « Parfait ! » Elles vont pouvoir le construire, ce château qui les abritera quelques heures. Et sa soeur ne semble pas décidée à attendre plus longtemps puisqu'elle la recouvre déjà d'une couette. Zelda s'en amuse, se lance dans une imitation un brin malhabile de Casper. Au lieu de satisfaire la curiosité de son amie, elle décide plutôt de la traquer. Elle l'attrape dans ses bras, la serre contre elle en rigolant avant de lui rendre sa liberté. « Alors... On a les restes de la soupe d'hier, du pain, quelques biscuits, des oranges et... tadaaaam ! » Les restes d'une plaque de chocolat ! Et puis une bouteille remplie d'eau fraîche qui devrait leur suffire pour une bonne partie de la journée. « On s'y met ? » propose-t-elle.

Alors oui, elles prennent un peu de temps pour ériger leur repaire. Il s'écroule une première fois, provoque leur agacement mais aussi leurs rires. Les minutes s'écoulent et ont au moins l'avantage de ne pas se ressembler. Mais au final elles l'ont, leur château. Elles glissent au sol leurs matelas, referment le pan de couette et s'isolent un peu plus de l'extérieur. Une lampe torche pour y voir clair, quelques magazines qu'elles ont déjà lus cent fois pour s'occuper et bien évidemment leur pitance viennent meubler l'intérieur de leur petite antre. « C'est pas Buckingham Palace mais y'a d'quoi faire ! » Autrefois c'était Mary qui lui tenait compagnie dans ces bâtisses de couettes. Le visage de sa compatriote flotte dans son champ de vision. Il y a cette douloureuse impression de déjà vu.

« Bon ! » se ressaisit-elle, extirpant son bras de leur planque pour venir tâter la surface du bureau proche, celui qui sert de super aux couettes. Elle le ramène avec un bloc note parsemé de divers dessins. Des esquisses de Kassy, d'autres - désormais rageusement gribouillées - de Sean ou encore de Clay. Il y a même une Misha pendue au bout d'une corde. Zelda se hâte de tourner la page en se raclant la gorge puis arme maladroitement un style entre les doigts gonflés de sa main bandée. « Sa Majesté aurait-elle des souhaits particuliers concernant le programme de la journée ? » s'enquit-elle en usant d'une prose qui ne dépareillerait pas vraiment dans la bouche d'Adrienne. « On place la bastons de coussins avant la bataille navale ? La sieste avant la session confidences ultra secrètes ? » Son regard se pose sur le poignet de son amie et elle effectue un petit mouvement résigné de la tête. « Quoique... On va p't-être oublier la guerre des coussins, j'crois ! Et tant qu'à faire on fait l'impasse sur la position du poirier et les duels de chi-fu-mi, hein ? » Mais il va encore y en avoir, des heures à occuper. Ce sera facile. L'ennui ne pointe jamais le bout de son sale petit nez lorsqu'elle est en présence de son amie.


Can you remember who you were, before the world told you who you should be ?

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Kassandra Taylor
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Kassandra Taylor
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MessageSujet: Re: Des mots pour panser les maux. [Zelda]   Des mots pour panser les maux. [Zelda] EmptySam 5 Déc 2020 - 2:58
Un cauchemar qui se répète, des images qui défilent. Toujours les mêmes. C’est une situation à devenir fou, à finir traumatisée à vie. Et c’est peut-être bête de voir les choses sous cet angle là, mais savoir qu’elle n’est pas la seule que ces pensées hantent la rassure, lui réchauffe le cœur parce qu’au moins, elle sait qu’elle n’est pas seule dans ce combat bien trop compliqué à mener. La seule solution qui lui est venue, c’est simplement d’essayer d’arrêter d’y penser, de se changer les idées... Facile à dire, mais un peu plus compliqué à faire. Mais dans ces conditions, peut-être que les monstres de la nuit décideront de la laisser tranquille... ça vaut bien la peine d’essayer.

