The Walking Dead RPG

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- You may bury my body -
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Curtis L. Reznor
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyMar 3 Nov 2020 - 1:54


Je m'accroche un peu au flingue quand Zola tente de le récupérer. Comme si je ne voulais pas qu'elle s'empare de la dernière barrière de protection, comme si je n'allais pas pouvoir faire sans. Je cède finalement et la laisse faire en refoulant un terrible frisson qui me glisse le long de la nuque. Je rejoints le mur. Je reste figé, incapable de prendre le recul suffisant et de redescendre sur terre. Les larmes qui me brouillent la vue, se mélangent au sang. Et putain c'est quand on ouvre les vannes qu'il est deux fois plus difficile de le refermer après. Je grimace et lutte pour ravaler ses larmes, mais je parviens à peine à respirer. Amir qui se dirige vers moi, je le reconnais maintenant qu'il me rappelle à l'ordre et je me contente de secouer la tête. Je sais bien qu'il a raison, que ces intentions ne sont pas mauvaises, je suis juste incapable d'agir pour le moment. Je lève sur lui un regard absent avant de retrouver l'obscurité. C'est la voix de Chris qui me rappelle document d'entre les limbes. Mon regard s'accroche sur lui et je hoche la tête à ses paroles. Un cauchemar. Un simple cauchemar. Pas un drame. Ce n'est pas lui qui doit toutes les nuits assister impuissant au désespoir de la personne qui compte le plus pour lui sur cette terre. Je pense que tout le monde sous-estime la situation, à moins que ce soit moi qui dramatise.. je ne sais plus. Il évoque l'idée d'en reparler et de trouver des solutions. Je me mords la langue. Toujours pas convaincu qu'il soit une bonne idée de mêler qui que ce soit à tout cela même si ça me paraît quasi inévitable.

Il porte Dany jusqu'à mes bras et c'est presque dans un mouvement automatique que je le réceptionne. Pourtant, à l'instant ou la chaleur de son corps rencontre le mien, c'est comme une décharge électrique. Mes bras qui l'entourent, mon visage ensanglanté qui se perd dans ses cheveux, inspire son parfum et y pose un baiser. Je le serre, il me serre, de nous et comme précédemment elle parvient à capter mon attention. Je ne me l'explique pas. Il s'agit probablement de la douceur dont elle fait preuve, mais j'accroche à nouveau mon regard dans le sien. Elle constate la blessure et je me contente de hocher la tête à ses paroles, me souvenant seulement à cet instant de ma chute et c'est comme si au passage cela réveillait les douleurs. L'arcade, le bras, le mollet, le dos, tout ce qui a morflé dans la précipitation. Zola propose que l'on rejoignent note chambre, de s'occuper de ma blessure aussi et j'ai presque envie de lui dire que c'est bon que je vais m'occuper de tout, que nous n'avons plus besoin d'aide. J'ai pourtant pas encore la force de reprendre le pli de ma fierté alors je me contente de suivre le mouvement, le temps de puiser en moi ce qu'il faut pour reprendre le contrôle.

Lorsque nous arrivons à notre chambre, je pousse la porte du bout du pied pour nous laisser entrer. J'accompagne Dany jusqu'au lit où je le pose délicatement. Un baiser collé sur son front avant d'aller allumer quelques bougies dans un coin de la pièce. Je fais alors volte face vers eux et m'empare d'un t-shirt sale pour frotter au mieux une partie du sang sur mon visage, le long de mon cou et le haut de mon torse. Je m'éclaircis la gorge et brise le silence.

Je suis désolé. Je ne voulais pas. Dany non plus... Je... On fermera la porte de notre chambre à clef à l'avenir. Pour être certain que un événement comme celui-ci ne pourra pas se reproduire. Je ferai attention. Je m'occupe de tout. On s'est relâché, mais je reprends tout ça en main.


Être certain d'enfermer nos peurs et nos fantômes avec nous dans cette pièce pour qu'ils ne viennent pas apparaître aux yeux des autres. Voilà ce que je sous-entends. Comme si c'était une solution. C'est la seule que je trouve en tout cas. Je m'empare d'une clope roulée que je viens s'allumer la flamme d'une bougie, tire une taffe et viens m'installer à côté de Dany en passant ma main dans son dos. Geste qui se veut réconfortant. Baiser posé sur son épaule. Il est ma responsabilité. Mon regard se pose finalement droit dans celui de Zola.




