The Walking Dead RPG

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- You may bury my body -
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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyDim 8 Nov 2020 - 21:25
Le visage enfouit dans son t-shirt, comme s’il espérait s’y construire une forteresse dans laquelle il n’aurait pas à vivre cette conversation, le regard de Dany accroche le mien, à peine une ou deux secondes, avant de se dérober aussitôt. Je devine ses larmes, les vois imprégner peu à peu le tissu, et je me sens comme une conne, à pas trop savoir quoi faire. Pendant des années, je n’ai eu à m’occuper que de moi. Puis Bill est entré dans l’équation, dans ma vie, et s’est employé à rendre chaque nouvelle journée à ses côtés encore meilleure que la veille. Finalement l’apocalypse s’est mêlée à cette grande fête qu’était notre vie à deux, on a survécu, côte à côte, en se serrant les coudes comme toujours, alors que je me suis fait la promesse tacite, solennelle, de ne toujours compter que l’un sur l’autre. De rester ensemble. Rien que tous les deux.

Au bout du compte ? Nous voilà partageant un bâtiment, nos journées, notre business avec d’autres survivants, certains restants encore des inconnus, d’autres pour lesquels je prendrais une balle sans la moindre hésitation. Je me rends compte à quel point c’est cliché de dire que s’attacher, c’est prendre le risque de souffrir, d’avoir mal à en crever, et pourtant, c’est la stricte vérité. En acceptant d’autres individus dans nos vies, et dans ce monde qui est désormais le nôtre, c’est difficile d’accepter qu’on puisse perdre n’importe qui, du jour au lendemain. Et je me rends compte, chaque jour qui passe, que c’est difficile pour moi aussi d’accepter de montrer la vraie Zola à ceux qui ne la connaissent pas encore. J’ai passé tant d’années à ne pouvoir être moi-même qu’en présence de Bill que parfois je ne sais plus trop comment faire avec les autres. Voilà pourquoi, face aux joues ruisselantes que Daniel essuie d’un geste un peu brusque, je me retrouve désemparée, à ne pas vraiment savoir quoi faire, et à profiter égoïstement du silence qui se prolonge.

Je ne le brusque pas, ne lui lance aucun regard pour inciter à de plus rapides confessions, et me contente de hausser légèrement les sourcils quand finalement, Dany me tend ses avant-bras, sur lesquels je distingue rapidement des petits cratères qui grêlent sa peau, des cicatrices qui zèbrent son derme. Ses mains se tournent, et je distingue les deux petits cœurs sur ses majeurs, qui me font serrer les lèvres en une fine ligne. Le jeune homme me précise ce que je sais déjà, et la gorge serrée, je ne peux que hocher légèrement la tête quand il évoque ce trafic d’humains, alors que j’ai du mal à déglutir. Je sais qu’à l’époque où Bill et moi étions les marionnettes de Cage, il se livrait à ce genre d’abominations, traquait de jeunes personnes, dont nous n’avons jamais rien connu du sort qui leur était réservé, tout en nous doutant toutefois qu’il s’agissait du pire. Pas une seule seconde il ne me vient à l’esprit d’interrompre le survivant quand il évoque ce qui lui est arrivé, alors que je m’efforce de repousser déjà les images qui tentent de s’imposer à mon esprit quand il parle. Non, je refuse d’imaginer. Je sais que même le pire des scénarios qui viendrait à naître de mes pensées serait malheureusement encore bien trop loin de la réalité.

Deux ans…deux longues années de ce supplice, où Daniel a dû espérer mourir chaque jour. L’évocation de cet ami mort sous ses yeux après ce qui ressemble à de longs supplices, aussi bien pour l’affamé que pour Dany, est la goutte de trop. Pudiquement, et parce que bordel de merde j’ai une réputation à tenir, je me relève et leur tourne le dos l’espace de trois secondes nécessaires à essuyer le coin de mes yeux, venant m’appuyer contre l’un des murs, les bras le long du corps. Un léger silence prend possession de la chambre, nécessaire, plus que bienvenu. Mon cœur bat si vite, si fort, que j’ai l’impression que les garçons pourraient n’entendre que ça, envahir le silence de la chambre. Finalement, le jeune survivant finit par reprendre la parole pour évoquer Vaughn, et ce lien entre eux dont j’ignorais tout. Sa pointe d’humour manque de me faire éclater en sanglots, ça aurait été sacrément bête, et sur la même lancée que Daniel, je me racle la gorge pour retrouver ma voix, qui n’a clairement pas la même assurance qu’habituellement : « -Alors Vaughn n’est pas juste un con, c’est bon à savoir…hum…j’aurai peut-être dû essayer de lui parler avant… » Je fais mine de vouloir sourire, mais n’y parviens pas du tout, et finis par pincer de nouveau les lèvres, la poitrine lourde de toutes ces révélations.