Des regrets, elle en a. Mais s’il y a bien quelque chose qu’elle aura appris de par son expérience mais surtout par son vécu, c’est que le passé... faut éviter d’y penser, de le ressasser sans cesse tout en essayant d’explorer toutes les hypothèses possibles, des hypothèses qui n’auront jamais lieu. Elle y a mis les pieds, ils y ont fait quelque chose de très grave moralement... mais ce qui est fait est fait. On s’est chargé des morts, on a nettoyé les lieux... la salle où le banquet a eu lieu ne ressemble plus en rien à ce qu’elle était il y a quelques temps. La vie continue, et elles doivent s’y faire. « Si t’y allais, j’y allais aussi... y a pas à discuter de ça. » Parce qu’en tant que meilleures amies, elles se protègent, veulent le bien de l’autre... et en voir une se jeter dans la gueule du loup tout en essayant de retenir la seconde de le faire, c’est pas possible. C’est ça, Zelda et Kassandra. Un lien fort, quelque chose de solide et de très profond. Un lien sur lequel elles sont certainement incapables de mettre des mots tant ça leur est tombé dessus par un total hasard. Kassandra aurait pu s’enticher de n’importe qui,  mais c’est pour cette boule d’énergie à la chevelure blonde qu’elle est tombée.

Ses explications font sens. Elle met le doigt sur des détails que Kassandra ignorait simplement, des détails qu’elle a préféré oublier avec des gorgées de bière qui lui ont bien retourné le cerveau, ce soir-là, à défaut de lui retourner le ventre. Comme un médicament, comme un relaxant, l’alcool aura été son défouloir, un moyen pour elle de fermer les yeux et de tirer un trait sur l’horreur qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Pourtant, elle tique, Kassandra. Les Skagits avaient beau peut-être être « mauvais »... ça la détruit d’avoir pu jouer un rôle là-dedans, d’avoir participé à ce qui aura été leur clap de fin. Et au final, peut-être qu’elle a pas tort Zelda lorsqu’elle lui propose de couper court à la conversation et de passer à autre chose, de penser à quelque chose de plus sympatôche. À un truc drôle, à une journée entre filles à passer derrière le verrou de la chambre à coucher, toutes les deux ensevelies sous une montagne de couvertures dans une cabane improvisée. Comme à l’époque, lorsqu’elles étaient toutes les deux des petites filles innocentes qui ignoraient tout du monde et de ses horreurs. L’idée d’un p’tit cocon rien qu’à elle l’émoustille, la rend heureuse. Et c’est ce vers quoi elles se dirigent, c’est cette idée qui prend le dessus sur le négatif, qui leur permettra peut-être de s’échapper, même le temps d’une journée, à toutes ces conneries qui leur bouffent les neurones et qui leur donnent envie de vomir, à cette ambiance malsaine qui se dégage dans la maison et qui lui donne profondément envie de mettre la tête dans le micro-ondes.

Une cabane faite de couvertures pour s’évader, rien de mieux. Kassandra s’occupe des rôles... Elle prend en charge les couvertures, Zelda s’occupe de la bouffe. Pas sûr que ce soit le meilleur choix à faire, la surprise s’annonce immense... mais c’est comme ça qu’elle voit les choses sur le moment. Et faut dire que dévaler les escaliers et peut-être faire face à un Clayton déprimé ou à une Misha envers qui elle se montrera froide et évasive, ça lui donne pas envie. Non, elle préfère rester à l’étage, respecter ce pacte et ne voir que le joli visage de son amie. « J’te fais confiance... mais prends que des trucs mangeables, s’teuplaît ! » Pas de vinaigre, pas de farine... Elle se doute que Zelda ne fera pas cette erreur mais préfère faire de la prévention.

Elles quittent la chambre au même moment. Zelda vers la gauche, Kassandra vers la droite. La blonde parcourt le couloir silencieusement, seul le son de ses pieds qui tapent sur le parquet vient caresser ses tympans. La maison est silencieuse, rien de surprenant à une heure pareille. Sur son parcours, deux arrêts : sa propre chambre où elle récupère une couverture en rab mais aussi un truc qui traîne mais qui lui donne une p'tite idée sur le moment, mais aussi la chambre « parentale » où elle récupère la couverture du lit des deux adultes. Une couverture aussi gelée que leur relation.

Revenue dans la chambre, elle laisse Zelda refermer la porte alors qu’elle lui lance déjà l’une des couvertures... Une imitation d’un célèbre fantôme suit. Zelda pourrait faire un One Man Show, elle en serait la première fan. La blague se termine en un p’tit câlin qui lui réchauffe le cœur, qui remet un peu de chaleur dans une chambre qui sent l’hiver. Elle en profite de cette étreinte, sent les cheveux de son amie, lui fait sentir l’amour qu’elle lui porte à travers la force de ses bras qu’elle passe autour d’elle... Elles en profitent un instant, puis se séparent.