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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyMar 3 Nov 2020 - 16:43
J’accroche le regard de Daniel, puis celui de Curtis, et si j’ai l’impression pendant quelques secondes qu’il va m’envoyer chier à ma proposition, il accepte finalement que je les accompagne jusqu’à leur chambre, et je laisse le couple passer devant moi, glissant une main dans le dos de Chris en passant à côté de lui, et un baiser sur le front de Bill qui nécessite que je me hausse sur la pointe des pieds. « -Pense à nous pour le thé s’il te plait… » J’y glisserai volontiers quelques gouttes de gnôle pour faire passer le goût amer de cette étrange soirée. Au moins, la morale et les remontrances que risquent de me faire le dandy et le tatoueur sont un peu retardées pour mon escapade nocturne, et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. On parcourt les couloirs de l’ORB jusqu’à rejoindre leur chambre, que Curtis ouvre du bout du pied, avant qu’on s’y engouffre tous les trois, et que je referme la porte derrière nous.

Je suis encore mouillée de ma petite sortie en douce, et tandis que j’observe avec quelle douceur notre M. Jack s’occupe de Dany, je retire mon sac à dos, et ma veste dont les épaules sont plus que trempées. La pièce s’illumine peu à peu de quelques bougies, si bien qu’on y voit désormais plus clair, de l’air hagard de Daniel à celui de Curtis qui tente tant bien que mal d’essuyer le sang sur sa peau. Ce dernier est le premier à rompre ce silence et l’étrange atmosphère qui règne dans la chambre, presque oppressante. Est-ce que j’ai l’impression de me sentir ici comme une intruse ? Oui, clairement. Pour autant, je prête toute mon attention au survivant qui s’adresse à moi, alors qu’il finit par retourner s’assoir auprès de son amant, chacun de ses gestes dévoilant l’attachement que je devine aisément entre eux, et je ne détourne pas un seul instant le regard quand il vient ancrer ses yeux dans les miens. « -Je vais chercher de l’eau. » C’est ma première réponse, une fuite en avant, sans doute, et je reste adossée à la porte close côté couloir quelques instants pour souffler ce trop-plein qui fait trembler mes doigts.

Je fais un crochet par l’infirmerie pour récupérer deux trois trucs que j’imagine être utiles, puis me dirige vers le loft qui n’est pas loin, si bien que mon aller-retour ne prend pas plus de quelques minutes, cinq peut-être six grand max, et j’en reviens avec une petite bassine remplie d’eau claire, et propre, et les poches pleines, avant de toquer à la porte de la chambre des garçons pour obtenir le droit d’y entrer. Je dépose la bassine à l’attention de Curtis, glissant un coup d’œil sur son torse, son cou, bref, sur tout ce sang barbouillé : « -Ce sera plus facile pour te nettoyer. Tu te sens mieux Dany ? » Et après un léger sourire rassurant, je finis par vider le contenu de mes poches sur le lit, restant silencieuse, à danser sur mes pieds. « -Je ne blâme aucun d’entre vous pour ce qui vient de se passer. C’est même plutôt nous qui devrions nous excuser… » Mon regard quitte les fournitures médicales pour se poser sur Curtis, puis Dany, alors qu’après une brève hésitation, je pose mes fesses sur un coin du lit. « -Enfin…je peux pas parler au nom de tous les autres, mais moi je m’excuse en tout cas. J’ai entendu les cris, la nuit, j’ai vu vos têtes de déterrés les matins, et j’ai jamais cherché à savoir ce que je pouvais faire pour aider. » Une conversation pas si vieille que ça avec Bill remonte des tréfonds de ma mémoire, alors que je tente d’étouffer ce soupçon de culpabilité qui me colle un peu trop à la peau ces derniers temps.