Doucement, je vais m’assoir à côté de Dany, et me mord la lèvre inférieure alors que, avec une lenteur peut-être exagérée, je lève la main, et essuie du dos de mes doigts fins sa joue sur laquelle brille encore le sillon de ses larmes. Il se laisse faire, j’admets que je m’attendais peut-être à un mouvement de recul de sa part, et finalement, mes doigts s’attardent sur son autre jour, alors que je lui adresse un sourire. Ma main passe dans son dos avec douceur, dans un geste réconfortant, et l’espace d’un bref instant, je quitte cette chambre, sans savoir ce qui provoque réellement l’évasion. Le trop plein d’émotions, la fatigue, cette chute de stress, enfin…je ne saurais le dire précisément. Mais pendant un moment, mes pensées s’égarent, sans que moi-même je ne puisse dire vers où exactement, alors que ma main retombe mollement sur le matelas, derrière Dany.

Pour autant, ce sont les mots de Curtis qui m’ancrent une nouvelle fois dans la réalité, alors que je tourne vivement un regard vers lui. « -Quoi ? Attends…quoi ? » Ouais, il est clair que mon esprit a du mal à intégrer l’information, somme toute pas si compliquée que ça à comprendre. Une de ces sales enfoirés est dans le coin, et représente donc toujours une menace pour notre nouveau Bastard. Je fronce les sourcils, reportant mon regard sur le jeune survivant : « -Pourquoi tu refuses de dire qui il est ? Tu…il pourra plus rien te faire Dany, plus jamais. Ce type ne posera plus jamais la main sur toi. Ni même un autre. Et il mérite de payer pour ses actions, ce que toi et d’autres ont subi par sa faute… » Et pour s’assurer également qu’il n’aura plus jamais le loisir d’enchaîner qui que ce soit au moindre radiateur pour l’y laisser mourir.

Cette bonne vieille amie la colère, celle qui ressort un peu trop facilement ces derniers temps flamboie subitement au creux de mon ventre, et je serre la main cachée dans le dos de Daniel, le temps nécessaire pour endiguer la vague dévastatrice, celle-là même qui me pousse à faire quelques sorties nocturnes ces derniers temps. « -On pourrait primer cet enfoiré…je te force à rien, encore une fois…mais sache que cette possibilité existe. » En parlant de possibilité, une autre m’est venue en tête un peu plus tôt, et je marque une franche hésitation, sans trop savoir comment amener les choses, comment aborder le sujet, ni même s’ils trouveront ça bienvenu. « -Je…une de mes proches amies, que j’ai connu avant tout ce merdier est…psychiatre. » Elle est devenue sexologue et œuvrait comme tel quand les rôdeurs sont arrivés, mais Faith a fait des études de psychiatrie, dont elle m’a parlé plus d’une fois, sans que je n’ai eu à feindre l’intéressement tant le sujet était passionnant. Faith est brute de décoffrage, n’a pas sa langue dans sa poche, peu même paraître intimidante, mais pourtant, je sais qu’elle prendra soin de Daniel. « -Elle consulte au No Man’s Land, et j’ai une confiance aveugle en elle, et ses capacités. Si tu as envie, et uniquement si tu en as envie, je peux lui demander de venir ici pour te parler. Elle pourrait t’aider, je pense…et puis…ça ne coûte rien d’essayer. » Je hausse les épaules en tournant mon regard vers son compagnon quelques secondes. C’est sûr qu’avec son métier, Faith parait la mieux indiquée pour trouver les mots qui sauraient soulager le jeune homme, mieux que Curtis sans doute, et encore davantage que moi, qui ne sais pas bien quoi faire pour apaiser Daniel, et les mille tourments qu’il doit ressentir.