Sous ses yeux, tout ce que Zelda aura décidé d’emporter avec elle, de quoi se remplir le ventre sans avoir à quitter la chambre. De la soupe, du pain, des gâteaux, des oranges... et une plaque de chocolat à moitié entamée.

« Misha va te détruire. » qu’elle lui dit sur le ton de l’humour... ce que la rouquine peut bien penser dernièrement, c’est le dernier de leur souci... Un highfive plus tard, elles sont en train de jouer aux architectes. Le bureau leur sert de support, de point d’appui pour l’une des couvertures. C’est compliqué à mettre en place, le tout s’écroule en un rien de temps et leur arrache quelques soupirs d’agacement mais les fait surtout sourire. Mais elles finissent quand même par faire quelque chose d’un minimum potable. Une mini-maison, un petit abri de couvertures qui leur donnera bien chaud et les tiendra à l’abri de tout ce qu’elles cherchent à fuir, au moins le temps de la journée. Et si le tout s’écroule au moindre faux mouvement, elles reconstruiront tout.

Les matelas au sol, Kassandra est la première à se glisser par la mini-ouverture, prenant bien soin de ne pas tirer sur les ‘’murs’’ de leur habitacle pour ne rien ruiner. « Tu rigoles ? C’est aussi stylé que l’palais de la reine d’Angleterre. » Puis faut aussi dire qu’elles ont pas la fortune ni les talents de tout ceux qui auront contribué à construire Buckingham Palace... C’est pas un château, mais c’est assez pour devenir leur petit royaume rien qu’à elles.

Les magazines les occuperont. Et avec ça, elles pourront compter sur leur imagination pour veiller à ne pas s’ennuyer. Kassandra n’a aucun doute là-dessus... pour s’ennuyer aux côtés de Zelda, faut être sacrément chiante... ou pas savoir se marrer. Armée de son oreiller préféré, Kassandra s’en sert comme siège et s’assied à l’indienne alors que son amie fait déjà la liste de tout ce qu’elles pourraient faire. « Ouais, oublions la bataille de coussins et les trucs un peu trop physiques. » Parce qu’elle veut pas avoir plus mal que c’est déjà le cas, mais surtout parce qu’un simple mauvais jet d’oreiller pourrait les forcer à se remettre à la construction de leur cabane... « Alors... étant donné qu’on vient juste de s’réveiller, autant planifier la sieste pour un peu plus tard. Par contre, j’suis pour les confidences ! » Parce que ce serait un peu con de se rendormir après tout ce qu’elles viennent de faire. Elle se penche un peu, son bras toujours valide cherche la tablette de chocolat parmi tout le bordel que Zelda leur a ramené. Elle en arrache quelques carrés avant de tendre le reste à Zelda. Le chocolat, c’est bien un bon motif de gourmandise... « Mais chinon, ch’me dit qu’on pourrait auchi faire de l’aquchion vérité. » Elle continue de parler en mâchant le chocolat au lait qu’elle sent déjà fondre sous son palais...

Elle essuie la paume de ses mains sur son pantalon de pyjama, hoche la tête frénétiquement. « Et j’avais zappé... mais j’ai aussi ramené ça... surpriiise ! » Elle le sort de sa poche. Un truc que Clay lui a ramené quelques semaines plus tôt et qui traînait dans sa chambre. Un genre de paquet de bonbons encore sous plastique, des bonbons multicolores aux goûts variés... ça va de chaussette qui pue à la violette. « J’sais pas s’ils sont encore bons, mais... j’pense que ça peut être marrant. » qu’elle dit à sa meilleure amie d’un sourire amusé, déballant le paquet avec un peu de difficulté avant de le lui donner. « On en mange chacun un... celle qui tombe sur l’un des mauvais confesse un truc... chiant, humiliant, gênant, t’sais ? » Elles en prennent chacun un. Kassidy prend le p’tit bonbon en bouche avec un peu d’appréhension, tout en priant de ne pas tomber sur celui à la crotte de nez...


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