Je ne peux pas mentir sur le fait que je n’ai jamais forcément cherché à me lier aux garçons depuis leur arrivée, quand bien même nos relations ont toujours été cordiales. Ils sont juste là, sous le même toit que moi, partageant l’ORB avec les autres membres de la faction, deux âmes que je croise également à la Cage, et voilà. Nos relations n’ont jamais été plus loin. Eux aussi ont droit au quotidien à la Zola détachée, hautaine, indifférente à peu près à tout, celle soigneusement cachée derrière son masque. Mais les mots du dandy anglais ont fait leur lent chemin dans mon esprit, je ne peux le nier, et le masque se fissure peu à peu, malgré moi. Mon regard sombre se tourne vers Curtis une nouvelle fois, alors que je me pince doucement les lèvres : « -Vous êtes des Bastards maintenant…tous les deux. Ça veut dire que t’as plus besoin de gérer ça tout seul, quoi que soit ce « ça ». Et passer la nuit enfermés dans votre chambre, sans qu’on puisse vous atteindre en cas de besoin me semble pas être une bonne idée. » Mon ton est calme et posé, je parle avec une douceur dont ils ne doivent pas avoir l’habitude, mais qu’importe. Ce soir ils en ont besoin, je crois, et moi aussi. « -Je sais que tu fais déjà attention, que vous faites attention tous les deux, je vous reproche rien, t’en fais pas pour ça. Mais je vais être honnête avec vous, je suis totalement désemparée…je…je pourrais vous promettre là de suite de tout faire pour vous aider, et c’est vraiment ce que je souhaiterais, mais il va falloir que vous m’expliquiez quoi faire pour ça… »




La vida no es la fiesta que habiamos imaginado, pero ya que estamos aqui, bailemos
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Daniel N. Iacobo
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyMar 3 Nov 2020 - 18:50
Je suis Curtis du regard comme s'il était mon seul point d'ancrage dans la réalité. Quand il m'abandonne sur le lit, je laisse mes yeux fixer le vide, une ride tourmentée barrant mon front. Je sens le contre-coup qui arrive. Pas le moment le plus agréable, mais je sais que quand ça arrive, c'est que je sors enfin de ces délires. Je me mordille la lèvre inférieure et résiste, jusqu'au moment où Zola quitte un moment la chambre.

Alors je fonds en larmes, comme un enfant, comme si je craquais pour la première fois de ma vie. Tête enfouie dans les mains, je lâche tout, et je prie pour que mon désespoir et mes traumatismes disparaissent en même temps que mes larmes. Impossible pour moi de passer outre la persuasion que je suis le seul et l'unique problème, dans tout ce bordel.
Cinq minutes. Et je renifle un grand coup, attrape d'une main tremblante un mouchoir pour éponger mes joues et mon nez. Quand Zola revient, je ne suis plus que secoué de quelques hoquets, vestige de cette brusque crise de larmes. Je fais pitié, mes épaules sont voûtées et mon regard fuyant. Pourtant, je hoche la tête à sa question et force pour qu'un sourire timide traverse mon visage.

Je recule jusqu'à me caler contre le dossier du lit, ramenant mes jambes contre moi et posant mon menton sur mes genoux tout en observant Zola apporter les premiers soins à Curtis. Je sais toujours pas si c'est moi qui lui ai fais ça, mais j'ose plus ouvrir la bouche. Si j'pouvais disparaître, je le ferais sans hésiter. En attendant, c'est un regard pleins de reconnaissances que je lance à la jeune femme. J'suis reconnaissant de voir qu'elle ne juge pas. Qu'elle ne critique pas. En tout cas, pas devant nous.

Je détourne le regard quand elle avoue avoir déjà entendu crier, la nuit, toujours un peu plus honteux.

- On a chacun nos problèmes, que je marmonne après un silence pour pas qu'elle culpabilise de ne pas s'être intéressée à nous.

Personne lui en voudra pour ça, et moi, encore moins. Au contraire. Qu'elle se protège. Je souffre déjà assez de devoir imposer ça à Curtis.
Un sourire attendri m'échappe alors que je tends le bras vers elle pour lui attraper une mèche de cheveux que je laisse glisser entre mes doigts.

- Linda nina, je souffle dans ma langue natale, sans pouvoir m'empêcher d'être tactile.

Elle avoue être désemparée face à cette situation. Je récupère mon bras pour enserrer mes jambes et retourne à ma contemplation du vide. Quoi faire ? Je crois qu'on aimerait tous les deux bien le savoir. Même si, dans mon vide désespéré, la seule solution que j'ai pour que tout aille mieux serait de me tirer une balle. J'y pense, parfois. Souvent. Trop souvent.

Alors je hausse une épaule et laisse un soupir filtrer entre mes narines.

- Si je savais quoi faire … j'passerai pas mes nuits à faire vivre un cauchemar à Curtis... et à vous, maintenant.

Mon corps se penche légèrement pour attraper la gourde aux pieds du lit. Alors que je dévisse le bouchon, j'ajoute :

- Il paraît que le temps c'est le meilleur des remèdes.

Et j'en bois une lente et longue gorgée après avoir haussé les sourcils d'un air médisant.