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Daniel N. Iacobo
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyLun 9 Nov 2020 - 12:00
Je ne parle pas de la culpabilité quand je mentionne Lee et sa longue agonie. Je ne parle pas de cette bouteille d'eau que j'avais, moi, de mon côté, et que j'ai refusé de partager avec lui.

- Il … il avait les deux mains liées, il aurait pas pu la prendre … je baragouine, confus, comme si Curtis et Zola étaient au courant de cette partie-là de mon hisoire, et, d'une certaine manière, de ce meurtre. Comme s'ils étaient dans mes pensées.

Je renifle, je baisse mes yeux sur la main de Curtis qui se lie à la mienne et me concentre sur les sensations pour rester dans cette réalité.

J'enchaîne avec ma vanne de mauvais goût dans l'espoir d'apporter un peu de légereté à cette lourde atmosphère, et Zola en profite également pour participer. J'ai un bref rire nerveux où se mèle un sanglot.

- Il cache bien son jeu, pas vrai ? Il veut garder sa réputation de mec viril, mais c'est un vrai chevalier servant.

Ma voix tremble. Impossible pour moi d'agir naturellement.
Je me redresse très vaguement quand elle s'approhe en la fixant intensément. Quand elle lève sa main vers moi, je tourne furtivement mes prunelles sur Curtis. Si j'ai un vent d'inquiètude qui traverse mon regard, le fait qu'il ne réagisse pas me rassure et m'aide à ne pas paniquer.
Mes paupières papillonnent un instant avant de s'arrêter sur le visage de la jeune femme, détaillant ses traits délicats comme si je la découvrais pour la première fois.

Sa main est fraîche sur ma joue brûlante. Je ressens... une certaine reconnaissance. Un possible soulagement. Une tendresse. Les gestes d'affections étaient si rares à cette époque qu'il m'arrive encore de me retrouver surpris face à la douceur de Curtis et, actuelldment, devant la délicatesse de Zola. Je me retrouve démuni. À me demander pourquoi. À me dire que ça n'en vaut pas la peine. Que je n'en vaux pas la peine. Après tout, je ne suis qu'un être humain parmi tant d'autres.

Je romps le contact visuel quand sa main glisse dans mon dos et baisse le visage vers le sol. Avec l'impression d'avoir été là, pleinement présent, l'échange d'un regard avec elle. Loin de l'amour fusionnel qui unit Curtis et moi, ressentir ça à l'égard d'une femme que je connais à peine … je m'en retrouve bouleversé. Et épuisé. Comme à chaque fin de crise, où j'ai l'impression que mon corps est vide et que mon âme n'a plus la force de l'alimenter. À ressasser tout ça, c'est encore pire. Un soupir maintenu glisse entre mes narines.

Mais mon cœur râte subitement un battement aux mots de Curtis. La bombe est lancée, et l'exclamation de Zola me fait sursauter. Je braque sans le vouloir un regard noir sur mon compagnon, sans réussir à refouler cette sensation de trahison. Comment ose-t-il ? Sans me demander ? Sans penser aux conséquences ? Il sait très bien pourquoi je refuse de parler. Qu'attend-t-il de cette révélation ?

Ma respiration s'accélère brusquement alors que ma mâchoire se crispe sous les effets de l'anxiété. Je secoue la tête, ferme les yeux, ravale les images et les nausées qui m'assaillent chaque fois que je pense à lui. Je lâche la main de Curtis pour joindre les miennes et venir me tordre les doigts alors que je continue de secouer la tête face aux interventions pourtant pleines de compassions de Zola.

- Non … non … non … n-no quiero hablar de eso … il a des contacts … ils savent sans doute … j'veux pas créer de problème.

Je n'ai même plus la force de pleurer, mais ma voix est brisée. Je cache un instant mon visage, honteux, et quand je libère mes yeux, c'est pour détailler un instant mes doigts tremblants, une expression de douleur sur el visage.

- Tant que je dis rien, il fera rien. Rien aux autres …

Vaughn avait tenté, déjà. Curtis et Nina aussi. De me faire avouer. J'avais refusé avec chaque fois un peu plus de colère et de désespoir. Je ne dirai rien. Rien.

Je me crispe, persuadé que Zola et Curtis vont continuer à insister, prêt à me montrer plus virulent s'il le faut, prêt à me les mettre à dos une bonne fois pour toutes pour ne pas avoir à balancer de nom. Mais la jeune femme enchaîne sur un autre sujet, me parle d'une amie à elle. Quelqu'un qui pourrait m'aider à aller mieux dans ma tête.
Visage fermé, je garde mon regard baissé alors qu'une de mes mains joue avec une de mes mèches de cheveux. Accepter que l'on va mal, c'est difficile. L'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre, cela devient embarrassant. Ça donne l'impression d'être un poids, une erreur. D'être inférieur. Même si j'en ai toujours eu conscience.

Je me contente de hausser brièvement une épaule.

- Je … je sais pas si j'ai envie de parler de ça … encore …

Rien que l'idée de devoir ressasser les détails et plonger dans ma mémoire me donne des sueurs froides. Y'a sûrement des trucs que j'ai oublié. Des choses dont je n'ai pas du tout envie de me souvenir.
Mes yeux se redressent pour venir les détailler chacun leur tour, avec la désagréable impression d'être l'unique problème dans tout ça. L'impression d'être regardé avec pitié, d'être un moins que rien. De pas être à la hauteur.


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Curtis L. Reznor
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyMer 11 Nov 2020 - 23:12

La patience et la compassion dont Zola fait preuve à l'égard de Dany ont le don de me réchauffer le cœur. Il en a besoin, d'être considéré, écouté et rassuré aussi même si jamais il n'admettra le mériter. Au fond de moi, je suis persuadé que c'est probablement ça la seule voie à suivre pour qu'il aille mieux un jour. Qu'il se rende compte de l'importance qu'il peut avoir ou qu'il peut prendre pour certain d'entre nous. Qu'il sache que son bien-être importe à plusieures personne et qu'un jour peut-être il parvienne à se sentir digne de ses attentions. Je voudrais être le premier à pouvoir l'aider à réaliser tout ça, mais je sais aussi que c'est parfois l'aide des personnes les plus proches de nous qui est le plus difficile à accepter. Alors, je dois, cette fois encore accepter de faire avec ma position compliquée d'être à la première loge dans toute cette histoire. Je me contente d'écouter, de m'effacer un peu. Me demandant même si il ne serait pas plus facile que je ne sois pas présent dans cette pièce. Je m'empare du t-shirt déjà sali et je viens à nouveau frotter le sang qui continue de perler sur la blessure. J'appuie un peu trop fort, juste pour ressentir la décharge de la douleur, pour me garder ancrer dans l'instant. Contrôler les nerfs aussi qui brûlent toujours sous la peau.

Et ce sont probablement ces mêmes nerfs qui me poussent à révéler le détail que Dany n'a pas mentionné. Je remarque bien le regard noir qu'il me lance Je l'affronte, le soutien. Je refuse de culpabiliser. Il est nécessaire d'en parler. Je ne sais pas combien de temps encore je pourrais tolérer cet état de fait sans me lancer tout seul dans une chasse à l'homme contre du vent. Du vent, parce qu'il refuse de parler et que ça me met hors de moi. Alors, non il est hors de question que je culpabilise. Et à voir la réaction de Zola, il est évident que j'ai bien fait d'en parler. Cela ne peut pas continuer de se passer en toute impunité. Parce que Zola à raison, ce mec doit payer. Lui et d'autres d'ailleurs. Mon regard emplit d'approbation se pose sur la brune, mais il dévie froidement vers Dany lorsque celui-ci mentionne le fait que s'il ne dit rien le mec ne s'en prendra pas « aux autres ». Mes épaules se contractent, le dos se redresse et je fixe Zola. Je me retiens de dire ce que je pense. Pas besoin que Dany m'entende encore dire qu'il n'a pas à tout encaisser pour protéger qui que ce soit. Que si on a une chance de se battre, il faut la saisir. Que j'en ai rien à foutre des conséquences s'il s'agit de le sortir du cauchemarder. Non, ça ne sert a rien parce que je l'ai déjà hurlé haut et fort et qu'il ne veut rien entendre. Une partie de moi aurait espéré que Zola parvienne à lui sortir un nom, une autre part, plus sombre, n'aurait pas compris que qui que ce soit ait le pouvoir de lui tirer l'information en dehors de moi. Il nous force à agir dans son dos. A devoir trouver d'autres alternatives et peut-être même à lui mentir. Nous devons agir pour son bien contre son gré. J'ouvre la bouche seulement pour mentionner les faits d'un air faussement détaché.