All you gotta do it cry a little, cry a little, cry a little to be fine


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Curtis L. Reznor
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyMer 4 Nov 2020 - 2:19

Lorsque Zola quitte la pièce et que Dany font en larmes, je me contente de caresser son dos.

Shhhh….calme toi ça va passer.

Même rengaine. Étape obligatoire du processus que la crise de larme. Et j'ai beau y avoir assisté tant de fois, ça ne rend pas la tâche plus facile. Cœur qui se brise chaque fois en milles morceaux. Impuissance et frustration qui dansent au fond du bide. Main qui se serre sur ton t-shirt parce que malgré la douleur, je sais bien que je pourrais continuer d'encaisser tout ça indéfiniment pour lui. Ça se serre dans ma gorge, sanglots au bord des lèvres que je refoule avec vigueur, puisant dans les dernières ressources et secouant la tête. Coups sur la porte et retour de Zola .Regard qui se lève vers elle, malgré la tête baissée. Le bleu regarde ce qu'elle pose sur le lit. Bien loin au final de me préoccuper de ma blessure physique quand l'âme blessée se Dany dégouline par tous les pores de sa peau. Alors, je hoche la tête en signe de remerciement, mais ne touche à rien de ce qu'elle a apporté.

Elle ne blâme personne Zola. Et tente même de prononcer des excuses qui me font ouvrir de grands yeux ronds. Incrédule au fait qu'elle puisse se blâmer pour ça. Chacun sa survie, chacun sa merde non ? C'est pas comme ça que ça fonctionne à quelques expressions près, quand les liens ne sont réellement tissé? Aider. Le mot est encore prononcé. Et passé l'incrédulité, ma main se serre sur le bord du lit. Bouleversé par cette main tendue. Vous êtes des Bastards. Sentiment d'appartenance qui gonfle en moi. Toujours peur d'y croire, mais les mots font du bien. Pourtant, ça se brise quand elle dit que je ne dois plus gérer ça tout seul. Grimace qui me déchire le visage. Parce que je ne tiens plus du poids sur mes épaules, mais aussi parce que j'estime pourtant être le seul à devoir de le porter. Que lâcher nos merdes sur les autres, ce n'est pas mon but. Que je ne suis pas certain même d'être en mesure de pouvoir le faire.Accepter l'aide, la main tendue. Ma main remonte à mon visage, vaine tentative de chasser le sang, les larmes et la douleur.

Je pourrais vous promettre... tout faire pour nous aider. J'y crois pas à ses paroles. Ma main retombe sur ma cuisse, regard humide qui retrouve le sien. Et y a une foule de choses à lire dans mon regard. Tant d'émotions qui se bousculent que j'entrouvre les lèvres, mais que rien ne sort. Dany parti se réfugier contre le dossier du lit. Ma main qui s'avance pour s'accrocher au bas de son pantalon dans un réflexe inconscient de ne jamais briser le lien, de peur qu'il disparaisse. Je regarde leur échange. Dany fini par se blâmer encore. J'aimerais tellement qu'il accepte que ce n'est pas de sa faute tout ça. Qui pourrait vivre normalement avec ce qu'il a vécu? Personne. Amertume qui sonne dans le fond sa voix lorsqu'il évoque le temps qui passe. Ok c'est trop. Je déborde de partout, explose. Je me redresse brusquement et entame de faire les cent pas. Peur de me perdre quand y a nulle part ou s'accrocher. Titube, écrase la clope et tourne le regard vers eux.Vers lui.

Dany. C'est pas le temps la clef, je te l'ai déjà dit. C'est ton cœur. Et putain que ça sonne cliché, merde. Mais tu dois réaliser que y a des gens qui t'aiment, des gens qui veulent ton bien. Tu comptes beaucoup pour pas mal de gens et je ne vais pas te faire une liste. Tu la connais. Tu dois t'accrocher au beau, pour étouffer le sale. Une genre de merde comme la lumière qui chasse l'ombre... et j'en ai rien à foutre que tu me réveilles toutes les nuits. Je suis là pour toi. Je crève pour toi demain ! Maintenant ! Mais la clef y a que toi qui peux la trouver... pas moi.