Dany, si tu nous disais ou nous indiquais de qui il s'agit on pourrait avoir l'ascendant, les chances de notre côté. Si tu nous force à trouver d'autres solutions, au final tu rends tout ça bien plus dangereux pour tout le monde.

Je hausse les épaules. Ça ne sert à rien que j'insiste. Mon regard glisse dans celui de Zola et je lui adresse un hochement de tête entendu. Signe que je suis prêt à en discuter avec elle quand l'occasion se présentera et à aviser un plan si il le faut. Elle change de sujet et parle d'une de ses connaissances qui pourrait aider Dany. Évidemment, lui s'empresse de dire qu'il n'est pas certain d'en avoir envie. Alors, une fois encore je me permets de donner mon avis même si on ne me le demande pas.

Tu devrais essayer. Ça ne peut pas te faire de mal, imagine si elle parvient à t'aider, même un peu. Et si il faut par la suite que je lui parle aussi et bien je ne vois aucun problème avec ça.

Peut-être que accepter mes démons peut encourager un peu Dany à parler des siens. Peut-être aussi que sur le long terme elle pourrait nous aider tous les deux. Parce que parfois, je suis épuisé, parfois je me demande si on va pouvoir continuer longtemps à foncer droit dans le mur comme ça. Et je me déteste quand ça me passe par la tête. Il est hors de question que je renonce, mais c'est humain d'avoir des moments de faiblesse.




    I'm still young wasting my youth. I'll grow up next summer - Watch me take a good thing and fuck it all up in one night. Catch me, I'm the one on the run away from the headlights. No sleep, up all week wasting time with people I don't like.I think that something's fucking wrong with me.
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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyJeu 12 Nov 2020 - 15:57
Savoir que l’un des tortionnaires de Dany est dans le coin fait monter en moi une brusque bouffée de colère…ou peut-être même quelque chose qui pourrait s’apparenter à de la haine. Je serre les dents, et colle la langue contre mon palais pour juguler le flot de mots qui menacent de m’échapper quand le jeune survivant s’oppose farouchement à ce qu’on retrouve le salopard qui l’a malmené, et qui a contribué au trafic dont il a été une victime. Mais impossible d’aller plus loin alors que Dany se referme déjà, se recroquevillant sur lui-même, alors que tout dans l’idée de traquer la pourriture semble le rebuter. Je pose délicatement la main sur les siennes, qu’il est en train de triturer sous l’effet d’une anxiété plus qu’évidente, et souffle doucement : « -Hé…tu ne causes aucun problème. Mirame. Je te l’ai dit, tout va bien Dany. » J’attends que son regard hanté vienne à la rencontre du mien, et hoche doucement la tête, alors qu’à demi-mots, Curtis évoque le fait qu’avec ou sans l’aide de Daniel, l’idée est bien de remettre la main sur cet enfoiré. Et ses collaborateurs si la possibilité nous est donnée. « -Tu sais ce que Curtis et moi on en pense. Et sans doute Vaughn aussi. Maintenant, les cartes sont entre tes mains. Encore une fois, on te force à rien. » Mais comme l’a évoqué son compagnon…ce serait plus facile avec un nom, ouais. Pour autant, je porte mon regard sur Curtis, et hoche discrètement la tête, comme si implicitement, par ce petit geste, on convenait de ne pas en rester là.

Je finis par évoquer l’existence de Faith, la confiance que j’ai en elle, suffisamment pour songer que la belle brune pourrait venir en aide au garçon. Une idée qui, évidemment, n’a pas l’air de l’enchanter, ce dont je m’étais doutée. Curtis est plus prompt que moi à réagir, et en le voyant avec son t-shirt, je me dis que j’en ai jusqu’à oublié son arcade, que je me suis pourtant engagée à soigner. Tandis qu’il poursuit, évoquant la possibilité de consulter Faith lui aussi, je me lève du lit, et lui adresse un petit sourire léger, attendri par ce garçon qui ne doit pas non plus avoir très envie de reparler de son agression, mais qui bravement, est prêt à monter l’exemple pour encourager son bien-aimé. « -Laisse-moi voir… » que je finis par dire une fois arrivée devant lui, lui prenant doucement le t-shirt des mains. J’avise la blessure, avec cette faible luminosité ce n’est pas forcément aisé, mais il en faut plus pour m’arrêter, et je m’empare d’un paquet de compresses, et de désinfectant.

Je commence mon œuvre, avant de prendre une lente inspiration. « -Si tu es d’accord pour la rencontrer, je l’amènerais ici, sans lui expliquer le pourquoi de sa présence. Et…ce sera à toi de voir ce que t’as envie de lui raconter, d’accord ? Même si c’est pour lui parler…de ton enfance, ou…de la musique, des misères qu’on put te faire tes anciennes clientes au salon d’esthétique. Ce que tu veux…Ça te permettra de te faire une idée sur elle, et s’il faut que Faith vienne cinquante fois, pour l’un ou l’autre d’entre vous, elle viendra cinquante fois. Okay ? » Et tout en parlant, j’applique les compresses sur l’arcade ouverte pour nettoyer la plaie, essayant de ne pas être brusque dans mes gestes, quand bien même je ne suis pas la meilleure indiquée pour les soins. Mon regard remarque alors seulement les écorchures sur son bras, son dos, qu’il faudra aussi désinfecter. « -Et toi…ce serait sympa que tu évites de défoncer les murs de l’ORB avec ta tête… » J’adresse un sourire à Curtis, et récupère sur le lit des espèces de strips, que je dépose à plusieurs endroits sur la coupure, pour en rapprocher les bords. Est-ce que je sais ce que je fais ? Pas totalement non. Mais en l’absence de Vaughn, il n’y a pas d’autres choix que de se débrouiller avec les moyens du bord.




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Daniel N. Iacobo
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyJeu 12 Nov 2020 - 22:26
Je relève brusquement les yeux vers son visage quand elle parle ma langue. Prenant sur moi, je déglutis et hoche la tête, les traits tirés. Mon cerveau vrille dans ma langue maternelle sans que je ne m'en rende vraiment compte.

- Es peligroso, que j'souffle en fouillant dans ses prunelles son approbation. No es un solitario ...Tiene un grupo. Si … si desaperece, se háran preguntas.

Je ferme fort les yeux quand la voix de Curtis me parvient et secoue la tête, encore en pinçant les lèvres. Les nausées me donnent le tournis. J'ai envie de hurler. À la place, je lâche les mains de Zola et me bouchent les oreilles en plaquant les miennes dessus, à la manière d'un enfant qui refuserait d'écouter les remontrances d'un parent. Je les garde solidement appuyées de chaque côté de mon crâne, même si je les entends encore, jusqu'à être sûr qu'ils ont bien changé de sujet. Toujours déplaisant, mais je préfère ça malgré tout.

Je regarde Curtis qui se débat avec sa plaie et esquisse un mouvement pour me mettre debout et venir l'aider, mais Zola me devance. Mon visage se détend un peu quand il affirme être prêt à entamer une thérapie. Une expression de peine traverse mes yeux. Je les détaille tour à tour, songeur. Je me déteste d'agir comme ça. D'être si égoïste. Et j'essaie de tourner le problème dans l'autre sens. Aller mieux, si ce n'est pas pour moi. Pour Curtis. Vaughn, Nina, Jeff et les autres. Au moins, essayer, pour eux. Pour qu'ils pensent que des efforts sont fait, malgré mon mépris, malgré mes réticences et mon manque de confiance.

Alors les mots de Zola font doucement leur chemin à l'intérieur de ma tête. Je la regarde soigner Curtis, et j'ai encore envie de pleurer. J'crois que les larmes se sont pas arrêtées de couler, de toute façon.
J'avale ma salive et hoche lentement la tête, acceptant finalement la proposition. J'en ai pas envie. Je sais que ça me fera pas du bien. Mais si peut donner l'illusion aux autres d'avoir pu m'apporter de l'aide ...
Un tic agite furtivement mon visage. L'attention se tourne vers Curtis. La voix cassée, j'ose, après un long silence de ma part.

- C'est … c'est pas moi qui t'ai fais ça, pas vrai ?