Un lourd soupire quitte me lèvres. Je devrais probablement avoir la pudeur de ne pas faire ce genre de déclaration devant Zola, mais je veux qu'il comprenne. Il le faut. Je viens alors me rasseoir sur le lit. Coudes posés sur les cuisses et mains qui se rejoignent pour se torturer douloureusement. Ok il faut ce qu'il faut. Il faut montrer la voie, dessiner l'exemple. Alors, la voix rauque, j'entame de révéler ma part de l'histoire à la brune. Regard fuyant et accroché au sien à la fois.

Une bande d'homophobes. Ils nous ont vus ensemble... Ils m'ont violemment agressé. Pas envie de m'attarder sur les détails. Vaughn est au courant, il m'a sauvé avec Yulia. Je ne gère pas. Retrouver sa dignité, la honte. La violence et l'envie de vengeance qui me défonce. Ils ont agressé Dany aussi. Mais c'est un détail pas le cœur du problème au final.

Ma main glisse à nouveau vers Dany pour venir enlacé mes doigts entre les siens. Je sais combien il est difficile voir insurmontable pour lui de parler de tout ça.

Dany... Je peux pas en parler pour toi. C'est toi qui dois le faire ou au moins me donner l'autorisation de le faire...

Regard qui retourne vers Zola. Comme pour lui dire d'inviter elle aussi Dany à se confier. Qu'il comprenne qu'il est en sécurité avec nous et que nous ne voulons que son bien.



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Zola Saltzman
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyMer 4 Nov 2020 - 21:57
Une mèche de mes cheveux glisse entre les doigts de Dany, alors que je n’arrive pas à lui sourire réellement, comme je le voudrais. Cette sensibilité, cette fragilité qui émane de lui me touche en plein cœur, ce truc qui bat dans ma poitrine, dont le fonctionnement m’échappe encore malgré mes trente et une années sur Terre, et que je m’emploie à prétendre de glace aux yeux de tous, au quotidien. Curtis n’en mène pas plus large, et la douleur que je devine dans ses yeux humides est une nouvelle vague d’émotions à affronter, que j’absorbe comme je le peux, certaine qu’elle ressortira plus tard, quand je serai seule. Je fronce doucement les sourcils quand Daniel répond, secouant aussitôt la tête : « -Tu me fais vivre aucun cauchemar. Et qu’un seul Bastard vienne se plaindre pour ce qui vient de se passer, ou quoi que ce soit d’autre, et j’oublierais le sens du mot « diplomatie ». Et puis…j’ai bien l’impression que Curtis est là de son plein gré, lui aussi. Tu veux que je te dise ce que ta détresse t’empêche de voir ? Dans ses yeux, quand il les pose sur toi, dans son attitude, dans les gestes qu’il a pour toi, je vois rien d’autre qu’un amour évident, une envie de te protéger, de tous, de toi, mais pas le fardeau qui tu as l’air de t’imaginer être, aucune pitié, pas un seul instant l’envie d’être partout ailleurs qu’à tes côtés. » Je soupire à mon tour, me rendant compte que parler de ce genre de sujet, où je ne peux pas me réfugier derrière mon mépris, mon sarcasme, et mon insolence dévoile une part intime de moi que j’ai du mal à maîtriser, une certaine pudeur qui me pousse encore un peu malgré moi à retenir mes mots.

Je penche légèrement la tête quand Dany finit par évoquer ce qu’il croit être un remède, un de ceux auquel je n’ai jamais cru. Le temps ne répare rien, il anesthésie tout juste la douleur, mais elle reste toujours là, bien présente, prête à se rappeler à nous à la moindre faiblesse, à la moindre inattention de notre part. Je n’ai de toutes façons pas le temps de réagir que Curtis explose purement et simplement, quittant le lit pour faire les cent pas dans la chambre. Regard sombre tourné vers lui, je ne loupe aucun des mots qu’il prononce à son bien aimé, bien que mon regard glisse de temps en temps vers son compagnon. De ses mots qu’il adresse à Daniel, il confirme en quelques sortes mes propos de tout à l’heure, et une nouvelle fois, je suis touchée par ce lien fort désormais évident entre eux, chassant aussitôt les pensées qui peuvent me venir au même instant. Je ne trouve rien de bien intelligent ou brillant à rajouter à ça, et j’aurai peur que la moindre parole vienne gâcher cette belle déclaration, cette invitation, cette supplique peut-être même, à s’accrocher, à ne pas lâcher, peu importe les tourments actuels.

Curtis se rassoit sur le lit, la plaie à son arcade saignant encore légèrement, alors qu’il se met à se triturer les doigts dans une danse qui doit être tout sauf agréable. Mon instinct me pousse à me la fermer, pour une fois, et une poignée de secondes plus tard, les mots s’écoulent de ses lèvres, pour me livrer une partie de son histoire. Je ne détourne pas le regard une seule seconde de son visage, qu’il me regarde ou pas d’ailleurs, et conserve un air neutre à son récit, quand bien même une colère sourde monte en moi, que seule ma mâchoire crispée vient trahir, et ma main, qui se mue peu à peu en un poing serré. Le feu gagne mes veines, se répand dans mon corps, et pendant un bon moment, je ne peux rien faire d’autre que tenter de me calmer, et lutter contre ce caractère prompt à l’emportement qui est le mien. Je voudrais leur dire que je suis désolée, désolée de ce qui leur est arrivé, désolée que de tels imbéciles existent encore et n’aient pas été bouffés par les charognes, désolée qu’ils soient tombés sur eux, mais mes lèvres restent scellées l’une à l’autre. Aucune excuse ne pourrait venir apaiser cette douleur qu’ils ressentent que je ne peux qu’à peine soupçonner, ces sentiments qui doivent bouillonner en eux, dévastateurs. Finalement, quand je parviens à retrouver les mots, c’est pour m’adresser à Dany, encouragée d’un regard par Curtis : « -Tout ce que vous me direz, ici ou ailleurs restera toujours entre nous. Je sais que…mon attitude à la Cage ou même dans ces couloirs ne joue pas toujours en ma faveur, mais…tu peux me faire confiance Dany. Je te force à rien, et ne te forcerai jamais à rien, mais sache que la porte t'es grande ouverte. » Ma voix est douce tandis que je penche légèrement la tête pour essayer de capter son regard, et lui adresser un léger sourire encourageant.




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Daniel N. Iacobo
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyMer 4 Nov 2020 - 23:25


Je souris un peu sombrement, en gardant toujours mes yeux ancrés dans le vide. Mais je retiens chacun des mots de Zola. Même si malgré tout ce qu'elle me dit, malgré ses paroles rassurantes, je continue de me flageler mentalement. De me dire que j'aurais mieux fais de fuir, pour toujours, pour pas infliger ça aux autres. Parce que je les fais souffrir. Je fais souffrir Curtis, peu importe ce qu'ils me disent.
Je me tais, parce que je sais qu'ils trouveront de quoi détruire chacun de mes arguments, mais que je continuerai de me croire moi-même même si je n'ai plus de mots. Parce que c'est là, dans ma tête, c'est ancré, et j'suis pas sûr que ça partira un jour.

Finalement, c'est Curtis qui prend à son tour la parole. Doucement, mon corps balance d'avant en arrière alors que je grignote distraitement la peau de mon pouce déjà bien amoché. Je m'enfonce un peu plus dans le lit. J'ai envie de lui dire qu'il y a plus de lumière, que ça fait longtemps que je l'ai pas vu, ou que quand je l'aperçois l'ombre débarque aussitôt pour l'engloutir. Tout me semble sans espoir. Vide. Et j'ai l'impression qu'il n'y a aucune autre issue possible à tout ça.
Mais j'dis rien, j'garde ça pour moi, parce qu'à quoi bon ?

Et Curtis s'assoit. Et les révélations tombent. Mon visage s'assombrit. Je fronce les sourcils et serre la mâchoire, mais mon nez me pique et je sens les larmes qui me remontent aux yeux alors que j'écoute son récit. Ça me tord le ventre. J'en ai des flash qui ne me font pas du bien. Il est loin, le Dany extravagant qu'ils peuvent tous croiser en plein jour. Je sais que je fais pitié, et j'ai honte de moi quand je suis dans cet état-là.

Je le regarde pas quand il m'incite à parler. Remonte le col de mon t-shirt sur mon nez, comme si j'pouvais disparaître dans ces fringues trop larges. Zola m'encourage, me rassure, avec des mots justes et doux qui m'incitent, une fraction de seconde, à croiser ses yeux sombres. Mais ils se dérobent aussi vite alors que le silence s'installe et se prolonge.

Je déglutis, avec peine. Essaie de sécréter un peu de salive dans ma bouche séche rien qu'à l'idée de parler. Je lance un regard de détresse à Curtis, ce regard qui veut dire que je ne veux pas parler. Pourtant … pourtant je sais, putain, que c'est pas en gardant ça pour moi que ça disparaîtra tout seul.