Je sais pas s'il me le dirait même si c'était le cas, mais j'ai besoin de sa voir. Et mes prunelles glissent encore, sur lui, sur elle, sur mes mains, sur la chambre, sans trouver de point d'ancrage. L'épuisement fait ployer mes épaules. Je suis là, sans être là, mais au moins, cette brève sensation de planer me retire mes démons, et j'suis juste présent physiquement.


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Curtis L. Reznor
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyMar 24 Nov 2020 - 17:32


Je relève la tête lorsque Zola arrive à ma hauteur et me propose son aide. Ce ne sera pas la première cicatrice, pas la dernière non plus. Je me laisse faire docilement, profitant de l'instant pour continuer de me clamer. Me concentrant sur ses gestes et la douceur avec laquelle elle les exécute. Pas vraiment concerné par la douleur physique pourtant, même si ça tire ça pince. Que le corps fait mal de la chute et des tensions. C'est le dernier de mes soucis. La douleur de Dany bouffe la mienne. J'assiste a leur échange, prenant le recul de ne plus m'en mêler. J'espère que ça fera son chemin et que Dany ira la voir, l'amie de Zola. Il doit tout tenter, hors de question de continuer à le regarder s'enfoncer sans rien faire. Zola s'adresse finalement à moi et un rire cynique quitte mes lèvres. Je hausse les épaules.

On va dire que c'est mieux de s'en prendre aux murs que à l'un d'entre vous. Le pire a été évité finalement.

Je tente de prendre avec humour, mais j'en pense pas moins. J'ai méchamment déconné et ça aurait pu être une catastrophe. Je ne peux pas non plus faire de promesses pour l'avenir. Celle de faire de mon mieux c'est certain, mais quand il s'agit de Dany, je perds pied si facilement, si rapidement. Ça me fait peur, ça lui fait peur aussi. Cette situation devient dangereuse pour tout le monde. J'en ai conscience. Je plisse les yeux, je me mords la langue. Je ne sais plus quoi ajouter. La pression retombe un peu et la fatigue se fait sentir, la lassitude aussi un peu. Le visage toujours tourné vers Zola qui applique les soins. Reconnaissance qui se lit dans le bleu quand il rencontre son regard. Ça me fait bizarre qu'on s'occupe de moi comme ça, ça remue des trucs au fond de mes tripes. Le passé, le présent. Pas l'habitude de laisser les autres prendre les choses en mains, de me laisser aider. Pourtant, il faut que j'apprenne, que je montre l'exemple à Dany.

Et il prend la parole, question douloureuse qui brise le silence. Je serre les dents. Je pourrais lui répondre que si ce n'est pas le cas cette fois, ça l'a été et ça le sera encore. Jusqu'au jour où il ira plus loin. Trop loin. J'avale lentement ma salive, parce que ça ne sert à rien que je l'accable. Mais j'ai de plus en plus de difficultés a gérer le fait qu'il ne fasse pas grand-chose pour que ça s'arrange. Un jour je pourrais exploser. Pas aujourd'hui. Pas devant Zola. Ce n'est pas le moment. J'ai envie de lui dire que non, il n'est pas responsable. Sauf que même si ce n'est pas sa main qui a porté la blessure c'est juste un constat supplémentaire de l'ampleur de la situation. Ce n'est pas lui, mais il a une part de responsabilité. Je ne tourne pas la tête vers lui, profitant des soins de Zola pour ne pas le regarder, ne pas prendre le risque qu'il interprète mal le regard que je pourrais poser sur lui. Ma main part à l'aveugle vers lui, se pose sur sa jambe et presse doucement.

Non ce n'est pas toi Dany. Je me suis juste vautré dans les escaliers.

Parce que je ne dors pas assez, à cause de la panique, du besoin urgent de le retrouver et m'assurer qu'il allait bien. Je pousse un soupire et j'ajoute quelques mots à leur intention a tous les deux.

Je pense qu'on a eu assez d'émotions pour ce soir. On a tous besoin de se reposer. De dormir un peu si c'est possible.

Ma main se pose doucement sur le poignet de Zola. Je sais qu'il y a encore des soins à faire et je désigne Dany d'un coup de menton.

Merci Zola. Pour tout...Je pense qu'il pourra s'occuper du reste.