Mon t-shirt retombe à sa place. J'essuie avec une certaine rage mes joues mouillées et je renifle. Lèvres pincées, sourcils froncés, je prends une inspiration, à la recherche de mes mots, d'un début à tout ça. D'une manière d'aller le plus vite possible à l'essentiel mais de faire en sorte de ne pas recevoir de questions.

Avant toute chose, je déplie mes jambes pour les ranger en tailleur. Penche mon buste légèrement en avant pour offrir mes avants-bras à la vue de Zola. Des plaies, des brûlures de cigarettes. Beaucoup.
Je tourne mes mains, lui montre mes doigts, mes majeurs, et les cœurs tatoués dessus. Mes yeux se lèvent vers son visage, dans l'espoir qu'elle en connaissance la signification. Mais je suis pas sûr qu'en-dehors du trafic, beaucoup soit au courant.

Je fixe Curtis, encore.

- C'est … du trafic d'humains. Trafic sexuel en particulier. Où tout est permi du moment qu'on est … acheté. On se rend pas compte jusqu'où peut aller la perversion des hommes quand ils ont le plein pouvoir.

Un tic agite mon visage alors qu'un lourd frisson me traverse des pieds à la tête. Ça semble grotesque, dit comme ça. Ma voix est grave, cassée, sinistre. Je lui passe tous les détails. De toute manière, je n'ai pas le courage de romancer tout ça.

- J'y suis resté coincé deux ans. À … à passer de groupe en groupe. Chaque fois pire que le précédent. Dans le dernier groupe, j'étais dans une cave. J'ai passé des mois sans voir la lumière.

J'ai un sourire amer. Ma mauvaise vision, c'est bien de là qu'elle vient.

- Je pense que … je pense que j'étais réellement en train de mourir. Mais … les gangs se font la guerre entre eux. Le groupe dans lequel j'étais s'est fait décimer et … et moi j'suis resté des jours enfermé, attaché. J'ai vu un de mes camarades mourir de faim. Vous vous rendez pas compte des hallucinations qu'un mec affamé peut avoir, ni des cris et des spasmes qu'il peut faire. J'sais pas si c'est pire quand ils sont encore en vie ou en rôdeur.

Je regarde Curtis. Je lui avais pas parlé de cette partie-là. De ces détails. En vérité, j'ai toujours été … évasif. Et je leur passe le pire bien entendu.
Je marque un temps d'arrêt, le temps de refouler les souvenirs et les sensations désagréables qui me font dresser les poils sur les avants-bras.

- Et Vaughn … c'est un total hasard … il a fini par passer par-là, par ce bâtiment pleins de mes bourreaux morts et revenus à eux. Et c'est lui qui m'a sorti de là. C'est lui qui m'a ramené au No Man's Land. Qui a payé mes soins. Alors qu'on se connaissait pas du tout.

Un bref rire m'échappe alors que j'essuie encore mes joues. Les larmes coulent toutes seules, en silence.
Je me redresse, m'étire un peu le dos, gêné de ces révélations et je tends le bras pour attraper la main de Curtis. J'préfère apporter plus de détails concernant mon évasion que tout le reste, et je préfère toujours me concentrer dessus. Sur Vaughn et le fait qu'il est pour moi bien plus qu'un être humain lambda. Comme Curtis, mais pas de la même manière.

- Je suis pas sûr sûr, hein, mais j'pense que c'est pour ça ... les cauchemars. Tout ça. Ca joue, en tout cas.

Peitte pointe d'humour médioce pour conclure ce discours lourd, dans l'espoir peut-être d'en alléger le sens.


All you gotta do it cry a little, cry a little, cry a little to be fine


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Curtis L. Reznor
The Gentle Bastards
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Curtis L. Reznor
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MessageSujet: Re: You may bury my body   You may bury my body - Page 4 EmptyVen 6 Nov 2020 - 18:13