Qu'il se concentre sur quelque chose pour continuer de se calmer.





    I'm still young wasting my youth. I'll grow up next summer - Watch me take a good thing and fuck it all up in one night. Catch me, I'm the one on the run away from the headlights. No sleep, up all week wasting time with people I don't like.I think that something's fucking wrong with me.
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Zola Saltzman
Chasseur de primes
Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 5 EmptyMer 2 Déc 2020 - 11:46
La détresse dans le regard de Dany me bouleverse, et j’ai du mal à en rester détachée, bien malgré moi. Pour autant, je fais l’une des choses que je sais le mieux faire sur cette Terre : je prends sur moi, revêt mon masque, et lui adresse un léger sourire qui se veut rassurant : « -Cariño, tu también tienes un grupo ahora. Ya no tienes que tenerle miedo a él, ni a nadie más. Te protegemos…vale ? On te protégera Dany, tu n’es plus tout seul. » que j’ajoute en anglais, sans même faire attention à la transition. Je voudrais essayer de lui faire entendre ça, qu’il est un Bastard maintenant, et que les Bastards se serrent les coudes malgré quelques tensions et animosités, mais je peux comprendre qu’il soit méfiant, sur la défensive, replié sur lui-même. Peut-être qu’avec le temps, ou les miracles de Faith, ça ira mieux, et qu’il saura nous faire confiance…même si je me doute que le chemin sera long.

Et quand je vois Dany se plaquer les mains sur les oreilles pour se fermer davantage et ne pas entendre ce que lui dit Curtis, je me dis que oui, la pente sera sans doute sacrément longue à remonter…mais il pourra compter sur nous pour ça. Je finis par aller m’occuper de la plaie à l’arcade du jeune homme, essayant d’être délicate dans mes gestes, même s’il doit bien se douter que je n’étais pas infirmière dans notre autre vie. Cela ne fait même aucun doute face à ces gestes hésitants et maladroits. Quand nos regards se croisent, je lis beaucoup de choses dans ce joli regard bleu, beaucoup trop de choses même pour un seul individu, mais je prends le parti de répondre par un léger sourire, alors que mon pouce glisse dans une légère caresse sur sa pommette. Un geste anodin, mais qui pourrait dire beaucoup : ça ira mieux, accroche-toi, tout va bien. Oui, ce soir aurait pu virer à la tragédie, et les couloirs de l’ORB être teintés du sang des Bastards…mais le pire a été évité, alors autant se focaliser là-dessus.

Je reste silencieuse, alors que Dany s’inquiète de savoir si les blessures de Curtis sont de sa faute, et je prends le parti de ne pas m’en mêler, de les laisser en discuter entre eux. De toutes façons, ce pansement qui colle sur mes doigts accapare toute mon attention, et puis…ça ne me regarde pas vraiment aussi. Néanmoins, je hoche la tête d’un air de dire que oui, des émotions, il y en a eu ce soir, et sans doute un peu trop même. Curtis m’attrape le poignet, annonçant que Dany prendra la suite, et je hoche une nouvelle fois la tête, en les regardant à tour de rôle. « -Me remercie pas, c’est normal. Vous savez où me trouver si besoin. Et hésitez jamais, peu importe l’heure. » Je tends la compresse et le désinfectant à Daniel, en accentuant davantage mon sourire, puis je me redresse, et récupère mon sac à dos. La main sur la poignée de la porte, je marque quand même un léger temps d’arrêt, tournant mon regard sombre vers les deux amoureux : « -Essayez de vous reposer, on se voit tout à l’heure. » Nouveau sourire, et je quitte leur chambre pour me diriger vers le loft, où je vais directement dans ma chambre. Je sens le poids du monde sur mes épaules, une furieuse envie de pleurer aussi, que je chasse de mes pensées en me glissant dans ce qui me fait office de pyjama, et en quittant la pièce pour aller au seul endroit du monde qui est ma forteresse à moi, mon rempart contre les coups durs, ma bouée de sauvetage en pleine tempête : les bras de Bill.




La vida no es la fiesta que habiamos imaginado, pero ya que estamos aqui, bailemos
Some days I am goddess. Some days I am wild child. Some days I am a fragile mess. Most days, I am a bit of all three. But every day, I am here, trying.
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