Les révélations faites, pour ce qui est de mon en tout cas. Je tends une perche à Zola, que je suis soulagé de la voir saisir. Elle rassure Dany, l'encourage aussi. Je ne peux pas m'empêcher de me souvenir du moment où il m'a raconté son histoire. Dans quels retranchements, j'ai du le pousser pour que ça sorte enfin. Et il avait certainement peur que je ne l'aime plus en me rendant compte de combien il est brisé. Sauf que ça a eu l'effet inverse et que je l'aime encore plus depuis ce jour là. Mission ultime pour moi que de parvenir à lui apporter du bonheur. Et la tâche est parfois ingrate, parce que souvent j'ai l'impression qu'il ne se rend pas compte de tout ce que je fais pour lui. Et si il s'en rend compte, il ne fait que s'en blâmer. Je voudrais pourvoir être l'espoir pour lui, la source de lumière et ça me blesse de me rendre compte si souvent que en réalité il semblerait que je ne fais pas le poids. J'ai encore de la ressource, je ne suis pas prêt de baisser les bras, mais ce n'est pas facile tous les jours. Au final je reste intimement persuadé qu'il m'apporte plus de bonnes que de mauvaises choses. Jamais je n'ai aimé quelqu'un comme je l'aime et ça personne ne pourra me l'enlever.

Invité à délivrer son histoire, il se referme sur lui-même. Je devine la douleur en lui dans chaque mouvement, chaque respiration. Je ne sais pas si j'ai envie de pleurer ou de tout casser sur mon passage. Il dévoile ses avant bras à Zola, ses tatouages. Et je sais bien que ces cicatrices sont à peine révélatrice de l'ampleur de tout ce qu'il a sur son corps. Cette peau que je n'ai l'autorisation de parcourir que avec pudeur, mais que je cajole à la moindre occasion. Le regard de Dany se pose sur moi et je hoche la tête pour l'encourager bien que je n'aie aucune envie de devoir entendre tout ça une seconde fois. Et dès qu'il commence à parler, ça se coince dans ma gorge, ça se retourne dans me tripes. L'envie de dégueuler parce que mon cerveau ne peut s'empêcher d'enchaîner des images toutes plus atroces les unes que les autres. Des détails qui sont délivrés auquel je n'avais pas eu droit et qui ne font que augmenter la profondeur du gouffre de son désespoir. Dany est malade, on lui a bousillé l'âme et le cerveau. Quand il se pare de son sourire au quotidien, il y en a beaucoup qui ne se rendent pas compte de l'ampleur des dégâts. Personne mieux que moi en vérité. Peut-être Vaughn aussi. Différemment. D'ailleurs, il ne tarde pas à le mentionner. Dette silencieuse que j'ai envers lui, le brun qui l'a sauvé. Dette signée alors même que je n'avais pas rencontré Dany. Parce que sans Vaughn, jamais nos routes ne se seraient croisées. Je baisse la tête et inspire profondément.

Il tend le bras pour attraper ma main et mes doigts s'entrelacent aux siens avec force. Il n'y a que pour lui que je me retiens de ne pas exploser. Parce que je n'ai aucun droit de me montrer plus triste ou plus en colère que lui. Alors, comme le plus souvent, j'étouffe, je refoule. Je ne laisse pas la place à mon propre malheur parce que le sien est plus grand Pourtant, ça bouillonne de partout sous ma peau, comme une lave en fusion dans les veines qui menace de me faire exploser. Je sais pertinemment que tout ça me pousse au bord du précipice et qu'il suffirait d'un simple coup d'épaule pour que je bascule dans l'ombre. Comme j'ai manqué de le faire ce soir. Il ajoute alors quelques mots, son cynisme habituel. Qui me rend fou. Mon regard retrouve celui de Zola dans une grimace douloureuse, proche de la supplication. Et il n'a pas tout dit, alors puisqu'il a déjà délivré tout ça, je me permets d'ajouter moi-même le dernier point. Je ne sais pas si c'est une omission volontaire de sa part, mais je pense que cela doit être dit.

Il y a un de ces anciens mecs qui l'a retrouvé...Dany ne veut pas dire qui s'est, mais apparemment il est dans le coin. Si j'ai bien compris et il continue de le faire chanter.

Je n'ajoute pas combien combien je suis à deux doigts de faire péter tout le coin pour buter ce mec. Rien à foutre des dommages collatéraux, tant qu'il cesse de respirer. Je ne l'ajoute pas parce que Dany le sait, parce que ça se voit dans mon regard empli de haine et de désespoir. Je me glisse sur le lit pour me mettre à hauteur de Dany et serrer fermement mes bras autour de lui tout en posant un baiser sur le haut de sa tête. Si impuissant toujours face à ses douleurs que je pourrais sombrer dans la folie.




    I'm still young wasting my youth. I'll grow up next summer - Watch me take a good thing and fuck it all up in one night. Catch me, I'm the one on the run away from the headlights. No sleep, up all week wasting time with people I don't like.I think that something's fucking wrong with me.
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